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18/09/2012

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Sent: Tuesday, September 18, 2012 12:06 PM
Subject: n°531 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - n°531 - p - Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge
 

 


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 

 L’information est une arme au service de la paix

 

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

 


 


 

Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

 

n°531                          18/09/12

 

C.De Broeder      &       M.Lemaire

 


 


 

Le "Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

 

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

 

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

 

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

 

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

 

 



Tiré à part :

La Turquie s'accapare le pétrole irakien!

IRIB- L’exportation du pétrole du Kurdistan d’Irak vers la Turquie vient de créer des tensions, dans les relations irako-turques.

Ces derniers jours, les autorités du Kurdistan d’Irak ont annoncé le début d’une exportation limitée du pétrole de cette région, vers la Turquie; une information confirmée, également, par le ministre turc de l’Energie. Ceci, alors que le Porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabagh, a insisté, dimanche, sur le fait que l’exportation du pétrole vers les marchés mondiaux, par l’intermédiaire du sol turc, est illégale, et a mis la Turquie en garde contre une dégradation des relations bilatérales des deux pays, surtout, dans les secteurs économiques, si cela continuait. Ces derniers mois, plusieurs décisions prises par l’autorité du Kurdistan d’Irak, comme l’affaire de Tarik al-Hachemi, l’ex-vice Président irakien, réfugié, justement, au Kurdistan d’Irak, ont créé des tensions entre le Kurdistan et le gouvernement de Bagdad, et, actuellement, ces contrats pétroliers de la région du Kurdistan avec les compagnies étrangères, ainsi que l’exportation du pétrole kurde vers la Turquie, ont accentué davantage ces tensions entre Bagdad et le Kurdistan. Même si le ministre turc de l’Energie prétend que l’importation du pétrole kurde, par les voies terrestres, ne dépasse pas les 200 camions-citernes, par jour, les dernières nouvelles affirment que la Turquie a signé un contrat bilatéral avec Arbil, qui prévoit la construction d’un oléoduc, depuis le Kurdistan vers la Méditerranée. Si cet oléoduc est exploité, le taux des exportations de pétrole du Kurdistan, qui est, à présent, de 300.000 barils, par jour, atteindra, d’ici 2015, les 1.000.000 de barils, par jour. Aussi, la société américaine, "Exxon Mobile", a signé, l’année dernière, un contrat de 20 ans, pour l’extraction du pétrole, avec le Kurdistan d’Irak. De son côté "Total", aussi, a annoncé qu’il est en train de réfléchir à un investissement, au Kurdistan d’Irak. En réaction à ces activités, Hossein Shahrestani, l’adjoint du Premier ministre irakien, dans les affaires d’énergie, a dit que la position du gouvernement irakien, face à toutes les compagnies pétrolières, est claire, et qu’aucune compagnie n’a le droit de signer un quelconque contrat, sans la permission du gouvernement de Bagdad. Les spécialistes  évaluent les réserves de pétrole de la région du Kurdistan d’Irak, à 45 milliards de barils, région qui, selon les mêmes spécialistes, détient entre 100 et 200.000 pieds carrés de gaz. Cette énorme réserve en énergie est suffisamment enchanteresque, pour les compagnies de pétrole, pour qu’elles oublient Bagdad, et entrent, directement, en relation avec Arbil. Selon la Constitution irakienne, tous les contrats pétroliers doivent être approuvés par le gouvernement de Bagdad, et une partie des profits doit revenir au trésor national de l’Irak. Mais selon les autorités de Bagdad, ce sont quelques groupes en position de force, dans la région du Kurdistan d’Irak, qui profitent, sans autorisation, de ces contrats juteux avec les compagnies étrangères. Les autorités actuelles du Kurdistan d’Irak sont pointées du doigt par les groupes d’oppositions, qui dénoncent la primauté que l’on donne aux relations familiales, au sein du pouvoir, ce qui les rend, donc, inaptes à gérer le budget octroyé à cette région. On peut, donc, dire qu’une partie importante des revenus  de l’Irak est entre les mains d’une minorité, qui crée des problèmes au gouvernement de Bagdad, et ce, avec le soutien de la Turquie. Et ceci crée, également, de nouvelles tensions, dans les relations Ankara-Bagdad, après l’affaire de Tarik al-Hachemi.

Irib

 


 

 

 

 


 

 

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

88 morts dans une série d'attentats

 

 

 

10-09-

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

L'Irak est plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

A Basra en Irak, un attentat à la voiture piégée a tué trois personnes le 9 septembre 2012. (AFP)

Au moins 88 personnes ont péri samedi et dimanche en Irak et plus de 400 autres ont été blessées dans une série d'attentats ayant notamment touché le consulat honoraire de France à Nassiriya, au sud de Bagdad.

Ces attaques portent à 118 le nombre de morts dans les violences en Irak depuis début septembre.

La plupart des attaques ont eu lieu peu avant la condamnation à mort par contumace du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, reconnu coupable d'avoir commandité deux meurtres. Tarek al-Hachémi conteste les accusations portées contre lui et dénonce une procédure à des fins politiques.

La France visé ?

A Nassiriya, à 300 km de la capitale, une bombe placée dans une voiture stationnée à proximité du consulat honoraire de France a explosé vers 9 heures locales dimanche, selon une source diplomatique française. Le consul honoraire n'était pas dans les locaux lors de la déflagration. Selon le site internet de la municipalité, une personne a été tuée et une autre blessée.

La France, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a condamné "avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés depuis hier dans plusieurs villes d'Irak (...) et particulièrement l'attentat devant le consulat honoraire de France à Nassiriya".

Dans la même ville, un attentat à la voiture piégée en face d'un hôtel a fait deux morts et deux blessés, selon le directeur de l'hôpital municipal et une source au sein des forces de sécurité. L'attaque la plus meurtrière s'est produite dimanche matin sur un marché, à proximité du mausolée de l'imam chiite Ali al-Charki, dans le sud du pays, où deux voitures piégées ont explosé. Quatorze personnes ont été tuées et 60 autres blessées, selon le docteur Ali al-Alaa des services sanitaires de la province de Missane.

Attaques à Bagdad

Bagdad n'a pas été épargnée. Cinq attentats à la voiture piégée ont tué au moins 32 personnes, dont 13 dans le bastion chiite de Sadr City, et en ont blessé 102 autres, selon une source au ministère de l'Intérieur et une source médicale.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle de l'armée, près de Balad, une ville située à 70 km au nord de Bagdad. A l'arrivée des renforts, une bombe placée en bord de route a explosé.

Au total, onze soldats ont été tués et huit autres blessés, selon un colonel et une source médicale à l'hôpital de Balad. Tôt dimanche, une bombe a explosé près de Kirkouk, sur le parking du siège de la NorthOilCompany, la société pétrolière publique chargée de l'exploitation des hydrocarbures dans le nord du pays.

Sept personnes sont mortes, selon un officier de police et un médecin d'un hôpital proche.

Deux attentats ont également secoué le centre de Kirkouk (nord), faisant trois morts, selon un officier de police et un médecin de l'hôpital de la ville. Un correspondant de l'AFP a dit avoir vu de nombreuses voitures détruites et des bâtiments des autorités provinciales endommagés par les déflagrations. Les rues de la ville étaient désertes. L'attentat contre la NorthOilCompany et les attaques dans le centre-ville de Kirkouk ont blessé 153 personnes au total, selon un responsable des services sanitaires provinciaux.

L'ombre d'Al-Qaïda

Cette vague d'attentats n'a pas été revendiquée, mais Al-Qaïda en Irak a récemment affirmé vouloir reconquérir le territoire qu'il a abandonné depuis le pic des violences ayant touché le pays entre 2006 et 2008.

D'autres attaques meurtrières ont également été signalées à l'ouest de Kirkouk, TouzKhourmatou, Tal Afar, Samarra, Taji, Baqouba, Fallouja et Mossoul.

Si les violences ont considérablement diminué par rapport aux sanglantes années 2006-2007, elles restent encore très fréquentes en Irak, plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

10-09-09-

 http://www.assawra.info/spip.php?article803 


 

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Reza Pirbhai : Le coût humain de la guerre contre le "terrorisme" - Quelques chiffres :
Au début de la « guerre au terrorisme » le général étasunien Tommy Franks a déclaré : « Nous ne comptons pas les corps ». Il parlait bien sûr des morts afghans. Le fait que les noms des victimes du 11 septembre aient tous été dûment gravés dans la pierre rend encore plus singulier le fait qu’on accorde si peu d’intérêt aux victimes civiles non étasuniennes ou non OTANniennes de la guerre menée en leur nom. De fait la guerre qui est actuellement dans sa onzième année et au cours de laquelle deux pays ont été envahis et occupés, ainsi que le bombardement actuel d’au moins trois pays supplémentaires, n’ont généré aucune étude exhaustive des pertes directes ou indirectes.

 

Le fait qu’une guerre d’une telle envergure puisse faire rage si longtemps sans volonté officielle de faire la lumière sur le nombres "des autres" tués, est révélatrice de la manière dont les états qui la mènent calculent le coût de la guerre. Si la politique officielle est de ne pas les compter, cela signifie que les morts, les estropiés, les disparus et les déplacés non étasuniens et non OTANniens ne font par partie de l’équation. Le fait que cette politique ne semble pas être remise en cause par le public révèle une approche plus globalement préoccupante des "autres", en particulier des Musulmans. L’ONU et quelques ONG essaient cependant d’établir des comptes dans le dédale des contextes locaux engloutis dans le conflit. En dépit de l’obstruction officielle et de l’indifférence publique, on commence à avoir un aperçu des conséquences meurtrières de ces guerres.

 

Pour commencer, en Afghanistan les études les plus souvent citées sur l’invasion de 2001 établissent qu’environ 4000 à 8000 civils afghans sont morts dans des opérations militaires. Il n’y a pas de chiffres pour 2003-2005, mais en 2006, HumanRights Watch a recensé un peu moins de 1000 civils tués dans les combats. De 2007 à juillet 2011, la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (UNAMA) évalue à au moins 10 292 le nombre de non-combattants tués. Ces chiffres, il faut le souligner, n’incluent pas les morts indirectes et les blessés. On peut avoir une idée des morts indirectes grâce à un article du Guardian -le meilleur reportage sur le sujet- qui établit qu’au moins 20 000 personnes de plus sont mortes suite aux déplacements de population et à la famine causée par l’arrêt de l’approvisionnement en nourriture rien que pendant la première année de la guerre. De plus, selon Amnesty International, 250 000 personnes ont dû fuir dans d’autres pays en 2001 et au moins 500 000 ont été déplacées à l’intérieur du pays depuis.

 

Passons à l’Irak maintenant : Selon le projet Iraq Body Count (Compte des Corps Irakiens) environ 115 000 civils ont été tués dans les tirs croisés de 2003 à août 2011. Mais selon l’étude de la santé familiale en Irak de l’Organisation Mondiale de la Santé, le chiffre se monterait à 150 000 rien que pour les trois premières années d’occupation. Avec les morts indirectes, cela ferait, selon le rapport Lancet, environ 600 000 morts pour cette période. De plus, une étude d’Opinion Research Business estime qu’il y a eu, avant le milieu de l’année 2007, un million de morts violentes. Qui plus est, le Haut Commissaire de l’ONU pour les Réfugiés fait état d’environ deux millions d’Irakiens déplacés dans d’autres pays et deux millions de plus déplacés à l’intérieur du pays depuis 2007. Il n’y a pas d’information précise sur les morts indirectes ni les blessés mais l’effondrement indéniable du système de santé irakien et des infrastructures en général (les meilleurs de la région avant 1991) suggèrent que leur nombre est au moins aussi catastrophique.

 

En plus des deux états sous occupation, la "guerre contre le terrorisme" s’est étendue à un certain nombre de pays voisins comme le Pakistan, le Yémen et la Somalie. Les premières armes déployées dans ces endroits ont été les "drones" étasuniens, des groupes d’opération spéciale, des agents des services secrets et les forces armées/gouvernementales des pays concernés. Etant donné la nature extra-judiciaire et clandestine de ces théâtres d’opération, il est difficile de comptabiliser les pertes en l’absence de données indépendantes. A vrai dire, on a le même problème en Afghanistan et en Irak mais tout le monde s’accorde à dire que le nombre de drones utilisés au Pakistan, Yémen et Somalie est en hausse. A ce jour, selon le Bureau du Journalisme d’Investigation, il y aurait eu au moins 357 frappes au Pakistan entre 2004 et juin 2012 (plus de 300 sous l’administration Obama). Au moins 2464 personnes ont été tuées dont au moins 484 civils (168 enfants). Le Washington Post y ajoute 38 frappes qui ont causé 241 morts (56 civils) au Yémen. Il n’y a pas de chiffres pour la Somalie mais le New York Times confirme que ce type d’opération y est mené depuis 2007 au moins.

 

Les officiels ou citoyens ordinaires partisans de la guerre se hâteront de rétorquer que beaucoup des chiffres cités dans cet article concernent des morts civiles dont sont responsables des combattants ennemis. Mais comment peut-on le savoir quand les données sont si incomplètes ? Et, comme cela a été mis en lumière pendant la campagne de "drones", comment peut-on distinguer les civils des combattants quand les assassins de ces derniers sont aussi leurs juges ? En vérité, même en tenant compte de ces réserves, ces attaques font du gouvernement étasunien un des gouvernements qui a commis le plus "d’assassinats ciblés", selon sa propre expression, de l’histoire. Qui plus est, comme l’a indiqué un des représentants de UMANA à propos de leur étude, "Lorsque nous doutons du statut de non-combattant d’une ou de plusieurs victimes, nous ne les incluons pas au nombre des victimes civiles. Et donc il est fort possible que le nombre des victimes rapporté par UMANA soit sous-estimé." En fait tous ceux qui font de telles études reconnaissent avoir ce type de problème.

 

Si on essaie de rassembler ces données éparses, on arrive à un minimum de 140 000 victimes civiles non étasuniennes et non OTANiennes. Et facilement à un maximum de 1 100 000. Ce qui donne 14 000 à 110 000 morts par an. Pour mieux se rendre compte de ce que cela représente, il faut se rappeler que le "Blitz" nazi sur l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale a fait 40 000 morts civiles. Il faut aussi se rappeler que dans cette fourchette d’estimation, ne sont pas comprises les victimes directes d’Afghanistan de 2003 à 2005 ni les victimes indirectes de 2003 à nos jours. Par ailleurs, les morts civiles causées par autre chose que les drones, comme les disparitions et les détentions secrètes, ne sont comptabilisées nulle part et les pertes résultant des campagnes militaires de commanditaires (comme les gouvernements du Pakistan et du Yémen) ne sont pas répertoriées. Le nombre des blessés, des orphelins, ou des gens privés de leurs droits, sans compter le nombre de ceux qui ont été torturés dans des prisons publiques ou privées du monde entier, n’est pas mon plus pris en compte. Et enfin les souffrances des millions de personnes déplacées d’Afghanistan, d’Irak, du Pakistan et d’ailleurs sont incalculables.

 

Les chiffres que nous venons de vous présenter, même s’ils sont tragiquement incomplets, expliquent pourquoi les officiels des Etats-Unis et de l’OTAN refusent de les établir. Prendre en compte le stupéfiant coût humain de la "guerre contre le terrorisme" les forcerait à reconnaître que le "terrorisme" n’est pas à sens unique et que les états, et non les milices, détiennent les armes les plus meurtrières. Le choix du général Franks de ne pas compter les cadavres est révoltant mais pas surprenant. Le fait que le manque d’intérêt des opinions publiques des Etats-Unis et des pays de l’OTAN fasse écho au sien démontre qu’un consensus (fabriqué ou non) très étonnant règne dans les populations au moins en ce qui concerne ces victimes musulmanes. Rien d’autre que cette indifférence du public et des officiels ne peut expliquer l’absence d’études exhaustives sur les pertes civiles surtout lorsqu’on pleure les près de 3000 civils morts le 11 septembre et au nom desquels la "guerre contre le terrorisme" continue de se déchaîner.

Reza Pirbhai  

M. RezaPirbhai  est professeur d’histoire de l’Asie du Sud à Louisiana State University.

On peut  le joindre à : rpirbhai@lsu.edu

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

21 juin 2012

Source : Le Grand Soir


 

Le cas des terroristes manquants.

S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA.

La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgés. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

 

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour tuer les chefs d’Al-Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT : le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.

De même le serait John Yoo (ci-contre), qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

 

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révéler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11-Septembre.

 

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va-t-en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tour concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al-Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

 

CondiRice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour lancer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

 

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entre eux.

 

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et CondiRice se baladent sans être inquiétés.

 

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et le bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entre baeux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

 

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA : comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

 

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

 

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angeles, San Francisco. Vous voyez le tableau : des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

 

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés pour déjouer des systèmes de sécurité ou pour tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devraient faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

 

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié démentes, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour elles-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondu les complots.

 

L’annonce faite par Washington est toujours : “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entre eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

 

Le système judiciaire fédéral et les jurys conditionnés traitent ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

 

Les annonces de ces complots “déjoués” maintiennent le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionnage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

 

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité

Paul Craig Roberts 

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the EconomyWasLost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis

http://11septembre2001.blogspot.be/


 


Paroles & action du président...

 

L’Irak au cœur des débats.

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le Premier ministre réclame des élections anticipées
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a réclamé mercredi des élections législatives anticipées en raison d’une grave crise politique qui paralyse le pays depuis six mois, un appel accueilli de façon mitigée par ses adversaires qui tentent de le renverser.
"Alors que l’autre partie refuse de s’assoir à la table du dialogue et continue de provoquer des crises politiques successives qui nuisent gravement aux intérêts suprêmes du peuple irakien, le Premier ministre s’est vu obligé de convoquer des élections anticipées", indique un communiqué officiel.

Le mandat de la législature actuelle court jusqu’en 2014.
D’après la Constitution, le Parlement peut être dissous par le vote d’une majorité absolue de ses membres, à la demande d’un tiers des députés ou du Premier ministre après accord du président de la République.

La position du président Jalal Talabani sur la question n’est pas encore connue.
Après les élections parlementaires de mars 2010, le gouvernement n’avait été formé qu’en décembre, et certains portefeuilles clés, notamment la Défense et l’Intérieur, demeurent dépourvus de titulaire.
L’Irak traverse une crise politique qui s’est déclarée en décembre, au moment du retrait des troupes américaines, sous l’impulsion d’Iraqiya, bloc laïque dominé par les sunnites, qui accuse M. Maliki d’accaparer le pouvoir.
Les dirigeants kurdes et le mouvement du chef chiite MoqtadaSadr sont ensuite également entrés en conflit avec M. Maliki, arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit grâce à des alliances après les législatives de 2010.
Le président kurde Talabani a opposé il y a près de trois semaines une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient d’organiser un vote de défiance à l’encontre du chef de gouvernement chiite, invoquant le manque de soutien nécessaire des députés à une telle démarche.
Le président du Parlement Oussama al-Noujaifi a indiqué la semaine dernière que les députés anti-Maliki allaient de nouveau tenter d’obtenir un vote de défiance.

La décision de M. Maliki a provoqué des réactions mitigées parmi ses
détracteurs.
Moqtada al-Sadr "n’est pas partisan de cette mesure, qui demande du temps", a indiqué à l’AFP Dhiaal-Assadi, secrétaire général de son bloc, Ahrar.
"Le consensus auquel on était parvenu pour (former) le gouvernement actuel ne peut être obtenu dans ces circonstances, nous disons donc qu’il n’est pas approprié de dissoudre le Parlement car cela ne serait pas dans l’intérêt du peuple", a ajouté M. Assadi.
Haïdar al-Mullah, un député d’Iraqiya, a pour sa part affirmé que son bloc était favorable à "toute option constitutionnelle" et respecterait la dissolution du Parlement si cela est fait de manière constitutionnelle.

"Mais nous réclamons aussi que le Premier ministre comprenne les deux côtés de la démocratie — quand cela est dans son intérêt et ça ne l’est pas", a dit M. Mullah.
Selon un analyste irakien Reidar Visser, les chances sont faibles que le Parlement soit effectivement dissous.
"M. Maliki souhaite probablement montrer qu’il est confiant et n’a pas peur du verdict des urnes", estime-t-il, soulignant que "il peut se le permettre car la probabilité que des députés votent pour perdre leur siège est très faible".
En outre, l’organisation de nouvelles élections ne serait pas une tâche
aisée.
Le mandat de la Haute commission électorale indépendante (IHEC) expire le mois prochain et aucun remplacement n’a été nommé.
"Je pense que la situation politique aura un impact (...) sur le choix des nouveaux commissaires, et sur notre travail", a dit à l’AFP le président de l’IHEC, Faraj al-Haidari.
M. Haidari a passé plusieurs jours en prison en avril pour des allégations de corruption, une affaire qui selon lui était poussée par la coalition de M. Maliki.
La crise politique a paralysé le gouvernement et le Parlement, où aucune législation significative n’a été votée à l’exception du budget. Les autres mesures, notamment une loi régulant le secteur pétrolier, ont été reportées.
Des dirigeants politiques ont mis en garde contre les conséquences de l’instabilité politique sur la situation sécuritaire. Mercredi, au moins onze personnes ont été tuées dans l’explosion de trois bombes en Irak.

http://www.assawra.info/spip.php?article328
mercredi 27 juin 2012

par La Rédaction


 

 

Un document issu de la présidence de la République irakienne en 2001 accuse l’intellectuel français, d’origine juive, Bernard Henri Levi, d’être derrière le projet de création de l’organisation (unicité et djihad) en Irak. Le journal algérien, echourouk , révèle dans son édition de ce vendredi avoir obtenu un document classé, "confidentiel et personnel", datant du 18 septembre 2001, issu de la présidence irakienne et signé par Abdelhamid Mahmoud, secrétaire spécial de l’ancien président Saddam Hussein, selon lequel, Bernard Henri Levi a essayé de fonder une organisation terroriste liée à al-Qaïda, sous le nom "unité et djihad".
Selon ce document, la sécurité présidentielle de la République d’Irak a intercepté les agissements de Levi, et il s’est aperçu qu’il cherchait à organiser une réunion de coordination avec Massoud Barazani, président du Kurdustan irakien, en vue de créer ladite organisation terroriste pour perpétrer des opérations qui seront imputées à al-Qaïda.
La découverte de ce projet par les autorités irakiennes l’a étouffé dans l’œuf, selon le journal algérien, mais BHL a revu ses plans d’ingérence dans les affaires irakiennes et arabes conformément à d’autres scénarios, qui ont mené à l’occupation de l’Irak et à la pendaison de Saddam, indique le journal.
"Bernard Henri Levi est revenu de nouveau à l’avant-scène des événements arabes, à travers son soutien du printemps arabe en Tunisie, Egypte, Yémen, Libye et Syrie", ajoute echourouk.
"Le rôle de Levi est apparu plus dans la révolution libyenne, mais ses plans ont échoué dans l’agitation de la rue algérienne à plus d’une occasion", conclut le journal.

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bhl-a-tente-de-creer-lorganisation-unicite-et-djihad-en-irak/id-menu-957.html 
 


 


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 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le point sur la situation sociale en Irak.

Notes à partir d’une conférence téléphonique le 26 juillet 2012 avec Falah Alwan, traduites en français par Renaud.

Le principal problème auquel font face les travailleurs irakiens en ce moment est la tentative du gouvernement d’imposer un nouveau code du travail. Depuis la chute du régime baathiste, les prolétaires irakiens ont travaillé sans code du travail officiel. En réalité, les gens ont travaillé sur la base de conventions et pratiques établies plutôt que sur celle d’un code légal. Il y a eu un premier jet de la loi en 2004, mais selon nous, il était pire que la loi de 1936 établie par la monarchie !

Le nouveau projet inclus 156 articles et nous avons de sérieuses objections sur 140 d’entre eux. Le code a été rédigé par le ministère du travail, donc il a été rédigé entièrement par des représentants du capitalisme. Il y a eu de soi-disant consultations avec des « représentants des travailleurs » - deux personnes issues de syndicats soutenus par le gouvernement ont été impliquées – mais il n’y a pas eue de réelle participation des organisations ouvrières indépendantes pour établir le code. Le nouveau code donne le droit de rejoindre un syndicat, mais seulement les syndicat soutenus ou reconnus officiellement par le gouvernement.

Les syndicats indépendants d’Irak se sont récemment réunis dans le Solidarity Centre de l’AFL-CIO au Liban pour discuter d’une campagne contre la loi. Nous voulons exercer une pression sur les autorités irakiennes, à la fois dans le pays et internationalement, sur cette question. Nous voulons dévoiler la réalité de ce nouveau code du travail, car beaucoup de travailleurs ne connaissent pas son contenu. Il ne contient aucune garantie des droits des travailleurs, et nous avons besoin d’obliger les autorités irakiennes d’écouter le mouvement ouvrier et changer le code.

Nous voulons un code du travail basé sur les droits des travailleurs – le droit de former des syndicats indépendants, le droit de grève, la santé, la sécurité sociale et d’autres droits de base sur le lieu de travail.

Le gouvernement doit procéder à une seconde lecture de la loi au parlement avant que celle-ci ne soit ratifiée mais ils n’ont pas encore annoncé quand cette seconde lecture aura lieue. Nous ne voulons pas que ça aille jusque là. Si la loi est ratifiée, ce serai un désastre pour les travailleurs irakiens.

Il y a aussi des ingérences constantes du Ministère du Travail dans l’affaire des syndicats irakiens. Ils ont, pendant longtemps, tenté de délégitimer tous les syndicats sauf une unique fédération soutenue par le gouvernement. Récemment, le Ministère a tenu des soi-disant « élections » de représentants syndicaux, ce qui est une tentative directe pour saper la démocratie interne des fédérations existantes. On a demandé aux ouvriers de voter dans des élections générales, sans prendre en compte dans quel syndicat ils étaient membres, pour des « représentants » qui négocieront avec leurs employeurs. En réalité, les autorités ont acheté les gens pour qu’ils participent aux élections, par exemple, en promettant des emplois aux chômeurs s’ils votaient.

Le climat est une tentative des forces islamistes – mouvement Sadr et soutiens du Conseil Suprême – de gagner le contrôle politique des syndicats à l’intérieur du ministère du travail. Le ministre du travail lui-même, Nassar al-Rubayie est un membre du mouvement Sadr. A Bassorah, les bureaux de la Fédération Générale des Travailleurs Irakiens (General Federation of Iraqi Workers (GFIW)) ont été attaquées et il y a eu plusieurs protestations des travailleurs contre cela.

Il s’agit d’un problème politique. C’est le droit des travailleurs à choisir quel syndicat rejoindre et à élire leur propres représentants. L’imposition de fausses élections menace l’indépendance du mouvement ouvrier et menace de défaire tout ce que nous avons construit depuis les neuf dernières années.

Malgré ces conditions difficiles, beaucoup de grèves et de luttes ont encore cours en Irak. A Bassorah, il y a eu de grandes manifestations pour demander l’électricité. Beaucoup de maisons sont sans électricité, et dans le climat actuel – chaleur très élevée – c’est horrible de ne pas avoir d’électricité (pour les ventilateurs etc ...). Ces manifestations ont été violemment réprimées par l’armée et la police qui ont procédé à beaucoup d’arrestations. Des manifestations similaires ont eu lieues à Diwaniya.

A Baghdad, les travailleurs municipaux ont protestés dans le bâtiment du gouvernemental local. Cela faisait partie d’un conflit a propos des avantages de logement. Les travailleurs du secteur public ont une clause dans leur contrat qui leur garantis un logement, mais ces travailleurs en ont été privés. Encore une fois, les autorités ont répondu très sévèrement à la manifestation.

A Bassorah, les ouvriers du secteur pétrochimique continuent leur campagne contre les pertes d’emplois et les transferts. Sur 5000 ouvriers d’une centrale particulière, 3000 ont été déclarés « surplus », et risquent licenciement ou transfert vers d’autres lieux de travail. Les travailleurs se sont battus contre cela. A Bagdad, les artisans maroquiniers ont agit récemment, demandant la santé et des avantages en terme de sécurité.

A l’échelle internationale, les travailleurs peuvent aider notre campagne contre le code du travail en protestant à l’ambassade Irakienne, en écrivant aux autorités irakiennes, et, en général, en faisant prendre conscience aux gens de ce problème. Nous avons besoin du maximum de solidarité internationale pour obtenir un code du travail basé la protection des droits des travailleurs.

http://www.solidariteirak.org/spip.php?article829

 


 : Comment Ashton saurait-elle ce qui est bon pour l’Irak ?

 

Les dernières nouvelles ont souvent besoin d'un avertissement. Dans un souci de transparence, les mots « il s'agit d'un communiqué de presse réchauffé » devrait apparaître au début de nombreux articles dans les journaux et les sites Web appartenant aux grands médias. Les bulletins télévisés devraient s'ouvrir avec une annonce disant : « une grande partie de ce que vous allez entendre reflète les intérêts des plus puissants".

 

En début de ce mois l'Union européenne a signé un accord de "partenariat et de coopération" avec l'Irak. D'après mes recherches, il semble que presque tous les rapports de presse sur l'accord ont été basés principalement, sinon exclusivement, sur une déclaration publiée par Catherine Ashton, Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères. Cette déclaration nous informe que l'accord serait "bon pour l'Irak".

Tous les journalistes qui ont écrit sur cet accord l'ont fait sans en connaitre les détails. Quand j'ai demandé au porte-parole de Mme Ashton une copie du texte, il m'a dit qu'il n'est pas encore "accessible au public". Ashton et son équipe ont avancé leur version de l'histoire avant que quiconque ait une chance de les contredire.

Pourquoi devrait-on faire confiance à Catherine Ashton ? Ashton était un ministre du gouvernement britannique en 2003. Son patron à l'époque, Tony Blair, a décidé (avec George Bush) d’envahir l'Irak en violation de la Charte des Nations Unies, qui interdit expressément les guerres d'agression.

« Se prononçant » sur son emploi actuel en 2010, Ashton a déclaré aux députés qu'elle croyait que les bombardements en Irak étaient "la bonne chose à faire en fonction de ce que je savais à l'époque". Elle n'a à aucun moment présenté des excuses pour avoir soutenu cette guerre ni cherché à prendre ses distances d'aucune manière avec Blair. En effet, elle entretient des contacts réguliers avec ce criminel de guerre dans son rôle actuel d’« envoyé pour la paix internationale" (le titre que lui ont conféré les médias britanniques) pour le Moyen-Orient.

 

Comment Ashton pourrait-elle savoir ce qui est « bon pour l'Irak" quand elle a soutenu une occupation illégale qui a dévasté ce pays ? Tommy Franks, l'un des militaires « cerveaux » à l’origine de cette guerre, fit cette célèbre déclaration « nous ne comptons pas les corps ». Mais le nombre de morts était certainement énorme. Une étude réalisée en 2006 par The Lancet, une revue médicale faisant autorité, a estimé que la guerre avait causé 600.000 morts parmi les civils. L'organisation Just Foreign Policy avance aujourd'hui le chiffre de plus de 1,4 millions. Wikileaks a révélé comme malhonnête l'affirmation de Franks en relâchant les câbles diplomatiques qui prouvent que les Etats-Unis ont gardé un œil sur les victimes. Le IraqWar Logs, publié par Julian Assange et ses accolytes en 2010, recense 109.000 morts violentes dans la période 2003 à 2009. Plus de 66.000 des victimes ont été classées comme étant des civils.

Que savait exactement Ashton en 2003 ? Comme elle était ministre dans le département de l'éducation et des compétences, je suppose alors qu'elle n'était pas au courant de toute l' "intelligence" à la disposition de M. Blair. Cependant, elle aurait été extrêmement naïve si elle croyait que la guerre était vraiment motivée par ces armes de destruction massive que Saddam était supposé cacher.

L'an dernier, The Independent a révélé que des réunions ont eu lieu entre les représentants du gouvernement britannique, Shell et BP dans les derniers mois de 2002. Les enregistrements de ces discussions révèlent que BP était « désespéré » de mettre ses griffes sur les réserves pétrolières de l'Irak. Le bureau des affaires étrangères a pris l'engagement de faire pression sur Washington pour s'assurer que les entreprises britanniques ne perdraient pas quand les contrats seront partagés après l'invasion.

Ashton a juste signé un accord qui est présenté comme « bon pour l'Irak ». Voulait-elle dire en réalité qu'il était bon pour BP et Shell ?

 

Une note explicative sur le site du « Service d'Action Extérieure » de l'Union européenne, que Ashton commande, déclare que l'Union vise à assurer un niveau minimum de « prévisibilité » et de « sécurité légale » pour les entreprises travaillant en Irak. Le nouvel accord fait suite au "Protocole d'accord » de 2010 entre l'UE et l'Irak sur les questions énergétiques, et qui a promis un « cadre d'investissement transparent ».

Ces termes pourraient sembler anodins. Mais s’ils sont placés dans le contexte plus large de la politique commerciale de l'UE, ils prennent un sens plus sinistre. L’ « Europe Globale » modèle défendu par cet autre acolyte de Blair, Peter Mandelson, quand il était commissaire au commerce de l'UE, a soutenu que tout obstacle rencontré par les entreprises faisant affaires à l'étranger doit être surmonté. A défaut de preuve du contraire, il faut donc en conclure que Mme Ashton veut exploiter les réserves de pétrole et de gaz de l'Irak d'une manière qui apporterait beaucoup plus de bénéfices aux sociétés occidentales qu’à la population irakienne.

En Juin 2011, le Wall Street Journal a rapporté qu’une loi sur l'investissement introduite en Irak exemptait de nombreux investisseurs d'impôt sur les sociétés pour une période allant jusqu’à 15 ans et leur permettait de rapatrier les bénéfices. Une interdiction constitutionnelle de la privatisation des principaux biens publics a été annulée par l'Autorité Provisoire de la Coalition, l'organisme américain qui a supervisé le pillage systématique de l'économie irakienne en 2003 et 2004.

Un total de 47 entreprises se prépare à une vente aux enchères des licences d'exploration pétrolière en Irak le 30 mai, selon Bloomberg. L'Irak est en bonne voie pour être le deuxième plus grand producteur de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole d'ici la fin de l'année, déclare l'agence.

La presse économique n'est pas à l'abri des charmes des « spindoctors ». Mais elle publie des faits utiles. Lisez-les attentivement et vous obtenez une vue plus précise de la façon dont le monde fonctionne plutôt que de copier-coller la propagande de Catherine Ashton.

Comment quelqu'un qui a soutenu une guerre illégale ose-t-il revendiquer savoir ce qui est bon pour l'Irak.

Source originale : neweurope

Traduit de l'anglais par A. Krinah pour Investig'Action

 

29 juin 2012

 

 

 


 


 

Gilles Munier

 : Irak: L'Omerta des « amis des Kurdes ».
L'OngTransparency International classe l’Irak parmi les huit pays les plus corrompus du monde. Au Kurdistan, tout a commencé pendant la guerre du Golfe de 1991 avec l’interdiction faite au pouvoir central d’intervenir au nord du pays. Le maintien de l’Irak sous embargo a ensuite généré des trafics qui ont considérablement enrichis Massoud Barzani et Jalal Talabani, notamment la contrebande de pétrole et de pneumatiques. Depuis 2003, la corruption au Kurdistan atteint des sommets : aucun contrat ne peut être signé sans payer sa dîme. Actuellement, deux fils de Massoud Barzani, font scandale. Mansour, qui a perdu 3,2 millions de $ dans un casino des Emirats Arabes Unis et que son père est allé rembourser (1).Masrour, chef des escadrons de la mort du régime, qui s’est offert une villa de 10 millions de $ dans l’Etat de Virginie, à 5 km du siège de la CIA ! (2)Serwan Mustafa, un neveu, est impliqué dans une affaire de rétro commissions. Le nom de France Telecom a été cité dans les médias kurdes (3)… Plusieurs journalistes qui dénonçaient la cupidité des Barzani et des Talabani ont été arrêtés ou assassinés, des manifestants tués et des militants torturés. Aso Jabar, auteur de Hell of truth, un livre interdit de 500 pages documentant la corruption et les violations des droits de l’homme au Kurdistan, s’est enfui aux Etats-Unis (4).

 

Pour l’exemple, Zana Mohamed Salih, puissant maire de Soulimaniya, a été arrêté le 8 avril dernier et accusé de corruption. Quelques jours plus tard, on l’a retrouvé mort, pendu dans sa cellule. Selon des parents, des traces de tortures constellaient le corps qui leur a été remis. Non seulement Zana Mohamed Salih niait toute implication dans le scandale, mais il refusait de taire les noms des personnalités du régime impliquées dans l’affaire (5). Est-il besoin de préciser que la prison de Soulimaniya est gérée par l’Asayish, le service secret de Masrour Barzani ?

Ces informations ne sont que la face immergée de l’iceberg. Comment se fait-il que les « amis des Kurdes », nombreux en Europe, ferment les yeux sur de tels agissements ?

(1) Will scandalsdestabilize Kurdistan ? par Michael Rubin (Commentary – 15/5/12)
http://www.commentarymagazine.com/2012/05/15/will-scandals-destabilize-kurdistan/

(2)To fight corruption, Barzani needs to clean house, par Michael Rubin (The Kurdistan Tribune – 10/9/11)
http://www.aei.org/article/to-fight-corruption-barzani-needs-to-clean-house/

(3)France Telecom Trapped in Kurdistan's Korek Scam, par Mrs.BenawIzzat(ekurd.net – 4/4/12)
http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2012/4/state6060.htm

(4)The troubling correlation between dialogue and dictatorship, par Michael Rubin (Commentary – 24/4/12)
http://www.commentarymagazine.com/2012/04/24/troubling-correlation-between-dialogue-and-dictatorship/

(5)Death of a Kurdish mayor: secrets, murder, suicide and corruption? parZanko Ahmad, (Niqash – 20/4/12 )
http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2012/4

 

Publié le 4 juillet 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


 


2 Dossier & Point de vue

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Irak : trop d’Américains dans le pays…

Revue de presse (Traduction et synthèse, d’après Timelive.co.za - Reuters – 29/6/12).

Pour le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki, le nombre d’Américains dans le pays est trop important ; même si ce dernier prétend vouloir entretenir de bonnes relations avec les Etats-Unis. Pour preuve, la signature d’un contrat d’achat de F16 pour la somme de 6 milliards de dollars.

Des experts US ont averti le Congrès que l’Irak rendait la vie difficile au personnel de l’Ambassade alors que le Département d’Etat et le Département de la Défense envisagent d’établir en Irak une large présence civile.

20 milliards de dollars manquent à l’appel

Il est d’ailleurs peu certain que les Irakiens veuillent préserver « les milliers » de projets de reconstruction coûteux, financés par les contribuables américains, après l’invasion de l’Irak,  qui font partie du programme ambitieux de plusieurs milliards de dollars destinés à laisser en Irak la marque « Made in America ». « La crainte existe que les projets transférés au gouvernement irakien ne soient pas poursuivis et manqueront les buts pour lesquels ils ont été conçus». Une partie du problème vient de ce que aucune donnée ne permet de pister lesdits projets : l’inspecteur général spécial pour l’Irak, Stuart Bowen, a découvert que quelque 20 milliards de dollars manquent à l’appel, rendant ainsi difficile aux Irakiens de savoir ce qui est disponible. 14 postes US dans le pays

sont remis en question

L’ambassade avec ses 16000 personnes est la plus grande mission diplomatique US dans le monde auxquelles s’ajoutent les 2000 employés locaux. « Nous voulons réduire le nombre à 11 500 dans les 16 prochains mois…. ». Une étude séparée montre que les forces de sécurité irakienne ont l’habitude de « détenir » des membres des compagnies de sécurité US à des points de contrôle, d’obstruer les convois, retardant ainsi l’approvisionnement de l’ambassade à partir du Koweït, de restreindre l’utilisation de son espace aérien « mettant en danger les voies d’évacuation ».  

Par ailleurs, le lieu, la taille et les besoins en sécurité des 14 postes US dans le pays sont remis en question et seuls 5 contrats de concession de terrains ont été signés jusqu’ici.

Des critiques se font entendre sur le retrait, par Obama, des  forces US en décembre dernier qui a affaibli l’influence US en Irak malgré les lourds investissements qui y ont été faits. Et, ce pays se rapproche de plus en plus de l’Iran…

Traduction et synthèse: Xavière Jardez

Source : Iraq questions continued US presence, congresswarned

http://www.timeslive.co.za/world/2012/06/29/iraq-questions-continued-us-presence-congress-warned

 

 


 

USA/Irak: Blackwater paiera 7,5 millions de dollars pour trafic d’armes

 

 

 

 

 

L'entreprise de sécurité Blackwater, désormais appelée Academi, a conclu un accord avec la justice américaine pour éviter un procès et devra payer une amende de 7,5 millions de dollars pour exportation illégale d'armements, a annoncé mardi le département de la Justice.

   Cette affaire coûtera au total près de 50 millions de dollars à la société qui, outre l'amende, avait déjà conclu en 2010 un accord avec le département d'Etat pour lui verser 42 millions de dollars pour avoir violé la loi et les réglementations internationales sur les exportations d'armements à destination notamment de l'Irak et du Soudan, annonce un procureur fédéral de Caroline du Nord, Thomas Walker.

   La sulfureuse société, privée de contrats en Irak après une fusillade sur des civils en 2007, fut un important partenaire des militaires américains enIrak et en Afghanistan. Elle faisait l'objet d'une enquête depuis cinq ans.

   La justice lui reprochait d'avoir exporté des fusils d'assaut et des équipements militaires sans licence et fourni des renseignements secrets sur des hélicoptères et des transports de troupes blindés à des ressortissants étrangers. Blackwater avait également fourni un entraînement militaire à l'étranger sans en avoir informé les autorités américaines.

   Au total, la société était menacée de 17 chefs d'accusation, selon le procureur fédéral.

   En novembre 2005, elle avait ainsi exporté au Soudan des téléphones satellitaires cryptés sans les autorisations requises. Entre octobre 2004 et

mars 2006, elle est accusée d'avoir exporté sans licence des munitions et des gilets pare-balles en Irak et en Afghanistan ou encore d'avoir entre 2006 et 2008 "fourni des données techniques et d'ingénierie relatives à la construction de transports de troupes blindés à des ressortissants de Suède et du Danemark sans autorisation", selon Thomas Walker.

   Cette décision "conclut une enquête longue et complexe sur une société qui a fourni de précieux services au gouvernement des Etats-Unis et qui, par moments et de nombreuses manières, a manqué de respecter d'importantes lois et réglementations relatives à la façon dont notre pays interagit avec nos alliés et nos adversaires", affirme le procureur Walker, cité dans le communiqué.

   Créée en 1997 puis cédée en 2010 par Erik Prince, un ancien membre des forces spéciales de la marine, les NavySeals, Blackwater avait déjà changé de nom pour celui de Xe, avant de devenir Academi fin 2011.

   Elle est la plus emblématique de ces sociétés privées dont le rôle a été prépondérant en Irak et en Afghanistan pour assurer la sécurité des convois, des ambassades ou encore pour gérer les milliards de dollars d'aide internationale.

   Blackwater a accumulé les revers ces dernières années. Elle a été interdite d'exercer en Afghanistan, le président Hamid Karzaï l'accusant, elle et d'autres, de représenter "un système de sécurité parallèle au gouvernement afghan", générant "pillages et vols".

   Elle a de même été sommée de quitter l'Irak après avoir été impliquée dans plusieurs scandales, en particulier la mort de 14 à 17 civils à Bagdad en septembre 2007, et a dûcesser de s'occuper de la protection des diplomates américains à Bagdad en mai 2009.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=74490

 


 

 


3 Déclaration,

courrier des lecteurs & témoignage

 

Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!"

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid HameedHamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html

© G. Munier/X. Jardez
Publié le 12 juin 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

 


Ramzy Baroud :

LA SOMBRE TRAGÉDIE DES BOMBES « SILENCIEUSES » DE L’IRAK.

 

 

 

Quelque part dans ma maison j’ai une série d’albums photo dont je m’en rapproche rarement. J

e crains que le flot de souvenirs cruels remonte à la surface en regardant les innombrables photos que j’ai prises lors d’un voyage en Irak. La plupart des photos sont celles d’enfants ayant développé des formes rares de cancer à la suite de l’exposition à l’uranium appauvri (UA), utilisé dans la guerre menée contre l’Irak, il ya plus de deux décennies.

J’ai visité un hôpital qui était attachée à l’université d’Al-Mustansiriya à Bagdad. L’odeur qui emplissait ses couloirs n’était pas l’odeur de l’antisepsie inhérente à l’hôpital, mais celle de la mort. Au moment de l’accablant siège, l’hôpital manquait même de matériel de base, d’anesthésie et médicaments. Les enfants assis regardaient fixement leurs visiteurs. Certains gémissaient dans des douleurs inconcevables. Les parents vacillaient entre l’espoir et la futilité de l’espoir, et au temps de prière, ils durent prier.

Un jeune médecin livre un diagnostic sans appel : « Jamais aucun enfant qui arrive dans ce lieu ne le quitte vraiment en vie. » Le jeune reporter, que j’étais à l’époque, pris diligemment note de ses paroles avant de poser plus de questions. Je n’ai pas bien saisir que la mort est l’étape finale.

Quelques années plus tard, la désolation de l’Irak continue. Le 16 août, 90 personnes ont été tuées et d’autres blessés dans des attaques à travers tout le pays. Les médias ont rapporté le bain de sang (près de 200 tués en ce seul mois), mais sans plus de contexte. Est-ce qu’on veut croire que la violence en Irak a transcendé tous les niveaux de la raison ? Que les Irakiens se font sauter tout simplement parce que c’est leur destinée de vivre dans la crainte perpétuelle et la misère ?

Mais ces morts, avant d’être tués, étaient des gens avec des noms et des visages. Ils étaient des individus à part entière dans leur plein droit, digne de vivre. Nombreux sont les enfants, qui ne savaient rien des dissensions politiques irakiennes, ont été conviés aux guerres américaines et à l’occupation fomentées par ceux qui se nourrissent du sectarisme.

Nous oublions souvent cela. Ceux qui refusent de tomber dans le piège des extrêmes politiques ont toujours tendance à traiter et accepter la violence d’une manière ou d’une autre. Nous avons co-existé avec la tragédie, avec la conviction que les bombes exploseraient au hasard et que les victimes survivantes ne pourraient pas être aidées. Nous avons en quelque sorte accepter l’idée que les réfugiés ne peuvent pas être rapatriés et ceux qui ont faim ne peuvent pas être nourris.

Cette étrange sagesse est plus apparente au Soudan. Dans l’état du Nil supérieur, des hommes meurent d’épuisement avant d’atteindre les camps de réfugiés de Batil. Certains marchent sans fin pendant des semaines entre le Sud Kordofan et le Nil Bleu, à la recherche de répit et de la moindre chance de survie. Ceux qui endurent le voyage – acculés par les combats que se livrent l’armée soudanaise et les groupes rebelles – pourraient ne pas survivre à la rudesse de cette vie qui les attend à Batil. La BBC, citant un avertissement émis par Médecins Sans Frontières a rapporté que le 17 Août, que « les gens meurent en grand nombre dans un camp de réfugiés au Sud-Soudan. »

« Il s’agit d’une véritable catastrophe sanitaire », (comme l’explique Helen Patterson, coordonnatrice médicale de MSF au camp de Batil), tout en examinant les rapports de la détérioration de la situation dans certains camps de réfugiés du Darfour. Batil accueille actuellement près de 100.000 à 170.000 réfugiés, ayant récemment fui leurs maisons. Selon l’ONG, 28% des enfants souffrent de malnutrition et le taux de mortalité atteint déjà deux fois celui du seuil d’urgence acceptée.

Le Darfour est, bien sûr, une plaie ouverte. Beaucoup de réfugiés se trouvent dans un étatconstant d’exode, comme ce fut le cas au début du mois. Les fonctionnaires de l’ONU ont déclaré que « pas moins » de 25 000 personnes du camp de réfugiés de Kassab étaient contraints de fuir à nouveau après que des groupes armés se soient confrontés aux forces gouvernementales. Ils se sont installés dans un autre « camp » à proximité, de la ville de Kutum. Selon l’opération hybride Union Africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), le prétendu nouveau « camp » manque d’eau, de nourriture et de salubrité. (9 août, CNN).

Depuis lors, l’écho a disparu. Non pas parce que les réfugiés qui s’exilent vivent dans de meilleures conditions, mais parce toute l’attention de ces 25 000 réfugiés est détournée par l’engouement des médias pour l’hypocrisie politicienne et la presse people. On pourrait prendre une célébrité « pacificatrice» pou situer Batil ou Kassab sur une carte numérique puis le lendemain ou deux jours après, rien de moins que le nombre assez considérable de morts afin de faire des réfugiés une information pertinente de nouveau.

Cela a dit, aucun VIP en mal d’attention n’est prêt de s’aventurer au Mali dans un avenir proche. Alors que la crise humanitaire en Afrique de l’Ouest atteint des niveaux effrayants, les médias continuent de traiter le conflit au Mali en termes de logique d’intérêts occidentaux menacés par les rebelles, de coups d’Etat et de djihadistes. Laissant de côté le fait que l’Occident a contribué au chaos, 435 000 réfugiés affluent vers les pays voisins. Ce fut l’estimation la plus récente de l’Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires le 16 août, mais le fait a été ignoré par la plupart des médias.

Le Programme alimentaire mondial estime que la crise alimentaire est dévastatrice – et non seulement pour les réfugiés affolés, mais aussi pour millions de personnes dans le pays. Le nombre d’enfants maliens dépassant, bien sûr, toutes les autres victimes. Ils sont impuissants, traînés à travers les déserts sans fin. Quand ils meurent, ils ne font que laisser une trace majorant une autre statistique, sans certitude, et, malheureusement, sans valeur.

Cependant, ici, nous pouvons fixer la morale de l’histoire. Chaque Malien, Soudanais, Irakien, Syrien, Palestinien, Yémenite ou de l’enfant rohingya importe énormément à ceux qui l’entourent. Sa vie – ou sa mort – peut facilement servir à fortifier un argument politique, faire un bon reportage du National Geographic, ou une photo Facebook avec de nombreux « partager » et « j’aime. »

Mais pour les parents, les familles, les amis et les voisins, leurs enfants sont au centre de leur univers, bien que pauvre et misérable en apparence. Ainsi, lorsque l’UNICEF ou l’UNRWA se plaint d’un manque de fonds, cela signifie en fait que des milliers de gens innocents souffrent inutilement, et que les centres de nombreux univers implosent de façon spectaculaire, l’espoir relayant le désespoir infini, et souvent la rage.

Il peut être accommodant d’affecter une sagesse politique conventionnelle afin d’expliquer les problèmes politiques complexes et les conflits violents. Mais les conflits prolongés ne rendent pas la vie plus précieuse, ou les enfants pas moins innocents.

C’est une tragédie qui se joue lorsque les Irakiens n’en finissent plus de défiler lors des enterrements de leurs proches, tandis que les Soudanais semblent être dans une quête permanente de survie. Mais c’est une plus grande tragédie encore, lorsque nous nous laissons manipuler par le déchaînement de la violence humaine et quand nous acceptons comme une fatalité la réalité d’enfants errant à la recherche d’une gorgée d’eau au milieu du Sahara occidental.

Ramzy Baroud

Article original : The darktragedy of Iraq’s « silent » bombs

Traduction : MecanoBlog

22 Août 2012·

pour Asia Times Online

http://mecanoblog.wordpress.com/2012/08/22/la-sombre-tragedie-des-bombes-silencieuses-de-lirak/

 

 


 

 

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

La liberté de la presse se détériore en Irak.

Il y a un an, le journaliste Hadi al-Mehdi, célèbre pour ses diatribes anti-gouvernementales, était assassiné à Bagdad. Depuis, l’enquête piétine, et militants et observateurs déplorent une détérioration de la liberté de la presse dans le pays.

Le 8 septembre 2011, Hadi al-Mehdi se trouve dans son appartement lorsqu’en début de soirée, des inconnus font irruption chez lui et l’abattent d’une balle dans la tête.

Sa mort provoque une onde de choc au sein de la société irakienne. Le lendemain de son décès, ses amis organisent des funérailles symboliques au cours desquelles un cercueil vide, recouvert du drapeau irakien, est transporté jusqu’à la place Tahrir, au centre de Bagdad.

Mais, très vite, l’hommage tourne à la manifestation contre le gouvernement de Nouri al-Maliki taxé d’incurie et d’incompétence. Les autorités promettent, elles, l’ouverture d’une enquête.

Mais depuis, aucun suspect n’a été appréhendé. Contacté par l’AFP, Adnan al-Assadi, vice-ministre de l’Intérieur, n’a pas souhaité s’exprimer.

Cette semaine, Radio Demozy, où officiait Hadi al-Mehdi, a prévu une série d’émissions spéciales en son honneur.

"Hadi disait tout au haut ce que tout le monde pensait tout bas", raconte Karnas Ali, directeur technique de la station sur les ondes de laquelle le journaliste s’en prenait trois fois par semaine sur un ton acerbe à l’incompétence et la corruption qui rongent la conduite des affaires publiques.

"Son émission lui a valu beaucoup d’ennemis", soupire M. Ali.

Mais le meurtre de Hadi al-Mehdi a surtout cristallisé la colère des défenseurs de la liberté de la presse qui dénoncent sans relâche depuis un an une marge de manoeuvre de plus en plus réduite pour les professionnels des médias.

"Jour après jour, la liberté de la presse régresse en Irak", regrette Ziad al-Ajili, chef de l’Observatoire de la liberté de la presse. "Je conseille à tous ceux qui affirment que la presse est libre de parler avec les journalistes qui sont sur le terrain".

Dans son classement des pays où l’impunité pour les meurtres de journalistes est la plus élevée, le Committee to Protect Journalists (CPJ) classe l’Irak dans les tout premiers.

Cette ONG installée à New York affirme même que la totalité des assassinats de journalistes sont restés impunis depuis 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein.

Et une batterie de nouvelles lois, adoptées ou en cours d’adoption au Parlement, menace davantage la liberté d’expression.

Les militants dénoncent notamment une législation censée protéger les journalistes, une autre sur la cybersécurité et d’autres encore portant sur un projet de redéfinition des contours de la liberté d’expression.

Les textes ont en commun de mettre hors la loi des délits mal définis comme l’"atteinte à la morale" ou "l’expression de messages immoraux", pour lesquels sont prévues des amendes et des peines de prison particulièrement sévères.

"Ces termes vagues conjugués à des sanctions d’une extrême sévérité pourraient bien paralyser la liberté d’expression en Irak", tonne un diplomate occidental en poste à Bagdad, sous couvert d’anonymat.

Mais le gouvernement de Nouri al-Maliki ne voit rien d’alarmant à la situation des journalistes. Au contraire.

"Les journalistes irakiens jouissent d’une immense liberté", se félicite Ali Moussaoui, porte-parole du chef du gouvernement. "Les médias ont fait d’énormes progrès. On ne peut pas comparer leur situation avec celle qui prévalait sous le régime" de Saddam Hussein, conclut-il.

(05 Septembre 2012 - Avec les agences de presse)

La Rédaction

5 septembre 2012,

http://www.assawra.info/spip.php?article803 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

    Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts 
  • Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.


18/06/2012

n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09 : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs


n°530- Les Dossier d'Irak --17/06/09  : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n°530                            17/06/09

C.De Broeder      &       M.Lemaire



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a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

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b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Robert Fisk : Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Robert FISK : Les enfants de Fallujah : l’hôpital des horreurs.

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

 Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"." 

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Bagdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions. 

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le cœur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010. 

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est un agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider. 

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah. 

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage. 

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

 (The Independent)

Robert FISK

11 mai 2012

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 16661
http://www.legrandsoir.info/irak-les-enfants-de-fallujah-l-hopital-des-horreurs-the-independent.html.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Fisk :Les enfants de Falloujah : l’histoire de Sayef.

Reportage spécial.

Première journée : Les obus au phosphore qui ont dévasté cette ville ont été largués en 2004.

Mais les enfants qui naissent aujourd’hui sont-ils aussi des victimes de la sale guerre américaine ?

Le petit Sayef, âgé de 14 mois, dans les bras de son papa Mohamed

Pour le petit Sayef, il n’y aura pas de Printemps Arabe. Il a juste 14 mois et il est couché par terre sur un mauvais matelas couvert d’une couverture rouge ; il pleure de temps en temps, sa tête a deux fois la taille normale et il est aveugle et paralysé. Sayeffedin Abdulaziz Mohamed - c’est son nom complet- a un doux visage sous son énorme tête et il paraît qu’il sourit quand d’autres enfants lui rendent visite et quand des famille irakiennes du voisinage entrent dans la pièce.

Mais il ne connaîtra jamais l’histoire du monde qui l’entoure, il ne jouira jamais des libertés du nouveau Moyen-Orient. Il ne peut bouger que ses mains et ne peut consommer que du lait parce qu’il ne peut pas avaler. Il est déjà trop lourd pour que son père puisse le porter. Il vit dans une prison dont les portes ne s’ouvriront jamais.

Il est aussi difficile de faire ce genre de reportage que de comprendre le courage de sa famille. Beaucoup des familles de Fallujah dont les enfants sont nés avec ce que les docteurs appellent des "anomalies de naissance congénitales" préfèrent ne pas ouvrir leur porte aux étrangers parce qu’ils ont honte de leurs enfants au lieu de les voir comme la preuve éventuelle que quelque chose d’atroce s’est produit ici suite aux deux grandes batailles étasuniennes contre les opposants dans la ville en 2004 et un autre conflit en 2007.

Après avoir d’abord nié l’usage d’obus au phosphore pendant la seconde bataille de Fallujah, les forces étasuniennes ont fini par admettre qu’elles en avaient largué sur des bâtiments de la ville. Des reportages indépendants ont fait état d’un taux de malformations à la naissance à Fallujah beaucoup plus haut que dans le reste de l’Irak, sans parler des autres pays arabes. Personne, évidemment ne peut fournir la preuve incontestable que ce sont les munitions américaines qui ont causé la tragédie de Fallujah.

Sayef vit -c’est peut-être quand même le mot juste- dans le quartier al-Shahada de Fallujah dans une des rues les plus dangereuses de la ville. A notre arrivée nous voyons des flics - qui sont des musulmans sunnites comme tous les citoyens de Fallujah - devant la porte de la maison de Sayef avec leurs armes automatiques mais deux de ces hommes en uniforme armés entrent avec nous et sont visiblement émus par le bébé impuissant allongé par terre ; ils hochent la tête en signe d’incrédulité et de découragement. Mohammed, le père de Sayef, refuse, lui, de se laisser décourager.

« Je pense que tout cela vient de l’usage du phosphore par les Américains pendant les deux batailles, » dit-il. « J’ai entendu parler de tant de cas de malformations à la naissance chez les bébés. Il y a forcément une raison. La première fois que j’ai emmené mon bébé à l’hôpital pour la première fois, j’ai vu des familles qui avaient exactement les mêmes problèmes. »

Des études ont montré que depuis les batailles de Fallujah de 2004 on a recensé une augmentation importante du taux de mortalité et de cancer infantile à Fallujah ; Selon le dernier rapport, parmi les auteurs duquel se trouve un médecin de l’Hôpital Général de Fallujah, 15% des enfants nés à Fallujah souffrent de malformations congénitales.

« Mon fils ne peut pas soutenir sa tête, » dit Mohamed, en caressant la tête disproportionnée de son fils. « Il ne peut bouger qu’une seule main. Nous devons le nourrir au biberon. Il ne peut pas avaler. Parfois il ne peut même pas boire de lait et nous devons l’emmener à l’hôpital pour le mettre sous transfusion. Il était aveugle à la naissance. De plus, les reins de mon pauvre petit bonhomme ne fonctionnent plus. Il s’est paralysé. Il ne peut pas bouger les jambes. Il est aveugle à cause de l’hydrocéphalie. »

Mohamed prend les jambes inutiles de Sayef et les bougent doucement de haut en bas. « Après sa naissance, j’ai emmené Sayef à Baghdad pour le faire examiner par les meilleurs neurochirurgiens. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Il avait un trou dans le dos qui a été fermé et un trou dans la tête. La première opération n’a pas réussi. Il a eu une méningite. »

Mohamed et sa femme ont dans les 35 ans. A la différence de beaucoup de familles tribales du secteur, ils ne sont pas consanguins et leurs deux filles, qui sont nées avant les combats de Fallujah, sont en parfaite santé. Sayef est né le 27 janvier 2011. « Mes deux filles aiment beaucoup leur petit frère, » ajoute Mohamed « et même les docteurs l’aiment bien. Tout le monde s’occupe de lui. Le docteur Abdul-Wahab Saleh a été merveilleux, sans lui Sayef ne serait pas en vie. »

Mohamed travaille pour une entreprise de matériel d’irrigation, son salaire est de seulement 100 dollars par mois et sa famille l’aide financièrement. Il n’était pas à Fallujah pendant le conflit et quand il est rentré après la seconde bataille, on avait fait sauter sa maison ; il a reçu de l’argent pour reconstruire sa maison en 2006. Il ne cesse de regarder Sayef tout en nous parlant et puis il le prend dans ses bras.

« Chaque fois que je le regarde, j’ai le cœur qui flanche, » dit-il les yeux pleins de larmes. « Je me demande ce qu’il va devenir. Il est de plus en plus lourd. C’est de plus en plus difficile de le porter. » Je demande alors qui est responsable du calvaire de Sayef. Je m’attends à ce qu’il se mette à injurier les Américains, le gouvernement irakien, le ministère de la santé. Les habitants de Fallujah sont décrits dans toute la presse mondiale comme des « pro-terroristes » et anti-Occidentaux depuis le meurtre et la crémation des quatre mercenaires américains en 2004 - l’évènement qui a déclenché les attaques sur Fallujah au cours desquelles près de 2000 Irakiens, civils et opposants, ont été tués en même temps que 100 soldats étasuniens.

Mais Mohamed reste un moment silencieux. Il n’est pas le seul père à nous avoir montré son fils difforme. « Je ne compte que sur l’aide de Dieu » dit-il. « Je ne demande à personne d’autre de m’aider. » Ce qui prouve, à mon sens, que Fallujah, loin d’être une ville de terroristes, compte de très braves gens.

Un peu d’histoire

La première bataille de Fallujah en avril 2004, a consisté en un siège d’un mois qui n’a pas permis aux forces étasuniennes de prendre la ville, considérée comme un bastion insurgé. La seconde attaque en novembre a rasé la ville. Une controverse a fait rage sur l’emploi possible d’obus au phosphore par les troupes étasuniennes. Une étude de 2010 fait état d’une augmentation du taux de mortalité, cancers et leucémies infantiles à Fallujah supérieur à celui constaté parmi les survivants de la bombe atomique larguée sur Hiroshima et Nagasaki.

mardi 8 mai 2012 - 07h:44

Robert Fisk

Lire également :

  « Falloujah, c’est pire qu’Hiroshima » - 24 juillet 2010
  
« Je ne cesse de penser à Falloujah » - 14 avril 2009

25 avril 2012 - The Independent - Pour consulter l’original :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Dominique Muselet

Traduction : Dominique Muselet



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lutte-ouvrière : La guerre américaine pour le pétrole n’en finit pas…

Le texte ci-dessous est la traduction d’un article du groupe trotskyste américain The Spark, publié dans leur revue trimestrielle Class Struggle, n°73 de février-mars 2012, quelques semaines après qu’Obama eut annoncé le retrait complet des troupes américaines d’Irak et le « succès complet » de leur mission !

L’article revient sur les raisons de cette guerre et sur les objectifs de l’impérialisme américain, qui n’ont rien à voir avec les discours officiels.

 Bagdad, comme toutes les principales villes irakiennes, est le théâtre d’attentats meurtriers et sans fin...

Les Etats-Unis ont réussi là un joli travail de démolition de toute une nation.

À la fin du mois de décembre, le président Obama a annoncé la fin de l’occupation de l’Irak et de la terrible guerre de neuf années menée par les États-Unis. Essayant de dresser un tableau flatteur de la guerre, il n’hésita pas à la qualifier de « réussite remarquable ». Obama a même promis aux soldats américains de retour d’Irak que « toutes les batailles et les morts, le sang et la reconstruction, la formation et le partenariat ont tous permis d’atteindre le succès actuel... Nous laissons derrière nous un Irak souverain, stable et autonome, disposant d’un gouvernement représentatif et élu par son peuple. »

La description d’Obama n’a rien à voir avec la réalité de cette guerre ou avec la situation en Irak. Les États-Unis ne quittent pas l’Irak, le gouvernement américain a seulement remplacé ses propres troupes par une importante armée de mercenaires payée par lui. En octobre, Jason Caffetz, élu républicain de l’Utah à la Chambre des représentants, a ainsi décrit « une forte augmentation du personnel des sociétés militaires privées en Irak : 17 000 personnes et 5 500 employés dans le secteur de la sécurité privée ». D’autres estiment le nombre de ces mercenaires à 35 000, nombre qui serait appelé à croître encore à l’avenir. L’ambassade américaine à Bagdad, qui se situe dans l’enclave fortifiée de la Zone verte (Green Zone), est devenue de loin la plus grande ambassade au monde, se transformant en une petite ville de 17 000 employés, mercenaires, membres des forces de sécurité,etc. Le département d’État américain [1] dirige également trois autres grands centres : un à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, un à Bassora, le port principal du sud riche en pétrole, et un à Kirkuk, situé dans la très convoitée région du nord riche en pétrole. Les États-Unis possèdent sept installations supplémentaires à travers le pays. Cela fait ainsi un total de onze sites opérationnels, qui sont autant de centres nerveux, de bases autonomes fortifiées installées aux points stratégiques.

Selon le New York Times (30novembre 2011), l’armée américaine maintient officiellement quelques centaines de soldats comme « formateurs » ou « conseillers » sous l’autorité de l’Office of Security Cooperation (OSC) pour assurer « dans une très large mesure, la continuité de la relation américano-irakienne en matière de sécurité ».

De manière non officielle, un grand nombre de forces spéciales et d’agents de la CIA travailleront sous le commandement unifié des opérations spéciales (Joint Special Operations Command) comme l’a reconnu l’ambassadeur américain James Jeffrey au cours d’une interview télévisée avec Ted Koppel [2] le 12décembre 2011.

En outre, les États-Unis renforcent un contingent déjà fort de 40 000 soldats dans les autres pays du golfe Persique (sans inclure les troupes postées en Afghanistan). En décembre, par exemple, l’armée américaine a augmenté de 4 000 le nombre de soldats installés au Koweït, petit pays frontalier de l’Irak, qui s’élève ainsi à 27 000. Un nombre incalculable d’avions et de missiles américains peuvent bombarder l’Irak à tout moment, en partant de la cinquième flotte de l’US Navy qui patrouille dans le golfe Persique ou de l’une des bases militaires aériennes américaines situées dans les pays voisins de l’Irak.

En d’autres termes, les États-Unis ont simplement changé de façon d’intervenir militairement. Le Wall Street Journal du 10décembre 2011 a précisément relevé ce fait en titrant : « L’Irak vers une nouvelle et large emprise des États-Unis ». Dans cet article, le journal décrit comment « l’implication des États-Unis est tout sauf interrompue. À la place de l’armée, c’est le département d’État qui assumera un nouveau rôle à une échelle sans précédent ». Les soldats américains sont désormais considérés comme des « employés » du département d’État.

Quant aux vantardises d’Obama qui prétend que la guerre des États-Unis a amené la « stabilité » en Irak, elles seraient risibles si la situation n’était pas si tragique. Les propres données accessibles du gouvernement américain montrent à quel point l’Irak demeure un des pays les plus violents et les plus dangereux de la planète. Près de 30% des attentats terroristes dans le monde se produisent en Irak. La violence en Irak serait même plus élevée qu’en Afghanistan si l’on en croit le Rapport trimestriel de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction irakienne (Quarterly Report of the Special Inspector General for Iraq Reconstruction, 30octobre 2011).

Cette violence s’aggrave même. Le 23décembre, une série d’explosions a frappé Bagdad, détruisant des écoles, des marchés, des appartements, tuant au moins 67 personnes et en blessant 185 autres. Ce fut la journée la plus meurtrière depuis plus d’un an. Le 2janvier, le bilan a été encore pire avec 72 tués à Bagdad dans une autre série d’explosions.

À cela, il faut encore ajouter les luttes de pouvoir au sommet du gouvernement, qui contribuent certainement à accroître les conflits ethniques et religieux dans la société irakienne. Juste après le départ du dernier convoi de soldats américains d’Irak le 18décembre, Maliki, le chef du gouvernement de coalition irakien, s’est attaqué à des membres de son propre cabinet, ceux qui appartenaient au plus grand parti de sa coalition, parti qui avait obtenu plus de votes que le propre parti de Maliki aux dernières élections. Un mandat d’arrêt pour acte de terrorisme fut émis à l’encontre du vice-président Tariq al-Hashemi qui fut forcé de trouver refuge au Kurdistan irakien. Deux jours plus tard, Maliki mettait son propre vice-Premier ministre, Saleh al-Mutlaq, « en congé prolongé ». Peu après, une bombe a explosé sur la route lors du passage du ministre des Finances, Rafie al-Esawi, qui ne fut pas lui-même touché, mais deux de ses gardes du corps furent gravement blessés.

La violence mortelle qui frappe l’Irak aujourd’hui est une conséquence de la stratégie américaine de diviser pour régner. Dès le début de la guerre, les États-Unis ont divisé les postes gouvernementaux en fonction des cliques religieuses et ils ont encouragé la formation de milices et de gangs dirigés par des seigneurs de guerre et par des chefs tribaux.

Un bourbier « réussi »

Les États-Unis se sont lancés dans cette guerre avec l’idée, en tout cas pour le gouvernement Bush, que son armée renverserait Saddam Hussein et imposerait son propre ordre dans le pays. Au lieu de cela, après près de neuf années, l’armée américaine se retire d’Irak, la queue entre les jambes.

Lorsque les États-Unis ont retiré leurs soldats le 18décembre 2011, ils ne l’ont pas fait en fanfare et étendards au vent. Au contraire, les derniers contingents sont partis furtivement au beau milieu de la nuit, accompagnés d’une armada d’hélicoptères qui surveillaient le sol pour parer à des attaques de roquettes et de blindés. Les militaires américains avaient visiblement si peu confiance en leurs homologues de l’armée irakienne qu’ils ont délibérément trompé leurs plus proches collaborateurs irakiens en leur faisant croire qu’ils les rencontreraient encore le lendemain. Il était évident qu’après neuf années de guerre, les États-Unis avaient créé un nouveau bourbier.

Dès l’été 2009, les États-Unis retiraient leurs soldats des villes et bourgs irakiens, essayant ainsi de réduire la visibilité de la présence américaine en Irak et aussi, par la même occasion, de réduire le nombre de cibles américaines à la portée des insurgés. Un an après, l’armée américaine mettait officiellement fin à toutes ses missions de combat et plaçait ses troupes dans des bases solidement fortifiées qu’elles n’allaient que rarement quitter. Mais les États-Unis ne pouvaient même pas vraiment protéger ces bastions. Le New York Times (26juin 2011) rapportait que les attaques de roquettes et de mortiers contre les bases américaines s’étaient accrues au cours de l’année. En juin2011 par exemple, quatorze soldats américains avaient été tués au cours d’attaques contre leurs bases. Même dans la très fortifiée Zone verte où trônait leur gigantesque nouvelle ambassade, les États-Unis restaient vulnérables. Des roquettes et des missiles ont atteint la Zone verte lorsque le vice-président Joseph Biden y effectua une visite surprise en juillet2010. La zone fut également bombardée au cours de la visite du ministre de la Défense, Léon Panetta, en juillet2011.

La présence même des troupes américaines accrut le ressentiment au sein de la population irakienne. Les médias américains qui couvraient la fin de l’occupation eurent beaucoup de mal à trouver auprès des Irakiens l’expression d’un autre sentiment que « bon débarras ». Ali Jassem, un ouvrier sans emploi de 32 ans à Bagdad, déclarait au New York Times ? : ?? : « Ils (les Américains) n’ont rien réalisé ou disons plutôt qu’ils ont réalisé des bombardements, des tueries et des explosions. Ils ont fait de fausses promesses. Ils ne nous ont rien apporté de bien, à nous, le peuple. Ils ont juste amené des politiciens qui ne se préoccupent que de leurs propres intérêts. » La colère contre l’occupation américaine était si forte que le Times a rapporté « qu’il est significatif que dans les zones sunnites comme chiites, il y en a pour dire que la vie était meilleure au temps de Monsieur Hussein... même ceux qui tremblaient encore au souvenir de la nature dictatoriale du régime » (13décembre 2011).

La quasi-décennie de guerre a engendré de vrais problèmes au sein même de l’armée américaine. Depuis l’envoi de troupes supplémentaires en 2006-2007, des généraux, y compris au plus haut niveau, ont ouvertement fait part de leur inquiétude quant aux effets de la guerre en Irak, combinée à celle d’Afghanistan, sur leur armée. Cela a généré un énorme stress pour les soldats qui ont été envoyés trois, quatre, voire cinq fois dans les zones de combat. Parmi ceux qui ont servi en Irak ou en Afghanistan, 625 000 soldats démobilisés se sont inscrits pour obtenir des allocations d’invalidité. La démoralisation des soldats se reflète dans le fait que le nombre de suicides de soldats d’active ou de soldats démobilisés est plus élevé que le nombre de soldats américains tués en Irak. Les envois répétés dans les zones de combat risquaient de « briser l’armée » ou tout au moins de limiter fortement la capacité de l’armée à gérer d’autres « crises » ou « imprévus » comme les appellent les généraux.

Ensuite, il y a le problème de l’argent. Jusqu’ici, la guerre a coûté 800milliards de dollars en neuf ans. Si l’on ajoute les autres dépenses en incluant les intérêts de la dette de l’État et le coût actuel des soins médicaux pour les vétérans, le coût total de la guerre s’élèverait à 4 000milliards de dollars, selon les économistes Joseph Stiglitz et Linda Bimles.

Le général Karl R. Horst, chef d’état-major du Commandement central, a marqué son soutien enthousiaste au retrait de ses troupes d’Irak en déclarant au New York Times (29octobre 2011) : « Je pense que c’est sain. Je pense que c’est efficace. Je pense que c’est pragmatique. » En d’autres termes, c’est « sain » pour l’armée et c’est à la fois une manière « efficace » et « pragmatique » de protéger les intérêts des compagnies pétrolières, qui, dans cette situation désastreuse, se contentent de contrôler quelques régions du pays, les régions où se trouve le pétrole.

Ils ont obtenu ce pourquoi ils étaient venus : le pétrole de l’Irak

En détruisant le vieil appareil d’État de Saddam Hussein, les États-Unis ont desserré l’emprise de l’État irakien sur l’industrie pétrolière. Et en jouant les divisions et les tensions ethniques et religieuses au sein du pays, les États-Unis ont potentiellement divisé cette industrie en deux : une partie contrôlée par le gouvernement central irakien et l’autre contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan irakien dans le nord du pays.

Les compagnies pétrolières se sont empressées de jouer les uns contre les autres. ExxonMobil, la plus grande compagnie pétrolière du monde, a signé un contrat avec le gouvernement central pour l’extraction des champs pétrolifères du sud, près de Bassora, région d’où provient aujourd’hui la plupart du pétrole irakien. Fin novembre, ExxonMobil a signé un contrat, qui lui était bien plus favorable, avec le gouvernement kurde pour des opérations de forage dans le nord du pays. Le gouvernement Maliki a menacé ExxonMobil de l’empêcher d’obtenir de nouveaux droits d’exploitation dans le sud. Mais ces menaces n’ont pas l’air d’avoir inquiété Royal Dutch Shell, Chevron et l’Italien ENI, qui ont annoncé qu’ils étaient eux aussi prêts à signer un accord avec le gouvernement régional kurde.

Si le gouvernement kurde arrive à maintenir un contrôle sur les ressources pétrolières qui se trouvent sur son territoire, cela encouragera les autres gouvernements régionaux à faire de même. Cela pourrait déclencher une nouvelle vague de combats entre des groupes de seigneurs de guerre, de chefs tribaux et/ou religieux qui se disputeraient les miettes laissées par les multinationales pétrolières et bancaires. Le résultat pourrait bien être un morcellement encore plus grand du pays, une balkanisation qui laisserait les réserves pétrolières encore plus vulnérables au pillage.

Évidemment, la production de pétrole a fortement été réduite du fait de l’invasion américaine et de la guerre civile qui s’en est suivie. Cependant, les grandes multinationales pétrolières, et les grandes banques qui les soutiennent, ont obtenu le contrôle d’une bien plus grande partie de la future production pétrolière irakienne et de ses profits qu’auparavant.

Il ne faut pas sous-estimer la valeur de ce butin. Les réserves pétrolifères connues de l’Irak sont aujourd’hui les troisièmes au monde et les géologues internationaux considèrent que des territoires encore non explorés recèleraient des réserves encore plus importantes. Ces réserves se situent à un faible niveau de profondeur, ce qui rend leur coût d’exploitation très bas, à peine un dollar le baril, en comparaison avec l’exploitation plus difficile des gisements en haute mer ou dans la toundra arctique. Ce pétrole est de haute qualité, ce qui rend son raffinage facile et peu coûteux.

La balkanisation de l’Irak peut bien sûr entraîner plus de désordres avec tous les risques que cela comporte pour l’industrie pétrolière. C’est pourquoi le gouvernement américain renforce les forces de mercenaires sous le contrôle du département d’État, et les compagnies pétrolières accroissent également leurs propres forces de sécurité et leurs mercenaires.

L’année passée, une vague de protestations a éclaté à travers tout le pays et s’est prolongée pendant plusieurs semaines. Les manifestants exigeaient de meilleurs services sociaux, de l’électricité, de l’eau, des prix stables pour la nourriture, plus d’emplois, moins de corruption (l’Irak est le quatrième pays le plus corrompu au monde selon Transparency International) et des réformes du système de gouvernement. Une grande partie de la colère fut également dirigée contre l’occupation américaine. Les manifestations ont varié en ampleur selon les endroits, mais elles ont eu lieu à travers tout le pays, de Bassora au sud, à Bagdad et Tikrit au centre et jusqu’à Mossoul au nord et Sulaimaniya dans la région autonome kurde. Elles traversaient les clivages sectaires et religieux.

Les plus grands dirigeants religieux comme Moktada al-Sadr, dont la base se situe dans les taudis chiites de Bagdad, et le grand ayatollah Ali al-Sistani s’opposèrent aux manifestations. Parallèlement, le gouvernement répondit par la force. De nombreuses sources rapportent que la police a tiré à balles réelles sur les manifestants, utilisé des gaz lacrymogènes, organisé des passages à tabac et procédé à des milliers d’arrestations. Après les avoir accusés d’avoir dirigé les manifestations, le gouvernement Maliki a fermé les locaux du Parti communiste irakien et du Parti national irakien.

L’opposition de la hiérarchie religieuse et la répression de l’appareil d’État rassurèrent les impérialistes américains au moment où ils s’apprêtaient à retirer leurs troupes d’Irak. Cela montrait que les autorités irakiennes pouvaient exercer un contrôle suffisant sur la population pour que la production de pétrole puisse se poursuivre.

Le prix payé par la population irakienne

Cette guerre a réduit ce pays en cendres. L’avenir de la population est déjà très sombre alors que la poursuite de la division du pays et la possibilité d’une guerre civile menacent de provoquer des désastres supplémentaires en plus de ceux qu’a déjà subis la population irakienne.

Les civils constituent de loin la majorité des personnes tuées au cours des neuf années de guerre. Les registres de l’armée américaine, divulgués par Wikileaks, énumèrent 122 000 civils tués. Selon l’enquête effectuée par l’ONG Just Foreign Policy, il y aurait près de 1,5million de civils tués directement par la guerre ou à cause des conditions de vie créées par la guerre.

La CIA estime que le PIB par habitant est si bas que l’Irak est relégué à la 161e place dans le monde, alors qu’avant les deux guerres des États-Unis contre le pays, il était en tête du Moyen-Orient. L’Iran, après avoir subi des années d’embargo américain, des sanctions, des assassinats de ses scientifiques ou d’autres actes d’une guerre secrète, tient la 104e place, loin devant l’Irak.

Même les infrastructures les plus élémentaires sont pratiquement inexistantes. La plupart des 64milliards de dollars que les États-Unis ont officiellement dépensés à la reconstruction de l’Irak, ont seulement enrichi les grandes entreprises de construction américaines et une poignée de nantis irakiens. La population se retrouve avec peu ou pas d’électricité et d’eau potable pendant que les eaux usées inondent les rues. La population des villes et des bourgs proches des zones de production pétrolière, telle Bassora, la deuxième plus grande ville du pays, vit dans la suie et la fumée.

Les États-Unis ont largué en Irak des milliers de bombes comportant de l’uranium appauvri, un déchet radioactif qui provient de la production d’énergie nucléaire. Les chercheurs britanniques ont révélé une augmentation massive de la mortalité infantile et des taux de cancer dans des villes comme Falloujah qui furent lourdement bombardées, supérieurs à « ceux observés chez les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ». Dans la province de Babil, le nombre de cancers avérés a grimpé de 500 en 2004 à 7 000 en 2008. À Bassora, le taux de leucémies infantiles a plus que doublé en quinze ans selon une étude publiée par l’American Journal of Public Health, il y a deux ans.

Alors que les États-Unis retiraient leurs derniers soldats du pays, certains journalistes se sont rendus dans la ville de Falloujah, à l’ouest de Bagdad, que les États-Unis ont assiégée et attaquée de manière massive à deux reprises en 2004 pour essayer de briser la résistance à l’occupation. Dans cette ville de 300 000 habitants, les médecins de l’hôpital local ont constaté la mort de près de 2 000 civils, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées, et l’on continue encore à extraire des squelettes des bâtiments bombardés. La majorité des habitants furent déplacés de leur domicile au cours du siège. La plupart sont revenus, mais il existe des milliers de sans-abri. Après le siège, le gouvernement a promis un programme de reconstruction.

Deux des projets avaient notamment été mis en avant : une station d’épuration de l’eau et un projet de traitement des eaux usées lancé en 2004. Sept ans après, le système d’égouts n’est pas achevé et la fin des travaux reste en suspens. La station d’épuration fournit de l’eau potable pour moins de 20% de la population. Les quartiers qui ont subi l’attaque de plein fouet ont aujourd’hui des routes sales et poussiéreuses, encombrées de détritus. « Tout va mal ici, déclarait un boulanger à un journaliste d’al-Jazeera (3janvier 2012), pas d’eau, pas d’électricité, pas de bons soins médicaux. Nous avons entre 75 et 80% de chômeurs. Les veuves n’ont pas de droits, pas d’indemnités. » Les luttes religieuses engendrées par la guerre ont poussé des familles à la rue. Parmi celles qui sont revenues, nombreuses sont celles qui sont à nouveau chassées par la reprise des combats. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu’il y a encore cinq millions d’Irakiens qui ont fui leur domicile.

Près de trois millions sont des réfugiés dans leur propre pays. Une grande partie d’entre eux sont entassés dans les 380 camps de réfugiés dispersés à travers le pays. Ils ont peu d’accès à l’eau propre, aux sanitaires ou aux soins médicaux. Nombreux sont considérés comme des squatters illégaux et ils ne peuvent pas obtenir les papiers administratifs nécessaires pour recevoir des allocations sociales, obtenir un emploi ou inscrire leurs enfants à l’école. Deux autres millions d’Irakiens ont fui l’Irak pour les pays voisins (Jordanie, Liban, Égypte et Syrie) avec peu d’espoir de s’insérer dans les communautés locales ou même d’obtenir un permis de séjour pour pouvoir avoir un emploi. Ceux qui se trouvent en Syrie, avec la montée de la violence, sont à nouveau déracinés et forcés de chercher un nouveau refuge.

Les femmes ont été particulièrement touchées. La guerre, les difficultés économiques et la poussée de l’extrémisme religieux ont entraîné une forte hausse de la violence à l’encontre des femmes, notamment des crimes « d’honneur », des viols et des kidnappings. Avant la première guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait l’un des taux d’alphabétisation des femmes les plus élevés du Moyen-Orient. Il y avait en Irak plus de femmes employées dans des professions qualifiées, comme la médecine et l’enseignement, ou comme ouvrières, que dans la plupart des autres pays de la région. Aujourd’hui, la plupart des femmes sont forcées de rester à la maison, sans emploi et sans éducation. De nombreuses femmes irakiennes qui ont fui dans les pays voisins se sont retrouvées incapables de nourrir leurs enfants. Pour joindre les deux bouts, des dizaines de milliers d’entre elles, parmi elles des filles de 13 ans ou moins, ont été forcées de se prostituer.

Des bouledogues de l’impérialisme, mais aussi des victimes

Une autre génération d’Américains a été transformée en pitbulls de l’impérialisme, souffrant eux-mêmes de la destruction morale, physique et psychologique qu’une telle guerre impose à l’armée impérialiste elle-même.

Aux quelque 5 000 tués de la guerre, il faut ajouter les suicides qui continuent de progresser année après année, au fur et à mesure que les soldats reviennent. Selon l’Association des vétérans, toutes les 80 minutes un vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan tente de se suicider, soit 18 par jour ou 6 600 par an. Il y a aussi l’augmentation de la violence à domicile, de l’alcoolisme, de la drogue,etc.

Les rapports du Pentagone ne mentionnent l’existence que de 32 226 blessés, ce qui sous-estime largement leur nombre réel. Plusieurs études ont été réalisées par le propre centre des traumatismes cérébraux du Pentagone, par la RAND Corporation [3], par le New England Journal of Medicine [4] et par le Department of Veterans Affairs (ministère des Anciens combattants). Ils estiment qu’un tiers de tous les hommes et femmes reviennent de mission en Irak avec des traumatismes cérébraux, des stress post-traumatiques, des dépressions, des pertes d’ouïe, des problèmes respiratoires, des maladies et autres problèmes de santé de long terme.

Des centaines de milliers de soldats, qui ont été brutalisés physiquement et psychologiquement, reviennent dans un pays où ils doivent faire face à des problèmes passés sous silence : premièrement obtenir des soins médicaux adéquats, un emploi et un domicile. Ce pays leur rend hommage en les présentant comme des « héros » de retour, mais ne reconnaît pas les dommages qu’ils ont subis.

Sans issue

Les États-Unis ont détruit un pays entier, ont imposé à la population irakienne une descente dans le chaos et la barbarie et une guerre qui, depuis le départ, était basée sur un tissu de mensonges. Cette guerre était dirigée par les intérêts des compagnies pétrolières, d’autres grandes multinationales et des plus grandes banques.

À ces neuf dernières années, il faut ajouter le prix sanglant déjà payé par le peuple irakien lors de la guerre Iran-Irak entre1980 et1988 que les États-Unis avaient encouragée, ainsi que la première guerre du Golfe en 1990-1991 et les bombardements intensifs qui l’ont suivie depuis. Le dernier chapitre de la guerre des États-Unis contre l’Irak n’est pas encore clos pour le peuple irakien, loin s’en faut.

Et c’est une guerre pour laquelle les soldats des États-Unis ont aussi payé un lourd tribut. Cette guerre n’est pas finie et ce ne sera pas non plus la dernière des guerres de l’impérialisme américain.

La guerre en Irak donne l’image exacte de l’impact gigantesque et barbare de l’impérialisme, du prix humain qu’il impose aux populations à travers le monde, y compris aux États-Unis, tout cela pour obtenir quelques dollars de profit supplémentaire.

25 avril

Avril 2012 - Lutte de Classe - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lutte-ouvriere.org/docum...


3-2 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ». Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador. Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

Manlio Dinucci

[1][1][1]  Voirhttp://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Mardi 1er mai 2012

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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17/06/2012

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

n°529 - Journal d'Irak - du 23/04 -Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journald'Irak

n°529                 du 23/04                   au 16/06

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Ziad Tarek Aziz : Irak: "Silence, on exécute!".

Robert Fisk : L’Irak retombe dans l’oubli.

1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide.

2-1 Occupation de l'Irak

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

3)Politique

La crise politique s'aggrave.

Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne

c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi.

Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

4 Lutte pour la libération du territoire

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats.

5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

6  Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc

 

 



Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

 

Kuala Lumpur – C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre.

Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,

Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012


Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!".

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid Hameed Hamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html


Robert Fisk :L’Irak retombe dans l’oubli.

Les souvenirs des tueries de la guerre, des enlèvements et des meurtres d’enfants se sont estompés. L’environnement semble un peu plus sûr.

Mais neuf ans après la chute de Saddam Hussein, Robert Fisk a rencontré beaucoup de personnes qui estiment avoir perdu leur patrie

Dans la ville irakienne de Falloujah, les troupes américaines et britanniques se sont rendues coupables de véritables crimes de guerre.

L’ensemble des victimes civiles suite à l’invasion de l’Irak en 2003 avoisine le million de morts.

« Al-Qaïda a tué deux de nos hommes ici il y a deux jours, » dit le flic. « Puis ils nous ont appelé pour nous dire le nom de leur opération... sur une radio de la police... »

Nous nous étions dans Falloujah reconstruite, où la police demande à tous les étrangers de ne circuler qu’avec une escorte. Nous avons eu six gardes, l’un d’entre eux portant une cagoule. Vous voyez l’ambiance. Le colonel de la police a encore déclaré plus tard : « Al-Qaïda [est] toujours là, ils sont une nuisance, par exemple pour moi quand je dois me déplacer dans la ville, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient. »

Dans l’ancienne base de la marine US, non loin de la gare de chemin de fer nouvellement reconstruite - où il n’y a, bien sûr, pas de trains - l’enseigne à moitié effacée « USMC » était encore sur le mur. Mais il y avait de la poussière en tourbillons autour de la cour et quelques-uns des sacs de sable étaient crevés.

Tout le chemin du retour à Bagdad, on apercevait les anciennes bases américaines délabrées, et les murs anti-explosion en béton de quelques-unes s’étaient effondrés. Il y avait une forte impression d’un empire défunt - à la suite des Romains puis la Grande-Bretagne.

L’Irak ne manque pas de problèmes. Son vice-président, Tareq al-Hashemi, a fui Bagdad pour le Kurdistan irakien puis est parti au Qatar et ensuite en Arabie Saoudite, faisant une tournée dans le Golfe - à la grande colère du premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui l’accuse d’avoir organisé des escadrons de la mort. Al-Hashemi affirme que trois de ses hommes ont été torturés à mort dans une prison de Bagdad - l’administration al-Maliki disant qu’une seule est morte et pour des raisons médicales.

C’est une sale histoire. Le gouvernement central veut même mettre au pas les autorités de l’aéroport d’Erbil, la capitale kurde, pour avoir permis à al-Hashemi de s’envoler vers le Qatar. La Grande-Bretagne n’est pas une république, mais c’est un peu comme si Cameron accusait Clegg d’être un traître, Clegg s’enfuyant alors en Ecosse et Cameron affirmant que l’aéroport d’Edimbourg ne devrait pas l’avoir laissé s’envoler vers l’Irlande. « La loi irakienne est une et elle s’applique à tous, y compris au Kurdistan, » a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Mais cela ne marche pas. Le Kurdistan irakien est presque un Etat indépendant - il possède son propre drapeau, sa propre langue nationale - même si ses plaques d’immatriculation sont encore irakiennes. Sur tout le chemin en autoroute jusqu’à Irbil, il y a la police irakienne et des checkpoints de l’armée - certains policiers roulent en voitures Chevrolet vert et jaune vif - et ils sont beaucoup plus conviviaux que les anciens points de contrôle américains où des soldats nerveux et effrayés pointaient sur vous leurs fusils au cas où vous étiez un attaquant-suicide. Il y a un tronçon de 50 kilomètres qui est généralement considéré comme dangereux - c’est un territoire d’Al-Qaïda, pour autant que vous pouvez utiliser l’expression - et puis vous arrivez au Kurdistan, et l’écume des rivières sous la route et les flics sont encore plus amicaux. En dehors d’Irbil il y a un grand bâtiment qui ressemble à un entrepôt douanier. Oui, l’Irak est plus sûr, et même l’ancienne résistance sunnite - n’ayant plus d’ennemis américains à attaquer - a annoncé que son ennemi était maintenant l’Iran. Peut-être bien.

Je suis sur l’autoroute avec le Dr Loubna Naji, une femme médecin de 25 ans. Elle secoue la tête. « Il n’y a plus de véritable pays. Quand je parle à mes amis, pour la plupart des médecins, tous parlent de quitter l’Irak. Ils rêvent tous de partir parce que votre foyer est là où vous vivez, là où on vous désire. Nous avons perdu notre sens de quelque chose qui nous appartienne, notre patrie. Nous avons perdu notre identité nationale en tant qu’Irakiens. »

Vous entendez beaucoup dire cela. Le gouvernement, vous dit-on à Bagdad, est sans aucune honte sectaire. Et la corruption. Saad Tahr Hussein est un journaliste qui va droit au but. « Pour moi, je préfère mourir ici, comme un arbre debout, restant ferme. » Je me moque de sa double métaphore et il agite sa main. « C’est la différence entre l’ancienne et les jeunes générations. » Nous avons passé tellement de points de contrôle que je suis presque pris de vertige. Le temps que j’étais à Erbil, j’ai compté 13 types différents de tenue de camouflage. Ceux en noir autour de Bagdad sont du parti chiite al-Dawa d’al-Maliki. Tous les flics sont en fait des miliciens, me dit-on dans la ville d’al-Hawaya. Eh bien, qu’ils obéissent à la loi. Les salaires mensuels sont de 300 livres sterling pour les policiers et les officiers de l’armée en touchent 500. En Irak, on risque sa vie pour une telle somme.

Mais que dire du côté sombre ? Qu’est-il arrivé à l’Irak dans les jours noirs de la guerre sectaire, des enlèvements et des meurtres d’enfants ? Le docteur Naji frémit. « J’étais une étudiante de quatrième année de médecine à l’Institut de médecine légale à côté de la morgue et vous ne croiriez pas ce que nous avons vu. Je me souviens d’un corps qui nous était arrivé. Il avait été décapité et quelqu’un avait cousu une tête de chien à la place. Pouvez- vous imaginer quelqu’un capable de faire une telle chose ? » L’homme transformé en chien. C’est le genre de chose que les Safavides auraient fait, ou les Mongols. Nous avons encore besoin d’une étude psychologique de l’Irak dans les années 2005-2007.

Comme si la souveraineté ne comptait pas, le gouvernement de Bagdad affirme que les Kurdes vendent illégalement du pétrole aux Iraniens, privant le gouvernement de milliards de dollars de ressources. Le Vice-Premier ministre Hussein Shahristani, une victime des tortionnaires à l’époque de Saddam Hussein - combien rapidement on évacue ces souffrances du passé, bien que les Irakiens, eux, ne les oublient pas - affirme que le manque à gagner est tellement énorme qu’il crée un déficit dans le budget.

Un haut fonctionnaire afghan a admis en octobre dernier que son propre pays achetait du pétrole aux Kurdes - c’est un long chemin pour le transporter par camions - mais le gouvernement dispose d’un nœud coulant pour étrangler les Kurdes. C’est lui qui paie les salaires des Peshmergas, les forces de sécurité du Kurdistan. « Si leurs salaires n’arrivent plus, ils cesseront de marquer leur allégeance à nos dirigeants », m’a dit un Kurde irakien à Erbil. « Nous avons nos propres problèmes ici - à propos de la liberté d’expression et de manifestation - et nous devrions résoudre ces problèmes avant de commencer à parler d’avoir un Etat pour nous. Quoi qu’il en soit, la Turquie est maintenant notre principal partenaire commercial. Mais que diraient-ils si nous proclamions l’indépendance du Kurdistan ? » On peut sans peine l’imaginer.

 21 maiRobert Fisk - The Independent

24 avril 2012 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach 

 


1 Dommages Collatéraux...

USA: toutes les 8 minutes un vétéran américain se suicide. 

Toutes les 8 minutes un vétéran américain qui avait participé à la guerre en Irak se suicide. Selon ce rapport préparé par l’administration d’inspection général américaine commandé par le Congrès, des centaines de milliers de vétérans américains souffrant des troubles mentaux dues à la guerre reçoivent tardivement les soins nécessaires. On dit que le gouvernement américain envisage d’augmenter le nombre de personnel de cette administration pour résoudre ce problème mais cette décision à elle-seule n'est pas suffisant.

IRIB



2-1 Occupation de l'Irak

Etats-Unis

Abu Assur : La Résistance irakienne pilonne les trous des Gangsters US à Bagdad.

Des factions de la Résistance irakienne, a pilonné ce mercredi matin le 23 mai 2012 les trous où se terrent les Occupants US criminels à Bagdad.

Dans un communiqué distribué à la presse, l'Armée des Tabi'in, l'une des différentes factions de la Résistance irakienne, affirme avoir lancé 4 missiles Katuysha contre le siège de l'Occupation US au cœur de la Zone Verte à Bagdad.

Le communiqué en outre affirme que les bombardements ont touché leurs cibles comme constaté par différentes sources et médias indépendants dont la chaine satellitaire Al Sharqia qui a parlé de plusieurs explosions survenues dans la Zone verte ciblée.

Cette opération, indique le communiqué, fait partie de la continuation de la campagne, « L.es flèches du Ciel visent les criminels de la Zone verte » initiée par l'armée des Tabi'in.

Les criminels occupants US déclarent dans leur propagande s'être retirés de l'Iraq. En réalité, les troupes US régulières ont été remplacées par des centaines de milliers de mercenaires qui se terrent dans des bases à travers tout l'Iraq et que la Résistance irakienne bombarde sans relâche.

Armée des Tabi'in

-25 Mai

Traduit par Abu Assur

23 main 2012

Source : جيش التابعين يقصف ما يسمى بالمنطقة الخضراء بأربعة صواريخ

 http://assurbanipal-banipal.blogspot.fr/2012/05/la-resistance-iraqienne-pilonne.html le secrétaire de l'ancien président Saddam Hussein exécuté

 


 


3)Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

La crise politique s'aggrave.

"Le Premier ministre, Nouri Al-Maliki, estime que la crise politique est alimentée par l'étranger", titre le quotidien irakien, en faisant référence à l'activité diplomatique autour des tensions régionales qui ont la Syrie pour épicentre. L'Irak assiste depuis six mois au bras de fer auquel se livrent le gouvernement dominé par les chiites et proche de l'Iran d'un côté, et de l'autre l'opposition sunnite, soutenue par l'Arabie Saoudite. Celle-ci est plus que jamais décidée à obtenir la chute du gouvernement.

http://www.courrierinternational.com/breve/2012/06/08/la-crise-politique-s-aggrave


 Maliki échappe à la défiance, la crise politique continue.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, accusé de travers dictatoriaux, devrait échapper au vote de défiance parlementaire pour lequel militent ses anciens alliés, mais la crise politique qui paralyse l'Irak depuis six mois n'est pas réglée pour autant.

Le président irakien Jalal Talabani a opposé ce week-end une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient depuis plusieurs semaines d'organiser un vote de défiance à l'encontre du chef de gouvernement chiite arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit suite aux élections législatives de 2010.

La lettre du président demandant la tenue du vote a bien "été préparée mais pas transmise au Parlement en raison d'un manque de soutien" à cette initiative, ont annoncé les services de M. Talabani dans un communiqué publié samedi.

Plus de 160 députés avaient initialement soutenu l'idée d'une motion de défiance, parmi lesquels des membres de partis faisant partie de la coalition gouvernementale comme le bloc laïque Iraqiya, les sadristes et les Kurdes, selon le communiqué. Un minimum de 163 votes (sur 325 députés) sont nécessaires pour faire passer un vote de défiance.

Mais 11 des élus ayant donné leur feu vert à la demande se sont par la suite dédiés et deux autres ont gelé leur accord, selon le communiqué de la présidence, qui ne précise par leur appartenance.

M. Maliki s'est félicité de cette nouvelle dimanche et a remercié M. Talabani pour son rôle "constructif". "Je profite de cette occasion pour renouveler mon appel à tous les partenaires politiques à s'asseoir autour d'une table pour négocier et à se montrer ouvert à des discussions sur tous les points de désaccord", a-t-il dit dans un communiqué.

"Je suis certain que nous serons capables de venir à bout des défis et difficultés auxquels nous faisons face", a-t-il ajouté.

Le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr a au contraire estimé que la crise "ne fait que commencer".

Le conflit s'était déclaré en décembre, au moment du retrait des troupes américaines d'Irak, sous l'impulsion d'Iraqiya, bloc laïque mais dominé par les sunnites. Les dirigeants kurdes et sadristes sont depuis également entrés en conflit avec M. Maliki.

Haidar al-Mullah, député d'Iraqiya, a répété dimanche que l'initiative lancée par son mouvement visait à "mettre fin à la dictature", et affirmé qu'un nombre de voix suffisant pourrait être réuni "en une demi-heure".

"Mais le problème, ce sont les pressions exercées sur le président et certains membres du Parlement", a-t-il dit à l'AFP, nommant "de claires pressions iraniennes".

Une rencontre a eu lieu dimanche entre Iraqiya, l'Alliance kurde et le bloc sadriste à Erbil (Kurdistan), à l'issue de laquelle les participants se sont engagés à "continuer d'appeler les forces parlementaires à s'opposer par des moyens légaux à la loi d'un seul homme (...) et à condamner les pressions exercées sur les membres du Parlement", selon un communiqué publié sur le site du président de la région kurde, Massoud Barzani.

Le député kurde indépendant Mahmoud Othman a pour sa part appelé à une "conférence nationale (permettant) un dialogue sérieux". "Maliki doit avoir une nouvelle chance de reconsidérer sa politique car elle déplaît à la moitié du Parlement", a-t-il estimé.

La crise paralyse de fait l'action des institutions politiques du pays -le Parlement n'a adopté aucune loi importante ces derniers mois, à l'exception du budget- et pénalise de plus en plus l'économie, selon les experts.

Le diplomate pressenti pour devenir ambassadeur américain en Irak, Brett McGurk, a mis en garde cette semaine contre des "divisions entre sunnites et chiites extrêmement profondes". "Le spectre du conflit religieux est là, les Irakiens sont toujours en train de s'en remettre, nous devons les aider", a-t-il.

De Salam FARAJ


Les grandes manœuvres

Repère : tourmente irakienne
Le Premier ministre irakien traîne une bien inquiétante accusation, celle de faiseur de guerre aux Irakiens qui ne seraient pas de son bord, ce qui suscite une forte inquiétude au sujet de questions d’une extrême sensibilité que lui, bien entendu, refuse de considérer comme telles.
Comment, en effet, considérer autrement la récente sortie du chef de la région autonome du Kurdistan affirmant, au sujet d’un projet de vente d’armes américaines, que «les F-16 ne doivent pas arriver dans les mains de cet homme. Nous devons empêcher qu’il possède ce type d’armes et s’il les obtient, il ne doit pas rester à son poste» ? En soulevant une question aussi importante, adossée à une accusation d’une telle ampleur, c’est que rien ne va plus en Irak, à supposer que cela allait depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Ce qui n’est pas le cas puisque le fédéralisme, dans sa forme actuelle, a été arraché par différentes parties, envisageant elles-mêmes, autrement, aussi bien les rapports de leurs communautés respectives avec l’autorité centrale et leur avenir, l’option la plus sérieusement envisagée étant celle de la séparation, donc l’éclatement de l’Irak.
Tout juste bon pour exacerber la situation actuelle issue des affrontements intercommunautaires, lesquels ont entraîné d’importants déplacements de populations. Depuis peu, la mosaïque irakienne a cessé d’exister, remplacée par des entités ethniquement homogènes. En décembre 2011, les Etats-Unis avaient donné leur accord pour vendre 36 F-16 à l’Irak. Sans en apporter le moindre élément de preuve, Massoud Barzani prétend que, lors d’une réunion avec des officiers de l’armée irakienne, M. Al Maliki aurait menacé d’utiliser ces appareils pour frapper le Kurdistan, un territoire qui a pris autant de distance que de libertés avec le pouvoir central, comme en témoigne la récente crise du pétrole, le Kurdistan étant accusé de vouloir garder pour lui les richesses contenues dans cette région, sinon de faire de l’Irak un client comme les autres.
Ce n’est donc là qu’un épisode de plus dans ce rapport où Massoud Barzani accuse le chef du gouvernement irakien de se conduire en dictateur en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains. Le Premier ministre irakien reproche, pour sa part, au dirigeant kurde de signer des accords pétroliers sans l’agrément de Baghdad et de se livrer à de la contrebande de produits raffinés vers l’Iran et l’Afghanistan. Se présentant en tant que médiateur entre les deux hommes, le chef radical chiite, Moqtada Sadr, se déclare opposé au renversement immédiat du gouvernement irakien, mais refuse que Nouri Al Maliki puisse se présenter en 2014 pour un troisième mandat, alors même que rien ne l’en empêche, sauf le vote des Irakiens. Sur un autre plan, le Premier ministre turc accuse son homologue irakien, qui vient d’achever une visite officielle en Iran, de «faire un show» pour avoir affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région.
Ce que l’on retiendra toutefois de la réplique de M. Erdogan, c’est son assurance que son pays ne faisait «pas de distinction entre chiites et sunnites», ce qui renvoie à un débat d’une autre nature. Nouri Al Maliki, un chiite, a affirmé que la Turquie était en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à interférer dans les affaires internes de ses voisins. Le prétexte est fourni par la crise syrienne dans laquelle la Turquie soutient l’opposition syrienne, contrairement à l’Irak qui a pris le parti du régime en place. Difficile de croire que la crise syrienne en serait le prétexte, sinon l’unique.
En effet, en une semaine, M. Erdogan a reçu le vice-président sunnite irakien, Tarek Al Hachémi, poursuivi par la justice de son pays qui l’accuse d’avoir dirigé un gang de tueurs, et Massoud Barzani. Comment, dans de telles conditions, ne pas s’interroger sur le rôle de la Turquie, elle qui est, juste après l’Iran, le deuxième partenaire commercial de l’Irak avec un volume d’échanges de 12 milliards de dollars en 2011 que Ankara voudrait porter à 20 ou 30 milliards en 2012 ? Comment envisager ainsi l’avenir, entre Irakiens d’abord et entre l’Irak et ses voisins, si le cadre venait à se brouiller davantage ?
Mohammed Larbi

le 30.04.12
http://www.elwatan.com/international/repere-tourmente-irakienne-30-04-2012-168749_112.php


c) Sur le terrain

Résultat mitigé pour le 4e tour d'enchères pétrolières et gazières.

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique. |

L'Irak a peiné à attirer les grands groupes internationaux lors de son 4è tour d'enchères pour l'attribution de contrats d'exploration gazière et pétrolière, une déception pour ce pays déterminé à devenir un poids lourd énergétique.
Seuls trois des 12 contrats d'exploration proposés à la vente ont été attribués en deux jours de vente à l'encan au ministère du
Pétrole à Bagdad.

Et la plupart des blocs proposés n'ont suscité aucune offre de la part des 47 groupes étrangers présélectionnés pour la vente, parmi lesquels figuraient nombre de grandes majors internationales.
Il s'agissait du quatrième tour d'enchères de ce type depuis 2009 et douze sites, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole, passaient sous le marteau. Mais les précédentes enchères concernaient des gisements déjà existant et non des blocs d'exploration.
"C'est très décevant (pour l'Irak) car (...) leur priorité était d'attribuer les blocs de gaz, puisqu'ils ont un besoin urgent de gaz pour fabriquer de l'électricité et pour l'industrie", a souligné l'experte Ruba Husari, qui dirige le site spécialisé Iraq Oil Forum.
"La leçon à en tirer est que le modèle qui a été proposé ne convient pas pour l'exploration de gaz", a-t-elle ajouté.
Mais Abdel Mehdi al-Amidi, responsable des contrats et licences au ministère du Pétrole, a qualifié la vente d'un quart des lots proposés de "grand succès".
"Avec les 3 contrats (ainsi attribués), il y a 18 contrats en
marche dans le pays. C'est une activité énorme dans le pays", s'est-il félicité.
Le ministre du Pétrole Abdel Karim al-Luaybi a pour sa part souhaité "bonne chance aux compagnies qui ont gagné", les assurant de "tout le soutien du
gouvernement et du ministère du Pétrole dans leur travail". "Notre espoir est d'augmenter les réserves pour les générations à venir", a-t-il lancé.
Mercredi, seul le bloc 9, un territoire de 900 km2 au sud du pays qui pourrait contenir du pétrole, avait été attribué à un consortium composé de Kuwait energy (40%), du groupe turc TPAO (30%) et du groupe émirati Dragon Oil (30%).
Jeudi, le groupe pakistanais Pakistan Petroleum a remporté le bloc 8, un territoire de 6.000 km2 situé dans les provinces de Diyala et Wassit (centre) et qui pourrait receler du gaz naturel. Un consortium mené par le groupe russe Lukoil a pour sa part emporté le bloc 10, territoire de 5.500 km2 dans les provinces de Mouthanna et Zi Qar (sud), et qui pourrait contenir du pétrole.
Comme lors des précédentes enchères, les groupes retenus avaient accepté d'être rémunérés sur une base fixe et non sur la base de contrats de partage de production, qui ont la préférence des grands groupes énergétiques.
La question du pétrole est centrale en Irak, qui compte principalement sur cette manne pour financer sa reconstruction après des décennies de guerre et de sanctions.
L'Irak pompe environ 3 millions de barils de pétrole par jour (mbj) dont 2,4 millions sont exportés et a pour objectif de passer cette année à respectivement à 3,4 mbj et 2,6 mbj.
Quant au gaz naturel, dont l'Irak abrite des réserves considérables (estimées à 3.200 milliards de mètres cubes), il est destiné à alimenter la production d'électricité, très défaillante dans le pays.
Les enchères se sont déroulées sur fond d'atmosphère alourdie par le conflit qui oppose depuis des mois le gouvernement irakien à la région autonome du Kurdistan (nord), qui revendique le droit de signer ses propres contrats énergétiques avec des entreprises internationales, ce que lui refuse catégoriquement Bagdad. La major américaine ExxonMobil, qui a signé l'automne dernier un contrat controversé avec le Kurdistan, s'est ainsi vu barrer l'accès au quatrième tour
.

Ali al-Saadi

31-05-2012

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/irak-resultat-mitige-pour-le-4e-tour-d-encheres-petrolieres-et-gazieres-31-05-2012-2025846.php

 


Attentats contre des oléoducs en Irak, exportations pas affectées (…)

Cinq bombes ont explosé samedi dans un champ pétrolier du nord de l'Irak endommageant deux oléoducs mais n'affectant pas les exportations de brut, ont indiqué des responsables.
Les deux pipelines touchés transportent le pétrole du champ de Bai Hassan dans la province irakienne disputée de Kirkouk vers celui de Ceyhan en Turquie via lequel le pétrole irakien est exporté.
Il y a eu des explosions contre des oléoducs à Bai Hassan. C'était une attaque terroriste, a déclaré Abed Hassan, maire du district.
Un responsable de la compagnie nationale de pétrole a précisé que l'attaque était survenue vers 06H30 (03H30 GMT). Les deux oléoducs ont été endommagés mais les exportations n'ont pas été affectées, a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.
Selon lui, trois autres bombes placées en bord de route ont explosé dans le champ sans faire de dégâts, et deux autres ont été désamorcées par les forces de sécurité.
Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ainsi que celui du Pétrole n'assurent pas la protection dans ce champ et ils comptent sur les tribus habitant à proximité pour le faire mais celles-ci n'ont pas d'armes, a-t-il ajouté.
Le champ de Bai Hassan est situé dans une zone revendiquée par le pouvoir central à Bagdad et les régions kurdes autonomes dans le nord. Environ un quart des exportations de pétrole irakien transite par la Turquie.
En mai, les autorités irakiennes ont indiqué chercher à acquérir des drones de surveillance pour veiller à la sécurité de ses oléoducs et plateformes pétrolières, infrastructures vitales pour la reconstruction du pays et régulièrement la cible d'attaques.
Le pétrole représente les deux tiers du produit national brut irakien et est vital pour la reconstruction des infrastructures détruites lors des guerres et des violences des dernières décennies.
Les revenus pétroliers irakiens ont progressé de 60% en 2011 grâce à une augmentation des exportations et une hausse des prix du brut, selon des chiffres officiels. L'Irak a exporté en 2011 environ 2,1 millions bj.
09 juin 2012 11h41)

AFP



Prisons, exactions & torture

LE SECRETAIRE DE L’ANCIEN PRESIDENT SADDAM HUSSEIN  Abed Hmoud  - EXCECUTE 

Le secrétaire particulier de l'ex-président irakien Saddam Hussein, Abed Hmoud, condamné à mort en 2010, a été exécuté, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère de la Justice, Haidar al-Saadi.

"Il a été exécuté aujourd'hui", a dit M. Saadi. "Le ministère de la Justice a mis en œuvre la peine de mort prononcée contre le criminel Abed Hmoud (...) pour génocide" lors de la répression des chiites dans les années 1980.

Abed Hmoud, aussi connu sous le nom de Abed Hamid Mahmoud, avait été condamné à la peine capitale le 26 octobre 2010, en même temps que d'autres piliers du régime dont Tarek Aziz, ministre des Affaires étrangères et compagnon de la première heure de Saddam Hussein et, qui se trouve actuellement en prison, et l'ex-ministre de l'Intérieur Saadoun Shaker.

Abed Hmoud était représenté par un des quatre as (les trois autres étant Saddam et ses deux fils Oudaï et Qoussaï), dans le jeu de cartes représentant les responsables irakiens recherchés par les forces américaines après l'invasion de 2003. Il avait été arrêté en juin 2003.

Avec son béret toujours vissé sur la tête et les mêmes moustaches que son maître, il était l'un des hommes les plus redoutés du régime car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-le-secretaire-de-l-ancien-president-saddam-hussein-execute-07-06-2012-1470486_24.php

 

 

 
 

AL MANAR : Premiers témoignages à la barre contre le vice-président Hachémi

Des proches de victimes et des témoins ont accusé mardi le vice-président irakien Tarek al-Hachémi d'avoir fomenté des meurtres, à l'ouverture de son procès par contumace à Bagdad.

Hachémi a été accusé en décembre d'avoir dirigé un escadron de la mort, des accusations selon lui sans fondement et lancées à des fins purement politiques.

Ni Hachémi ni ses employés poursuivis en même temps que lui n'étaient présent à l'audience.

Le vice-président se trouvait aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, malgré la demande d'arrestation internationale pour avoir "financé des attaques terroristes" dans son pays diffusée par Interpol.

 L'audience de mardi concernait les meurtres de deux responsables des services de sécurité et d'un avocat.

Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale.

AL MANAR 



Extension des actions ?

Algerie1: Un attentat suicide contre une fondation chiite fait 22 morts.  

 Un attentat suicide à la voiture piégée a détruit lundi le siège d’une fondation religieuse chiite à Bagdad, faisant au moins 22 morts et ravivant la crainte de nouvelles tensions confessionnelles dans un pays plongé dans une grave crise politique.
Ce bilan est le plus lourd pour un attentat individuel à Bagdad depuis l’explosion d’une voiture piégée le 27 janvier près d’un hôpital, qui avait fait 31 morts.
L’attaque, qui a également fait une soixantaine de blessés, a visé l’administration en charge de la gestion des sites religieux chiites d’Irak vers 11H00 (08H00 GMT) dans le quartier de Bab al-Mouazzam dans le centre de Bagdad.
Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et le président du Parlement, le sunnite Ossama al-Noujaifi, ont condamné l’attentat et appelé au calme. Le bâtiment a été « totalement détruit », a déclaré à l’AFP le vice-directeur de la fondation, cheikh Sami al-Massoudi, en soulignant que « des martyrs sont ensevelis sous les ruines ».
L’institution visée était en conflit avec son équivalente sunnite au sujet du contrôle du mausolée chiite Al-Askari de Samarra, une ville majoritairement sunnite située à 110 km au nord de Bagdad.
Ce mausolée avait été la cible d’un attentat le 22 février 2006, lequel avait déclenché une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts dans les années suivantes. Les chiites sont majoritaires en Irak.
L’attaque de lundi « s’est produite après que (la fondation chiite) a procédé à l’enregistrement du mausolée il y a cinq jours, et nous avons reçu beaucoup de menaces. Certains médias ont créé des tensions sur cette affaire », a expliqué cheikh Massoudi. Cette procédure est « légale et constitutionnelle et nous sommes dans notre droit car il s’agit d’un site chiite », a-t-il ajouté.
« Nous n’accusons personne, mais nous appelons les Irakiens à enterrer cette querelle, car il existe un plan pour lancer une guerre civile » à base confessionnelle.
Un porte-parole de la fondation sunnite, Faris al-Mehdaoui a condamné cette attaque qualifiée de « criminelle, lâche et fanatique », et l’action de ceux qui « veulent ramener le pays aux années de violences ».
Il a indiqué à l’AFP que peu après l’attentat, deux obus s’étaient abattus sur le siège de son institution à Bagdad. Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il s’agissait d’une explosion provoquée par une bombe.
Il n’y a pas eu de victimes. Sur les lieux de l’attentat, des dizaines d’ambulances et de secouristes s’activaient pour évacuer et fouiller les décombres, tandis que les proches se rassemblaient à proximité, a constaté un journaliste de l’AFP.
Mohamed, propriétaire d’un restaurant en face du site visé, pleurait, vilipendant la classe politique: « Venez voir les maisons qui ont été détruites sur la tête des enfants ! » « C’était un 4X4 blanc, il (le kamikaze) allait trop vite et il a heurté la porte de la fondation et a explosé.
Tout d’un coup j’ai vu deux de mes employés morts devant moi », a-t-il ajouté, torse nu et couvert de sang avec des points de suture visibles sur ses blessures.
« Maliki et Allawi se disputent pour diriger le gouvernement et nous sommes les victimes », a-t-il dit en allusion au chef du gouvernement et à son rival Iyad Allawi. L’Irak est englué depuis six mois dans une grave crise politique opposant M. Maliki à plusieurs dirigeants sunnites et kurdes qui lui reprochent son autoritarisme.
Le ton s’est durci depuis quelques semaines et le chef religieux radical chiite Moqtada Sadr et le bloc laïque Iraqiya, dont fait partie M. Noujaifi, ont appelé ces derniers jours M. Maliki à démissionner. Alors que le pays continue de faire face à de graves problèmes de sécurité et de pauvreté, l’action des institutions politiques paraît quasi paralysée depuis décembre.

04/06/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/irak-un-attentat-suicide-contre-une-fondation-chiite-fait-22-morts-a-bagdad/

 


4 Lutte pour la libération du territoire

 

Almanar : Hausse du nombre de tués en Irak en mai.

Le nombre d'Irakiens tués dans des violences a augmenté au cours du mois de mai, tout en restant proche des bilans les plus bas enregistrés depuis l'invasion américaine de mars 2003, selon des chiffres officiels diffusés samedi.
Au total, 132 Irakiens dont 90 civils, 20 policiers et 22 soldats ont été tués, selon les données des ministères de l'Intérieur, de la Santé et de la Défense.
 En avril, les violences avaient fait 126 tués. Et le mois de mars 2012 avait été le mois le moins meurtrier depuis l'invasion américaine avec 112 tués, selon les mêmes sources.
Dans le même temps, 248 personnes ont été blessées en mai, dont 115 civils, 80 policiers et 53 militaires. En outre, 20 insurgés ont été tués et 105 autres arrêtés.
L'épisode le plus meurtrier de ces dernières semaines remonte à jeudi, lorsqu'une série d'attentats à la bombe a frappé Bagdad, faisant au moins 17 morts et 57 blessés.

http://www5.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=66769

 

 


 www.levif.be -Belga: Trois policiers et un soldat tués dans des attentats en Irak

Trois policiers et un soldat ont été tués dans des attentats et six autres personnes ont été blessées lundi en Irak, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon un lieutenant colonel de police, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle à Hamam al-Alil, une localité située à 35 km au sud de la ville septentrionale de Mossoul, tuant trois policiers et en blessant deux autres, avant de s'enfuir.

Par ailleurs, des hommes armés ont abattu un soldat à Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, et dans la même région, à Khalès, une bombe a blessé trois policiers, selon un commandant de police et des sources médicales.

Dans le centre de Bagdad, à Karrada, des assaillants ont blessé par balle un lieutenant de police, selon une source du ministère irakien de l'Intérieur.

La violence a nettement(…)  diminué en Irak après le pic de 2006 et 2007, mais elle reste présente notamment à Bagdad, Dyala et Mossoul.

En mai, 132 Irakiens ont été tués, selon les statistiques officielles. (DGO)

11 juin 2012 à 19h21

(Belga)

http://www.levif.be/info/belga-generique/irak-trois-policiers-et-un-soldat-tues-dans-des-attentats-en-irak/article-4000115013243.htm#

 



5 Prisons, exactions. 

AFP : Le soldat US John Russell  inculpé pour meurtre.

Un soldat américain accusé du meutre de cinq autres soldats sur lesquels il avait ouvert le feu sur une base militaire en Irak en 2009 a été inculpé hier, ont annoncé les autorités militaires.

Détenu sur la base Lewis-McChord, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), le sergent John Russell devrait comparaître devant une cour martiale, même si aucune date d'audience n'a été fixée.
Hier, il a été inculpé pour cinq assassinats, une agression violente et une tentative de meurtre.

Il encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable, précise un communiqué de la base Lewis-McChord. John Russell est accusé d'avoir abattu le 11 mai 2009 cinq autres soldats et d'en avoir blessé trois autres dans un hôpital soignant les traumatismes de guerre sur la base Liberty à Bagdad.
Cette attaque d'un Américain contre ses compatriotes n'était pas exceptionnelle en Irak à cette période.

L'année précédente, un autre sergent avait tué deux de ses supérieurs sur une base dans le sud du pays.

AFP

Mis à jour le 19/05/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/19/97001-20120519FILWWW00301-un-soldat-us-inculpe-pour-meurtre-en-irak.php



 Les voisins

 Turquie

Tension Irak-Turquie: Bagdad convoque l’ambassadeur turc.  

Les autorités irakiennes ont convoqué l'ambassadeur de Turquie pour protester contre les propos du Premier ministre turc sur la situation intérieure en Irak, indiqué lundi sur son site en anglais le ministère des Affaires étrangères.  
"Le vice-ministre des Affaires étrangères Labib Abbawi a convoqué dimanche au ministère M. Yunus Demerer pour lui faire part de la protestation énergique du gouvernement irakien après les récentes déclarations de M. Recep Tayyip Erdogan, concernant la situation politique en Irak, qui sont une ingérence inacceptables dans les affaires intérieures du pays", affirme le communiqué.
M. Abbawi a exprimé "l'espoir de voir le gouvernement turc cesser de donner ce genre de déclarations qui portent atteinte à la souveraineté de l'Irak et de s'en tenir à la diplomatie pour exprimer son point de vue sur la situation actuelle dans les deux pays et dans la région afin de maintenir des relations bilatérales fortes".
Jeudi, Erdogan avait accusé le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir, et d'"égocentrisme" politique.
Le Premier ministre irakien avait répliqué le lendemain en accusant la Turquie, d'être en train de devenir un ennemi dans la région en cherchant à la dominer et à s'ingérer dans les affaires internes de ses voisins.
"Poursuivre sa politique intérieure et régionale va nuire aux intérêts de la Turquie et en faire pour tous un Etat hostile", avait-il dit dans un communiqué.
Poursuivant la polémique, M. Erdogan avait répondu samedi: "Si nous donnons trop la parole à M. Maliki, nous lui offrons l'occasion de faire un show, il n'y a pas besoin de l'encourager dans sa recherche de prestige", a déclaré à Istanbul M. Erdogan
Rappelons que la Turquie a récemment provoqué Bagdad en accueillant le vice-président irakien, Tarek Hachemi, accusé de diriger des escadrons de la mort en Irak.

Hachemi refuse de se rendre à la justice irakienne.

24/04/2012

IRIB



 

12/06/2012

n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?


n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Dossier de la Côte d’Ivoire  

n°32                              11-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Hassane Magued : Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA.

3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani : Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.



Tiré à part :

Hassane Magued :Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2412-cote-divoire-france-ouattara-est-desormais-un-poulet-sans-proprietaire-.html



Dossier

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

«Le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.»

Le 18 juin 2012, c’est le jour où le monde entier va suivre la justice internationale à l’épreuve de sa crédibilité. Ce sera à l’occasion de l’audience de confirmation des charges retenues contre le Président de Laurent Gbagbo.

Les QG antagonistes sont à pied d’œuvre, les uns pour apporter la preuve de la culpabilité de Laurent Gbagbo, les autres pour apporter la preuve de son innocence.  Ce sera incontestablement l’une des batailles juridico politiques les plus « mortelles » du 21e siècle. Pour ma part, je m’étais déjà mêlé de la partie en publiant le 5 décembre dernier ‘‘mes propositions pour la défense de Laurent Gbagbo’’. Aujourd’hui encore, j’ai décidé de refaire la même chose en répondant à l’appel de ACC-COMMUNICATION, cette plateforme de communication bénévole mise en place par des internautes aux nationalités multiples au service du combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ma confiance dans la compétence de Me Altit et de ses collègues au sein du collège d’avocats de la défense reste inébranlable. Mais, le juriste que je suis ne pouvait pas s’empêcher de ressentir la nécessité d’apporter en contribution sa modeste expertise après étude du dossier. Ma contribution est d’autant plus précieuse pour les avocats de Laurent Gbagbo que la vigilance et le coup d’œil, à cause de la nature humaine, ne sont pas toujours garantis par la profession ou la responsabilité qui les suppose. Ma contribution vise aussi et surtout à aider le citoyen lambda à comprendre comment les choses fonctionnent dans cette procédure.

 

Avant d’aborder la stratégie de défense à proprement parler (II), il faut bien savoir ce que c’est qu’une « audience de confirmation de charges » et comment les choses se passeront (I).

I- SAVOIR COMMENT LES CHOSES SE PASSERONT A L’AUDIENCE DU 18 JUIN :

Le 18 juin prochain, il s’agira de l’audience de confirmation des charges. Aux termes de l’article 61 du statut de Rôme, la Chambre préliminaire devant laquelle se déroulera l’audience va confirmer ou infirmer les charges sur lesquelles le Procureur se fonde pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé. Cela signifie qu’à ce niveau, on n’est même pas encore au stade du jugement. Et c’est tout l’enjeu de cette audience. Le Procureur viendra pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI en apportant toutes les preuves qui doivent convaincre la chambre que celui-ci a commis les crimes qui lui sont imputés (article 61.5). Laurent Gbagbo et sa défense seront là pour démontrer avec preuves à l’appui que même si les crimes désignés ont existé (éventuellement), Laurent Gbagbo ne les a pas commis. A l’issue des débats aux cours desquels la défense a la possibilité de contester les charges et les preuves du Procureur, la Chambre préliminaire se prononcera pour dire si oui ou non « il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis chacun des crimes qui lui sont imputés » (article 61.7).  Notons qu’à ce niveau, il y a trois cas de figure : 1. La Chambre préliminaire confirme les charges et renvoie Laurent Gbagbo devant la Chambre de 1ère instance pour être jugé (c’est là que débute le procès) ; 2. La Chambre préliminaire ne confirme pas les charges pour défaut de preuves suffisantes et prononce la relaxation de Laurent GBAGBO ; 3. La Chambre préliminaire ajourne l’audience et demande au Procureur de procéder à d’autres enquêtes ou d’apporter d’autres éléments de preuves.

En définitive, il faut retenir que l’audience du 18 juin est une audience à triple issue alternative : ou bien Laurent Gbagbo sera purement et simplement relaxé pour défaut de preuves suffisantes contre lui, ou bien il sera traduit en jugement si les charges sont confirmées. Si la deuxième possibilité se produit (ce qui n’est pas souhaitable mais reste probable), alors il ne restera à la défense qu’à plaider pour l’exonération de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo et éventuellement pour l’atténuation de la peine. Pour ma part, vu la complexité du dossier, je crois que c’est plutôt la troisième possibilité qui se produira. La Chambre préliminaire, devant les arguments et preuves irrésistibles de la défense de Laurent Gbagbo ne voudra pas prononcer aussi facilement le non-lieu. Elle se réfugiera derrière l’ajournement de l’audience.

I-                   SUR LE FOND :

Selon l’acte d’accusation, la responsabilité individuelle pénale de Laurent Gbagbo serait engagée en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de viols, meurtres, actes inhumains et actes de persécutions. Car, soutient la Chambre, lui et « son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait, dans le cours normal des évènements, à la commission des crimes susmentionnés ». Etant admis que Laurent Gbagbo n’est pas lui-même auteur des crimes mentionnés, on devine bien que l’accusation n’a pas autre issue que d’établir un lien entre ces crimes et des ordres qu’il aurait donnés. Sur la base des éléments concrets de faits qu’il a à sa disposition, le conseil de défense réagira à ces accusations qui n’ont pour fondement que la supposition. La mention « dans le cours normal des événements » constitue l’épicentre des charges. Cette mention est en mission dans l’acte d’accusation et sa mission est d’établir que Laurent Gbagbo a donné des ordres avec l’intention délibérée de faire commettre les crimes susmentionnés. Car en effet, des ordres supposés ou réels donnés par un Président de la République pour la défense des institutions, des personnes et des biens ne signifient pas ordres de tuer des civils innocents ou de violer. A ce propos, je doute fort que l’accusation soit capable de produire des éléments sonores, écrits ou vidéo qui montrent bien Laurent Gbagbo en train de donner de tels ordres. A défaut de ce type de preuves intangibles, il ne reste que les témoignages. Et c’est justement ce qui explique la possibilité que Phillipe Mangou et Kassaraté, si l’on s’en tient à la rumeur, aillent témoigner contre Laurent Gbagbo en tant que personnes qui auraient directement reçu les ordres de lui. Si c’est le cas, c’est que l’on a du les rassurer qu’ils ne seront pas eux-mêmes épinglés par leurs propres témoignages en leur lisant l’article 33 du Statut de Rôme qui protège les auteurs de crimes qui ont agi sur ordre hiérarchique. L’article 33 prévoit que la personne qui a commis un crime sur ordre d’un gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique est exonérée de la responsabilité pénale si elle avait l’obligation légale d’obéir aux ordres du gouvernement ou du supérieur en question. Mais encore, faudrait-il que ces témoignages eux-mêmes soient soutenus par des preuves tangibles au risque d’être classés au rang des témoignages quelconques. En tout état de cause, l’issue de cette audience, comme tout débat juridique, est tributaire de la valeur des éléments de preuves et la pertinence des plaidoiries dans une ambiance contradictoire.

Si les charges sont confirmées, le combat aura été plombé mais ne sera pas pour autant irrésistiblement perdu. Il restera alors à Laurent Gbagbo d’invoquer les motifs d’exonération de la responsabilité pénale. Il s’agit d’abord de la légitime défense. Pour cela il faudra clairement établir la chronologie des évènements qui permettra d’identifier les actes d’agressions délibérées et les actes de légitime défense. Car si la loi n’encourage pas l’auto justice, elle ne condamne pas non plus les sujets de droit à la poltronnerie suicidaire face à une agression réelle et actuelle. Ensuite, il faut établir la légalité et la légitimité des ordres même supposés que l’accusation tente d’attribuer à Laurent Gbagbo en invoquant les devoirs de protection de l’Etat que la Constitution impose au Chef de l’Etat. Je n’en dirai pas plus au risque d’être accusé de basculer dans un pessimisme préventif. Nous y reviendrons si le cours des événements nous l’impose.

Avant même d’en arriver aux mobiles des ordres supposés ou réels ayant provoqué les crimes, il serait bien que le Conseil de défense rappelle le statut que Laurent GBAGBO avait durant la période de commission des crimes mentionnés, c’est-à-dire du 16 décembre 2010 au 12 avril 2010. Si la question est de savoir qui est responsable des violences postélectorales, cela ramène à trouver celui qui a perdu les élections et qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Sur cette question, l’accusation dit que Laurent Gbagbo est le coupable parce que c’est lui qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Là dessus, au nom du principe de la présomption d’innocence que la CPI reconnait, la charge de la preuve pèse alors sur l’accusation. Cela signifie qu’il revient au Procureur de démontrer que Laurent Gbagbo a perdu les élections. Si la CPI veut vraiment convaincre et non assujettir les sujets de droit en conflit dans cette affaire, elle est obligée sur ce point, de rappeler le dispositif légal ivoirien en matière de proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Elle est obligée de lire la loi ivoirienne et de rappeler à Laurent GBAGBO que pour qu’un candidat se considère comme vainqueur d’une élection en CI, il faut que le Conseil Constitutionnel le déclare puis l’investisse comme tel. Après cela elle pourra alors tirer la conclusion qui s’impose.

CONCLUSION :

Bien malin qui pourra pronostiquer sur l’issue de cette affaire. A partir des signes que j’ai pu observer jusque là, ou par exemple, pour la première fois dans l’histoire de la CPI, un procureur écrit à un potentiel acteur d’une affaire pendante à la Cour pour saluer la promotion politique de celui-ci, il est fort probable que le 18 juin, la politique se présente là où on attendait le droit. Car faut-il le rappeler encore, la Cour Pénale Internationale est probablement le ring que les plus forts du monde ont inventé pour frapper les plus faibles en utilisant le droit comme gants !...

Fait à Paris le 24 Mai 2012

ARSENE TOUHO
Juriste, Politologue, Ecrivain
arsene_touho@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=5233


1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

La situation de la Côte d’Ivoire, version post-électorale, continue de cristalliser l’attention des uns et des autres.

Pire, tel un navire qui tangue, l’on se demande si ce pays

Les raisons:

Malgré le changement de régime qui y a eu lieu depuis avril 2011, le pays peine à retrouver ses repères avec monsieur Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Ce dernier l’a lui-même reconnu au cours d’une récente interview dans laquelle il demande aux ivoiriens de rester encore patients. Dans cette Côte d’Ivoire, le constat des lieux montre qu’à ce jour, plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont toujours incarcérés dans de nombreuses prisons à travers le pays. Il y a en outre, la situation des milliers d’exilés ivoiriens, jugés proches de Laurent Gbagbo,  qui ne sont pas encore rassurés de rentrer chez eux. Certains se sont même vus fraîchement, lancer des mandats d’arrêts internationaux, quand d’autres doivent continuer de survivre avec leurs avoirs gelés. Le pays lui-même vit au rythme de  l’insécurité galopante, si bien que la mission des experts de l’Onu venue récemment en Côte d’Ivoire s’en est préoccupée, en tirant la sonnette d’alarme. Cette mission recommandait entre autres, au régime d’Alassane Ouattara : « la création d’une armée, d’une police et d’une gendarmerie démocratiques (…), et la démobilisation de tous les miliciens qui sont encore en armes ». Si à ce tableau déjà sombre, nous ajoutons l’état d’esprit des populations confrontées à la flambée des prix des aliments de premières nécessité et pratiquement désabusées par les promesses de milliers d’emplois non tenues ; une opposition qui n’en finit pas de crier son indignation grandissante devant l’inflexibilité du régime en place,…Bref, les choses ne s’annoncent pas telles que prévues, avec monsieur Ouattara. La Côte d’Ivoire va mal et cela ne fait que perdurer.

Au fil du temps, la Côte d’Ivoire est en train d’offrir  au monde, le spectacle peu reluisant d’un pays buté à une situation dans laquelle les nouvelles autorités semblent peu enclines à trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux qui mettent en cause la cohésion sociale donc le développement de la nation toute entière. Dès lors, on se retrouve en plein, dans un Etat où rien ne semble précisément évoluer dans le sens de l’apaisement social. C’est ainsi que le besoin d’action se fait sentir. Un besoin de faire bouger les choses, si tant il est vrai que ceux qui en ont naturellement la charge, rechignent à le faire. Ce qui pourrait, bien évidemment conduire à tous les schémas de résolutions possibles, voire les plus extrêmes et radicales.

A moins qu’il ne souhaite faire face à cette levée de boucliers qui mettrait en péril son régime,  plusieurs pistes de solutions se présentent à monsieur Ouattara. La plus plausible :
Décrisper l’atmosphère socio-politique

Au nom de la paix et de la cohésion nationale, on pourrait demander à monsieur Ouattara, de libérer sans condition tous les prisonniers politiques et militaires, d’annuler tous les mandats d’arrêts lancés contre les opposants, de favoriser avec des actes concrets à l’appui, le retour des exilés, d’initier un dialogue permanent et franc avec l’opposition, notamment celle proche de Laurent Gbagbo. On pourrait aussi lui demander d’amener ses militants et alliés, notamment les plus extrémistes, à abandonner toute velléité de vengeance. Et pourquoi ne pas finalement, lui demander d’abandonner au nom de l’Etat de Côte, toutes les charges contre son adversaire Laurent Gbagbo actuellement détenu à la Cpi. Le tout bien sûr dans un langage invitant à l’apaisement et à un jeu politico-démocratique sain. Serait-ce trop lui demander ? Et pourtant il le faut, s’il souhaite dès à présent sortir des pressions croissantes qui se resserrent autour de son pouvoir.

Le dilemme

En temps de crise, les politiques les plus flexibles sont les meilleurs, dit-on. Mais monsieur Ouattara a-t-il les coudées franches pour instaurer en Côte d’Ivoire une l’atmosphère socio-politique enfin décrispée? N’est-il pas pris à son propre-piège qui a consisté dès sa prise de pouvoir, à se prouver et à montrer, coûte que coûte, à ses partisans et alliés qu’il était capable « d’effacer » les traces de Laurent Gbagbo ?

D’autre part, lui demander ainsi de décrisper l’atmosphère socio-politique ivoirien, geste salutaire puisse cela paraitre, pourrait renforcer ses adversaires dans leur conviction qu’ils ont raison depuis le début, lorsqu’ils clament que monsieur Ouattara est dans le faux. Par conséquent, toutes ces mesures tantôt suggérées, si éventuellement elles étaient appliquées par lui, certes permettraient de relâcher la pression, mais ne sauraient suffire à le laisser continuer à diriger ce pays.

Ce qu’il nous faut alors comprendre ici c’est que, aux yeux de nombreux ivoiriens, c’est moins la politique d’Alassane Ouattara qui pose problème, mais bien plus ce qu’il représente et surtout les circonstances dans lesquelles il accède au pouvoir en Côte d’Ivoire. Monsieur Alassane Ouattara qui incarne cet économiste ultralibéral, en alliance depuis le début, avec les institutions occidentales ayant assis leur domination économique et financière sur les Etats africains pauvres, accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, précédé des bombes françaises et onusiennes. Or, une simple analyse historique montre bien que depuis plus de 20 ans, un grand vent de changement  démocratique est en train de souffler sur nombre de pays africains et singulièrement sur la Côte d’Ivoire. Une période particulière, décrite comme celle où les africains, les ivoiriens, réclament plus d’indépendance, souhaitent de plus en plus affirmer leur désir de liberté et de souveraineté à la face du monde. C’est alors que fait irruption sur la scène politique ivoirienne, Alassane Ouattara, le président « Reconnu » par la « Communauté internationale », terme sous lequel se cachent en réalité la France et ses alliés occidentaux, ennemis déclarés contre tout projet souverainiste et émancipatrice en Afrique, frustrant du coup cet idéal de liberté et d’émancipation entamé depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire.

Retenons donc que les difficultés auxquelles se trouvent aujourd’hui confrontée la Côte d’Ivoire, trouvent leurs origines bien plus en amont. C’est un désir général et profond de changements significatifs qui est exprimé. Une soif de libération des griffes de l’oppresseur quel qu’il soit.  Et la situation actuelle de la Côte d’Ivoire prouve bien que cet homme, Alassane Ouattara au pouvoir, n’est pas l’homme indiqué, encore moins  celui qui arrive au moment opportun. Pour ainsi dire, le changement brutal de régime opéré en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, n’est pas celui qu’il fallait. Il est donc est inapproprié eu égard ce désir de liberté caressé par tant d’ivoiriens qui aujourd’hui s’interrogent certes, mais qui n’entendent pas se laisser distraire. Ainsi donc, tant que Ouattara demeure au pouvoir et qu’il persiste à laisser pourrir les choses ; tant que Laurent Gbagbo, président renversé et acteur-clé de la crise en Côte d’Ivoire demeure dans les geôles de la Cpi, tel un idéal de liberté inachevé, les tensions persisteront et nous devrions naturellement nous attendre à vivre des situations où les positions se radicalisent d’avantage et deviennent bien pire que celles que connait aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Si tel devra être le cas, que fait-on donc maintenant ?

Marc Micael

29 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2401-marc-micael.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANCAIS MICHEL BAGBO.

« Fils de son père » ! Tel est de l'aveu même du gouvernement Ouattara, le motif informel de 13 mois de détention sans jugement, aggravée de conditions dégradantes et de mauvais traitements, du français Michel Gbagbo, jeune universitaire de 42 ans sans responsabilités politiques.

Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011,par les forces spéciales françaises, ainsi que sa famille et plusieurs centaines de civils, livré aux milices FRCI, après avoir subi un calvaire sanglant au Golf Hôtel, il est détenu sans jugement dans un des Goulags du nord ivoirien, dans la ville de Bouna, depuis 13 mois .
Après quatre mois de détention arbitraire, une inculpation pour des motifs fantaisistes et invraisemblables lui fut notifiée, dans le but évident de donner une apparence légale à cette situation de non-droit.

Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé à l'isolement dans une clinique d'Abidjan, son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011. C'est pourquoi les «organisations des droits de l' homme » et de défense des prisonniers d'opinion devraient faire de son cas une des priorités de leurs campagnes internationales.
Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes , nous demandons :
- la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d'Abidjan

- sa libération la plus rapide possible

- et son transfert médicalisé en France où l'attend sa famille
Cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien, préalable espérons le, à d'autres -tels la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
Paris, 16 Mai 2012
Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6891



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara.

Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.  

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO.  

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

 

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

 

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

 

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

 

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

 

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

 

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

 

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

A Très bientôt.

Hassane Magued

mercredi, 06 juin 2012

 afrik53.com

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3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

ENTRETIEN DE OUATTARA : UN TISSU DE MENSONGES 

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO:CLARIFICATIONS ALA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI.

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. 

C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

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3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani :Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

Dans moins d’une quinzaine de jours, s’ouvrira l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo.

Un événement qu’attendent avec beaucoup d’impatience et d’espoir les démocrates du monde entier, particulièrement les Africains et Ivoiriens de la diaspora qui s’organisent pour marquer un grand coup à La Haye.

Le président Laurent Gbagbo reste pour la grande majorité des démocrates ivoiriens et africains une figure emblématique. Depuis son transfèrement à la prison de Scheveningen au mois de novembre dernier, les mouvements de soutien surabondent et ils sont nombreux ceux qui s’apprêtent à arpenter les rues de La Haye pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération au moment où il sera face aux juges le 18 juin prochain.

Loin d’entamer leur détermination, les manoeuvres du duo Alassane Ouattara - Luis Moreno Ocampo pour couler celui en qui le peuple ivoirien continue de se reconnaitre apparaissent aujourd’hui comme le ferment de l’engagement. C’est pourquoi, au lende main du séjour suspect du procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo à Abidjan, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour assurer une mobilisation exemplaire. Le mercure monte et à ce jour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Canada, l’engouement est total. Sur le Vieux continent, la mobilisation s’organise principalement à partir de la France où il y a une forte concentration d’Africains et Ivoiriens déterminés à se battre jusqu’au bout pour dénoncer l’imposture de Ouattara et l’injustice faite à Laurent Gbagbo.

Les différents mouvements de résistance engagés dans le combat pour la libération du président Gbagbo rivalisent d’ardeur et tout est prétexte actuellement pour mobiliser les troupes en direction de La Haye. Ainsi, en Grande Bretagne, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, etc. Les patriotes ivoiriens et les démocrates européens qui ont compris que Laurent Gbagbo est victime d’un complot international préparent le déplacement au Pays- Bas. Sur place, des dispositions ont été déjà prises pour assurer gite et couvert à un grand nombre de personnes.

Des différents pays, des convois sont organisés à l’effet de soutenir celui qui fait de la défense des droits des africains et de l’Afrique son crédo. Pour ce procès que l’on pourrait qualifier d’historique au cours duquel aura lieu la confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo, des T-shirts à son effigie ont été confectionnés que tous arboreront le jour de l’audience. Une idée bien originale pour envoyer un signal fort à la communauté internationale quant à la popularité de celui que Ouattara tente de présenter comme  un criminel.

Pour ses compatriotes et bon nombre d’Africains et Européens, Laurent Gbagbo est un grand défenseur de l’Afrique victime de l’impérialisme des Occidentaux. Contre toute attente, depuis son arrestation consécutive aux bombardements intensifs de l’armée française sur sa résidence, puis son transfèrement à La Haye, le «Woody de Mama» est resté digne et sa cote de popularité s’est accrue à un rythme exponentiel. Du côté des avocats chargés de sa défense, avec maitre Altit en première ligne, c’est la grande sérénité à quelques jours du 18 juin.

Hermann Djea et Emmanuel Akani

   

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7104


3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort, assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi, demain c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

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Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Abidjan 21 Mai 2012)

 Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.

Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.

De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.

Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.

Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :

1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;

2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;

3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;

4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;

5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire

Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3-1 La justice des vainqueurs

3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs  inculpation.

3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.

3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)

3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3-2 L’insécurité galopante et rapprochée

3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illettrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.

3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3-3 Le jeu démocratique dévoyé

Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.

Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.

Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.

De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3-4 La reconstruction de la paix : mesures générales

Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :

1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;

2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;

3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;

4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;

5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;

6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;

7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;

8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;

Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes. 

Conclusion

De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.

Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

Délégation du FPI :

1- NGUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41

2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

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11/06/2012

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1 - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1  - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

    n°31                              10-05 au 10-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1

Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»:

2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

2-2 KOBAZEYRET Laurent : HOLLANDE COMME OBAMA?.

2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.

Les grandes manœuvres

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

3 Cour pénale internationale -

4 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 



Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Mamadou Koulibaly, Président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) 

Après une analyse à froid et méthodique de son programme, de ses promesses, de ses annonces et de ses réalisations, LIDER affirme que le président de la République a fait ce qu’il n’a pas dit et dit ce qu’il n’a pas fait.

Il n’avait pas dit qu’il plomberait le budget de l’Etat pour s’acheter un avion pour ses nombreux déplacements, souvent d’ordre privé, à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait les fonds publics pour agrandir sa maison personnelle et la transformer en palais. Il n’avait pas dit qu’il triplerait le budget de souveraineté pour l’amener à 300 milliards de francs CFA, et qu’il en confierait la gestion, en toute opacité, à son petit frère. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait l’argent du contribuable ivoirien pour financer l’ONG de son épouse, ni qu’il lui confierait la gestion de la microfinance en Côte d’Ivoire. Il n’avait pas dit qu’il abandonnerait les Ivoiriens dans la mi-sère pendant qu’il passerait son temps à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il instituerait la doctrine du rattrapage ethnique comme politique de gouvernement. Il n’avait pas dit qu’il ferait exploser le coût de la vie de sorte que le panier de la ménagère en soit réduit à une peau de chagrin, pendant que lui, sa famille et son gouvernement se permettent des dépenses somptuaires.

Par contre, Alassane Ouattara avait promis la gratuité des soins, mais il ne l’a pas fait. Il avait promis un gouvernement de 25 membres; ce sont 40 ministres qui gloutonnent le budget de l’Etat. Il avait dit qu’il allait améliorer la qualité de vie des Ivoiriens; la condition de vie des ménages s’est détériorée de façon abrupte. Il avait promis 200.000 nouveaux emplois par an; il est l’homme par qui le chômage ethnique et technique est arrivé. Il avait promis l’ouverture d’universités dans chaque région; il a jeté 30.000 étudiants à la rue en fermant celles qui existaient. Il avait promis une justice impartiale; aucun des criminels de son camp n’a été incarcéré à ce jour.

La liste est infinie, mais LIDER ne se lassera pas de pencher son flambeau sur l’action d’Alassane Ouattara afin d’éclairer les Ivoiriens sur la vacuité de ses promesses et l’inefficacité de son programme.

Les conférenciers : Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry.

Source: Bulletin "LIDER NEWS 4", mi-mai 2012

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Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

 La présente Chronique est un droit de réponse à Alassane Ouattara, après son interview avant-hier sur RFI (Radio France Internationale).

Cette interview, qui doit être comprise comme une tentative désespérée de faire parler de lui en bien auprès du nouveau pouvoir français, nous aurait laissés indifférents, si les propos tenus par le sieur Alassane Ouattara s’étaient limités aux mensonges et aux promesses roublardes auxquelles nous sommes déjà habitués comme une marque déposée de son imposture en Côte d’Ivoire.

Mais au cours de cette interview, Alassane Ouattara a parlé de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, comme d’une personne qui mérite d’être enlevée et déportée à la Haye par les Colons au service desquels il conduit son projet d’imposture, alors que Président en exercice, Laurent GBAGBO a été agressé militairement et a survécu à une tentative d’assassinat conduite par Nicolas Sarkozy sur demande du même Dramane Ouattara en avril 2011, tout simplement parce qu’un contentieux électoral est né suite à une élection présidentielle à laquelle à participé Alassane Ouattara en qualité de candidat ne remplissant pas les conditions, c’est-à-dire,de candidat exceptionnel.

Le contraire de ces propos nous aurait étonnés si nous ne connaissions pas l’histoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Mais sans être étonnés, nous tenons à dire aux Résistants et Patriotes africains qui se sont sentis blessés par ces propos normaux venant de la bouche d’un homme anormal, qui n’est rien d’autre qu’un faussaire patenté, un fou de l’argent volé et un abonné notoire aux assassinats de civils, de femmes et d’enfants comme en témoignent tous les rapports produits par des ONG internationales dites de défense des droits de l’Homme, eh bien nous tenons à dire à toutes ces personnes choquées par les propos d’ Alassane Ouattara, que pour un psychopathe, la chose anormale, c’est d’être un citoyen normal.

Si donc Alassane Ouattara, du sommet de son imposture à la tête de la Côte d’Ivoire estime que le Président GBAGBO qui en 10 années à la tête de l’Etat cumule une maigre fortune de 700 millions de francs CFA, alors qu’après 19 voyages en France sur une période de 12 mois, les dépenses en kérosène d’Alassane Ouattara ont coûté mille cinq cents trente neuf (1 539) millions de francs CFA aux Ivoiriens soit la somme de 81 millions en aller et retour pour un avion qui consomme 6,7 millions de francs CFA (13 000 USD) par heure de vol, allez-y comprendre quelque-chose.

Si Alassane Ouattara, qui a appelé à une attaque armée de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent GBAGBO demandait un simple recomptage des voix suite à la fraude massive perpétrée par ce même Alassane Ouattara lors des élections présidentielles de novembre 2010, trouve qu’après avoir provoqué le massacre en moins de 7 jours, d’au moins 5 000 civils dans les régions jugées pro-GBAGBO, c’est Laurent GBAGBO qui mérite d’être la Haye et lui l’initiateur et l’instigateur des massacres de civils doit être dans un Palais Présidentiel, allez-y comprendre quelque chose.

Si Alassane Ouattara, pour continuer à mériter le soutien des occidentaux qui se sont servis de lui et se sont associés à son business de la mort, du pillage et de l’Immoral, fait l’apologie du terrorisme d’Etat à l’international auquel s’est adonné la France de Nicolas Sarkozy en 2011 et que François Hollande entend perpétuer en Côte d’Ivoire, pourquoi devons-nous trouver cela anormal et choquant?

Nous vous l’avons déjà dit. Aucun homme normal ne peut renoncer à son pays d’origine, renoncer à sa mère, se faire passer pour le fils d’une autre femme dans un pays qui n’est pas le sien, semer la mort et la désolation dans ce pays pendant plus de 10 ans, tout juste pour se faire appeler président de ce pays, alors qu’il n’en est ni un citoyen au sens du droit ni un élu au sens constitutionnel du terme.

Alors permettez-moi d’insister. Alassane Ouattara est un grand malade. Il a besoin d’être soigné et mis en quarantaine, pour son propre bien et pour celui des Ivoiriens. N’accordez donc aucune attention à ces propos. Concentrez-vous sur la mobilisation à l’International autour du Président GBAGBO.

Pour les grands maux dont souffre ce cynique et sinistre individu, il y aura des grands remèdes. Et croyez-moi, le léger retard n’empêchera pas votre bonheur d’être immense et votre soulagement d’être définitif.

Nous avons déjà fait l’essentiel. Mais celui qui tient la trompette insiste pour dire qu’il attend un Signe. Il nous rassure qu’il sait que le fruit n’est plus vert, qu’il a exagérément jauni parce que les bêtes l’ont perforé de toute part, mais il faut bien qu’il reçoive le Signe. Et il ajoute que si nous bâtissons sans le Signe venant du Bâtisseur, nous travaillerions en vain.

Alors, nous nous impatientons. Mais nous obéissons. C’est tout.

Sinon, Il N’Y A RIEN EN FACE !

A Très bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente N°00268/05/12

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7053



1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»: .

Pour Jeune Afrique - sous la plume d’André Silver Konan - la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes.

Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le bien être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie, l’ont toujours guidé en politique. Pendant ses dix ans au pouvoir, cela s’est toujours vérifié. Même lors de son transfèrement à la CPI, cette dernière après plusieurs mois de recherche, ne lui a trouvé aucun compte bancaire dans aucune banque européenne ou américaine, et dans aucun paradis fiscal.

Et voilà que Jeune Afrique nous apprend dans sa parution d’hier que « L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo n’est pas aussi indigent que cela ». Et que « de source judiciaire, 741 071 364 francs CFA (soit environ 1,13 million d’euros) ont été découverts sur un compte bancaire ouvert à son nom à Abidjan ».
Pour des économistes au pouvoir, ayant fait leurs classes au FMI et à la BCEAO en tant que directeur général adjoint et gouverneur, cette révélation arrive bien tard. On aurait pu penser que le gouvernement Ouattara aurait pu le savoir dès les premiers jours de son installation. Mais arrivant un an plus tard, on se pose des questions, surtout que en plus d’être accusé d’être coauteur indirect de crimes de sang et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo est également accusé par Ouattara de crimes économiques. 

Selon Jeune afrique, « Le compte bancaire de Laurent Gbagbo sur lequel ont été découverts les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) est logé à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale en France) ».

Il aurait été ouvert fin octobre 2000 par les services de la direction administrative et financière de la présidence ivoirienne, juste après la prestation de serment de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.

Toujours selon notre confrère panafricain, « Ce compte a été régulièrement approvisionné à partir de juillet 2002, quand Gbagbo a signé un décret déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République. Ce décret, daté du 17 juillet, fixait le salaire du président de la République à 9 584 580 FCA (14 632 euros). Une somme qui a été dès lors régulièrement versée sur le compte de la SGBCI. Le compte devrait contenir plus d’un milliard de francs CFA si des transferts de fonds vers d’autres comptes n’ont pas été effectués entre-temps ».

Comme on le voit, c’est bien le salaire de Laurent Gbagbo, qu’il avait fixé publiquement à 9 584 580 FCA (14 632 euros), qui a transité sur ce compte. Et selon un proche de Laurent Gbagbo joint par IvoireBusiness sous couvert d’anonymat, le Président Gbagbo, via ses avocats, a tenu informé la CPI de l’existence d’un tel compte bancaire.

Mais ce compte bancaire est gelé par la justice ivoirienne qui le poursuit par ailleurs pour crimes économiques. Ce qui fait qu’il bénéficie de l'aide judiciaire de la CPI.

 

En effet, ses frais judiciaires s’élèvent à 900 millions de francs CFA (1,3 million d’euros, NDLR). C’est dire que même si les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) logés à la Société générale lui étaient restitués, Laurent Gbagbo ne pourrait toujours pas faire face à ses frais de justice.

Le Scoop du « siècle » de Jeune afrique tendant à discréditer Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un détourneur de deniers publics, est donc un faux scoop. Il campe juste dans le sensationnel et dans l’émotionnel. Et rappelle étrangement les soit disant 50 millions de FCFA attribués à Thomas Sankara et découverts par Blaise Compaoré dans son palais, lors de son coup d’Etat.

Tout le monde avait compris que le beau Blaise voulait justifier l’assassinat de son ami en le faisant passer pour un vulgaire voleur. 

Il n’a jamais réussi à le faire car le prestige de Thomas Sankara est toujours aussi haut dans les esprits de millions d’africains.

Il en est de même pour le Président Laurent Gbagbo, dont l'intégrité et la probité morales sont restées intactes. 

Christian Vabé

Source: IVOIREBUSINESS.NET



2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

 21 Mai

Lynx.info : Pour son investiture, François Hollande cite l’impérialiste Jules Ferry.

Comment avez-vous accueilli cette sortie, vous qui aviez écrit un livre  «  Du Racisme Français » ?

La revendication de ce patronage par François Hollande m'a consternée. Passer par pertes et profits le discours de Jules Ferry, fondateur d'un racisme d'Etat, en le minimisant, c'est vraiment faire injure aux membres de la communauté française qui ont eu à souffrir du colonialisme.

Lynx.info : Pour vous, Hollande « veut » ou ne « peut » pas se débarrasser de la françafrique ?

Il croit qu'il veut, mais comme il reste profondément paternaliste dans sa vision de l'Afrique, le résultat sera à la hauteur de cette vision. On baptisera "démocratie" les régimes dociles. On diabolisera toute tentative d'émancipation hors du patronage de ceux-qui-savent-ce-qu'il- faut-aux-Africains. La gauche au pouvoir a été plus françafricaine que personne. François Hollande n'est pas le type de caractère à casser cette baraque.

Lynx.info : Dans une de nos interviews vous dites : « Sarkozy n’a pas d’intérêt à voir l’Afrique se développer ». Quand l’Afrique se meurt la France se sent plus forte. C’est ça ?

La France en Europe doit son rang non à la supériorité industrielle, comme l'Allemagne, mais au fait qu'elle apporte le gâteau africain dans la corbeille. Ce n'est possible que par la tutelle exercée sur des régimes corrompus, ennemis de leurs peuples mais amis des multinationales.

Lynx.info : On a vu Laurent Fabius, actuel ministre des affaires étrangères faire le tour dans les dictatures  peut avant les élections. Un mauvais signe pour l’Afrique ?

Un très mauvais signe, celui que rien ne va changer, sauf l'habillage rhétorique. Finalement la gauche de gouvernement baigne dans les mêmes réseaux, boîtes de communications œcuméniques, lobbies francs-maçons et autres, qui tiennent les classes dirigeantes africaines. Michel Rocard est conseillé de Paul Biya au Cameroun, rémunéré par Euro-RSCG  de Stéphane Fouks. Il agit de concert avec Alain Juppé.

Lynx.info : Dans une interview que vous nous aviez accordée à Lynx info vous dites : « Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l'impérialisme français avant toute chose » Maintenez-vous encore ces propos ?

Bien sûr et l'intronisation du quinquennat sous le patronage du maître de l'impérialisme, de même que la dévotion de Hollande à Mitterrand français ont hélas confirmé toutes les craintes qu'on pouvait avoir.

Lynx.info : Jean Luc Mélenchon dit que. «  Les socialiste français ont été hypocrites vis à vis de Laurent Gbagbo ». Peuvent-ils se racheter maintenant qu’ils sont au pouvoir ?

Je ne pense pas qu'ils peuvent s'instruire en quoi que ce soit par l'expérience des faits. Il faudrait qu'ils reviennent sur tous les jugements sommaires et contre-vérités qu'ils ont répandus et c'est impossible. Ils ne sont pas près de renoncer à une vision manichéenne qui arrange les intérêts français.

Lynx.info : Comment expliquez-vous qu’un Français comme Michel Gbagbo soit en prison en Côte d’Ivoire et que cela n’émeuve pas le gouvernement français ?

Le gouvernement français est fait pour protéger les intérêts français et pas spécialement les droits de l'homme de tous les Français. Il faut qu'il soit interpellé sur le sujet et mis en demeure d'accorder sa protection à l'un de ses ressortissants persécuté.

Lynx.info : Ouattara avec le confrère RFI dit que : « La place de Laurent Gbagbo est à la CPI ». Beaucoup disent que c’est la France qui lui donne ce quitus de parler comme il veut. C’est ça ?
 
Que Laurent Gbagbo soit prisonnier aux Pays-Bas est certainement mieux pour lui que de l'être en Côte d'Ivoire, comme Simone Gbagbo et tant d'autres Ivoiriens dont on est sans nouvelles et qui sont à la merci de tortionnaires qui jouissent de l'impunité la plus totale. Le procès de Laurent Gbagbo à la CPI sera l'occasion de débats, qu'on a déjà voulu étouffer par la procédure, mais qui s'imposeront, à moins de voir la justice internationale sombrer dans le discrédit.

Lynx.info : Selon- vous Ouattara livrera ses seigneurs de guerre à la CPI un jour ?

Attendons. Je crains que les crimes des milices de la rébellion, pendant ces dix dernières années et lors de la guerre de conquête de l'Etat ivoirien, ne restent impunis du fait des protections et de la complicité dont leurs chefs jouissent de la part des puissances occidentales.

Lynx.info : Vous aviez une fois dit que les pays anglophones ne lésinent sur rien à se faire respecter. Comment expliquez-vous que ceci ne soit pas le même avec les pays francophones ?

Il est certain que les pays africains anglophones sont plus indépendants que les pays francophones, du fait des liens étroits que ces derniers entretiennent avec la puissance coloniale, monnaie, armée etc. On ne voit pas par exemple une multinationale anglaise régenter tous les ports des pays anglophones comme Bolloré le fait dans les pays francophones exerçant de fait son contrôle sur un domaine régalien des Etats dans leurs échanges. Le différend électoral au Kenya a été réglé par la classe politique kényane et pas par une intervention extérieure.

Lynx.info : Je vous remercie

Odile Biyidi

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/2375-odile-biyidi-francois-hollande-nest-pas-le-type-de-caractere-a-casser-la-baraque-francafricaine.html

 


2-2 KOBAZEYRET Laurent :HOLLANDE COMME OBAMA?

En 2007, à la faveur des élections primaires du parti démocrate aux USA, les africains découvraient, avec surprise et fierté, un américain d’origine africaine désigné par son parti pour être candidat à la présidentielle de 2008. Les africains, dans leur grande majorité, se souvinrent de leurs conditions de vie dramatiques depuis la traite des noirs jusqu’à la colonisation. Ils se rappelèrent aussi les échecs des noirs américains dans leur tentative de lutter contre la discrimination raciale.

Lorsque OBAMA fut coopté par son parti pour la présidentielle de 2008, il bénéficia de nombreux soutiens de la part des noirs, des blancs, des riches ou pauvres pour le financement de sa candidature. OBAMA constitua dès lors un espoir pour les noirs en général et pour les africains en particulier.

 

A l’occasion de son investiture suite à son élection, toute la planète Terre a suivi en direct la cérémonie grandiose au cours de laquelle, Jesse JACKSON l’un des leaders noirs américains, très ému, a coulé des larmes de joie, sans doute se souvenant des nombreuses souffrances endurées par les noirs aux USA et se rappelant aussi le rêve du célèbre Martin Luther KING « I have a dream ».

Les africains se réjouirent avec l’espoir que prendrait alors fin, le joug pesant des USA et des autres pays occidentaux sur les pays sous-développés, toujours honteusement exploités.

Cet espoir fut entretenu lorsqu’au pouvoir, OBAMA, pour sa première visite en Afrique, déclarait à Accra au Ghana (Afrique Occidentale) qu’il souhaitait pour les pays africains des institutions fortes, sans doute pour consolider la démocratie, lui le démocrate. Il a aussi, concernant la prison américaine de Guantanamo, déclaré son désir de la fermer.

 

Ces belles déclarations ont-elles été suivies d’effets ? Que nenni ! Les promesses d’OBAMA n’ont engagé, comme toujours, que ceux qui y ont cru.

En effet, s’agissant de sa déclaration d’Accra visant à promouvoir des institutions fortes dans les pays africains, comment cela serait-t-il possible quand OBAMA, qui a accompagné Sarkozy dans les guerres faites à la Côte d’Ivoire et à la Libye à cause de leurs richesses, a royalement bafoué les institutions de ces états pour finalement imposer à leurs peuples un dictateur et des renégats? De quelles institutions fortes a voulu parler OBAMA à Accra quand ses ambassadeurs sont des pièces maîtresses dans le renversement des régimes en place comme en Côte d’Ivoire et en Libye ? Comment les institutions peuvent-elles être fortes quand les coups d’état se succèdent dans des pays où sont implantées des ambassades américaines telles en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée Bissau sans que le pays d’Obama ne s’y oppose mais au contraire utilise les organisations sous-régionales et continentales pour accompagner les putschistes ?

De quelles institutions fortes a parlé OBAMA, quand il félicite celui qui a été imposé aux congolais à l’issue d’une parodie d’élections ?

En Syrie, quelles institutions fortes voudrait voir le Président américain, quand il est à la base de la déstabilisation du régime de Bachar El Assad en déclarant à qui veut l’entendre que la question qui se pose dans ce pays, « ce n’est pas si Assad partira du pouvoir, mais plutôt quand» ?

 

Au total, Obama l’afro-américain est un espoir déçu pour les africains. C’est sous son règne que le continent africain a le plus connu les pires atrocités des rebellions, des terroristes et surtout la mise à mal des démocraties naissantes comme en Côte d’Ivoire avec le Président renversé Laurent GBAGBO et avec l’assassinat du Guide libyen.

Obama l’africain a fait en Afrique pire que tous les Présidents blancs américains.


2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

En France, l’élection de Hollande pourrait aussi constituer un espoir déçu à l’analyse des faits.

Au soir du jour de l’élection de Hollande, de très nombreux africains ont manifesté leur joie aussi bien en France qu’en Afrique. Les français résidant en Afrique ont d’ailleurs voté dans leur grande majorité le candidat socialiste, eux qui sont imprégnés des aspirations légitimes des peuples africains. Hollande, pour ces africains ; constitue un espoir car il vient de chasser de l’Elysée, leur bourreau.

De plus, ses déclarations opposées à la pratique mafieuse de la Françafrique qui maintient les pays francophones dans le sous développement, son engagement pour la fermeture de la cellule africaine de l’Elysée et son refus de cautionner le semblant d’élection présidentielle en RDC, en décidant de ne pas se rendre au sommet de la francophonie prévu dans ce pays au dernier trimestre de cette année, sont des raisons et des signes du changement prôné par le Président Hollande, pour que les africains se réjouissent de son avènement à la tête de l’exécutif français.

Déjà lors de sa rencontre avec Merkel, la Chancelière allemande, Hollande a privilégié la croissance, respectant ainsi son programme de campagne. De plus, à la rencontre des dirigeants de l’OTAN ; il a su convaincre ses pairs du retaits des combattants français d’Afghanistan en fin 2012, en accord une fois de plus avec la promesse faite aux français pendant la campagne électorale. Ces signes augurent d’un respect des promesses faites aux africains.

 

Cependant, en se fondant sur la traite des noirs, sur l’expérience passée de l’ancien Président Mitterrand, le socialiste qui n’a pas apporté grand’ chose à l’Afrique et malheureusement, le fait que les blancs ont de tout temps considéré l’africain comme un sous-homme, des raisons d’inquiétude existent.

Hollande saura-t-il tenir ferme devant les pressions de ses multinationales et des réseaux mafieux afro-occidentaux ?

En 2004, à l’issue de la barbarie de l’armée française contre les ivoiriens, Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, prenant le parti de son compatriote Chirac, a jugé « infréquentable » son camarade socialiste, Laurent GBAGBO. Il a en outre pesé de tout son poids pour que le FPI, parti créé par GBAGBO, soit mis au banc des accusés de l’Internationale Socialiste. Il a dans cette affaire, privilégié, sans discerner ni rechercher la vérité, l’intérêt français faisant ainsi preuve d’un esprit manifestement partisan.

Ces indices amènent à s’interroger si Hollande ne sera pas, comme Obama, un espoir déçu.

 

En effet, l’on est en droit de se demander si le nouveau Président français voudra concilier les intérêts des multinationales de son pays et des pays occidentaux avec ceux des pays africains. Voudra-t-il au plus vite retirer l’armée d’occupation, la Licorne que ses prédécesseurs de la droite ont installée en Côte d’Ivoire et dont les soldats ont massacré des milliers d’ivoiriens ? Hollande sera-t-il capable de retirer tous les soldats français disséminés partout dans les pays africains ?

Voudra-t-il respecter l’indépendance économique et politique des états africains ? Quel sort réservera-t-il au Franc CFA, premier instrument d’asservissement des pays africains par la France ? Cet outil dangereux pour les pays africains que le premier Président socialiste Mitterrand, durant les quatorze ans de son règne, n’a pas daigné enrayer. Acceptera-t-il de payer au juste prix les matières premières des pays africains, toujours victimes de la détérioration des termes de l’échange ?

La France de Hollande continuera-t-elle à rédiger à l’ONU des résolutions fort humiliantes pour ses ex-colonies ? Pourra-t-il traiter d’égal à égal avec les Chefs d’Etat africains dans les relations diplomatiques ? Maintiendra-t-il dans certaines ambassades des loubards qui s’y sont installés par effraction en molestant d’honnêtes diplomates et leurs collaborateurs ? Continuera-t-il d’imposer aux Chefs d’Etat africains le défilé du 14 Juillet, comme signe de soumission au « trône de France » ? Au lieu de dialoguer avec les ex-colonies, le Président Hollande choisira-t-il comme son prédécesseur, de larguer des bombes et des missiles sur les populations des pays dont les Présidents sont réfractaires à une Afrique vassalisée?

Saura-t-il respecter la dignité des africains quand on sait que son camarade socialiste, le Président GBAGBO est aujourd’hui injustement déporté à la CPI par son prédécesseur, reconnu par la majorité des africains comme le déstabilisateur patenté de leurs pays ? La déportation de GBAGBO ayant été l’œuvre de son prédécesseur au vu et au su de tous, il appartient à Hollande, lui qui a dit « aimer les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », d’innocenter ce patriote africain et tous ces collaborateurs qui sont détenus injustement par Ouattara dans les goulags du nord, une région embastillée depuis dix années par ses criminels analphabètes.

Comme on l’aperçoit aisément, Hollande, comme OBAMA, pourrait être un espoir déçu s’il ne trouve pas les réponses adéquates aux questions ci-avant.

Mais tout dépendra de son engagement à respecter son programme de gouvernement basé sur « le changement, c’est maintenant ». Il est vrai que dès sa prise de fonction, cela s’est vérifié à l’occasion de son voyage en Allemagne où il a dû changer d’aéronef à cause de la foudre qui s’est abattu sur son avion de commandement. Il pourrait continuer sur cette lancée en changeant le mode et la pratique de la diplomatie, de la politique, de l’économie et de la coopération militaire à l’égard des pays africains.

Hollande peut montrer de meilleures dispositions en s’engageant à ouvrir des enquêtes sur les actions menées par son armée et la droite française en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il doit aussi porter une attention particulière sur l’accord de défense signé précipitamment entre Sarkozy et son filleul Ouattara. Les patriotes africains lui en sauront gré.

A l’instar d’OBAMA, il est reconnu que Hollande a été élu pour défendre les intérêts des français partout dans le monde. Mais comme tous les pays du monde, l’Afrique, appauvrie par les pays développés, aspire à plus de liberté, de dignité et de respect car les pays de ce continent peuvent se développer par leurs propres moyens si la France et les autres pays développés cessent de s’ingérer dans leurs affaires politiques, économiques et même militaires en fomentant des coups d’état à partir des rébellions, des mercenaires et autres engins de destruction massive de vies humaines.

Hollande va-t-il continuer de soutenir les régimes fantoches imposés et entretenus par Sarkozy en Afrique ? La France de Hollande continuera-t-elle de soutenir ces Chefs d’Etat corrompus, rebelles, imposés au pouvoir depuis des lustres, qui se sont enrichis frauduleusement et qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour se maintenir à la tête de leurs états à l’issue de parodies d’élections, mais qui sont contre toute attente adulés par les dirigeants français ? D’ailleurs, ces derniers les tiennent en laisse après avoir réussi à les corrompre et les utilisent pour déstabiliser les régimes dirigés par des africains dignes.

De même que OBAMA a été pour les africains un espoir déçu, Hollande, s’il n’applique pas dans les faits son slogan de campagne à l’endroit de l’Afrique, constituera une déception pour des millions d’africains qui ont jubilé trop tôt au soir du 6 mai 2012. Ils constateront alors amèrement que Hollande est comme OBAMA. Vivement que le Président français ne déçoive pas les minces espoirs placés en lui par les africains. Que le mauvais exemple d’OBAMA, l’afro-américain, ne fasse pas tache d’huile.

KOBAZEYRET Laurent
http://www.ivoirediaspo.net/?p=7063


2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

Non, ce n’est pas de la blague…

Non, vous n’êtes pas dans l’Allemagne de Hitler, mais bien en Côte d’ivoire, plus précisément dans la commune de Yopougon supposée pro-Gbagbo.

Oui dans ce quartier le régime Ouattara a installé un camp de concentration.

Lorsque vous arrivez à Yopougon, dites au chauffeur de vous déposer au feu tricolore du complexe sportif. Vous prenez par la suite la direction du nouveau quartier, tous les chauffeurs de taxi connaissent. Vous dites à la place de la liberté (un site qui pourtant appartient au Fpi, le parti de Laurent Gbagbo), là où se trouve le camp des Frci qui regroupe à ce jour tous les miliciens qui ont combattu pour le régime en place, le régime Ouattara. C’est sur ce site, occupé illégalement par les forces pro-ouattara, que se trouve ce camp de concentration. Au moment où nous mettons sous presse (ce samedi 12 mai 2012), ce camp de torture est présentement fonctionnel avec des milliers prisonniers.

Ces jeunes que vous voyez dans l'image ci-dessus, dont on n’avait aucune nouvelle, sont actuellement dans ce camp selon de nombreuses indiscrétions. D’autres malheureusement ont succombé aux tortures atroces qui leur ont été infligées par ces miliciens pro-ouattara.

Dans ce camp de concentration, les pratiques qui ont cours sont véritablement inhumaines. Tortures, exactions, violations des droits de l’homme… Tout y passe à l’abri des regards, nous rapporte le quotidien ivoirien « notre voie ». Les témoignages des individus qui ont pu en sortir vivants, mais en loques humaines, donnent froid dans le dos.  Selon eux, il s’agit d’un véritable camp de concentration, un mouroir qui fait penser au camp Boiro de la Guinée-Conakry sous le dictateur Sékou Touré. « Quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on est restés aux mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’y ai vécu », confie une récente victime du camp. Témoignage rapporté par ce même quotidien.

Un autre jeune torturé par les Frci

C’est une victime totalement diminuée avec des pieds enflés et le corps plein de brûlures au fer qu’il nous est amené de voir. « On nous bat tout le temps avec du fil de fer, nous dormons sous une bâche au sol nus et nos portables et argent sont confisqués par nos bourreaux. Nous ne mangeons pratiquement pas et on nous interdit toutes les visites et communications téléphoniques. Je sors du camp avec tous mes pieds enflés du fait des tortures et je suis prêt à poser pour des photographies afin de porter à la connaissance de l’opinion internationale toutes les pratiques inhumaines que des personnes injustement détenus subissent aux mains des Frci (forces pro-ouattara). J’ai laissé derrière moi, dans ce camp, des centaines de personnes notamment des policiers, gendarmes, militaires et des civils qui côtoient quotidiennement la mort », explique la victime.

Selon de nombreux témoignages, les arrestations arbitraires dans la commune de Yopougon sont quotidiennes. Ces arrestations se font sur une base ethnique et sur une simple dénonciation sans preuve d’un partisan de Ouattara. Les détenus n’ont droit à aucun procès. C’est le règne de la justice des vainqueurs. « Des gens ont été pris au Kilomètre 17 où un élément des Frci, un Burkinabé appelé Chef Bamba sévit sans retenue. Il arrête des personnes et les conduits au camp Frci du nouveau quartier où ils sont torturés. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent faire quelque chose, sinon il sera trop tard pour les autres détenus que j’ai laissés là-bas », poursuit la victime. Avant de préciser : « suite à la torture, je suis tombé dans un coma. Les Frci m’ont envoyé à l’hôpital militaire d’Abidjan où ils m’ont abandonné. Ils sont revenus me reprendre avant de me libérer sans soins lorsque j’ai repris connaissance ».

Les riverains du camp Frci au nouveau-quartier de Youpogon vivent également un cauchemar. Selon eux, chaque nuit pratiquement ils sont victimes de vols. « Les Frci s’introduisent dans nos maisons quand ils veulent et surtout lorsqu’ils sont en manque d’argent pour nous voler sous la menace de leurs armes », soutiennent des riverains.

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.  

Le changement de la majorité en France, les impasses du processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et la volte-face du régime Ouattara, qui ferme désormais la porte à la Cour pénale internationale (CPI) après l'avoir instrumentalisé pour éloigner du pays l'adversaire redouté, concourent-elles à faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne le cas Gbagbo? En tous cas, quelques mouvements tectoniques sont perceptibles.

Le Nouveau Courrier l’avait annoncé en exclusivité dans son édition du 27 avril dernier. «Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain. Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges.» A un peu plus d’un mois de la fameuse audience tant attendue, le dossier est désormais sur les rails, si l’on en croit Alain Cappeau, conseiller du plus célèbre prisonnier politique d’Afrique et auteur de l’ouvrage «Laurent Gbagbo, la conscience ivoirienne». Qui a fait cette confidence à l’occasion d’une réunion publique samedi dernier dans la librairie L’Harmattan de la Rue des Carmes, à Paris. Alain Cappeau a également annoncé à l’auditoire qu’un pays africain avait accepté d’accueillir le président Gbagbo dans le cadre de sa demande de mise en liberté provisoire et de le recevoir avec les honneurs dus à son rang. Un pays dont il a refusé de dire le nom, pour des raisons diplomatiques et de confidentialité évidentes.

Maintenant qu’elle est bien avancée et «dans les tuyaux» de la CPI, la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo – qui a pour lui de ne pas être un chef de guerre à l’instar de beaucoup de détenus qui se trouvent à La Haye – sera-t-elle activée dans un délai raisonnable par la Cour, dans un contexte où la collusion entre le procureur et un régime ivoirien qui tente d’instrumentaliser à son profit la justice internationale saute aux yeux ? Bien entendu, la question est hautement politique et tout dépendra des rapports de force qui s’établiront entre les différents lobbies qui influencent les juges. Ce serait en tout cas un bon signal pour une opinion africaine persuadée que les juridictions internationales servent à humilier les adversaires de l’Occident et à asseoir le pouvoir de leurs alliés quels que soient leurs crimes.

Banny veut aller voir Gbagbo à la Haye mais a peur de Ouattara

L’information circulait dans certains cercles fermés depuis la semaine dernière. Et Jeune Afrique a décidé de lever le lièvre. «Charles Konan Banny, président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR, ndlr), envisage de rendre visite à Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien, à la prison de la Cour pénale internationale près de La Haye. Ce qui permettrait d’engager des discussions sur le processus de réconciliation. La rencontre pourrait avoir lieu avant l’audience de confirmation des charges retenues, en principe le 18 juin.» Le Nouveau Courrier a enquêté sur ce projet de rencontre.

Et il ressort de nos investigations que Banny souhaitait plus que tout que ce projet de rencontre avec Gbagbo reste secret. Et pour cause : l’ancien Premier ministre et président de la CDVR redoute les faucons du régime, dont Alassane Ouattara est objectivement le plus extrémiste derrière ses dehors mielleux. Le président Gbagbo acceptera- t-il de recevoir Banny, son ancien Premier ministre ? Les proches de ce dernier semblent persuadés que oui, tandis qu’un observateur exprime son scepticisme. «Pour que Gbagbo le reçoive, il faut bien qu’il soit capable de lui donner quelque chose de son côté. Or sa marge de manoeuvre est bien mince…», constate-t-il. «Manoeuvré» par les faucons du RDR et de son propre parti, le PDCI, Banny pourrait bien être plus intéressé par son propre sauvetage que par celui de la Côte d’Ivoire.

Phillipe Brou

Le Nouveau Courrier

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2354-16052012-02164817liberte-provisoire-un-pays-africain-veut-acceuillir-gbagbo.html



Les grandes manœuvres

France

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

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L’élection de François Hollande à la présidence de la République française a suscité beaucoup d’espoirs en Afrique. Gare à la déception. En France, ces espérances sont plus que justifiées dans un contexte économique et social très difficile et dont les issues restent pour l’instant complètement incertaines. Cette situation pourrait en partie expliquer la chute de Sarkozy qui a vite compris que ses chances d’effectuer un second mandat étaient limitées.

Rendez-vous avec la déception

Après les moments d’euphorie et d’exaltation, viendra très rapidement, celui des réalités avec son lot de déceptions et de désillusions. Elles risquent d’être très douloureuses, tant les attentes sont grandes et parfois même, décalées de la réalité. Les dossiers de suppression de milliers d’emplois, mis en stand-by pendant la période électorale sont déjà d’actualité et assombrissent l’horizon politique et social du président élu.

La victoire d’Hollande a été également fêtée en dehors de la France, notamment sur le continent africain, où le discours du président Sarkozy à Dakar, le 26 juillet 2007 avait été vécu comme une provocation inutile, et pour certains, comme une agression. Pour Sarkozy:

 «le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.» Chacun appréciera.

L’«outrage» des drapeaux

Après cette victoire de François Hollande, plusieurs drapeaux étrangers, notamment algériens, tunisiens, marocains et bien sûr ivoiriens flottaient sur la place de la Bastille à Paris, créant de fait un malaise au sein du parti socialiste français, mais surtout dans une grande partie de la communauté française, choquée par cette intrusion au goût douteux.

Ces drapeaux hissés, sur cette place hautement symbolique de la révolution française de 1789 par des personnes d’origine africaine pour la plupart, étaient aussi agressifs aux regards que le discours de Sarkozy à Dakar. On imagine très mal des drapeaux français sur la place de la République à Abidjan, en pleine victoire du candidat PDCI (parti d’Henri Konan Bédié, ancien président), RDR (parti d’Alassane Ouattara, président ivoirien) ou encore moins FPI (formation politique de Laurent Gbagbo, président déchu). C’est une question de bon sens et d’éducation politique et démocratique.

En Côte d’Ivoire par exemple, la victoire du socialiste François Hollande a été célébrée dans l’allégresse et la joie, avec sans doute de très gros espoirs de voir la politique française s’infléchir en faveur de l’ancien pouvoir ivoirien. Certains rêvent même de voir le nouveau président faire libérer Laurent Gbagbo, qu’il a contribué à faire exclure de l’internationale socialiste et en affirmant publiquement que «Laurent Gbagbo était infréquentable».

Dans ces circonstances, on voit mal Hollande devenir soudainement amnésique alors qu’il a voté et soutenu la résolution de l’Assemblée Nationale française relative à l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire, sous mandat de l’Onu pour faire respecter la volonté du peuple ivoirien lors de la dernière l’élection présidentielle.

C’est aux français que Hollande doit rendre des comptes

Le réalisme politique nous oblige à constater que Hollande a été élu par le peuple français, dont il tient sa légitimité et face à qui il a des comptes à rendre. Il est également contraint par la constitution de s’inscrire dans la continuité de l’État dans l’intérêt de la France. Le général De Gaulle disait que, «la France n’a ni amis, ni ennemis, elle n’a que des intérêts à défendre».

Alors, compte tenu des difficultés actuelles de la France, de l’état de ses caisses qui sont de plus en plus vides, elle n’a plus les moyens d’aider l’Afrique à travers sa politique de coopération d’aide au développement. De fait, l’Afrique ne doit rien attendre de ce nouveau pouvoir français, elle doit compter sur elle-même pour exister. Avec les richesses que détiennent les Etats africains, c’est à eux d’établir un rapport de force intelligent et subtil afin d’obtenir les moyens de développement de leurs pays en instaurant la démocratie.

En politique, tout s’arrache avec force en s’imposant à l’autre comme l’ont si bien fait les pays émergeants du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Personne ne fait de cadeaux à qui que ce soit, seuls les intérêts priment. Avec le recul, on peut quand même se demander si le discours de Dakar de Sarkozy en dépit de la violence des propos, n’a pas un fond de vérité qui peut heurter les sensibilités et interpeler les consciences?

Macaire Dagry

http://www.lynxtogo.info/international/2359-lafrique-ne-doit-rien-attendre-du-nouveau-pouvoir-francais.html


Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

La diplomatie française est l’une des plus vieilles et des plus hypocrites au monde. Elle est à l’œuvre contre Ouattara. Et il est bon que la Révolution Permanente vous en donne des indices pour comprendre la danse des sorciers qui a déjà commencé.
D’abord, la démarche.
> Depuis son élection le 6 mai suivie de sa prestation de serment en tant que Président de la République de France le 15 mai 2012, François Hollande n’a eu aucun contact physique ou téléphonique avec Alassane Ouattara qui a pourtant joué le rat de l’Élysée pendant des jours et des jours.
> Malgré les nombreux appels téléphoniques partis d’Abidjan, c’est un correspondant occupé que Ouattara a toujours trouvé à l’Élysée. « Monsieur le Président ne peut vous prendre maintenant. Il vous rappellera dès que possible.»
> Après cette phase qui mit à très rude preuve les nerfs d’Alassane Ouattara, Hollande a rencontré les Présidents Yayi Boni et Mahmadou Issoufou au sommet du G8. Puis il leur a adressé une invitation en France.
> Objet de la visite : la situation en Côte d’Ivoire et au Mali.
> Dans l’entre deux rencontres avec les deux Chefs d’Etat du Bénin et du Niger avec leur Homologue français, Hollande va ignorer avec soin, celui qui occupe les ruines du Palais Présidentiel d’Abidjan et qui gère le bourbier de la CEDEAO au Mali.
 Ce mardi 29 mai 2012, Hollande boucle son entretien avec le Président Yayi Boni puis les deux Chefs d’Etat s’adressent à la Presse. En substance, Hollande affirme qu’il n’y aura pas (et plus ?) d’ingérence française dans les affaires africaines.

> Répétant ce qu’il a retenu de son entretien avec le Chef de l’État de l’ancien colonisateur du Dahomey, Yayi Boni déclarent que désormais, l’Afrique doit compter sur elle-même.

 Mettons de bout en bout, ces deux déclarations et nous avons la nouvelle ligne diplomatique de Paris en direction de l’Afrique : il n’y aura pas d’ingérence directe de la France dans les affaires africaines parce qu’avec François Hollande, l’Afrique doit compter sur elle-même.
C’est donc après cette mise au point, que François Hollande, qui pense posséder la vérité sur le cas du Mali après avoir écouté une version diplomatique africaine de la crise en Côte d’Ivoire, va passer son premier appel téléphonique à Alassane Ouattara.
Mais l’homme ment de façon surnaturelle. Donc pour éviter qu’il mente au monde entier sur le contenu de l’entretien téléphonique, Hollande prend le soin de pondre un communiqué sur le site de l’Élysée dont voici la teneur :
 « Communiqué - Entretien téléphonique entre le président de la République et le président de la République de Côte d’Ivoire
 Le président de la République a eu ce matin un entretien téléphonique avec M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire et président en exercice de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
 Le chef de L’ État a exprimé la préoccupation de la France au sujet de la situation au Sahel et en particulier au Mali. Il a réaffirmé le soutien de la France aux actions de médiation de la CEDEAO et à ses efforts pour permettre le plein retour de la démocratie au Mali, garantir son unité et son intégrité territoriales et lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.
 Le Président de la République a évoqué avec le Président Ouattara les moyens qui pourraient être mis en œuvre pour mobiliser les États de la région, directement concernés par la situation, et plus largement la communauté internationale. Celle-ci ne peut être indifférente à la triple crise que traverse le Mali : politique, sécuritaire, et humanitaire.
Il a souligné que la France continuera à agir avec l'Union Africaine, ses partenaires européens et internationaux pour soutenir l'engagement de la CEDEAO au Mali et au Sahel.
 Les deux présidents sont convenus de se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien.»
Cela dit, venons en maintenant au sens de la démarche diplomatique française vis-à-vis d’Alassane Ouattara.
Ensuite, le sens de la démarche française.
Premièrement, le fait d’éviter tout contact avec Ouattara, le fait d’éviter même les appels téléphoniques, relève historiquement de la diplomatie de la rupture. Cela veut dire que la France de François Hollande prend ses distances vis-à-vis de Ouattara et n’entend ni de près ni de loin, lui donner le sentiment d’être son parrain, son complice ou son allié privilégié.
Deuxièmement, la France de François Hollande pense que trop de points d’ombres entourent le statut d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Elle ne veut ni les endosser ni s’en défaire sans avoir fait son opinion personnelles sur les tenants et les aboutissants de ces points d’ombre.
Troisièmement, François Hollande pense personnellement que Ouattara est plus qu’infréquentable et qu’il faut qu’il le lui fasse savoir qu’il ne fait pas partie de ses amis.
Enfin, la France de François Hollande a tenu à envoyer un message public et officiel à Alassane Ouattara qui insiste pour se comporter comme un valet des Chefs d’État français en Afrique. Et ce message est le suivant : désormais, chacun se débrouille pour gérer les affaires intérieures de son pays.
Mais Hollande n’entendait pas s’arrêter là. En si bon et début de chemin. Il a déjà exprimé sa volonté très claire de conduire, selon des sources diplomatiques, un Audit sur la gestion des avances de trésorerie dont Ouattara a bénéficié au lendemain de son installation en Côte d’Ivoire, par Nicolas Sarkozy.
A l’époque, Ouattara faisait croire que le Président GBAGBO cumulait 3 mois d’arriérés de salaires. Ce qui est archi faux. Il n’y avait aucun arriéré de salaire car même le salaire du mois de mars 2011 était déjà positionné dans les banques, quand les bombardements français ont commencé.
Alors, où est passé cet argent ? Ouattara répond qu’il a servi à payer 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires. C’est ce même mensonge qu’il s’est fait fort de répéter lors de sa dernière interview avec RFI et qui lui valut un démenti de la part du Porte-parole du Président GBAGBO, représenté à cet effet par le Ministre Koffi Koffi Lazare.
Voici donc tout le sens de cette expression utilisée dans le Communiqué de l’Élysée : « … se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien. »
Cet approfondissement est lié à une condition préalable : l’Audit des comptes des avances de Trésorerie françaises pour payer soi-disant 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires ivoiriens.
 Voici donc tout le sens de la nouvelle démarche diplomatique française en direction d’Abidjan.
 Et sans en attendre grand-chose, nous restons tout de même convaincus qu’il n’y pas non plus grand-chose à espérer du côté de ceux qui hier se prenaient pour des employés français en mission de conquête coloniale en Côte d’Ivoire.
Hollande feignant d’avoir compris nos conseils quant à la nécessité pour lui de regarder la Côte d’Ivoire comme son totem en prenant ses distances vis-à-vis d’Alassane Ouattara, nous ne pouvons que prendre acte de cette volonté affichée de faire les choses autrement.
Dans tous les cas, nous avons déjà pris les dispositions utiles pour imposer le respect à la France une bonne fois pour toutes, si jamais elle ose s’inviter dans la gestion à guichet fermé de nos différends
Par  Hassane Magued

Source :afrik53.com


Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara.

Mercredi, 30 Mai

Les temps ont changé. Il y a un avant et un après 6 mai, et un nouveau Président français, une nouvelle gauche, qui ont d'autres interprétations, d'autres analyses de la politique étrangère, de l'Afrique, et de la Cote d'Ivoire. Et d'autres demandes. Et de cette gauche plurielle, de ce gouvernement d'union, certaines de ces demandes ne peuvent être présentées par le canal diplomatique classique, ni par des missi dominici- ces envoyés très spéciaux des Princes qui nous gouvernent. Ces analyses, ces demandes- en attendant plus- s'expriment pourtant «off», à Paris, dans divers lieux du nouveau pouvoir : Élysée, ministères, partis…mais aussi médias.

Et c'est aussi, avant le temps du pouvoir réel, le moment de « faire passer des messages» indirects, tant aux réseaux français qu'aux responsables étrangers -ivoiriens par exemple ! Dans la période de transition entre présidentielle et législatives, le pouvoir ouattariste n'a-t-il pas tout intérêt à présenter une meilleure image, en termes de droits de l'Homme, de gouvernance, et de dialogue avec l’opposition ? Les critères ont changé. La soumission, la reproduction, le mimétisme envers l'ordre sarkosyste ne sont plus estimés à Paris comme un gage de longévité, mais comme une cause de disgrâce.

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En finir avec les atteintes aux droits de l’homme

A quoi pourrait donc ressembler ces mesures franco- ivoiriennes d'un nouveau type, qui prendraient bien évidement le contre pied de la gouvernance du régime précédent ? Tout d'abord, il semble que les hiérarchies de valeur hollandaises n’apprécient guère les atteintes aux droits de l'homme, la maltraitance des opposants, ou la répression des médias, toutes exactions quotidiennes menées évidement hors de tout cadre juridique. A l'inverse, une libération rapide de tous les opposants politiques, incarcérés sans jugements ou sous les charges baroques d'une « victoire de vainqueurs » est bien un préalable à un nouveau dialogue, intérieur et extérieur. A plus forte raison pour le citoyen français Michel Gbagbo, incarcéré quoiqu'on en dise pour ses liens de parenté, et en faveur duquel une campagne d'opinion a déjà commencé ; si sa libération n'intervenait pas très rapidement, et si son maintien en détention, alors qu'il est hospitalisé à cause de ses déplorables conditions de détention et sa santé fragilisée, le nouveau pouvoir de Paris pourrait se sentir très concerné, et ses pressions se feraient très vives. Ensuite, tout le gouvernement précédant, à commencer par le Premier Ministre Aké N'Gbo Gilbert, et Affi N' Guessan, président du FPI ; mais aussi Simone Gbagbo et les dizaines de responsables qui ont été arrêtés, torturés ou maltraités, et incarcérés dans les Goulags du pays Dioula. Nul doute que leur libération serait un signe d'apaisement vivement apprécié à Paris. Par ailleurs, les mesures mesquines visant à bloquer en dehors de toute légalité les comptes bancaires et de suspendre les traitements devraient être abolis et les arrières versés pour mettre fin à la mort civile de centaines de familles. De même la liberté de manifester, de publier et de s’opposer au pouvoir sont des droits inaliénables en démocratie ; il est à penser que les critiques des ONG spécialisées telles Amnesty International ou la FIDH pour les droits de l'homme, Reporters sans frontières pour la presse (et les suspensions de journaux d'opposition!) vont s'accentuer et trouver un écho vigilant dans les ministères d'un gouvernement socialiste qui fera des libertés, la condition de toute aide. Bien évidement le retour d'une bonne centaine de milliers d'ivoiriens exilés au Liberia et au Ghana s'impose et l’amnistie des opposants politiques semble à Paris, une condition à une vraie réconciliation - à condition que comme un gage d’apaisement toute inculpation entre eux soient levée et que les destructions de leurs biens par les milices pro-Ouattara soient financièrement compensées.

L'armée française change de rôle : De la réserve au retrait ?

Au-delà de la langue de bois franco-onusienne et de l'habillage juridique de l'intervention d'avril, tous les observateurs savent que c'est bien le pouvoir sarkosyste qui a décidé, par la diplomatie et les sanctions économiques, puis par l'aide aux Frci et in fine par une action militaire directe, de la conclusion de la « crise postélectorale ». Mais inversement, des signes du pouvoir socialiste et des missions en cours de l'Onu-qui de la même manière que précédemment déterminent les relations internationales autour de la Côte d'ivoire, et en particulier le rôle de l'Onuci, ne trompent pas : l'heure est à une redéfinition du rôle de deux corps expéditionnaires, précédant leur retrait. Il s'agit d'un processus, présenté dans un premier temps comme technique, avec des considérations géopolitiques ; d'autres théâtres de conflits attendent les forces onusiennes, par nature transitoires : en particulier le Nord Mali et Bamako dans la sous région, mais aussi le Liberia ou la Guinée Bissau.

Une Justice à double tranchant ?

De même la langue diplomatique sert à l'habillage des décisions déjà prises à Paris pour faire passer le retrait à venir : le Président français a beau dire qu'il attendra en Côte d'Ivoire «la demande du gouvernement ivoirien» pour ce retrait alors qu' il a plus récemment précisé pour l'Afghanistan que le rapatriement des troupes françaises est «un acte de souveraineté non négociable»... Une mesure immédiate et un avertissement de l'évolution à venir est certainement la fin de coopérants français néocoloniaux, militaires ou civils trop compromis avec le régime Ouattara , trop visibles et politiquement très critiqués par l'opposition ivoirienne et les partis de gauche français ; de même la redéfinition discrète mais rapide de la mission de la Force Licorne devrait lui interdire une présence ostentatoire et une complicité dans la répression des opposants, comme aux pires jours d'avril 2011. Son renfermement, encasernement et neutralisation, sa mission réduite à la protection/exfiltration éventuelles de la communauté française préfigure, en effet, son retrait définitif. Considérant que les milices ethno-tribales, dites FRCI, sont les responsables, depuis 13 mois de nombreuses atteintes aux droits de l'homme (aussi graves que des meurtres répétés de civils, viols, rackets, violences continues) sur les populations du Sud et dans Abidjan, leur dissolution s'impose pour les responsables de la gauche française -ainsi que leur intégration, pour ceux qui n'ont pas commis de crimes de sang, dans une armée nationale réarmée- de même que la gendarmerie et la police. La purge, arrestation ou neutralisation des éléments FRCI et autres dozos, les plus compromis dans les exactions, pourrait être d'ailleurs la dernière « mission de paix » de la Licorne et Onuci, avant leur départ, faisant certainement l'unanimité à l'extérieur comme à l'intérieur du pays.

Quant à la justice, la pression va rapidement s'accentuer. Ne serait ce qu'avec l'échéance du 18 juin : la CPI déjà largement discréditée devant l'impression internationale et particulièrement africaine pour sa partialité ne peut donner cette image lors du procès de Laurent Gbagbo. Sous pression française (Christiane Taubira, la nouvelle Garde des Sceaux, pourrait défaire auprès de la Cour de La Haye, le travail du ministre sarkosyste Mercier), la CPI pourrait inculper d'importants représentants du camp Ouattara, responsables de crimes de guerre ou d'actes de génocide comme à Duekoué . D’après les rumeurs parisiennes, une version a minima concerneraient les fameux « com-zone », chefs dozos et « commandants » FRCI coupables de crimes de sang, en brousse comme à Abidjan, qui sont déjà identifiés ; des décisions a maxima concerneraient des politiques plus importants, responsables en amont, comme Guillaume Soro ; aller plus loin serait un des enjeux de la négociation franco-ivoirienne. En effet, s'appuyant sur le départ du procureur Ocampo particulièrement proche du régime Ouattara et remplacé par Fatima Bensouda, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi pourrait disqualifier des charges montées hâtivement et trouver des alternatives à l'incarcération et au procès, pour permettre à l'illustre détenu de la Haye de participer à une issue pacifique de la crise- sur l'exemple de la réintégration d’Henri Konan Bédié dans le jeu politique. A propos de ce dernier, le RHDP forgé de toute pièce par la diplomatie de la droite française pourrait alors se dissoudre et le PDCI incité à favoriser une issue consensuelle si ce n'est à renverser les alliances : du moins ces perspectives semblent vues de Paris comme un levier de négociations à venir.

Ce qui n'exclut pas des procédures ivoiriennes ou internationales contre les acteurs de génocide, crime exclu de toute amnistie, et imprescriptible ; ni la mise en cause des soldats des deux corps expéditionnaires, s'il s’avérait qu'ils ont participé à des massacres de civils dans Abidjan, ou les avoir laissé faire en obéissant à des ordres illégaux et contraires à l'honneur militaire. La justice internationale peut donc se retourner et devenir une épée de Damoclès brandie par le nouveau gouvernement français et la gauche française ; mais comme la dissuasion, cette voie n'est pas obligatoire : grâce à elle les demandes de changement radical ne se transforment pas toujours en exigences ou en conditions... Et que ceux qui se tranquilliseraient trop vite de la présence de Laurent Fabius et d'une certaine mafia françafricaine au Quai d'Orsay ou dans des médias comme RFI ne se réjouissent pas trop vite : là aussi des ajustements vont se produire, notamment après les législatives et la montée en puissance du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon. Et de toute manière, la politique étrangère française est bien le domaine réservé du Président Hollande : elle se décide à l’Élysée.

Michel Galy,

 Politologue, anthropologue, professeur de géopolitique à l'Ileri (Institut des relations internationales, Paris-France)

Mercredi, 30 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2407-situation-sociopolitique-en-cote-divoire-ce-que-la-gauche-francaise-demande-a-ouattara-.html


b) Cour pénale internationale -

2 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

Extrait - 79 pages riches et précises.

La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément.

Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

 

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture.

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

 

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.

Théophile Kouamouo 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

http://regardscroises.ivoire-blog.com/

10/05/2012

n°30 : Journal de Côte d'Ivoire :- 21-04 au 10-05 - a1 - Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°30                              21-04 au 09-05

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Nos informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

2   Politique internationale

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA

4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

5-2 Alain Bouikalo : Quand la force Licorne tuait les ivoiriens.

5-3 Hassane Magued : Le 1er Mai en Côte d’Ivoire : bonne fête du chômage, du mensonge et du vent !

5-4 Camus Ali : Combien de Dominique Ouattara coûte aux Ivoiriens ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

6-1 KOBAZEYRET Laurent : AUX PEUPLES AFFAIBLIS ET HUMILIES PAR SARKOZY.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Théophile Kouamouo : Quand il pleut à Paris... Abidjan est mouillé.

 

 

 

 


Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

La France a un nouveau président.

Son nom, c’est François Hollande.

Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012.

La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

 Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau. 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

Source:ABIDJAN DIRECT.NET

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Le message doit être clair et sans ambigüité pour tous. C’est pourquoi la présente Chronique s’est voulue précise et directe.
Après la France, le Changement en Côte d’Ivoire, c’est maintenant !
Parce qu’il doit en être ainsi. Le régime génocidaire installé dans l’Injustice et le mépris des valeurs républicaines ne doit pas survivre à la chute du régime fasciste français dont il n’est qu’un démembrement.
Ce régime a été jugé mauvais et il vient d’être censuré. Il vient d’être arrêté dans son élan barbare et ébranlé dans ses fondements démagogiques et mensongers par un peuple qui rêve la dignité et une France normale. 
Il doit en être de même en Côte d’Ivoire. Si les Ivoiriens aussi rêvent la Dignité et une Côte d’Ivoire normale.
Nous vous l’avons dit dans une récente chronique que « l’accessoire suivra le principal ». Eh bien, le principal commanditaire de la razzia de la Côte d’Ivoire a été terrassé. Le principal bourreau du peuple de Côte d’Ivoire été mis hors d’état de nuire.
 
Le bouclier anti-citoyen, le bouclier anti-constitution, le bouclier anti-vérité a été ôté par François Hollande et la Grande Gauche française.
L’ennemi, l’imposteur, le tueur, le menteur, le génocidaire est désormais face à son destin. L’heure de vérité qu’ils avaient eux-mêmes annoncée, en cas de défaite de Sarkozy, a sonné.
Alors, leur emboitant le pas, nous lançons un appel solennel à toute la Résistance Patriotique et Révolutionnaire de Côte d’Ivoire et d’Afrique. Nous lançons un appel à toute la Côte d’Ivoire éprise de Liberté, de Justice et de Vérité pour que le Changement intervienne maintenant.
Et à cette fin, notre message est très clair : le compte à rebours, c’est maintenant !
Vive la République de Côte d’Ivoire !
Vive la Côte d’Ivoire nouvelle, cette Côte d’Ivoire de Justice, de Liberté, de la Démocratie vraie.
A bas l’imposture ! A bas les hors-la-loi  
A Très bientôt.                                                      
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/afrique/la-chronique-de-hassan/2309-sar.html


Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui séjourne en France depuis le 29 avril dernier, a échangé hier en fin de matinée avec Nicolas Sarkozy, fraichement battu au second tour de la présidentielle française.
C’est un Ouattara au sourire presque forcé qui est apparu sur le perron de l’Elysée, symbole d’un choc encaissé personnellement, où était venu l’accueillir son ami et parrain, Nicolas Sarkozy. Qui, lui, semble avoir pris sa déconvenue avec beaucoup de philosophie. Les deux hommes ont échangé environ une demi-heure, au cours d’un tête-à-tête. On imagine aisément les sujets abordés au cours de cet entretien privé, puisque dans une semaine exactement le président-battu devrait passer la main au tout nouveau président français, François Hollande. Il apparaissait donc opportun voire primordial pour Alassane Ouattara d’échanger avec Nicolas Sarkozy sur plusieurs questions importantes des relations ivoiro-françaises et celles qui touchent aussi à la sous-région. Et surtout sur l’avenir des relations très privilégiées entre Paris et Abidjan, depuis la prise de pouvoir de Ouattara en avril 2011. Le chef de l’Etat ivoirien, on le devine est venu personnellement remercier une fois encore le président
français sortant pour son engagement dans sa prise de pouvoir le 11 avril 2011.
Mais en même temps s’assurer que son ami et «parrain» Nicolas Sarkozy, fera certainement figurer au nombre des dossiers importants à transmettre à son successeur, le dossier ivoirien. Un voeu que Ouattara luimême laisse transparaitre dans son télégramme de félicitation adressée à François Hollande, en souhaitant «une consolidation des liens privilégiés» entre les deux pays. Et sur le probable rapprochement ou maintien de liens très privilégiés, Ouattara espère compter sur ses «contacts» socialistes, avec notamment le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Qui, avait été contacté, pour favoriser un contact entre les deux hommes, lors d’un voyage parisien de Ouattara. Il y a quelques mois. Le chef de l’Etat qui doit son pouvoir à la France «sarkozyste», sait qu’il a encore besoin de l’appui et de la «protection» de Paris.

D’abord sur le maintien encore d’une base de l’armée française à Abidjan et surtout sur la «validation» par le parlement français des accords de défense, signés entre lui et Sarkozy. L’indifférence du pouvoir Sarkozy devant peu d’engouement à favoriser une décrispation politique et la réconciliation véritable en Côte d’Ivoire, a toujours encouragé le régime dans un entêtement euphorique. Paris version Hollande acceptera-t-il tous les caprices du régime Ouattara sans le rappeler à l’ordre comme sous Sarkozy ?

En tout cas, le changement radical en France aura à coup sûr des répercussions de quelque nature que ce soit sur la vie politique en Côte d’Ivoire, même si des miracles ne sont pas attendus.
http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6810


Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

Mélanie Debrest

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

Quelqu’un a dit que le temps est un autre nom de Dieu.

Une façon de dire que la justice divine se révèle toujours dans le temps. Un autre dicton dit que le mensonge à beau courir, il se laisse toujours rattraper par la vérité. Le mensonge qui a été véhiculé dans l’opinion publique après le bombardement de la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, commence à fondre comme du beurre au soleil

 

Dès sa première comparution au tribunal de la Haye, le 05 décembre 2011 dernier, Laurent Gbagbo avait fait tomber le voile du mensonge sur son arrestation. Il avait clairement dit que c’est la France qui avait fait le boulot. Elle avait bombardé son palais, l’avait arrêté avant de le livrer, à l’« armée paysanne de Dramane Ouattara », pensant secrètement que celle-ci achèverait le boulot en mettant une balle dans la tête de l’illustre homme. Désiré Tagro n’a-t-il pas été victime de ce plan diabolique ? On continue encore de s’interroger. Le Ministre Tagro était-il vraiment celui qu’on voulait atteindre ? Le lendemain de cette déclaration du président Gbagbo à la barre de la CPI, leurs officines médiatiques se sont mises en branle pour traiter celui qui a échappé à leur assassinat de menteur. Le 11 avril dernier, sous la pression de l’évidence qui rend leur ligne de défense ridicule, l’ambassadeur Jean Marc Simon, en poste à Abidjan durant cette crise, a avoué sur la radio dite mondiale que devant les limites de la « paysannerie » de Dramane Ouattara, Sarkozy a été obligé de décider de faire le boulot. L’autre pan du mensonge sur cette affaire qu’il continue d’entretenir comme la savonnette de leur conscience de criminels, est qu’« ils n’avaient aucunement l’intention de tuer Laurent Gbagbo ». Mais comment le savoir puisque le type n’est pas mort. Et qui leur demande leur intention initiale. Finalement ne sommes-nous pas devant cet autre dicton qui dit : « qui s’excuse s’accuse » ? Au demeurant cette autre forteresse de mensonge peut-elle résister durablement à l’évidence des faits relatés par les images de ce qui reste de la résidence bombardée ? Quelle vie les bombardiers avaient-ils l’intention de préserver quand, après leur bombardement, il ne reste plus aucune pierre sur une autre sur le site de la présidence ? Ou bien le président Laurent Gbagbo était-il, pour eux, un phénix qui devrait renaître de ses cendres ? 

 

source : Joseph Marat

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=4835



1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

En Côte d’Ivoire, on a peur, donc on cherche désespérément à se rassurer. En Côte d’Ivoire, on souffre d’une très grande peur, donc on se soigne d’une façon excessivement stupide et nocive.
Et pourquoi a-t-on peur ?
On a peur, d’abord, parce qu’il y aurait des mercenaires ou miliciens pro-GBAGBO. Ils se promènent 18 par 18. Car chaque fois qu’on les arrête, ils sont au nombre de 18. Jamais armés, mais en train de tenir une réunion pour déstabiliser le régime, nos 18 mercenaires de tous les jours, sont partout. 18 à Taï ; 18 à Duekoué ; 18 à Abobo ; 18 dans la forêt du Banco ; 18 à Yopougon SIDECI ; etc. etc.
 
Ensuite, on a peur, parce qu’il y a le sentiment de culpabilité qui habite tout malfaiteur. Il voit l’ennemi partout, dans tous les regards, dans tous les gestes, dans toutes les paroles, parce qu’il est porteur d’un lourd fardeau de culpabilité. Car celui qui se reproche bien des choses, a toujours des raisons de soupçonner le mal, même de façon maladive.Et qui a peur ?
 
En principe, c’est celui qui est en danger et qui n’a pas les capacités de se défendre qui a peur.
 
Or, en Côte d’Ivoire, il y a d’un côté, ceux qui ont l’appareil d’Etat, un Etat certes avarié mais qui est considéré comme Etat ; il y a de ce même côté, ceux qui ont pour armée nationale la Force Licorne et pour police nationale, la branche armée de l’ONUCI forte de plus de 10 000 hommes ; il y a également de ce côté-là, les FRCI (la milice CEDEAO formée par Ouattara) qui volent et tuent, puis les Dozos, ces broussards et affabulateurs qui se font passer pour des seigneurs de la guerre dotés de pouvoirs mystiques, alors qu’ils ont été incapables d’approcher de 5 Km le quartier du Plateau ou le Camp d’Agban tenue par le Commandant Jean-Noël Abéhi.
 
Et de l’autre côté, il y a les civils appelés pro-GBAGBO par les propagandistes français, ces civils devenus des indésirables dans leur propre pays et alors, privés d’emplois, privés de liberté, privés de sécurité, car l’Armée régulière qui est censée les protéger est privée de moyens de travail. Ceux qui sont ce côté ci sont toujours dans la tourmente, pourchassés, arrêtés de façon arbitraire et torturés sans que cela n’émeuve ni la Justice ni les "protecteurs" des civils de l’Occident.
 
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont plutôt ceux qui sont protégés, qui sont encadrés, qui disposent de l’appui militaire de toutes les puissances du monde, qui paniquent, crient au danger, tirent prétexte de ces menaces imaginaires et violent sans être inquiétés, les droits les plus élémentaires de l’Homme.
 La peur du régime Ouattara est devenue une maladie incurable !
 
C’est de cela qu’il s’agit. Après le mensonge, c’est la peur qui devient un des plus gros problèmes de ce monsieur qui fait tuer en restant froid et sans remord. La peur. Il en a une paranoïa, un état de démence, un état de dépendance.
 
Mais quand on est malade, on se soigne. Donc à Abidjan, Ouattara se soigne avec les mises en scène grotesques d’arrestations d’étudiants ou de jeunes écoliers ivoiriens toujours présentés comme des mercenaires libériens.
Bien évidemment, ces arrestations finissent toujours avec la libération des prévenus, faute de charges sérieuses contre eux.
Mais le drame dans tout ça, c’est que les étudiants ou élèves interpellés ressortent chaque fois en nombre réduit parce que les mauvaises conditions de détention et la torture, font toujours au moins 2 ou 3 morts, une semaine après ces arrestations stupides et motivées par la paranoïa d’un homme perdu par ses ambitions folles.
 
Et pourtant, rien ne pourra sauver Ouattara !
C’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Cet homme est perdu. C’est pourquoi il est désespéré et tire dans tous les sens. Mais s’il en est arrivé là, ce n’est point parce que quelqu’un parmi la Résistance patriotique et révolutionnaire l’y aura conduit.
Non. Ouattara a atteint son propre point d’achèvement tout seul. Il en a été ainsi parce que cet homme a utilisé le mensonge comme un instrument d’ascension sociale et politique. Or le mensonge est gros arbres qui donne beaucoup de fleures mais jamais de fruits. Ensuite, cet homme a fait du crime en masse, un métier d’avenir pour lui-même et pour les jeunes du Nord de la Côte d’Ivoire. Résultat : la criminalité ambiante instaurée comme mode de vie a sapé les fondements et terni l’image d’une imposture pourtant dorée, parfumée et présentée à la face du monde comme une merveille nouvelle.
Du coup, pour son propre bien, pour celui des jeunes gens qui tuent en son nom et pour son compte, pour le salut du peuple de Côte d’Ivoire, Ouattara doit être admis en soins très intensifs afin que sa guérison rapide et urgente soit celle de toute une Nation, celle de tout un peuple qui se meurt.
 
A Très bientôt.
Hassane Magued



 2   Politique internationale

Les grandes manœuvres

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

La Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples

Excellence Monsieur le Président de la République, comme tous les observateurs de la vie politique française, nous avons appris votre élection à la Magistrature suprême en France le 6 mai 2012. Nous en prenons acte et vous adressons nos vives félicitations.
Tout comme vous, nous sommes porteurs des valeurs socialistes, je veux parler de la justice sociale, de l’égalité des hommes en droit et en dignité humaine, de la République comme cadre civilisé d’épanouissement du sujet social. 
Mais à la différence de vous, nous sommes issus de peuples et de pays qui ont une valeur marchande aux yeux de votre peuple. Nous appartenons à des peuples et nations qui ont été faits victimes d’un déni de leur humanité et de leur place dans l’histoire des Nations, ce qui leur a valu et leur vaut d’être traités par le peuple auquel vous appartenez, comme une marchandise ordinaire, un objet quelconque dans le commerce, comme la cravate ou la chaussette que vous portez.
De ce seul point de vue, vous n’êtes pas le socialiste que nous sommes et vous ne le serrez jamais.
Mais ce n’est pas là, l’objet de cette correspondance que nous avons voulu vous adresser pour mettre les points sur les "i" avant que vous ne cherchiez à vous prendre pour celui que vous n’êtes pas et que vous ne serez jamais à nos yeux.

 

Cela dit, la Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples.


 

 


 

 


 

Ce préalable clarifié, je voudrais appeler votre attention sur deux faits.
 
Premièrement, votre arrogance fétide contre le Président GBAGBO alors qu’il était un Président en exercice et vous, n’étiez qu’un simple homme politique en France ; cette insulte à ce digne fils de l’Afrique que vous avez traité de tous les noms, reste un affront que nous entendons laver pour que plus jamais, le mépris du Chef Africain ne soit votre partage en France.
 
Deuxièmement, votre adhésion au projet de meurtre et d’assassinat de Chefs d’Etat africains initié par Nicolas Sarkozy en 2011 comme une réponse à la déconfiture économique en France, reste un lourd passif qui vous met exactement au même niveau que ce brigand que vous avez tout de même battu à la loyale.
 
Mais vous vous présentez depuis peu comme l’homme du changement en proclamant que ce changement se ferait maintenant.
Nous osons donc espérer que vous avez pu changer avec l’assassinat de Mouammar Kadhafi et le meurtre manqué suivi de la déportation de Laurent GBAGBO, et que ce qui vous a fait changer aujourd’hui, ne vous oblige pas à poursuivre dans la voie du mépris et surtout du banditisme international qui semble être devenu la valeur cardinale autour de laquelle la France politique promet pour demain, le salut à la France citoyenne.
Mais peu cela nous importe. Que vous ayez changé ou pas, vous ne serez traité par la Révolution Permanente que comme un ennemi repentant et à tout le moins, comme un homme de bonne foi qui a été trompé et qui demande pardon.
C’est pourquoi, la présente mise au point nous semble indispensable. D’abord, pour que vous n’ayez pas la tentation de vous prendre pour l’Administrateur de l’Afrique parlant français et le propriétaire de la Côte d’Ivoire défigurée et truandée par la France. Ensuite, pour vous dire que les temps ont changé et que la moindre erreur, le moindre écart diplomatique, la moindre posture agressive trouvera une riposte immédiate et à due concurrence de la part des dignes fils de l’Afrique que nous sommes.
 
Mieux, nous avons pris l’option ne pas nous contenter de riposter à vos ingérences agressives et à vos immixtions désobligeantes dans la vie de nos Nations. Nous insistons aussi pour dire que les coups d’Etat et les rébellions conduites par renégats interposés trouveront également leur lot de consolation français. Lisez bien cette phrase.

Excellence Monsieur le Président, étant des peuples souverains, évoluant dans le cadre de rapports diplomatiques avec votre pays, soyez convaincu que tout comportement français maladroit en Côte d’Ivoire ou ailleurs en Afrique sera sanctionné sans état d’âme, sur le fondement de la Réciprocité comme principe diplomatique.
 
Cela veut dire, que si vous nous respectez, nous vous accordons le même respect. Si vous nous agressez, nous vous agressons aussi. Peut-être, pas à arme égale, mais les résultats seront les mêmes.

Cela veut dire aussi, que ce que vous avez semé en Côte d’Ivoire, attendez-vous à le récolter.


Excellence Monsieur le Président de la République, vous êtes un Français et vous comprenez le français. Vous comprendrez donc aisément que la Révolution Permanente, consciente que vous ne pouvez pas renier la France en Côte d’Ivoire, vous propose trois petites choses :

1.    Mettez-vous à l’écart lorsque nous allons entamer la phase opérationnelle de la restauration de la République et de la Loi en Côte d’Ivoire. Ce problème va être réglé à guichet fermé entre Alassane Ouattara et nous. Ne vous y mêlez pas. Vous comprenez ce que cela veut dire ;

2.    Oubliez l’idée que la France doit nuire à l’Afrique pour rayonner à l’International. C’est un projet idiot qui va vous coûter excessivement cher. Ceux qui avant vous ont été porteurs d’un tel projet ont bénéficié de circonstances favorables. Aujourd’hui, poursuivre dans cette voie n’est que pure vanité. Aucun peuple au monde, fût-il petit, ne peut plus être vaincu et géré militairement. La défaite de la coalition occidentale en Afghanistan face aux Talibans devra achever de vous convaincre. Et ce sont ces projets idiots d’invasion contreproductive de peuples souverains qui sont en train de vous appauvrir tous. Si vous avez des besoins, posez-nous vos problèmes dans l’humilité et de façon civilisée, nous allons vous aider.

3.    Vous n’êtes que le Président de la France et vous connaissez les frontières de la France. Entre personnes cultivées, je pense que nous nous comprenons.
 
Pour le reste, je vous souhaite un quinquennat sous le sceau de la sagesse, du respect des autres, du respect des frontières de la France.

 
Je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président, Camarade socialiste, en l’Assurance de ma très distinguée considération. 
A Très bientôt.

Hassane Mague

A Très bientôt.

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6807



3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Sarkozy Nicolas, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour ont formé le ‘’Tous Sauf Sarkozy ‘’(TSS).

Pour ceux qui voulaient donner de consigne claire à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ca fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches survoler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel de Plateau.

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5049


SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA !

Il aura tenté de nous montrer l’image d’un homme téméraire, d’un homme tellement puissant qu’il ne saurait accepter qu’on lui tienne tête, toujours prêt à soumettre ceux qui se hasarderaient à se dresser sur son chemin.

Seulement, la chute prochaine de Nicolas Sarkozy, le véritable parrain et protecteur de Ouattara, fait déjà apparaitre que tout ce zèle affiché de ce dernier depuis son accession à la tête de la Côte d’Ivoire par coup d’Etat de la France, n’est que feu de paille. Ainsi, la cinglante défaite de Sarkozy qui se profile à l’horizon pousse déjà Ouattara à faire profil bas.  

Après la fermeté d’Abidjan, Ouattara et la Cedeao font volte-face sur le dossier Malien à Dakar

On se rappelle encore de la fermeté affichée par la Cedeao et son président Alassane Ouattara lors du sommet consacré aux crises que vivent la Mali et la Guinée-Bissau qui s’est tenu à Abidjan en fin avril dernier. A cette réunion, le club des sous-préfets de la sous-région s’était voulu ferme en fixant de manière unilatérale la transition au Mali à 12 mois et en confirmant le maintien du président de transition Dioncounda Traoré pour toute la durée de cette période. Ce qui violait de facto l’accord conclu entre la junte et les émissaires de la Cedeao qui prévoyait une période de 40 jours pendant laquelle se tiendraient des assises nationales qui elles détermineraient le contenu véritable d’une transition politique au Mali. Mais la Cedeao ne s’est arrêtée là. Elle décida même l’envoi d’une force internationale en vue de sécuriser la transition. Suite à ces décisions, la réaction de la junte ne se fit pas attendre. Le capitaine se voulant clair et ferme à son tour déclara qu’aucun militaire étranger ne foulera le sol Malien sans qu’ils en fait la demande. Il continua pour dire que Dioncounda Traoré ne fera pas un jour de plus après ses 40 jours tels que voulu par l’accord. La suite, on la connait. Des combats éclatent à Bamako entre bérets rouges aidés de mercenaires ivoiriens, Burkinabès, sénégalais et sierra-léonais infiltrés et armés par la Cedeao contre les troupes de la junte. Ces derniers inflige une cinglante défaite aux ébrets rouge et prenne même le contrôle de leur camp. Ainsi, Sanogo s’affiche comme le véritable maitre à Bamako.

Seulement, contre toute attente, au lieu d’une décision ferme comme on le lui connait, Ouattara et la Cedeao font volte face à Dakar ce jeudi 03 mai 2012. En effet, la Cedeao déclare qu’elle n’enverra des troupes au Mali que si les autorités sur place en font la demande. Cela sonne comme un cinglant camouflet. En fait, Ouattara de retour de Paris où il a fêté le 1er mai a eu le temps de prendre le pool de la situation. En effet, sentant la fin prochaine de son parrain et protecteur Nicolas Sarkozy, Ouattara sait à présent qu’il a tout intérêt à mettre de l’eau dans son vin et d’en mettre beaucoup même. Le temps de grâce semble terminé pour celui qui voulait se donner une stature d’invincible alors qu’il n’est en fait qu’un tigre en papier. Ce sont également les raisons profondes du fameux dialogue appelé ironiquement conclave organisé à Grand-Bassam avec des faire valoir ou pseudo opposant.

Le conclave de Grand-Bassam signe d’une véritable fébrilité

Ouattara et sa clique ne sont plus vraiment sereins. Les propos de Karamoko Yayoro en campagne honteuse pour Sarkozy à Paris en disent long sur la peur qui habite le clan Ouattara. « Si Sarkozy s’en va, notre pouvoir est en danger » déclarait de façon pathétique un Yayoro dépêché d’urgence et maladroitement par Ouattara à Paris pour soutenir le navire UMP en plein naufrage. En fait, Grand-Bassam n’était qu’un prétexte pour se donner une nouvelle image, celle d’un pouvoir soucieux du dialogue avec l’opposition et non d’un pouvoir dictatoriale et tribale dans l’âme. Ce qui est en vérité le cas. Un tel revirement dans la ligne de conduite de Ouattara et de ses Adorateurs n’est à mettre au compte que de la perspective de ne plus avoir en métropole les parrains, les réseaux et les protections nécessaires pour finir le travail d’exploitation sans vergogne et de destruction de la nation ivoirienne si bien commencé par Ouattara.

Quoiqu’il en soit, l’accession à la présidence française de François Hollande nous fera voir bien des surprises. Ce sont de véritables pirouettes politiques auxquelles nous assisterons sous peu de la part de Ouattara et de ses Adorateurs. Ce qui est sûr, c’est comme son maitre Sarkozy, la fin de Ouattara est proche et lui-même la sent déjà venir.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5034



4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

Aucun être humain ne peut rester insensible aux multiples meurtres d’enfants, de religieux et même de militaires. C’est tout naturellement qu’il faut exprimer sa compassion et sa solidarité aux parents de ces innocentes victimes.

Malheureusement, ce type de crime détestable et odieux, faisant des victimes innocentes, est monnaie courante beaucoup en Afrique qu’en France.

Nous avons été surpris, absolument surpris de voir un homme, fut-il Président de la République française, aller sur les lieux du crime, à Toulouse (France), verser des larmes de crocodile et exploiter ces circonstances douloureuses pour monopoliser les médias audiovisuels à des fins  bassement politiciennes et surtout électoralistes.

Cet homme, Sarkozy, qui a le sang de plusieurs milliers d’ivoiriens et de libyens sur les mains est également un criminel. Mais à la différence de l’auteur des récentes fusillades, Sarkozy, pour accomplir ces crimes, sollicite d’abord la caution de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN, de l’UA ou de la Ligue Arabe, pour avoir le droit de vie et de mort sur des peuples de Côte d’Ivoire, de Libye et bientôt de Syrie.

Les quatre victimes françaises de l’homme au scooter ont suscité à juste titre l’émoi dans le monde entier et particulièrement en France et ce, parce que les médias français ont su livrer en boucle l’information vraie.

Il est donc surprenant que ce même peuple reste indifférent devant la barbarie et les nombreuses tueries d’innocentes personnes perpétrées par l’armée française sous les ordres de Sarkozy, au domicile du Président GBAGBO, pour une simple restauration d’une soi-disant démocratie. Cette indifférence ne peut s’expliquer que par la falsification de l’information orchestrée volontairement par les médias français, aux ordres de Sarkozy.

Ce dernier déclarait avec une forte dose de cynisme, se prononçant sur les 10 000 morts de Côte d’Ivoire que, n’eut été l’action de l’armée française, il y aurait eu beaucoup plus de morts comme si 10 000 morts n’étaient pas déjà un nombre très élevé. Un homme qui lève une armée pour massacrer par milliers des jeunes ivoiriens peut-il être ému par la mort de quatre personnes ? A présent, des miliciens de Ouattara, armés par Sarkozy continuent de tuer des ivoiriens, chaque jour que Dieu fait.

Sarkozy, Président-candidat, fait donc une récupération politicienne de la fusillade de Toulouse; mais Sarkozy, Président, a-t-il mis les moyens nécessaires à la disposition des services français de sécurité ? Qui trop embrasse, mal étreint ; les français l’apprennent à leurs dépens. C’est en effet un non-sens que d’entretenir des bandes de tueurs pompeusement appelées Force Licorne hors de France alors qu’on n’a pas les moyens, pour assurer la sécurité des populations sur le territoire français. C’est parce que la police est mal outillée que des assassins peuvent circuler librement sans être inquiétés. Il faut souhaiter que l’assassin, le criminel de Toulouse soit arrêté dans les plus brefs délais et qu’il soit le véritable coupable afin de ne pas revivre à cette occasion les histoires de triste mémoire, des touristes anglais du Bois de Vincennes (banlieue Parisienne) arrêtés comme terroristes ou encore des soi-disant témoins oculaires qui auraient assisté à l’enterrement du journaliste franco-canadien André KIEFFER à Issia, au centre-Ouest de la Côte d’Ivoire.

Les milliers d’innocentes victimes de la guerre post-électorale de Sarkozy en Côte d’Ivoire et celles de Libye sont-elles moins importantes que ces quatre morts de Toulouse ?

Pourquoi les français si sensibles à la mort de ces enfants sont-ils si indifférents au massacre des milliers d’enfants ivoiriens et libyens ? Ces français n’ont-ils pas vu cette horrible image de cette adolescente ivoirienne dont la tête a été éclatée par un obus de l’armée française en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan ? Est-ce le résultat de la rétention volontaire de l’information juste par les médias français ou tout simplement un regrettable comportement raciste ? Les milliers de morts ivoiriens et libyens de Sarkozy sont-ils inférieurs aux quatre morts français ?

Que Sarkozy arrête donc de se moquer des parents des victimes parce qu’il est plutôt du côté des bourreaux de ceux qui pleurent ; blanche ou noire une victime est une victime.

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7015



5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

Des actes et scènes d’une extrême violence ont éclaté, dans plusieurs localités de la Côte d’ivoire, au lendemain de la crise post-électorale, débutée le 28 novembre 2010.

Les rescapés sont choqués, sans doute pour le restant de leur vie.

Ils porteront les traces de ces événements douloureux à plus ou moins long terme. Alors que l’on s’attendait à ce que les psychiatres soient prolixes sur la question, c’est à un mur que nous nous sommes plutôt heurtée dans nos tentatives d’en savoir plus sur la situation réelle en matière des désordres psychiatriques occasionnés par les récentes violences post-électorales, ainsi que les clés pour en sortir.

Un psychiatre rencontré au CHU de Treichville (Abidjan) refuse de répondre à la moindre question concernant les victimes de la récente crise. « La situation est encore sensible. Je ne veux pas voir mon nom dans un quelconque journal », avertit-il. Même son de cloche au service d’Hygiène mentale de l’Institut national de santé publique (INSP) dans la commune d’Adjamé. En revanche, le ton est plus modéré: « Je suis médecin psychiatre, certes, mais avant tout fonctionnaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, et à ce titre, je ne peux pas répondre à vos préoccupations (…) sans l’avis de ma hiérarchie ». Hiérarchie? Nous joignons un peu plus tard le directeur du programme de santé mentale… qui "botte" aussitôt en touche: « Je ne peux pas officiellement m’exprimer sur ce sujet ».

C’est que, expliquera plus tard notre contact à l’INSP qui insiste pour garder l’anonymat, il est impossible aujourd’hui pour un psychiatre de rendre publique sa lecture de la situation, sans que ses propos ne soient mal interprétés par les pouvoirs politiques. « Aucun camp n’est prêt actuellement à voir en face les dégâts considérables qu’il a créés, depuis plus d’une décennie, dans la tête de chaque ivoirien ou habitant de la Côte d’Ivoire. Car en réalité, tous les camps ont perpétré des horreurs », martèle-t-il. Avant de déplorer le fait qu’aucune prise en charge psychologique réelle n’est faite en direction des victimes des violences successives. « Ce que nous faisons, depuis tout ce temps, c’est de gérer l’immédiat », avoue le médecin. Car malheureusement, aucune structure, aucune volonté politique ne prend en compte « de façon sincère » les besoins en matière de gestion des traumatismes. En Côte d’ivoire, comme dans tous les pays ayant connu la guerre, la prise en charge psychologique est en elle-même tout un processus auquel doivent participer, non seulement le patient et son médecin, mais aussi toute la société dans toutes ses composantes, indique le spécialiste.

Il est vrai qu’après les dommages considérables occasionnés par la guerre, il importe absolument de reconstruire le pays. Mais la population est à un pays ce qu’est le sang au corps humain. Aussi, est-il plus que nécessaire d’œuvrer d’abord à la reconstruction des cœurs et des esprits. Et le gouvernement l’a bien compris, en créant une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Or, les psychiatres ivoiriens sont plus d’une fois montés au créneau pour dénoncer leur non-implication dans les différents forums et commissions dits de réconciliation qui se sont succédés, en Côte d’Ivoire.

Mais, réconciliation avec qui? Pourquoi? Pour quoi? Comment? Autant de questions auxquelles ces spécialistes auraient aidé à répondre, si les commissions de réconciliation qui se sont succédées en Côte d’Ivoire avaient prêté attention à leurs interpellations. Pourtant, si les choses demeurent telles qu’elles le sont aujourd’hui, « nous sommes bien partis pour 50 ans » de conséquences psychologiques, a, enfin, regretté le médecin psychiatre rencontré à l’INSP qui voit affluer chaque jour, au service d’hygiène mentale, de plus en plus de victimes venues se décharger de leurs douleurs enfouies tellement profondément…

Ghislaine Atta

Dans le magazine "LE FILAMENT" N° 21 du 15 avril 2012.

Source: SLATE AFRIQUE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


5-2 Alain Bouikalo : Quand la force Licorne tuait les ivoiriens.

La lente marche de la Côte d’Ivoire vers la démocratie a été durablement éprouvée le 19 Septembre 2002 par une tentative de coup d’Etat muée en rébellion armée. Sans aborder les causes profondes de cette rébellion dont les acteurs et complices les plus lointains sont connus, il est bon de préciser que c’est cette action qui a permis le déploiement de la force licorne en Côte d’Ivoire. En effet, c’est en Septembre 2002 que la Force Licorne a été déployée avec comme mission première, la sécurisation des ressortissants français. Rapidement, cette force s’est vue attribuée deux autres missions supplémentaires : le contrôle d’un cessez le feu et l’appui au déploiement d’une mission de la CEDEAO en fin d’année 2002. Comme si cela ne suffisait pas, par des jeux de coudes diplomatiques sulfureux, la Licorne devient en 2004, une force de soutien à la force Onusienne : ONUCI.

A première vue, cette présentation sommaire, qui révèle le rôle classique d’une armée étrangère, pourrait faire penser que la Force Licorne est une force neutre. A la vérité, la Licorne répondait à un agenda politique bien ficelé depuis l’Elysée et successivement mis en œuvre par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Pour réussir la lecture intégrale de cet agenda, il a fallu que la force licorne tue lâchement et vachement, des ivoiriens aux mains nues. L’odyssée macabre débute le 06 Novembre pour s’achever le 11 Avril 2011.

Des ivoiriens assassinés sous l’ordre de Jacques Chirac du 06 au 09 Novembre 2004

Les évènements du début de mois de Novembre 2004 extirpent officiellement la force licorne de ses missions ci-devant énumérées. C’est suite à l’opération « Dignité » initiée par le gouvernement Gbagbo en Novembre 2004 qu’un cantonnement français est bombardé par deux avions Sukhoï 25. La version officielle fait état de neuf soldats tués et des blessés. C’est ainsi que le Président Jacques Chirac, sans un minimum d’enquête, ordonne la destruction de l’aviation ivoirienne. Chose ordonnée, chose faite. En quelques minutes, l’aviation ivoirienne est réduite en cendres. Immédiatement, Blé Goudé Charles, Président du COJEP, appelle le peuple ivoirien à manifester contre la Licorne qui vient de s’illustrer en véritable force d’occupation. Les ivoiriens, comme un seul homme descendent dans les rues pour exiger le départ de la force française. Ce fut le péché du peuple. Cette armée occupe les points stratégiques de la capitale : l’aéroport, les ponts De Gaulle et Houphouët Boigny, le corridor de Gesco (entrée nord d’Abidjan). Elle tire à partir d’hélicoptères sur les manifestants aux mains nues se trouvant sur les ponts et tentant de rallier le 43ème Bima, la base militaire française. Des jeunes et des femmes sont tués, avec des armes de guerre, des tirs de snipers, en face du camp français à Port Bouët, à l’aéroport, à l’hôtel ivoire, au corridor de Gesco, à Songon par la licorne visiblement préparée à cette œuvre macabre. Le bilan, selon le Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne (COPAVIL), fait état d’une centaine de perte en vie humaine et de 2549 blessés. Jacques Chirac et ses collaborateurs nous auraient évité un tel bilan s’ils avaient initié une enquête avant de s’offrir la qualité d’assassins. Il est donc évident que l’objectif recherché était de faire tomber Gbagbo puisque des hélicoptères n’ont pas hésité à tirer sur sa résidence, cherchant à l’assassiner.

Les enquêtent diligentées bien plus tard patinent et tout indique clairement que le bombardement n’était qu’un prétexte, ce que souligne en filigrane l’avocat des familles des victimes françaises Me Balan :

« Des éléments du dossier laissent apparaître des pistes plus que troublantes. Par exemple, que le bombardement était voulu afin de créer une situation propice pour se débarrasser de Laurent Gbagbo » (in l’inter du 04/11/2011).

Cet acte de guerre, ce crime de la droite française contre le peuple ivoirien n’a certainement pas satisfait l’envie funeste de cette classe politique. C’est pourquoi, Jacques Chirac, passant le témoin à Sarkozy, lui a sans doute confié la tâche de donner le coup de grâce.

Des ivoiriens assassinés sous les ordres de Nicolas Sarkozy du 06 au 11 Avril 2011

Sous le couvert de la résolution 1975 du conseil de sécurité de l’ONU, la Force Licorne, appendice de l’ONUCI a opéré un crime contre l’humanité en Cote d’Ivoire. Comme nous le savons tous, cette résolution est survenue après « le traquenard  électoral» savamment organisé depuis l’Elysée et l’hôtel Sébroko, siège de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Après avoir inspiré les résolutions de la CEDEAO et de l’Union Africaine et plombé le travail du panel, Nicolas Sarkozy a fait voter la présente résolution afin d’achever l’œuvre entamée par son prédécesseur Jacques Chirac. Le paragraphe 6 enjoignait l’ONUCI et son appendice la Licorne à « utiliser tous les moyens nécessaires  pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils menacés d’actes de violence physique imminente, dans la limite de ses capacités et dans les zones de déploiement y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile…. ». La résolution, n’ayant ni définit les parties en présence, ni indiqué le contenu du terme « armes lourdes » laissait ainsi à la Force Licorne le soin de faire une interprétation malsaine de ladite résolution et donner ainsi le coup de grâce au régime exécré. Bien entendu donner le coup de grâce va de paire avec tuer vachement les partisans de Gbagbo. Et pour cette mission officieuse, la Force Licorne a l’imagination très fertile. Elle bombarde, à partir du 06 Avril 2011, à l’aide de ses hélicoptères les sites stratégiques des FDS. Pendant ce temps, les rebelles du MPCI, devenus par action décrétale, une force régulière, font leur avancée avec le soutien de l’ONUCI et de la Licorne. Cette force pro-Ouattara n’avait visiblement aucune arme lourde, elle avançait avec des coutelas, des pistolets automatiques, des flèches et sabres des chasseurs traditionnels Dozos!
Le peuple ivoirien voit la nécessité de faire bloc autour de la résidence du Président Gbagbo. En dépit de la situation sécuritaire préoccupante, des jeunes et des femmes, prennent le risque d’abandonner leurs foyers et converger vers la résidence présidentielle, les mains nues. Certains empruntent des pirogues, d’autres rallient la résidence à pied. L’occasion est donnée à la Force Licorne de voir en ses patriotes, des armes lourdes. Ces mains nues, chantant et dansant devant la résidence de Laurent Gbagbo ont a été goulûment massacrées par les hommes de Nicolas Sarkozy. Pourtant, aucune des dispositions de la résolution n’autorisait la Licorne à tirer sur des jeunes aux mains nues. Au contraire, le paragraphe 6 appelait à la protection des civils. Seulement, dans l’entendement de Sarkozy, seuls sont civils les partisans de M. Alassane Dramane Ouattara.

Nicolas Sarkozy et ses amis ne cessent de se cacher derrière la résolution 1975 pour légitimer leurs ignobles crimes en Côte d’Ivoire. Le faisant, ils sont dans leur rôle, faire croire à l’humanité qu’ils ont agi dans le strict cadre de l’application de la résolution en question.

 Alors si tel est le cas, ne réprimons aucune question que le bons sens précipiterait vers notre conscience. La résolution 1975 autorisait-elle la Force Licorne à exécuter des civils fussent-ils des soutiens de Gbagbo ? La résolution 1975, invitait-elle à bombarder la résidence de Laurent Gbagbo? La destruction des armes lourdes devait-elle s’interpréter comme s’appliquant uniquement au camp Gbagbo ? Si non, quelles sont les armes lourdes des forces pro-Ouattara détruites par la Licorne ? Toutes ces questions aident à évacuer l’argument de la résolution 1975, pour conclure à un ensemble de crimes dont la connaissance relève de la compétence de la Cour Pénale Internationale. 

Que retenir au terme de notre analyse? Durant la guerre de 10 ans qu’a connu la Côte d’Ivoire, la Force Licorne a assassiné autant que les forces pro-Ouattara. Il est certes vrai qu’au niveau du nombre de victimes, la Force Licorne et les ex rebelles pro-Ouattara ne peuvent être ex aequo, mais retenons que pour avoir tué des civils aux mains nues, la Licorne a commis des crimes. Cependant, en sa qualité de personne morale, cette force pourrait être qualifiée de « l’arme du crime. » Les vrais auteurs sont donc Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy pour avoir formellement donné l’ordre de commettre le forfait.

Ils devront répondre devant la justice car la vie d’un soldat français en Afghanistan ou celle d’un civil français entre les mains d’islamistes au Maghreb, est aussi importante que celle d’un civil ivoirien lâchement assassiné par la Force Licorne.

Aussi pour la licorne et sarkozy la machine  judiciaire devrait être  rapidement réactivée  dès le 7 mai  2012 au lendemain de sa défaite annoncée aux  présidentielles françaises. Le futur Président Français François Hollande devrait logiquement tirer toutes les conséquences  de ce désastre pour rappeler les forces françaises sur les différents théâtres d’opérations  dans le monde tel que prévu au programme de Parti Socialiste  français.

Alain Bouikalo
bouikhalaud10@gmail.com

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2305-quand-la-force-licorne-tuait-les-ivoiriens.html


5-3 Hassane Magued :Le 1er Mai en Côte d’Ivoire : bonne fête du chômage, du mensonge et du vent !

 Les emplois en été créés. En tout cas, ceux qui ont été promis durant la campagne électorale de 2010. C’est donc le lieu de fêter en Côte d’Ivoire. Nous sommes le 1er mai 2012. Un million d’emplois avaient été promis. Un an après, il y a un million de chômeurs. Qui pouvait espérer mieux en octobre 2010 au moment où Ouattara promettait le vent aux Ivoiriens ?
Personne, sauf les Ivoiriens qui savaient, qui connaissaient cet homme dont la nationalité, la mère, le pays, le lieu de naissance, la date de naissance, les compétences intellectuelles et professionnelles, les relations avec les milieux mafieux, les rapports avec les caisses de l’Etat, ont toujours été entourés d’une enveloppe de mystère et de doute.
Mais le monde occidental mené en bateau par Nicolas Sarkozy, complice de longue date de cet individu de peu de valeur "qui n’a ni parole d’honneur, ni le sens de l’honneur" selon le Président Thabo Mbeki, a imposé par le feu des bombes et dans le sang des étudiants ivoiriens, ce bonhomme qui se faisait passer pour un chercheur d’argent, un créateur d’emplois et un déclencheur de croissance économique.
 
Le 11 avril 2011, les valeurs légales promues dans une République normale ont été inversées. Depuis lors, la Côte d’Ivoire se retrouve à l’envers.
Mais dans un pays où tout fonctionne à l’envers désormais, être licencié sans droit pour appartenance ethnique ou militantisme politique réel ou supposé au FPI (Front Populaire Ivoirien) et se retrouver à la rue, cela s’appelle, créer des Emplois, dès lors qu’il y aura un "Rattrapé ethnique" pour occuper votre poste sans qualification ni compétence technique. Ici, l’expression "déshabiller Pierre pour habiller Paule" ne peut que trouver tout son sens et servir de fondement philosophique au Programme de "Rattrapage ethnique".
Mais pour un esprit à l’envers, dans un corps à l’envers, les bons emplois, le "Bon travail" a pu être créé ailleurs qu’en licenciant les militants du FPI ou les personnes considérées comme appartenant à une ethnie ennemie de Ouattara, pour embaucher des analphabètes et demi-lettrés en leurs lieux et place.
Ainsi, les mécaniciens, tauliers, taulards, maçons, ferronniers, cordonniers et balanceurs de mini cars urbains appelés Gbaka, ont presque tous été embauchés par le régime Ouattara dans les "emplois du futur" comme le meurtre, le viol, le braquage de domiciles et de véhicules, les attaques nocturnes de villages et de voyageurs, les agressions à caractère ethnique, le port de tenues militaires et la détention d’armes de guerre sans aucun statut administratif, les assassinats ciblés, l’extorsion de fonds, l’expropriation et l’occupation armée de résidences familiales ou de terres agricoles, etc. etc.
 
Donc Ouattara a créé les emplois qu’il a promis.
En octobre 2010, il avait exhorté certains Ivoiriens à ne pas donner leurs voix au chômage. Aujourd’hui, tous les Ivoiriens se rendent compte qu’il avait pour eux un projet très ambitieux de licenciement ethnique et de destruction des commerces.
 
En octobre 2010, alors tout feu tout flamme, il leur avait promis faire inscrire la Côte d’Ivoire sur la liste très honorable des pays émergents. Eh bien 12 mois après, la Côte d’Ivoire est sur la liste très funeste des destinations interdites.
 
En octobre 2010, ne promettait-il pas qu’il était la Solution en tant qu’ADO Solution, pour mettre fin à la pauvreté ? Que non ! Il a finalement érigé l’indigence sociale en condition normale de vie.
 
Pi, à la même date, ne dénonçait-il pas les prix assez raisonnables des aliments de première nécessité, les présentant comme excessifs ? Un an après, il a rehaussé ces prix pour les faire passer du simple au double afin de les rendre insupportables.
En conséquence, il s’ensuit une baisse vertigineuse de la consommation provoquant une baisse drastique du chiffre d’affaires au niveau de la grande distribution qui est alors obligée de réduire son personnel ; quoi de plus utile, dès lors que les besoins se font de plus en plus pressants en braqueurs et violeurs réservistes.
 
Et que dire des petits commerçants dont les fonds de roulement ont disparu entre temps pour avoir servi à nourrir leurs enfants affamés ?
Et pourquoi ne pas se souvenir des petits commerces qui ont été fermés après une opération de destruction et de déguerpissement inhumaine et immorale perpétrée par le régime Ouattara sous le fallacieux prétexte qu’il conduisait une Opération dite de "Pays propre" ?
 
Et pourquoi ne pas révéler au monde entier que des villes aux campagnes agricoles, toutes les familles sont désormais condamnées à une misère inqualifiable, parce qu’elles ont vu leurs niveaux de vie ramenés au plus bas de l’échelle sociale comme si cela permettait à Ouattara de réaliser le rêve qu’il avait les Ivoiriens ?
 
Alors, après un si grand exploit qui fait gémir tous les Ivoiriens de souffrance et de désespoir, à l’exception d’une poignée de complices ayant été éligibles au Programme de « Rattrapage ethnique » dont il a fait la promotion en France lors de son voyage dit d’Etat, il faut bien que la fête du 1er mai 2012 se fasse en Côte d’Ivoire.
 
Donc la fête va se faire. A l’envers, bien entendu. Mais elle se fera.
Au menu, il y aura du mensonge, encore du mensonge et puis encore du mensonge. Et après, chacun s’en ira la gorge nouée, affligé, gavé de foutaise Ainsi va la Côte d’Ivoire. Ainsi sera fêtée le 1er Mai, fête du Chômage, du Mensonge et du Désespoir en Côte d’Ivoire.
 
Et pour une fête à l’envers, pour célébrer des créations d’emploi à l’envers, dans un pays à l’envers, dirigé par un étranger présenté à l’envers, faisant la promotion des contre-valeurs et vivant de contre-valeurs, disons le tout net : il faudra avoir le cœur solide pour entendre les niaiseries, les menteries, les fourberies, les apologies éhontées qui alimenteront les blagues appelées discours du 1er mai 2012.
Cela dit, Bonne fête du Chômage, du Mensonge et de la Honte à tous !
 
Demain, quand on vous débarrassera de cet individu hautement toxique, j’ose espérer que les pires souffrances d’aujourd’hui vous serviront de leçon et que vous ne retomberez plus jamais dans l’insouciance et l’amusement. On ne joue pas avec un Etat et le pouvoir d’Etat.

 A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2302-le-1er-mai-en-cote-divoire-bonne-fete-du-chomage-du-mensonge-et-du-vent-.html


5-4 Camus Ali : Combien de Dominique Ouattara coûte aux Ivoiriens ?

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction  d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien.

Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €).

 C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo.

Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes oeuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.

Camus Ali

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2306-combien-dominique-ouattara-coute-aux-ivoiriens-.html



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

6-1 KOBAZEYRET Laurent :AUX PEUPLES AFFAIBLIS ET HUMILIES PAR SARKOZY

A la fin du quinquennat de Sarkozy, plusieurs peuples sont fortement affaiblis et profondément humiliés. Aucun autre Chef d’Etat français n’a livré, depuis la guerre d’Algérie, de guerre aux pays africains. Il ne leur reste qu’à réagir et se dresser contre celui qui a été durant ces cinq dernières années leur bourreau.
Sa première victime a été son propre pays, la France, qu’il a affaiblie sur tous les plans.
Sur le plan économique et financier, c’est lui qui, par ses mesures incongrues de gestion, a fait dégrader la note financière de ce pays naguère détenteur du triple A des agences internationales de notation financière. C’est encore sous Sarkozy que l’économie de ce pays, essentiellement basée sur l’accaparement des richesses des pays colonisés, a vu un grand nombre d’entreprises déclarer faillite, jetant ainsi à la rue des milliers de travailleurs et donnant à la France l’un des taux de chômage les plus élevés d’Europe. Ce Président a davantage creusé le déficit budgétaire de la France et exploite, à tord d’ailleurs, l’échappatoire de la crise financière mondiale. Combien de milliards d’euros n’a-t-il pas englouti dans les
guerres de Côte d’Ivoire, de Libye, et maintenant de Syrie pour massacrer des milliers de civils aux mains nues. Les conséquences de ces actions néfastes conduiront bientôt, selon un spécialiste français des questions économiques, à payer à crédit les fonctionnaires et les militaires de l’hexagone.
En outre, par sa
politique internationale et sa diplomatie nauséeuse, fondées sur le copinage et le clientélisme, Sarkozy a considérément refroidi les relations bilatérales entre son pays et bien des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et même d’Europe. En effet, c’est seulement maintenant que Sarkozy trouve à redire sur les accords de Schengen pour s’attirer la sympathie de certains militants de l’extrême droite française. C’est encore le même Sarkozy qui a fait bénéficier à ses amis riches les fameuses niches fiscales qui n’ont guère embelli les finances de la France, pour leur dire merci de l’avoir fait Président et de lui avoir offert une croisière à bord d’un yacht.
Au plan militaire, par son entêtement à accompagner les USA et d’autres pays européens et pour se donner plus de contenance pour obtenir le
soutien de ces pays dans ses expéditions punitives africaines, convaincu que la force de la France ne vient, pour une grande part, que de ses ex-colonies, Sarkozy a envoyé des milliers de soldats français sur des fronts de combat dans le monde entier, faisant plusieurs militaires tués dans la fleur de l’âge et créant la désolation dans de nombreuses familles.
Dans bien d’autres domaines, Sarkozy a tant échoué qu’au soir de son quinquennat désastreux, la France est, sans surprise, très affaiblie. C’est pourquoi, il n’ose pas faire mention de son bilan négatif pendant cette campagne électorale. C’est aussi la raison pour laquelle son slogan de campagne est «la France Forte», étant convaincu avec ses ouailles que la grande faiblesse de la France est de son entière responsabilité. C’est bel et bien lui qui a mis la France au bord du gouffre. Sarkozy a affaibli la France par sa voyoucratie et le terrorisme d’état exercé, sous ses ordres, par son armée hors du territoire français et particulièrement en Afrique. C’est pour masquer cet affaiblissement de la France qu’il a choisi le slogan creux de la France Forte.
Voilà quelqu’un qui a disposé de cinq ans pour rendre la France Forte mais qui n’a fait qu’affaiblir son pays et qui se met à hurler au crépuscule de son mandat «Vive la France Forte» alors que tous les sondages le donnent perdant.
Le moment n’est-il pas venu pour Sarkozy de faire appel aux rebelles hétéroclites de son filleul
Ouattara pour organiser une fraude massive comme ce fut le cas dans le Nord de la Côte d’Ivoire en 2010: bourrage d’urnes, suffrages exprimés largement supérieurs aux nombres de votants, séquestrations et viols des représentants du candidat Hollande?. C’est la seule issue pour lui de gagner ces élections qui seront certifiées par le SG de l’ONU «himself» et son copain de toujours Obama.

Pendant que Sarkozy rendait la France faible, il continuait à poser des actes de destruction et d’humiliation dans de nombreux pays en Afrique et au Moyen-Orient.
Des pays africains ont été ainsi grandement affaiblis et humiliés par Sarkozy. Il a, dans ce cadre, entretenu des rébellions, organisé des putschs, planifié des guerres en s’appuyant sur des Présidents fantoches ou des opposants sanguinaires, animateurs et dirigeants de rébellions et qui, depuis plusieurs années sont les Plus Grands Communs Diviseurs (PGCD) des africains.

En Côte d’Ivoire, pendant son mandat présidentiel, Sarkozy a mené une guerre multiforme à la Côte d’Ivoire du Président GBAGBO. Il a, par son armée, mis à feu et à sang ce pays, détruisant tout sur son passage. La résidence officielle du Chef de l’Etat abritant plusieurs dizaines de personnes dont des femmes et des enfants n’a pas échappé aux nombreuses bombes et missiles larguées sur une population aux mains nues. C’est suite à ces bombardements que son armée a arrêté le couple présidentiel pour le remettre aux rebelles analphabètes de Ouattara baptisés par ce dernier FRCI (lisez plutôt Forces Rebelles en Côte d’Ivoire) ; ces criminels, incapables jusque là de franchir le périmètre de la résidence présidentielle, vont se jeter sauvagement sur ces illustres autorités pour les violenter devant les caméras du monde réquisitionnées à cet effet par Sarkozy. Ils seront alors brandis comme des trophées de guerre. Quelle humiliation !
Sarkozy a aussi humilié l’armée ivoirienne qui, jusque là, avait réussi à mater la rébellion. Il a permis à des va nus pieds de « triompher » d’une armée professionnelle. Il continue de semer, par son soutien à la dictature actuelle, la désolation et la mort causées par les dozos et autres rebelles qu’il a formés et entretenus contre le régime officiel
ivoirien.
Il a fait bloquer injustement en Europe et partout dans le monde les avoirs des cadres
ivoiriens, les conduisant ainsi à une mort humiliante. Les cas de BOHOUN Bouabré (père du budget sécurisé en Côte d’Ivoire), GNAN Raymond, DIAGOU Gomont illustrent suffisamment la cruauté de telles décisions. Sarkozy, par cette action en Europe, a poussé son filleul à bloquer, en Côte d’Ivoire, les comptes bancaires des pro-Gbagbo. Maintenant qu’il a fait lever le gel des avoirs sur les comptes en Europe, en Côte d’Ivoire, ces blocages continuent encore, comme pour signifier aux ivoiriens et africains qu’ils doivent disposer de ressources en Europe pour leurs sécurités politique et financière. Voilà comment Sarkozy affaiblit et humilie de hauts cadres patriotes africains.

En Lybie, Sarkozy s’est servi de l’OTAN pour décimer le peuple libyen jusqu’à humilier ce pays jadis prospère en tuant son Guide, pourtant son illustre bienfaiteur financier. A ce jour, le peuple libyen cherche ses marques, déboussolé qu’il a été par Sarkozy, dont la barbarie injustifiée a rendu ce pays exsangue. Ses actions ont affaibli la Libye au plan politique, économique et social, faisant de ce pays une charogne à la merci des vautours occidentaux avec la complicité de leurs poulains, les renégats libyens.

Au Mali, c’est encore Sarkozy qui a organisé de bout en bout le coup de force en commençant par planifier l’invasion des rebelles au Nord, alibi tout trouvé pour chasser de façon humiliante le Président en fonction, Amadou Toumani TOURE (ATT). Il vient de faire installer au pouvoir, au détour de toute la combine de la CEDEAO et de l’UA, un pantin pour assurer un soi-disant intérim de quarante jours avec comme objectif d’organiser des élections dans un pays….pacifié.
Comment en 40 jours, peut-on pacifier ce Mali aux mains de rebelles hétéroclites bien armés ? Ce ne sera possible que si, pour une fois, l’auteur de ce drame malien met son armée à la disposition du Mali. Sinon, comme à son habitude, la France utilisera son armée en Côte d’Ivoire (la Licorne), ses supplétifs
casques bleus de l’ONUCI et l’ECOMOG (mercenaires de la CEDEAO) pour parachever son « job ».
Comment comprendre qu’un pays si pauvre fasse l’objet de tant de convoitise, de tant d’humiliation si ce n’est pour les richesses minières du Mali ?

Dans tous ces pays, Sarkozy a, par ses actes terroristes de déstabilisation, anéanti les processus de paix et de démocratie, humiliant ces peuples à tous les niveaux.
Il a aussi affaibli et humilié les institutions ivoiriennes et maliennes en refusant avec OBAMA, celui qui disait rechercher pour les pays africains des « institutions fortes », les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel et en fomentant un coup d’état à deux mois des élections au Mali. Le comble, c’est d’imposer aux ivoiriens et aux maliens des marionnettes. Par ces guerres imposées, Sarkozy a fait détruire, brûler de nombreux villages particulièrement dans l’Ouest ivoirien, humiliant ainsi des milliers de familles, les obligeant à un exil forcé, pour se retrouver sous des bâches afin de bénéficier d’hypothétiques aides des soi-disant ONG de ces pays. Ce sont ces pays qui continuent d’humilier et d’affaiblir les états africains.

Auréolé de gloire dans ces actions néfastes à la paix en Europe et en Afrique, Sarkozy ne s’arrête pas en si bon chemin. Il continue à semer la mort et la désolation au Moyen-Orient, précisément en Syrie. Pourquoi c’est Sarkozy qui s’agite le plus dans cette affaire syro-syrienne ? Est-il devenu le Président ou le gendarme du monde ? Par la pratique d’un terrorisme d’état, il prête main forte aux rebelles syriens. En témoignent les écrits de presse faisant état de la présence de soldats français aux côtés des rebelles syriens. Jusqu’à ce jour, ces informations n’ont pas été démenties par le Président-candidat français.

Au vu de ce qui précède, le peuple français fortement affaibli par cinq ans de mandat de Sarkozy se doit de lui refuser le prochain quinquennat au risque de devenir un pays anciennement développé. Avec Sarkozy, la France qui est au bord du gouffre fera sans nul doute un pas de plus en avant pour se retrouver dans le gouffre.
Pour tous ces peuples humiliés et affaiblis et à cause des nombreux crimes de Sarkozy en Afrique et au Moyen Orient, français et naturalisés français d’origines africaine et arabe, vous devez voter tout sauf Sarkozy, celui qui dit pratiquer la démocratie en France mais qui empêche, dans les ex-colonies françaises, la pratique de ce principe de gouvernement du peuple par le peuple.
Peuples affaiblis et humiliés par Sarkozy, refusez d’accorder à votre bourreau votre suffrage à la présidentielle française.
Si, par malheur, vous laissez Sarkozy reprendre le pouvoir, assuré que c’est son dernier mandat, il vous criblera comme du froment car il fera pire que lors de ce quinquennat finissant.
Vous voilà donc avertis. Vos choix au premier et surtout au second tours décideront d’une France forte et d’une Afrique libérée et digne. Forte la France le sera, mais sans Sarkozy, le bourreau.

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7028 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.7-17-1

7-1 Théophile Kouamouo : Quand il pleut à Paris... Abidjan est mouillé.

Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Sarko menacé, le régime Ouattara panique...

Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Le premier tour de la présidentielle française vient de livrer ses résultats, et il paraît évident que Nicolas Sarkozy est en ballottage défavorable dans la perspective de la «lutte finale». La gauche est à son plus haut niveau depuis longtemps, et selon les sondages le président sortant bénéficiera d’un report de voix globalement assez médiocre de la part des électeurs du Front national (extrême-droite) et du MODEM (centre). La perspective la plus probable est donc la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, même si les jeux ne sont pas faits.
Ces dernières semaines, les observateurs de la vie politique ivoirienne ont tous pris acte de la nervosité qui s’est emparée des dignitaires du Rassemblement des républicains (RDR) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ne se sentant pas satisfaits de l’étrange accord de partenariat signé avec l’UMP, ils ont demandé solennellement à leurs sympathisants ayant la nationalité française de voter pour Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui devait se demander pourquoi il n’y avait pas de réaction en France à l’activisme des Africains-Français hostiles à sa double épopée ivoirienne et libyenne. Certes, le RDR et l’UMP sont des formations politiques de droite, avec tout ce que cela comporte. Mais l’on ne sent pas la même fièvre dans les autres pays du «pré carré» dirigés par des alliés objectifs de l’UMP. De quoi a donc peur le régime Ouattara ?

Un système de gouvernance autoritaire qui repose sur des complaisances parisiennes.
Une chose est à noter : si Nicolas Sarkozy perd le pouvoir, ce sera la première fois, depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, que les alliés traditionnels du PDCI et du RDR quitteront les lambris dorés de l’Elysée et des cabinets ministériels pour s’installer sur les sièges réservés à l’opposition parlementaire. Ce sera donc un grand saut dans le vide.

Déjà, avant la crise, les liens entre la nomenklatura ivoirienne et la droite française étaient patents. Malgré une prévenance de tous les instants des socialistes, Félix Houphouët-Boigny soupçonnait François Mitterrand d’instrumentaliser son opposition pour l’affaiblir. Quand Jacques Chirac a été élu en 1995 en battant Lionel Jospin, les journaux progouvernementaux d’alors ont exulté. Pendant longtemps, l’affrontement entre Bédiéistes et Ouattaristes se déroulait selon la grille Chiraquiens contre Balladuriens.

C’est pour cette raison que l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir sera un sujet de grande joie pour Ouattara, heureux d’avoir «noyé» les réseaux parisiens de Bédié, et de faire savoir à Gbagbo qu’il était le seul opposant d’Afrique subsaharienne à avoir été reçu à plusieurs reprises à l’Elysée dans un contexte de guerre froide francoivoirienne où Gbagbo n’avait «droit» qu’à des échanges non formalisés avec des seconds couteaux ou à une photo à la volée à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale des Nations Unies. Dans une logique similaire, la victoire électorale de Jacques Chirac en mai 2002 devait sonner l’heure de la reconquête dans l’arrière-cour ivoirienne, où la «normalisation» et la «prise de distance » voulues par le gouvernement de Lionel Jospin avaient permis aux rapports de force internes de s’accomplir à travers l’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000. Le coup d’Etat du 19 septembre 2002, s’il avait abouti à la capitulation d’un Laurent Gbagbo acceptant un exil doré en France, aurait parachevé la «reprise en main» des lobbies droitiers français pour qui la Côte d’Ivoire doit être la continuité géostratégique de la France…
C’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine pour faire prévaloir le récit médiatique douteux accréditant la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Il a même appelé à onze reprises en une seule journée un chef d’Etat ouest africain pour le rallier à la guerre de Ouattara. Contre un grand nombre d’officiers supérieurs de son pays, il a engagé l’armée française dans la bataille d’Abidjan, ordonné l’omerta sur les crimes commis par les supplétifs FRCI qui avançaient grâce aux missiles de la force Licorne, fermé les yeux sur l’assassinat du Français Philippe Rémond à Yamoussoukro et sur le martyre de son compatriote Michel Gbagbo, vidé les fonds de caisse de l’Agence française de développement (AFD) pour payer les salaires du régime Ouattara, intrigué pour envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), applaudi la justice des vainqueurs et les dérives tribales du régime ivoirien…

Un départ de Sarkozy viendrait au pire moment pour Ouattara
Nicolas Sarkozy est allé tellement loin avec Alassane Ouattara que ce dernier sait pertinemment qu’un changement de pouvoir à l’Elysée baissera forcément le niveau des complicités crapuleuses dont il bénéficie à Paris. Il a pourtant construit tout son système autoritaire de gouvernance sur le «droit d’humilier» dont il dispose et sur la muraille d’impunité qui est bâtie autour de lui par la France et audelà de la France – à l’ONU, dans les institutions de Bretton Woods.
Alassane Ouattara est allé tellement loin dans les démonstrations d’amitié avec Sarkozy qu’il pourrait à juste titre craindre un «retour de bâton» des futurs maîtres de la France, qu’il a toujours cajolés grâce à ses relations au Parti socialiste. Des relations – son avocat Jean-Pierre Mignard par exemple – désormais en porte-à-faux avec leur famille politique, «grâce» à la stratégie caricaturale du «tout-Sarkozy» adoptée par l’homme fort d’Abidjan.

Un éventuel départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy interviendrait au pire moment pour Ouattara. Après un an de «grâce internationale» et plus de dix ans d’accompagnement médiatique complaisant, la «bulle explicative internationale», notamment représentée par les différentes ONG financées par les Etats et les grandes entreprises occidentales et qui «notent» la gouvernance des pays africains, commence à se montrer plus exigeante.


Tandis que les analystes de la presse parisienne considèrent désormais qu’une dérive autoritaire guette le régime d’Abidjan. C’est pour anticiper les nouvelles exigences de l’étranger qu’Alassane Ouattara, qui répugne à négocier avec les corps intermédiaires comme les syndicats ou avec son opposition, communique sur le thème d’une main tendue à son opposition qui n’a aucune consistance puisque la logique des inculpations à caractère politique et de la «justice des vainqueurs» se poursuit, voire se renforce avec les dérives de la Direction de la surveillance du territoire (DST).

D’une certaine manière, cet ersatz de dialogue inter-ivoirien pourrait même viser à donner de la consistance à Nicolas Sarkozy qui veut visiblement «capitaliser» sur sa prétendue «crédibilité internationale», se fondant notamment sur ses sanglantes épopées libyenne et ivoirienne, «vendues » comme des «victoires de la démocratie» là où elles ont semé la mort et la désolation. Des informations sur un processus de «réconciliation » en Côte d’Ivoire avant le second tour seraient une aubaine pour lui. C’est pour cette raison que l’opposition ivoirienne ferait une belle passe à l’adversaire en se soumettait à l’agenda et au «storytelling » de Ouattarakozy.
Théophile Kouamouo

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6665


23/04/2012

n° 528 - Les Dossiers d'Irak - 22/04 - a1- Sale temps pour les Américains à Bagdad


n° 528 -   Les Dossiers d'Irak - 22/04 - a1-   Sale temps pour les Américains à Bagdad


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

LesDossiers d'Irak


n° 528                                                      22/04/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Gilles Munier : Sale temps pour les Américains à Bagdad.

Point de vue

1-1 Hassan Hamade Annan : Génocide en Iraq et Paix en Syrie ?

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Les militaires, drogués comme des cyclistes ?

2-2 Julie Lévesque : L'armée des États-Unis entre dans la clandestinité.

3 Les Brèves

3-1  Belga : Bagdad accuse des pays arabes de faciliter le terrorisme en Irak.

4-1 Gilles Munier : Tarek Aziz et la mort lente des prisonniers politiques irakiens.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

6 Annexe

6-1 L’ex geôlière bourreau d’Abou Ghraïb ne regrette pas ses actes

6-2 Glen FORD : Guerres impérialistes: le pays du goulag levant (USA) et la France arrogants dans la défaite.

 



Tiré à part :

Gilles Munier :Sale temps pour les Américains à Bagdad.
La « guerre annoncée » contre l’Iran et « l’axe chiite » oblige Nouri al-Maliki à se débarrasser du maximum de « contractors », ces mercenaires occidentaux qui pullulent en Irak, et de surveiller les déplacements des agents de sécurité de l’ambassade US.
Plusieurs dizaines de milliers de « contractors » – mercenaires – américains ou étrangers, employés par des sociétés militaires privées (SMP), détestés par la population, sont toujours en Irak. Fin 2011, avant le départ du gros des troupes d’occupation étasuniennes, leur nombre était supérieur à celui des GI’s.
Nouri Al-Maliki qui peut difficilement se passer d’eux en matière de sécurité et de défense, craint à juste titre qu’ils participent à la déstabilisation de son régime en cas de bombardements de centres nucléaires iraniens par Israël, d’intervention étrangère armée en Syrie, ou d’attaque généralisée de « l’axe chiite » par l’Otan. Le temps où les « contractors » roulaient des mécaniques, au-dessus des lois, est donc révolu. Ils sont plus que jamais dans la ligne de mire des services secrets irakiens et iraniens qui guettent la moindre incartade de leur part pour les faire expulser, et qui n’hésiteront pas à les interner si l’Iran est attaqué.
Dès la semaine précédent le départ des GI’s, Ahmad, le tout-puissant fils de Nouri al-Maliki, a expulsé de la Zone verte des sociétés étrangères et les mercenaires qui s’y trouvaient et en a profité pour placer des chars près du domicile des opposants sunnites proaméricains. Les responsables des check points ont l’ordre de vérifier scrupuleusement les identités, la validité des visas, les autorisations de déplacement et de port d’armes des étrangers.
Finis les passe-droits
Début décembre, une équipe de mercenaires de la SMP Triple Canopy, liée par contrat au Département d’Etat étasunien, a été arrêtée sur la route de Taji.
Ils ont été détenus 18 jours dans des conditions exécrables pour eux - nourriture servie sur le sol crasseux de leur cellule, riz plein d’insectes – … mais de loin préférables à celles réservées aux opposants irakiens. Mark Fisher, un ancien sergent fidjien, arrêté avec deux Américain et douze Irakiens, a accusé ses geôliers de « tortures mentales »… et leur a reproché d’avoir dû passer Noël en prison. Il a fallu l’intervention du congressiste républicain américain
Peter King pour les libérer.
Début janvier, une centaine de « contractors » a été retenue pendant quelques jours à l’aéroport de Bagdad dans des cellules de la police des frontières.
Certains faisaient partie de la sécurité de l’ambassade des Etats-Unis. Pour ne pas dramatiser la situation, James Jeffrey, l’ambassadeur, a parlé d’«
ennuis » à porter au compte du « manque d’expérience » des fonctionnaires irakiens, des « lenteurs bureaucratiques ». Pour Latif Rashid, conseiller du président de la République irakienne, les étrangers débarquant à Bagdad sont dans des conditions semblables à celles d’un Irakien se rendant aux Etats-
Unis dans le cadre de son travail. Finis les passe-droits !
Tuez-les, sans sommation
Le 16 janvier dernier, quatre officiers américains, dont deux femmes, travaillant à l’ambassade qui effectuaient, selon eux, une patrouille de routine dans une BMW bourrée d’armes, ont été arrêtés près du domicile de Saleh Abdul Razzak, gouverneur de Bagdad, membre important du parti Dawa. Celui-ci les accuse d’avoir cherché à l’assassiner. Il exige désormais que les agents de sécurité US soient accompagnés par des policiers irakiens dans leurs déplacements. Sinon, il autorise les forces de l’ordre à les tuer… sans sommation ! Moqtada al-Sadr lui a apporté son soutien et appelé ses partisans à surveiller les étrangers. Le leader chiite estime que de nombreux assassinats inexpliqués sont l’œuvre des services secrets américains. Les arrestations d’ « agents américains » étant bien vues de l’opinion publique, le ministère de l’Intérieur – dont Maliki assure l’intérim depuis les dernières législatives –
accuse maintenant les sociétés de militaires privées étrangères de « porter atteinte à la sécurité de l’Etat », voire de servir de couverture au Mossad. C’est loin d’être une découverte ! Le 1er février, sur Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais, plusieurs dirigeants chiites irakiens, ayant servi l’occupation sans broncher, abondent dans ce sens pour se refaire une virginité à bon compte (1).
(1) Reportage vidéo de Al-Manar « Irak: Le Mossad israélien dans les sociétés sécuritaires »

Gilles Munier (Afrique Asie – mars 2012)
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?cid=20&eid=48439&fromval=1



Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1Hassan Hamade Annan : Génocide en Iraq et Paix en Syrie ?

L’ancien secrétaire général des Nations-Unies (1997-2006) et Prix Nobel de la Paix (2001), Kofi Annan, a été chargé par son successeur Ban Ki-Moon et par son homologue de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi, de négocier une solution pacifique à la crise syrienne. Mais, Monsieur Annan est-il la personne la mieux placée pour cela ? Considérant sa responsabilité éminente dans le génocide de plus d’un demi-million d’enfants irakiens, Hassan Hamade en doute.

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 22 mars 2012 

Monsieur Annan,

« L’Homme blanc a élevé à des hauteurs jamais atteintes la Civilisation du mensonge.  »

Je suppose que vous connaissez cette citation d’un grand intellectuel et historien réunionnais, Jean-Charles Angrand. Elle figure dans une lettre adressée par ce dernier il y a de cela un an et demi au professeur Jean Ziegler, alors coordinateur de la Commission des Nations unies chargée de la lutte contre la faim et pour le droit à l’alimentation.

Vous n’êtes pas sans savoir que les États-Unis opposent un refus catégorique à l’idée de faire figurer le droit à l’alimentation dans le cadre global des droits de l’Homme malgré le fait que ceux-ci ne sont jamais respectés dans le monde surtout par la puissance qui ne cesse d’en brandir l’étendard [1]

C’est sur ce point que Jean-Charles Angrand a voulu insister pour clarifier le débat sur les problèmes politiques comme sur les problèmes économiques et sociaux, surtout que l’une des armes de destruction massive les plus utilisées est l’arme de la faim et de la malnutrition [2]. Quant aux slogans sans cesse répétés en la matière, ils ne servent que pour la propagande. N’est-ce pas Winston Churchill qui a dit : « Pour être protégés, les grands projets ont besoin de sentinelles en mensonges » ?...

Je pense, Monsieur, que cette citation vous rappelle quelque chose, même beaucoup de choses…. à commencer par la tragédie irakienne favorisée par un flux continu de mensonges pour justifier la guerre et entretenir le blocus contre ce berceau de la Civilisation humaine. Le Comité des sanctions chargé d’appliquer le Programme « pétrole contre nourriture » – titre, en soit, sommet de cynisme et de sadisme humain – qui agissait sous votre autorité, a mis en marche un génocide, dans le vrai sens du mot, selon la qualification donnée à cette action par Marc Bossuyt, alors président de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies [3] et grand professeur en Droit international. En effet, pendant votre premier mandat comme secrétaire général des Nations unies (1er janvier 1997-31 décembre 2000) le nombre des bébés irakiens tués par les sanctions, parce que privés de nourriture, de médicaments et de traitements médicaux adaptés, s’est élevé à plus de 550 000 enfants en bas âge. Il va sans dire que le « compteur » macabre s’était arrêté en l’an 2000, mais les tueries continuaient à travers le « Programme » qui s’est effondré au mois de mars 2003 avec l’invasion terrestre de l’Irak par la coalition anglo-saxonne et ses alliés.

Nous évoquons seulement le carnage des enfants et des bébés en laissant de côté les autres catégories de la population qui ont subi pratiquement le même sort. Mais l’histoire de votre Comité de sanctions et sa responsabilité dans ce génocide mérite bien d’être mise un peu en relief d’autant plus qu’on vous charge dès à présent de régler d’autres dossiers, non moins épineux, qui pourraient concerner directement la stratégie sanguinaire de l’Empire. Franchement, Monsieur Annan, votre nom à lui seul est devenu indissociable de cette tragédie qui n’a pas encore été prise en charge par la Justice internationale adaptée.

En évoquant ces meurtres en masse, Jean Ziegler ainsi que Hans-Christophe von Sponeck (ce dernier a dirigé à partir de Bagdad le Programme « pétrole contre nourriture ») s’accordent à considérer que .. « graduellement, à partir de 1996, le programme pétrole contre nourriture fut détourné de sa mission et servit d’arme de punition collective de la population fondée sur la privation de nourriture et de médicaments »….. et ce en contradiction flagrante avec la structure même du Programme telle que définie par le Conseil de sécurité, bien que la structure en elle-même est une aberration humaine, voire même une honte.

Des escrocs à la tête du « Programme »

Monsieur Annan, vous étiez au courant de toutes les pratiques et les malversations qui se déroulaient dans les différentes instances du « Programme » à commencer par le Bureau de ce « Programme » chargé d’examiner les demandes présentées par les entreprises qui aspiraient à décrocher des contrats. Le directeur de ce bureau vous l’avez-vous-même nommé à son poste, à la demande des États-uniens, malgré les suspicions qui l’entouraient. D’ailleurs il a fini par être inculpé par le District Court de New-York avant de se retirer à Chypre « où il coule des jours heureux » selon l’expression de Jean Ziegler. Il était votre protégé, Monsieur Annan. Vous lui avez assuré la couverture nécessaire pour le déploiement de ses minables talents. En même temps, vous vous absteniez à protéger le « Programme », ce qui aggravait les exactions de sorte que dans le monde entier on comparait cette machine infernale aux administrations les plus corrompues de la planète. Tout ça sur le dos du pauvre peuple irakien à qui on administrait des protocoles de destruction systématique. Il suffit de donner deux ou trois exemples des crimes perpétrés par cette administration à la tête de laquelle vous déployiez vos dons de faux sage africain.

Votre Comité de sanctions, animé par un code de conduite visant à rendre aux irakiens la vie infernale, se surpassait dans l’invention de méthodes, plus cruelles les unes que les autres, afin de remplir sa tâche diabolique. Par exemple le Comité refusait catégoriquement de permettre aux hôpitaux irakiens d’acquérir les machines de dialyse indispensables pour des milliers de patients. Un jour le représentant de l’OMS à Bagdad, Dr Ghoulam Rabbani Papal, passe une commande urgente à la représentation du « Programme » à Bagdad pour l’acquisition de 31 machines de dialyse. Cette demande fut immédiatement transmise à New-York au Comité des sanctions où, comme dans les films d’horreur, ont disparues les traces de cette commande. Il a fallu réitérer la même demande, avec un temps d’attente de plusieurs mois avant de recevoir une réponse. Ce n’est qu’après maintes interventions que le Comité a fini par donner son accord mais pour 11 machines seulement !!!... et l’histoire ne s’arrête pas là car ces 11 machines une fois livrées se sont trouvées bloquées au poste frontière jordano-irakien, par une décision anonyme. Il a fallu deux années de démarches acharnées pour pouvoir les libérer. Il va sans dire qu’entre-temps le nombre des patients irakiens qui périrent, femmes, enfants, vieillards etc…., dépassait tous les décomptes imaginables. C’était en l’an 2000.

Monsieur Annan, comment avez-vous accepté qu’une cruauté pareille soit commise sous votre autorité ?... mutisme total de votre part. Avez-vous entendu parler d’un crime qui s’appelle non-assistance à personne en danger, vous qui êtes supposé ne pas ignorer la loi… ?

Silence, on torture !

En 1999, alors que le corps médical irakien parvenait à faire des miracles compte-tenu de l’extrême privation qui le frappait, la directrice de l’UNICEF, Carol Bellamy formulait une demande expresse pour l’importation d’ampoules nécessaires à l’alimentation intra veineuse des nourrissons et des enfants en bas-âge gravement sous-alimentés. Après une longue période d’attente, le verdict du Comité des sanctions tombe et c’est le refus catégorique. Elle s’est même adressée personnellement au Conseil de sécurité mais en vain !... Ainsi votre machine infernale, monsieur Annan, a réussi une formidable performance en matière de respect de l’être humain. Est-ce que vous réalisez bien que vous vous êtes abstenu d’apporter une assistance à bébés en danger… ? Pourtant Monsieur Annan, vous ne cessez de cultiver votre image de marque, d’homme intègre, de sage africain, soucieux des droits de l’homme et de la paix dans le monde.

Depuis cette demande de l’UNICEF, le décompte macabre des enfants martyrs s’est arrêté, mais la tuerie continuait son avancée. Et en même temps vous vous êtes accroché à votre poste avec une allure de respectabilité et de calme.

Les pratiques de votre Comité de sanctions à l’égard de l’ensemble de la population irakienne ressemblent davantage à d’interminables séances de tortures. Vous en étiez témoin, Monsieur Annan, et le monde n’a eu aucun écho d’une quelconque manifestation de votre conscience d’homme de paix et de droit.

Je ne veux pas m’attarder, ni à raconter comment votre Comité de sanctions a empêché la fourniture de machines adaptées nécessaires à la remise en marche des stations d’épuration de l’eau potable du Tigre, de l’Euphrate et de Shatt-al-Arab, ni à expliquer comment l’Irak à cause de cela est passé parmi les premiers pays au monde dont la population souffre de maladies chroniques dues à la pollution de l’eau, ni comment votre Commission refusait toutes les demandes et suppliques des hôpitaux irakiens pour l’obtention des climatiseurs nécessaires pour conserver au frais les médicaments dans un pays où la température peut dépasser les 45° durant plusieurs mois.

Ce sont juste quelques petits exemples d’une panoplie d’actions concertées visant à ramener à l’âge de pierre un pays comme l’Irak et Dieu sait ce qu’est l’Irak.

« Ce qui se passe en Irak est bel et bien un génocide  » s’est exprimé à haute voix Marc Bossuyt sans que ce cri alarmant et culpabilisant n’atteigne vos oreilles, Monsieur Annan. Tout comme les multiples protestations de cet homme honnête qu’est Denis Hallyday, le coordinateur du « Programme » à Bagdad, qui s’est trouvé contraint de vous jeter en pleine figure sa démission et a quitté les Nations Unies…. Tout comme les protestations de son successeur au même poste, le très honorable Hans Christophe von Sponeck, éponyme de l’honnêteté et du dévouement qui a été empêché d’expliquer de vive voix devant le Conseil de sécurité, les réalités de la situation et du génocide qui se déroulait. Au lieu d’avoir le minimum d’honnêteté et de fidélité à la charge qui vous incombait et qui exigeait de vous une solidarité avec cette étoffe d’hommes de courage, de compétence et d’honneur, vous avez choisi le silence perfide et de vous ranger du côté des deux délégations anglo-saxonnes qui ont décidé d’interdire à von Sponcek de s’exprimer devant le Conseil de sécurité car il a bravé les interdits en choisissant de respecter scrupuleusement la Charte des Nations unies. Oui Monsieur Annan, sous votre autorité le respect de la Charte des Nations unies est devenu une infraction qui mérite un châtiment.

Complexé de la famille Wallenberg

Les atlantistes ont empêché von Sponeck d’étaler la vérité au grand jour devant le Conseil de sécurité tout comme ils ont empêché dernièrement le général soudanais al-Daby (chef de la délégation des observateurs arabes en Syrie) de s’exprimer devant la Ligue arabe et de faire saisir son rapport par le Conseil de sécurité car il mettait en cause le rôle destructeur et criminel que les organisations terroristes jouaient en Syrie. D’ailleurs il existe plusieurs points communs entre les deux cas.

Monsieur Annan,

Vous êtes sans doute impressionné par la trajectoire de vos beaux-parents suédois. Je veux parler de la famille Wallenberg, très puissante dans le domaine de l’industrie, des finances et des banques et qui a donné à la Suède plusieurs personnalités éminentes dont certaines ont eu un rayonnement pan-européen tel l’oncle maternel de madame votre épouse, Raoul Wallenberg et son oncle Jacob. Très probablement c’est la personnalité de Raoul qui vous a le plus intéressé car il était sûrement un homme assez particulier qui a fait preuve d’un courage indéniable durant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il a exposé sa vie aux grands dangers pour sauver des centaines de juifs en Hongrie et ce avant qu’il ne soit arrêté par les troupes soviétiques le lendemain même de leur entrée en libérateur dans Budapest. D’ailleurs les traces du brave Raoul se sont rangées dans les dossiers des énigmes de la guerre et de l’après-guerre. Tout ce qui a filtré de sa disparition c’est que les soviétiques le considéraient comme un espion états-unien.

C’est tout à fait normal Monsieur Annan que vous sentiez une certaine fierté lorsque vous visitez certaines capitales européennes et que vous vous rendiez à des sites érigés par les communauté juives à la mémoire de Raoul, tout comme à Washington qui lui a délivré le statut de citoyen d’honneur des États-unis, après Winston Churchill. Quant à l’État d’Israël, ou il est aussi citoyen d’honneur, la plaque commémorative en son nom a été placée au cœur même du Mausolée de « Yad Vashem » à la mémoire des victimes de l’holocauste nazi.

Monsieur Annan,

C’est bien dans la nature des choses que ce lien matrimonial qui vous lie à la famille Wallenberg soit à l’origine de votre ascension professionnelle mais est-ce que vous n’auriez pas dû suivre l’exemple de l’oncle de votre épouse en matière de dévouement à son peuple juif et que vous prôniez une attitude ferme contre toutes sortes d’holocauste plutôt que d’y participer, comme vous l’avez fait lors du génocide du peuple irakien.

Oui Monsieur Annan, il s’agit bien d’un holocauste en Irak et d’un génocide, dans le sens juridique du terme tel que qualifié par Marc Bossuyt. Vous êtes partenaire dans la gestion de cet holocauste en Irak.

Vous êtes partenaire principal dans cette non-assistance à 550 000 enfants en bas âge en danger de mort.

Soyez sûr Monsieur Annan que nous ne sommes pas une copie conforme de nos gouvernements sionistes arabes. Si vous avez le plein droit d’être fasciné par vos beaux-parents sionistes, alors vous pourriez être sûr que cela ne sera jamais notre cas vis-à-vis des sionistes arabes. Ils ne nous fascinent guère, au contraire ils nous dégoûtent.

Il est inutile Monsieur Annan, que vous pensiez, ne serait-ce qu’un laps de secondes, que l’holocauste de la Mésopotamie pourrait échapper indéfiniment à la justice. Cette affaire vous concerne directement du fait de votre position dirigeante à la tête de l’exécutif onusien durant la période du génocide qui avait pour titre « pétrole contre nourriture ». Avec un parcours pareil, on peut se demander si vraiment vous êtes habilité pour apporter une solution pacifique à la crise syrienne actuelle que l’ « on » vous a chargé de résoudre.

Pouvez-vous faire à la Syrie une prescription extra-génocidaire qui l’épargnerait de subir le même sort que l’Irak ? …Très probablement on ne vous a pas choisi pour cela.

Monsieur Annan, vous êtes chez nous aujourd’hui pour servir les projets de ceux-là mêmes qui vous avaient envoyé chez nous hier, du temps de l’holocauste en Irak.

Monsieur Annan, vous êtes aujourd’hui en Afrique pour faire la propagande des Rockfeller. N’est-ce pas le groupe Rockfeller qui finance le projet AGRA de « l’Alliance pour une révolution verte en Afrique » que vous présidez vous-même ?

Quand même Monsieur Annan, un peu de décence vous ferait du bien…. Nous n’avons pas perdu notre mémoire et nous nous souvenons bien de vous. Souvenez-vous Monsieur Annan, de la fameuse sagesse d’Albert Camus :

« Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête. »

Hassan Hamade

Source
As-Safir (Liban)

[1] Depuis le rapport NSSM 200, rédigé pour le Conseil national de sécurité des États-Unis par Henry Kissinger en 1974, Washington a théorisé l’usage de l’arme alimentaire. Ainsi, les États-Unis ont organisé des famines en Corée du Nord, États avec lequel ils sont toujours en guerre. Plus récemment, en 2007-2008, Washington a utilisé l’arme alimentaire contre la Tunisie et l’Égypte, provoquant ainsi des émeutes de la faim. À moyen terme, celles-ci se sont transformées en soulèvements populaires qui ont été présentés comme des révolutions libérales sous le vocable « printemps arabe ».

[2] Destruction massive, Géopolitique de la faim, par Jean Ziegler, Éd.Seuil, 2001.

[3] Aujourd’hui Conseil des Nations unies pour les Droits de l’Homme

http://www.voltairenet.org:80/Annan-Genocide-en-Iraq-et-Paix-en



2Analyse -  Géopolitique et stratégie Réflexion

PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Les militaires, drogués comme des cyclistes ?

Les armées s'inquiètent de pratiques dopantes non seulement de la part des soldats eux-mêmes, mais aussi du commandement.

Les militaires seraient-ils plus dopés que les vainqueurs du Tour de France ? Se bourreraient-ils les narines avec ardeur, protégés par une forme de non-dit ? C'est que... Avec mille précautions de langage et en maniant avec insistance le sous-entendu, la revue de recherche de l'armée de terre Inflexions aborde ce sujet tabou dans sa dernière livraison (*), sous le titre "Dopage et conduites dopantes". Les auteurs expliquent curieusement que ce n'est pas vraiment l'institution qui se pose des questions, mais que "beaucoup d'observateurs extérieurs à la défense considèrent comme fréquente l'utilisation de substances dopantes au sein des armées".

Sauf que si les militaires se dopaient, assure l'article, ce ne serait pas pour améliorer des performances sportives, mais pour une meilleure cause : "Les objectifs seraient similaires [à ceux des sportifs] - être plus performant que l'adversaire -, mais à atteindre dans un contexte bien différent, celui de la guerre et du combat." Et de développer cette idée d'une forme de dopage sans doute pas nécessaire, mais pas vraiment inutile non plus : "En temps de conflit, ou dans le contexte de déploiement sur des théâtres d'opérations de haute dangerosité, les questions posées sont plus complexes. L'automédication et l'utilisation de substances dopantes ayant pour but d'améliorer les performances physiques, en particulier musculaires, mentales, ou de maintenir l'éveil et un état de parfaite vigilance, permettent, si le dopage est adapté, de rendre le militaire plus efficace à son poste de combat."

Drogués pour la bonne cause ?

De fait, les militaires peuvent se doper illégalement en se procurant eux-mêmes de l'herbe qui fait rire ou des substances qui font rêver. Pour ne citer que l'exemple du Liban, on sait que l'herbe y est fameuse. Et en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le commerce n'est pas impossible avec les plus de 100 000 militaires étrangers... Mais les armées elles-mêmes administrent aux combattants diverses médications susceptibles de mieux voir la nuit, de leur faire perdre le besoin de sommeil, ou au contraire de les endormir sur commande, aux heures choisies. Cette réalité est d'ailleurs reconnue, à tel point qu'un texte officiel, l'instruction N° 744/DEF/DCSSA/AST/TEC relative à l'utilisation de substances modifiant la vigilance en opérations, en définit le cadre !

Justifier la prise de substances dopantes

Les militaires édictent dans ce texte leurs ascensions des Alpes et on voit ici que cette définition est très large. "Les types d'opérations militaires pouvant justifier la prise éventuelle de substances qui agissent sur le niveau de vigilance des combattants sont les opérations dites soutenues et les opérations dites continues. Les premières se traduisent par une activité militaire quasi ininterrompue ne permettant aucun sommeil réparateur ; les secondes concernent une activité militaire de plus longue durée n'autorisant qu'une récupération partielle (par exemple : un sommeil diurne, de courte durée et fractionné). À titre d'exemples, on peut citer le fonctionnement 24 heures sur 24 des centres opérationnels pour l'armée de terre, la continuité entre le poste de veille et le poste de combat pour la marine, la mission nucléaire ou le travail au sol en ambiance nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC) avec des tenues de protection pour l'armée de l'air". Mais attention, ce n'est pas du dopage. C'est de l'"aide de type pharmaceutique modifiant la vigilance". Nuance...

Gavés de protéines hormonées

Les trois auteurs de l'article - les médecins militaires André-Xavier Bigard et Alexandra Malgoyre et le capitaine Hervé Sanchez - lancent par ailleurs un véritable cri d'alarme sur l'automédication de certains militaires qui se gaveraient de compléments alimentaires (protéines hormonées) utilisés par les culturistes. Ils soulignent par ailleurs l'intérêt de la démarche lancée par les armées pour rationaliser les programmes de préparation physique au combat afin de "rendre inutile la consommation de produits et de substances supposés dopants". Voilà une bonne idée. Car par les temps qui courent, que diront les armées si un militaire dopé sur ordre et dont la santé se serait dégradée les poursuivait devant la justice ?

(*) "Le sport et la guerre", Inflexions n° 19, La documentation française, 12,00 €, ISSN : 1772-3760

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/les-militaires-drogues-comme-des-cyclistes-29-02-2012-1436200_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120229


2-2 Julie Lévesque : L'armée des États-Unis entre dans la clandestinité.

Des troupes spéciales déployées partout sur la planète Selon le Stars and Stripes, un média du département de la Défense des États-Unis, le Pentagone se prépare à déployer des troupes d’opérations spéciales dans le monde entier au moment où l’on diminue le nombre d’opérations militaires traditionnelles.

L’initiative est présentée comme un moyen de réduire les frais.

Grâce à cette nouvelle stratégie, les États-Unis remplacent les opérations de théâtre à grande échelle par des opérations militaires clandestines, rentables et de moindre envergure. Cela aboutit inévitablement à la violation de la souveraineté nationale du pays ciblé.

Le chef étasunien du commandement des opérations spéciales, l’amiral Bill McRaven, qui a mené le raid contre ben Laden au Pakistan, a proposé que les troupes quittant les zones de guerre en Irak et en Afghanistan soient redéployées dans des zones « quelque peu négligées durant la décennie centrée sur Al-Qaïda ».

Cela se ferait dans le but de faciliter le lancement de raids par les Forces Spéciales, comme celui qui aurait tué ben Laden, une opération clandestine ayant violé la souveraineté pakistanaise.

Selon AP, le déploiement de commandos « plus près de nouvelles zones de crise remplacera les invasions terrestres comme celles de l’Irak et de l’Afghanistan […] par des raids d’opérations spéciales laissant peu de traces, ou mieux encore, des raids effectués par des forces locales amies entraînées par les États-Unis, les aidant à combattre, côte à côte, des ennemis mutuels ». 

Ces troupes pourraient effectuer des raids, ou seraient probablement davantage appelées à travailler avec des alliés locaux pour leur apprendre à cibler des ennemis régionaux ainsi qu’à promouvoir des relations à long terme, entre soldats, pouvant aider à désamorcer une crise ou un coup éventuels. (Kimberly Dozier, Special operations expanding as wars recede, Associated Press, 27 janvier 2012)

Cela aidera « à désamorcer une crise ou un coup éventuels » ou à les fomenter?

Le but, selon un représentant de la Défense, est d’« augmenter la coopération avec les armées étrangères, de travailler avec elles pour vaincre les menaces locales au lieu de faire porter le poids de ces combats aux États-Unis ».

AP rapporte par ailleurs que « le financement pour les opérations spéciales et la recherche de renseignements augmenteront, puisqu’ils sont tous deux des moyens privilégiés par l’administration Obama pour confronter de nombreuses menaces mondiales après une décennie d’invasions terrestres coûteuses en Irak et en Afghanistan.

Cela signifie essentiellement que l’armée des États-Unis entre dans la clandestinité. Au niveau planétaire.

AP mentionne également que « les commandements des opérations spéciales à l’étranger pourraient aussi servir de cadre pour une coopération accrue entre les agences étasuniennes, fusionnant non seulement les alliés régionaux mais également des agences comme la CIA, le FBI et la Drug Enforcement Administration »

Mondialisation.ca et Julie Lévesque

Jule Lévesque a collaboré à ce reportage

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MON20120201&articleId=29028

 



3 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1  Belga :Bagdad accuse des pays arabes de faciliter le terrorisme en Irak.
Un haut responsable irakien a accusé des pays arabes, sans les nommer, de faciliter le financement de "groupes terroristes", alors que Bagdad doit accueillir fin mars le prochain sommet arabe. 

"Des commerçants de certains pays de la région, avec l'aide de leurs Etats, financent de manière importante des groupes terroristes en Irak.  

Les dirigeants de ces pays affirment ne rien savoir sur cette question mais les faits prouvent le contraire", a affirmé le vice-ministre de l'Intérieur Adnane al-Assadi sur la chaîne Iraqiya.  

Selon M. Assadi, qui a la haute main sur le ministère de l'Intérieur en l'absence d'un ministre désigné, "des institutions sécuritaires de certains pays de la région sont au courant de ces mouvements financiers et de l'envoi de terroristes mais elles ferment les yeux". Il y a près de trois cents prisonniers arabes, en majorité des Saoudiens, en Irak, selon le ministère de la justice. "Nous avons aussi trouvé que des groupes recevaient de l'argent par le biais de certaines ambassades arabes. Ils reçoivent des bons qu'ils doivent aller encaisser. Cet argent vient de commerçants de ces pays".

 

Le sommet arabe prévu le 29 mars doit marquer le retour de l'Irak sur la scène arabe. Ce pays n'a plus été l'hôte d'un sommet régulier depuis novembre 1978 et le dernier sommet extraordinaire à Bagdad remonte à mai 1990, quelques mois avant l'invasion du Koweït par Saddam Hussein.

Le sommet annuel de la Ligue arabe a été repoussé à deux reprises en raison des mouvements de contestation.

Belga, vendredi 17 février 2012

http://www.levif.be/info/actualite/international/bagdad-accuse-des-pays-arabes-de-faciliter-le-terrorisme-en-irak/article-4000045924089.htm



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 

4-1 Gilles Munier : Tarek Aziz et la mort lente des prisonniers politiques irakiens.
Tarek Aziz, 76 ans, est emprisonné depuis neuf ans. D’abord incarcéré par les Américains au Camp Cropper, il a été livré, en juin 2010, à ses ennemis. Il est depuis dans une cellule de la prison d’Al-Kadimiya, à Bagdad, et condamné à mort. Gravement malade, épuisé par le système carcéral et une grève de la faim, il se meurt lentement faute de médicaments et de soins réguliers. Maître Badie Aref, son avocat irakien, a demandé à plusieurs reprises son hospitalisation à Bagdad ou à l’étranger, sans résultat. En août 2011, il a remis à Nouri al-Maliki un message où Tarek Aziz demandait que son exécution ait lieu « dès que possible ».

Tarek Aziz, « Le chrétien »

Tarek Aziz va bientôt mourir. En prison, il est aidé par des co-détenus pour se mouvoir et s’alimenter. Aux dernières nouvelles, il aurait des difficultés pour reconnaître sa femme et sa fille qui vivent à Amman, seules autorisées à le rencontrer une fois par mois. A chaque voyage, elles lui remettent la douzaine de médicaments qui lui manquent, mais ne peuvent que constater la dégradation de son état de santé.

Nouri al-Maliki et le parti al-Dawa qui ont tenté de l’assassiner, en avril 1980, cherchent leur revanche parce qu’il est pour eux, « Le chrétien », celui qui avait convaincu les Occidentaux de la dangerosité du régime de l’ayatollah Khomeiny. Ils ne lâcheront pas leur proie. Depuis 2003, des tueurs pro-iraniens ont éliminé la plupart des pilotes de chasse qui ont bombardé l’Iran ainsi que les ingénieurs chargés des tirs de missiles.

En France, parmi ceux qui ont connu Tarek Aziz, très peu sont intervenus en sa faveur. Espérons que le documentaire du Père Jean-Marie Benjamin (lire ci-dessous*) qui lui est consacré, primé… aux Etats-Unis (!), réveillera les consciences endormies des hommes politique qui se pressaient pour le rencontrer à Bagdad, ou lors de ses passages à Paris.

Leur vie est un enfer

Les autres prisonniers politiques incarcérés à Al-Kadimiya ne sont pas mieux lotis, d’autant qu’ils sont peu ou pas connus à l’étranger. Citons en trois, sur la liste des 55 dignitaires irakiens les plus recherchés par le Pentagone en 2003 :

Saadoun Shaker, ministre de l’Intérieur (1979-1987), a eu plusieurs crises cardiaques. Il s’était retiré depuis longtemps de la vie politique. Il a quand même été condamné à mort « pour avoir réprimé des partis religieux », alors que cette responsabilité n’était pas de son ressort mais de la compétence de services dépendant du président Saddam Hussein.

Mohamed Mehdi Saleh, ancien ministre du Commerce, arrêté par la CIA en avril 2003, a pratiquement perdu la vue, faute aussi de soins. Son dossier est vide, mais il était en poste quand des commerçants chiites se livrant au marché noir pendant l’embargo, ont été pendus. Il n’a rien à voir avec leur arrestation et encore moins avec leur exécution. La Cour de cassation a ordonné, il a 8 mois, sa libération : il ne l’est toujours pas été.

En avril 2003, les Marines avaient présenté comme une victoire l’arrestation de Hikmat al-Azzaoui, ancien ministre des Finances, 8 de carreau du jeu de cartes de Donald Rumsfeld. Il est mort à 79 ans à l’hôpital de la prison d’Al-Kadimiya, le 27 janvier dernier, faute de soins dans l’indifférence générale.

En octobre 2011, Nouri al-Maliki s’en est pris aux cadres intermédiaires du parti Baas, après que le CNT libyen lui a remis une liste de « comploteurs » trouvée au siège des services secrets du colonel Kadhafi. Plus de 600 Irakiens ont été aussitôt arrêtées dans tout le pays, ainsi que 140 professeurs de l’université de Tikrit. D’autres arrestations ont suivies. Les « comploteurs » ont été emprisonnés, pour la plupart, dans des camps ou des prisons secrètes. Leur vie est un enfer.

Invitation : « Tareq Aziz : L’autre vérité » (63’), réalisé par le Père Jean-Marie Benjamin, a obtenu le prix 2011 du meilleur documentaire au Festival du film de Silent River (Irvine, Californie). Il sera projeté en exclusivité à Paris, le jeudi 15 Mars, à 18 heures, au Studio des Ursulines (10, rue des Ursulines - RER Luxembourg) en présence du réalisateur. Entrée libre.

Présentation du documentaire :

http://www.youtube.com/watch?v=FmFnxxRD2Ag

Sur le même sujet, lire aussi :

Appel lancé en mars 2005, pour demander la libération de Tarek Aziz (liste des signataires)
http://www.france-irak-actualite.com/article-liberez-tarek-aziz-et-ses-compagnons-59876428.html

Bulletin de santé de Tarek Aziz (clinique du Camp Cropper – 26/1/10)
http://www.france-irak-actualite.com/article-tarek-aziz-etat-de-sante-45332733.html

« Tarek Aziz… connais pas ! »
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Tarek_Aziz_connais_pas_Bakchichinfo_20508-1982322.html

Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop

Samedi 10 mars 2012
http://www.france-irak-actualite.com/pages/tarek-aziz-l-homme-qui-en-sait-trop-juin-2008--1982315.html



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 John Pilger :Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatches from the Dark Side : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

John Pilgerhttp://resistance71.wordpress.com/

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 L’ex geôlière bourreau d’Abou Ghraïb ne regrette pas ses actes

 

L'ex-militaire Lynndie England, symbole du scandale de la prison irakienne d'Abou Ghraïb en 2004 qui avait gravement terni l'image des Etats-Unis, a dit n'éprouver aucune compassion pour ses victimes.  

Dans un entretien à The Daily, elle a été interrogée quelques jours après la tuerie de  16 civils afghans dont est accusée un sergent américain et qui constitue selon le magasine, un événement susceptible de marquer une rupture en Afghanistan, comme Abou Ghraïb l'avait été pour la guerre en Irak.
Dans cet entretien, Lynndie England, mère célibataire, sans emploi, aujourd'hui âgée de 29 ans, a été radiée de l'armée après une condamnation à trois ans de prison pour les sévices pratiqués sur des prisonniers irakiens est revenue vivre chez ses parents en Virgnie-Occidentale.

Elle apparaît comme aigrie et sans remords vis-à-vis des prisonniers irakiens qu'elle a maltraités."
 Ils n'étaient pas innocents. Ils essaient de nous tuer et on voudrait que je leur présente des excuses? C'est comme si l'on demandait pardon à l'ennemi", assure-t-elle.

En 2004, la photo de la jeune femme de 22 ans, souriant devant un prisonnier irakien nu et tenu en laisse, avait fait le tour du monde. On la voyait sur d'autres clichés, l'air inexpressif sous ses cheveux noirs coupés au carré, poser devant des détenus entravés, menacés par des chien  ou empilés comme des objets.

Le président George W. Bush a reconnu que le scandale a "couvert de honte" les Etats-Unis et constitué la "plus grosse erreur" des Américains en Irak, que les forces américaines ont quitté fin 2011.

Lynndie England, à qui l'armée manque, raconte "envoyer des lettres de candidatures partout" mais ne peut même pas trouver d'emploi "chez McDonald's ou Burger King" en raison de son casier judiciaire.

Son seul regret exprimé est que les photos d'Abou Ghraïb aient entraîné la mort d'Américains dans des représailles. Mais ce n'est pas tant ses actes que la publicité faite à ces images qu'elle déplore: "J'y pense tout le temps, à ces morts que j'ai indirectement causées. Perdre des gens de notre côté parce que j'apparais sur une photo".

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=55569


6-2 Glen FORD : Guerres impérialistes: le pays du goulag levant (USA) et la France arrogants dans la défaite.

Obama et Sarkozy : l’attitude des impérialistes face à leurs défaites (Black Agenda Report)

 A leur manière dépravée et inimitable, les gouvernements français et américains ont insulté deux millions de morts algériens et irakiens, sans un mot pour les victimes. La France est restée très silencieuse sur sa défaite en Algérie, il y a 50 ans, tandis que le président américain débitait des mensonges éhontés sur la guerre en Irak en omettant de reconnaître la défaite des Etats-Unis ou les morts irakiens.

Il y a 50 ans, les Français ont reconnu leur défaite dans leur guerre contre l’indépendance de l’Algérie, par la signature d’un cessez-le-feu officiel. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a dit qu’il n’organisait pas de cérémonies officielles parce que la commémoration rouvrirait « des blessures profondes d’une page douloureuse de l’histoire récente de la France. » Car il ne s’agit que des Français, voyez-vous – de « leur » douleur d’avoir été battus par le peuple qu’ils avaient soumis et traité comme une forme de vie inférieure depuis 132 ans ; « leur » douleur face à leur défaite en tant que puissance impériale, pas celle des Algériens qui ont perdu un million d’hommes, de femmes et d’enfants dans leur lutte pour l’indépendance.

Cette semaine marque aussi le 9ème anniversaire de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Les Américains n’ont, bien entendu, jamais admis leur défaite – bien que la défaite soit la seule raison du retrait des troupes du pays. Le Président Barack Obama a respecté, avec beaucoup de réticences, l’accord sur le retrait des troupes que les Irakiens ont imposé au Président George Bush en novembre 2008, lorsqu’il devint évident que la guerre d’agression des Etats-Unis avait échoué.

Obama fut encore moins élégant dans la défaite que le président français Sarkozy, qui a eu au moins la décence de se taire. En proclamant le 19 mars « journée nationale de l’Honneur », Obama a salué « le courage inébranlable et l’engagement sans faille » des troupes US qui ont combattu « pied à pied pour aider le peuple irakien a saisir une chance pour un avenir meilleur. » D’autres obscénités et mensonges éhontés sont sortis de la bouche d’Obama, tandis que le Président reprenait à son compte les grands crimes de George Bush contre la paix mondiale et son holocauste contre le peuple irakien. « La guerre a laissé des blessures parfois invisibles, mais qui ne guériront jamais, » a dit Obama – parlant, bien sûr, uniquement des blessures subies par les Américains, tout comme Sarkozy a parlé uniquement de la douleur des Français. Voyez-vous, l’anniversaire de l’invasion d’un pays par les Etats-Unis ne concerne que les Américains, les 4500 Américains morts, à qui Obama a dit « nous avons une dette envers vous que nous ne pourrons jamais effacer. » Aucune mention de la dette de sang envers plus d’un million de morts Irakiens, hommes, femmes et enfants, dont le pays, jadis un des plus avancés du monde arabe, fut littéralement détruit par les Etats-Unis, et qui espèrent ne plus jamais revoir un uniforme américain.

Que valent un million de morts algériens aux yeux des Français ? La même chose qu’un million de morts irakiens morts aux yeux des Etats-Unis : ils ne valent même pas la peine d’être mentionnés.

Il n’y a pas de mot pour décrire la turpitude morale absolue des impérialistes, la banalité de leurs génocides, leur narcissisme sans bornes et leurs gémissements d’auto-apitoiement pour les quelques rares victimes dans leurs propres rangs au cours de leur course à la destruction globale.

Les Américains et les Européens occidentaux ne regrettent rien sinon leurs propres défaites dans la guerre de 500 ans qu’ils mènent contre les peuples basanés de la terre. Ils ont annihilé et réduit à l’esclavage des continents entiers, et osent appeler ça la civilisation. Leur seul regret ne concerne que la perte récente de leur domination absolue sur l’espèce humaine dont ils sont encore convaincus de faire partie de la couche supérieure. C’est dans des moments comme celui-ci, lorsque les gouvernements français et américain révèlent les signes de leur dégénérescence, que se confirme la corrélation étroite qui existe entre racisme et impérialisme, et la nécessité de les éliminer une bonne fois pour toutes.

Glen Ford

Le 26 Mars 2012

http://www.legrandsoir.info/obama-et-sarkozy-l-attitude-des-imperialistes-face-a-leurs-defaites-black-agenda-report.html

Traduction “allo, maman bobo, mon B52 a une fuite d’huile” par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

http://blackagendareport.com/content/obama-and-sarkozy-how-i…



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

21/04/2012

n°29 Dossier de Côte d’Ivoire 20-04


                                 Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent.


Où est donc votre victoire chères Ouattaristes?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales .



Dossier de Côte d’Ivoire

n°29                               20-04

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Dr. Eric Edi: An 1 du renversement du Président Laurent Gbagbo et de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire.

Cameroonvoice. ; Audience du 18 juin: GBAGBO doit récuser la CPI et exiger d'être libéré!.

Comité Valmy : EN PARTANCE POUR BAMAKO - OUATTARA CHASSE PAR LES MALIENS.

1 Dossier

1-1 Source : Marc Micaë : 11 avril 2011, une date mémorable de l’histoire de la Côte d‘Ivoire

1-2 Alain BOUIKALO :   Où est donc votre victoire chères Ouattaristes?

1-3  COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 COMMEMORATION DU 11 AVRIL 2011: Déclaration des Ivoiriens vivant en exil.

2-2 Fernand As : Un an seulement, mais déjà trop de mauvais souvenirs 

2-3 Gilles Naismon : Les forces pro-Ouattara engagent une traque aux jeunes.

 



Tiré à part :

Dr. Eric Edi: An 1 du renversement du Président Laurent Gbagbo et de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire.
Déclaration conjointe du 'African Diaspora for Democracy and Development' – Pennsylvannia et du Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté
Philadelphia le 11 Avril 2012. Il y a un an que le Président Laurent Gbagbo, démocratiquement et constitutionnellement élu au deuxième tour de l’élection présidentielle de novembre 2010 a été renversé par les forces militaires de la France, de l’ONU en collaboration avec les Forces Nouvelles de Alassane Ouattara. 

Ces forces ont fait la guerre à la Côte d’Ivoire avec le soutien des Etats Unis et de l’Union Européenne sous le regard acquiesçant de la CEDEAO et l’Union Africaine.

En ce jour anniversaire, le Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté (CADDS-USA) rejoint les patriotes et souverainistes ivoiriens pour saluer les victimes des sanctions économiques et de la guerre qui ont suivi l’élection présidentielle de novembre 2010. Les morts, les blessés, les exilés, les déplacés internes symbolisent la mise à mort de « l’Alternative démocratique » et de « l’Action pour les Libertés » que le Président Laurent Gbagbo a introduits dans la vie politique ivoirienne. Le 11 avril 2011 a court-circuité le réveil constitutionnel et démocratique et la marche ivoirienne vers l’autonomie.

Une année après le déluge, le droit a disparu en Côte d’Ivoire : les forces de Mr. Alassane Ouattara continuent de tuer impunément, la constitution est violée au quotidien, le tribalisme des « nordistes » est devenue la bonne gouvernance. Malgré des manquements démocratiques criards, Mr. Alassane Ouattara est devenu le président de la Conférence des chefs d’état de la CEDEAO pour étouffer l’Afrique de l’Ouest. L’incohérence de la CEDEAO dans la crise malienne montre que le régime d’Alassane Ouattara abhorre les méthodes constitutionnelles et ne peut pas apporter la paix, la réconciliation, et le développement à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique de l’Ouest. Une seule année a suffi pour découvrir que le régime inique d’Alassane Ouattara est arrivé dans les bombes de la France pour préserver le néolibéralisme occidental au détriment de l’Afrique. Sinon, personne ne peut comprendre la reprise des accords de coopération avec la France, pourtant facteurs du retard économique de la Côte d’Ivoire. 

Camarades patriotes, et souverainistes de la Côte d’Ivoire, en ce 11 avril 2012, il nous faut nous féliciter pour nos accomplissements depuis le 11 avril 2011. Le plus important, nous avons réussi à ne pas laisser le silence tomber sur la situation de la Côte d’Ivoire qui ne fait plus la une des journaux mondiaux, sur le sort de Laurent Gbagbo, des prisonniers et des exilés politiques du gouvernement d’Alassane Ouattara. Nous avons propagé la vérité sur l’élection présidentielle de 2010 et les raisons de la guerre que la France et ses alliés ont livrée contre la Côte d’Ivoire souverainiste.

Maintenant, aller encore plus loin nécessite embrasser ensemble les dimensions sociales, spirituelles, financières, économiques, culturelles et intellectuelles de notre patriotisme.

Dr. Eric Edi

http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6544


Cameroonvoice. ; Audience du 18 juin: GBAGBO doit récuser la CPI et exiger d'être libéré!

« On ira jusqu’au bout ! », tel semble être notre nouveau cri de guerre contre l’arbitraire et le mépris judiciaire dont un des nôtres est rendu victime sur demande de la France. Mais « On ira jusqu’au bout de quoi » ?  Ainsi se pose la problématique réelle du procès du Président GBAGBO à la CPI (Cour Pénale Internationale).
« On ira jusqu’au bout ! », tel semble être notre nouveau cri de guerre contre l’arbitraire et le mépris judiciaire dont un des nôtres est rendu victime sur demande de la France. Mais « On ira jusqu’au bout de quoi » ?  Ainsi se pose la problématique réelle du procès du Président GBAGBO à la CPI (Cour Pénale Internationale).

La Révolution Permanente est très indignée et elle veut donner sa position officielle dans ce combat engagé par la Résistance patriotique et révolutionnaire contre l’agression multiforme dont un des fils du continent africain et son peuple sont victimes.
 
Notre position sur la mascarade appelée CPI n’a jamais varié et elle ne variera jamais. Mais aujourd’hui, elle se renforce par une posture nouvelle afin que nous puissions réellement aller « jusqu’au bout ». Comme le disent les Ivoiriens, notre position se renforce « afin que nous terminions ce qu’ils ont commencé ».
 
Et pour aller droit au but,
nous demandons officiellement au Président GBAGBO de déclarer la CPI incompétente et disqualifiée pour le juger. Et alors qu’il exige sa libération pure et simple, ce 18 juin 2012.
 
Les raisons qui nous ont poussés à cette position forte mais stratégiquement justifiée, sont multiples. Et nous en citerons quelques unes pour que devant l’histoire, le peuple africain et les observateurs du monde entier soient pris à témoin.
 
D’abord de l’incompétence de la CPI
Cette cour existe parce qu’elle a été créée par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dont la Côte d’Ivoire est membre, pour juger les auteurs de crimes dits contre l’humanité. Pour que cette cour puisse exercer sa compétence dans un pays et contre les citoyens de ce pays, il faut que ses actes de création soient signés et ratifiés.
 
La Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié les actes de création de la CPI et donc comme les Etats-Unis d’Amérique, cette cour ne peut juger les citoyens ivoiriens.
 
On nous répondra que la CPI a signé un accord de coopération judiciaire avec le pouvoir Ouattara et que dès lors, le régime Ouattara aurait conféré par cet acte, une compétence pour juger les citoyens ivoiriens soupçonnés de crimes relevant de la compétence de la CPI.
 
Nous rétorquerons que l’application de tout acte à caractère de convention internationale, à tout citoyen ivoirien est subordonnée à la ratification de cet acte par le Parlement ivoirien. Et que la ratification des conventions ou accords internationaux est encadrée par la Constitution ivoirienne. Or l’acte signé par Ouattara avec la CPI n’a jamais été ratifié en Côte d’Ivoire et donc ne saurait s’appliquer aux Ivoiriens.
 
Ça c’est du juridisme et nous laissons le soin aux éminents juristes chargés de la défense du Président GBAGBO d’argumenter en droit pour faire observer cette exception de procédure qui devra être soulevée dès l’entame du procès.
 
Alors revenons aux choses sérieuses.
 
Ensuite, de la disqualification de la CPI pour juger Laurent GBAGBO
La CPI est une propriété de l’ONU dont une émanation est l’ONUCI, la mission de cette organisation venue en Côte d’Ivoire pour faire observer un cessez-le-feu entre les protagonistes de la crise ivoirienne et désarmer les rebelles du MPCI, du MPIGO et du MJP rebaptisés ensuite Forces Nouvelles.
 
Mais l’ONUCI ne désarmera aucun rebelle pendant 8 années de présence en Côte d’Ivoire et, au lendemain du contentieux électoral né de l’application régulière et normale des procédures qui gouvernent les élections en Côte d’Ivoire, cette mission onusienne a convoyé des mercenaires armés, fourni des équipements à ceux-ci et aidé à créer un commando de tueurs dit "Commando invisible" dans le quartier populaire d’Abobo considéré pro-Ouattara. Ce commando dirigé par feu Ibrahim Coulibaly alias Général IB a donné la mort à plus de 30 agents des Forces de Défense et de Sécurité alors qu’ils étaient endormis dans leurs domiciles. Le même commando a fait une descente punitive dans le village d’Anonkoi kouté et y a laissé 56 morts en une seule nuit dont plusieurs femmes, des vieillards et des enfants tués puis brûlés. Tous ces actes qui ne sont qu’une liste lapidaire des atrocités commises par le Commando invisible, ont été perpétrés sous la protection des chars et avions de guerre de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI).
 
La même organisation, avec ses avions de guerre, a bombardé aux côtés de l’armée française, les positions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à Duekoué puis après avoir réussi à forcer les FDS à abandonner leurs positions, elle y a laissé les civils, notamment femmes et enfants, entre les mains de mercenaires et braconniers Dozo. Cela a donné plus de 1000 personnes égorgées ou brûlées vives en une seule journée et plusieurs autres exécutions sommaires dont le nombre dépasse de loin les 3 000 morts.
 
C’est encore cette même organisation, qui participa aux côtés des forces rebelles aux combats dans la commune dite pro-GBAGBO de Yopougon où les organisations de défense des droits de l’homme ont relaté les cas d’exécutions sommaires de plusieurs étudiants commises par les hommes de Ouattara.
 
Mieux, les chars de l’ONU et les avions de cette organisation ont participé aux bombardements de la résidence présidentielle de Cocody conduits de façon excessivement barbare par l’Armée Française. Jusqu’à ce jour, les corps de plusieurs centaines des jeunes élèves et étudiants amassés en bouclier humain autour de cette résidence, qui appartient à l’Etat de Côte d’Ivoire et qui a été présentée comme un Bunker privé de GBAGBO, tués par les bombes françaises et onusiennes, n’ont jamais été rendus à leurs familles. C’est en cherchant à comprendre où sont-ils passés que nous avons découverts récemment qu’ils ont été empilés dans deux conteneurs de 20 à 40 pieds puis transportés par l’Armée française vers une destination inconnue.
 
Alors nous disons, le propriétaire de la CPI, acteur et complices de massacres inqualifiables de civils en Côte d’Ivoire, nous donne des raisons de disqualifier la CPI. Premièrement parce que cette Cour reste un démembrement de l’ONU. Deuxièmement parce qu’elle reste un instrument de cette organisation pour parachever le travail inhumain et sans morale commencé en mars 2011 en Côte d’Ivoire.
 
D’autre part, une récente correspondance adressée à Soro Guillaume, chef de la Rébellion et homme de main de Ouattara Alassane, par Monsieur Ocampo, procureur de ladite cour ayant conduit les procédures illégales de transfèrement du Président GBAGBO à la CPI, pour le féliciter comme un ami qui connaît une promotion, alors que ce chef rebelle est manifestement impliqué dans des violations graves des droits humains en Côte d’Ivoire, finit par nous convaincre de l’existence de liens de complicité et de connexité étroits entre les juges de la CPI, fonctionnaires de l’ONU,  et le régime Ouattara qui ne cache pas au plan politique, ses liens étroits avec les accusateurs et juges de Laurent GBAGBO.
 
Il y a moins d’un mois, à Grand Bassam dans une commune sise à 40 Km d’Abidjan, le Colonel Katé, un officier de l’armée ivoirienne en exil et rentrant sur insistance de Soro Guillaume pour se mettre au service de la Côte d’Ivoire, a été attaqué à son hôtel par les soldats de l’ONUCI. Les 7 jeunes militaires qui l’accompagnaient ont été tués sur le champ et Colonel Katé, dont on ignore s’il est encore en vie, a pris une balle à l’abdomen qui l’a éventré et une autre balle à la poitrine.
 
A ce moment précis en Côte d’Ivoire, ce sont les soldats de l’ONU en Côte d’ivoire, ou des mercenaires portant les tenues, utilisant les véhicules et les armes de cette organisation qui assurent la sécurité et l’escorte de Ouattara, un des protagonistes de la crise ivoirienne dont l’armée, composée des rebelles des Forces Nouvelles, est citée nommément par les organisations de défense des droits humains comme auteur de plusieurs massacres de civils avant et après le 11 avril 2011 alors que Ouattara en exerçait le commandement officiel suite à un décret qu’il signa en mars 2011 alors qu’il était retranché à l’Hôtel du Golf.
 
Pour toutes ces raisons et afin que s’arrête définitivement l’arbitraire et le mépris de la morale dont fait preuve l’ONU et son instrument judiciaire, la CPI, dans la crise ivoirienne, le Président GBAGBO doit, aux première heures du 18 juin 2012, dire à la face du monde :
 
1.    qu’il n’accorde aucun crédit à la CPI comme une cour de justice indépendante, impartiale et juste ;

2.    qu’il considère la CPI comme le prolongement judiciaire de la guerre de soumission coloniale engagée par la France et ses alliés occidentaux contre lui et le peuple souverain de Côte d’Ivoire ;

3.    qu’il ne peut pas accepter de laisser perpétuer cette mascarade judiciaire engagée par l’Occident contre les Africains, sans réagir ;

4.    qu’il décide de ne plus jamais comparaître devant cette Cour de combine et d’instrumentalisation du droit international ;

5.    qu’il exige la création d’une Cour Pénale Spéciale Africaine pour connaître de tous les crimes réels ou supposés, commis en Côte d’Ivoire depuis son avènement au pouvoir en 2000 ;

6.    qu’accepter d’être jugé par la CPI, revient à se faire complice de cette justice d’intimidation, de diabolisation et d’insulte à l’Afrique qui est ainsi présentée à la face du monde comme un continent abritant des chefs criminels, dès lors que l’un quelconque de ses chefs ose dire non à une exigence déplacée de la France ou des USA ;

Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012

11:05http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6581


Comité Valmy : EN PARTANCE POUR BAMAKO - OUATTARA CHASSE PAR LES MALIENS.

Les chefs d’Etat de la Cedeao qui se rendaient hier au Mali ont essuyé hier la colère des populations qui ont tout simplement envahi le tarmac de l’aéroport de Bamako. La partie a tourné à l’humiliation pour Alassane Ouattara qui a dû sortir un joker pour sauver la face. Retour sur un ballet aérien sous-régional.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui se rendaient hier au Mali pour sommer la junte de se retirer du pouvoir ont dû rebrousser chemin. Ils se sont finalement donné rendez-vous à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, après que l’avion transportant le chef de l’Etat ivoirien, qui avait pénétré l’espace aérien malien, a été refoulé. Selon des témoins présents à Bamako, l’avion du président en exercice de la Cedeao a été contraint de faire demi-tour, les conditions sécuritaires pour atterrir n’étant pas réunies.

Le Burkinabè Blaise Compaoré, le Béninois Yayi Boni, la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, le Nigérien Issoufou Mahamadou et le ministre nigérian des Affaires étrangères, qui étaient eux aussi attendus à Bamako, pour tenter d’obtenir de la junte l’application du schéma de sortie de crise dicté par la France, seront eux également contraints de renoncer à ce voyage. Des centaines de Maliens indignés par les menaces de la Cedeao ont pris d’assaut, dès les premières heures de la journée, le tarmac de l’aéroport de Bamako.

Pour sauver la face, Ouattara décide d’une réunion d’urgence du panel à l’aéroport FHB d’Abidjan, à l’issue de laquelle l’option militaire est réaffirmée et des sanctions draconiennes visant à étouffer l’économie malienne prises. Des décisions qui rappellent en bien des points les sanctions prises contre le régime Gbagbo, où la Cedeao, l’Uemoa et les institutions bancaires sous-régionales comme la BCEAO, la BIDC et la BOAD deviennent des instruments pour soumettre les Etats membres.

Cet échec de la délégation de chefs d’Etat et de ministres de la sous-région est le signe de l’inexpérience du tout nouveau président en exercice de la Cedeao ; poste dont les autres chefs d’Etat ne voulaient pas. Pour avoir compris que c’était une coquille vide. Dans la réalité, le retour à l’ordre constitutionnel au Mali n’est pas une préoccupation pour Ouattara et ses quelques pairs de la Cedeao qui jouent les va-t-en-guerre. En militant pour l’avènement d’une transition dirigée par Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale dissoute par la junte, ces chefs d’Etat qui ne sont pas à leur premier acte cautionnent le renversement du président Amadou Toumami Touré.

A en juger d’ailleurs par le choix du médiateur, on comprend que c’est dans une aventure plus périlleuse qu’elle ne l’est aujourd’hui avec le coup d’Etat du 22 mars que la Cedeao - aux ordres de Paris - veut entrainer le Mali. Ces populations disent se rappeler les crises récentes en Guinée et en Côte d’Ivoire dont le chef de l’Etat burkinabè était médiateur. En Côte d’Ivoire, la partie a fini dans le sang, après que le médiateur a choisi son camp et a milité pour que le président Gbagbo soit bombardé, arrêté et transféré à La Haye. En Guinée voisine, le chef de la junte militaire a dû céder sa place à un de ses collaborateurs - après avoir échappé à la mort suite à une tentative d’assassinat. Fortement diminué, il vit aujourd’hui encore à Ouagadougou.

Pour toutes ces raisons, la déception est grande chez les Maliens qui ont envahi hier le tarmac de l’aéroport de Bamako, et qui scandaient des propos hostiles à Alassane Ouattara. « Les Maliens regrettent de t’avoir soutenu », « Nous n’avons pas de leçon à recevoir de toi », « Alassane Ouattara, comment es-tu arrivé au pouvoir en Côte d’Ivoire ? », etc. Les messages sur les écriteaux étaient assez évocateurs de la déception des Maliens qui apprennent à leurs dépens les réalités des connexions mafieuses et lobbies qui dirigent le monde.

Emmanuel Akani

Sources : LE NOUVEAU COURRIER - REGARDS CROISES : Le Blog de Fernand Dindé

dimanche 1er avril 2012,

Comité Valmy



Dossier

1-1 Source : Marc Micaë :11 avril 2011, une date mémorable de l’histoire de la Côte d‘Ivoire

Le lundi 11 avril, désormais une date qui ne passera pas inaperçu pour les ivoiriens, tout bord s’entend bien sûr. Il nous a suffit de constater l’engouement manifesté autour de cette date pour nous en convaincre..

Ce jour-là, 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est capturé, à l’issue de plusieurs jours de bombardements continus et soutenus de sa résidence, par les hélicoptères de la coalition armée, force Licorne-Onuci, puis conduit manu-militari au quartier général de son adversaire politique Alassane Ouattara. Là, il sera filmé, photographié comme une bête de foire et exhibé au monde entier tel un trophée de guerre !

Aujourd’hui, ses adversaires, interprètent ce jour comme la « victoire de la vérité ». Ses partisans quant à eux, le qualifie de « jour de la recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France ».

Au-delà de ces considérations de chapelles politiques, il faut tout de même reconnaître que cette arrestation du 11 avril est un tournant décisif dans la crise que vit la Côte d’Ivoire.

Un fait, dira t-on, à marquer d’une pierre blanche. L’une des premières conséquences a été la prise du pouvoir par Alassane Ouattara. Ce dernier, soutenant avoir remporté l’élection présidentielle de 2010, ne s’était-il pas calfeutré dans QG de campagne à l’hôtel du Golfe, attendant certainement que ses soutiens étrangers fassent le sale boulot ? C’est bien à partir de cette date que le nommé Alassane Ouattara, aura l’éffectivité du pouvoir, au sortir d’une violence d’un autre âge, au prix du sang de milliers de vies humaines. Du jamais vu, l’individu aura prêté, en l’espace de deux mois, à lui tout seul, deux serments pour devenir président ! Remarquons bien que jusque-là, aucune institution de la république n’avait daigné le suivre dans cette grossière aventure. De même, ni l’armée régulière, ni même les ivoiriens dans leur grande majorité, encore moins, le Conseil Constitutionnel, organe supérieur, chargé de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentiel, au regard de la Constitution de la république de Côte d’Ivoire.

Comment qualifier une telle manière d’accéder au pouvoir ? Disons-le tout net : ce n’est ni plus, ni moins qu’un coup d’Etat. Le deuxième du nom en Côte d’Ivoire, après celui du général Robert Gueï et de ses ‘’jeunes mutins’’. Contrairement à celui d’Alassane Ouattara, notons que celui de Robert Gueï a été décrit par l’ensemble des observateurs, comme s’étant déroulé « sans effusion