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12/06/2012

n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?


n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Dossier de la Côte d’Ivoire  

n°32                              11-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Hassane Magued : Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA.

3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani : Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.



Tiré à part :

Hassane Magued :Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2412-cote-divoire-france-ouattara-est-desormais-un-poulet-sans-proprietaire-.html



Dossier

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

«Le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.»

Le 18 juin 2012, c’est le jour où le monde entier va suivre la justice internationale à l’épreuve de sa crédibilité. Ce sera à l’occasion de l’audience de confirmation des charges retenues contre le Président de Laurent Gbagbo.

Les QG antagonistes sont à pied d’œuvre, les uns pour apporter la preuve de la culpabilité de Laurent Gbagbo, les autres pour apporter la preuve de son innocence.  Ce sera incontestablement l’une des batailles juridico politiques les plus « mortelles » du 21e siècle. Pour ma part, je m’étais déjà mêlé de la partie en publiant le 5 décembre dernier ‘‘mes propositions pour la défense de Laurent Gbagbo’’. Aujourd’hui encore, j’ai décidé de refaire la même chose en répondant à l’appel de ACC-COMMUNICATION, cette plateforme de communication bénévole mise en place par des internautes aux nationalités multiples au service du combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ma confiance dans la compétence de Me Altit et de ses collègues au sein du collège d’avocats de la défense reste inébranlable. Mais, le juriste que je suis ne pouvait pas s’empêcher de ressentir la nécessité d’apporter en contribution sa modeste expertise après étude du dossier. Ma contribution est d’autant plus précieuse pour les avocats de Laurent Gbagbo que la vigilance et le coup d’œil, à cause de la nature humaine, ne sont pas toujours garantis par la profession ou la responsabilité qui les suppose. Ma contribution vise aussi et surtout à aider le citoyen lambda à comprendre comment les choses fonctionnent dans cette procédure.

 

Avant d’aborder la stratégie de défense à proprement parler (II), il faut bien savoir ce que c’est qu’une « audience de confirmation de charges » et comment les choses se passeront (I).

I- SAVOIR COMMENT LES CHOSES SE PASSERONT A L’AUDIENCE DU 18 JUIN :

Le 18 juin prochain, il s’agira de l’audience de confirmation des charges. Aux termes de l’article 61 du statut de Rôme, la Chambre préliminaire devant laquelle se déroulera l’audience va confirmer ou infirmer les charges sur lesquelles le Procureur se fonde pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé. Cela signifie qu’à ce niveau, on n’est même pas encore au stade du jugement. Et c’est tout l’enjeu de cette audience. Le Procureur viendra pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI en apportant toutes les preuves qui doivent convaincre la chambre que celui-ci a commis les crimes qui lui sont imputés (article 61.5). Laurent Gbagbo et sa défense seront là pour démontrer avec preuves à l’appui que même si les crimes désignés ont existé (éventuellement), Laurent Gbagbo ne les a pas commis. A l’issue des débats aux cours desquels la défense a la possibilité de contester les charges et les preuves du Procureur, la Chambre préliminaire se prononcera pour dire si oui ou non « il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis chacun des crimes qui lui sont imputés » (article 61.7).  Notons qu’à ce niveau, il y a trois cas de figure : 1. La Chambre préliminaire confirme les charges et renvoie Laurent Gbagbo devant la Chambre de 1ère instance pour être jugé (c’est là que débute le procès) ; 2. La Chambre préliminaire ne confirme pas les charges pour défaut de preuves suffisantes et prononce la relaxation de Laurent GBAGBO ; 3. La Chambre préliminaire ajourne l’audience et demande au Procureur de procéder à d’autres enquêtes ou d’apporter d’autres éléments de preuves.

En définitive, il faut retenir que l’audience du 18 juin est une audience à triple issue alternative : ou bien Laurent Gbagbo sera purement et simplement relaxé pour défaut de preuves suffisantes contre lui, ou bien il sera traduit en jugement si les charges sont confirmées. Si la deuxième possibilité se produit (ce qui n’est pas souhaitable mais reste probable), alors il ne restera à la défense qu’à plaider pour l’exonération de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo et éventuellement pour l’atténuation de la peine. Pour ma part, vu la complexité du dossier, je crois que c’est plutôt la troisième possibilité qui se produira. La Chambre préliminaire, devant les arguments et preuves irrésistibles de la défense de Laurent Gbagbo ne voudra pas prononcer aussi facilement le non-lieu. Elle se réfugiera derrière l’ajournement de l’audience.

I-                   SUR LE FOND :

Selon l’acte d’accusation, la responsabilité individuelle pénale de Laurent Gbagbo serait engagée en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de viols, meurtres, actes inhumains et actes de persécutions. Car, soutient la Chambre, lui et « son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait, dans le cours normal des évènements, à la commission des crimes susmentionnés ». Etant admis que Laurent Gbagbo n’est pas lui-même auteur des crimes mentionnés, on devine bien que l’accusation n’a pas autre issue que d’établir un lien entre ces crimes et des ordres qu’il aurait donnés. Sur la base des éléments concrets de faits qu’il a à sa disposition, le conseil de défense réagira à ces accusations qui n’ont pour fondement que la supposition. La mention « dans le cours normal des événements » constitue l’épicentre des charges. Cette mention est en mission dans l’acte d’accusation et sa mission est d’établir que Laurent Gbagbo a donné des ordres avec l’intention délibérée de faire commettre les crimes susmentionnés. Car en effet, des ordres supposés ou réels donnés par un Président de la République pour la défense des institutions, des personnes et des biens ne signifient pas ordres de tuer des civils innocents ou de violer. A ce propos, je doute fort que l’accusation soit capable de produire des éléments sonores, écrits ou vidéo qui montrent bien Laurent Gbagbo en train de donner de tels ordres. A défaut de ce type de preuves intangibles, il ne reste que les témoignages. Et c’est justement ce qui explique la possibilité que Phillipe Mangou et Kassaraté, si l’on s’en tient à la rumeur, aillent témoigner contre Laurent Gbagbo en tant que personnes qui auraient directement reçu les ordres de lui. Si c’est le cas, c’est que l’on a du les rassurer qu’ils ne seront pas eux-mêmes épinglés par leurs propres témoignages en leur lisant l’article 33 du Statut de Rôme qui protège les auteurs de crimes qui ont agi sur ordre hiérarchique. L’article 33 prévoit que la personne qui a commis un crime sur ordre d’un gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique est exonérée de la responsabilité pénale si elle avait l’obligation légale d’obéir aux ordres du gouvernement ou du supérieur en question. Mais encore, faudrait-il que ces témoignages eux-mêmes soient soutenus par des preuves tangibles au risque d’être classés au rang des témoignages quelconques. En tout état de cause, l’issue de cette audience, comme tout débat juridique, est tributaire de la valeur des éléments de preuves et la pertinence des plaidoiries dans une ambiance contradictoire.

Si les charges sont confirmées, le combat aura été plombé mais ne sera pas pour autant irrésistiblement perdu. Il restera alors à Laurent Gbagbo d’invoquer les motifs d’exonération de la responsabilité pénale. Il s’agit d’abord de la légitime défense. Pour cela il faudra clairement établir la chronologie des évènements qui permettra d’identifier les actes d’agressions délibérées et les actes de légitime défense. Car si la loi n’encourage pas l’auto justice, elle ne condamne pas non plus les sujets de droit à la poltronnerie suicidaire face à une agression réelle et actuelle. Ensuite, il faut établir la légalité et la légitimité des ordres même supposés que l’accusation tente d’attribuer à Laurent Gbagbo en invoquant les devoirs de protection de l’Etat que la Constitution impose au Chef de l’Etat. Je n’en dirai pas plus au risque d’être accusé de basculer dans un pessimisme préventif. Nous y reviendrons si le cours des événements nous l’impose.

Avant même d’en arriver aux mobiles des ordres supposés ou réels ayant provoqué les crimes, il serait bien que le Conseil de défense rappelle le statut que Laurent GBAGBO avait durant la période de commission des crimes mentionnés, c’est-à-dire du 16 décembre 2010 au 12 avril 2010. Si la question est de savoir qui est responsable des violences postélectorales, cela ramène à trouver celui qui a perdu les élections et qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Sur cette question, l’accusation dit que Laurent Gbagbo est le coupable parce que c’est lui qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Là dessus, au nom du principe de la présomption d’innocence que la CPI reconnait, la charge de la preuve pèse alors sur l’accusation. Cela signifie qu’il revient au Procureur de démontrer que Laurent Gbagbo a perdu les élections. Si la CPI veut vraiment convaincre et non assujettir les sujets de droit en conflit dans cette affaire, elle est obligée sur ce point, de rappeler le dispositif légal ivoirien en matière de proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Elle est obligée de lire la loi ivoirienne et de rappeler à Laurent GBAGBO que pour qu’un candidat se considère comme vainqueur d’une élection en CI, il faut que le Conseil Constitutionnel le déclare puis l’investisse comme tel. Après cela elle pourra alors tirer la conclusion qui s’impose.

CONCLUSION :

Bien malin qui pourra pronostiquer sur l’issue de cette affaire. A partir des signes que j’ai pu observer jusque là, ou par exemple, pour la première fois dans l’histoire de la CPI, un procureur écrit à un potentiel acteur d’une affaire pendante à la Cour pour saluer la promotion politique de celui-ci, il est fort probable que le 18 juin, la politique se présente là où on attendait le droit. Car faut-il le rappeler encore, la Cour Pénale Internationale est probablement le ring que les plus forts du monde ont inventé pour frapper les plus faibles en utilisant le droit comme gants !...

Fait à Paris le 24 Mai 2012

ARSENE TOUHO
Juriste, Politologue, Ecrivain
arsene_touho@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=5233


1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

La situation de la Côte d’Ivoire, version post-électorale, continue de cristalliser l’attention des uns et des autres.

Pire, tel un navire qui tangue, l’on se demande si ce pays

Les raisons:

Malgré le changement de régime qui y a eu lieu depuis avril 2011, le pays peine à retrouver ses repères avec monsieur Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Ce dernier l’a lui-même reconnu au cours d’une récente interview dans laquelle il demande aux ivoiriens de rester encore patients. Dans cette Côte d’Ivoire, le constat des lieux montre qu’à ce jour, plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont toujours incarcérés dans de nombreuses prisons à travers le pays. Il y a en outre, la situation des milliers d’exilés ivoiriens, jugés proches de Laurent Gbagbo,  qui ne sont pas encore rassurés de rentrer chez eux. Certains se sont même vus fraîchement, lancer des mandats d’arrêts internationaux, quand d’autres doivent continuer de survivre avec leurs avoirs gelés. Le pays lui-même vit au rythme de  l’insécurité galopante, si bien que la mission des experts de l’Onu venue récemment en Côte d’Ivoire s’en est préoccupée, en tirant la sonnette d’alarme. Cette mission recommandait entre autres, au régime d’Alassane Ouattara : « la création d’une armée, d’une police et d’une gendarmerie démocratiques (…), et la démobilisation de tous les miliciens qui sont encore en armes ». Si à ce tableau déjà sombre, nous ajoutons l’état d’esprit des populations confrontées à la flambée des prix des aliments de premières nécessité et pratiquement désabusées par les promesses de milliers d’emplois non tenues ; une opposition qui n’en finit pas de crier son indignation grandissante devant l’inflexibilité du régime en place,…Bref, les choses ne s’annoncent pas telles que prévues, avec monsieur Ouattara. La Côte d’Ivoire va mal et cela ne fait que perdurer.

Au fil du temps, la Côte d’Ivoire est en train d’offrir  au monde, le spectacle peu reluisant d’un pays buté à une situation dans laquelle les nouvelles autorités semblent peu enclines à trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux qui mettent en cause la cohésion sociale donc le développement de la nation toute entière. Dès lors, on se retrouve en plein, dans un Etat où rien ne semble précisément évoluer dans le sens de l’apaisement social. C’est ainsi que le besoin d’action se fait sentir. Un besoin de faire bouger les choses, si tant il est vrai que ceux qui en ont naturellement la charge, rechignent à le faire. Ce qui pourrait, bien évidemment conduire à tous les schémas de résolutions possibles, voire les plus extrêmes et radicales.

A moins qu’il ne souhaite faire face à cette levée de boucliers qui mettrait en péril son régime,  plusieurs pistes de solutions se présentent à monsieur Ouattara. La plus plausible :
Décrisper l’atmosphère socio-politique

Au nom de la paix et de la cohésion nationale, on pourrait demander à monsieur Ouattara, de libérer sans condition tous les prisonniers politiques et militaires, d’annuler tous les mandats d’arrêts lancés contre les opposants, de favoriser avec des actes concrets à l’appui, le retour des exilés, d’initier un dialogue permanent et franc avec l’opposition, notamment celle proche de Laurent Gbagbo. On pourrait aussi lui demander d’amener ses militants et alliés, notamment les plus extrémistes, à abandonner toute velléité de vengeance. Et pourquoi ne pas finalement, lui demander d’abandonner au nom de l’Etat de Côte, toutes les charges contre son adversaire Laurent Gbagbo actuellement détenu à la Cpi. Le tout bien sûr dans un langage invitant à l’apaisement et à un jeu politico-démocratique sain. Serait-ce trop lui demander ? Et pourtant il le faut, s’il souhaite dès à présent sortir des pressions croissantes qui se resserrent autour de son pouvoir.

Le dilemme

En temps de crise, les politiques les plus flexibles sont les meilleurs, dit-on. Mais monsieur Ouattara a-t-il les coudées franches pour instaurer en Côte d’Ivoire une l’atmosphère socio-politique enfin décrispée? N’est-il pas pris à son propre-piège qui a consisté dès sa prise de pouvoir, à se prouver et à montrer, coûte que coûte, à ses partisans et alliés qu’il était capable « d’effacer » les traces de Laurent Gbagbo ?

D’autre part, lui demander ainsi de décrisper l’atmosphère socio-politique ivoirien, geste salutaire puisse cela paraitre, pourrait renforcer ses adversaires dans leur conviction qu’ils ont raison depuis le début, lorsqu’ils clament que monsieur Ouattara est dans le faux. Par conséquent, toutes ces mesures tantôt suggérées, si éventuellement elles étaient appliquées par lui, certes permettraient de relâcher la pression, mais ne sauraient suffire à le laisser continuer à diriger ce pays.

Ce qu’il nous faut alors comprendre ici c’est que, aux yeux de nombreux ivoiriens, c’est moins la politique d’Alassane Ouattara qui pose problème, mais bien plus ce qu’il représente et surtout les circonstances dans lesquelles il accède au pouvoir en Côte d’Ivoire. Monsieur Alassane Ouattara qui incarne cet économiste ultralibéral, en alliance depuis le début, avec les institutions occidentales ayant assis leur domination économique et financière sur les Etats africains pauvres, accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, précédé des bombes françaises et onusiennes. Or, une simple analyse historique montre bien que depuis plus de 20 ans, un grand vent de changement  démocratique est en train de souffler sur nombre de pays africains et singulièrement sur la Côte d’Ivoire. Une période particulière, décrite comme celle où les africains, les ivoiriens, réclament plus d’indépendance, souhaitent de plus en plus affirmer leur désir de liberté et de souveraineté à la face du monde. C’est alors que fait irruption sur la scène politique ivoirienne, Alassane Ouattara, le président « Reconnu » par la « Communauté internationale », terme sous lequel se cachent en réalité la France et ses alliés occidentaux, ennemis déclarés contre tout projet souverainiste et émancipatrice en Afrique, frustrant du coup cet idéal de liberté et d’émancipation entamé depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire.

Retenons donc que les difficultés auxquelles se trouvent aujourd’hui confrontée la Côte d’Ivoire, trouvent leurs origines bien plus en amont. C’est un désir général et profond de changements significatifs qui est exprimé. Une soif de libération des griffes de l’oppresseur quel qu’il soit.  Et la situation actuelle de la Côte d’Ivoire prouve bien que cet homme, Alassane Ouattara au pouvoir, n’est pas l’homme indiqué, encore moins  celui qui arrive au moment opportun. Pour ainsi dire, le changement brutal de régime opéré en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, n’est pas celui qu’il fallait. Il est donc est inapproprié eu égard ce désir de liberté caressé par tant d’ivoiriens qui aujourd’hui s’interrogent certes, mais qui n’entendent pas se laisser distraire. Ainsi donc, tant que Ouattara demeure au pouvoir et qu’il persiste à laisser pourrir les choses ; tant que Laurent Gbagbo, président renversé et acteur-clé de la crise en Côte d’Ivoire demeure dans les geôles de la Cpi, tel un idéal de liberté inachevé, les tensions persisteront et nous devrions naturellement nous attendre à vivre des situations où les positions se radicalisent d’avantage et deviennent bien pire que celles que connait aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Si tel devra être le cas, que fait-on donc maintenant ?

Marc Micael

29 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2401-marc-micael.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANCAIS MICHEL BAGBO.

« Fils de son père » ! Tel est de l'aveu même du gouvernement Ouattara, le motif informel de 13 mois de détention sans jugement, aggravée de conditions dégradantes et de mauvais traitements, du français Michel Gbagbo, jeune universitaire de 42 ans sans responsabilités politiques.

Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011,par les forces spéciales françaises, ainsi que sa famille et plusieurs centaines de civils, livré aux milices FRCI, après avoir subi un calvaire sanglant au Golf Hôtel, il est détenu sans jugement dans un des Goulags du nord ivoirien, dans la ville de Bouna, depuis 13 mois .
Après quatre mois de détention arbitraire, une inculpation pour des motifs fantaisistes et invraisemblables lui fut notifiée, dans le but évident de donner une apparence légale à cette situation de non-droit.

Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé à l'isolement dans une clinique d'Abidjan, son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011. C'est pourquoi les «organisations des droits de l' homme » et de défense des prisonniers d'opinion devraient faire de son cas une des priorités de leurs campagnes internationales.
Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes , nous demandons :
- la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d'Abidjan

- sa libération la plus rapide possible

- et son transfert médicalisé en France où l'attend sa famille
Cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien, préalable espérons le, à d'autres -tels la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
Paris, 16 Mai 2012
Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6891



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara.

Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.  

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO.  

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

 

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

 

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

 

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

 

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

 

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

 

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

 

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

A Très bientôt.

Hassane Magued

mercredi, 06 juin 2012

 afrik53.com

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3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

ENTRETIEN DE OUATTARA : UN TISSU DE MENSONGES 

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO:CLARIFICATIONS ALA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI.

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. 

C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

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3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani :Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

Dans moins d’une quinzaine de jours, s’ouvrira l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo.

Un événement qu’attendent avec beaucoup d’impatience et d’espoir les démocrates du monde entier, particulièrement les Africains et Ivoiriens de la diaspora qui s’organisent pour marquer un grand coup à La Haye.

Le président Laurent Gbagbo reste pour la grande majorité des démocrates ivoiriens et africains une figure emblématique. Depuis son transfèrement à la prison de Scheveningen au mois de novembre dernier, les mouvements de soutien surabondent et ils sont nombreux ceux qui s’apprêtent à arpenter les rues de La Haye pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération au moment où il sera face aux juges le 18 juin prochain.

Loin d’entamer leur détermination, les manoeuvres du duo Alassane Ouattara - Luis Moreno Ocampo pour couler celui en qui le peuple ivoirien continue de se reconnaitre apparaissent aujourd’hui comme le ferment de l’engagement. C’est pourquoi, au lende main du séjour suspect du procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo à Abidjan, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour assurer une mobilisation exemplaire. Le mercure monte et à ce jour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Canada, l’engouement est total. Sur le Vieux continent, la mobilisation s’organise principalement à partir de la France où il y a une forte concentration d’Africains et Ivoiriens déterminés à se battre jusqu’au bout pour dénoncer l’imposture de Ouattara et l’injustice faite à Laurent Gbagbo.

Les différents mouvements de résistance engagés dans le combat pour la libération du président Gbagbo rivalisent d’ardeur et tout est prétexte actuellement pour mobiliser les troupes en direction de La Haye. Ainsi, en Grande Bretagne, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, etc. Les patriotes ivoiriens et les démocrates européens qui ont compris que Laurent Gbagbo est victime d’un complot international préparent le déplacement au Pays- Bas. Sur place, des dispositions ont été déjà prises pour assurer gite et couvert à un grand nombre de personnes.

Des différents pays, des convois sont organisés à l’effet de soutenir celui qui fait de la défense des droits des africains et de l’Afrique son crédo. Pour ce procès que l’on pourrait qualifier d’historique au cours duquel aura lieu la confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo, des T-shirts à son effigie ont été confectionnés que tous arboreront le jour de l’audience. Une idée bien originale pour envoyer un signal fort à la communauté internationale quant à la popularité de celui que Ouattara tente de présenter comme  un criminel.

Pour ses compatriotes et bon nombre d’Africains et Européens, Laurent Gbagbo est un grand défenseur de l’Afrique victime de l’impérialisme des Occidentaux. Contre toute attente, depuis son arrestation consécutive aux bombardements intensifs de l’armée française sur sa résidence, puis son transfèrement à La Haye, le «Woody de Mama» est resté digne et sa cote de popularité s’est accrue à un rythme exponentiel. Du côté des avocats chargés de sa défense, avec maitre Altit en première ligne, c’est la grande sérénité à quelques jours du 18 juin.

Hermann Djea et Emmanuel Akani

   

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7104


3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort, assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi, demain c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12



Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Abidjan 21 Mai 2012)

 Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.

Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.

De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.

Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.

Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :

1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;

2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;

3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;

4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;

5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire

Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3-1 La justice des vainqueurs

3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs  inculpation.

3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.

3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)

3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3-2 L’insécurité galopante et rapprochée

3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illettrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.

3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3-3 Le jeu démocratique dévoyé

Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.

Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.

Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.

De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3-4 La reconstruction de la paix : mesures générales

Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :

1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;

2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;

3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;

4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;

5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;

6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;

7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;

8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;

Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes. 

Conclusion

De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.

Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

Délégation du FPI :

1- NGUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41

2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

 http://regardscroises.ivoire-blog.com/


11/06/2012

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1 - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1  - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

    n°31                              10-05 au 10-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1

Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»:

2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

2-2 KOBAZEYRET Laurent : HOLLANDE COMME OBAMA?.

2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.

Les grandes manœuvres

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

3 Cour pénale internationale -

4 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 



Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Mamadou Koulibaly, Président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) 

Après une analyse à froid et méthodique de son programme, de ses promesses, de ses annonces et de ses réalisations, LIDER affirme que le président de la République a fait ce qu’il n’a pas dit et dit ce qu’il n’a pas fait.

Il n’avait pas dit qu’il plomberait le budget de l’Etat pour s’acheter un avion pour ses nombreux déplacements, souvent d’ordre privé, à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait les fonds publics pour agrandir sa maison personnelle et la transformer en palais. Il n’avait pas dit qu’il triplerait le budget de souveraineté pour l’amener à 300 milliards de francs CFA, et qu’il en confierait la gestion, en toute opacité, à son petit frère. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait l’argent du contribuable ivoirien pour financer l’ONG de son épouse, ni qu’il lui confierait la gestion de la microfinance en Côte d’Ivoire. Il n’avait pas dit qu’il abandonnerait les Ivoiriens dans la mi-sère pendant qu’il passerait son temps à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il instituerait la doctrine du rattrapage ethnique comme politique de gouvernement. Il n’avait pas dit qu’il ferait exploser le coût de la vie de sorte que le panier de la ménagère en soit réduit à une peau de chagrin, pendant que lui, sa famille et son gouvernement se permettent des dépenses somptuaires.

Par contre, Alassane Ouattara avait promis la gratuité des soins, mais il ne l’a pas fait. Il avait promis un gouvernement de 25 membres; ce sont 40 ministres qui gloutonnent le budget de l’Etat. Il avait dit qu’il allait améliorer la qualité de vie des Ivoiriens; la condition de vie des ménages s’est détériorée de façon abrupte. Il avait promis 200.000 nouveaux emplois par an; il est l’homme par qui le chômage ethnique et technique est arrivé. Il avait promis l’ouverture d’universités dans chaque région; il a jeté 30.000 étudiants à la rue en fermant celles qui existaient. Il avait promis une justice impartiale; aucun des criminels de son camp n’a été incarcéré à ce jour.

La liste est infinie, mais LIDER ne se lassera pas de pencher son flambeau sur l’action d’Alassane Ouattara afin d’éclairer les Ivoiriens sur la vacuité de ses promesses et l’inefficacité de son programme.

Les conférenciers : Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry.

Source: Bulletin "LIDER NEWS 4", mi-mai 2012

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

 La présente Chronique est un droit de réponse à Alassane Ouattara, après son interview avant-hier sur RFI (Radio France Internationale).

Cette interview, qui doit être comprise comme une tentative désespérée de faire parler de lui en bien auprès du nouveau pouvoir français, nous aurait laissés indifférents, si les propos tenus par le sieur Alassane Ouattara s’étaient limités aux mensonges et aux promesses roublardes auxquelles nous sommes déjà habitués comme une marque déposée de son imposture en Côte d’Ivoire.

Mais au cours de cette interview, Alassane Ouattara a parlé de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, comme d’une personne qui mérite d’être enlevée et déportée à la Haye par les Colons au service desquels il conduit son projet d’imposture, alors que Président en exercice, Laurent GBAGBO a été agressé militairement et a survécu à une tentative d’assassinat conduite par Nicolas Sarkozy sur demande du même Dramane Ouattara en avril 2011, tout simplement parce qu’un contentieux électoral est né suite à une élection présidentielle à laquelle à participé Alassane Ouattara en qualité de candidat ne remplissant pas les conditions, c’est-à-dire,de candidat exceptionnel.

Le contraire de ces propos nous aurait étonnés si nous ne connaissions pas l’histoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Mais sans être étonnés, nous tenons à dire aux Résistants et Patriotes africains qui se sont sentis blessés par ces propos normaux venant de la bouche d’un homme anormal, qui n’est rien d’autre qu’un faussaire patenté, un fou de l’argent volé et un abonné notoire aux assassinats de civils, de femmes et d’enfants comme en témoignent tous les rapports produits par des ONG internationales dites de défense des droits de l’Homme, eh bien nous tenons à dire à toutes ces personnes choquées par les propos d’ Alassane Ouattara, que pour un psychopathe, la chose anormale, c’est d’être un citoyen normal.

Si donc Alassane Ouattara, du sommet de son imposture à la tête de la Côte d’Ivoire estime que le Président GBAGBO qui en 10 années à la tête de l’Etat cumule une maigre fortune de 700 millions de francs CFA, alors qu’après 19 voyages en France sur une période de 12 mois, les dépenses en kérosène d’Alassane Ouattara ont coûté mille cinq cents trente neuf (1 539) millions de francs CFA aux Ivoiriens soit la somme de 81 millions en aller et retour pour un avion qui consomme 6,7 millions de francs CFA (13 000 USD) par heure de vol, allez-y comprendre quelque-chose.

Si Alassane Ouattara, qui a appelé à une attaque armée de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent GBAGBO demandait un simple recomptage des voix suite à la fraude massive perpétrée par ce même Alassane Ouattara lors des élections présidentielles de novembre 2010, trouve qu’après avoir provoqué le massacre en moins de 7 jours, d’au moins 5 000 civils dans les régions jugées pro-GBAGBO, c’est Laurent GBAGBO qui mérite d’être la Haye et lui l’initiateur et l’instigateur des massacres de civils doit être dans un Palais Présidentiel, allez-y comprendre quelque chose.

Si Alassane Ouattara, pour continuer à mériter le soutien des occidentaux qui se sont servis de lui et se sont associés à son business de la mort, du pillage et de l’Immoral, fait l’apologie du terrorisme d’Etat à l’international auquel s’est adonné la France de Nicolas Sarkozy en 2011 et que François Hollande entend perpétuer en Côte d’Ivoire, pourquoi devons-nous trouver cela anormal et choquant?

Nous vous l’avons déjà dit. Aucun homme normal ne peut renoncer à son pays d’origine, renoncer à sa mère, se faire passer pour le fils d’une autre femme dans un pays qui n’est pas le sien, semer la mort et la désolation dans ce pays pendant plus de 10 ans, tout juste pour se faire appeler président de ce pays, alors qu’il n’en est ni un citoyen au sens du droit ni un élu au sens constitutionnel du terme.

Alors permettez-moi d’insister. Alassane Ouattara est un grand malade. Il a besoin d’être soigné et mis en quarantaine, pour son propre bien et pour celui des Ivoiriens. N’accordez donc aucune attention à ces propos. Concentrez-vous sur la mobilisation à l’International autour du Président GBAGBO.

Pour les grands maux dont souffre ce cynique et sinistre individu, il y aura des grands remèdes. Et croyez-moi, le léger retard n’empêchera pas votre bonheur d’être immense et votre soulagement d’être définitif.

Nous avons déjà fait l’essentiel. Mais celui qui tient la trompette insiste pour dire qu’il attend un Signe. Il nous rassure qu’il sait que le fruit n’est plus vert, qu’il a exagérément jauni parce que les bêtes l’ont perforé de toute part, mais il faut bien qu’il reçoive le Signe. Et il ajoute que si nous bâtissons sans le Signe venant du Bâtisseur, nous travaillerions en vain.

Alors, nous nous impatientons. Mais nous obéissons. C’est tout.

Sinon, Il N’Y A RIEN EN FACE !

A Très bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente N°00268/05/12

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7053



1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»: .

Pour Jeune Afrique - sous la plume d’André Silver Konan - la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes.

Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le bien être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie, l’ont toujours guidé en politique. Pendant ses dix ans au pouvoir, cela s’est toujours vérifié. Même lors de son transfèrement à la CPI, cette dernière après plusieurs mois de recherche, ne lui a trouvé aucun compte bancaire dans aucune banque européenne ou américaine, et dans aucun paradis fiscal.

Et voilà que Jeune Afrique nous apprend dans sa parution d’hier que « L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo n’est pas aussi indigent que cela ». Et que « de source judiciaire, 741 071 364 francs CFA (soit environ 1,13 million d’euros) ont été découverts sur un compte bancaire ouvert à son nom à Abidjan ».
Pour des économistes au pouvoir, ayant fait leurs classes au FMI et à la BCEAO en tant que directeur général adjoint et gouverneur, cette révélation arrive bien tard. On aurait pu penser que le gouvernement Ouattara aurait pu le savoir dès les premiers jours de son installation. Mais arrivant un an plus tard, on se pose des questions, surtout que en plus d’être accusé d’être coauteur indirect de crimes de sang et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo est également accusé par Ouattara de crimes économiques. 

Selon Jeune afrique, « Le compte bancaire de Laurent Gbagbo sur lequel ont été découverts les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) est logé à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale en France) ».

Il aurait été ouvert fin octobre 2000 par les services de la direction administrative et financière de la présidence ivoirienne, juste après la prestation de serment de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.

Toujours selon notre confrère panafricain, « Ce compte a été régulièrement approvisionné à partir de juillet 2002, quand Gbagbo a signé un décret déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République. Ce décret, daté du 17 juillet, fixait le salaire du président de la République à 9 584 580 FCA (14 632 euros). Une somme qui a été dès lors régulièrement versée sur le compte de la SGBCI. Le compte devrait contenir plus d’un milliard de francs CFA si des transferts de fonds vers d’autres comptes n’ont pas été effectués entre-temps ».

Comme on le voit, c’est bien le salaire de Laurent Gbagbo, qu’il avait fixé publiquement à 9 584 580 FCA (14 632 euros), qui a transité sur ce compte. Et selon un proche de Laurent Gbagbo joint par IvoireBusiness sous couvert d’anonymat, le Président Gbagbo, via ses avocats, a tenu informé la CPI de l’existence d’un tel compte bancaire.

Mais ce compte bancaire est gelé par la justice ivoirienne qui le poursuit par ailleurs pour crimes économiques. Ce qui fait qu’il bénéficie de l'aide judiciaire de la CPI.

 

En effet, ses frais judiciaires s’élèvent à 900 millions de francs CFA (1,3 million d’euros, NDLR). C’est dire que même si les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) logés à la Société générale lui étaient restitués, Laurent Gbagbo ne pourrait toujours pas faire face à ses frais de justice.

Le Scoop du « siècle » de Jeune afrique tendant à discréditer Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un détourneur de deniers publics, est donc un faux scoop. Il campe juste dans le sensationnel et dans l’émotionnel. Et rappelle étrangement les soit disant 50 millions de FCFA attribués à Thomas Sankara et découverts par Blaise Compaoré dans son palais, lors de son coup d’Etat.

Tout le monde avait compris que le beau Blaise voulait justifier l’assassinat de son ami en le faisant passer pour un vulgaire voleur. 

Il n’a jamais réussi à le faire car le prestige de Thomas Sankara est toujours aussi haut dans les esprits de millions d’africains.

Il en est de même pour le Président Laurent Gbagbo, dont l'intégrité et la probité morales sont restées intactes. 

Christian Vabé

Source: IVOIREBUSINESS.NET



2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

 21 Mai

Lynx.info : Pour son investiture, François Hollande cite l’impérialiste Jules Ferry.

Comment avez-vous accueilli cette sortie, vous qui aviez écrit un livre  «  Du Racisme Français » ?

La revendication de ce patronage par François Hollande m'a consternée. Passer par pertes et profits le discours de Jules Ferry, fondateur d'un racisme d'Etat, en le minimisant, c'est vraiment faire injure aux membres de la communauté française qui ont eu à souffrir du colonialisme.

Lynx.info : Pour vous, Hollande « veut » ou ne « peut » pas se débarrasser de la françafrique ?

Il croit qu'il veut, mais comme il reste profondément paternaliste dans sa vision de l'Afrique, le résultat sera à la hauteur de cette vision. On baptisera "démocratie" les régimes dociles. On diabolisera toute tentative d'émancipation hors du patronage de ceux-qui-savent-ce-qu'il- faut-aux-Africains. La gauche au pouvoir a été plus françafricaine que personne. François Hollande n'est pas le type de caractère à casser cette baraque.

Lynx.info : Dans une de nos interviews vous dites : « Sarkozy n’a pas d’intérêt à voir l’Afrique se développer ». Quand l’Afrique se meurt la France se sent plus forte. C’est ça ?

La France en Europe doit son rang non à la supériorité industrielle, comme l'Allemagne, mais au fait qu'elle apporte le gâteau africain dans la corbeille. Ce n'est possible que par la tutelle exercée sur des régimes corrompus, ennemis de leurs peuples mais amis des multinationales.

Lynx.info : On a vu Laurent Fabius, actuel ministre des affaires étrangères faire le tour dans les dictatures  peut avant les élections. Un mauvais signe pour l’Afrique ?

Un très mauvais signe, celui que rien ne va changer, sauf l'habillage rhétorique. Finalement la gauche de gouvernement baigne dans les mêmes réseaux, boîtes de communications œcuméniques, lobbies francs-maçons et autres, qui tiennent les classes dirigeantes africaines. Michel Rocard est conseillé de Paul Biya au Cameroun, rémunéré par Euro-RSCG  de Stéphane Fouks. Il agit de concert avec Alain Juppé.

Lynx.info : Dans une interview que vous nous aviez accordée à Lynx info vous dites : « Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l'impérialisme français avant toute chose » Maintenez-vous encore ces propos ?

Bien sûr et l'intronisation du quinquennat sous le patronage du maître de l'impérialisme, de même que la dévotion de Hollande à Mitterrand français ont hélas confirmé toutes les craintes qu'on pouvait avoir.

Lynx.info : Jean Luc Mélenchon dit que. «  Les socialiste français ont été hypocrites vis à vis de Laurent Gbagbo ». Peuvent-ils se racheter maintenant qu’ils sont au pouvoir ?

Je ne pense pas qu'ils peuvent s'instruire en quoi que ce soit par l'expérience des faits. Il faudrait qu'ils reviennent sur tous les jugements sommaires et contre-vérités qu'ils ont répandus et c'est impossible. Ils ne sont pas près de renoncer à une vision manichéenne qui arrange les intérêts français.

Lynx.info : Comment expliquez-vous qu’un Français comme Michel Gbagbo soit en prison en Côte d’Ivoire et que cela n’émeuve pas le gouvernement français ?

Le gouvernement français est fait pour protéger les intérêts français et pas spécialement les droits de l'homme de tous les Français. Il faut qu'il soit interpellé sur le sujet et mis en demeure d'accorder sa protection à l'un de ses ressortissants persécuté.

Lynx.info : Ouattara avec le confrère RFI dit que : « La place de Laurent Gbagbo est à la CPI ». Beaucoup disent que c’est la France qui lui donne ce quitus de parler comme il veut. C’est ça ?
 
Que Laurent Gbagbo soit prisonnier aux Pays-Bas est certainement mieux pour lui que de l'être en Côte d'Ivoire, comme Simone Gbagbo et tant d'autres Ivoiriens dont on est sans nouvelles et qui sont à la merci de tortionnaires qui jouissent de l'impunité la plus totale. Le procès de Laurent Gbagbo à la CPI sera l'occasion de débats, qu'on a déjà voulu étouffer par la procédure, mais qui s'imposeront, à moins de voir la justice internationale sombrer dans le discrédit.

Lynx.info : Selon- vous Ouattara livrera ses seigneurs de guerre à la CPI un jour ?

Attendons. Je crains que les crimes des milices de la rébellion, pendant ces dix dernières années et lors de la guerre de conquête de l'Etat ivoirien, ne restent impunis du fait des protections et de la complicité dont leurs chefs jouissent de la part des puissances occidentales.

Lynx.info : Vous aviez une fois dit que les pays anglophones ne lésinent sur rien à se faire respecter. Comment expliquez-vous que ceci ne soit pas le même avec les pays francophones ?

Il est certain que les pays africains anglophones sont plus indépendants que les pays francophones, du fait des liens étroits que ces derniers entretiennent avec la puissance coloniale, monnaie, armée etc. On ne voit pas par exemple une multinationale anglaise régenter tous les ports des pays anglophones comme Bolloré le fait dans les pays francophones exerçant de fait son contrôle sur un domaine régalien des Etats dans leurs échanges. Le différend électoral au Kenya a été réglé par la classe politique kényane et pas par une intervention extérieure.

Lynx.info : Je vous remercie

Odile Biyidi

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/2375-odile-biyidi-francois-hollande-nest-pas-le-type-de-caractere-a-casser-la-baraque-francafricaine.html

 


2-2 KOBAZEYRET Laurent :HOLLANDE COMME OBAMA?

En 2007, à la faveur des élections primaires du parti démocrate aux USA, les africains découvraient, avec surprise et fierté, un américain d’origine africaine désigné par son parti pour être candidat à la présidentielle de 2008. Les africains, dans leur grande majorité, se souvinrent de leurs conditions de vie dramatiques depuis la traite des noirs jusqu’à la colonisation. Ils se rappelèrent aussi les échecs des noirs américains dans leur tentative de lutter contre la discrimination raciale.

Lorsque OBAMA fut coopté par son parti pour la présidentielle de 2008, il bénéficia de nombreux soutiens de la part des noirs, des blancs, des riches ou pauvres pour le financement de sa candidature. OBAMA constitua dès lors un espoir pour les noirs en général et pour les africains en particulier.

 

A l’occasion de son investiture suite à son élection, toute la planète Terre a suivi en direct la cérémonie grandiose au cours de laquelle, Jesse JACKSON l’un des leaders noirs américains, très ému, a coulé des larmes de joie, sans doute se souvenant des nombreuses souffrances endurées par les noirs aux USA et se rappelant aussi le rêve du célèbre Martin Luther KING « I have a dream ».

Les africains se réjouirent avec l’espoir que prendrait alors fin, le joug pesant des USA et des autres pays occidentaux sur les pays sous-développés, toujours honteusement exploités.

Cet espoir fut entretenu lorsqu’au pouvoir, OBAMA, pour sa première visite en Afrique, déclarait à Accra au Ghana (Afrique Occidentale) qu’il souhaitait pour les pays africains des institutions fortes, sans doute pour consolider la démocratie, lui le démocrate. Il a aussi, concernant la prison américaine de Guantanamo, déclaré son désir de la fermer.

 

Ces belles déclarations ont-elles été suivies d’effets ? Que nenni ! Les promesses d’OBAMA n’ont engagé, comme toujours, que ceux qui y ont cru.

En effet, s’agissant de sa déclaration d’Accra visant à promouvoir des institutions fortes dans les pays africains, comment cela serait-t-il possible quand OBAMA, qui a accompagné Sarkozy dans les guerres faites à la Côte d’Ivoire et à la Libye à cause de leurs richesses, a royalement bafoué les institutions de ces états pour finalement imposer à leurs peuples un dictateur et des renégats? De quelles institutions fortes a voulu parler OBAMA à Accra quand ses ambassadeurs sont des pièces maîtresses dans le renversement des régimes en place comme en Côte d’Ivoire et en Libye ? Comment les institutions peuvent-elles être fortes quand les coups d’état se succèdent dans des pays où sont implantées des ambassades américaines telles en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée Bissau sans que le pays d’Obama ne s’y oppose mais au contraire utilise les organisations sous-régionales et continentales pour accompagner les putschistes ?

De quelles institutions fortes a parlé OBAMA, quand il félicite celui qui a été imposé aux congolais à l’issue d’une parodie d’élections ?

En Syrie, quelles institutions fortes voudrait voir le Président américain, quand il est à la base de la déstabilisation du régime de Bachar El Assad en déclarant à qui veut l’entendre que la question qui se pose dans ce pays, « ce n’est pas si Assad partira du pouvoir, mais plutôt quand» ?

 

Au total, Obama l’afro-américain est un espoir déçu pour les africains. C’est sous son règne que le continent africain a le plus connu les pires atrocités des rebellions, des terroristes et surtout la mise à mal des démocraties naissantes comme en Côte d’Ivoire avec le Président renversé Laurent GBAGBO et avec l’assassinat du Guide libyen.

Obama l’africain a fait en Afrique pire que tous les Présidents blancs américains.


2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

En France, l’élection de Hollande pourrait aussi constituer un espoir déçu à l’analyse des faits.

Au soir du jour de l’élection de Hollande, de très nombreux africains ont manifesté leur joie aussi bien en France qu’en Afrique. Les français résidant en Afrique ont d’ailleurs voté dans leur grande majorité le candidat socialiste, eux qui sont imprégnés des aspirations légitimes des peuples africains. Hollande, pour ces africains ; constitue un espoir car il vient de chasser de l’Elysée, leur bourreau.

De plus, ses déclarations opposées à la pratique mafieuse de la Françafrique qui maintient les pays francophones dans le sous développement, son engagement pour la fermeture de la cellule africaine de l’Elysée et son refus de cautionner le semblant d’élection présidentielle en RDC, en décidant de ne pas se rendre au sommet de la francophonie prévu dans ce pays au dernier trimestre de cette année, sont des raisons et des signes du changement prôné par le Président Hollande, pour que les africains se réjouissent de son avènement à la tête de l’exécutif français.

Déjà lors de sa rencontre avec Merkel, la Chancelière allemande, Hollande a privilégié la croissance, respectant ainsi son programme de campagne. De plus, à la rencontre des dirigeants de l’OTAN ; il a su convaincre ses pairs du retaits des combattants français d’Afghanistan en fin 2012, en accord une fois de plus avec la promesse faite aux français pendant la campagne électorale. Ces signes augurent d’un respect des promesses faites aux africains.

 

Cependant, en se fondant sur la traite des noirs, sur l’expérience passée de l’ancien Président Mitterrand, le socialiste qui n’a pas apporté grand’ chose à l’Afrique et malheureusement, le fait que les blancs ont de tout temps considéré l’africain comme un sous-homme, des raisons d’inquiétude existent.

Hollande saura-t-il tenir ferme devant les pressions de ses multinationales et des réseaux mafieux afro-occidentaux ?

En 2004, à l’issue de la barbarie de l’armée française contre les ivoiriens, Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, prenant le parti de son compatriote Chirac, a jugé « infréquentable » son camarade socialiste, Laurent GBAGBO. Il a en outre pesé de tout son poids pour que le FPI, parti créé par GBAGBO, soit mis au banc des accusés de l’Internationale Socialiste. Il a dans cette affaire, privilégié, sans discerner ni rechercher la vérité, l’intérêt français faisant ainsi preuve d’un esprit manifestement partisan.

Ces indices amènent à s’interroger si Hollande ne sera pas, comme Obama, un espoir déçu.

 

En effet, l’on est en droit de se demander si le nouveau Président français voudra concilier les intérêts des multinationales de son pays et des pays occidentaux avec ceux des pays africains. Voudra-t-il au plus vite retirer l’armée d’occupation, la Licorne que ses prédécesseurs de la droite ont installée en Côte d’Ivoire et dont les soldats ont massacré des milliers d’ivoiriens ? Hollande sera-t-il capable de retirer tous les soldats français disséminés partout dans les pays africains ?

Voudra-t-il respecter l’indépendance économique et politique des états africains ? Quel sort réservera-t-il au Franc CFA, premier instrument d’asservissement des pays africains par la France ? Cet outil dangereux pour les pays africains que le premier Président socialiste Mitterrand, durant les quatorze ans de son règne, n’a pas daigné enrayer. Acceptera-t-il de payer au juste prix les matières premières des pays africains, toujours victimes de la détérioration des termes de l’échange ?

La France de Hollande continuera-t-elle à rédiger à l’ONU des résolutions fort humiliantes pour ses ex-colonies ? Pourra-t-il traiter d’égal à égal avec les Chefs d’Etat africains dans les relations diplomatiques ? Maintiendra-t-il dans certaines ambassades des loubards qui s’y sont installés par effraction en molestant d’honnêtes diplomates et leurs collaborateurs ? Continuera-t-il d’imposer aux Chefs d’Etat africains le défilé du 14 Juillet, comme signe de soumission au « trône de France » ? Au lieu de dialoguer avec les ex-colonies, le Président Hollande choisira-t-il comme son prédécesseur, de larguer des bombes et des missiles sur les populations des pays dont les Présidents sont réfractaires à une Afrique vassalisée?

Saura-t-il respecter la dignité des africains quand on sait que son camarade socialiste, le Président GBAGBO est aujourd’hui injustement déporté à la CPI par son prédécesseur, reconnu par la majorité des africains comme le déstabilisateur patenté de leurs pays ? La déportation de GBAGBO ayant été l’œuvre de son prédécesseur au vu et au su de tous, il appartient à Hollande, lui qui a dit « aimer les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », d’innocenter ce patriote africain et tous ces collaborateurs qui sont détenus injustement par Ouattara dans les goulags du nord, une région embastillée depuis dix années par ses criminels analphabètes.

Comme on l’aperçoit aisément, Hollande, comme OBAMA, pourrait être un espoir déçu s’il ne trouve pas les réponses adéquates aux questions ci-avant.

Mais tout dépendra de son engagement à respecter son programme de gouvernement basé sur « le changement, c’est maintenant ». Il est vrai que dès sa prise de fonction, cela s’est vérifié à l’occasion de son voyage en Allemagne où il a dû changer d’aéronef à cause de la foudre qui s’est abattu sur son avion de commandement. Il pourrait continuer sur cette lancée en changeant le mode et la pratique de la diplomatie, de la politique, de l’économie et de la coopération militaire à l’égard des pays africains.

Hollande peut montrer de meilleures dispositions en s’engageant à ouvrir des enquêtes sur les actions menées par son armée et la droite française en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il doit aussi porter une attention particulière sur l’accord de défense signé précipitamment entre Sarkozy et son filleul Ouattara. Les patriotes africains lui en sauront gré.

A l’instar d’OBAMA, il est reconnu que Hollande a été élu pour défendre les intérêts des français partout dans le monde. Mais comme tous les pays du monde, l’Afrique, appauvrie par les pays développés, aspire à plus de liberté, de dignité et de respect car les pays de ce continent peuvent se développer par leurs propres moyens si la France et les autres pays développés cessent de s’ingérer dans leurs affaires politiques, économiques et même militaires en fomentant des coups d’état à partir des rébellions, des mercenaires et autres engins de destruction massive de vies humaines.

Hollande va-t-il continuer de soutenir les régimes fantoches imposés et entretenus par Sarkozy en Afrique ? La France de Hollande continuera-t-elle de soutenir ces Chefs d’Etat corrompus, rebelles, imposés au pouvoir depuis des lustres, qui se sont enrichis frauduleusement et qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour se maintenir à la tête de leurs états à l’issue de parodies d’élections, mais qui sont contre toute attente adulés par les dirigeants français ? D’ailleurs, ces derniers les tiennent en laisse après avoir réussi à les corrompre et les utilisent pour déstabiliser les régimes dirigés par des africains dignes.

De même que OBAMA a été pour les africains un espoir déçu, Hollande, s’il n’applique pas dans les faits son slogan de campagne à l’endroit de l’Afrique, constituera une déception pour des millions d’africains qui ont jubilé trop tôt au soir du 6 mai 2012. Ils constateront alors amèrement que Hollande est comme OBAMA. Vivement que le Président français ne déçoive pas les minces espoirs placés en lui par les africains. Que le mauvais exemple d’OBAMA, l’afro-américain, ne fasse pas tache d’huile.

KOBAZEYRET Laurent
http://www.ivoirediaspo.net/?p=7063


2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

Non, ce n’est pas de la blague…

Non, vous n’êtes pas dans l’Allemagne de Hitler, mais bien en Côte d’ivoire, plus précisément dans la commune de Yopougon supposée pro-Gbagbo.

Oui dans ce quartier le régime Ouattara a installé un camp de concentration.

Lorsque vous arrivez à Yopougon, dites au chauffeur de vous déposer au feu tricolore du complexe sportif. Vous prenez par la suite la direction du nouveau quartier, tous les chauffeurs de taxi connaissent. Vous dites à la place de la liberté (un site qui pourtant appartient au Fpi, le parti de Laurent Gbagbo), là où se trouve le camp des Frci qui regroupe à ce jour tous les miliciens qui ont combattu pour le régime en place, le régime Ouattara. C’est sur ce site, occupé illégalement par les forces pro-ouattara, que se trouve ce camp de concentration. Au moment où nous mettons sous presse (ce samedi 12 mai 2012), ce camp de torture est présentement fonctionnel avec des milliers prisonniers.

Ces jeunes que vous voyez dans l'image ci-dessus, dont on n’avait aucune nouvelle, sont actuellement dans ce camp selon de nombreuses indiscrétions. D’autres malheureusement ont succombé aux tortures atroces qui leur ont été infligées par ces miliciens pro-ouattara.

Dans ce camp de concentration, les pratiques qui ont cours sont véritablement inhumaines. Tortures, exactions, violations des droits de l’homme… Tout y passe à l’abri des regards, nous rapporte le quotidien ivoirien « notre voie ». Les témoignages des individus qui ont pu en sortir vivants, mais en loques humaines, donnent froid dans le dos.  Selon eux, il s’agit d’un véritable camp de concentration, un mouroir qui fait penser au camp Boiro de la Guinée-Conakry sous le dictateur Sékou Touré. « Quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on est restés aux mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’y ai vécu », confie une récente victime du camp. Témoignage rapporté par ce même quotidien.

Un autre jeune torturé par les Frci

C’est une victime totalement diminuée avec des pieds enflés et le corps plein de brûlures au fer qu’il nous est amené de voir. « On nous bat tout le temps avec du fil de fer, nous dormons sous une bâche au sol nus et nos portables et argent sont confisqués par nos bourreaux. Nous ne mangeons pratiquement pas et on nous interdit toutes les visites et communications téléphoniques. Je sors du camp avec tous mes pieds enflés du fait des tortures et je suis prêt à poser pour des photographies afin de porter à la connaissance de l’opinion internationale toutes les pratiques inhumaines que des personnes injustement détenus subissent aux mains des Frci (forces pro-ouattara). J’ai laissé derrière moi, dans ce camp, des centaines de personnes notamment des policiers, gendarmes, militaires et des civils qui côtoient quotidiennement la mort », explique la victime.

Selon de nombreux témoignages, les arrestations arbitraires dans la commune de Yopougon sont quotidiennes. Ces arrestations se font sur une base ethnique et sur une simple dénonciation sans preuve d’un partisan de Ouattara. Les détenus n’ont droit à aucun procès. C’est le règne de la justice des vainqueurs. « Des gens ont été pris au Kilomètre 17 où un élément des Frci, un Burkinabé appelé Chef Bamba sévit sans retenue. Il arrête des personnes et les conduits au camp Frci du nouveau quartier où ils sont torturés. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent faire quelque chose, sinon il sera trop tard pour les autres détenus que j’ai laissés là-bas », poursuit la victime. Avant de préciser : « suite à la torture, je suis tombé dans un coma. Les Frci m’ont envoyé à l’hôpital militaire d’Abidjan où ils m’ont abandonné. Ils sont revenus me reprendre avant de me libérer sans soins lorsque j’ai repris connaissance ».

Les riverains du camp Frci au nouveau-quartier de Youpogon vivent également un cauchemar. Selon eux, chaque nuit pratiquement ils sont victimes de vols. « Les Frci s’introduisent dans nos maisons quand ils veulent et surtout lorsqu’ils sont en manque d’argent pour nous voler sous la menace de leurs armes », soutiennent des riverains.

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.  

Le changement de la majorité en France, les impasses du processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et la volte-face du régime Ouattara, qui ferme désormais la porte à la Cour pénale internationale (CPI) après l'avoir instrumentalisé pour éloigner du pays l'adversaire redouté, concourent-elles à faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne le cas Gbagbo? En tous cas, quelques mouvements tectoniques sont perceptibles.

Le Nouveau Courrier l’avait annoncé en exclusivité dans son édition du 27 avril dernier. «Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain. Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges.» A un peu plus d’un mois de la fameuse audience tant attendue, le dossier est désormais sur les rails, si l’on en croit Alain Cappeau, conseiller du plus célèbre prisonnier politique d’Afrique et auteur de l’ouvrage «Laurent Gbagbo, la conscience ivoirienne». Qui a fait cette confidence à l’occasion d’une réunion publique samedi dernier dans la librairie L’Harmattan de la Rue des Carmes, à Paris. Alain Cappeau a également annoncé à l’auditoire qu’un pays africain avait accepté d’accueillir le président Gbagbo dans le cadre de sa demande de mise en liberté provisoire et de le recevoir avec les honneurs dus à son rang. Un pays dont il a refusé de dire le nom, pour des raisons diplomatiques et de confidentialité évidentes.

Maintenant qu’elle est bien avancée et «dans les tuyaux» de la CPI, la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo – qui a pour lui de ne pas être un chef de guerre à l’instar de beaucoup de détenus qui se trouvent à La Haye – sera-t-elle activée dans un délai raisonnable par la Cour, dans un contexte où la collusion entre le procureur et un régime ivoirien qui tente d’instrumentaliser à son profit la justice internationale saute aux yeux ? Bien entendu, la question est hautement politique et tout dépendra des rapports de force qui s’établiront entre les différents lobbies qui influencent les juges. Ce serait en tout cas un bon signal pour une opinion africaine persuadée que les juridictions internationales servent à humilier les adversaires de l’Occident et à asseoir le pouvoir de leurs alliés quels que soient leurs crimes.

Banny veut aller voir Gbagbo à la Haye mais a peur de Ouattara

L’information circulait dans certains cercles fermés depuis la semaine dernière. Et Jeune Afrique a décidé de lever le lièvre. «Charles Konan Banny, président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR, ndlr), envisage de rendre visite à Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien, à la prison de la Cour pénale internationale près de La Haye. Ce qui permettrait d’engager des discussions sur le processus de réconciliation. La rencontre pourrait avoir lieu avant l’audience de confirmation des charges retenues, en principe le 18 juin.» Le Nouveau Courrier a enquêté sur ce projet de rencontre.

Et il ressort de nos investigations que Banny souhaitait plus que tout que ce projet de rencontre avec Gbagbo reste secret. Et pour cause : l’ancien Premier ministre et président de la CDVR redoute les faucons du régime, dont Alassane Ouattara est objectivement le plus extrémiste derrière ses dehors mielleux. Le président Gbagbo acceptera- t-il de recevoir Banny, son ancien Premier ministre ? Les proches de ce dernier semblent persuadés que oui, tandis qu’un observateur exprime son scepticisme. «Pour que Gbagbo le reçoive, il faut bien qu’il soit capable de lui donner quelque chose de son côté. Or sa marge de manoeuvre est bien mince…», constate-t-il. «Manoeuvré» par les faucons du RDR et de son propre parti, le PDCI, Banny pourrait bien être plus intéressé par son propre sauvetage que par celui de la Côte d’Ivoire.

Phillipe Brou

Le Nouveau Courrier

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2354-16052012-02164817liberte-provisoire-un-pays-africain-veut-acceuillir-gbagbo.html



Les grandes manœuvres

France

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

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L’élection de François Hollande à la présidence de la République française a suscité beaucoup d’espoirs en Afrique. Gare à la déception. En France, ces espérances sont plus que justifiées dans un contexte économique et social très difficile et dont les issues restent pour l’instant complètement incertaines. Cette situation pourrait en partie expliquer la chute de Sarkozy qui a vite compris que ses chances d’effectuer un second mandat étaient limitées.

Rendez-vous avec la déception

Après les moments d’euphorie et d’exaltation, viendra très rapidement, celui des réalités avec son lot de déceptions et de désillusions. Elles risquent d’être très douloureuses, tant les attentes sont grandes et parfois même, décalées de la réalité. Les dossiers de suppression de milliers d’emplois, mis en stand-by pendant la période électorale sont déjà d’actualité et assombrissent l’horizon politique et social du président élu.

La victoire d’Hollande a été également fêtée en dehors de la France, notamment sur le continent africain, où le discours du président Sarkozy à Dakar, le 26 juillet 2007 avait été vécu comme une provocation inutile, et pour certains, comme une agression. Pour Sarkozy:

 «le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.» Chacun appréciera.

L’«outrage» des drapeaux

Après cette victoire de François Hollande, plusieurs drapeaux étrangers, notamment algériens, tunisiens, marocains et bien sûr ivoiriens flottaient sur la place de la Bastille à Paris, créant de fait un malaise au sein du parti socialiste français, mais surtout dans une grande partie de la communauté française, choquée par cette intrusion au goût douteux.

Ces drapeaux hissés, sur cette place hautement symbolique de la révolution française de 1789 par des personnes d’origine africaine pour la plupart, étaient aussi agressifs aux regards que le discours de Sarkozy à Dakar. On imagine très mal des drapeaux français sur la place de la République à Abidjan, en pleine victoire du candidat PDCI (parti d’Henri Konan Bédié, ancien président), RDR (parti d’Alassane Ouattara, président ivoirien) ou encore moins FPI (formation politique de Laurent Gbagbo, président déchu). C’est une question de bon sens et d’éducation politique et démocratique.

En Côte d’Ivoire par exemple, la victoire du socialiste François Hollande a été célébrée dans l’allégresse et la joie, avec sans doute de très gros espoirs de voir la politique française s’infléchir en faveur de l’ancien pouvoir ivoirien. Certains rêvent même de voir le nouveau président faire libérer Laurent Gbagbo, qu’il a contribué à faire exclure de l’internationale socialiste et en affirmant publiquement que «Laurent Gbagbo était infréquentable».

Dans ces circonstances, on voit mal Hollande devenir soudainement amnésique alors qu’il a voté et soutenu la résolution de l’Assemblée Nationale française relative à l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire, sous mandat de l’Onu pour faire respecter la volonté du peuple ivoirien lors de la dernière l’élection présidentielle.

C’est aux français que Hollande doit rendre des comptes

Le réalisme politique nous oblige à constater que Hollande a été élu par le peuple français, dont il tient sa légitimité et face à qui il a des comptes à rendre. Il est également contraint par la constitution de s’inscrire dans la continuité de l’État dans l’intérêt de la France. Le général De Gaulle disait que, «la France n’a ni amis, ni ennemis, elle n’a que des intérêts à défendre».

Alors, compte tenu des difficultés actuelles de la France, de l’état de ses caisses qui sont de plus en plus vides, elle n’a plus les moyens d’aider l’Afrique à travers sa politique de coopération d’aide au développement. De fait, l’Afrique ne doit rien attendre de ce nouveau pouvoir français, elle doit compter sur elle-même pour exister. Avec les richesses que détiennent les Etats africains, c’est à eux d’établir un rapport de force intelligent et subtil afin d’obtenir les moyens de développement de leurs pays en instaurant la démocratie.

En politique, tout s’arrache avec force en s’imposant à l’autre comme l’ont si bien fait les pays émergeants du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Personne ne fait de cadeaux à qui que ce soit, seuls les intérêts priment. Avec le recul, on peut quand même se demander si le discours de Dakar de Sarkozy en dépit de la violence des propos, n’a pas un fond de vérité qui peut heurter les sensibilités et interpeler les consciences?

Macaire Dagry

http://www.lynxtogo.info/international/2359-lafrique-ne-doit-rien-attendre-du-nouveau-pouvoir-francais.html


Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

La diplomatie française est l’une des plus vieilles et des plus hypocrites au monde. Elle est à l’œuvre contre Ouattara. Et il est bon que la Révolution Permanente vous en donne des indices pour comprendre la danse des sorciers qui a déjà commencé.
D’abord, la démarche.
> Depuis son élection le 6 mai suivie de sa prestation de serment en tant que Président de la République de France le 15 mai 2012, François Hollande n’a eu aucun contact physique ou téléphonique avec Alassane Ouattara qui a pourtant joué le rat de l’Élysée pendant des jours et des jours.
> Malgré les nombreux appels téléphoniques partis d’Abidjan, c’est un correspondant occupé que Ouattara a toujours trouvé à l’Élysée. « Monsieur le Président ne peut vous prendre maintenant. Il vous rappellera dès que possible.»
> Après cette phase qui mit à très rude preuve les nerfs d’Alassane Ouattara, Hollande a rencontré les Présidents Yayi Boni et Mahmadou Issoufou au sommet du G8. Puis il leur a adressé une invitation en France.
> Objet de la visite : la situation en Côte d’Ivoire et au Mali.
> Dans l’entre deux rencontres avec les deux Chefs d’Etat du Bénin et du Niger avec leur Homologue français, Hollande va ignorer avec soin, celui qui occupe les ruines du Palais Présidentiel d’Abidjan et qui gère le bourbier de la CEDEAO au Mali.
 Ce mardi 29 mai 2012, Hollande boucle son entretien avec le Président Yayi Boni puis les deux Chefs d’Etat s’adressent à la Presse. En substance, Hollande affirme qu’il n’y aura pas (et plus ?) d’ingérence française dans les affaires africaines.

> Répétant ce qu’il a retenu de son entretien avec le Chef de l’État de l’ancien colonisateur du Dahomey, Yayi Boni déclarent que désormais, l’Afrique doit compter sur elle-même.

 Mettons de bout en bout, ces deux déclarations et nous avons la nouvelle ligne diplomatique de Paris en direction de l’Afrique : il n’y aura pas d’ingérence directe de la France dans les affaires africaines parce qu’avec François Hollande, l’Afrique doit compter sur elle-même.
C’est donc après cette mise au point, que François Hollande, qui pense posséder la vérité sur le cas du Mali après avoir écouté une version diplomatique africaine de la crise en Côte d’Ivoire, va passer son premier appel téléphonique à Alassane Ouattara.
Mais l’homme ment de façon surnaturelle. Donc pour éviter qu’il mente au monde entier sur le contenu de l’entretien téléphonique, Hollande prend le soin de pondre un communiqué sur le site de l’Élysée dont voici la teneur :
 « Communiqué - Entretien téléphonique entre le président de la République et le président de la République de Côte d’Ivoire
 Le président de la République a eu ce matin un entretien téléphonique avec M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire et président en exercice de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
 Le chef de L’ État a exprimé la préoccupation de la France au sujet de la situation au Sahel et en particulier au Mali. Il a réaffirmé le soutien de la France aux actions de médiation de la CEDEAO et à ses efforts pour permettre le plein retour de la démocratie au Mali, garantir son unité et son intégrité territoriales et lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.
 Le Président de la République a évoqué avec le Président Ouattara les moyens qui pourraient être mis en œuvre pour mobiliser les États de la région, directement concernés par la situation, et plus largement la communauté internationale. Celle-ci ne peut être indifférente à la triple crise que traverse le Mali : politique, sécuritaire, et humanitaire.
Il a souligné que la France continuera à agir avec l'Union Africaine, ses partenaires européens et internationaux pour soutenir l'engagement de la CEDEAO au Mali et au Sahel.
 Les deux présidents sont convenus de se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien.»
Cela dit, venons en maintenant au sens de la démarche diplomatique française vis-à-vis d’Alassane Ouattara.
Ensuite, le sens de la démarche française.
Premièrement, le fait d’éviter tout contact avec Ouattara, le fait d’éviter même les appels téléphoniques, relève historiquement de la diplomatie de la rupture. Cela veut dire que la France de François Hollande prend ses distances vis-à-vis de Ouattara et n’entend ni de près ni de loin, lui donner le sentiment d’être son parrain, son complice ou son allié privilégié.
Deuxièmement, la France de François Hollande pense que trop de points d’ombres entourent le statut d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Elle ne veut ni les endosser ni s’en défaire sans avoir fait son opinion personnelles sur les tenants et les aboutissants de ces points d’ombre.
Troisièmement, François Hollande pense personnellement que Ouattara est plus qu’infréquentable et qu’il faut qu’il le lui fasse savoir qu’il ne fait pas partie de ses amis.
Enfin, la France de François Hollande a tenu à envoyer un message public et officiel à Alassane Ouattara qui insiste pour se comporter comme un valet des Chefs d’État français en Afrique. Et ce message est le suivant : désormais, chacun se débrouille pour gérer les affaires intérieures de son pays.
Mais Hollande n’entendait pas s’arrêter là. En si bon et début de chemin. Il a déjà exprimé sa volonté très claire de conduire, selon des sources diplomatiques, un Audit sur la gestion des avances de trésorerie dont Ouattara a bénéficié au lendemain de son installation en Côte d’Ivoire, par Nicolas Sarkozy.
A l’époque, Ouattara faisait croire que le Président GBAGBO cumulait 3 mois d’arriérés de salaires. Ce qui est archi faux. Il n’y avait aucun arriéré de salaire car même le salaire du mois de mars 2011 était déjà positionné dans les banques, quand les bombardements français ont commencé.
Alors, où est passé cet argent ? Ouattara répond qu’il a servi à payer 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires. C’est ce même mensonge qu’il s’est fait fort de répéter lors de sa dernière interview avec RFI et qui lui valut un démenti de la part du Porte-parole du Président GBAGBO, représenté à cet effet par le Ministre Koffi Koffi Lazare.
Voici donc tout le sens de cette expression utilisée dans le Communiqué de l’Élysée : « … se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien. »
Cet approfondissement est lié à une condition préalable : l’Audit des comptes des avances de Trésorerie françaises pour payer soi-disant 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires ivoiriens.
 Voici donc tout le sens de la nouvelle démarche diplomatique française en direction d’Abidjan.
 Et sans en attendre grand-chose, nous restons tout de même convaincus qu’il n’y pas non plus grand-chose à espérer du côté de ceux qui hier se prenaient pour des employés français en mission de conquête coloniale en Côte d’Ivoire.
Hollande feignant d’avoir compris nos conseils quant à la nécessité pour lui de regarder la Côte d’Ivoire comme son totem en prenant ses distances vis-à-vis d’Alassane Ouattara, nous ne pouvons que prendre acte de cette volonté affichée de faire les choses autrement.
Dans tous les cas, nous avons déjà pris les dispositions utiles pour imposer le respect à la France une bonne fois pour toutes, si jamais elle ose s’inviter dans la gestion à guichet fermé de nos différends
Par  Hassane Magued

Source :afrik53.com


Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara.

Mercredi, 30 Mai

Les temps ont changé. Il y a un avant et un après 6 mai, et un nouveau Président français, une nouvelle gauche, qui ont d'autres interprétations, d'autres analyses de la politique étrangère, de l'Afrique, et de la Cote d'Ivoire. Et d'autres demandes. Et de cette gauche plurielle, de ce gouvernement d'union, certaines de ces demandes ne peuvent être présentées par le canal diplomatique classique, ni par des missi dominici- ces envoyés très spéciaux des Princes qui nous gouvernent. Ces analyses, ces demandes- en attendant plus- s'expriment pourtant «off», à Paris, dans divers lieux du nouveau pouvoir : Élysée, ministères, partis…mais aussi médias.

Et c'est aussi, avant le temps du pouvoir réel, le moment de « faire passer des messages» indirects, tant aux réseaux français qu'aux responsables étrangers -ivoiriens par exemple ! Dans la période de transition entre présidentielle et législatives, le pouvoir ouattariste n'a-t-il pas tout intérêt à présenter une meilleure image, en termes de droits de l'Homme, de gouvernance, et de dialogue avec l’opposition ? Les critères ont changé. La soumission, la reproduction, le mimétisme envers l'ordre sarkosyste ne sont plus estimés à Paris comme un gage de longévité, mais comme une cause de disgrâce.

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En finir avec les atteintes aux droits de l’homme

A quoi pourrait donc ressembler ces mesures franco- ivoiriennes d'un nouveau type, qui prendraient bien évidement le contre pied de la gouvernance du régime précédent ? Tout d'abord, il semble que les hiérarchies de valeur hollandaises n’apprécient guère les atteintes aux droits de l'homme, la maltraitance des opposants, ou la répression des médias, toutes exactions quotidiennes menées évidement hors de tout cadre juridique. A l'inverse, une libération rapide de tous les opposants politiques, incarcérés sans jugements ou sous les charges baroques d'une « victoire de vainqueurs » est bien un préalable à un nouveau dialogue, intérieur et extérieur. A plus forte raison pour le citoyen français Michel Gbagbo, incarcéré quoiqu'on en dise pour ses liens de parenté, et en faveur duquel une campagne d'opinion a déjà commencé ; si sa libération n'intervenait pas très rapidement, et si son maintien en détention, alors qu'il est hospitalisé à cause de ses déplorables conditions de détention et sa santé fragilisée, le nouveau pouvoir de Paris pourrait se sentir très concerné, et ses pressions se feraient très vives. Ensuite, tout le gouvernement précédant, à commencer par le Premier Ministre Aké N'Gbo Gilbert, et Affi N' Guessan, président du FPI ; mais aussi Simone Gbagbo et les dizaines de responsables qui ont été arrêtés, torturés ou maltraités, et incarcérés dans les Goulags du pays Dioula. Nul doute que leur libération serait un signe d'apaisement vivement apprécié à Paris. Par ailleurs, les mesures mesquines visant à bloquer en dehors de toute légalité les comptes bancaires et de suspendre les traitements devraient être abolis et les arrières versés pour mettre fin à la mort civile de centaines de familles. De même la liberté de manifester, de publier et de s’opposer au pouvoir sont des droits inaliénables en démocratie ; il est à penser que les critiques des ONG spécialisées telles Amnesty International ou la FIDH pour les droits de l'homme, Reporters sans frontières pour la presse (et les suspensions de journaux d'opposition!) vont s'accentuer et trouver un écho vigilant dans les ministères d'un gouvernement socialiste qui fera des libertés, la condition de toute aide. Bien évidement le retour d'une bonne centaine de milliers d'ivoiriens exilés au Liberia et au Ghana s'impose et l’amnistie des opposants politiques semble à Paris, une condition à une vraie réconciliation - à condition que comme un gage d’apaisement toute inculpation entre eux soient levée et que les destructions de leurs biens par les milices pro-Ouattara soient financièrement compensées.

L'armée française change de rôle : De la réserve au retrait ?

Au-delà de la langue de bois franco-onusienne et de l'habillage juridique de l'intervention d'avril, tous les observateurs savent que c'est bien le pouvoir sarkosyste qui a décidé, par la diplomatie et les sanctions économiques, puis par l'aide aux Frci et in fine par une action militaire directe, de la conclusion de la « crise postélectorale ». Mais inversement, des signes du pouvoir socialiste et des missions en cours de l'Onu-qui de la même manière que précédemment déterminent les relations internationales autour de la Côte d'ivoire, et en particulier le rôle de l'Onuci, ne trompent pas : l'heure est à une redéfinition du rôle de deux corps expéditionnaires, précédant leur retrait. Il s'agit d'un processus, présenté dans un premier temps comme technique, avec des considérations géopolitiques ; d'autres théâtres de conflits attendent les forces onusiennes, par nature transitoires : en particulier le Nord Mali et Bamako dans la sous région, mais aussi le Liberia ou la Guinée Bissau.

Une Justice à double tranchant ?

De même la langue diplomatique sert à l'habillage des décisions déjà prises à Paris pour faire passer le retrait à venir : le Président français a beau dire qu'il attendra en Côte d'Ivoire «la demande du gouvernement ivoirien» pour ce retrait alors qu' il a plus récemment précisé pour l'Afghanistan que le rapatriement des troupes françaises est «un acte de souveraineté non négociable»... Une mesure immédiate et un avertissement de l'évolution à venir est certainement la fin de coopérants français néocoloniaux, militaires ou civils trop compromis avec le régime Ouattara , trop visibles et politiquement très critiqués par l'opposition ivoirienne et les partis de gauche français ; de même la redéfinition discrète mais rapide de la mission de la Force Licorne devrait lui interdire une présence ostentatoire et une complicité dans la répression des opposants, comme aux pires jours d'avril 2011. Son renfermement, encasernement et neutralisation, sa mission réduite à la protection/exfiltration éventuelles de la communauté française préfigure, en effet, son retrait définitif. Considérant que les milices ethno-tribales, dites FRCI, sont les responsables, depuis 13 mois de nombreuses atteintes aux droits de l'homme (aussi graves que des meurtres répétés de civils, viols, rackets, violences continues) sur les populations du Sud et dans Abidjan, leur dissolution s'impose pour les responsables de la gauche française -ainsi que leur intégration, pour ceux qui n'ont pas commis de crimes de sang, dans une armée nationale réarmée- de même que la gendarmerie et la police. La purge, arrestation ou neutralisation des éléments FRCI et autres dozos, les plus compromis dans les exactions, pourrait être d'ailleurs la dernière « mission de paix » de la Licorne et Onuci, avant leur départ, faisant certainement l'unanimité à l'extérieur comme à l'intérieur du pays.

Quant à la justice, la pression va rapidement s'accentuer. Ne serait ce qu'avec l'échéance du 18 juin : la CPI déjà largement discréditée devant l'impression internationale et particulièrement africaine pour sa partialité ne peut donner cette image lors du procès de Laurent Gbagbo. Sous pression française (Christiane Taubira, la nouvelle Garde des Sceaux, pourrait défaire auprès de la Cour de La Haye, le travail du ministre sarkosyste Mercier), la CPI pourrait inculper d'importants représentants du camp Ouattara, responsables de crimes de guerre ou d'actes de génocide comme à Duekoué . D’après les rumeurs parisiennes, une version a minima concerneraient les fameux « com-zone », chefs dozos et « commandants » FRCI coupables de crimes de sang, en brousse comme à Abidjan, qui sont déjà identifiés ; des décisions a maxima concerneraient des politiques plus importants, responsables en amont, comme Guillaume Soro ; aller plus loin serait un des enjeux de la négociation franco-ivoirienne. En effet, s'appuyant sur le départ du procureur Ocampo particulièrement proche du régime Ouattara et remplacé par Fatima Bensouda, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi pourrait disqualifier des charges montées hâtivement et trouver des alternatives à l'incarcération et au procès, pour permettre à l'illustre détenu de la Haye de participer à une issue pacifique de la crise- sur l'exemple de la réintégration d’Henri Konan Bédié dans le jeu politique. A propos de ce dernier, le RHDP forgé de toute pièce par la diplomatie de la droite française pourrait alors se dissoudre et le PDCI incité à favoriser une issue consensuelle si ce n'est à renverser les alliances : du moins ces perspectives semblent vues de Paris comme un levier de négociations à venir.

Ce qui n'exclut pas des procédures ivoiriennes ou internationales contre les acteurs de génocide, crime exclu de toute amnistie, et imprescriptible ; ni la mise en cause des soldats des deux corps expéditionnaires, s'il s’avérait qu'ils ont participé à des massacres de civils dans Abidjan, ou les avoir laissé faire en obéissant à des ordres illégaux et contraires à l'honneur militaire. La justice internationale peut donc se retourner et devenir une épée de Damoclès brandie par le nouveau gouvernement français et la gauche française ; mais comme la dissuasion, cette voie n'est pas obligatoire : grâce à elle les demandes de changement radical ne se transforment pas toujours en exigences ou en conditions... Et que ceux qui se tranquilliseraient trop vite de la présence de Laurent Fabius et d'une certaine mafia françafricaine au Quai d'Orsay ou dans des médias comme RFI ne se réjouissent pas trop vite : là aussi des ajustements vont se produire, notamment après les législatives et la montée en puissance du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon. Et de toute manière, la politique étrangère française est bien le domaine réservé du Président Hollande : elle se décide à l’Élysée.

Michel Galy,

 Politologue, anthropologue, professeur de géopolitique à l'Ileri (Institut des relations internationales, Paris-France)

Mercredi, 30 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2407-situation-sociopolitique-en-cote-divoire-ce-que-la-gauche-francaise-demande-a-ouattara-.html


b) Cour pénale internationale -

2 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

Extrait - 79 pages riches et précises.

La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément.

Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

 

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture.

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

 

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.

Théophile Kouamouo 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

http://regardscroises.ivoire-blog.com/

10/05/2012

n°30 : Journal de Côte d'Ivoire :- 21-04 au 10-05 - a1 - Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°30                              21-04 au 09-05

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Nos informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

2   Politique internationale

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA

4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

5-2 Alain Bouikalo : Quand la force Licorne tuait les ivoiriens.

5-3 Hassane Magued : Le 1er Mai en Côte d’Ivoire : bonne fête du chômage, du mensonge et du vent !

5-4 Camus Ali : Combien de Dominique Ouattara coûte aux Ivoiriens ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

6-1 KOBAZEYRET Laurent : AUX PEUPLES AFFAIBLIS ET HUMILIES PAR SARKOZY.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Théophile Kouamouo : Quand il pleut à Paris... Abidjan est mouillé.

 

 

 

 


Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

La France a un nouveau président.

Son nom, c’est François Hollande.

Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012.

La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

 Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau. 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

Source:ABIDJAN DIRECT.NET

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Le message doit être clair et sans ambigüité pour tous. C’est pourquoi la présente Chronique s’est voulue précise et directe.
Après la France, le Changement en Côte d’Ivoire, c’est maintenant !
Parce qu’il doit en être ainsi. Le régime génocidaire installé dans l’Injustice et le mépris des valeurs républicaines ne doit pas survivre à la chute du régime fasciste français dont il n’est qu’un démembrement.
Ce régime a été jugé mauvais et il vient d’être censuré. Il vient d’être arrêté dans son élan barbare et ébranlé dans ses fondements démagogiques et mensongers par un peuple qui rêve la dignité et une France normale. 
Il doit en être de même en Côte d’Ivoire. Si les Ivoiriens aussi rêvent la Dignité et une Côte d’Ivoire normale.
Nous vous l’avons dit dans une récente chronique que « l’accessoire suivra le principal ». Eh bien, le principal commanditaire de la razzia de la Côte d’Ivoire a été terrassé. Le principal bourreau du peuple de Côte d’Ivoire été mis hors d’état de nuire.
 
Le bouclier anti-citoyen, le bouclier anti-constitution, le bouclier anti-vérité a été ôté par François Hollande et la Grande Gauche française.
L’ennemi, l’imposteur, le tueur, le menteur, le génocidaire est désormais face à son destin. L’heure de vérité qu’ils avaient eux-mêmes annoncée, en cas de défaite de Sarkozy, a sonné.
Alors, leur emboitant le pas, nous lançons un appel solennel à toute la Résistance Patriotique et Révolutionnaire de Côte d’Ivoire et d’Afrique. Nous lançons un appel à toute la Côte d’Ivoire éprise de Liberté, de Justice et de Vérité pour que le Changement intervienne maintenant.
Et à cette fin, notre message est très clair : le compte à rebours, c’est maintenant !
Vive la République de Côte d’Ivoire !
Vive la Côte d’Ivoire nouvelle, cette Côte d’Ivoire de Justice, de Liberté, de la Démocratie vraie.
A bas l’imposture ! A bas les hors-la-loi  
A Très bientôt.                                                      
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/afrique/la-chronique-de-hassan/2309-sar.html


Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui séjourne en France depuis le 29 avril dernier, a échangé hier en fin de matinée avec Nicolas Sarkozy, fraichement battu au second tour de la présidentielle française.
C’est un Ouattara au sourire presque forcé qui est apparu sur le perron de l’Elysée, symbole d’un choc encaissé personnellement, où était venu l’accueillir son ami et parrain, Nicolas Sarkozy. Qui, lui, semble avoir pris sa déconvenue avec beaucoup de philosophie. Les deux hommes ont échangé environ une demi-heure, au cours d’un tête-à-tête. On imagine aisément les sujets abordés au cours de cet entretien privé, puisque dans une semaine exactement le président-battu devrait passer la main au tout nouveau président français, François Hollande. Il apparaissait donc opportun voire primordial pour Alassane Ouattara d’échanger avec Nicolas Sarkozy sur plusieurs questions importantes des relations ivoiro-françaises et celles qui touchent aussi à la sous-région. Et surtout sur l’avenir des relations très privilégiées entre Paris et Abidjan, depuis la prise de pouvoir de Ouattara en avril 2011. Le chef de l’Etat ivoirien, on le devine est venu personnellement remercier une fois encore le président
français sortant pour son engagement dans sa prise de pouvoir le 11 avril 2011.
Mais en même temps s’assurer que son ami et «parrain» Nicolas Sarkozy, fera certainement figurer au nombre des dossiers importants à transmettre à son successeur, le dossier ivoirien. Un voeu que Ouattara luimême laisse transparaitre dans son télégramme de félicitation adressée à François Hollande, en souhaitant «une consolidation des liens privilégiés» entre les deux pays. Et sur le probable rapprochement ou maintien de liens très privilégiés, Ouattara espère compter sur ses «contacts» socialistes, avec notamment le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Qui, avait été contacté, pour favoriser un contact entre les deux hommes, lors d’un voyage parisien de Ouattara. Il y a quelques mois. Le chef de l’Etat qui doit son pouvoir à la France «sarkozyste», sait qu’il a encore besoin de l’appui et de la «protection» de Paris.

D’abord sur le maintien encore d’une base de l’armée française à Abidjan et surtout sur la «validation» par le parlement français des accords de défense, signés entre lui et Sarkozy. L’indifférence du pouvoir Sarkozy devant peu d’engouement à favoriser une décrispation politique et la réconciliation véritable en Côte d’Ivoire, a toujours encouragé le régime dans un entêtement euphorique. Paris version Hollande acceptera-t-il tous les caprices du régime Ouattara sans le rappeler à l’ordre comme sous Sarkozy ?

En tout cas, le changement radical en France aura à coup sûr des répercussions de quelque nature que ce soit sur la vie politique en Côte d’Ivoire, même si des miracles ne sont pas attendus.
http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6810


Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

Mélanie Debrest

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

Quelqu’un a dit que le temps est un autre nom de Dieu.

Une façon de dire que la justice divine se révèle toujours dans le temps. Un autre dicton dit que le mensonge à beau courir, il se laisse toujours rattraper par la vérité. Le mensonge qui a été véhiculé dans l’opinion publique après le bombardement de la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, commence à fondre comme du beurre au soleil

 

Dès sa première comparution au tribunal de la Haye, le 05 décembre 2011 dernier, Laurent Gbagbo avait fait tomber le voile du mensonge sur son arrestation. Il avait clairement dit que c’est la France qui avait fait le boulot. Elle avait bombardé son palais, l’avait arrêté avant de le livrer, à l’« armée paysanne de Dramane Ouattara », pensant secrètement que celle-ci achèverait le boulot en mettant une balle dans la tête de l’illustre homme. Désiré Tagro n’a-t-il pas été victime de ce plan diabolique ? On continue encore de s’interroger. Le Ministre Tagro était-il vraiment celui qu’on voulait atteindre ? Le lendemain de cette déclaration du président Gbagbo à la barre de la CPI, leurs officines médiatiques se sont mises en branle pour traiter celui qui a échappé à leur assassinat de menteur. Le 11 avril dernier, sous la pression de l’évidence qui rend leur ligne de défense ridicule, l’ambassadeur Jean Marc Simon, en poste à Abidjan durant cette crise, a avoué sur la radio dite mondiale que devant les limites de la « paysannerie » de Dramane Ouattara, Sarkozy a été obligé de décider de faire le boulot. L’autre pan du mensonge sur cette affaire qu’il continue d’entretenir comme la savonnette de leur conscience de criminels, est qu’« ils n’avaient aucunement l’intention de tuer Laurent Gbagbo ». Mais comment le savoir puisque le type n’est pas mort. Et qui leur demande leur intention initiale. Finalement ne sommes-nous pas devant cet autre dicton qui dit : « qui s’excuse s’accuse » ? Au demeurant cette autre forteresse de mensonge peut-elle résister durablement à l’évidence des faits relatés par les images de ce qui reste de la résidence bombardée ? Quelle vie les bombardiers avaient-ils l’intention de préserver quand, après leur bombardement, il ne reste plus aucune pierre sur une autre sur le site de la présidence ? Ou bien le président Laurent Gbagbo était-il, pour eux, un phénix qui devrait renaître de ses cendres ? 

 

source : Joseph Marat

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=4835



1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

En Côte d’Ivoire, on a peur, donc on cherche désespérément à se rassurer. En Côte d’Ivoire, on souffre d’une très grande peur, donc on se soigne d’une façon excessivement stupide et nocive.
Et pourquoi a-t-on peur ?
On a peur, d’abord, parce qu’il y aurait des mercenaires ou miliciens pro-GBAGBO. Ils se promènent 18 par 18. Car chaque fois qu’on les arrête, ils sont au nombre de 18. Jamais armés, mais en train de tenir une réunion pour déstabiliser le régime, nos 18 mercenaires de tous les jours, sont partout. 18 à Taï ; 18 à Duekoué ; 18 à Abobo ; 18 dans la forêt du Banco ; 18 à Yopougon SIDECI ; etc. etc.
 
Ensuite, on a peur, parce qu’il y a le sentiment de culpabilité qui habite tout malfaiteur. Il voit l’ennemi partout, dans tous les regards, dans tous les gestes, dans toutes les paroles, parce qu’il est porteur d’un lourd fardeau de culpabilité. Car celui qui se reproche bien des choses, a toujours des raisons de soupçonner le mal, même de façon maladive.Et qui a peur ?
 
En principe, c’est celui qui est en danger et qui n’a pas les capacités de se défendre qui a peur.
 
Or, en Côte d’Ivoire, il y a d’un côté, ceux qui ont l’appareil d’Etat, un Etat certes avarié mais qui est considéré comme Etat ; il y a de ce même côté, ceux qui ont pour armée nationale la Force Licorne et pour police nationale, la branche armée de l’ONUCI forte de plus de 10 000 hommes ; il y a également de ce côté-là, les FRCI (la milice CEDEAO formée par Ouattara) qui volent et tuent, puis les Dozos, ces broussards et affabulateurs qui se font passer pour des seigneurs de la guerre dotés de pouvoirs mystiques, alors qu’ils ont été incapables d’approcher de 5 Km le quartier du Plateau ou le Camp d’Agban tenue par le Commandant Jean-Noël Abéhi.
 
Et de l’autre côté, il y a les civils appelés pro-GBAGBO par les propagandistes français, ces civils devenus des indésirables dans leur propre pays et alors, privés d’emplois, privés de liberté, privés de sécurité, car l’Armée régulière qui est censée les protéger est privée de moyens de travail. Ceux qui sont ce côté ci sont toujours dans la tourmente, pourchassés, arrêtés de façon arbitraire et torturés sans que cela n’émeuve ni la Justice ni les "protecteurs" des civils de l’Occident.
 
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont plutôt ceux qui sont protégés, qui sont encadrés, qui disposent de l’appui militaire de toutes les puissances du monde, qui paniquent, crient au danger, tirent prétexte de ces menaces imaginaires et violent sans être inquiétés, les droits les plus élémentaires de l’Homme.
 La peur du régime Ouattara est devenue une maladie incurable !
 
C’est de cela qu’il s’agit. Après le mensonge, c’est la peur qui devient un des plus gros problèmes de ce monsieur qui fait tuer en restant froid et sans remord. La peur. Il en a une paranoïa, un état de démence, un état de dépendance.
 
Mais quand on est malade, on se soigne. Donc à Abidjan, Ouattara se soigne avec les mises en scène grotesques d’arrestations d’étudiants ou de jeunes écoliers ivoiriens toujours présentés comme des mercenaires libériens.
Bien évidemment, ces arrestations finissent toujours avec la libération des prévenus, faute de charges sérieuses contre eux.
Mais le drame dans tout ça, c’est que les étudiants ou élèves interpellés ressortent chaque fois en nombre réduit parce que les mauvaises conditions de détention et la torture, font toujours au moins 2 ou 3 morts, une semaine après ces arrestations stupides et motivées par la paranoïa d’un homme perdu par ses ambitions folles.
 
Et pourtant, rien ne pourra sauver Ouattara !
C’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Cet homme est perdu. C’est pourquoi il est désespéré et tire dans tous les sens. Mais s’il en est arrivé là, ce n’est point parce que quelqu’un parmi la Résistance patriotique et révolutionnaire l’y aura conduit.
Non. Ouattara a atteint son propre point d’achèvement tout seul. Il en a été ainsi parce que cet homme a utilisé le mensonge comme un instrument d’ascension sociale et politique. Or le mensonge est gros arbres qui donne beaucoup de fleures mais jamais de fruits. Ensuite, cet homme a fait du crime en masse, un métier d’avenir pour lui-même et pour les jeunes du Nord de la Côte d’Ivoire. Résultat : la criminalité ambiante instaurée comme mode de vie a sapé les fondements et terni l’image d’une imposture pourtant dorée, parfumée et présentée à la face du monde comme une merveille nouvelle.
Du coup, pour son propre bien, pour celui des jeunes gens qui tuent en son nom et pour son compte, pour le salut du peuple de Côte d’Ivoire, Ouattara doit être admis en soins très intensifs afin que sa guérison rapide et urgente soit celle de toute une Nation, celle de tout un peuple qui se meurt.
 
A Très bientôt.
Hassane Magued



 2   Politique internationale

Les grandes manœuvres

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

La Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples

Excellence Monsieur le Président de la République, comme tous les observateurs de la vie politique française, nous avons appris votre élection à la Magistrature suprême en France le 6 mai 2012. Nous en prenons acte et vous adressons nos vives félicitations.
Tout comme vous, nous sommes porteurs des valeurs socialistes, je veux parler de la justice sociale, de l’égalité des hommes en droit et en dignité humaine, de la République comme cadre civilisé d’épanouissement du sujet social. 
Mais à la différence de vous, nous sommes issus de peuples et de pays qui ont une valeur marchande aux yeux de votre peuple. Nous appartenons à des peuples et nations qui ont été faits victimes d’un déni de leur humanité et de leur place dans l’histoire des Nations, ce qui leur a valu et leur vaut d’être traités par le peuple auquel vous appartenez, comme une marchandise ordinaire, un objet quelconque dans le commerce, comme la cravate ou la chaussette que vous portez.
De ce seul point de vue, vous n’êtes pas le socialiste que nous sommes et vous ne le serrez jamais.
Mais ce n’est pas là, l’objet de cette correspondance que nous avons voulu vous adresser pour mettre les points sur les "i" avant que vous ne cherchiez à vous prendre pour celui que vous n’êtes pas et que vous ne serez jamais à nos yeux.

 

Cela dit, la Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples.


 

 


 

 


 

Ce préalable clarifié, je voudrais appeler votre attention sur deux faits.
 
Premièrement, votre arrogance fétide contre le Président GBAGBO alors qu’il était un Président en exercice et vous, n’étiez qu’un simple homme politique en France ; cette insulte à ce digne fils de l’Afrique que vous avez traité de tous les noms, reste un affront que nous entendons laver pour que plus jamais, le mépris du Chef Africain ne soit votre partage en France.
 
Deuxièmement, votre adhésion au projet de meurtre et d’assassinat de Chefs d’Etat africains initié par Nicolas Sarkozy en 2011 comme une réponse à la déconfiture économique en France, reste un lourd passif qui vous met exactement au même niveau que ce brigand que vous avez tout de même battu à la loyale.
 
Mais vous vous présentez depuis peu comme l’homme du changement en proclamant que ce changement se ferait maintenant.
Nous osons donc espérer que vous avez pu changer avec l’assassinat de Mouammar Kadhafi et le meurtre manqué suivi de la déportation de Laurent GBAGBO, et que ce qui vous a fait changer aujourd’hui, ne vous oblige pas à poursuivre dans la voie du mépris et surtout du banditisme international qui semble être devenu la valeur cardinale autour de laquelle la France politique promet pour demain, le salut à la France citoyenne.
Mais peu cela nous importe. Que vous ayez changé ou pas, vous ne serez traité par la Révolution Permanente que comme un ennemi repentant et à tout le moins, comme un homme de bonne foi qui a été trompé et qui demande pardon.
C’est pourquoi, la présente mise au point nous semble indispensable. D’abord, pour que vous n’ayez pas la tentation de vous prendre pour l’Administrateur de l’Afrique parlant français et le propriétaire de la Côte d’Ivoire défigurée et truandée par la France. Ensuite, pour vous dire que les temps ont changé et que la moindre erreur, le moindre écart diplomatique, la moindre posture agressive trouvera une riposte immédiate et à due concurrence de la part des dignes fils de l’Afrique que nous sommes.
 
Mieux, nous avons pris l’option ne pas nous contenter de riposter à vos ingérences agressives et à vos immixtions désobligeantes dans la vie de nos Nations. Nous insistons aussi pour dire que les coups d’Etat et les rébellions conduites par renégats interposés trouveront également leur lot de consolation français. Lisez bien cette phrase.

Excellence Monsieur le Président, étant des peuples souverains, évoluant dans le cadre de rapports diplomatiques avec votre pays, soyez convaincu que tout comportement français maladroit en Côte d’Ivoire ou ailleurs en Afrique sera sanctionné sans état d’âme, sur le fondement de la Réciprocité comme principe diplomatique.
 
Cela veut dire, que si vous nous respectez, nous vous accordons le même respect. Si vous nous agressez, nous vous agressons aussi. Peut-être, pas à arme égale, mais les résultats seront les mêmes.

Cela veut dire aussi, que ce que vous avez semé en Côte d’Ivoire, attendez-vous à le récolter.


Excellence Monsieur le Président de la République, vous êtes un Français et vous comprenez le français. Vous comprendrez donc aisément que la Révolution Permanente, consciente que vous ne pouvez pas renier la France en Côte d’Ivoire, vous propose trois petites choses :

1.    Mettez-vous à l’écart lorsque nous allons entamer la phase opérationnelle de la restauration de la République et de la Loi en Côte d’Ivoire. Ce problème va être réglé à guichet fermé entre Alassane Ouattara et nous. Ne vous y mêlez pas. Vous comprenez ce que cela veut dire ;

2.    Oubliez l’idée que la France doit nuire à l’Afrique pour rayonner à l’International. C’est un projet idiot qui va vous coûter excessivement cher. Ceux qui avant vous ont été porteurs d’un tel projet ont bénéficié de circonstances favorables. Aujourd’hui, poursuivre dans cette voie n’est que pure vanité. Aucun peuple au monde, fût-il petit, ne peut plus être vaincu et géré militairement. La défaite de la coalition occidentale en Afghanistan face aux Talibans devra achever de vous convaincre. Et ce sont ces projets idiots d’invasion contreproductive de peuples souverains qui sont en train de vous appauvrir tous. Si vous avez des besoins, posez-nous vos problèmes dans l’humilité et de façon civilisée, nous allons vous aider.

3.    Vous n’êtes que le Président de la France et vous connaissez les frontières de la France. Entre personnes cultivées, je pense que nous nous comprenons.
 
Pour le reste, je vous souhaite un quinquennat sous le sceau de la sagesse, du respect des autres, du respect des frontières de la France.

 
Je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président, Camarade socialiste, en l’Assurance de ma très distinguée considération. 
A Très bientôt.

Hassane Mague

A Très bientôt.

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6807



3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Sarkozy Nicolas, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour ont formé le ‘’Tous Sauf Sarkozy ‘’(TSS).

Pour ceux qui voulaient donner de consigne claire à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ca fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches survoler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel de Plateau.

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5049


SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA !

Il aura tenté de nous montrer l’image d’un homme téméraire, d’un homme tellement puissant qu’il ne saurait accepter qu’on lui tienne tête, toujours prêt à soumettre ceux qui se hasarderaient à se dresser sur son chemin.

Seulement, la chute prochaine de Nicolas Sarkozy, le véritable parrain et protecteur de Ouattara, fait déjà apparaitre que tout ce zèle affiché de ce dernier depuis son accession à la tête de la Côte d’Ivoire par coup d’Etat de la France, n’est que feu de paille. Ainsi, la cinglante défaite de Sarkozy qui se profile à l’horizon pousse déjà Ouattara à faire profil bas.  

Après la fermeté d’Abidjan, Ouattara et la Cedeao font volte-face sur le dossier Malien à Dakar

On se rappelle encore de la fermeté affichée par la Cedeao et son président Alassane Ouattara lors du sommet consacré aux crises que vivent la Mali et la Guinée-Bissau qui s’est tenu à Abidjan en fin avril dernier. A cette réunion, le club des sous-préfets de la sous-région s’était voulu ferme en fixant de manière unilatérale la transition au Mali à 12 mois et en confirmant le maintien du président de transition Dioncounda Traoré pour toute la durée de cette période. Ce qui violait de facto l’accord conclu entre la junte et les émissaires de la Cedeao qui prévoyait une période de 40 jours pendant laquelle se tiendraient des assises nationales qui elles détermineraient le contenu véritable d’une transition politique au Mali. Mais la Cedeao ne s’est arrêtée là. Elle décida même l’envoi d’une force internationale en vue de sécuriser la transition. Suite à ces décisions, la réaction de la junte ne se fit pas attendre. Le capitaine se voulant clair et ferme à son tour déclara qu’aucun militaire étranger ne foulera le sol Malien sans qu’ils en fait la demande. Il continua pour dire que Dioncounda Traoré ne fera pas un jour de plus après ses 40 jours tels que voulu par l’accord. La suite, on la connait. Des combats éclatent à Bamako entre bérets rouges aidés de mercenaires ivoiriens, Burkinabès, sénégalais et sierra-léonais infiltrés et armés par la Cedeao contre les troupes de la junte. Ces derniers inflige une cinglante défaite aux ébrets rouge et prenne même le contrôle de leur camp. Ainsi, Sanogo s’affiche comme le véritable maitre à Bamako.

Seulement, contre toute attente, au lieu d’une décision ferme comme on le lui connait, Ouattara et la Cedeao font volte face à Dakar ce jeudi 03 mai 2012. En effet, la Cedeao déclare qu’elle n’enverra des troupes au Mali que si les autorités sur place en font la demande. Cela sonne comme un cinglant camouflet. En fait, Ouattara de retour de Paris où il a fêté le 1er mai a eu le temps de prendre le pool de la situation. En effet, sentant la fin prochaine de son parrain et protecteur Nicolas Sarkozy, Ouattara sait à présent qu’il a tout intérêt à mettre de l’eau dans son vin et d’en mettre beaucoup même. Le temps de grâce semble terminé pour celui qui voulait se donner une stature d’invincible alors qu’il n’est en fait qu’un tigre en papier. Ce sont également les raisons profondes du fameux dialogue appelé ironiquement conclave organisé à Grand-Bassam avec des faire valoir ou pseudo opposant.

Le conclave de Grand-Bassam signe d’une véritable fébrilité

Ouattara et sa clique ne sont plus vraiment sereins. Les propos de Karamoko Yayoro en campagne honteuse pour Sarkozy à Paris en disent long sur la peur qui habite le clan Ouattara. « Si Sarkozy s’en va, notre pouvoir est en danger » déclarait de façon pathétique un Yayoro dépêché d’urgence et maladroitement par Ouattara à Paris pour soutenir le navire UMP en plein naufrage. En fait, Grand-Bassam n’était qu’un prétexte pour se donner une nouvelle image, celle d’un pouvoir soucieux du dialogue avec l’opposition et non d’un pouvoir dictatoriale et tribale dans l’âme. Ce qui est en vérité le cas. Un tel revirement dans la ligne de conduite de Ouattara et de ses Adorateurs n’est à mettre au compte que de la perspective de ne plus avoir en métropole les parrains, les réseaux et les protections nécessaires pour finir le travail d’exploitation sans vergogne et de destruction de la nation ivoirienne si bien commencé par Ouattara.

Quoiqu’il en soit, l’accession à la présidence française de François Hollande nous fera voir bien des surprises. Ce sont de véritables pirouettes politiques auxquelles nous assisterons sous peu de la part de Ouattara et de ses Adorateurs. Ce qui est sûr, c’est comme son maitre Sarkozy, la fin de Ouattara est proche et lui-même la sent déjà venir.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5034



4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

Aucun être humain ne peut rester insensible aux multiples meurtres d’enfants, de religieux et même de militaires. C’est tout naturellement qu’il faut exprimer sa compassion et sa solidarité aux parents de ces innocentes victimes.

Malheureusement, ce type de crime détestable et odieux, faisant des victimes innocentes, est monnaie courante beaucoup en Afrique qu’en France.

Nous avons été surpris, absolument surpris de voir un homme, fut-il Président de la République française, aller sur les lieux du crime, à Toulouse (France), verser des larmes de crocodile et exploiter ces circonstances douloureuses pour monopoliser les médias audiovisuels à des fins  bassement politiciennes et surtout électoralistes.

Cet homme, Sarkozy, qui a le sang de plusieurs milliers d’ivoiriens et de libyens sur les mains est également un criminel. Mais à la différence de l’auteur des récentes fusillades, Sarkozy, pour accomplir ces crimes, sollicite d’abord la caution de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN, de l’UA ou de la Ligue Arabe, pour avoir le droit de vie et de mort sur des peuples de Côte d’Ivoire, de Libye et bientôt de Syrie.

Les quatre victimes françaises de l’homme au scooter ont suscité à juste titre l’émoi dans le monde entier et particulièrement en France et ce, parce que les médias français ont su livrer en boucle l’information vraie.

Il est donc surprenant que ce même peuple reste indifférent devant la barbarie et les nombreuses tueries d’innocentes personnes perpétrées par l’armée française sous les ordres de Sarkozy, au domicile du Président GBAGBO, pour une simple restauration d’une soi-disant démocratie. Cette indifférence ne peut s’expliquer que par la falsification de l’information orchestrée volontairement par les médias français, aux ordres de Sarkozy.

Ce dernier déclarait avec une forte dose de cynisme, se prononçant sur les 10 000 morts de Côte d’Ivoire que, n’eut été l’action de l’armée française, il y aurait eu beaucoup plus de morts comme si 10 000 morts n’étaient pas déjà un nombre très élevé. Un homme qui lève une armée pour massacrer par milliers des jeunes ivoiriens peut-il être ému par la mort de quatre personnes ? A présent, des miliciens de Ouattara, armés par Sarkozy continuent de tuer des ivoiriens, chaque jour que Dieu fait.

Sarkozy, Président-candidat, fait donc une récupération politicienne de la fusillade de Toulouse; mais Sarkozy, Président, a-t-il mis les moyens nécessaires à la disposition des services français de sécurité ? Qui trop embrasse, mal étreint ; les français l’apprennent à leurs dépens. C’est en effet un non-sens que d’entretenir des bandes de tueurs pompeusement appelées Force Licorne hors de France alors qu’on n’a pas les moyens, pour assurer la sécurité des populations sur le territoire français. C’est parce que la police est mal outillée que des assassins peuvent circuler librement sans être inquiétés. Il faut souhaiter que l’assassin, le criminel de Toulouse soit arrêté dans les plus brefs délais et qu’il soit le véritable coupable afin de ne pas revivre à cette occasion les histoires de triste mémoire, des touristes anglais du Bois de Vincennes (banlieue Parisienne) arrêtés comme terroristes ou encore des soi-disant témoins oculaires qui auraient assisté à l’enterrement du journaliste franco-canadien André KIEFFER à Issia, au centre-Ouest de la Côte d’Ivoire.

Les milliers d’innocentes victimes de la guerre post-électorale de Sarkozy en Côte d’Ivoire et celles de Libye sont-elles moins importantes que ces quatre morts de Toulouse ?

Pourquoi les français si sensibles à la mort de ces enfants sont-ils si indifférents au massacre des milliers d’enfants ivoiriens et libyens ? Ces français n’ont-ils pas vu cette horrible image de cette adolescente ivoirienne dont la tête a été éclatée par un obus de l’armée française en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan ? Est-ce le résultat de la rétention volontaire de l’information juste par les médias français ou tout simplement un regrettable comportement raciste ? Les milliers de morts ivoiriens et libyens de Sarkozy sont-ils inférieurs aux quatre morts français ?

Que Sarkozy arrête donc de se moquer des parents des victimes parce qu’il est plutôt du côté des bourreaux de ceux qui pleurent ; blanche ou noire une victime est une victime.

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7015



5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

Des actes et scènes d’une extrême violence ont éclaté, dans plusieurs localités de la Côte d’ivoire, au lendemain de la crise post-électorale, débutée le 28 novembre 2010.

Les rescapés sont choqués, sans doute pour le restant de leur vie.

Ils porteront les traces de ces événements douloureux à plus ou moins long terme. Alors que l’on s’attendait à ce que les psychiatres soient prolixes sur la question, c’est à un mur que nous nous sommes plutôt heurtée dans nos tentatives d’en savoir plus sur la situation réelle en matière des désordres psychiatriques occasionnés par les récentes violences post-électorales, ainsi que les clés pour en sortir.

Un psychiatre rencontré au CHU de Treichville (Abidjan) refuse de répondre à la moindre question concernant les victimes de la récente crise. « La situation est encore sensible. Je ne veux pas voir mon nom dans un quelconque journal », avertit-il. Même son de cloche au service d’Hygiène mentale de l’Institut national de santé publique (INSP) dans la commune d’Adjamé. En revanche, le ton est plus modéré: « Je suis médecin psychiatre, certes, mais avant tout fonctionnaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, et à ce titre, je ne peux pas répondre à vos préoccupations (…) sans l’avis de ma hiérarchie ». Hiérarchie? Nous joignons un peu plus tard le directeur du programme de santé mentale… qui "botte" aussitôt en touche: « Je ne peux pas officiellement m’exprimer sur ce sujet ».

C’est que, expliquera plus tard notre contact à l’INSP qui insiste pour garder l’anonymat, il est impossible aujourd’hui pour un psychiatre de rendre publique sa lecture de la situation, sans que ses propos ne soient mal interprétés par les pouvoirs politiques. « Aucun camp n’est prêt actuellement à voir en face les dégâts considérables qu’il a créés, depuis plus d’une décennie, dans la tête de chaque ivoirien ou habitant de la Côte d’Ivoire. Car en réalité, tous les camps ont perpétré des horreurs », martèle-t-il. Avant de déplorer le fait qu’aucune prise en charge psychologique réelle n’est faite en direction des victimes des violences successives. « Ce que nous faisons, depuis tout ce temps, c’est de gérer l’immédiat », avoue le médecin. Car malheureusement, aucune structure, aucune volonté politique ne prend en compte « de façon sincère » les besoins en matière de gestion des traumatismes. En Côte d’ivoire, comme dans tous les pays ayant connu la guerre, la prise en charge psychologique est en elle-même tout un processus auquel doivent participer, non seulement le patient et son médecin, mais aussi toute la société dans toutes ses composantes, indique le spécialiste.

Il est vrai qu’après les dommages considérables occasionnés par la guerre, il importe absolument de reconstruire le pays. Mais la population est à un pays ce qu’est le sang au corps humain. Aussi, est-il plus que nécessaire d’œuvrer d’abord à la reconstruction des cœurs et des esprits. Et le gouvernement l’a bien compris, en créant une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Or, les psychiatres ivoiriens sont plus d’une fois montés au créneau pour dénoncer leur non-implication dans les différents forums et commissions dits de réconciliation qui se sont succédés, en Côte d’Ivoire.

Mais, réconciliation avec qui? Pourquoi? Pour quoi? Comment? Autant de questions auxquelles ces spécialistes auraient aidé à répondre, si les commissions de réconciliation qui se sont succédées en Côte d’Ivoire avaient prêté attention à leurs interpellations. Pourtant, si les choses demeurent telles qu’elles le sont aujourd’hui, « nous sommes bien partis pour 50 ans » de conséquences psychologiques, a, enfin, regretté le médecin psychiatre rencontré à l’INSP qui voit affluer chaque jour, au service d’hygiène mentale, de plus en plus de victimes venues se décharger de leurs douleurs enfouies tellement profondément…

Ghislaine Atta

Dans le magazine "LE FILAMENT" N° 21 du 15 avril 2012.

Source: SLATE AFRIQUE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


5-2 Alain Bouikalo : Quand la force Licorne tuait les ivoiriens.

La lente marche de la Côte d’Ivoire vers la démocratie a été durablement éprouvée le 19 Septembre 2002 par une tentative de coup d’Etat muée en rébellion armée. Sans aborder les causes profondes de cette rébellion dont les acteurs et complices les plus lointains sont connus, il est bon de préciser que c’est cette action qui a permis le déploiement de la force licorne en Côte d’Ivoire. En effet, c’est en Septembre 2002 que la Force Licorne a été déployée avec comme mission première, la sécurisation des ressortissants français. Rapidement, cette force s’est vue attribuée deux autres missions supplémentaires : le contrôle d’un cessez le feu et l’appui au déploiement d’une mission de la CEDEAO en fin d’année 2002. Comme si cela ne suffisait pas, par des jeux de coudes diplomatiques sulfureux, la Licorne devient en 2004, une force de soutien à la force Onusienne : ONUCI.

A première vue, cette présentation sommaire, qui révèle le rôle classique d’une armée étrangère, pourrait faire penser que la Force Licorne est une force neutre. A la vérité, la Licorne répondait à un agenda politique bien ficelé depuis l’Elysée et successivement mis en œuvre par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Pour réussir la lecture intégrale de cet agenda, il a fallu que la force licorne tue lâchement et vachement, des ivoiriens aux mains nues. L’odyssée macabre débute le 06 Novembre pour s’achever le 11 Avril 2011.

Des ivoiriens assassinés sous l’ordre de Jacques Chirac du 06 au 09 Novembre 2004

Les évènements du début de mois de Novembre 2004 extirpent officiellement la force licorne de ses missions ci-devant énumérées. C’est suite à l’opération « Dignité » initiée par le gouvernement Gbagbo en Novembre 2004 qu’un cantonnement français est bombardé par deux avions Sukhoï 25. La version officielle fait état de neuf soldats tués et des blessés. C’est ainsi que le Président Jacques Chirac, sans un minimum d’enquête, ordonne la destruction de l’aviation ivoirienne. Chose ordonnée, chose faite. En quelques minutes, l’aviation ivoirienne est réduite en cendres. Immédiatement, Blé Goudé Charles, Président du COJEP, appelle le peuple ivoirien à manifester contre la Licorne qui vient de s’illustrer en véritable force d’occupation. Les ivoiriens, comme un seul homme descendent dans les rues pour exiger le départ de la force française. Ce fut le péché du peuple. Cette armée occupe les points stratégiques de la capitale : l’aéroport, les ponts De Gaulle et Houphouët Boigny, le corridor de Gesco (entrée nord d’Abidjan). Elle tire à partir d’hélicoptères sur les manifestants aux mains nues se trouvant sur les ponts et tentant de rallier le 43ème Bima, la base militaire française. Des jeunes et des femmes sont tués, avec des armes de guerre, des tirs de snipers, en face du camp français à Port Bouët, à l’aéroport, à l’hôtel ivoire, au corridor de Gesco, à Songon par la licorne visiblement préparée à cette œuvre macabre. Le bilan, selon le Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne (COPAVIL), fait état d’une centaine de perte en vie humaine et de 2549 blessés. Jacques Chirac et ses collaborateurs nous auraient évité un tel bilan s’ils avaient initié une enquête avant de s’offrir la qualité d’assassins. Il est donc évident que l’objectif recherché était de faire tomber Gbagbo puisque des hélicoptères n’ont pas hésité à tirer sur sa résidence, cherchant à l’assassiner.

Les enquêtent diligentées bien plus tard patinent et tout indique clairement que le bombardement n’était qu’un prétexte, ce que souligne en filigrane l’avocat des familles des victimes françaises Me Balan :

« Des éléments du dossier laissent apparaître des pistes plus que troublantes. Par exemple, que le bombardement était voulu afin de créer une situation propice pour se débarrasser de Laurent Gbagbo » (in l’inter du 04/11/2011).

Cet acte de guerre, ce crime de la droite française contre le peuple ivoirien n’a certainement pas satisfait l’envie funeste de cette classe politique. C’est pourquoi, Jacques Chirac, passant le témoin à Sarkozy, lui a sans doute confié la tâche de donner le coup de grâce.

Des ivoiriens assassinés sous les ordres de Nicolas Sarkozy du 06 au 11 Avril 2011

Sous le couvert de la résolution 1975 du conseil de sécurité de l’ONU, la Force Licorne, appendice de l’ONUCI a opéré un crime contre l’humanité en Cote d’Ivoire. Comme nous le savons tous, cette résolution est survenue après « le traquenard  électoral» savamment organisé depuis l’Elysée et l’hôtel Sébroko, siège de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Après avoir inspiré les résolutions de la CEDEAO et de l’Union Africaine et plombé le travail du panel, Nicolas Sarkozy a fait voter la présente résolution afin d’achever l’œuvre entamée par son prédécesseur Jacques Chirac. Le paragraphe 6 enjoignait l’ONUCI et son appendice la Licorne à « utiliser tous les moyens nécessaires  pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils menacés d’actes de violence physique imminente, dans la limite de ses capacités et dans les zones de déploiement y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile…. ». La résolution, n’ayant ni définit les parties en présence, ni indiqué le contenu du terme « armes lourdes » laissait ainsi à la Force Licorne le soin de faire une interprétation malsaine de ladite résolution et donner ainsi le coup de grâce au régime exécré. Bien entendu donner le coup de grâce va de paire avec tuer vachement les partisans de Gbagbo. Et pour cette mission officieuse, la Force Licorne a l’imagination très fertile. Elle bombarde, à partir du 06 Avril 2011, à l’aide de ses hélicoptères les sites stratégiques des FDS. Pendant ce temps, les rebelles du MPCI, devenus par action décrétale, une force régulière, font leur avancée avec le soutien de l’ONUCI et de la Licorne. Cette force pro-Ouattara n’avait visiblement aucune arme lourde, elle avançait avec des coutelas, des pistolets automatiques, des flèches et sabres des chasseurs traditionnels Dozos!
Le peuple ivoirien voit la nécessité de faire bloc autour de la résidence du Président Gbagbo. En dépit de la situation sécuritaire préoccupante, des jeunes et des femmes, prennent le risque d’abandonner leurs foyers et converger vers la résidence présidentielle, les mains nues. Certains empruntent des pirogues, d’autres rallient la résidence à pied. L’occasion est donnée à la Force Licorne de voir en ses patriotes, des armes lourdes. Ces mains nues, chantant et dansant devant la résidence de Laurent Gbagbo ont a été goulûment massacrées par les hommes de Nicolas Sarkozy. Pourtant, aucune des dispositions de la résolution n’autorisait la Licorne à tirer sur des jeunes aux mains nues. Au contraire, le paragraphe 6 appelait à la protection des civils. Seulement, dans l’entendement de Sarkozy, seuls sont civils les partisans de M. Alassane Dramane Ouattara.

Nicolas Sarkozy et ses amis ne cessent de se cacher derrière la résolution 1975 pour légitimer leurs ignobles crimes en Côte d’Ivoire. Le faisant, ils sont dans leur rôle, faire croire à l’humanité qu’ils ont agi dans le strict cadre de l’application de la résolution en question.

 Alors si tel est le cas, ne réprimons aucune question que le bons sens précipiterait vers notre conscience. La résolution 1975 autorisait-elle la Force Licorne à exécuter des civils fussent-ils des soutiens de Gbagbo ? La résolution 1975, invitait-elle à bombarder la résidence de Laurent Gbagbo? La destruction des armes lourdes devait-elle s’interpréter comme s’appliquant uniquement au camp Gbagbo ? Si non, quelles sont les armes lourdes des forces pro-Ouattara détruites par la Licorne ? Toutes ces questions aident à évacuer l’argument de la résolution 1975, pour conclure à un ensemble de crimes dont la connaissance relève de la compétence de la Cour Pénale Internationale. 

Que retenir au terme de notre analyse? Durant la guerre de 10 ans qu’a connu la Côte d’Ivoire, la Force Licorne a assassiné autant que les forces pro-Ouattara. Il est certes vrai qu’au niveau du nombre de victimes, la Force Licorne et les ex rebelles pro-Ouattara ne peuvent être ex aequo, mais retenons que pour avoir tué des civils aux mains nues, la Licorne a commis des crimes. Cependant, en sa qualité de personne morale, cette force pourrait être qualifiée de « l’arme du crime. » Les vrais auteurs sont donc Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy pour avoir formellement donné l’ordre de commettre le forfait.

Ils devront répondre devant la justice car la vie d’un soldat français en Afghanistan ou celle d’un civil français entre les mains d’islamistes au Maghreb, est aussi importante que celle d’un civil ivoirien lâchement assassiné par la Force Licorne.

Aussi pour la licorne et sarkozy la machine  judiciaire devrait être  rapidement réactivée  dès le 7 mai  2012 au lendemain de sa défaite annoncée aux  présidentielles françaises. Le futur Président Français François Hollande devrait logiquement tirer toutes les conséquences  de ce désastre pour rappeler les forces françaises sur les différents théâtres d’opérations  dans le monde tel que prévu au programme de Parti Socialiste  français.

Alain Bouikalo
bouikhalaud10@gmail.com

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2305-quand-la-force-licorne-tuait-les-ivoiriens.html


5-3 Hassane Magued :Le 1er Mai en Côte d’Ivoire : bonne fête du chômage, du mensonge et du vent !

 Les emplois en été créés. En tout cas, ceux qui ont été promis durant la campagne électorale de 2010. C’est donc le lieu de fêter en Côte d’Ivoire. Nous sommes le 1er mai 2012. Un million d’emplois avaient été promis. Un an après, il y a un million de chômeurs. Qui pouvait espérer mieux en octobre 2010 au moment où Ouattara promettait le vent aux Ivoiriens ?
Personne, sauf les Ivoiriens qui savaient, qui connaissaient cet homme dont la nationalité, la mère, le pays, le lieu de naissance, la date de naissance, les compétences intellectuelles et professionnelles, les relations avec les milieux mafieux, les rapports avec les caisses de l’Etat, ont toujours été entourés d’une enveloppe de mystère et de doute.
Mais le monde occidental mené en bateau par Nicolas Sarkozy, complice de longue date de cet individu de peu de valeur "qui n’a ni parole d’honneur, ni le sens de l’honneur" selon le Président Thabo Mbeki, a imposé par le feu des bombes et dans le sang des étudiants ivoiriens, ce bonhomme qui se faisait passer pour un chercheur d’argent, un créateur d’emplois et un déclencheur de croissance économique.
 
Le 11 avril 2011, les valeurs légales promues dans une République normale ont été inversées. Depuis lors, la Côte d’Ivoire se retrouve à l’envers.
Mais dans un pays où tout fonctionne à l’envers désormais, être licencié sans droit pour appartenance ethnique ou militantisme politique réel ou supposé au FPI (Front Populaire Ivoirien) et se retrouver à la rue, cela s’appelle, créer des Emplois, dès lors qu’il y aura un "Rattrapé ethnique" pour occuper votre poste sans qualification ni compétence technique. Ici, l’expression "déshabiller Pierre pour habiller Paule" ne peut que trouver tout son sens et servir de fondement philosophique au Programme de "Rattrapage ethnique".
Mais pour un esprit à l’envers, dans un corps à l’envers, les bons emplois, le "Bon travail" a pu être créé ailleurs qu’en licenciant les militants du FPI ou les personnes considérées comme appartenant à une ethnie ennemie de Ouattara, pour embaucher des analphabètes et demi-lettrés en leurs lieux et place.
Ainsi, les mécaniciens, tauliers, taulards, maçons, ferronniers, cordonniers et balanceurs de mini cars urbains appelés Gbaka, ont presque tous été embauchés par le régime Ouattara dans les "emplois du futur" comme le meurtre, le viol, le braquage de domiciles et de véhicules, les attaques nocturnes de villages et de voyageurs, les agressions à caractère ethnique, le port de tenues militaires et la détention d’armes de guerre sans aucun statut administratif, les assassinats ciblés, l’extorsion de fonds, l’expropriation et l’occupation armée de résidences familiales ou de terres agricoles, etc. etc.
 
Donc Ouattara a créé les emplois qu’il a promis.
En octobre 2010, il avait exhorté certains Ivoiriens à ne pas donner leurs voix au chômage. Aujourd’hui, tous les Ivoiriens se rendent compte qu’il avait pour eux un projet très ambitieux de licenciement ethnique et de destruction des commerces.
 
En octobre 2010, alors tout feu tout flamme, il leur avait promis faire inscrire la Côte d’Ivoire sur la liste très honorable des pays émergents. Eh bien 12 mois après, la Côte d’Ivoire est sur la liste très funeste des destinations interdites.
 
En octobre 2010, ne promettait-il pas qu’il était la Solution en tant qu’ADO Solution, pour mettre fin à la pauvreté ? Que non ! Il a finalement érigé l’indigence sociale en condition normale de vie.
 
Pi, à la même date, ne dénonçait-il pas les prix assez raisonnables des aliments de première nécessité, les présentant comme excessifs ? Un an après, il a rehaussé ces prix pour les faire passer du simple au double afin de les rendre insupportables.
En conséquence, il s’ensuit une baisse vertigineuse de la consommation provoquant une baisse drastique du chiffre d’affaires au niveau de la grande distribution qui est alors obligée de réduire son personnel ; quoi de plus utile, dès lors que les besoins se font de plus en plus pressants en braqueurs et violeurs réservistes.
 
Et que dire des petits commerçants dont les fonds de roulement ont disparu entre temps pour avoir servi à nourrir leurs enfants affamés ?
Et pourquoi ne pas se souvenir des petits commerces qui ont été fermés après une opération de destruction et de déguerpissement inhumaine et immorale perpétrée par le régime Ouattara sous le fallacieux prétexte qu’il conduisait une Opération dite de "Pays propre" ?
 
Et pourquoi ne pas révéler au monde entier que des villes aux campagnes agricoles, toutes les familles sont désormais condamnées à une misère inqualifiable, parce qu’elles ont vu leurs niveaux de vie ramenés au plus bas de l’échelle sociale comme si cela permettait à Ouattara de réaliser le rêve qu’il avait les Ivoiriens ?
 
Alors, après un si grand exploit qui fait gémir tous les Ivoiriens de souffrance et de désespoir, à l’exception d’une poignée de complices ayant été éligibles au Programme de « Rattrapage ethnique » dont il a fait la promotion en France lors de son voyage dit d’Etat, il faut bien que la fête du 1er mai 2012 se fasse en Côte d’Ivoire.
 
Donc la fête va se faire. A l’envers, bien entendu. Mais elle se fera.
Au menu, il y aura du mensonge, encore du mensonge et puis encore du mensonge. Et après, chacun s’en ira la gorge nouée, affligé, gavé de foutaise Ainsi va la Côte d’Ivoire. Ainsi sera fêtée le 1er Mai, fête du Chômage, du Mensonge et du Désespoir en Côte d’Ivoire.
 
Et pour une fête à l’envers, pour célébrer des créations d’emploi à l’envers, dans un pays à l’envers, dirigé par un étranger présenté à l’envers, faisant la promotion des contre-valeurs et vivant de contre-valeurs, disons le tout net : il faudra avoir le cœur solide pour entendre les niaiseries, les menteries, les fourberies, les apologies éhontées qui alimenteront les blagues appelées discours du 1er mai 2012.
Cela dit, Bonne fête du Chômage, du Mensonge et de la Honte à tous !
 
Demain, quand on vous débarrassera de cet individu hautement toxique, j’ose espérer que les pires souffrances d’aujourd’hui vous serviront de leçon et que vous ne retomberez plus jamais dans l’insouciance et l’amusement. On ne joue pas avec un Etat et le pouvoir d’Etat.

 A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2302-le-1er-mai-en-cote-divoire-bonne-fete-du-chomage-du-mensonge-et-du-vent-.html


5-4 Camus Ali : Combien de Dominique Ouattara coûte aux Ivoiriens ?

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction  d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien.

Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €).

 C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo.

Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes oeuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.

Camus Ali

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2306-combien-dominique-ouattara-coute-aux-ivoiriens-.html



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

6-1 KOBAZEYRET Laurent :AUX PEUPLES AFFAIBLIS ET HUMILIES PAR SARKOZY

A la fin du quinquennat de Sarkozy, plusieurs peuples sont fortement affaiblis et profondément humiliés. Aucun autre Chef d’Etat français n’a livré, depuis la guerre d’Algérie, de guerre aux pays africains. Il ne leur reste qu’à réagir et se dresser contre celui qui a été durant ces cinq dernières années leur bourreau.
Sa première victime a été son propre pays, la France, qu’il a affaiblie sur tous les plans.
Sur le plan économique et financier, c’est lui qui, par ses mesures incongrues de gestion, a fait dégrader la note financière de ce pays naguère détenteur du triple A des agences internationales de notation financière. C’est encore sous Sarkozy que l’économie de ce pays, essentiellement basée sur l’accaparement des richesses des pays colonisés, a vu un grand nombre d’entreprises déclarer faillite, jetant ainsi à la rue des milliers de travailleurs et donnant à la France l’un des taux de chômage les plus élevés d’Europe. Ce Président a davantage creusé le déficit budgétaire de la France et exploite, à tord d’ailleurs, l’échappatoire de la crise financière mondiale. Combien de milliards d’euros n’a-t-il pas englouti dans les
guerres de Côte d’Ivoire, de Libye, et maintenant de Syrie pour massacrer des milliers de civils aux mains nues. Les conséquences de ces actions néfastes conduiront bientôt, selon un spécialiste français des questions économiques, à payer à crédit les fonctionnaires et les militaires de l’hexagone.
En outre, par sa
politique internationale et sa diplomatie nauséeuse, fondées sur le copinage et le clientélisme, Sarkozy a considérément refroidi les relations bilatérales entre son pays et bien des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et même d’Europe. En effet, c’est seulement maintenant que Sarkozy trouve à redire sur les accords de Schengen pour s’attirer la sympathie de certains militants de l’extrême droite française. C’est encore le même Sarkozy qui a fait bénéficier à ses amis riches les fameuses niches fiscales qui n’ont guère embelli les finances de la France, pour leur dire merci de l’avoir fait Président et de lui avoir offert une croisière à bord d’un yacht.
Au plan militaire, par son entêtement à accompagner les USA et d’autres pays européens et pour se donner plus de contenance pour obtenir le
soutien de ces pays dans ses expéditions punitives africaines, convaincu que la force de la France ne vient, pour une grande part, que de ses ex-colonies, Sarkozy a envoyé des milliers de soldats français sur des fronts de combat dans le monde entier, faisant plusieurs militaires tués dans la fleur de l’âge et créant la désolation dans de nombreuses familles.
Dans bien d’autres domaines, Sarkozy a tant échoué qu’au soir de son quinquennat désastreux, la France est, sans surprise, très affaiblie. C’est pourquoi, il n’ose pas faire mention de son bilan négatif pendant cette campagne électorale. C’est aussi la raison pour laquelle son slogan de campagne est «la France Forte», étant convaincu avec ses ouailles que la grande faiblesse de la France est de son entière responsabilité. C’est bel et bien lui qui a mis la France au bord du gouffre. Sarkozy a affaibli la France par sa voyoucratie et le terrorisme d’état exercé, sous ses ordres, par son armée hors du territoire français et particulièrement en Afrique. C’est pour masquer cet affaiblissement de la France qu’il a choisi le slogan creux de la France Forte.
Voilà quelqu’un qui a disposé de cinq ans pour rendre la France Forte mais qui n’a fait qu’affaiblir son pays et qui se met à hurler au crépuscule de son mandat «Vive la France Forte» alors que tous les sondages le donnent perdant.
Le moment n’est-il pas venu pour Sarkozy de faire appel aux rebelles hétéroclites de son filleul
Ouattara pour organiser une fraude massive comme ce fut le cas dans le Nord de la Côte d’Ivoire en 2010: bourrage d’urnes, suffrages exprimés largement supérieurs aux nombres de votants, séquestrations et viols des représentants du candidat Hollande?. C’est la seule issue pour lui de gagner ces élections qui seront certifiées par le SG de l’ONU «himself» et son copain de toujours Obama.

Pendant que Sarkozy rendait la France faible, il continuait à poser des actes de destruction et d’humiliation dans de nombreux pays en Afrique et au Moyen-Orient.
Des pays africains ont été ainsi grandement affaiblis et humiliés par Sarkozy. Il a, dans ce cadre, entretenu des rébellions, organisé des putschs, planifié des guerres en s’appuyant sur des Présidents fantoches ou des opposants sanguinaires, animateurs et dirigeants de rébellions et qui, depuis plusieurs années sont les Plus Grands Communs Diviseurs (PGCD) des africains.

En Côte d’Ivoire, pendant son mandat présidentiel, Sarkozy a mené une guerre multiforme à la Côte d’Ivoire du Président GBAGBO. Il a, par son armée, mis à feu et à sang ce pays, détruisant tout sur son passage. La résidence officielle du Chef de l’Etat abritant plusieurs dizaines de personnes dont des femmes et des enfants n’a pas échappé aux nombreuses bombes et missiles larguées sur une population aux mains nues. C’est suite à ces bombardements que son armée a arrêté le couple présidentiel pour le remettre aux rebelles analphabètes de Ouattara baptisés par ce dernier FRCI (lisez plutôt Forces Rebelles en Côte d’Ivoire) ; ces criminels, incapables jusque là de franchir le périmètre de la résidence présidentielle, vont se jeter sauvagement sur ces illustres autorités pour les violenter devant les caméras du monde réquisitionnées à cet effet par Sarkozy. Ils seront alors brandis comme des trophées de guerre. Quelle humiliation !
Sarkozy a aussi humilié l’armée ivoirienne qui, jusque là, avait réussi à mater la rébellion. Il a permis à des va nus pieds de « triompher » d’une armée professionnelle. Il continue de semer, par son soutien à la dictature actuelle, la désolation et la mort causées par les dozos et autres rebelles qu’il a formés et entretenus contre le régime officiel
ivoirien.
Il a fait bloquer injustement en Europe et partout dans le monde les avoirs des cadres
ivoiriens, les conduisant ainsi à une mort humiliante. Les cas de BOHOUN Bouabré (père du budget sécurisé en Côte d’Ivoire), GNAN Raymond, DIAGOU Gomont illustrent suffisamment la cruauté de telles décisions. Sarkozy, par cette action en Europe, a poussé son filleul à bloquer, en Côte d’Ivoire, les comptes bancaires des pro-Gbagbo. Maintenant qu’il a fait lever le gel des avoirs sur les comptes en Europe, en Côte d’Ivoire, ces blocages continuent encore, comme pour signifier aux ivoiriens et africains qu’ils doivent disposer de ressources en Europe pour leurs sécurités politique et financière. Voilà comment Sarkozy affaiblit et humilie de hauts cadres patriotes africains.

En Lybie, Sarkozy s’est servi de l’OTAN pour décimer le peuple libyen jusqu’à humilier ce pays jadis prospère en tuant son Guide, pourtant son illustre bienfaiteur financier. A ce jour, le peuple libyen cherche ses marques, déboussolé qu’il a été par Sarkozy, dont la barbarie injustifiée a rendu ce pays exsangue. Ses actions ont affaibli la Libye au plan politique, économique et social, faisant de ce pays une charogne à la merci des vautours occidentaux avec la complicité de leurs poulains, les renégats libyens.

Au Mali, c’est encore Sarkozy qui a organisé de bout en bout le coup de force en commençant par planifier l’invasion des rebelles au Nord, alibi tout trouvé pour chasser de façon humiliante le Président en fonction, Amadou Toumani TOURE (ATT). Il vient de faire installer au pouvoir, au détour de toute la combine de la CEDEAO et de l’UA, un pantin pour assurer un soi-disant intérim de quarante jours avec comme objectif d’organiser des élections dans un pays….pacifié.
Comment en 40 jours, peut-on pacifier ce Mali aux mains de rebelles hétéroclites bien armés ? Ce ne sera possible que si, pour une fois, l’auteur de ce drame malien met son armée à la disposition du Mali. Sinon, comme à son habitude, la France utilisera son armée en Côte d’Ivoire (la Licorne), ses supplétifs
casques bleus de l’ONUCI et l’ECOMOG (mercenaires de la CEDEAO) pour parachever son « job ».
Comment comprendre qu’un pays si pauvre fasse l’objet de tant de convoitise, de tant d’humiliation si ce n’est pour les richesses minières du Mali ?

Dans tous ces pays, Sarkozy a, par ses actes terroristes de déstabilisation, anéanti les processus de paix et de démocratie, humiliant ces peuples à tous les niveaux.
Il a aussi affaibli et humilié les institutions ivoiriennes et maliennes en refusant avec OBAMA, celui qui disait rechercher pour les pays africains des « institutions fortes », les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel et en fomentant un coup d’état à deux mois des élections au Mali. Le comble, c’est d’imposer aux ivoiriens et aux maliens des marionnettes. Par ces guerres imposées, Sarkozy a fait détruire, brûler de nombreux villages particulièrement dans l’Ouest ivoirien, humiliant ainsi des milliers de familles, les obligeant à un exil forcé, pour se retrouver sous des bâches afin de bénéficier d’hypothétiques aides des soi-disant ONG de ces pays. Ce sont ces pays qui continuent d’humilier et d’affaiblir les états africains.

Auréolé de gloire dans ces actions néfastes à la paix en Europe et en Afrique, Sarkozy ne s’arrête pas en si bon chemin. Il continue à semer la mort et la désolation au Moyen-Orient, précisément en Syrie. Pourquoi c’est Sarkozy qui s’agite le plus dans cette affaire syro-syrienne ? Est-il devenu le Président ou le gendarme du monde ? Par la pratique d’un terrorisme d’état, il prête main forte aux rebelles syriens. En témoignent les écrits de presse faisant état de la présence de soldats français aux côtés des rebelles syriens. Jusqu’à ce jour, ces informations n’ont pas été démenties par le Président-candidat français.

Au vu de ce qui précède, le peuple français fortement affaibli par cinq ans de mandat de Sarkozy se doit de lui refuser le prochain quinquennat au risque de devenir un pays anciennement développé. Avec Sarkozy, la France qui est au bord du gouffre fera sans nul doute un pas de plus en avant pour se retrouver dans le gouffre.
Pour tous ces peuples humiliés et affaiblis et à cause des nombreux crimes de Sarkozy en Afrique et au Moyen Orient, français et naturalisés français d’origines africaine et arabe, vous devez voter tout sauf Sarkozy, celui qui dit pratiquer la démocratie en France mais qui empêche, dans les ex-colonies françaises, la pratique de ce principe de gouvernement du peuple par le peuple.
Peuples affaiblis et humiliés par Sarkozy, refusez d’accorder à votre bourreau votre suffrage à la présidentielle française.
Si, par malheur, vous laissez Sarkozy reprendre le pouvoir, assuré que c’est son dernier mandat, il vous criblera comme du froment car il fera pire que lors de ce quinquennat finissant.
Vous voilà donc avertis. Vos choix au premier et surtout au second tours décideront d’une France forte et d’une Afrique libérée et digne. Forte la France le sera, mais sans Sarkozy, le bourreau.

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7028 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.7-17-1

7-1 Théophile Kouamouo : Quand il pleut à Paris... Abidjan est mouillé.

Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Sarko menacé, le régime Ouattara panique...

Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Le premier tour de la présidentielle française vient de livrer ses résultats, et il paraît évident que Nicolas Sarkozy est en ballottage défavorable dans la perspective de la «lutte finale». La gauche est à son plus haut niveau depuis longtemps, et selon les sondages le président sortant bénéficiera d’un report de voix globalement assez médiocre de la part des électeurs du Front national (extrême-droite) et du MODEM (centre). La perspective la plus probable est donc la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, même si les jeux ne sont pas faits.
Ces dernières semaines, les observateurs de la vie politique ivoirienne ont tous pris acte de la nervosité qui s’est emparée des dignitaires du Rassemblement des républicains (RDR) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ne se sentant pas satisfaits de l’étrange accord de partenariat signé avec l’UMP, ils ont demandé solennellement à leurs sympathisants ayant la nationalité française de voter pour Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui devait se demander pourquoi il n’y avait pas de réaction en France à l’activisme des Africains-Français hostiles à sa double épopée ivoirienne et libyenne. Certes, le RDR et l’UMP sont des formations politiques de droite, avec tout ce que cela comporte. Mais l’on ne sent pas la même fièvre dans les autres pays du «pré carré» dirigés par des alliés objectifs de l’UMP. De quoi a donc peur le régime Ouattara ?

Un système de gouvernance autoritaire qui repose sur des complaisances parisiennes.
Une chose est à noter : si Nicolas Sarkozy perd le pouvoir, ce sera la première fois, depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, que les alliés traditionnels du PDCI et du RDR quitteront les lambris dorés de l’Elysée et des cabinets ministériels pour s’installer sur les sièges réservés à l’opposition parlementaire. Ce sera donc un grand saut dans le vide.

Déjà, avant la crise, les liens entre la nomenklatura ivoirienne et la droite française étaient patents. Malgré une prévenance de tous les instants des socialistes, Félix Houphouët-Boigny soupçonnait François Mitterrand d’instrumentaliser son opposition pour l’affaiblir. Quand Jacques Chirac a été élu en 1995 en battant Lionel Jospin, les journaux progouvernementaux d’alors ont exulté. Pendant longtemps, l’affrontement entre Bédiéistes et Ouattaristes se déroulait selon la grille Chiraquiens contre Balladuriens.

C’est pour cette raison que l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir sera un sujet de grande joie pour Ouattara, heureux d’avoir «noyé» les réseaux parisiens de Bédié, et de faire savoir à Gbagbo qu’il était le seul opposant d’Afrique subsaharienne à avoir été reçu à plusieurs reprises à l’Elysée dans un contexte de guerre froide francoivoirienne où Gbagbo n’avait «droit» qu’à des échanges non formalisés avec des seconds couteaux ou à une photo à la volée à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale des Nations Unies. Dans une logique similaire, la victoire électorale de Jacques Chirac en mai 2002 devait sonner l’heure de la reconquête dans l’arrière-cour ivoirienne, où la «normalisation» et la «prise de distance » voulues par le gouvernement de Lionel Jospin avaient permis aux rapports de force internes de s’accomplir à travers l’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000. Le coup d’Etat du 19 septembre 2002, s’il avait abouti à la capitulation d’un Laurent Gbagbo acceptant un exil doré en France, aurait parachevé la «reprise en main» des lobbies droitiers français pour qui la Côte d’Ivoire doit être la continuité géostratégique de la France…
C’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine pour faire prévaloir le récit médiatique douteux accréditant la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Il a même appelé à onze reprises en une seule journée un chef d’Etat ouest africain pour le rallier à la guerre de Ouattara. Contre un grand nombre d’officiers supérieurs de son pays, il a engagé l’armée française dans la bataille d’Abidjan, ordonné l’omerta sur les crimes commis par les supplétifs FRCI qui avançaient grâce aux missiles de la force Licorne, fermé les yeux sur l’assassinat du Français Philippe Rémond à Yamoussoukro et sur le martyre de son compatriote Michel Gbagbo, vidé les fonds de caisse de l’Agence française de développement (AFD) pour payer les salaires du régime Ouattara, intrigué pour envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), applaudi la justice des vainqueurs et les dérives tribales du régime ivoirien…

Un départ de Sarkozy viendrait au pire moment pour Ouattara
Nicolas Sarkozy est allé tellement loin avec Alassane Ouattara que ce dernier sait pertinemment qu’un changement de pouvoir à l’Elysée baissera forcément le niveau des complicités crapuleuses dont il bénéficie à Paris. Il a pourtant construit tout son système autoritaire de gouvernance sur le «droit d’humilier» dont il dispose et sur la muraille d’impunité qui est bâtie autour de lui par la France et audelà de la France – à l’ONU, dans les institutions de Bretton Woods.
Alassane Ouattara est allé tellement loin dans les démonstrations d’amitié avec Sarkozy qu’il pourrait à juste titre craindre un «retour de bâton» des futurs maîtres de la France, qu’il a toujours cajolés grâce à ses relations au Parti socialiste. Des relations – son avocat Jean-Pierre Mignard par exemple – désormais en porte-à-faux avec leur famille politique, «grâce» à la stratégie caricaturale du «tout-Sarkozy» adoptée par l’homme fort d’Abidjan.

Un éventuel départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy interviendrait au pire moment pour Ouattara. Après un an de «grâce internationale» et plus de dix ans d’accompagnement médiatique complaisant, la «bulle explicative internationale», notamment représentée par les différentes ONG financées par les Etats et les grandes entreprises occidentales et qui «notent» la gouvernance des pays africains, commence à se montrer plus exigeante.


Tandis que les analystes de la presse parisienne considèrent désormais qu’une dérive autoritaire guette le régime d’Abidjan. C’est pour anticiper les nouvelles exigences de l’étranger qu’Alassane Ouattara, qui répugne à négocier avec les corps intermédiaires comme les syndicats ou avec son opposition, communique sur le thème d’une main tendue à son opposition qui n’a aucune consistance puisque la logique des inculpations à caractère politique et de la «justice des vainqueurs» se poursuit, voire se renforce avec les dérives de la Direction de la surveillance du territoire (DST).

D’une certaine manière, cet ersatz de dialogue inter-ivoirien pourrait même viser à donner de la consistance à Nicolas Sarkozy qui veut visiblement «capitaliser» sur sa prétendue «crédibilité internationale», se fondant notamment sur ses sanglantes épopées libyenne et ivoirienne, «vendues » comme des «victoires de la démocratie» là où elles ont semé la mort et la désolation. Des informations sur un processus de «réconciliation » en Côte d’Ivoire avant le second tour seraient une aubaine pour lui. C’est pour cette raison que l’opposition ivoirienne ferait une belle passe à l’adversaire en se soumettait à l’agenda et au «storytelling » de Ouattarakozy.
Théophile Kouamouo

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6665


21/04/2012

n°29 Dossier de Côte d’Ivoire 20-04


                                 Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent.


Où est donc votre victoire chères Ouattaristes?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales .



Dossier de Côte d’Ivoire

n°29                               20-04

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Dr. Eric Edi: An 1 du renversement du Président Laurent Gbagbo et de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire.

Cameroonvoice. ; Audience du 18 juin: GBAGBO doit récuser la CPI et exiger d'être libéré!.

Comité Valmy : EN PARTANCE POUR BAMAKO - OUATTARA CHASSE PAR LES MALIENS.

1 Dossier

1-1 Source : Marc Micaë : 11 avril 2011, une date mémorable de l’histoire de la Côte d‘Ivoire

1-2 Alain BOUIKALO :   Où est donc votre victoire chères Ouattaristes?

1-3  COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 COMMEMORATION DU 11 AVRIL 2011: Déclaration des Ivoiriens vivant en exil.

2-2 Fernand As : Un an seulement, mais déjà trop de mauvais souvenirs 

2-3 Gilles Naismon : Les forces pro-Ouattara engagent une traque aux jeunes.

 



Tiré à part :

Dr. Eric Edi: An 1 du renversement du Président Laurent Gbagbo et de l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire.
Déclaration conjointe du 'African Diaspora for Democracy and Development' – Pennsylvannia et du Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté
Philadelphia le 11 Avril 2012. Il y a un an que le Président Laurent Gbagbo, démocratiquement et constitutionnellement élu au deuxième tour de l’élection présidentielle de novembre 2010 a été renversé par les forces militaires de la France, de l’ONU en collaboration avec les Forces Nouvelles de Alassane Ouattara. 

Ces forces ont fait la guerre à la Côte d’Ivoire avec le soutien des Etats Unis et de l’Union Européenne sous le regard acquiesçant de la CEDEAO et l’Union Africaine.

En ce jour anniversaire, le Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté (CADDS-USA) rejoint les patriotes et souverainistes ivoiriens pour saluer les victimes des sanctions économiques et de la guerre qui ont suivi l’élection présidentielle de novembre 2010. Les morts, les blessés, les exilés, les déplacés internes symbolisent la mise à mort de « l’Alternative démocratique » et de « l’Action pour les Libertés » que le Président Laurent Gbagbo a introduits dans la vie politique ivoirienne. Le 11 avril 2011 a court-circuité le réveil constitutionnel et démocratique et la marche ivoirienne vers l’autonomie.

Une année après le déluge, le droit a disparu en Côte d’Ivoire : les forces de Mr. Alassane Ouattara continuent de tuer impunément, la constitution est violée au quotidien, le tribalisme des « nordistes » est devenue la bonne gouvernance. Malgré des manquements démocratiques criards, Mr. Alassane Ouattara est devenu le président de la Conférence des chefs d’état de la CEDEAO pour étouffer l’Afrique de l’Ouest. L’incohérence de la CEDEAO dans la crise malienne montre que le régime d’Alassane Ouattara abhorre les méthodes constitutionnelles et ne peut pas apporter la paix, la réconciliation, et le développement à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique de l’Ouest. Une seule année a suffi pour découvrir que le régime inique d’Alassane Ouattara est arrivé dans les bombes de la France pour préserver le néolibéralisme occidental au détriment de l’Afrique. Sinon, personne ne peut comprendre la reprise des accords de coopération avec la France, pourtant facteurs du retard économique de la Côte d’Ivoire. 

Camarades patriotes, et souverainistes de la Côte d’Ivoire, en ce 11 avril 2012, il nous faut nous féliciter pour nos accomplissements depuis le 11 avril 2011. Le plus important, nous avons réussi à ne pas laisser le silence tomber sur la situation de la Côte d’Ivoire qui ne fait plus la une des journaux mondiaux, sur le sort de Laurent Gbagbo, des prisonniers et des exilés politiques du gouvernement d’Alassane Ouattara. Nous avons propagé la vérité sur l’élection présidentielle de 2010 et les raisons de la guerre que la France et ses alliés ont livrée contre la Côte d’Ivoire souverainiste.

Maintenant, aller encore plus loin nécessite embrasser ensemble les dimensions sociales, spirituelles, financières, économiques, culturelles et intellectuelles de notre patriotisme.

Dr. Eric Edi

http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6544


Cameroonvoice. ; Audience du 18 juin: GBAGBO doit récuser la CPI et exiger d'être libéré!

« On ira jusqu’au bout ! », tel semble être notre nouveau cri de guerre contre l’arbitraire et le mépris judiciaire dont un des nôtres est rendu victime sur demande de la France. Mais « On ira jusqu’au bout de quoi » ?  Ainsi se pose la problématique réelle du procès du Président GBAGBO à la CPI (Cour Pénale Internationale).
« On ira jusqu’au bout ! », tel semble être notre nouveau cri de guerre contre l’arbitraire et le mépris judiciaire dont un des nôtres est rendu victime sur demande de la France. Mais « On ira jusqu’au bout de quoi » ?  Ainsi se pose la problématique réelle du procès du Président GBAGBO à la CPI (Cour Pénale Internationale).

La Révolution Permanente est très indignée et elle veut donner sa position officielle dans ce combat engagé par la Résistance patriotique et révolutionnaire contre l’agression multiforme dont un des fils du continent africain et son peuple sont victimes.
 
Notre position sur la mascarade appelée CPI n’a jamais varié et elle ne variera jamais. Mais aujourd’hui, elle se renforce par une posture nouvelle afin que nous puissions réellement aller « jusqu’au bout ». Comme le disent les Ivoiriens, notre position se renforce « afin que nous terminions ce qu’ils ont commencé ».
 
Et pour aller droit au but,
nous demandons officiellement au Président GBAGBO de déclarer la CPI incompétente et disqualifiée pour le juger. Et alors qu’il exige sa libération pure et simple, ce 18 juin 2012.
 
Les raisons qui nous ont poussés à cette position forte mais stratégiquement justifiée, sont multiples. Et nous en citerons quelques unes pour que devant l’histoire, le peuple africain et les observateurs du monde entier soient pris à témoin.
 
D’abord de l’incompétence de la CPI
Cette cour existe parce qu’elle a été créée par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dont la Côte d’Ivoire est membre, pour juger les auteurs de crimes dits contre l’humanité. Pour que cette cour puisse exercer sa compétence dans un pays et contre les citoyens de ce pays, il faut que ses actes de création soient signés et ratifiés.
 
La Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié les actes de création de la CPI et donc comme les Etats-Unis d’Amérique, cette cour ne peut juger les citoyens ivoiriens.
 
On nous répondra que la CPI a signé un accord de coopération judiciaire avec le pouvoir Ouattara et que dès lors, le régime Ouattara aurait conféré par cet acte, une compétence pour juger les citoyens ivoiriens soupçonnés de crimes relevant de la compétence de la CPI.
 
Nous rétorquerons que l’application de tout acte à caractère de convention internationale, à tout citoyen ivoirien est subordonnée à la ratification de cet acte par le Parlement ivoirien. Et que la ratification des conventions ou accords internationaux est encadrée par la Constitution ivoirienne. Or l’acte signé par Ouattara avec la CPI n’a jamais été ratifié en Côte d’Ivoire et donc ne saurait s’appliquer aux Ivoiriens.
 
Ça c’est du juridisme et nous laissons le soin aux éminents juristes chargés de la défense du Président GBAGBO d’argumenter en droit pour faire observer cette exception de procédure qui devra être soulevée dès l’entame du procès.
 
Alors revenons aux choses sérieuses.
 
Ensuite, de la disqualification de la CPI pour juger Laurent GBAGBO
La CPI est une propriété de l’ONU dont une émanation est l’ONUCI, la mission de cette organisation venue en Côte d’Ivoire pour faire observer un cessez-le-feu entre les protagonistes de la crise ivoirienne et désarmer les rebelles du MPCI, du MPIGO et du MJP rebaptisés ensuite Forces Nouvelles.
 
Mais l’ONUCI ne désarmera aucun rebelle pendant 8 années de présence en Côte d’Ivoire et, au lendemain du contentieux électoral né de l’application régulière et normale des procédures qui gouvernent les élections en Côte d’Ivoire, cette mission onusienne a convoyé des mercenaires armés, fourni des équipements à ceux-ci et aidé à créer un commando de tueurs dit "Commando invisible" dans le quartier populaire d’Abobo considéré pro-Ouattara. Ce commando dirigé par feu Ibrahim Coulibaly alias Général IB a donné la mort à plus de 30 agents des Forces de Défense et de Sécurité alors qu’ils étaient endormis dans leurs domiciles. Le même commando a fait une descente punitive dans le village d’Anonkoi kouté et y a laissé 56 morts en une seule nuit dont plusieurs femmes, des vieillards et des enfants tués puis brûlés. Tous ces actes qui ne sont qu’une liste lapidaire des atrocités commises par le Commando invisible, ont été perpétrés sous la protection des chars et avions de guerre de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI).
 
La même organisation, avec ses avions de guerre, a bombardé aux côtés de l’armée française, les positions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à Duekoué puis après avoir réussi à forcer les FDS à abandonner leurs positions, elle y a laissé les civils, notamment femmes et enfants, entre les mains de mercenaires et braconniers Dozo. Cela a donné plus de 1000 personnes égorgées ou brûlées vives en une seule journée et plusieurs autres exécutions sommaires dont le nombre dépasse de loin les 3 000 morts.
 
C’est encore cette même organisation, qui participa aux côtés des forces rebelles aux combats dans la commune dite pro-GBAGBO de Yopougon où les organisations de défense des droits de l’homme ont relaté les cas d’exécutions sommaires de plusieurs étudiants commises par les hommes de Ouattara.
 
Mieux, les chars de l’ONU et les avions de cette organisation ont participé aux bombardements de la résidence présidentielle de Cocody conduits de façon excessivement barbare par l’Armée Française. Jusqu’à ce jour, les corps de plusieurs centaines des jeunes élèves et étudiants amassés en bouclier humain autour de cette résidence, qui appartient à l’Etat de Côte d’Ivoire et qui a été présentée comme un Bunker privé de GBAGBO, tués par les bombes françaises et onusiennes, n’ont jamais été rendus à leurs familles. C’est en cherchant à comprendre où sont-ils passés que nous avons découverts récemment qu’ils ont été empilés dans deux conteneurs de 20 à 40 pieds puis transportés par l’Armée française vers une destination inconnue.
 
Alors nous disons, le propriétaire de la CPI, acteur et complices de massacres inqualifiables de civils en Côte d’Ivoire, nous donne des raisons de disqualifier la CPI. Premièrement parce que cette Cour reste un démembrement de l’ONU. Deuxièmement parce qu’elle reste un instrument de cette organisation pour parachever le travail inhumain et sans morale commencé en mars 2011 en Côte d’Ivoire.
 
D’autre part, une récente correspondance adressée à Soro Guillaume, chef de la Rébellion et homme de main de Ouattara Alassane, par Monsieur Ocampo, procureur de ladite cour ayant conduit les procédures illégales de transfèrement du Président GBAGBO à la CPI, pour le féliciter comme un ami qui connaît une promotion, alors que ce chef rebelle est manifestement impliqué dans des violations graves des droits humains en Côte d’Ivoire, finit par nous convaincre de l’existence de liens de complicité et de connexité étroits entre les juges de la CPI, fonctionnaires de l’ONU,  et le régime Ouattara qui ne cache pas au plan politique, ses liens étroits avec les accusateurs et juges de Laurent GBAGBO.
 
Il y a moins d’un mois, à Grand Bassam dans une commune sise à 40 Km d’Abidjan, le Colonel Katé, un officier de l’armée ivoirienne en exil et rentrant sur insistance de Soro Guillaume pour se mettre au service de la Côte d’Ivoire, a été attaqué à son hôtel par les soldats de l’ONUCI. Les 7 jeunes militaires qui l’accompagnaient ont été tués sur le champ et Colonel Katé, dont on ignore s’il est encore en vie, a pris une balle à l’abdomen qui l’a éventré et une autre balle à la poitrine.
 
A ce moment précis en Côte d’Ivoire, ce sont les soldats de l’ONU en Côte d’ivoire, ou des mercenaires portant les tenues, utilisant les véhicules et les armes de cette organisation qui assurent la sécurité et l’escorte de Ouattara, un des protagonistes de la crise ivoirienne dont l’armée, composée des rebelles des Forces Nouvelles, est citée nommément par les organisations de défense des droits humains comme auteur de plusieurs massacres de civils avant et après le 11 avril 2011 alors que Ouattara en exerçait le commandement officiel suite à un décret qu’il signa en mars 2011 alors qu’il était retranché à l’Hôtel du Golf.
 
Pour toutes ces raisons et afin que s’arrête définitivement l’arbitraire et le mépris de la morale dont fait preuve l’ONU et son instrument judiciaire, la CPI, dans la crise ivoirienne, le Président GBAGBO doit, aux première heures du 18 juin 2012, dire à la face du monde :
 
1.    qu’il n’accorde aucun crédit à la CPI comme une cour de justice indépendante, impartiale et juste ;

2.    qu’il considère la CPI comme le prolongement judiciaire de la guerre de soumission coloniale engagée par la France et ses alliés occidentaux contre lui et le peuple souverain de Côte d’Ivoire ;

3.    qu’il ne peut pas accepter de laisser perpétuer cette mascarade judiciaire engagée par l’Occident contre les Africains, sans réagir ;

4.    qu’il décide de ne plus jamais comparaître devant cette Cour de combine et d’instrumentalisation du droit international ;

5.    qu’il exige la création d’une Cour Pénale Spéciale Africaine pour connaître de tous les crimes réels ou supposés, commis en Côte d’Ivoire depuis son avènement au pouvoir en 2000 ;

6.    qu’accepter d’être jugé par la CPI, revient à se faire complice de cette justice d’intimidation, de diabolisation et d’insulte à l’Afrique qui est ainsi présentée à la face du monde comme un continent abritant des chefs criminels, dès lors que l’un quelconque de ses chefs ose dire non à une exigence déplacée de la France ou des USA ;

Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012

11:05http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6581


Comité Valmy : EN PARTANCE POUR BAMAKO - OUATTARA CHASSE PAR LES MALIENS.

Les chefs d’Etat de la Cedeao qui se rendaient hier au Mali ont essuyé hier la colère des populations qui ont tout simplement envahi le tarmac de l’aéroport de Bamako. La partie a tourné à l’humiliation pour Alassane Ouattara qui a dû sortir un joker pour sauver la face. Retour sur un ballet aérien sous-régional.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui se rendaient hier au Mali pour sommer la junte de se retirer du pouvoir ont dû rebrousser chemin. Ils se sont finalement donné rendez-vous à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, après que l’avion transportant le chef de l’Etat ivoirien, qui avait pénétré l’espace aérien malien, a été refoulé. Selon des témoins présents à Bamako, l’avion du président en exercice de la Cedeao a été contraint de faire demi-tour, les conditions sécuritaires pour atterrir n’étant pas réunies.

Le Burkinabè Blaise Compaoré, le Béninois Yayi Boni, la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, le Nigérien Issoufou Mahamadou et le ministre nigérian des Affaires étrangères, qui étaient eux aussi attendus à Bamako, pour tenter d’obtenir de la junte l’application du schéma de sortie de crise dicté par la France, seront eux également contraints de renoncer à ce voyage. Des centaines de Maliens indignés par les menaces de la Cedeao ont pris d’assaut, dès les premières heures de la journée, le tarmac de l’aéroport de Bamako.

Pour sauver la face, Ouattara décide d’une réunion d’urgence du panel à l’aéroport FHB d’Abidjan, à l’issue de laquelle l’option militaire est réaffirmée et des sanctions draconiennes visant à étouffer l’économie malienne prises. Des décisions qui rappellent en bien des points les sanctions prises contre le régime Gbagbo, où la Cedeao, l’Uemoa et les institutions bancaires sous-régionales comme la BCEAO, la BIDC et la BOAD deviennent des instruments pour soumettre les Etats membres.

Cet échec de la délégation de chefs d’Etat et de ministres de la sous-région est le signe de l’inexpérience du tout nouveau président en exercice de la Cedeao ; poste dont les autres chefs d’Etat ne voulaient pas. Pour avoir compris que c’était une coquille vide. Dans la réalité, le retour à l’ordre constitutionnel au Mali n’est pas une préoccupation pour Ouattara et ses quelques pairs de la Cedeao qui jouent les va-t-en-guerre. En militant pour l’avènement d’une transition dirigée par Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale dissoute par la junte, ces chefs d’Etat qui ne sont pas à leur premier acte cautionnent le renversement du président Amadou Toumami Touré.

A en juger d’ailleurs par le choix du médiateur, on comprend que c’est dans une aventure plus périlleuse qu’elle ne l’est aujourd’hui avec le coup d’Etat du 22 mars que la Cedeao - aux ordres de Paris - veut entrainer le Mali. Ces populations disent se rappeler les crises récentes en Guinée et en Côte d’Ivoire dont le chef de l’Etat burkinabè était médiateur. En Côte d’Ivoire, la partie a fini dans le sang, après que le médiateur a choisi son camp et a milité pour que le président Gbagbo soit bombardé, arrêté et transféré à La Haye. En Guinée voisine, le chef de la junte militaire a dû céder sa place à un de ses collaborateurs - après avoir échappé à la mort suite à une tentative d’assassinat. Fortement diminué, il vit aujourd’hui encore à Ouagadougou.

Pour toutes ces raisons, la déception est grande chez les Maliens qui ont envahi hier le tarmac de l’aéroport de Bamako, et qui scandaient des propos hostiles à Alassane Ouattara. « Les Maliens regrettent de t’avoir soutenu », « Nous n’avons pas de leçon à recevoir de toi », « Alassane Ouattara, comment es-tu arrivé au pouvoir en Côte d’Ivoire ? », etc. Les messages sur les écriteaux étaient assez évocateurs de la déception des Maliens qui apprennent à leurs dépens les réalités des connexions mafieuses et lobbies qui dirigent le monde.

Emmanuel Akani

Sources : LE NOUVEAU COURRIER - REGARDS CROISES : Le Blog de Fernand Dindé

dimanche 1er avril 2012,

Comité Valmy



Dossier

1-1 Source : Marc Micaë :11 avril 2011, une date mémorable de l’histoire de la Côte d‘Ivoire

Le lundi 11 avril, désormais une date qui ne passera pas inaperçu pour les ivoiriens, tout bord s’entend bien sûr. Il nous a suffit de constater l’engouement manifesté autour de cette date pour nous en convaincre..

Ce jour-là, 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est capturé, à l’issue de plusieurs jours de bombardements continus et soutenus de sa résidence, par les hélicoptères de la coalition armée, force Licorne-Onuci, puis conduit manu-militari au quartier général de son adversaire politique Alassane Ouattara. Là, il sera filmé, photographié comme une bête de foire et exhibé au monde entier tel un trophée de guerre !

Aujourd’hui, ses adversaires, interprètent ce jour comme la « victoire de la vérité ». Ses partisans quant à eux, le qualifie de « jour de la recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France ».

Au-delà de ces considérations de chapelles politiques, il faut tout de même reconnaître que cette arrestation du 11 avril est un tournant décisif dans la crise que vit la Côte d’Ivoire.

Un fait, dira t-on, à marquer d’une pierre blanche. L’une des premières conséquences a été la prise du pouvoir par Alassane Ouattara. Ce dernier, soutenant avoir remporté l’élection présidentielle de 2010, ne s’était-il pas calfeutré dans QG de campagne à l’hôtel du Golfe, attendant certainement que ses soutiens étrangers fassent le sale boulot ? C’est bien à partir de cette date que le nommé Alassane Ouattara, aura l’éffectivité du pouvoir, au sortir d’une violence d’un autre âge, au prix du sang de milliers de vies humaines. Du jamais vu, l’individu aura prêté, en l’espace de deux mois, à lui tout seul, deux serments pour devenir président ! Remarquons bien que jusque-là, aucune institution de la république n’avait daigné le suivre dans cette grossière aventure. De même, ni l’armée régulière, ni même les ivoiriens dans leur grande majorité, encore moins, le Conseil Constitutionnel, organe supérieur, chargé de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentiel, au regard de la Constitution de la république de Côte d’Ivoire.

Comment qualifier une telle manière d’accéder au pouvoir ? Disons-le tout net : ce n’est ni plus, ni moins qu’un coup d’Etat. Le deuxième du nom en Côte d’Ivoire, après celui du général Robert Gueï et de ses ‘’jeunes mutins’’. Contrairement à celui d’Alassane Ouattara, notons que celui de Robert Gueï a été décrit par l’ensemble des observateurs, comme s’étant déroulé « sans effusion de sang ». Notons aussi la grande explosion de joie des ivoiriens descendus nombreux dans les rues, qui s’en est suivie. Ce coup d’Etat perpétré par et pour Alassane Ouattara, aura plongé la Côte d’Ivoire dans un chaos sans précédent, à l’issue duquel, les ivoiriens continuent de porter le deuil. En effet, ce 11 avril marquera un tournant décisif dans la jeune histoire de ce pays.

Cette date est à commémorer. Fut-elle triste, tragique, voire honteuse, c’est tout de même un pan de notre histoire, l’histoire des ivoiriens. Cela est nécessaire, mieux, essentiel, pour se projeter dans l’avenir. Comme le dit si bien cet historien : « L’histoire est  la réponse à une question que pose au passé mystérieux, la curiosité, l’inquiétude (…) ».

Ainsi, ce 11 avril, Alassane Ouattara a accédé au pouvoir. Mais qu’a-t-il fait ou que fait-il de mieux ? A part ses nombreux voyages à travers le monde, laissant derrière lui un pays tout entier plongé dans la terreur et l’insécurité ; des ivoiriens exilés, désabusés, plus que jamais divisés et en proie à une lutte perdue d’avance contre la vie chère ; des fonctionnaires qui ne toucheront jamais leur pension de retraite, car certainement beaucoup parmi eux ne verront jamais ces 60 ans, pour une espérance de vie située en 50 et 55 ans ; l’impunité, la médiocrité au sein même du gouvernement ; les libertés individuelles confisquées ; la presse libre en danger…

C’est pourquoi nous, nous faisons fort d’inviter les ivoiriens qui s’interrogent quant à leur avenir et celui de leur pays. Des ivoiriens dépités dont certains restent là, à marmonner dans leurs salons, écumant quelques fois de rage et de colère, face à cette crise qui perdure. Nous voulons vous inviter tous, au recueillement, à tirer les leçons de ce douloureux épisode de notre histoire commune.

Par ailleurs, que retenir de ce scénario émouvant, duquel est sorti vivant (par la grâce de Dieu !), l’homme Laurent Gbagbo ? Tout simplement, une leçon de courage, d’abnégation, de sacrifice et de patriotisme, pour tous ceux qui se disent patriotes. Car, pour citer notre ami Malick Seck Noel, nous dirons : « là où tout le monde se serait enfui, Gbagbo est resté ». Debout Côte d’Ivoire !

Source : Marc Micaë

11 avril 2011

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=4755l


1-2 Alain BOUIKALO :   Où est donc votre victoire chers Ouattaristes?

Vive le 11 Avril 2011, Vive la France, Vive Sarkozy, vive le drapeau français, vive Ouattara, Vive Bédié !!!
Vous avez jubilé, arboré les images de la chute de Gbagbo.

Vous avez dansé au son de Tiken Jah, Afou Kéïta, Fadal Day, N’Guess Bon Sens à la place Inch Allah.

Vos militants ont tout dit sauf ce que la sagesse recommande, vos médias caporalisés ont joué leur partition (RdrTV, Rfi, France 24, Tv5, Onuci Fm).

Votre ambassadeur Jean Marc Simon a lu sa tirade désolante sur votre radio internationale, Rfi dans son édition de 06h30 Gmt (11 avril 2012).

 Nous avons vu jacques Chirac voler quelques forces à sa vieillesse pour aider Ouattara et le MPCI, nous avons aperçu De Villepin, puiser dans son nombrilisme, des galons de celui qui impose ses choix. Sarkozy de Nagy Bocsa s’est même éloigné du Yacht de son ami Bouygues pour filer une lettre à Youssouf Bakayoko et exiger  que celui qui a refusé d’être son Sganarelle (valet), cède le pouvoir à son ami, pour le bonheur du peuple. Nous avons vu, une certaine Salimata Porquet se vider de ses larmes lors d’un sommet de la Cedeao à Abuja. Ses larmes appelaient l’institution sous régionale à une intervention militaire en Côte d’Ivoire pour dit-elle, sauver la démocratie. Au nom du peuple! Vos supers Sganarelles qui peuplent la Cedeao, ont abandonné leurs pays et installé leurs quartiers à Abidjan, toujours, au nom du peuple!

Vous avez fait sortir la grande artillerie, plus puissante que celle que vous avez eu la gentillesse de déployer dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002. Vous avez enduit vos muscles de beurre de karité et copieusement, vous avez bombardé la résidence du chef de l’état. Ce Chef a résisté, comme l’a fait Salvador Allende retranché dans le palais de la Moneda, sous le feu des bombes de putschistes. Vous l’avez capturé et livré à Ouattara comme un esclave jeté aux pieds de son maître. Tout cela au nom du peuple qui ne se savait pas tant aimer. Pour le peuple, vous avez tué, cautionné des assassinats, déglingué la société dans son entièreté, brisé les alliances ethniques consubstantielles avec l’histoire de la Côte d’Ivoire. Vous avez fait des institutions de la république, le réceptacle de tout ce que la morale républicaine rejette. En véritables deus ex machina, vous avez libéré la Côte d’Ivoire comme vous le prétendez.

Vous avez fait tout cela mais vous avez oublié de dire au peuple ce qu’il a gagné. Chers sauveurs, qu’a gagnés le peuple ivoirien? Nous entendons le peuple gémir de toutes parts, il gémit plus qu’il ne l’a fait hier. Il vous regarde les yeux larmoyants vous posant inlassablement la question suivante : «  qu’avez-vous fait pour moi?». Surtout, ne lui répondez pas qu’il a conquis la démocratie. Il vous regardera droit dans les yeux et vous dira : « Messieurs, retournez en Corée des Nord.»

De façon classique, l’alternance vise à offrir un mieux être à la population. Lorsqu’on s’écarte des règles classiques et que, dans le sang, on provoque l’alternance avant terme, le bien être du peuple devient plus qu’un devoir. Nous ne pouvons pas soupçonner votre bonne foi au regard des moyens humains, logistiques et financiers déployés pendant plus de 10 ans pour défaire un régime, à l’évidence, mal aimé. Le constat laisse pantois. Entre les rêves des bombes et les besoins du peuple ivoirien, c’est le jour et la nuit. Vous n’arrivez pas, en dépit de votre combat implacable pour le pouvoir, à donner au peuple un balbutiement de joie.  Nous pensions qu’il y aurait une unité de vue entre vous et votre peuple bien aimé, pourtant bien tué comme pour nous rappeler le meurtre de Nolivé, l’épouse de Shaka Zulu. Nous nous attendions à une symbiose qui projetterait l’opposition dans les bras de l’oubli. Mais hélas, mille fois hélas ! Vous êtes l’ombre de vous-même, enfermés dans vos tours d’ivoire, vous nourrissez allègrement vos enfants que sont : la justice des vainqueurs, les mesures anti sociales, le rattrapage ethnique, la terreur, l’insécurité, la médiocrité économique. La condition actuelle du peuple ne vous fait pas perdre le nord. Tous, vous êtes convaincus d’être dans le juste, le bon, et le merveilleux. Vous disposez d’énormes ressources qui peuvent vous aider à acquérir à vil prix l’adhésion populaire. Vos pensez encore à tous ses pas de danse affolés livrés aux yeux du réconciliateur, ces clubs d’amis de « rattrapés » qui scandent a vos oreilles que le pays est réconcilié, ces scribes, qui, pour justifier leur incompétences affirment que le pays va bien. Vous regardez, vos militants affamés, cacher leurs peines derrières des panégyriques flatteurs. Au fond, le peuple ivoirien est tout malheureux. Malheureux d’avoir perdu un pays, un mieux être.

Si le peuple pour qui vous avez épuisé votre énergie pendant plus de 10 ans, ne sait même pas ce que vous faites de lui, alors, où est donc votre victoire ? Si le peuple que vous aimez à mourir, souffre plus sous votre règne que sous celui des pires tyrans de l’histoire, où est donc votre victoire? Si la pauvre Côte d’Ivoire s’offre le luxe insolent d’être classée parmi les pays non démocratiques d’Afrique,  où est donc votre victoire Messieurs? Si s’offrir deux repas par jour, se soigner facilement, scolariser sa progéniture, trouver un emploi relèvent aujourd’hui d’une exception, alors messieurs dites-nous, où est donc votre victoire?
Merci de nous répondre

Les Pamphlets d’Alain BOUIKALO
Juriste-consultant
bouikhalaud10@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2239-ou-est...


1-3  COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

L'UMP, parti de Nicolas Sarkozy, actuellement dirigé par Jean-François Copé a signé samedi 14 avril à Paris un accord de partenariat avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Cette signature est intervenue dans le cadre d'une manifestation intitulée "La France avec les printemps africains", en présence de divers représentants et personnalités, comme Mahmoud Saleh, représentant le nouveau président sénégalais Macky Sall, les anciens Premiers ministres guinéens Cellou Dallein Diallo, Sydia Touré et Lansana Kouyaté ...

De quels printemps africains est-il question ici? Du coup d'État, certes printanier, réalisé en Côte d'Ivoire par la France afin d'y installer le futur président de la Cédéao Ouattara le 11 avril 2011 ? Des réélections dans des fauteuils (parfois presque roulants) de toutes les vieilles barbes de la Françafrique à part Wade (Déby, Compaoré, Sassou)? Du récent coup d'État au Mali ? De celui, encore plus récent, en Guinée Bissau?

Les printemps africains, c'est-quoi-c'est-où-c'est-quand-c'est comment (comment)?

Comment le président Guinéen Alpha Condé (tenu pour un chanteur de reggae par Alexandre Adler) doit-il interpréter l'invitation faite à son principal opposant Dallein Diallo 

Jean-François Copé, l'homme qui ignorait le sens de l'expression "conflit d'intérêts", a paraphé cet accord "de coopération et d'amitié" avec son homologue ivoirien, Amadou Soumahoro et déclaré "Les putschs militaires n'ont plus d'avenir" Au lendemain de la Guinée Bissau et quelques mois seulement après la tentative par balles sur le palais du même Alpha Condé à Conakry, la formule n'était-elle pas superfétatoire ? Au regard du rôle, une fois encore, pénible attribué à la France dans la crise malienne, était-il judicieux d'assurer : "L'échec très rapide du putsch lamentable au Mali ne fait que renforcer ma conviction. Ce type d'opération est condamné par avance" ? Pour JFC, "la nouvelle politique africaine de la France, c'est Nicolas Sarkozy qui la conduit" alors que "la Françafrique, celle de 'Papa m'a dit', c'est celle du PS et de son candidat", François Hollande. Amen.

Il est un point sur lequel aucun journaliste présent n'a manifestement songé à questionner l'ami Copé, ce sont les propos, les menaces même, proférées régulièrement, et encore il y a quelques jours par M.Soumahoro à l'encontre du parti de Laurent Gbagbo : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du Fpi qui s’attaqueront au PrésidentAlassane (Dramane Ouattara). Nous n’allons plus accepter les arrogances du Fpi. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »

Lorsque la polémique éclatera, Soumahoro reculera en prétextant avoir en fait voulu parler de "cimetière politique". Avant de se lancer dans une nouvelle furieuse diatribe contre les journalistes cette fois... À une semaine du premier tour de la présidentielle française, quoi de plus rassurant : le Secrétaire général de l'UMP signe un partenariat avec un homme qui menace de mort les opposants politiques et se moque du tiers comme du quart de la liberté de la presse ! 

PS : On murmure aussi ici et là que cette manifestation n'aurait en fait eu pour fonction que de contrer médiatiquement le Congrès du Mouvement des Africains de France, initié par Calixthe Beyala le même jour... cela expliquerait peut-être l'étonnante présence au milieu des Ouattaristes d'un ancien très bien vu sous Gbagbo, l'actuel Délégué interministériel à l'égalité des chances pour les Français de l'Outre-mer, Claudy Siar...

Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 11:05

Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 COMMEMORATION DU 11 AVRIL 2011: Déclaration des Ivoiriens vivant en exil.

Souvenons-nous ! Onze avril 2011 – 11 avril 2012. Voilà un an que l’incroyable s’est produit : le Président Laurent Gbagbo, démocratiquement élu par son peuple et régulièrement investi par le Conseil Constitutionnel ivoirien, est renversé par un coup d’Etat menée par l’armée française appuyée par les soldats de l’ONU, pour installer Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Capturé à sa résidence par les éléments des forces spéciales françaises, le Président (déchu) est aussitôt  remis à son adversaire Alassane Ouattara. Il sera déporté, comme son épouse, son fils et plus d’une centaine de ses collaborateurs, dans le Nord du pays avant d’être transféré seul à la prison de la  Cour Pénale Internationale à La Haye.

Pour commémorer ce triste et honteux épisode de l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, la communauté des Ivoiriennes et Ivoiriens vivant en exil a décidé de se rassembler pour se souvenir ensemble, dans le silence, dans la douleur et le recueillement.

A l’occasion de cette première commémoration, les exilés ivoiriens tiennent d’abord à rappeler les graves crimes, exactions et violences injustes commis en Côte d’Ivoire et dont le Président Gbagbo, sa famille, ses  collaborateurs, la population civile, les jeunes patriotes ivoiriens et africains épris de liberté ont été les victimes dans cette crise. Ils tiennent ensuite à donner leur analyse de cette longue escalade d’actes de violence inédits qui ont culminé dans la guerre de mars-avril 2011. Ils se proposent enfin d’indiquer leur position sur les perspectives et conditions d’une sortie de crise par une vraie réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

 I – Les faits

La crise ivoirienne a montré très clairement que Monsieur Ouattara et son parti, le Rassemblement Des Républicains (RDR) ont institué la violence dans le jeu politique ivoirien. Depuis longtemps ce parti et son Mentor, ont fait du recours systématique aux coups d’Etat et à la violence leurs principaux moyens de conquête et d’exercice du pouvoir. On peut citer l’irruption sur la scène politique des loubards avec à leur tête Hamed Bakayoko, actuel ministre de l’intérieur, dès après la nomination de Ouattara comme Premier ministre d’Houphouët en 1990 ;  l’apparition quelques années plus tard des Dozos, cette force paramilitaire mystico-fétichiste aujourd’hui présente au sein des forces pro-Ouattara et, surtout, le coup d’Etat militaire menée par des militaires proches de Ouattara, dont son ancien garde de corps, qui a renversé le régime de Henri Konan Bédié en 1999 et installé le Général Robert Guéï au pouvoir.

Cette utilisation de la violence est montée en intensité contre la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens et le Président Laurent Gbagbo à partir de 2000 à travers notamment, les violentes marches de protestation du RDR des 4 et 5 décembre 2000  et la tentative avortée du coup de force des 7 et 8 janvier 2001, perpétré par des soldats déserteurs pro-Ouattara.  Ces deux moments de violence ont causé d’importantes destructions de biens publics et plus de 200 victimes civiles et militaires. Cette escalade de la violence politique a  donné au parti de Monsieur Ouattara un goût prononcé pour la méthode des assassinats de hautes personnalités de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, comme moyen pour atteindre ses fins : l’exécution atroce du ministre de l’intérieur Désiré Tagro dans la journée fatidique du 11 avril 2011, nous rappelle celle de son malheureux prédécesseur, le ministre d’Etat Emile Boga Doudou, au petit matin de cette nuit tragique du 18 au 19 septembre 2002.

Nous gardons encore aujourd’hui dans le souvenir de nos mémoires traumatisées les scènes d’horreur des innombrables exactions et des crimes odieux commis à la fois par les FRCI de monsieur Ouattara et les soldats de la force française Licorne sur les populations civiles sans défense et sur les jeunes patriotes qualifiés souvent à tort pour justifier le crime, de « miliciens pro-Gbagbo » dans tous les quartiers d’Abidjan et singulièrement à Yopougon et à Cocody. Dans le palais présidentiel appelé pour la cause « le Bunker de Gbagbo »  comme sur le campus universitaire de Cocody, ce sont plusieurs centaines de jeunes aux mains nues qui ont été atrocement tués sous les bombardements des hélicoptères français et onusiens.

Comment garder sous silence la réalité du génocide Wê qui a cours sous nos yeux dans l’ouest de notre pays et dont le martyre des 800 civils massacrés par les forces pro-Ouattara à Duékoué n’est que la partie visible ?

En réalité le nombre total de morts causés par la crise post électorale dépasse de loin le chiffre officiel de 3000 victimes avancé par les médias internationaux : il est plus raisonnable de le situer entre 9000 à 10000 morts. Mais la longue liste des crimes à l’actif du régime Ouattara ne s’arrête pas là ! Il faut encore y ajouter les expropriations arbitraires des personnes soupçonnées d’avoir soutenu la campagne du président déchu ; les arrestations et poursuites engagées contre les militants connus et électeurs supposés de LMP et du FPI ; les déportations et emprisonnement des collaborateurs du président Laurent Gbagbo dont le professeur Aké N’Gbo, son premier ministre sortant et Affi N’Guessan, son ancien premier ministre et président du FPI. Il y a enfin la mise à sac systématique de l’appareil d’Etat perpétrée par les FRCI, qui ont organisé le pillage des banques, la destruction incompréhensible des services de l’administration et des biens publics, meubles, immeubles et équipements divers !

II – Notre analyse.

Les exilés Ivoiriens, et ils ne sont pas les seuls, notent :

1 - que malgré tous ces crimes et préjudices, le pouvoir Ouattara qui avait promis une Démocratie inclusive et un redressement économique rapide du pays, ne parvient pas à rétablir ni la sécurité publique, ni la confiance des opérateurs économiques, ni un climat politique propice à la réconciliation nationale. La doctrine du « rattrapage ethnique » et son cortège de nominations arbitraires, de licenciements abusifs, l’aggravation du chômage, l’augmentation du coût de la vie, etc. tout cela génère encore plus de pauvreté et de détresse sociale dans le pays;

 2 - L’acharnement obstiné du régime Ouattara à déporter, à embastiller, à pourchasser et traquer ses adversaires politiques par tous les moyens (Gels des avoirs, confiscations de patrimoines privés, mandats d’arrêts internationaux délivrés à tout vent etc.) dénote une gouvernance d’un autre âge ! De mémoire d’homme politique, jamais depuis le procès de Nuremberg, un régime dit « d’alternance démocratique » n’a marqué autant d’acharnement et pratiqué une « justice des vainqueurs » instrumentalisée, en pourchassant ses adversaires politiques, jusque dans leurs derniers retranchements en exil, en allant jusqu’à les priver de moyens d’existence, de moyens de scolariser leurs enfants et pour tout dire, en déniant leurs droits élémentaires à la vie et en les menaçant dans leur intégrité physique.

Les dirigeants politiques du FPI n’ont pourtant jamais produit, faut-il le rappeler, une idéologie dangereuse pour la paix mondiale, comme le laissent supposer tous ces mandats d’arrêts internationaux destinés à les traquer. Bien plus ils ont toujours siégé avec les partisans de messieurs Alassane Ouattara et Konan Bédié dans les différents gouvernements du président Laurent Gbagbo, dont Seydou Diarra du RDR, Charles Banny du PDCI et Guillaume Soro de la rébellion ont été successivement les Premiers ministres. Au demeurant il est de notoriété publique que les auteurs  et inspirateurs du concept de « l’ivoirité » dont on tente vainement de faire endosser la responsabilité aux dirigeants du FPI, participent à l’heure actuelle au gouvernement de monsieur Alassane Ouattara à Abidjan.

A quoi répond donc l’obsession du pouvoir Ouattara à liquider radicalement les dirigeants du FPI et de LMP, sinon à une forme de délire politique proche de la paranoïa ?

III – Notre position :

Les Ivoiriennes et Ivoiriens vivant en exil, les militants, sympathisants et dirigeants du FPI et de LMP, le peuple et les patriotes ivoiriens portent toujours le deuil de la déportation du Président Laurent Gbagbo, le deuil de leurs camarades de lutte décédés en exil, le deuil de tous les civils et militaires Ivoiriens morts pour la patrie dans la guerre injuste faite à la Côte d’Ivoire pour installer Alassane Ouattara.

Par-delà la douleur et le profond sentiment d’injustice, nés des événements d’avril 2011, et alimentés par l’impunité totale dont bénéficient les forces pro-Ouattara, ils se déclarent cependant prêts à œuvrer pour le redressement de la Côte d’Ivoire et pour la réconciliation nationale.  Il revient toutefois au nouveau pouvoir, de réunir les conditions d’un dialogue politique véritablement inclusif et constructeur ; conditions sans lesquelles aucune perspective d’avenir ni pour notre pays ni pour la paix en Afrique de l’ouest n’est envisageable.

En conséquence, nous exigeons :

- la libération immédiate et sans condition de nos collègues et camarades de lutte déportés et embastillés ;

-le rétablissement sans délai de la sécurité publique, des droits fondamentaux et libertés démocratiques pour tous ;

-la dissolution des FRCI et la restauration des forces armées régulières de Côte d’Ivoire dans leur fonction régalienne, en attendant la construction de nouvelles forces armées nationales et républicaines en Côte d’Ivoire ;

-la restitution des domiciles occupés, des patrimoines confisqués et le déblocage des avoirs et des biens gelés ; 

-la suspension des mandats d’arrêts internationaux et des différentes poursuites engagées dans la logique d’une justice des vainqueurs en attendant la réhabilitation d’une justice véritablement républicaine dans notre pays. 

 Fait ce jour, 11 Avril 2012

 Pour la Coordination des Ivoiriens en Exil

Le Porte parole Dr Assoa Adoul

Source : Coordination des Ivoiriens en Exil


2-2 Fernand As : Un anseulement, mais déjà trop de mauvais souvenirs 

Un an seulement, mais déjà trop de mauvais souvenirs  Je ne raconterai rien concernant cette période,  rien que d’y penser, ma colère s'accroit...Le simple fait de me souvenir me met hors de sens!

Libres comme l’air, et  prenant du bon temps, ceux qui ont agressé ma patrie sont devant moi et se la coulent douce : Quel sentiment voulez-vous que j’éprouve  pour cet anniversaire, pour  cette date commémorative ?  Pour eux, je ne suis qu’une bestiole dont on de moque, une parmi d’autres bestioles dont ils disent « c’en est fini pour eux ! »

Pour s’exprimer aujourd’hui, Il y a des voix plus autorisées que la mienne: Mon chef, mon Leader, ce père de famille, cet homme bon et intègre a subi des choses atroces, ainsi que sa famille et tous ses collaborateurs.

Je ne peux plus voir ces images, je refuse de revoir ces scènes, cette vidéo qui circule sur internet, destinée à la télé française et qui véhicule les scènes atroces des bombardements et de l’arrestation infamante  du représentant légitime de mon pays, avec, gravé dans l’image la marque de la chaine de télé, le sceau du colon agresseur !

Nous, sympathisants de SEM Laurent Gbagbo, appelés abusivement« jeunes » patriotes, nous avons été  lâchement assassinés comme des bêtes !…

Je suis un patriote,  un point, c’est tout ! Et je ne peux pas me réjouir en ce jour !  Laissez-moi prendre mon élan pour donner ma réponse, la réponse appropriée !!!

Je ressens une vive douleur dans la poitrine, une grande irritation parcourt mon être, un tremblement violent secoue ma tête, j’écume de rage !

Aujourd’hui  tout ce qui m’anime, c’est ce qui se rapproche de la révolution ! Je suis un révolté ! Seul je ne pourrai rien, mais je suis prêt à faire de l’auto-stop, pour rejoindre le véhicule de la révolution permanente !

Camarade Hassane Magued, permets-moi de t’appeler « camarade » car tu transcris les émotions de mon âme, ce que je veux dire, ce que je veux faire! En ce jour, Camarade de la Révolution Permanente, je voudrais te saluer pour cette flamme que tu continues d’entretenir en moi. Assurément, j’embarquerai à bord du train de la révolution, je me joindrai à toi pour apprendre plus ! Je n’attends que ce jour…

Excusez-moi, vous qui me lisez, je ne veux pas de pardon, ni une intervention visant à calmer ma douleur, ma colère

Je ne vous parlerai pas de l'humiliation subie par mon pays  .Je me suis fixé une date pour la raconter : ce jour-là, j'aurai défait cette coalition de malfaiteurs et après avoir rendu grâce au Seigneur Jésus pour la liberté et la délivrance qu'Il m'aura accordées, je parlerai....

Je loue continuellement le Seigneur de ce qu’IL me protège quotidiennement!  Parce que ce jour-là, en le racontant, je m’arrêterai sur la victoire éphémère de ce pouvoir frileux, moribond et destructeur.

Oui ce lundi 11 Avril 2011…reste pour la  Côte d’Ivoire digne, une date sombre !  Depuis cette date, les dignes filles et fils de Côte d’Ivoire n’ont jamais cessé de regarder leur mère Patrie avec les larmes aux yeux, en proie aux pires déchirements depuis que leur pays, terre d’accueil pour tout être humain recherchant une terre d’hospitalité, gémit sous la botte de l’occupation étrangère.

Je vois mes frères, mes sœurs, mes amis et mes compatriotes, empêchés d’ouvrir la bouche pour dénoncer  l’injustice qu’ils subissent à grande échelle avec la complicité de la fameuse dame communauté internationale, cette mafia réduite aux pays qui nous agressent.

Tous se rétractent ou se taisent, scrutant l’horizon pour percevoir une lueur d’espoir.  Tout est sombre autour d’eux !

Oui le lundi 11 Avril 2012 marque la date où la Côte d’Ivoire culturelle a pris rendez-vous avec la mort. Les Artistes comédiens et écrivains ne pouvant même plus désormais dénoncer les dérives de ce régime totalitaire par des pièces et des œuvres satiriques. Où est l’artiste engagé aujourd’hui ? Où sont même les pseudos artistes engagés, qui faisaient  leurs choux gras des mensonges concoctés par la nébuleuse et leurs collabos ?  Lago Paulin, Billy Billy, N’guess bon sens, Gbi de fer et consorts …complétez la liste !

Oui le lundi 11 Avril 2011 c’est aussi le jour de l’apparition de la traîtrise,  le jour où la traîtrise prit forme humaine avec des noms précis dans nos rangs : Elie Halasou, charles Koffi Dibi, un certain Nombélanssini de la BNI , Mamadou Koulibaly  qui adoptera le 11 de chaque mois pour commémorer la date de  de la création de son parti LiDeR etc.

Le lundi 11 Avril 2011 c’est aussi la date à partir de laquelle, mon pays enregistrera encore des morts en cascade, d’ouest en est, en passant par le sud.

En ce jour, que pourrais-je dire de plus, chers camarades de la résistance….

Fernand As

Lundi 11 Avril 2011...Mercredi 11 Avril 2012

 http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/.html


2-3 Gilles Naismon : Les forces pro-Ouattara engagent une traque aux jeunes.

Le voyage d’Alassane Ouattara à l’ouest de la Côte d’Ivoire est une occasion de pénitence pour des jeunes soupçonnés d’être des miliciens ou des pro-Gbagbo par les partisans du numéro un ivoirien
Dans le courant de la semaine du 2 au 8 avril dernier, Glaho Noël, connu sous le pseudonyme de Bolo, arrivé dans la ville de Duékoué pour une course personnelle, a été repéré par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) en tenues civiles et des militants du Rassemblement des républicains (Rdr) comme un milicien en reconnaissance des lieux avant l’arrivée d’Alassane Ouattara. Il a été arrêté, sauvagement bastonné, enlevé et retrouvé mort les heures qui ont suivi. A 42 ans, Glao Noël, originaire de Fengolo (7Km de Duékoué), laisse derrière lui une femme et 4 enfants.
Cette tragédie qui s’est produite au grand jour, en pleine ville, révèle la face visible de la traque dont sont victimes depuis quelques semaines de nombreux jeunes de l’ouest, notamment dans le Gémon et le Moyen-Cavally, en prélude à l’arrivée d’Alassane Ouattara. Les villages et campements enregistrent en effet des patrouilles de Frci et chasseurs traditionnels Dozos à la recherche de «miliciens» ou de jeunes soupçonnés être des pro-Gbagbo. Ils prétendent sécuriser la venue d’Alassane Ouattara dans une région qu’ils estiment lui être encore hostile.
Une source proche des personnes victimes de traque indique que la nouvelle députée Rdr, Touré Flanizana, a été saisie de cette situation mais jusqu’à présent c’est le statu qup. La situation est telle que les ressortissants de l’ouest, les wê plus particulièrement, vivant en ville craignent de s’aventurer dans leur région ces jours-ci. «Il suffit qu’un jeune arrive de la ville et il est très vite assimilé à un milicien venu préparer les jeunes à une éventuelle attaque contre Alassane Ouattara qui se prépare à venir à l’ouest», révèle Joseph B., qui s’apprêtait à se rendre au chevet de son père gravement malade à Duékoué. Des témoins sur place craignent que la région replonge à nouveau dans un cycle de violence,  comme cela a été le cas à Guitrozon et Petit Duekoué en 2005 et Carrefour en 2010, au moment où quelques rares populations, ayant pris leur courage à deux mains, retournent dans leurs quartiers et villages afin de réapprendre à vivre.
Gilles Naismon

08-04

http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6551


08/04/2012

n°28 -07-04 - Dossier de Côte d’Ivoire - Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales.



Dossier de Côte d’Ivoire (fin)

n°28                             07-04

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                            http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 KOBAZEYRET Laurent : Sarkozy, le véritable coupable des crimes de la guerre en Côte d’Ivoire.

3-2 KOBAZEYRET Lauren :  Sarkozy, Un bilan Africain dramatique .

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

4-1Dedy Sery :Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 KOBAZEYRET Laurent : Sarkozy: le véritable coupable des crimes de la guerre en Côte d’Ivoire.

Onze mois après la prise d’Abidjan par l’armée française, les soldats de l’ONU accompagnés de mercenaires de la sous-région ouest-africaine recrutés par Ouattara sur ordre de Sarkozy, un certain nombre d’interrogations restent apparemment sans réponse. Au nombre de celles-ci, il convient de relever la responsabilité des tueries qui ont coûté à la Côte d’Ivoire, au moins 3 000 âmes innocentes.

Une certaine opinion s’acharne avec beaucoup de tintamarres à tenir Laurent Gbagbo pour responsable. C’est la position du couple Ouattara-Sarkozy. Cela n’est pas surprenant dans la mesure où ces « garnements » sont tous mouillés dans l’affaire. Il est souhaitable d’entendre des voix indépendantes. Mais la France et l’ONU mettent tous leurs moyens colossaux en œuvre pour que l’opinion publique n’accède pas à la vérité. C’est dans le cadre de la quête de cette vérité que cette contribution à la compréhension de cet important épisode de l’histoire de la Côte d’Ivoire est présentée. Sans à priori, il faut se laisser simplement guider par le bon sens le plus élémentaire.

 

A l’issue du second tour de l’élection présidentielle de Novembre 2010, le Secrétaire Général de l’ONU et la France décident, en contradiction avec les résolutions de l’ONU et la constitution ivoirienne que Dramane Ouattara est le Chef de l’Etat alors que le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, en conformité avec les prérogatives qui lui sont reconnues, proclame Laurent Gbagbo élu Président, au vu des résultats.

Ainsi, la Côte d’Ivoire a-t-elle deux dirigeants. C’est inacceptable et il fallait régler cette situation le plus tôt possible.

Chaque candidat fait alors des propositions de sortie de crise.

Pendant que Ouattara, toujours partisan indécrottable de la violence, demande à ses parrains français et américains d’intervenir militairement pour chasser Gbagbo du pouvoir, ce dernier, partant du principe que c’est seul le nombre de bulletins de vote qui confère la qualité d’élu à un candidat, demande plutôt sagement le recomptage des voix, comme appliqué aux USA en2000 et même en Haïti en 2010.

A l’analyse, la proposition du Président élu était idéale dans la mesure où chacune des cinq parties avait reçu un exemplaire des procès verbaux (P V) signés des présidents des bureaux de vote. Il s’agissait de la CEI, de l’ONUCI, du Conseil Constitutionnel, du camp GBABGO, du camp OUATTARA.

Chacun devrait apporter simplement les PV en sa possession pour une banale confrontation des résultats.

 

Contre toute attente, le coréen BAN KI MOON, Secrétaire Général de l’ONU, obéissant aux injonctions de Sarkozy pour obtenir le soutien de ce dernier à sa réélection, monte au créneau pour déclarer solennellement à la tribune de l’Union Africaine en Ethiopie que ce serait injuste de recompter les voies. Ce mensonge édifie suffisamment sur les raisons pour lesquelles la Corée n’est pas encore réunifiée.

Le coréen qui n’est pas prophète chez lui a montré qu’il ne l’est pas non plus en Côte d’Ivoire. L’action des deux coréens de l’ONU, Ban Ki Moon et son compatriote Choï, son représentant en Côte d’Ivoire, n’a fait qu’aggraver la crise dans ce pays, contrairement au tissu de mensonges du sieur Sarkozy qui prétendait avoir sauvé la Côte d’Ivoire d’une hécatombe. Les actions du Président français n’ont fait qu’amplifier dangereusement cette crise.

En effet, la France sarkozienne a, pour chasser Gbagbo du pouvoir, posé de nombreux actes ignobles. Elle a fait envahir, par des loubards sous protection de la police française, les locaux de la représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire en France pour offrir ces locaux au représentant de Ouattara.

Après avoir limogé le gouverneur ivoirien de la BCEAO, la France a fermé sans préavis les filiales des banques étrangères installées en Côte d’Ivoire pour tenter, sans succès, d’asphyxier financièrement le régime du Président GBAGBO.

Non contente de l’embargo sur les armes décrété contre le gouvernement ivoirien (dans les faits, la rébellion a continué de se faire approvisionner par le Burkina Faso, la Licorne et l’ONUCI), la France impose un embargo sur tous les produits à destination de la Côte d’Ivoire y compris les médicaments occasionnant ainsi parmi les malades de nombreux morts. Cet embargo sur les produits pharmaceutiques est contraire à la morale humanitaire et humaniste, en période de guerre mais a été tout de même imposé à la Côte d’Ivoire sans la moindre réaction de l’OMS qui, malgré la mobilisation et l’interpellation des médecins ivoiriens est restée de marbre.

Pendant la guerre post-électorale qu’elle a planifiée et organisée bien avant les élections, la France de Sarkozy a convoyé les rebelles, les mercenaires de la sous-région sur les différents fronts. Elle a bombardé à l’aide des hélicoptères et avions de guerre l’armée restée fidèle au Président Gbagbo. Pire, à la résidence du Chef de l’Etat, elle a massacré en présence de l’Ambassadeur de France des milliers de jeunes ivoiriens aux mains nues ; le dessein réel de la France était d’assassiner le Président ivoirien et tous les patriotes ivoiriens qui s’opposaient à son plan diabolique de reconquête de ce pays.

A ces moments précis, les ivoiriens ont craint une fin tragique de leur Président comme ce fut le cas de LUMUMBA, d’ALLENDE, de SANKARA, de NYOMBE, etc. ces grands patriotes tombés sous les balles assassines des impérialistes.

Selon les médias français, à la solde de Sarkozy, la guerre post-électorale aurait coûté à la Côte d’Ivoire au moins  3 000 morts. Quelle horreur !

Au vu de ce qui précède, le locataire de L’Elysée est fortement coupable de crimes dans la guerre ivoirienne, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et donc passible de poursuites judiciaires devant la Cour Pénale Internationale au même titre que les criminels ivoiriens de Ouattara et Sarkozy. En effet, tout s’est préparé sous les ordres du Président français, mais la laideur de ses actes l’a amené à les faire endosser dans la forme par les organisations internationales (CEDEAO, UA, UE, ONU, etc). Sinon, objectivement quel intérêt l’Irlande ou le Brésil qui sont aussi membres de la Communauté Internationale auraient à bombarder la Côte d’Ivoire et la Libye ou à menacer des pays comme le Zimbabwe, la Syrie ou l’Iran ?

En fait, tous les pays sous-développés sont dans l’œil du cyclone dès lors qu’ils possèdent des richesses qui intéressent les économies des pays développés impérialistes et qu’ils sont dirigés par des démocrates qui les empêchent de piller les ressources nationales. Pour s’accaparer ces richesses, ces Chefs d’Etat voraces inventeront des arguments massues contre ces patriotes-démocrates à qui ils collent pour les besoins de la cause le qualificatif de dictateurs- fous et ce, avec l’aide de leurs médias internationaux habitués aux discours haineux, aux mensonges et à la délation. Ils accusent injustement ces dignes dirigeants, après mille et un montages grossiers, de tirer sur des femmes au marché ou sur des civils porteurs de kalachnikov au cours de manifestations dites pacifiques comme en Côte d’Ivoire, en Lybie et en Syrie.

La quintessence de ce qui précède montre que ceux qui ont décidé d’un règlement militaire de la question ivoirienne sont les seuls coupables du massacre de plusieurs milliers d’ivoiriens alors que le recomptage des voies n’aurait coûté à la Côte d’Ivoire que quelques tasses du bon café de Côte d’Ivoire pour agrémenter les séances de travail.

Dans ce contexte mondial de lutte contre l’impunité, il serait indiqué que le peuple français retire son suffrage à Sarkozy pour qu’enfin toute la lumière soit faite dans toutes ces affaires qui ne touchent, de façon louche, que des proches de Sarkozy- Président, alors que ce dernier pourrait être le véritable commanditaire de tous ces délits et crimes.

Dans cette guerre livrée à la Côte d’Ivoire par la France, depuis 2002, si Chirac est indéniablement le criminel des actions de l’armée française en Novembre 2004, Sarkozy est sûrement coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour sa barbarie, ses atrocités et tueries massives commises en Côte d’Ivoire pendant la guerre post-électorale. On comprend alors difficilement la tristesse qui envahit Sarkozy pour ces 4 morts français victimes de l’homme au scooter contre sa grande joie d’installer son filleul Ouattara en Côte d’Ivoire au prix de 3000 morts ivoiriens dont de nombreux jeunes et étudiants.

Vivement que les enquêtes de la CPI s’ouvrent sur ces massacres de Sarkozy en Côte d’Ivoire aboutissent afin qu’il soit condamné comme le criminel de guerre Thomas LUBANGA ; sinon, la CPI ferait preuve d’une injustice criarde et de racisme avéré. Elle attesterait alors qu’elle est un instrument d’assujettissement des pays africains par les pays développés.

Sarkozy, le véritable coupable des crimes en Côte d’Ivoire doit-il resté en liberté ?

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7006


1-2 KOBAZEYRET Lauren : Sarkozy, Un bilan Africain dramatique.

Depuis les indépendances, les pays africains ont toujours plus ou moins été contraints d’avoir des relations étroites avec l’ex-puissance colonisatrice. Pour arriver à leurs fins, c'est-à-dire mieux assujettir les états africains et piller allègrement leurs richesses, les Présidents français ont mis en place un réseau mafieux appelé officieusement Françafrique. Par ce réseau, la France a toujours imposé sa politique et ses hommes aux pays africains. C’est ainsi que, face au nationalisme de Sankara, la France de Mitterrand a fait tuer ce jeune patriote pour imposer aux burkinabés, son ami d’enfance Compaoré.

Depuis bientôt cinq ans, Sarkozy a pris les rennes du pouvoir français. S’il est vrai qu’il a été élu par les français pour défendre les intérêts de cette puissance impérialiste, interrogeons-nous sur les actes qu’il a posés en Afrique.

Au plan politique, sa première visite en Afrique s’est effectuée à Dakar, l’ex-capitale de l’AOF, comme pour signifier son attachement à une plus violente néo colonisation inspirée du nazisme, surtout qu’il y déclara que « l’Afrique n’était pas suffisamment entrée dans l’histoire ». Il faisait ainsi étalage d’une méconnaissance totale de ce continent et surtout de la farouche résistance africaine à la colonisation française et des centaines de milliers de morts occasionnés par cette France qui n’est venue en Afrique que pour y puiser les richesses indispensables à son économie, à son développement voire à sa survie.

Sarkozy, pendant son mandat, a innové très négativement dans les relations France-Afrique. Il a donné à ces relations une dimension très violente, d’une violence à la fois ouverte et sournoise, plus que tous les Chefs d’Etat français ou européens qui l’ont précédé.

Il est l’auteur, le commanditaire des guerres de Côte d’Ivoire et de Lybie qu’il a menées, juste pour chasser du pouvoir des patriotes africains, mais en mettant en avant des raisons farfelues d’installation de démocratie et de préservation des vies humaines, comme si Dieu l’avait chargé de ce mandat. Quand aujourd’hui on fait le constat, de ses nombreux crimes dans ces pays, des régimes sanguinaires et dictatoriaux qu’il y a installés, on comprend alors que la France, fidèle à ses principes de toujours privilégier quoi qu’il en coûte, ses intérêts rien que ses intérêts, peut tuer impunément des milliers et des milliers de jeunes africains, sans que cela ne puisse émouvoir les soit disant organisations des droits de l’homme.

Pour atteindre ses objectifs, Sarkozy fait itérativement usage du mensonge, de la délation, de la subversion, de la corruption, des crimes. Dans cet ordre, il a utilisé les médias à sa solde : AFP, France24, TV5 et autres démembrements de cette presse du mensonge et de la désinformation, pour toujours véhiculer au niveau de l’opinion mondiale une image fausse des dirigeants patriotes africains.

La couardise de Sarkozy l’a conduit aussi, à utiliser à fond les institutions internationales telles l’ONU, l’UA, l’OTAN … démontrant ainsi, s’il en était encore besoin, que ces institutions sont au service exclusif des pays développés pour perpétuer leur domination sur le reste du monde et particulièrement sur les pays africains. Aujourd’hui, Sarkozy a donné à la grande majorité des africains de réaliser que la pauvreté des pays du continent noir est due aux pays développés et particulièrement à la France qui pille ses richesses, qui maintient l’insécurité par la réalisation répétée de nombreux coups d’état pour placer des hommes liges à la place de patriotes nationalistes, empêchant ainsi les gouvernants de mettre en œuvre une véritable politique de développement. Le dernier exemple est celui, tout récent, du Mali où la France vient de fomenter encore un énième coup d’état contre un patriote, un démocrate en fin de mandat qui a décidé de ne pas violer la constitution de son pays en n’étant pas candidat. Comment comprendre alors la raison de ce coup de force si ce n’est pour placer un pantin au pouvoir, à même de brader les richesses maliennes ?

Il est vrai que laisser libres des pays africains comme la RDC, le Nigéria, la Côte d’Ivoire …, c’est leur donner la possibilité, sur le moyen terme, de prendre le dessus sur plusieurs pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) dont la France.

 

Ces agissements de Sarkozy ont créé et renforcé dans l’esprit de nombreux africains un sentiment anti-français. Il faut se souvenir de l’accueil à lui réservé à Libreville lors des funérailles de Omar Bongo ; il faut craindre et ne pas s’étonner, à terme que des français soient sournoisement voire ouvertement chassés de certains pays africains. Car la politique africaine de ce Chef d’Etat français fait montre de voyoucratie et de cruauté. En témoignent les bombardements de la résidence d’un Chef d’Etat étranger(Le Président GBAGBO) abritant de nombreuses personnes dont des enfants.

Pour mieux gagner l’estime du parrain, pour les Présidents africains qui, dans la pratique se satisfont de leur rôle de « préfet » ou « gouverneur des colonies », l’appartenance à la secte des francs-maçons et précisément de la grande loge de France est un atout primordial. C’est donc devenu une mode pour ceux-ci et d’autres  politiciens véreux de se livrer corps et âme, c’est le cas de le dire, à cette secte pernicieuse qui, comme toute secte est d’essence et de source diaboliques.

Pendant les années de règne de l’hyper Président français, l’asservissement de l’Afrique par la France a été renforcé au prix de milliers de vies humaines et de nombreux gâchis économiques.

Ce Président-candidat a su imposer aux Présidents africains les intérêts des multinationales de son pays telles Bolloré, Bouygues, Total, Areva et biens d’autres. Ces grandes entreprises, présentes dans de nombreux pays africains, y détiennent des exclusivités et le monopole dans l’énergie, le transport, la téléphonie … annihilant ainsi toute concurrence et s’octroyant selon leur bon vouloir des bénéfices colossaux.

On constate que les économies africaines n’ont guère progressé durant ce quinquennat « sarkozyen ». Pire, des entreprises nationales rentables, des nouvelles concessions d’exploitation ont été cédées à vil prix à des intérêts français ; pour Sarkozy tout est mis en oeuvre pour obtenir des marchés importants.

Pour cacher ses agissements économiques néfastes aux pays africains, la France s’est imposée aux organisations régionales UEMOA, CEDEAO…  qui ont abandonné leurs objectifs économiques pour des objectifs hautement politiques ; c’est ainsi que ces organisations se sont mis du côté de la rébellion en fournissant des mercenaires pour combattre le Président Gbagbo.

De plus, les Chefs d’Etat qui remettent en cause les contrats de dupe signés avec la France se voient chassés du pouvoir ; ce fut le cas au Niger avec Mamadou Tandja qui a réussi à obtenir le doublement du prix de l’uranium nigérien .Peu de temps après, il fut victime d’un coup d’état français. Rappelons que l’argument de la privatisation pour une meilleure rentabilité des entreprises nationales est souvent avancé à tort et en complicité avec les institutions de Bretton Woods, pour justifier l’accaparement, au franc symbolique, d’entreprises publiques rentables bénéficiant ainsi d’exclusivité. Et pourtant, les mêmes secteurs d’activité sont aux mains d’entreprises nationales en France.

Ce dernier quinquennat a vu la percée très nette des chinois, des indiens, des brésiliens sur les marchés africains en même temps que diminuait la part des français. Quoi de plus normal quand on sait que les produits de ces pays du Sud sont plus proches de nos besoins et présentent un meilleur rapport qualité/prix comparés aux produits de l’hexagone ; l’exemple du coût du pont Cocody-Marcory(deux quartiers d’Abidjan) qui revient deux fois plus cher avec les français qu’avec les chinois atteste de la gourmandise des français qui ne cherchent dans les faits qu’à pomper nos ressources.

La colère de Sarkozy contre le régime Gbagbo s’est accentuée, quand il a su que le Président ivoirien ambitionnait, de créer des unités industrielles pour transformer sur place le cacao ivoirien et une monnaie nationale pour se libérer du carcan du FCFA privant ainsi la France d’une bonne partie des ressources mirobolantes du compte d’opérations ouvert au noms des pays de l’UEMOA au trésor français.
Au lieu donc, de donner aux entreprises françaises les moyens d’être les plus compétitives sur le marché africain, pour y supplanter leurs concurrents du Sud, Sarkozy a choisi la voie de la force à la manière des mafiosi pour s’imposer aux fragiles économies africaines. Quelles méchancetés !

Pire, la cruauté de cet homme s’est manifestée plus ouvertement au plan militaire. Il n’a pas hésité à se mettre du côté de la rébellion ivoirienne pour imposer à Gbagbo des élections alors qu’une partie du territoire ivoirien était encore occupée par les rebelles toujours en armes. Ayant, avant les élections, conçu son traquenard électoral, il a réarmé les rebelles par le biais du Burkina Faso où il avait nommé un Général comme ambassadeur pour préparer et gagner cet assaut final contre le peuple de Côte d’Ivoire.

Ainsi Sarkozy a-t-il conduit, au mépris des accords de défense liant la Côte d’Ivoire à la France, une guerre totale et multiforme contre ce pays de paix. Sa haine contre Gbagbo l’a poussé à choisir, contre tout bon sens, la guerre qui a fait au moins 3000 morts, plutôt que le recomptage des voix prôné par ce patriote africain. C’est pourquoi la Licorne a pris la tête de la coalition ONUCI, rebelles ivoiriens de Ouattara, mercenaires de Compaoré et de la sous région Ouest africaine pour pilonner des sites officiels ivoiriens et de nombreux civils aux mains nues.
Pour réussir incognito son coup, Sarkozy s’est toujours abrité derrière les organisations internationales ONU, UEMOA, CEDEAO, UA … Il a aussi fait livrer à l’ONUCI des hélicoptères de combat et a renforcé la Licorne en la dotant d’avions de guerre et d’hélicoptères de combat.

C’est ainsi que cette armée française a largué des centaines de bombes et de missiles sur des camps militaires, sur la résidence du Chef de l’Etat ivoirien, sur des milliers de civils ivoiriens, sous le fallacieux prétexte de détruire des armes lourdes, de protéger des civils et d’instaurer la démocratie. Aujourd’hui où est cette démocratie ? La Côte d’Ivoire est bel et bien sous une tyrannie féroce.

En Libye, la France initiatrice de la guerre contre ce pays s’est encore couverte du manteau de l’OTAN pour détruire impunément des sites et tuer des civils libyens en grand nombre avec comme cerise sur le gâteau l’assassinat de Kadhafi. C’est elle qui a formé les rebelles libyens qu’elle approvisionnait en armes; certains de ses soldats ont même combattu à leur côté.

Après ses crimes en Afrique, Sarkozy pour étendre son champ d’action macabre se lance en Syrie. Dans ce pays il livre des armes aux rebelles et y envoie de nombreux soldats. Certains se sont déjà fait prendre par l’armée syrienne. Comme toujours pour couvrir ses tueries massives, les médias à sa solde véhiculent en boucle des informations mensongères sur le régime en place. Que veut Sarkozy ? Une 3ème guerre mondiale ?

Pour mener toutes ces actions déstabilisatrices, la France fait colporter par ces médias dont la fameuse AFP, de grossiers mensonges, réussissant presque toujours à tromper l’opinion française et même mondiale. Elle se donne le rôle de justicier des « peuples opprimés » alors que dans les faits elle n’est qu’une armée de grands criminels.

Au total le bilan africain de Sarkozy pour son quinquennat est un bilan dramatique : destructions de nombreux sites officiels et non officiels, tueries massives de civils africains aux mains nues, créations et entretiens de nombreuses rébellions contre les responsables politiques africains qui ont une vision patriotique de leur fonction, pour empêcher l’indépendance et le développement du continent noir.

Sarkozy a appliqué contre les états africains un terrorisme d’état plongeant les économies de ces pays dans des crises interminables en livrant à ces états par l’utilisation des organisations africaines, européennes, mondiales une guerre économique, monétaire, médiatique et militaire.

Cet usage continu du mensonge médiatique, ces crimes de Sarkozy ne resteront pas impunis et conduiront à terme sûrement à la ruine de la France. Car inévitablement, les états africains obtiendront un jour leur véritable indépendance économique. S’il est vrai qu’aujourd’hui, par la faute de la France de Sarkozy, l’Afrique a encore un grand retard de développement, il faut garder l’espoir que les valets africains de cet homme méchant perdront dans un bref délai le pouvoir sur ce continent noir, plein de richesses et regorgeant de dignes fils.
Déjà point à l’horizon sa défaite à la prochaine présidentielle française.

A vous démocrates et humanistes français et européens, à vous français d’origine africaine et arabe, voilà le bilan dramatique de celui qui depuis cinq ans préside aux destinés de la France et qui sollicite à nouveau vos suffrages. Il apparait clairement que cet homme méchant, violent, barbare, ne doit pas être réélu pour le bien de notre continent et la paix dans le monde. Que l’Eternel Dieu garde et bénisse l’Afrique !

KOBAZEYRET Lauren

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2189-sarkozy-un-bilan-africain-dramatique.html


 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

2-1 Dedy Sery :Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent.
Voilà sept mois qu’Alassane Ouattara, soutenu par la « communauté internationale », est devenu le président de la Côte d’Ivoire au détriment de Laurent Gbagbo et au terme d’une crise qui aura vu le pays se déchirer. Si l’inculpation de Gbagbo par la CPI a été largement médiatisée, la situation en Côte d'Ivoire est passée sous silence. L'ordre et la tranquillité sont pourtant loin d'être revenus comme le remarque le professeur Dedy Sery. Il pointe un bilan désastreux et condamne la recolonisation du pays par la France.

Alassane Ouattara est président depuis sept mois. Comment se portent les Ivoiriens ?

Dédi Séry. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Ivoiriens dont la communauté internationale prétend qu’ils ont rejeté Laurent Gbagbo à l’issue du scrutin du 28 novembre 2010, regrettent ce dernier, au grand dam des soutiens extérieurs de Ouattara, le vainqueur. Ceci indique clairement que l’Occident a échoué. Et que le vrai vainqueur, c’est Laurent Gbagbo. Mais le drame de la Côte d’Ivoire est que les grands de ce monde ne peuvent pas et ne veulent nullement se déjuger, par arrogance. Sinon comment comprendre que ces grands dirigeants de grande tradition démocratique, assistent sans broncher au recul de l’Etat de Droit dans un pays comme la Côte d’Ivoire qu’on prétend avoir remis sur les rails de la démocratie ? Comment ces dirigeants peuvent-ils tolérer que des "forces indisciplinées et incontrôlées" – c’est le terme de Ban-Ki Moon lui-même – puissent contrôler une armée républicaine qui crée l’insécurité, au point que ces mêmes soutiens extérieurs délocalisent leur Ambassade à Dakar ou à Accra ou déconseillent carrément la destination Côte d’Ivoire à leurs ressortissants ? Est-il rationnel et politiquement correct que des démocraties comme la France et les Etats-Unis puissent soutenir, sur la place publique et en ce début de XXIème siècle, un système politique qui rappelle si étrangement la féodalité du Moyen Age avec ses seigneurs et vassaux unis davantage par des liens tribaux que par des règles impersonnelles ? En effet, chaque village, chaque quartier, du Nord au Sud et d’Est en Ouest de la Côte d’Ivoire, est aujourd’hui militairement occupé par des Dozos/FRCI venus de la CEDEAO, qui tuent et dévastent tout sur leur passage, depuis sept mois. Impunément ! Au vu et au su des forces Licorne/ONUCI et des ONG de défense des Droits de l’Homme. Tout simplement parce que les victimes sont des pro-Gbagbo. Outre ce problème sécuritaire, il faut noter que la cote de l’économiste Ouattara est aujourd’hui bien plus pauvre que celle de l’historien Laurent Gbagbo. Depuis l’avènement de Ouattara, la vie des Ivoiriens sombre dans la précarité : il y a environ 2 000 000 de réfugiés/déplacés ; près de 200 000 personnes ayant perdu leur emploi ; 400 hauts cadres FPI/CNRD meurent de faim depuis le gel de leurs avoirs bancaires ; il y a des dizaines de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du régime des vainqueurs, avec la caution des grandes puissances de ce monde ; les prix des denrées alimentaires flambent ; les syndicats qui ont organisé 116 mouvements de grève totalisant 704 jours d’inactivité, de 2003 à 2010, sous Laurent Gbagbo, préfèrent aujourd’hui ne rien dire, ne rien entendre et ne rien voir. Cela veut dire qu’ils ont peur mais nous sommes d’accord que cette peur n’est pas un hommage rendu à Ouattara. C’est plutôt à Laurent Gbagbo que l’on rend hommage, lui qui apparaît ainsi comme le chef permissif et démocrate par excellence. Ajoutons à cela un fait gravissime qui ne suscite, curieusement, aucune indignation de la part des soutiens extérieurs du nouveau régime : le pillage et la fermeture des Universités publiques de Cocody et d’Abobo-Adjamé, pour deux ans. Cela a pour conséquence un manque à gagner se chiffrant à 900 Doctorats, avec 77 000 étudiants jetés à la rue, sans compter 3 générations de bacheliers non inscrits et contraints à l’oisiveté. Depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny, c’est la toute première fois que les Ivoiriens expérimentent de telles dérives totalitaires.


Sur le plan institutionnel, l’Assemblée Nationale a été dissoute de fait et les Députés jetés à la rue, sans émoluments depuis le 11 avril 2011. Les organisations de défense des Droits de l’Homme ont fermé les yeux là-dessus, tout comme elles ont cautionné un découpage électoral des plus iniques et des plus ethnocentrique, la configuration tout aussi tribale de la CEI, les nominations illégales au Conseil constitutionnel, etc. Sur cette base, je puis dire que depuis sept mois, les Ivoiriens se portent très mal alors qu’on leur avait promis le bonheur dans la paix et la quiétude devant l’avenir. 


Beaucoup présentent Alassane Ouattara comme un monstre froid et cynique. Comment vous, vous le décrivez ?

Pour avoir suivi la campagne électorale de Ouattara, mais aussi pour avoir suivi ses discours depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo par la France et sa déportation à Korhogo puis à La Haye, je sais que le Chef de l’Etat actuel affectionne les expressions de type "mon pays", "mes compatriotes", "mon frère Laurent Gbagbo". Mais entre le dire et le faire, je note un gouffre consternant. D’après les ONG internationales qui sont généralement pro-Ouattara, les Dozos et FRCI ont tué et continuent de tuer des milliers de pro-Gbagbo, c’est-dire les compatriotes de Ouattara ; mieux, parmi les milices et FRCI qui ont déferlé sur la partie Sud de la Côte d’Ivoire à partir du 17 mars 2011, on dénombre des gens venus de presque tous les pays de la CEDEAO. Ce qui donne à la Côte d’Ivoire, l’image d’un pays occupé et en voie de recolonisation par la sous-région. Voilà ma première observation. La deuxième concerne la problématique de la réconciliation. On se souvient que pour réconcilier les Ivoiriens (octobre-décembre 2001), Laurent Gbagbo avait fait rentrer d’exil ses principaux adversaires politiques de l’époque : Ouattara, Bédié, Guéï. Mais à son tour, Ouattara entend réconcilier "ses compatriotes" sans Laurent Gbagbo et ses partisans qui représentent pourtant au moins 46% de la population si je m’en tiens au résultat de la communauté internationale. C’est dire qu’on est en présence d’une réconciliation non-inclusive de la part d’un leader qui a été soutenu par les puissances extérieures parce qu’il était victime de pratiques d’exclusion de type "ivoiritaire". Ouattara vient même de faire extrader son "frère Laurent Gbagbo" à La Haye, non pas à la demande de ses "compatriotes ivoiriens", mais sur injonction de Paris : peu avant cette déportation, le ministre français des Droits de l’Homme estimait que la réconciliation des Ivoiriens passaient par l’extradition de "son frère Laurent Gbagbo". Est-ce ainsi qu’on traite un frère ? Est-ce ainsi qu’on doit désormais traiter les frères ? Autant de questions qui incitent les compatriotes de Ouattara à dire qu’il veut toujours une chose et son contraire. Voilà pourquoi ils ont du mal à le suivre. J’en veux pour preuve les cris de désapprobation qui ont surgi et continuent de secouer cette coalition à propos de la déportation d’un frère : Djédjé Mady, président du Directoire dudit RHDP a parlé d’une "déchirure profonde dans le tissu national". 


Que répondez-vous à ceux qui disent que la France dirige la Côte d’Ivoire avec Ouattara comme homme de mains ?

Cela est une évidence. Ouattara a demandé à la France de maintenir la Force Licorne sur le sol ivoirien aussi longtemps qu’il restera au pouvoir, contrairement à la position de Laurent Gbagbo qui, lui, avait demandé le départ de la base militaire française de la Côte d’Ivoire. Or une présence militaire étrangère dans un pays indépendant n’est rien d’autre que l’expression d’un assujettissement politique. Si à cela vous ajoutez l’assujettissement économique en termes d’endettement, de contrats de gré à gré, de bradage des ressources stratégiques, vous obtenez non pas la domination mais l’esclavage. En effet, François Fillon a révélé, le 14 juillet 2011, que c’est la France qui paye les fonctionnaires ivoiriens ! Du jamais vu sous Laurent Gbagbo dont le pays était pourtant coupé en deux et qui avait des raisons objectives de ne pas pouvoir payer les fonctionnaires ivoiriens. Une confidence : de 1960 jusqu’en 1979, 80% des conseillers techniques au sommet de l’Etat ivoirien étaient des expatriés français. De juin 1980 jusqu’au 11 avril 2011, ce sont les Ivoiriens eux-mêmes qui ont géré leurs propres affaires dans les différents cabinets ministériels. Ce que nous constatons donc depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo, c’est bien le retour massif de ces expatriés pour la recolonisation de la Côte d’Ivoire.



Il paraît que Ouattara a donné l’ordre aux chasseurs Dozos et à ses milices de dégager les rues. A-t-il les moyens de chasser ceux qui l’ont porté au pouvoir ?

Je réponds à cette question par la négative et les preuves ne manquent pas pour démontrer que Ouattara n’a pas les moyens de chasser les Dozos/FRCI qui l’ont porté au pouvoir. Ces derniers, une catégorie particulière de Forces Républicaines, défient tous les jours leurs chefs, indiquant qu’ils ne quitteront la rue ou qu’ils continueront le trouble dans les villages, hameaux et quartiers du pays aussi longtemps que Ouattara ne leur donnera pas leur part du butin de guerre : il leur aurait promis 5 000 000 de FCFA par combattant, des villas ou des véhicules, promesses qui tardent à se concrétiser dans leurs mains. D’où les slogans hostiles à l’endroit du pouvoir actuel. On peut donc dire qu’à chaque catégorie socioprofessionnelle et à chaque époque ses prisonniers. La population ivoirienne est otage des Dozos/FRCI ; le gouvernement actuel est prisonnier des Dozos/FRCI ; ce même régime dépend de ses appuis extérieurs ; lesquels appuis extérieurs dépendent de leurs contribuables respectifs en cette période de crise économique et financière sévère (…). Tout est dans le tout. Et c’est cet enchevêtrement des choses qui passionne les observateurs nationaux et internationaux de la scène politique ivoirienne.
 
La peur de se retrouver aussi un jour à La Haye ne va-t-elle pas pousser Ouattara et ses seigneurs de guerre à s’éterniser au pouvoir ? 

S’éterniser au pouvoir pour échapper à la rigueur de la CPI ? C’est possible. C’est aussi légitime, humainement parlant. Mais je me demande si la longévité politique d’un système dépend forcément et toujours de la volonté de ses dirigeants. Cependant, j’avoue que votre question est quelque part judicieuse dans la mesure où près de la moitié des ministres du gouvernement Ouattara-Soro viennent de se donner une carapace d’immunité parlementaire en se faisant élire Députés lors de la dernière mascarade électorale du 11 décembre 2011. Mais ce parapluie me paraît d’une extrême fragilité au regard de l’humiliation que les Députés de la dernière législature ont vécue : avec (…) l’arrestation du Président Gbagbo le 11 avril 2011, l’Assemblée Nationale n’a-t-elle pas été dissoute de fait en violation de la Constitution ? Des Députés comme Simone Ehivet-Gbagbo n’ont-ils pas été jetés en prison alors qu’ils bénéficiaient d’une immunité ? L’histoire est une école de la prudence et de la circonspection. C’est pourquoi, à mon avis, l’on ne doit pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas pour soi-même.


Pour Guillaume Soro, le manque de repentance serait le point clé du transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Que lui répondez-vous  

Cette déclaration de Guillaume Soro est la preuve même d’une collusion entre le régime actuel et sa justice, la justice des vainqueurs. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, le Premier ministre Soro n’est pas bien placé pour parler de repentance. Et puis si repentance il doit y avoir, qui doit le faire et dans quelle circonstance ? En effet, qui dit repentance dit procès. Mais peut-il y avoir procès sans toutes les parties au conflit ? Voyez-vous, par arrogance et par manque d’humilité, on avance des propos qui se liguent contre le bon sens.

 

Charles Konan Banny n’a toujours pas démissionné de la commission vérité réconciliation …

Si Charles Konan Banny n’a pas démissionné, c’est tout simplement parce qu’il se sent bien dans sa peau là où il est. Il pouvait bien démissionner s’il ne partageait pas la conception de la réconciliation version Ouattara. Celle-ci consiste à ouvrir des procès, à condamner et à réconcilier de façon concomitante, dans une perspective de justice des vainqueurs à la Nuremberg. Je suis convaincu qu’il ne réussira jamais sa mission aussi longtemps que les vainqueurs continueront de tuer, d’emprisonner, disons d’animaliser les pro-Gbagbo. Et puis, une question d’ordre purement éthique me rend pessimiste quant à ses chances de réussite dans la mission qui est la sienne. Charles Konan Banny fait partie de la galaxie des anti-Gbagbo. Or, tout effort de paix authentique de la part d’un médiateur s’inscrit obligatoirement dans l’impartialité et la neutralité… On observe cela chez les animaux non humain, notamment les gorilles, on l’observe tout naturellement chez les animaux humains, qui ont la prétention d’être plus éthique que les grands singes. L’exemple de Desmond Tutu en Afrique du Sud est là pour le prouver.

 

On a encore en mémoire l’économiste en pleine campagne qui construira une université chaque année, des hôpitaux… Vous le croyez encore ? 

Eh oui ! La période de la campagne électorale est terminée, bien loin derrière nous ! Le camp Ouattara avait promis, dans le plus pur style démagogique, beaucoup plus de choses que possible. Il l’a fait tout simplement parce qu’il voulait se donner de la consistance aux yeux de l’opinion. C’est dans cette logique publicitaire qu’il a promis une Université et des hôpitaux chaque année. Mais on notera que l’économiste Ouattara n’a pas indiqué préalablement le lieu d’implantation de ces infrastructures culturelles et sociales alors qu’il envisageait une politique de décentralisation. Lui qui disait en 2000 que le système d’Assurance Maladie Universel proposé par Laurent Gbagbo était dangereux parce que coûteux, a pu promettre des hôpitaux et des Universités chaque année. Contradiction. Beaucoup de gens, surtout les analphabètes ont un moment accordé du crédit à ces promesses démagogiques, par ignorance. Et voici que la réalité est beaucoup plus dramatique pour le camp Ouattara. Mais se rendant compte qu’il n’a même pas encore achevé la construction de la clôture de l’Université de Cocody, il envisage de saucissonner la pauvre Université, aujourd’hui entièrement saccagée. Du chapeau du prestidigitateur sortiront quatre Universités pour montrer qu’on aura réalisé ce qu’on a prévu. On tend ici vers une situation cocasse : sur ces ruines, on fera de chaque groupe d’UFR une Université : une Université de Sciences juridiques et Economiques ; une Université de Sciences et Techniques ; une Université de Lettres et Sciences Humaines ; une Université des Sciences de la Santé, etc. En un tour de passe-passe, il aura réalisé ce qu’il a promis. Là encore, il va marquer contre son propre camp. Parce que pour créer une Université, il faut tenir compte de tous les paramètres de l’environnement, des aspirations des populations. Là où Laurent Gbagbo voulait décongestionner Abidjan en faisant construire une Université dans chaque pôle de développement régional, l’éminent économiste veut créer plusieurs Universités sur les ruines de Cocody. Comme ça ! Cette perspective n’est ni plus ni moins qu’un bricolage collectif et du faux, finalement. Mais un faux dangereux en tant qu’il crée de faux espoirs et ne fait pas avancer la cause du développement équilibré et durable. 


Beaucoup d’analystes disent qu’en bloquant les Avoirs des dignitaires du FPI et en lançant des mandats d’arrêt internationaux, l’idée était d’affaiblir ce parti et par ricochet de se retrouver seul à l’Assemblée. C’est ça aussi votre avis ?

Je suis d’accord avec vous. C’est la preuve que sans l’affaiblissement forcené d’un parti redoutable comme le FPI, le RDR n’aura jamais le sommeil tranquille parce qu’il redoute les joutes démocratiques. Il ne peut pas durer sans la violence. Ce qu’il faut au RDR, c’est moins un contexte de lutte institutionnelle, à armes égales, qu’une dictature ou système oligarchique, comme c’est le cas aujourd’hui. Le contexte que nous vivons est celui d’une dictature qui dépasse de très loin le système de parti unique sous Félix Houphouët-Boigny. Les historiens diront que Houphouët-Boigny avait besoin de moins de kalachnikov et de matraques pour imposer sa dictature à une population quasiment analphabète et en contexte de guerre froide. Aujourd’hui, les héritiers du père de la Nation, pour répondre aux tenants de la boulimie néolibérale, ont besoin de plus de moyens anti-démocratiques et déshumanisants face à un peuple ivoirien de plus en plus intellectualisé, donc plus exigeant. Mais cette force barbare imposée à la Côte d’Ivoire de 2012 n’a pas beaucoup de chance de prospérer, en raison justement de ce capital intellectuel national. On comprend pourquoi ce régime s’acharne contre l’Université. La Côte d’Ivoire est un petit pays mais qui est sur le point de rallier à sa cause bien des consciences éprises de liberté et de justice de par le monde. Je pense plus particulièrement à nos Diasporas africaines (Cameroun, Togo, Angola, Afrique du Sud, Ghana, Gambie, etc.) ainsi qu’aux représentants de la Gauche occidentale (Jean Ziegler, Michel Galy, Guy Labertit, Albert Bourgi, etc.). 


Finalement l’UE comme les Etats-Unis n’ont pas trouvé bizarre que Ouattara aille seul aux législatives avec son groupe politique. Comment vous l’expliquez ?

Nous sommes dans une logique implacable, celle des connivences diplomatiques que l’on constate aussi bien en amont qu’en aval des crises que traverse la périphérie du monde capitaliste. Non seulement tout a été mis en œuvre par l’UE et les Etats-Unis pour noircir, diaboliser et renverser Laurent Gbagbo, tout simplement parce qu’il n’est pas leur homme, mais aussi ces soutiens observent un silence coupable face aux dérives oligarchiques de leur homme. Ils auraient parlé de bizarrerie, crié haro sur le baudet si c’est Laurent Gbagbo qui était allé seul aux législatives avec son parti, le FPI. Vous savez, chez les mondialisateurs, la démocratie est un système à géométrie variable. Bernard Kouchner ne demandait-il pas début mars 2011 à la Droite Occidentale de soutenir Hamid Karzaï quand bien même il serait corrompu, car "c’est notre homme". De la même manière, les Etats-Unis, l’UE, le Canada soutiennent aujourd’hui Ouattara parce qu’il n’est pas Gbagbo, leur ennemi juré. Voilà pourquoi les soutiens extérieurs de Ouattara se contentent de "soupirs diplomatiques" face aux dérives totalitaires de leur homme. Sans conséquence aucune pour le régime qu’ils ont mis en place. J’appelle "soupirs diplomatiques", les mesures hypocrites qui consistent, par exemple, à délocaliser une Ambassade ou à déconseiller à des ressortissants la destination Côte d’Ivoire. Ce sont là des mesures en trompe l’œil, donc complaisantes qui montrent le degré d’hostilité de la Droite Occidentale vis-à-vis des dirigeants "d’Outre Mer" peu accommodants. Entre "ces mesures" et les différents embargos économiques, financiers et pharmaceutiques contre le peuple ivoirien et ses dirigeants, en décembre 2010 – janvier 2011, il n’y a aucune comparaison possible. C’est un racisme idéologique qui s’est surajouté au racisme biologique dont souffre le monde non occidental, depuis le XVIème siècle.


Ouattara veut 13.000 milliards pour reconstruire la Côte d’Ivoire là où Gbagbo refusait l’aide. Qu’est-ce qui fait la singularité de Laurent Gbagbo ? 

Laurent Gbagbo est l’enfant du peuple ivoirien. Il aime son peuple et son peuple l’aime. Et c’est parce qu’il aime son peuple qu’il est foncièrement souverainiste, c’est-à-dire un dirigeant jaloux de l’indépendance et de la dignité de son pays. Voilà pourquoi il a horreur de faire endetter cruellement la Côte d’Ivoire. La dette n’est rien d’autre qu’un assujettissement économique qui se transforme, tôt ou tard, en dépendance politique et idéologique sur plusieurs générations. Laurent Gbagbo n’en voulait pas du tout. C’est pourquoi il ne pouvait pas être aimé et soutenu par ceux qui prospèrent à partir de l’endettement massif des pays du Tiers-monde : le FMI, la Banque Mondiale et tous les spéculateurs néolibéraux. Et je suis sûr que c’est son souverainisme qui a été perçu comme un péché capital et qui est à l’origine de cette haine anti-Gbagbo. Voyez-vous, la gbagbophilie a débouché sur les bombardements du 11 avril 2011. On voit donc que Ouattara est l’ami naturel du monde libéral qui ne prospère que sur l’endettement des pays faibles et sans défense. Entre Ouattara, le représentant de la boulimie néolibérale et Laurent Gbagbo, le porte-drapeau du socialisme démocratique, donc du souverainisme, il y a une différence de nature perceptible à travers le traitement infligé au Woody de Mama à l’occasion d’une simple controverse électorale. 

Interview réalisée par Camus Ali ,Lynx.info, le 6 janvier 2012

11 janvier 2012

http://www.michelcollon.info/Les-Ivoiriens-experimentent-des.html

 


 

 

07/04/2012

n°27 - Dossier de Côte d’Ivoire - 06-04 -a1 - : Démocratie en Afrique : Le pouvoir Ouattara est non démocrate selon l’ONU.


n°27 - Dossier de Côte d’Ivoire - 06-04 -a1 - : Démocratie en Afrique : Le pouvoir Ouattara est non démocrate selon l’ONU.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales .



Dossier de Côte d’Ivoire

n°27                             06-04

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                            http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Guy Labertit : Ouattara à la tête des Etats d’Afrique de l’Ouest. Merci qui ?

Richard Yasseu : Démocratie en Afrique : Le pouvoir Ouattara est non démocrate selon l’ONU.

Les brèves

1Jean Luc Melenchon parle de Gbagbo aux Français.

2  Dossier

2-1 La rédactiondu nouveau courrier : Alors qu’il vient d’être porté à la tête de la CEDEAO Guy Labertit démasque Alassane Ouattara.

2-2 Regardscroises : ALASSANE OUATTARA: LE CHANT DES SIRENES S'ESTOMPE.



Tiré à part :

Guy Labertit :Ouattara à la tête des Etats d’Afrique de l’Ouest. Merci qui ?
Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l’élection à la tête de la CEDEAO d’Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique.

Et dont le régime se fourvoie dans l’arbitraire et la mauvaise gouvernance. 

A l’issue du dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l’on peut penser que le tour de la Côte d’Ivoire était venu, ce n’est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d’Etat des différents problèmes de l’ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d’Ivoire, est pour le moins précaire.

Les douze travaux d'Alassane Ouattara
Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d’un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi, au nom de la démocratie, mais réduit à néant l’Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l’irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l’assaillent en Côte d’Ivoire ? A moins qu’il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales.

Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d’Ivoire/Nigéria Côte d’Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar. La Côte d’Ivoire est un pays dont l’ensemble des cadres de l’ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l’électorat, sont en prison ou en exil.

Après sept mois d’enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan (photo) qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n’a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n’a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis la fin de l’année 2002. A signaler qu’en attendant l’audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d’une aide judiciaire pour
organiser sa défense.

 

Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l’on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n’ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l’inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d’un aide judiciaire ? Pas besoin d’enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l’Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l’ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu’ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d’Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu’il a maladroitement déclaré qu’il allait faire du rattrapage auprès des populations qu’il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l’actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c’est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.
Bien qu’en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un oeil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartiermaître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO. C’est que depuis l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l’audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s’est montré prodigue à l’égard du régime d’Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d’euros annoncés par la France dès la fin du mois d’avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu’en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises.

Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d’euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l’Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d’Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l’Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d’écritures. Enfin, l’effacement d’un milliard d’euros de dette bilatérale a été évoqué lors de la récente visite d’Etat d’Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.


La Côte d'Ivoire sous perfusion et sous tutuelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l’histoire des relations françafricaines, à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises.

 

Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel (photo) , éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d’Houphouët-Boigny, a l’oeil sur les questions économiques. Le conseiller d’Etat en France Thierry Le Roy l’a rejoint en 2012 pour l’organisation de la réforme de l’Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l’ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d’Alassane Ouattara.


Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire à près d’une centaine récipiendaires lors de la visite d’Etat en France d’Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d’être absents, mais politiques, hommes d’affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l’épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben Yahmed. La France n’a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.



La signature d’un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d’Etat, à l’heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu’elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l’Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l’ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l’image de leur imposante ambassade bunker d’Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d’Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils n’ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.


Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d’Ivoire (public et privés), ils viennent d’être associés, par le biais d’Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l’octroi de trois blocs pétroliers prometteurs… L’arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d’Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, soussecrétaire d’Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d’une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d’un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu’inquiéter Washington.


Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l’occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d’Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant, la peur des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) règne toujours à l’intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission « dialogue, vérité, réconciliation » dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister….

L'arbitraire politique et économique en guise de "gouvernance"

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d’une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l’invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l’ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010….


A la tête de l’Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d’habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l’âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répété à l’envi pendant sa visite d’Etat en France qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l’armée est réunifiée, il n’empêche qu’aucun de ses partisans n’a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l’opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l’arbitraire et la répression.


Faisant suite à bien d’autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d’Arrah le 12 février 2012. Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l’impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l’étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en œuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d’Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l’Etat, c’est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste.


Après la chute d’Abidjan, l’assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d’Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d’Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L’action de son « commando invisible », ravageur dans la commune populaire d’Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l’ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo.


A l’évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l’avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n’autorisent pas la Côte d’Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s’inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L’opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l’initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c’était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés.


Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l’allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d’Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n’ayant pu guère compter pendant l’essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs…


Cette décision de point d’achèvement dépend de l’exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l’intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu’un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d’Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990.


Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d’une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s’est taillé la part belle avec l’installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’un chef d’Etat français qui, lui aussi, avait promis l’avènement d’une République irréprochable…


Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : « Je romprai avec la « Françafrique » en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité ». Alors, on a envie de crier « chiche ! », malgré le triste silence ou l’approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l’aval de l’ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.

Guy Labertit 

Source : Cameroon Voice

(Article paru sous le titre "CEDEAO. Labertit démasque Ouattara"

http://michelcollon.info/Ouattara-a-la-tete-des-Etats-d.html

 


Richard Yasseu : Démocratie en Afrique : Le pouvoir Ouattara est non démocrate selon l’ONU.

La démocratie en Côte d’ivoire est une vue de l’esprit. Ce n’est pas nous qui le disons. C’est plutôt ce qui transparaît d’une émission diffusée lundi dernier sur la chaîne de télévision française France 2.

L’image est tout simplement saisissante. Elle parle d’elle-même et devrait se passer de commentaires. Selon une carte du continent noir présentée lundi dernier sur la chaîne de télévision à succès France 2 relative à la démocratie, la Côte d’Ivoire est dans la zone rouge. Elle est classée parmi les pays où règne une absence totale de démocratie. A en croire cette image émanant de l’Organisation des nations unies (ONU), qui fait l’état des lieux de la démocratie, les pays africains sont classés en trois catégories. (Voir la photo) La première en couleur verte exemplaire du reste, représente les Etats de ‘’démocratie’’. La deuxième en couleur jaune représente les pays dits ‘’intermédiaires’’. Autrement dit, ce sont ceux qui sont à cheval entre la dictature et la démocratie. Et enfin la catégorie rouge qui représente les Etats où l’absence de la démocratie est totale. En d’autres termes, c’est l’ensemble des Etats où la loi des urnes ne prévaut guère et où le mode d’accession à la magistrature suprême se fait par tous moyens qu’à travers élections libres, équitables et démocratiques. Mieux, ce sont les pays où l’oppression est faite sur les opposants politiques. C’est dans cette zone que se trouve la Côte d’Ivoire. En tout cas ceux qui sont abonnés aux chaines cryptées ont dû voir cette image sur leur petit écran lundi dernier. Cette catégorie, la côte d’Ivoire la partage avec une quinzaine de pays dont la majorité se situe en Afrique centrale et un peu plus au nord de la corne du continent. Les pays de la zone ’’ verte’’ peu nombreux sont l’Afrique du Sud, le Ghana, le Togo et le Mali. Quant ceux dits intermédiaires se localisent pour la plupart en Afrique de l’Est.

Richard Yasseu

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7010

 



Les brèves

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1Jean Luc Melenchon parle de Gbagbo aux Français.

« Vous avez tous vu comment nous sommes intervenus dans le processus de la Côte d'ivoire ? C'est l'armée qui a fait... Elle a obéi, je n'en fais pas le reproche à l'armée. Mais la décision était politique. Nous avons enlevé M. Laurent GBAGBO, nous l'avons amené au tribunal pénal international alors que la Côte d'ivoire ne reconnait pas ce tribunal .

On ne se propose pas d'envoyer au tribunal pénal international ceux qui ont rapts des citoyens français, musulmans, et les ont enfermé à Guantánamo (les responsables américains dont le premier était George W. Bush). On pourrait aussi les envoyer. ça procéderait de la même logique!

En ce moment, il y a un coup d'état au Mali. Là , nous ne sommes pas en train de dire" bas les pattes, rentrez dans les casernes, vous n'avez rien à faire là". Non on demande aux militaires d’organiser le plus vite possible des élections. Ce qui est d'une hypocrisie lamentable, puisque des élections justement il allait y en avoir. Voilà (...) comment une situation de rapports de force crée des abus de force.  Nous n'aiderons jamais nos amis, où qu'ils soient, avec des méthodes pareilles. Donc je suis contre ce  qu'on a appelé la Françafrique, si c'est ce que ça veut dire. »

Jean Luc Mélenchon
Candidat à la présidentiel 2012 en France

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2168-jean-luc-melenchon-parle-de-gbagbo-aux-francais-.html



2  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 La rédactiondu nouveau courrier : Alors qu’il vient d’être porté à la tête de la CEDEAO Guy Labertit démasque Alassane Ouattara.

Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l’élection à la tête de la CEDEAO d’Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique. Et dont le régime se fourvoie dans l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.

A l’issue du dernier sommet des chefs d’Etat de  la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l’on peut penser que le tour de la Côte d’Ivoire était venu, ce n’est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d’Etat des différents problèmes de l’ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d’Ivoire, est pour le moins précaire.

 Les douze travaux d’Alassane Ouattara

Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d’un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi,  au nom de la démocratie, mais réduit à néant l’Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l’irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l’assaillent en Côte d’Ivoire ? A moins qu’il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales. Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d’Ivoire/Nigéria Côte d’Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar.

La Côte d’Ivoire est un pays dont l’ensemble des cadres de l’ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l’électorat, sont en prison ou en exil. Après sept mois d’enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations  de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n’a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n’a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis la fin de l’année 2002. A signaler qu’en attendant l’audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d’une aide judiciaire pour organiser sa défense. Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l’on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n’ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l’inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d’un aide judiciaire ? Pas besoin d’enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l’Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l’ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu’ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d’Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu’il a maladroitement déclaré qu’il allait faire du rattrapage auprès des populations qu’il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l’actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c’est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.

Bien qu’en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un œil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartier-maître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO.

C’est que depuis l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l’audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s’est montré prodigue à l’égard du régime d’Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d’euros annoncés par la France dès la fin du mois d’avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu’en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises. Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d’euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l’Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d’Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l’Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d’écritures. Enfin, l’effacement d’un milliard d’euros de dette bilatérale a été évoquée lors de la récente visite d’Etat d’Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.

 La Côte d’Ivoire sous perfusion et sous tutelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l’histoire des relations françafricaines, à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle  du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises. Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel, éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d’Houphouët-Boigny, a l’oeil sur les questions économiques. Le conseiller d’Etat en France Thierry Le Roy l’a rejoint en 2012 pour l’organisation de la réforme de l’Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l’ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d’Alassane Ouattara.

Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire à près d’une centaine récipiendaires lors de la visite d’Etat en France d’Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d’être absents, mais politiques, hommes d’affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l’épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben  Yahmed. La France n’a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.

La signature d’un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d’Etat, à l’heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu’elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l’Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l’ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l’image de  leur imposante ambassade bunker d’Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d’Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils n’ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.

Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d’Ivoire (public et privés), ils viennent d’être associés, par le biais d’Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l’octroi de trois blocs pétroliers prometteurs… L’arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d’Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d’une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d’un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu’inquiéter Washington.

Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l’occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d’Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant,  la peur des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) règne toujours à l’intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission «dialogue, vérité, réconciliation» dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister….

 L’arbitraire politique et économique en guise de « gouvernance »

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d’une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l’invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l’ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On  comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010…. A la tête de l’Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d’habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l’âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répété à l’envi pendant sa visite d’Etat en France qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l’armée est réunifiée, il n’empêche qu’aucun de ses partisans n’a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l’opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l’arbitraire et la répression. Faisant suite à bien d’autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d’Arrah le 12 février 2012.

Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l’impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l’étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en œuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d’Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l’Etat, c’est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste. Après la chute d’Abidjan, l’assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d’Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d’Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L’action de son « commando invisible», ravageur dans la commune populaire d’Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l’ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo. 

A l’évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l’avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n’autorisent pas la Côte d’Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s’inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L’opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l’initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c’était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés. Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l’allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d’Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n’ayant pu guère compter pendant l’essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs…

Cette décision de point d’achèvement dépend de l’exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l’intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu’un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d’Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990. Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d’une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s’est taillé la part belle avec l’installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’un chef d’Etat français qui, lui aussi, avait promis l’avènement d’une République irréprochable…

Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : «Je romprai avec la «Françafrique» en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité». Alors, on a envie de crier «chiche !», malgré le triste silence ou l’approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l’aval de l’ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.

La rédaction le 20/02/12 à 6:29

http://www.nouveaucourrier.info/2012/02/20/alors-quil-vient-detre-porte-a-la-tete-de-la-cedeao-guy-labertit-demasque-alassane-ouattara/


2-2 Regardscroises : ALASSANE OUATTARA: LE CHANT DES SIRENES S'ESTOMPE.

Oui, le langage trompeur qui a séduit bien des ivoiriens, des africains et des citoyens du monde et qui les a amenés à se laisser flouer par les apparences est en passe de perdre définitivement de sa magie. Le charme a fait long feu. Celui de voir enfin un ressortissant du Nord de la Côte d'Ivoire au pouvoir. En la personne d'Alassane Ouattara ou ADO (Argent - Diamant - Or, comme se plaisent à dire ses aficionados), adoubé « Warri fatchè » (trivialement, Papa-l'argent), l'économiste de renommée internationale, celui dont le métier est de « trouver l'argent », l'homme au carnet d'adresses éloquent, « la solution » à tous les problèmes des ivoiriens.

Il aurait été franchement souhaitable que ce charme fût suivi d'effets concrets dans la vie des ivoiriens. Que nenni ! Jamais la Côte d'Ivoire ne se sera portée aussi mal dans sa peau, dans sa vie quotidienne et dans sa cohésion. Et l'histoire retiendra que cela est arrivé sous un nordiste. De ce point de vue, Ouattara rend au Nord de notre pays, le pire service qui soit. A tout le moins, un bien mauvais service. Ce qui est certain et clair dans l'esprit de tous, c'est que le septentrion ivoirien ne pourra plus dire qu'il n'a jamais gouverné et qu'on lui refuse sa candidature (pas celle d'un de ses fils mais la sienne entière) à l'élection présidentielle pour des considérations religieuses et géographiques.

« On ne veut pas que je sois candidat parce que musulman et du Nord », telle aura été la lame de fond de la politique de Ouattara pour la conquête du pouvoir. Jamais un fils du Nord n'aura autant instrumentalisé sa région et, soyons-en certains, cela ne sera pas sans conséquences dommageables pour la suite de l'histoire ivoirienne. L'ayant dit et étant parvenu au pouvoir sur cette base, le chef de l'Etat actuel confirme sa ligne de pensée en déclarant d'aplomb, dans une interview qu'il a donné au journal « L'Express », au premier jour de sa visite d'Etat en France, le mercredi 25 janvier 2012 : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population (chiffre démenti par les données de l'Institut National de la Statistique qui indiquent plutôt 25,71%), étaient exclues des postes de responsabilité ».

Au-delà de l'instrumentalisation et du tripatouillage indécent des données démographiques, c'est le braquage de toutes les autres ethnies de notre pays contres celle du Nord qu'est ainsi en train de réussir - fort malheureusement - Alassane Ouattara. L'inconscient profond des ivoiriens et leur imaginaire populaire retiendront que c'est sous Ouattara, le chantre du nord, le « Zorro » de la cause nordiste, qu'on aura connue la pire division entre les Ivoiriens. Le rattrapage ethnique de Ouattara a ceci de criminel qu'il dresse les communautés du Nord contre tout le reste de la Côte d'Ivoire. Et cette opposition, cette  déchirure, c'est Alassane Ouattara qui l'aura réussie. Tant et si bien que si on fait une analyse objective et rigoureuse de la crise ivoirienne, depuis le début de la rébellion en 2002, et de la situation sécuritaire actuelle dans notre pays, on constatera que les FRCI - qui sévissent gravement et odieusement contre les populations ivoiriennes dans le silence le plus complet du gouvernement -, en réalité, ne sont soutenus que par les ressortissants du Nord. Et ce n'est pas de la délation de le dire.

C'est au point où lors des manifestations des populations d'Arrah - dans l'Est de la Côte d'Ivoire - contre la présence des FRCI dont elles étaient excédés des exactions, et qui ont fait de 15 à 35 morts selon des sources diverses, les ressortissants du Nord ont fait écran contre les autochtones pour porter secours aux FRCI. L'affrontement communautaire était inévitable. Les plaies sont encore à vif et la réconciliation dans cette localité n'est pas pour demain, au regard des propos vindicatifs qui nous en parviennent et qui ne sont guère rassurants. L'équilibre n'y tient, à l'heure actuelle, que par la présence des armes. Qu'arrivera-t-il à la moindre inversion des rapports de forces ? DIEU seul le sait ! Et nous n'osons même pas l'imaginer.

La question sécuritaire en Côte d'ivoire est un vrai drame national. Nos forces traditionnelles de sécurité (Police et Gendarmerie) sont impuissantes devant les exactions des supplétifs FRCI et des milices « Dozos » descendus du Nord combattre pour Ouattara, à Abidjan. Plutôt que de retourner dans leurs milieux naturels de vie et leurs régions sociologiques, ils se sont incrustés dans le Sud et l'Ouest de notre pays. Pour le plus grand malheur de nos populations. Leurs dérives et leurs crimes sont légions et quasi quotidiens.

A l'intérieur du pays, les forces de l'ordre sont désarmées et doivent se soumettre à une bien curieuse démarche administrative pour recevoir une dotation temporaire d'une ou deux armes (pour mission commandée) auprès des préfets. Une fois la demande des commissaires déposée aux préfets, ils donnent instruction aux FRCI, qui consentent à remettre une ou deux kalachnikovs, à rendre après opération.

Oui, vous avez bien lu, ces pratiques ont bel et bien cours en Côte d'Ivoire. D'ici là (du début de la procédure à son aboutissement), les populations ont largement le temps de périr, sans que personne ne lève le petit doigt. De toute notre jeune vie, jamais entendu parlé de pareilles incongruités dans une République. A moins que la Côte d'Ivoire n'en soit plus une ! Ainsi, braquages, viols, vols et assassinats émaillent le quotidien des ivoiriens, dans l'indifférence générale, et surtout celui, incompréhensible, du pouvoir d'Abidjan.

Pas plus tard que ce dimanche 25 mars 2012 à Yopougon, les FRCI occupant illégalement la Place de la liberté, patrimoine du FPI, sous le prétexte qu'un des leurs a eu maille à partir avec un quidam dans un maquis, font une descente punitive dans le quartier de Yopougon-Selmer, s'attaquent aux riverains sans différenciation, saccagent plusieurs maquis dont celui où se sont déroulées lesdites échauffourées. Trois civils sont tués dont un, égorgé et franchement amoché : la tête fracturée et l'œil défoncé. Un jeune cadre de banque, Kouamé Lucien, a été sorti de sa voiture à bord de laquelle il circulait avec sa nièce, et poignardé de plusieurs violents coups de couteaux. Son seul crime : il était au mauvais endroit, au mauvais moment. Plusieurs femmes ont été violées et des boutiques pillées. Une centaine de civils ont été blessés au gourdin et à la machette. Vous parlez d'une jungle !

Le rattrapage ethnique est tellement bien ficelé et pensé que le nouveau président de l'Assemblée nationale et dauphin constitutionnel - élu anticonstitutionnellement sur la base d'un décret présidentiel lui-même illégal - est du Nord, en la personne de l'ex-Premier ministre Soro Guillaume dont la manœuvre nous rappelle étrangement la parade des primates qui ne lâchent une précédente branche qu'après s'être bien assurés de tenir fermement la suivante. Sous Ouattara, la violation de la Constitution est le passe temps favori. La première vice-présidente, Madame Sako Sarah Fadiga, est également du Nord. Dans la même logique rétrograde.

A côté de cela, des injustices criantes prospèrent dans tout le pays : des domiciles et hôtels appartenant à des particuliers restent encore occupés, des voitures privées sont encore aux mains des FRCI qui refusent de les rendre, les véhicules 4x4 des entreprises se font quotidiennement braquer par ces hommes en armes, en toute impunité, des infrastructures publiques font toujours l'objet de la prise en otage desdites forces et la quasi totalité des QG de campagne du candidat de La Majorité Présidentielle, Laurent Gbagbo, servent de résidence aux FRCI s'ils ont eu le bonheur d'avoir échappé à la destruction systématique ; dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, des ressortissants Burkinabé occupent de force les champs des autochtones. Le sous-préfet de Bloléquin, Koffi Yao-Kan Claude, s'exprimant dans les colonnes du quotidien « Le Nouveau Réveil », dénonce cette pratique désinvolte ainsi que la grave insécurité qui sévit dans la zone, lui qui a enregistré à ce jour 92 conflits fonciers dans sa circonscription. L'Ouest de la Côte d'Ivoire, il faut le dire en toute franchise et honnêteté, est devenu une « colonie de peuplement » pour tous les ressortissants des pays voisins, au détriment des nationaux ivoiriens. Une poudrière en perspective !

Charles Konan Banny, Président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation avait prévenu à Yamoussoukro, le 28 septembre 2011, dans son discours d'investiture : « Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d'aujourd'hui fourbira ses armes dans l'espoir de devenir le vainqueur de demain. Et c'est ainsi que s'installe l'escalade. Désarmons donc aujourd'hui nos haines, faute de quoi nous nous acheminons à grands pas vers une guerre de cent ans ! ». Ouattara doit désamorcer cette bombe qu'il a posée avant qu'il ne soit trop tard.

L'actuel chef de l'Etat avait cloué au pilori la gestion du président Gbagbo et promis du renouveau pour la Côte d'Ivoire : 250 nouvelles écoles, 1 université et 1 million d'emplois par an, l'enrayement de la pauvreté et la cohésion nationale. Il n'en est rien : il a bouclé une année de pouvoir et aucune école n'est encore sortie de terre, aucune nouvelle université n'est en vue, pire, l'ouverture des anciennes est renvoyée aux calendes ; Alassane Ouattara a détruit, depuis son accession au pouvoir, au moins 50.000 emplois (concours de la Fonction publique annulés, licenciements massifs à la Présidence, à la SOTRA, à la RTI, à Air Ivoire, à Palaces de Côte d'Ivoire, au Port Autonome d'Abidjan, à l'AGEFOP, à l'ANADER, au CIAPOL et dans la quasi-totalité des institutions et entreprises publiques) ; le coût de la vie est passé à un niveau record, les populations sont au bord de l'asphyxie et de la révolte ; les Ivoiriens se regardent en chien de faïence à cause d'une réconciliation mal amenée et d'ailleurs sabotée par les actions et la justice des « vainqueurs » au pouvoir ; les armes légères et lourdes n'ont jamais autant circulé dans nos villes et été exhibées par les FRCI et leurs supplétifs au nez de nos populations terrifiées et terrées. La Côte d'Ivoire est méconnaissable sous Ouattara. Jamais elle n'aura été autant défigurée et aussi proche de l'explosion. Les ressortissants du Nord ne doivent certainement pas en être fiers. Beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui perplexes. Bien d'autres ont déjà déchanté. Le chant des sirènes s'estompe. La « solution » fait place à la « désillusion ». Celle des partisans endoctrinés et des soutiens internationaux.

Le Nord gouverne à l'heure actuelle. Et nous voyons tous de quelle désastreuse façon. Il se « rattrape », selon Alassane Ouattara, qui aura réussi l'exploit de diviser profondément les ivoiriens et de les installer sur une poudrière qui ne manquera pas d'exploser si rien n'est fait. C'est juste une question de temps.

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


17/03/2012

n°26 - Dossier de Côte d'Ivoire (1)- - 26-02 au 16-3 - : a1 - : Côte- d'ivoire : Quand l'Occident décime les peuples au nom de la démocratie.


n°26 - Dossier de Côte d'Ivoire (1)-  - 26-02 au 16-3 - : a1  - : Côte- d'ivoire : Quand l'Occident décime les peuples au nom de la démocratie.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions occidentales .



Dossier de Côte d’Ivoire (1)

n°26                               26-02 au 16-3

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous  contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Législatives en Côte d'Ivoire: le Premier ministre a remis sa démission.  

«Côte d’Ivoire : le coup d’Etat» Gbagbo raconte lui-même son 11 avril.

«Côte d’Ivoire : le coup d’Etat».

Lybie -Côte- d'ivoire : Quand l'Occident décime les peuples au nom de la démocratie.  

1 Médias
Les Mercenaires de Kadhafi et la Division de l'Afrique

Côte d'Ivoire occupé :

CPI / Le maire de la Haye en soutien à Laurent Gbagbo.

2 Politique 

GOUVERNANCE DE OUATTARA: AUTANT EN EMPORTE LA BETISE

3 Sur le terrain

Maître Emmanuel Altit, avocat de Gbagbo : « Voici les batailles judiciaires à venir » (exclusif).

Côte d’Ivoire : le parti de Gbagbo récuse la CNE.  

4 Confection d'un gouvernement...

Législatives en Côte d'Ivoire: le Premier ministre a remis sa démissionFORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT: LE FPI N'EST PAS INTERESSEvv

5  Politique internationale

Les grandes manœuvres

Cour pénale internationale

5-1 CPI, UN TRIBUNAL HAUTEMENT POLITIQUE.

Cour pénale internationale

5-2 France

5-2-1 Des français vont porter plainte contre sarkozy à la CPI.  

5-2-2 Lettre ouverte à nicolas sarkozy : vous devez dire aux français pourquoi vous n’avez pas fait le choix du recomptage et que vous avez opté pour les bombes en Côte d'Ivoire

5-2-3 Epreuve de vérité : La fin du film sonnera très bientôt celle de la CPI pour inefficacité.

5-2-4 Côte d'Ivoire : la CPI élargit l'enquête et inclut la période allant de 2002 à 2010.

5-2-5 Dr BOGA Sako Gervais : La CPI expose au grand jour les insuffisances de l’Avocat de Gbagbo.

 



Tiré à part :

Législativesen Côte d'Ivoire: le Premier ministre a remis sa démission.  

IRIB- Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a présenté jeudi la démission de son gouvernement au président Alassane Ouattara qui l'a acceptée, près de trois mois après les élections législatives de fin 2011, a-t-on appris de source officielle.
 "Ma qualité de député ne me permet plus d'occuper des fonctions dans le pouvoir exécutif. C'est pourquoi je décide de rendre ma démission ainsi que celle du gouvernement que j'ai dirigé", a déclaré M. Soro, lors d'une cérémonie retransmise à la télévision publique. "J'ai eu grand plaisir à travailler avec vous. J'ai eu aussi la chance d'avoir une équipe compétente et déterminée", a poursuivi M. Soro, élu dans la circonscription de Ferkéssédougou (nord), s'adressant à M. Ouattara. Cette démission du gouvernement intervient après la proclamation ce jeudi des résultats définitifs des législatives de décembre 2011, qui ont confirmé la victoire du parti du président Ouattara à ce scrutin, boycotté par le camp de l'ancien chef d'Etat Laurent Gbagbo.
09/03/2012

«Côte d’Ivoire : le coup d’Etat» Gbagbo raconte lui-même son 11 avril.

Précisions importantes : ce livre, riche en informations sur le coup d'Etat qui a été fomenté en Côte d'Ivoire mérité être lu.
Le Mosourpa, cependant, tient à préciser qu'il est en total désaccord avec la vision de l'auteur concernant sa vision sur le génocide des Tutsis au Rwanda.
Dommage pour l'unité et la cohésion du livre, ce qui n'enlève pas la pertinence de la plupart des passages du livre, ceux qui concernent la Côte d'Ivoire.
Il faut commander ce livre via votre libraire, si vous ne le trouvez pas en rayon.

 

«Côte d’Ivoire : le coup d’Etat».

Le livre est intitulé «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat». Il est écrit par le journaliste d’investigation Charles Onana et préfacé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Et il apparaît d’ores et déjà comme un livre-événement, tant les révélations et les rappels utiles y sont foisonnants. Le livre contient également des documents et des courriers inédits que Charles Onana a réussi à se procurer, provenant notamment de ministres français. Déjà en vente en France, «Côte d’ivoire : le coup d’Etat» sera-t-il autorisé à la vente en Côte d’Ivoire ? Il faudrait pour cela que des libraires ou des distributeurs aient le courage de le commander… Le Nouveau Courrier publie ici des «bonnes feuilles» de ce livre. Il s’agit du témoignage du président Laurent Gbagbo, qu’il a pu faire parvenir à Charles Onana depuis sa réclusion, et qui va, à coup sûr, déranger des milieux internationaux très haut placés. Ses accusations contre l’armée française, qui a selon lui tiré sur de jeunes manifestants Ivoiriens pour les disperser ou les empêcher de rallier sa résidence, et qui a visiblement profité d’une conversation téléphonique pour le localiser dans la résidence et bombarder sa chambre, sont très claires. Elles montrent une petite partie de ce qu’il a à dire, et constituent une alerte pour tous les hommes de bonne volonté. En effet, le pouvoir Ouattara et la Sarkozie doivent absolument comprendre qu’une éventuelle élimination physique du témoin gênant de Korhogo serait lourde de conséquences pour la Côte d’Ivoire. A court, moyen et long terme.

Gbagbo raconte comment une bombe a atterri dans sa bibliothèque

«Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011. Il y a eu des bombardements sporadiques avec largage des bombes. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait manifesté le désir de parler avec moi. Mon conseiller Désiré Tagro était venu me dire que cette demande venait de monsieur Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé en 1995. En fait, monsieur Millon avait été à l’université de Lyon avec moi. Tagro m’avait fait part de cette demande le 10 avril 2011 à mon réveil matinal. J’étais sur le point d’aller prendre ma douche lorsque Tagro m’a informé du souhait de monsieur Juppé. Quand j’ai fini de prendre ma douche, j’ai retrouvé Tagro qui m’attendait le téléphone à l’oreille. Il était encore en communication avec monsieur Millon. Soudain, une bombe explose sur le toit de ma chambre. Millon demande alors à Tagro ce qui se passe. Tagro lui répond qu’on est en train de vouloir tuer le président. Ceux qui ont largué cette bombe ont tout détruit dans la pièce. J’avais une collection de livres d’auteurs romains et grecs traduits en français que je conservais jalousement depuis quarante ans, tous ont brûlé. Ma bibliothèque constituée depuis l’époque où j’étais étudiant est partie en fumée en quelques minutes seulement.»

Gbagbo explique pourquoi il a demandé à l’armée ivoirienne de ne plus se battre

«Le 10 avril 2011, notre informateur au ministère de la Défense à Paris nous a dit que ce jour-là, c’était 6+3. C’est-à-dire 6 hélicoptères plus 3 autres. Il faut savoir qu’auparavant, c’était uniquement trois hélicoptères qui nous bombardaient. Les snipers étaient également postés sur le toit de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Qui est mitoyen à ma résidence. Leur rôle essentiel était de tirer sur les jeunes Ivoiriens qui manifestaient ou s’aventuraient à sortir à proximité de ma résidence. Ainsi, lorsqu’on m’apprend que les chars français sont à Cocody, le commandant des Forces spéciales, l’officier de frégate Boniface Konan, me fait parvenir un message disant qu’il ne peut plus combattre, car les soldats sont dispersés. Le message souligne que les chars et les hélicoptères français ne cessent de tirer sur les soldats ivoiriens. Le 10 avril, j’ai dit à Konan qu’il devait cesser les combats pour ne pas faire tuer les soldats. Je ne pouvais accepter de voir mourir inutilement les dignes fils de mon pays face à des gens qui voulaient uniquement ma tête. J’ai demandé qu’on me laisse attendre sereinement le dénouement à la Résidence. Les soldats voulaient me mettre à l’abri. Mais je leur ai dit que je n’étais pas militaire mais chef de l’Etat. Ce qui m’importait le plus, c’était leur sécurité et non pas la mienne devant le feu français. A ce moment, Konan me dit la gorge serrée : «Monsieur le président, les Français ont tout détruit».

Gbagbo : «Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture

«En fait, les Français ont encerclé la résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golf. Plus tard, ils ont fait venir des journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation.»

La tentative de «corruption» de l’administration Obama

«Un sous-secrétaire d’Etat américain m’a téléphoné et m’a parlé pendant au moins une heure. Il me disait que si je partais du pouvoir, je ne serais pas poursuivi, je pourrais m’exiler avec soixante-quatre personnes de mon entourage et que tous seraient pris en charge. Quant à moi, je serais logé, nourri et blanchi, j’aurais un travail et des revenus équivalant à 2 millions de dollars, etc. Cette conversation ou plutôt ce monologue était surréaliste.

Il y avait un tel décalage entre ce que disait ce monsieur et la réalité que je vivais avec le peuple ivoirien que son discours était indigeste. J’ai finalement raccroché, fatigué de l’entendre pérorer sur les propositions qui m’attendaient si j’acceptais de quitter le pouvoir. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ce discours. Quel était le sujet ? A mon avis, c’était le résultat des élections présidentielles. Ils ont tous prétendu que j’avais perdu les élections présidentielles mais le Conseil constitutionnel de mon pays a dit le contraire. J’ai demandé de recompter les voix, ils ont refusé. J’ai même proposé une commission d’enquête indépendante internationale pour examiner les faits. On a refusé. Pourtant, les données sont simples. S’il est prouvé que j’ai perdu les élections, je m’incline sans autre forme de discussion. Si j’ai gagné, je suis disposé à faire des concessions politiques pour créer un climat d’apaisement et de paix dans tout le pays. Mais pourquoi s’obstine-t-on à me faire des propositions absurdes ? Pourquoi cherche-t-on à me corrompre et à me menacer si on est convaincu que j’ai perdu les élections ?

Peu après ce coup de téléphone étrange, mes conseillers me disent qu’Hillary Clinton cherche à me joindre au téléphone. Je refuse de prendre la communication car je suis convaincu que je vais encore passer un moment à entendre à nouveau les mêmes propositions. Elle m’a finalement adressé un message pour me proposer je ne sais quoi. Je n’ai même pas ouvert l’enveloppe. Après Hillary Clinton, le président Obama m’a directement appelé à son tour. Une fois de plus, j’ai refusé de prendre la communication. Je ne voulais plus écouter ni entendre les discours ennuyeux et les propositions ubuesques qu’ils infligeaient à mes oreilles.»

24/11/2011

Le Nouveau Courrier-



Lybie -Côte- d'ivoire : Quand l'Occident décime les peuples au nom de la démocratie.  

Après la Lybie, la France intervient en Côte d'Ivoire.  On pourrait tout autant dire qu'avant la Lybie, la France était intervenue en Côte d'Ivoire, tant l'ingérence et l'intervention militaire de la France  ont été chroniques dans ce pays depuis son indépendance. En 2004, les troupes françaises avaient ouverts le feu sur la foule à Abidjan, faisant  90 morts et 2000  blessés.

Les deux interventions militaires, en Lybie et Côte d'Ivoire,  ont des points communs.

Tout d'abord la recherche de la  couverture  du Conseil de Sécurité de l'ONU pour légaliser  une ingérence flagrante dans les affaires d’un autre Etat. Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, les forces de l’ONU n’ont été, d’évidence, qu’un paravent à l’intervention des forces françaises. Pourl a Lybie, on sait comment la résolution1973 a été manipulée et  violée, sans qu'une réelle opposition à  cela puisse s'imposer au sein du Conseil de sécurité.

LE CONSEIL DE L'INSECURITE

Du fait de la répétition de ces pratiques, le Conseil de sécurité apparaît aujourd'hui comme l'organe d'une sorte de dictature mondiale à travers une alliance des principales puissances militaires occidentales, USA, Angleterre, France. Ces trois puissances  sont, en général partantes pour toutes les interventions militaires.

La Chine et la Russie, en pleine transition industrielle, n'ont d'évidence pas les moyens actuellement de s'opposer à cette domination. Elles réservent apparemment l'utilisation de leur droit de veto aux situations où leurs intérêts vitaux sont directement touchés, ce qu’évite d’ailleurs de faire les puissances occidentales.

Il s'agit d'une dictature, car la "Communauté internationale" à laquelle on se réfère, et qui est supposée fournir la justification morale à ces interventions, n'a jamais été aussi absente et silencieuse au sein de l'ONU. L'Assemblée générale de l'ONU, qui en est l’expression, ne joue plus le rôle de relais de l'opinion mondiale, qu’elle remplissait auparavant, quand elle avait par exemples condamné l'apartheid ou défini le sionisme comme une forme de racisme. Le rôle du Secrétaire général de l'ONU  semble, lui aussi,  se réduire de plus en plus à celui d’un employé docile et effacé du Conseil de Sécurité, qui sert par sa présence d'alibi dans les conférences internationales, et qui n'ose même pas s'inquiéter de la bonne application et du respect des résolutions du Conseil de Sécurité.

Le Tribunal pénal international(TPI), conçu au départ comme un des instruments de la démocratie internationale, est peu à peu détourné, instrumentalisé au service d'une dictature internationale, selon le "deux poids, deux mesures". Les dirigeants occidentaux et pro-occidentaux  y bénéficient de l'immunité. Les morts civils des bombardements des forces militaires occidentales, sont des "bavures "ou des "dommages collatéraux", tandis que ceux causés par l'adversaire, ou attribués à lui, sont des "crimes contre l'humanité". Pour la Lybie et la Côte d'Ivoire, il est intéressant de voir comment la menace du TPI est brandie ou retirée selon l'objectif, qu'on veuille écraser et humilier un dirigeant, ou lui laisser entrevoir une porte de sortie.

INGERENCE ET GUERRES CIVILES

Un autre point commun à la situation en Lybie et en Côte d’Ivoire, est que l’intervention militaire étrangère y déclenche ou y nourrit une guerre civile. Celle-ci,  comme son nom l'indique, est la plus coûteuse  en vies civiles, alors que l'objectif proclamé au départ de l’intervention  est de protéger les populations. En Lybie, comme en Côte d'ivoire, les interventions se sont vite transformées en ingérence caractérisée au profit toujours d'un camp, celui jugé pro-occidental par rapport à l'autre. L'ingérence fausse le jeu des rapports de force internes à une société et rend toujours plus difficile la recherche du compromis et le dialogue entre les forces nationales d'un pays.

En Lybie, c'est une insurrection, déclenchée dans des conditions obscures, qui a fourni le prétexte à l'intervention puis carrément à l'ingérence. Du coup, les véritables données sur la situation en Lybie, s'en sont trouvés brouillées et l'intervention du peuple libyen paralysé. Celui ci  apparaît d'ailleurs étrangement absent et silencieux comme s'il était seulement l'enjeu passif des combats. Chaque camp peut alors revendiquer le soutien du peuple sans que rien ne permette de contrôler la véracité de ce qui est  proclamé. Que l'intervention ait eu pour objectif de déclencher un affrontement interne, ou qu'il en soit la conséquence, le résultat est le même: la guerre civile est installée et elle nourrit  à son tour l'ingérence, dans une situation où on ne peut plus alors distinguer les effets des causes. C'était déjà  la situation en Irak et en Afghanistan, cela risque de devenir celle de la Lybie et de la Côte-D’ivoire. La haine diffusée dans la société par la guerre civile rend alors le pays qui en est victime  fragile et vulnérable  pour longtemps.

En Côte d'Ivoire, c'est le non respect du résultat des élections présidentielles qui a été la raison proclamée de l'ingérence. Mais là, c'est l'ingérence qui a précédé l'intervention militaire violente  actuelle, bien que la présence de troupes officiellement sous le contrôle de l'ONU (mais dont l'action dépend  en réalité opérationnellement de celle des troupes françaises) soit plus ancienne. C'est donc déjà la preuve que l'ingérence peut aggraver les problèmes jusqu'à provoquer et justifier à la fois une intervention militaire. Un engrenage s’installe alors où l’intervention a alimenté la guerre civile en Côte d'Ivoire, alors, qu’à l'origine, elle était supposée vouloir l'empêcher.

Pour le résultat des élections, dans les deux cas, que ce soit celui du comptage dela Commissionde l'ONU en faveur de Ouattara ou celui du Conseil constitutionnel ivoirien en faveur de Gbagbo, le nombre de voix était proche et indiquait une population électorale répartie en deux camps d'une importance à peu près égale. Dans de telles conditions, la pression faite parla Francesur Ouattara pour qu'il agisse militairement, puis l'intervention militaire française en sa faveur  ne peuvent  que pousser à la guerre civile, être un drame   pour la société Ivoirienne, et fausser  les équilibres en son sein, tels qu'ils ont été révélés par les élections. Il faut rapprocher cette fébrilité et cette impatience du Gouvernement français à intervenir, de l'attitude et de la  patience de l'Union africaine à rechercher une solution pacifique.

L'AVEU

C'est prendre les gens pour des imbéciles que d’ affirmer, comme le fait le ministre des affaires étrangère français, Alain Juppé, que c'est Ouattara qui est allé à l'assaut de la résidence de Gbagbo ou que c'est l'ONU qui a réquisitionné l'intervention des troupes françaises. Il est en effet clair que sans la présence des troupes françaises Ouattara ne serait d'aucune efficacité militaire, ni ne penserait probablement même à agir militairement. De leur côté, les troupes de l'ONU apparaissent peu motivées pour agir, preuve en est d'ailleurs l'intervention française. On retrouve à peu près la même situation en Lybie ou l'action de l'insurrection se révèle de plus en plus être totalement dépendante de l'intervention étrangère.

Dans les deux cas, en Lybie, comme en Côte d'Ivoire, les forces étrangères, et leurs alliés locaux, reprochent aux troupes d’El Gueddafi comme à celle de Gbagbo "d'utiliser les populations civiles comme bouclier humains". On fait appel ainsi à des valeurs chevaleresques contre un adversaire qu'on attaque sans risques, du haut du ciel, par hélicoptère en Côte d'ivoire, et par avions de chasse et missiles en Lybie,  et qu'on préférerait évidemment  avoir à sa merci, en rase campagne. Les medias, désormais simples instruments de propagande, matraquent de tels arguments. Elles oublient un simple détail, c'est qu'El Gueddafi et Gbagbo sont eux dans leur pays, quoi qu'on puisse penser d'eux. Comment peut-on s'arroger le droit d'occuper le pays des autres. Et pourquoi ce droit est-il celui de certains pays, toujours les mêmes.

En tout cas, face à l'intervention étrangère, Gbagbo comme El Gueddafi, auront réussi à donner à leur action le sens d'un  acte de résistance nationale. Les deux hommes, dans des contextes différents, font preuve d'une fierté et d'un courage physique qui deviennent eux mêmes un élément du rapport de forces et qui ne semblent pas avoir été prévus par les forces d'intervention. Les déclarations du ministre des affaires étrangères français exigeant de Laurent Gbagbo l'humiliation de  signer un document reconnaissant la victoire de Ouattara, et déclarant le  7 mars qu'il ne tardera pas dans quelques heures à se rendre,  trahissent des relents de mépris colonial et éclaircissent, mieux que toute analyse, l'esprit réel et les buts cachés de l'intervention. La France a voulu essayer de sauver les apparences en déclarant qu'elle n'interviendrait pas dans l'assaut final contre Gbagbo. Il a bien fallu qu'elle le fasse, révélant du même coup qu'Ouattara n'était rien sans elle. L'insistance des autorités françaises à dire qu'elles n'ont pas procédé, elles, à l'arrestation de Gbagbo, est significative. Elle trahit la crainte d'une réaction de l'opinion ivoirienne. C'est donc  l'aveu  même du caractère immoral de l'intervention militaire.

Laurent Gbagbo, par  sa résistance acharnée et têtue, malgré l'énorme déséquilibre du rapport de forces militaires, aura eu un mérite: celui de mettre à nu à la fois  les véritables objectifs de l'ingérence et ses conséquences prévisibles sur l'indépendance de son pays. Du même coup, cette résistance entre dans l'Histoire de la Côte d'Ivoire. La victoire française n'aura rien réglé. C'est une victoire àla Pyrrhus. Elle n'aura d'autre résultat que de ternir l'image del a France  en Côte d'Ivoire et en Afrique et d'unifier toujours plus les Ivoiriens dans leur longue lutte nationale. Elle rendra très difficile à l'ex Directeur général adjoint du FMI, Mr Ouattara la gestion du pays, faute d'autorité morale. Elle risque alors, comme pour certains de  ces prédécesseurs de la "Françafrique", de le  pousser, quels que soient ses intentions, vers une dictature. Tout sera alors à refaire.

AU NOM DELA DEMOCRATIE                       

Le troisième point, et non le moindre, commun aux interventions en Côte d'Ivoire et en Lybie, est  qu'elles se font au nom de la démocratie. En Lybie, c'est l'absence de démocratie, en Côte d'Ivoire c'est le non respect du résultat du suffrage populaire, qui en ont été les justifications. Démocratie que de crimes, on commet en ton nom…

On pourrait penser que c'est un progrès si l'ingérence se réclame désormais de la défense de la démocratie. Certes, dans un certains sens, et c'est déjà le signe d'un changement d'époque. En effet, les interventions militaires se faisaient naguère pour sauver des régimes dictatoriaux et corrompus en Afrique. Par exemple, les interventions françaises au Gabon en 1964, au Zaïre, pour sauver le dictateur Mobutu en 1978 et 1996, au Tchad en 1983, au Rwanda en 1994.  Mais à y regarder de prés, on peut se demander si ce n'est pas seulement une opération visant à mieux vendre le même produit. Ouattara est désormais pour toujours un président installé par l'étranger, et qui plus est par l'ancienne (et toujours présente) puissance coloniale. Les insurgés libyens ne pourront jamais légitimer leur recours à l'étranger par l'objectif atteint du renversement ou de l'éviction  de El Gueddafi, au cas où cela se fait. On ne fait pas faire sa révolution par les autres. Dans les deux cas, ceux qui auront eu recours à de tels moyens, n'auront donné au mieux à eux et à leurs peuples que de nouveaux maîtres.

Ceci rappelle l'illusion, au début du 20eme siècle, d'une certaine bourgeoisie éclairée arabe au Moyen Orient, fascinée par l'Occident, qui croyait que celui ci allait la libérer de la domination turque et lui apporter la démocratie. On sait ce qu'il en advint. De même, aujourd'hui, aussi bien au Machrek qu'au Maghreb, qu'en Afrique, ceux qui attendent  de l'intervention militaire occidentale, qu'elle leur apporte la démocratie, ressemblent comme une goutte d'eau, par une sorte de filiation historique, à ceux qui attendaient du colonialisme la modernité et la civilisation. On ne peut dominer une société sans avoir des relais en son sein. Ceux qui avaient servi de relais au colonialisme y voyaient des aspects positifs, leur descendance, génétique ou spirituelle, voient aujourd'hui  dans l'ingérence étrangère des aspects positifs  pour la démocratie.

Au fond, l'Histoire se répète toujours et en même temps ne se répète jamais, car on retrouve à chaque fois les mêmes questions mais dans un contexte toujours différent. Les rapports entre la question de la démocratie et la question nationale ont toujours été étroits En 1789, en France, l'idée de la démocratie a été inséparable de celle de la nation. De même, pour la naissance de la nation américaine. En Algérie, pendant longtemps le mouvement national a cru qu'il pourrait obtenir l'indépendance pacifiquement, par la démocratie. C'est en fait, la France qui a créé, en Algérie, la méthode de manipulation du résultat des urnes, avec ce qu'on a appelé les élections à la Naegele (socialiste français, gouverneur de l'Algérie de 1948 à 1951,  resté célèbre pour son organisation de la fraude électorale massive). Peu après éclatait  la révolution armée et la démocratie a été sacrifiée aux nécessités de la libération nationale. C'est peut être là l'une des raisons de la sous-estimation de la démocratie au profit du nationalisme longtemps après l'indépendance.

L'Histoire donc se répète dans le sens où aujourd'hui l'ingérence étrangère, loin de faciliter la transition démocratique au contraire la bloque, en obligeant les peuples agressés à mobiliser leurs forces pour obtenir ou défendre en priorité  leur indépendance. Peut être est ce là le but des ingérences et des interventions militaires, celui d'empêcher une véritable démocratie.

On en vient ainsi à une question particulièrement intéressante, qui mériterait réflexion.  Comment s'est diffusée la démocratie dans les nations européennes. Pourquoi les nations européennes, à part la tentative d'exporter la révolution française par Napoléon qui s'est soldé par un désastre, n'ont-elles jamais connu depuis  de situation où une force étrangère vient régler par les armes un conflit concernant l'application des règles de la démocratie. Pourtant ces conflits sont inhérents à la vie démocratique. Il n'y a pas si longtemps, par exemple, lors de sa première élection, le président Gorges. W. Bush a, c'est connu, été "très mal" élu. Pourtant tout le monde aux Etats unis a accepté la décision de la Cour suprême. La cohésion nationale a  été jugée par tous plus importante que le différend autour du résultat des élections. Pourquoi la décision de la Cour constitutionnelle, en faveur de Gbagbo  en Côte d'Ivoire n'aurait-elle pas du avoir la même autorité. Certes, on peut douter, et à raison,  de son impartialité. Mais Gbagbo, de son côté, pouvait estimer lui aussi  à juste titre, que la présence des forces françaises faussait le résultat des élections et que  l'ONU et la France étaient à la fois juges et parties.

Que ce soit sous la forme du soutien apporté aux régimes antidémocratiques et corrompus, ou de l'intervention militaire au nom de la démocratie, l'ingérence occidentale peut être légitimement soupçonnée de viser depuis toujours  les mêmes buts, puisqu' elle aboutit au même résultat: celui de paralyser les capacités internes de chaque société à régler ses conflits et donc de les exacerber suivant le vieux principe de "diviser pour régner".

A la fin des années 1980, en même temps que basculait le rapport de forces dans le monde au profit des principales puissances occidentales, le "droit d'ingérence" a été brandi comme un devoir des nations les plus fortes. Atténué au départ par le mot  "humanitaire", il a fini par produire "des bombardements humanitaires". Qualifié au départ de "devoir d'ingérence", il est devenu peu à peu, par glissement successifs, un "droit d'ingérence" tout court avec comme mission nouvelle d'exporter  la démocratie. Le bilan de ce droit d'ingérence est très lourd en termes de souffrances pour les peuples et de tensions internationales. Les faits sont là: il n'a été qu'un instrument pour servir des desseins de domination. Il n'a nulle part aidé à la démocratie, aussi bien au niveau des rapports internationaux qu'au niveau national.

Le Quotidien d'Oran



1 Médias

Vidéo qui permet de nuancer le noir et le blanc ...
Les Mercenaires de Kadhafi et la Division de l'Afrique

Pourquoi il faut se méfier des informations qu'on nous impose et qu'on ne peut soumettre au contrepoids d'une critique.

12, 2012
< http://www.youtube.com/watch?v=acEedYLMZLc&feature=player_embedded#! >


Côte d'Ivoire occupé :

CPI / Le maire de la Haye en soutien à Laurent Gbagbo.

 Qui a déjà vu un "dictateur" aimé, au point qu'une foule de gens viendraient le soutenir ??? Alors, soit tout ce monde (très nombreux) se fait "rouler dans la farine", soit, ce serait donc un... (bon) Président ??? Apprécié et aimé ??? Mais alors..!!!

 Selon des confidences, le maire de la commune de la Haye serait très content de Laurent GBAGBO. Depuis l’arrivée de cet homme que ses détracteurs présentent comme un dictateur, « le monde entier bouge en sa faveur ». De même, toutes les activités de la ville marchent, ce qui donne des bénéfices substantiels à la ville.
Et selon ce qui nous revient, le maire, bien content entendrait donner 1% des bénéfices de la commune par jour aux avocats de Laurent Gbagbo. Un avocat de la « Dominik Stann » viendrait le défendre bénévolement. Les « blackokus américains », des juifs et ceux de présidents (un africain et un sud américain) auraient mobilisé un montant important pour le Président Gbagbo, qui selon les nouvelles de la Haye et d’Europe, est l’homme le plus populaire au monde : « tous les livres qu’il a écrits sont les plus vendus en France et partout dans le monde », confirme-t-on. Voilà comment les événements se tournent en faveur du prisonnier de Ouattara et de Nicolas Sarkozy à la CPI.
Rosine Manso

 Paru dans "Le Temps"

Mardi 3 Janvier 2012

 (repris par le Nouvel Obs :
http://unevingtaine.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/01/03/cpi-le-maire-de-la-haye-en-soutien-a-laurent-gbagbo.html



2 Politique 

GOUVERNANCE DE OUATTARA: AUTANT EN EMPORTE LA BETISE

Adama Toungara

Alors que les populations ivoiriennes sont encore en proie à des délestages dans plusieurs zones du pays, le gouvernement d'Alassane Ouattara, par la voix de son ministre de l'Énergie Adama Toungara, se joue de la souffrance des Ivoiriens.

Dans une récente déclaration, ce dernier a tenté de justifier les jours durs qui attendent les Ivoiriens et, par la même occasion, à dédouaner son mentor de toute responsabilité, le présentant plutôt comme « Super Ouattara », l'homme qui, en moins d'un an, a fait de la Côte d'Ivoire un havre de paix, de joie et de bonheur parfait.

A bien comprendre le ministre, la population ivoirienne devrait même se réjouir des délestages qu'elle subit. Et pour cause : ils sont la preuve que le grand docteur ès-sciences économiques travaille. En fait, il travaille tellement bien, depuis son arrivée au pouvoir, que la Côte d'Ivoire totalise, en moins d'un an, près de 6000 milliards de francs CFA de dettes, alors que le point d'achèvement de l'initiative PPTE est censé conduire à l'effacement de 6500 milliards sur un total de 10 000 milliards de francs CFA de dettes.

Ouattara creuse donc un trou pour en boucher un autre, là où son prédécesseur, Laurent Gbagbo, avait fait des mains et des pieds pour que la Côte d'Ivoire puisse, chaque année et pendant huit ans, repayer régulièrement sa dette. La croissance qui, en 2000, était de -3%, est passée à 4% en 2010. Cependant, moins d'un an après l'accession au pouvoir de Ouattara, le taux de croissance de la Côte d'Ivoire a chuté à -5,8%, contrairement au 10% annoncé.

La pauvreté n'a donc jamais été aussi forte et le désespoir si grand pour les Ivoiriens. A ce jour, de nombreux salariés n'ont toujours pas touché leur paie quand beaucoup d'autres s'attendent déjà à n'avoir que la moitié de leur salaire. Chômage, insécurité, cherté de la vie, baisse du pouvoir d'achat, licenciement massif : voilà le fruit du travail de Ouattara.

Par quel mécanisme le ministre Toungara peut-il donc affirmer que tout va tellement bien, que « les familles ont acheté des réfrigérateurs et des congélateurs partout », afin de justifier les coupures intempestives d'électricité ? C'est intolérable et révoltant ! Par quel miracle compte-t-il trouver les 200 milliards de francs CFA qu'il a pompeusement annoncés le 2 mars 2011 sans creuser encore plus profondément le fossé de l'endettement ? Personne ne devrait pouvoir se cacher derrière l'ignorance et les faux-semblants. Le régime de Ouattara expose chaque jour son incompétence, l'immoralité de ses choix politiques et se moque du peuple et de sa conscience.

Cette déclaration serait risible si la situation n'était pas aussi dramatique. Quel est le fondement d'une telle explication, au moment où le prix des carburants flambent dans le Nord du pays, qu'il ne se passe pas un seul jour sans que les FRCI n'agressent ou n'assassinent de pauvres civils innocents, que le prix des denrées alimentaires est passé du simple au double et que les travailleurs sont victimes de la politique de « rattrapage ethnique » chère à Ouattara ?

Il faudrait peut-être se demander si le ministre ne fait pas allusion aux pillages de masse commis par les hordes de rebelles et de mercenaires venus du Nord du pays pour installer Alassane Ouattara au pouvoir. Mais dans ce cas, le terme qu'il devrait plutôt employer serait « vol et recel de bien volé »...

Faut-il pour autant être étonné de ce cynisme ? Probablement non. Le ministre Toungara lui-même avoue que Ouattara avait « prévenu de ce qu'il ferait du pays lorsqu'il arriverait au pouvoir ». Mais ce cynisme dénote aussi de la fébrilité et de la perte complète de contrôle des affaires du pays par Ouattara. Quand, à cause de simples rumeurs d'augmentation des tarifs du transport en autobus, le directeur général de la SOTRA parle « d'incitation à l'insurrection », c'est que ce régime est loin de baigner dans la sérénité. Par ses ridicules sorties médiatiques, le gouvernement Ouattara tente alors de maquiller la réalité et de détourner l'attention du peuple des vrais problèmes.

Pendant combien de temps les Ivoiriens supporteront-ils ces humiliations et ces souffrances? Il est grand temps que Ouattara commence à se préoccuper des difficultés qui s'accumulent en Côte d'Ivoire. Sinon, le peuple ne tardera pas à lui retirer totalement sa confiance, si ce n'est déjà fait.

D'évidence, Alassane Ouattara est incapable de gérer la Côte d'Ivoire. Lui qui pensait que ses amis occidentaux le couvriraient d'argent, se retrouve aujourd'hui, au pied du mur. Son gouvernement, dans l'intérêt général, gagnerait à engager un dialogue franc avec l'opposition qui chaque jour se bat pour qu'un contre-pouvoir crédible équilibre la vie politique de la nation.

Tant qu'il continuera d'ignorer les appels au retour à des valeurs démocratiques et au respect de la Constitution, Alassane Ouattara continuera tout seul à conduire tout un pays dans l'abîme. Parce que, quand les lois ne règnent pas, ce sont les hommes qui le font. Et la communauté internationale qui l'a porté au pouvoir, commence déjà à se poser de sérieuses questions...

L'homme est donc condamné à cohabiter avec l'opposition. C'est ce qu'il y a de mieux à faire pour lui et pour la Côte d'Ivoire.

Adama Toungara

Mohamed Radwan est un chercheur et analyste politique ivoirien.

Source: PENSEES NOIRES.INFO

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3Sur le terrain

Maître Emmanuel Altit, avocat de Gbagbo : « Voici les batailles judiciaires à venir » (exclusif).

 Dans cette interview exclusive accordée au Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit explique les batailles judiciaires à venir, évoque l’aide que peuvent apporter les Ivoiriens, annonce qu’il va faire une demande de liberté provisoire pour son client. Et raconte un homme qui a souffert, qui est physiquement éprouvé mais intellectuellement combatif.

L’opinion ivoirienne est surprise de la durée qu’il y a entre la première et la deuxième audience du procès du président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale. Quelle est la justification technique d’un tel délai ? Pourquoi ne l’avez-vous pas contesté ?

Non. Loin de là ! C’est excellent pour nous parce que ça nous donne du temps. Comprenez bien que le procureur est en train de constituer un dossier et mène des enquêtes depuis extrêmement longtemps, et nous avons besoin, nous aussi, de temps. Par conséquent, plus la durée entre l’audience de première comparution, celle d’aujourd’hui, qui est en quelque sorte le coup d’envoi de la partie et l’audience de la confirmation des charges, qui est le moment où seront discutées les accusations, est longue, plus nous avons l’occasion de mener des enquêtes et de constituer notre propre dossier de manière à faire reculer ensuite le procureur.

Maintenant, est-ce que ce n’est pas une période trop longue durant laquelle le président va rester ici à La Haye ? Ma réponse est que cela n’a rien à voir. Nous pouvons demander, et nous allons demander sa liberté provisoire bientôt ! Il n’y a pas de lien direct entre la date de l’audience de confirmation des charges et notre demande de mise en liberté.

 

Quel est le statut du président Gbagbo ? Est-il inculpé ?

Non, il n’est pas inculpé. Il n’y a même pas d’accusation au sens strict du terme. Le procureur mène l’enquête en Côte d’Ivoire. Il a considéré que certains pouvaient, de son point de vue de procureur, être soupçonnés d’avoir eu un rôle. Pour les raisons que vous connaissez, il a décidé d’accuser le président Gbagbo. Pour se faire, il a demandé à la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de l’autoriser à délivrer un mandat d’arrêt contre le président Gbagbo. Maintenant, pour plaider ce mandat d’arrêt, il a pu donner à la Chambre préliminaire des éléments. Mais ces éléments n’ont pas de valeur autre que celle de la parole d’un procureur. Ce ne sont que des allégations, ce ne sont pas des accusations. Il n’y aura des accusations que lors de l’audience de confirmation des charges. Le procureur déposera un acte d’accusation que nous discuterons et que nous essaierons de réduire à néant. En fonction de la manière dont seront discutées les accusations, peut-être qu’il n’en restera plus rien. Jusque-là il n’y a ni accusation, encore moins inculpation. Nous ne sommes pas dans une procédure où le juge peut inculper. Mais dans ce cas de figure, ce sont des parties qui font le procès. Il y a l’avocat de l’accusation – le terme est plus exact que procureur – et l’avocat de la défense. Ce sont ces parties qui font le procès, les juges prenant acte et vérifiant que les formes sont respectées.

Le président Gbagbo est donc dans une forme de détention provisoire. Mais en général, dans les droits nationaux, la mise en détention provisoire n’est pas aussi longue…

C’est pour cette raison que nous allons demander sa mise en liberté provisoire bien avant juin 2012.

Le procureur prétend que le fait qu’il soit en liberté peut entraver la justice…

Le procureur dit ce qu’il a envie de dire. Moi je dirai autre chose, et les juges décideront.

On a la vague impression que vous n’aurez pas accès au dossier avant juin 2012…

Non. Ce n’est pas comme cela que ça se passe. Le procureur a obligation légale de nous transmettre tous les éléments en sa possession le plus vite possible.

Dès demain, alors ?

Oui, dès demain, absolument. S’il ne le fait pas, nous utiliserons cette éventuelle erreur contre lui.

Est-ce qu’il pourra mettre de nouveaux éléments dans son dossier ?

Oui, il continuera de mener son enquête, je mènerai la mienne. Et lors de l’audience de confirmation des charges, on confrontera. Pour l’instant, nous n’avons pas beaucoup d’enquêteurs à notre disposition pour des questions de moyens. Nous espérons en avoir plus à l’avenir. L’accusation en a beaucoup plus que moi. En plus des enquêteurs officiels, ils disposent de moyens dont je ne dispose pas. Notamment l’aide des autorités ivoiriennes et des grandes puissances.

Avez-vous besoin d’aide ? Est-ce que des citoyens ivoiriens peuvent participer ? Avez-vous des besoins ?

Oui, nous avons des besoins très importants. Notamment financiers, pour payer les gens qui travaillent. Les citoyens ivoiriens peuvent donner, et sont bienvenus. C’est une question de justice. Il s’agit de dire quelle est et quelle a été la réalité de la situation en Côte d’Ivoire.

Vous avez eu le président Gbagbo. Vous l’avez eu longuement. Il a expliqué qu’il n’a pas été très bien traité. Les Ivoiriens sont inquiets pour sa santé.

Je peux les rassurer. Depuis son arrivée à La Haye, il est suivi médicalement, nourri de manière tout à fait correcte, et ses conditions de détention sont acceptables. Il est vrai que pendant sept mois, il a été traité d’une manière qui ne correspond pas à la manière dont doit être traité un président, ou un ancien président. Nous pensons qu’il va pouvoir récupérer. Je peux vous rassurer et rassurer les Ivoiriens . Intellectuellement, il est toujours le même. C’est un homme qui s’est toujours battu et qui va une fois de plus se battre pour faire prévaloir la vérité.

Est-ce qu’il peut s’informer, regarder la télévision, aller sur Internet ?

Oui, il peut regarder la télévision. Pour Internet, je ne peux pas vous le dire. 

Propos recueillis par Théophile Kouamouo

http://www.nouveaucourrier.info/2011/12/06/maitre-emmanuel-altit-avocat-de-gbagbo-voici-les-batailles-judiciaires-a-venir-exclusif/

http://mosourpa.hautetfort.com/index-1.html


Côte d’Ivoire : le parti de Gbagbo récuse la CNE.  

Le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo récuse par avance les conclusions de la commission nationale d’enquête (CNE), mise en place au lendemain de la crise post-électorale en Côte d’ivoire par le nouveau régime.
« Le FPI tient à dénoncer publiquement la commission d’enquête nationale non inclusive et ne saurait nullement se reconnaître dans le rapport qui en sortira » affirme le porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI), Laurent Akoun., dans un communiqué transmis mardi à la presse.Le gouvernement a créé, en août 2011, une commission nationale d’enquête afin de mener des opérations d’enquête et de collecte des témoignages, documents et tous actes susceptibles de documenter les crimes présumés avoir été commis dans le cadre de la crise postélectorale, entre le 31 octobre 2010 et le 15 mai 2011.

IRIB



4 Confection d'un gouvernement....

FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT: LE FPI N'EST PAS INTERESSE

C'est une réponse qui coupe court au débat. Le ministre Michel Amani N'Guessan que nous avons joint hier au téléphone pour avoir des précisions sur la position  du FPI relative à une probable entrée dans le tout prochain gouvernement, s'est dit surpris par cette information.

Qualifiant de manipulation la nouvelle de l'entrée de son parti dans un gouvernement sous le régime de Ouattara. « Non seulement le FPI n'a jamais été contacté pour faire partie d'un quelconque gouvernement, mais il  n'est pas demandeur. D'ailleurs, qui vous dit que notre parti est intéressé par cette histoire de gouvernement ? », s'est-il interrogé avant de relever que le problème du FPI se trouve ailleurs.

Le souci majeur du FPI en ce moment est la condition à laquelle le FPI  affirme lui tenir principalement à cœur est la libération sans condition de Laurent Gbagbo et de tous ceux qui sont actuellement détenus dans les geôles du Nord pour leur accointance avec  Laurent Gbagbo. Pour rappel, le FPI avait  condamné l'attitude du gouvernement qui, malgré la pertinence des questions qu'il avait soulevées lors des premières discussions entre les deux parties, avait refusé d'entendre raison. « Il ne faut pas fuir le dialogue républicain qui, à notre sens, permettra d'examiner entre autres, les difficultés du pays relatives à la sécurité  à la réconciliation dont l'une des conditions reste la libération de Laurent Gbagbo et de tous ses proches illégalement détenus».

Pour Laurent Akoun, la position du FPI n'a pas bougé d'un iota parce que le pouvoir n'a pas apporté un début de solution aux problèmes qu'il avait  posée au Chef de l'Etat. « Nous prendrons part aux activités gouvernementales si les difficultés évoquées à l'intention du pouvoir sont un tant soit peu résolues. Tant que les conditions d'une sécurité auxquelles nous joignons d'ailleurs d'autres conditions indispensables à la reconstruction post-crise, ne sont pas réunies, il n'est pas question de faire légitimer ce régime ». Et Laurent Akoun de conclure que son parti a engagé des négociations avec le pouvoir. « Nous avons engagé des négociations avec le gouvernement et notre décision dépendra de l'issue de ces nouvelles discussions républicaines ».
Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 164 du jeudi 8 mars 2012.

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5  Politique internationale

Les grandes manœuvres

Cour pénale internationale

5-1 CPI, UN TRIBUNAL HAUTEMENT POLITIQUE.

Le monde entier se mord aujourd'hui les doigts sur l'orientation donnée au fonctionnement de la Cour pénale internationale par les Occidentaux.  Créée avec pour objectif précis de juger les personnes accusées de génocide, de crime de guerre ou de crime contre l'humanité, elle est devenue un instrument hautement politique utilisé par les Etats-Unis et la France contre les chefs d'Etat qui refusent de leur faire allégeance.

Sur les 120 pays qui ont ratifié le statut de Rome, seulement, ces deux pays dont l'un, (les Etats-Unis) n'a pas ratifié ledit traité,  font de  cette juridiction internationale leur chasse gardée. Ils s'en servent abondamment pour régler les comptes politiques à certains de leurs ennemis. La déportation de Laurent Gbagbo à la Haye le 29 novembre 2011, en est une parfaite illustration. Il a fallu que ces deux pays qui ne veulent pas le voir au pouvoir fassent pression sur le procureur Ocampo pour qu'il agisse dans la précipitation et procède à l'enlèvement de l'ex-Président de la République. Nicolas Sarkozy et Barack Obama en ont fait leur affaire personnelle parce que Laurent Gbagbo n'est pas celui qui sacrifie les intérêts de son peuple sur l'autel de l'égoïsme économique de l'étranger.

On l'a vu, avant d'envoyer ses hommes chercher le  célèbre prisonnier  à Korhogo, Ocampo a fait des tours aux Etats-Unis et en France pour prendre les consignes auprès de ses « maîtres ». Au cours de son séjour parisien, Il a rencontré également Alassane Ouattara pour les décisions finales  sur le transfèrement de Laurent Gbagbo. Ce ballet politico-diplomatique est la preuve que le politique a une réelle emprise sur  le fonctionnement et les décisions de la Cour pénale internationale dont le premier responsable agit selon les humeurs de Sarkozy et son Américain et non sur la base du droit, comme le prévoient  les textes fondateurs.

Le procès qui attend l'ancien chef de l'Etat ivoirien, est donc purement politique. Le droit n'y aura pas sa place. C'est « la volonté des pères qui sera faite ». C'est ce qui fonde d'ailleurs la grande sérénité qu'il affiche depuis sa déportation à la prison de la Haye. Son choix porté sur  Me Emmanuel  Altit, un avocat rompu aux arcanes des procès politiques comme celui qui attend Laurent Gbagbo, la légende vivante de la lutte contre la nouvelle forme de l'impérialisme occidental. « Nous avons une équipe de professionnels expérimentés et aguerris »  disait Me Altit, hier, dans les colonnes d'un confrère de la place.

Cette assurance qui augure d'une belle victoire en ajoute à l'espoir des milliers d'Ivoiriens et de sympathisants qui se mobilisent à travers le monde. «J'entends vos pleurs. Mais continuez le combat», disait récemment Laurent Gbagbo à tous ces hommes et femmes qui se battent pour sa cause à travers les 6 continents qui composent le globe terrestre. Comme cela se voit, le Woody de Mama s'apprête à aller jusqu'au bout.

Les armes dont il dispose pour réaliser ce vœu, ce sont les preuves et la force de ses  arguments pour convaincre cette cour politique quant à son innocence dans toutes ces accusations fantaisistes mises à sa charge. Parce qu'il n'a pas commis les crimes dont on l'accuse et dont les vrais auteurs continuent dans la plus grande impunité de tuer en Côte d'Ivoire sous l'œil parfois complice de l'Onuci. Malgré les manœuvres politiciennes des parrains occidentaux de l'actuel régime ivoirien, Laurent Gbagbo va gagner.

Nicole Bantchi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 160 du samedi 3 mars 2012.

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Cour pénale internationale

5-2 France

5-2-1 Des français vont porter plainte contre sarkozy à la CPI.  

Communiqué des Clubs « Penser la France »

L’assassinat du chef de l’Etat libyen grâce à l’intervention de l’armée française est une honte pour la France. Les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire à l’instigation de Nicolas SARKOZY marquent -plus qu’une rupture diplomatique- la participation à une véritable entreprise criminelle d’Etat. Les crimes commis à l’encontre de civils comme l’assassinat d’un chef d‘Etat appellent la mise en cause pénale des responsables politiques français. Les Clubs « Penser la France » ont décidé de réunir un collectif d’avocats français et étrangers en vue d’étudier un dépôt de plainte contre M. Nicolas SARKOZY devant la Cour Pénale Internationale.

Accessoirement, les Clubs « Penser la France » vont saisir l’ensemble des parlementaires français d’une demande d’ouverture d’une procédure devant la Haute Cour conformément aux articles 67 et 68 du titre IX de la Constitution de la Vème République.

CONTACT:

06.83.23.66.64 /01.73.64.98.68

Source: geostrategie.com


5-2-2 Lettre ouverte à nicolas sarkozy : vous devez dire aux français pourquoi vous n’avez pas fait le choix du recomptage et que vous avez opté pour les bombes en Côte d'Ivoire

M. Le Président, votre candidature à la Présidence de la République Française est effective même si vous avez démarré depuis longtemps la campagne avec les moyens de l’Etat. C’est l’heure du bilan c'est-à-dire l’heure pour dire aux françaises et aux français ce que vous avez fait des impôts qu’ils ont payés, des dettes que vous avez contracté en leur nom et du pouvoir d’Etat à vous confié. Evidemment vous leur direz ce que vous avez envie de leur dire pour assurer votre retraite sans tracasserie juridique ou votre réélection. Une partie du peuple français n’aura aucun élément pour vous contredire car nourrie par une presse d’Etat instrumentalisée par vous. Etant donné que les ivoiriens ne seront pas invités au débat au nom du principe sacro-saint de la souveraineté des états, ils n’auront donc pas l’occasion de dire ce que votre presse aux ordres n’a pas voulu dire, à savoir, comment vous vous êtes invité dans les élections en Cote d’Ivoire en violation du principe de la souveraineté et des règles internationales qui encadrent toute présence étrangère dans un pays hôte. Pour que les françaises et les français soient informés en dehors de l’AFP, France 24, TV5 ou RFI et compagnies de vos agissements en leur nom sur la scène internationale, je me permets de vous adresser cette lettre ouverte pour donner l’exemple de la Cote d’Ivoire qui n’est pas différent d’autres cas à travers le monde.

La guerre inutile et couteuse contre la Cote d’Ivoire

Suite aux élections présidentielles en Cote d’Ivoire de 2000 qui a vu l’élection de Laurent GBAGBO comme président de la république de Cote d’Ivoire, votre prédécesseur Jacques CHIRAC attaque la Cote d’Ivoire sous le masque d’une rébellion armée et entrainée avec les moyens de l’Etat français. Le pays est alors divisé en deux et l’armée française règne en maitre pendant 9 ans se donnant le droit de détruire les avions de l’armée ivoirienne et de tuer 56 jeunes ivoiriens en 2004 devant l’hôtel ivoire à Abidjan. La raison de cette rébellion inutile était simple : Le Président GBAGBO n’était pas le choix de la droite française en 2000 et sa politique est déterminée sans l’aval de la France.

En Novembre et Décembre 2011, le Président Laurent GBAGBO a été proclamé Président de la république de Cote d’Ivoire avec 51.45% par le Conseil Constitutionnel de la République de Cote d’Ivoire, organe chargé de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles en Cote d’Ivoire. Contre toute attente, l’ambassadeur de la France en Cote d’Ivoire, s’ingérant d’une manière inacceptable dans une élection qui ne le regarde pas, kidnappe le président de la Commission électorale, organe chargé de l’organisation technique des élections et fait proclamer un autre résultat en faveur de l’adversaire du Président GBAGBO peu avant celui du conseil constitutionnel, en dehors de toute règle, et, chose curieuse au QG du candidat adverse : M. OUATTARA Alassane. Actionné par votre soin, seule la télévision française France 24 a eu la primeur de l’information certifiée ensuite par l’ONU. Une crise postélectorale s’ouvre. Le Président Laurent GBAGBO, convaincu de sa victoire, demande un recomptage des voix pour trouver une solution pacifique à la crise comme cela a été fait en HAITI dans le même mois suite à une crise identique.

M. SARKOZY, vous devez dire au français pourquoi vous n’avez pas fait le choix du recomptage et que vous avez opté pour le blocus du port d’Abidjan privant la Cote d’Ivoire de médicaments ayant entrainé plusieurs morts, pour l’embargo sur le cacao ivoirien, pour la fermeture des banques, pour les sanctions européennes contre les personnalités proches de Gbagbo et les entreprises publiques, etc. Lorsque cette méthode macabre n’a pas marché, vous avez violé le mandat de l’ONU et l’embargo sur les armes pour armer des rebelles et faire débarquer des contingents entiers de l’armée française pour larguer plusieurs es dizaines de bombes sur les ivoiriens qui sont morts par centaines. Là où CHIRAC a échoué en 2002 en se cachant derrière les rebelles, vous avez réussi à parachever le coup d’Etat de votre prédécesseur en bombardant la résidence officielle d’un chef d’Etat sans déclaration de guerre autorisée par le peuple français. Vous avez fait croire comme un refrain par media français instrumentalisé, que GBAGBO a refusé de reconnaitre sa défaite aux élections présidentielles alors que c’est bien vous qui aviez refusé de reconnaitre la décision prise par le Conseil Constitutionnel de la République de Cote d’Ivoire le proclamant vainqueur de l’élection présidentielle. Une décision constitutionnellement sans recours

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République de France, la France ne peut éternellement soumettre la Côte d'Ivoire à cette négation de sa souveraineté qui rappelle l’époque de la colonisation et en cette période de mondialisation. Cette forme de collaboration à coup de bombes ne peut durer qu'un temps. Cette tromperie intellectuelle qui consiste à faire voter une résolution à l'ONU pour contourner la Constitution de votre pays dans le but de faire la guerre à un autre pays et à bombarder les résidences des Présidents appelées bunker pour la circonstance ne peut tromper qu’un instant. Vous tirez aujourd'hui les conclusions de votre tricherie intellectuelle qui ne prend plus. Car, en Syrie où il y a plus de morts qu'en Côte d'Ivoire avant votre guerre,  vos vœux de résolutions restent sans suite. Les pays émergents restent sourds à vos sollicitations. L'Afrique du Sud et le Brésil ne veulent plus vous suivre dans vos chevauchées guerrières estampillées ONU. La Russie et la Chine vous montrent leur veto.

Les bombes

Vous qui espérez un deuxième mandat, avez-vous pris une seule fois l'avis des français avant d'aller bombarder des femmes et des enfants et traumatiser des populations entières ? Les avez-vous seulement consultés pour aller dépenser leurs impôts et autres cotisations fiscales dans des bombes meurtrières.

Monsieur Sarkozy, sachez qu'en Afrique sinon en Côte d'Ivoire quand on bombarde les casernes de gendarmes où vivent femmes et enfants, on ne bombarde pas que des poudrières, on bombarde aussi ces femmes et ces enfants. Nous vous demandons d'avoir le courage d'informer vos compatriotes de ces femmes et enfants que vous avez tués. Ces morts dont ni Radio France Internationale (RFI), ni France 24  ne parlent. Tous ces employés et ces jeunes morts à la résidence du Président GBAGBO que vous avez traité de bouclier humain.

Prenez le soin Monsieur le Président de dire aux Français que la « démocratie » que vous avez installée en Côte d’ivoire tue plus que la « dictature » que vous avez enlevée car cette « démocratie » a sélectionnée une ethnie « pure » en Côte d’ivoire pour constituer une armée, une administration et un parlement constitués de cette ethnie « pure » qui applique la solution finale : le massacre des « impurs », femmes et enfants qui s'étaient réfugiés à la mission catholique de Duékoué et d’ethnie « impure » (plus de 800 morts en une seule journée selon le CICR). On appelle cela un génocide dont vous êtes coauteur.

Vous êtes complice de Monsieur Alassane Ouattara et de « sa solution finale » faite de massacres, de déportations, d’emprisonnements dans des camps de concentration et de gels des avoirs des « impurs » qui ne veulent pas se soumettre. Plus d’une centaine de prisonniers politiques, plus de 200 comptes bancaires gelés et une dizaine de personne assassinées, violée ou blessées chaque jour, telle est le sort des « impurs » ivoiriens aujourd’hui et vous le savez.

Si vous avez pris le temps de réfléchir sur vos actes vous comprendriez que leur portée n'a été que négative ; vous avez largué des bombes sur Abidjan, résultat : vous avez créé une dictature tribale comme régime, assistée d'experts français avec une Côte d'Ivoire divisée sans espoir de réconciliation.

Vous avez largué des bombes sur la Libye et dites-nous quelle démocratie avez-vous instaurée dans ce pays ? Des innocents sont morts, des travailleurs noirs  croupissent dans les prisons libyennes car considérés comme des miliciens de Kadhafi, alors que l'Union Africaine (UA) demandait de dialoguer avec Monsieur Kadhafi.

Vous avez bombardé dans le nord du mali les 4x4 contenant vos jeunes compatriotes pris en otage par ACQMI et résultat, ils sont morts. Là aussi vous avez choisi la force. Vous voyez Monsieur Sarkozy si la force était l’unique solution les Fourmies n'auraient jamais construit leur termitière.

Les prisonniers politiques et exilés

La Première dame Simone Gbagbo à Odienné, les neuf (9) prisonniers politiques de Boundiali, les quatre (4) de Katiola, les deux (2) de Bouna, ceux d'Abidjan et de Korhogo  qui croupissent dans des conditions carcérales sans nom. Votre silence les tuera.

Madame Hilary CLINTON s'est rendue en Côte d'Ivoire pour parler de pétrole mais aussi pour parler avec Monsieur OUATTARA de justice, de démocratie, de sécurité et de dialogue avec l'opposition pour asseoir une réconciliation durable entre Ivoiriens.  Et vous Monsieur Sarkozy, vous avez dépêché M. COPE chez M. OUATTARA pour parler de financement de l’UMP et des élections en France sans se préoccuper du sort de son homologue AFFI N’GUESSAN, chef du plus grand parti politique de Cote d’Ivoire emprisonné par M. OUATTARA et vous avez reçu en grande pompe M. OUATTARA sans que les françaises et les français ne sachent le contenu des valises transportées par l’avion de M. OUATTARA et sans même avoir la décence de l’interroger sur le sort de Michel GBAGBO, votre compatriote français de mère française comme vous dont le seul crime est de s'appeler Gbagbo, pris en otage  dans les geôles de Bouna  dans le nord de la Côte d'Ivoire par les hommes de Ouattara. Vous êtes-vous interrogé sur la mort de tous ces exilés internes et externes qui ont souffert dans les douleurs des maladies et morts par manque de soins car vos résolutions ont gelé leurs comptes bancaires. La faute de ces hommes et de ces femmes est d'avoir été du côté de Monsieur Gbagbo lors des élections présidentielles de 2010, est-ce un crime ? Non, mais vous aux yeux des Ivoiriens vous êtes un criminel.

Exactions sur les journalistes

Monsieur Gbagbo, le père de la démocratie ivoirienne que vous avez présenté aux yeux de tous, surtout en Europe, comme un dictateur, a fait voter une loi interdisant l'emprisonnement des journalistes. Aujourd'hui, en Côte d'Ivoire nous assistons à une régression des conditions de vie des journalistes. Vous êtes-vous interrogé sur le sort de ces journalistes qui sont emprisonnés ou licenciés sans motif valable. En 9 mois de pouvoir, la Cote d’Ivoire enregistre 9 journalistes prisonniers et 300 mis au chômage technique. Ces hommes et ces femmes qui ne font que leur métier et ne font qu'apporter la contradiction aux discours propagandistes de Monsieur Ouattara en livrant une autre information. Est-ce un crime ? Non, mais votre surdité à leur égard vous rend complice. Vous êtes leur geôlier et bourreau.

L’université d’Abidjan

Les étudiants ont été des cibles de bombardement de l’armée française en violation des franchises universitaires car la majorité de la jeunesse estudiantine se reconnait dans la politique du Président GBAGBO. Considérés comme des miliciens pendant la guerre que vous avez menée contre la Cote d’Ivoire, tout étudiant tombant entre les mains de l’armée ethnique de M. OUATTARA était systématiquement exécuté.

La première grande « solution finale » pour l’université, a été la fermeture pure et simple de l’université. Plusieurs générations d’ivoiriens se trouvent privées d’université. L’avenir de la Cote d’Ivoire se fera sans les ivoiriens. Peut être est-ce la « solution » SARKOZY-OUATTARA pour dominer longtemps la Cote d’Ivoire

Conclusion

Monsieur le Président Sarkozy, au moment où cette lettre vous parviendra vous serez devant les Français pour les prochaines élections présidentielles. Dans votre bilan de fin de mandat, de grâce, n'oubliez pas de dire aux Français qu'à cause de vos ambitions personnelles des hommes, des femmes et des enfants sont mort en Côte d’Ivoire sous des bombes, par des exactions, par manque de soins. Vous avez de façon directe ou indirecte participé à la  mort de ces personnes et cela n'oubliez pas de le dire aux Français vous leur devez cette vérité.

Vous avez placé à la tête de la Côte d'ivoire Monsieur Ouattara (il ne représente que 23% de la population ivoirienne selon les résultats du premier tour des élections présidentielles de 2010) comme Président, vous étiez présent à son investiture. Son Premier Ministre et chef des armées est Monsieur Guillaume Soro. Une armée composée d'ex-rebelles d’un même groupe ethnique, de chômeurs et de prisonniers qui chaque jour tuent, violent et volent en Côte d'Ivoire en toute impunité. Votre silence assourdissant nous effraie et vous rend complice une fois de plus de ces nombreux meurtres.

Dites aux Français que c'est la Licorne (armée française) qui lui sert de garde rapprochée car il n'a plus confiance en l'armée rebelle, FRCI, que lui-même a créée

Au moment où la Cote d’Ivoire n’a plus d’Etat et que des braconniers, les dozos, font office de policiers et de gendarmes et tuent chaque jour des civils sous le regard de l’ONUCI et de la force française Licorne, n'allez pas faire croire en France que votre politique extérieure de copinage a pu instaurer la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire. Non, il n'en est rien. Vous n'avez fait que repousser les échéances et derrière ce calme de façade la Côte d'Ivoire se déchire  et se meurt un peu plus chaque jour.

Monsieur le Président, lorsque ce courrier vous parviendra et comme vous avez fait l’aveu d’avoir le courage de dire la vérité aux françaises et aux français pendant votre campagne, ayez le courage de livrer le contenu de cette lettre par vos presses qui leur ont caché la vérité sur la Cote d’Ivoire pour qu’ils sachent ce que vous avez fait de leur argent en Cote d’Ivoire.

Vous remerciant

Dr Cheick DIABATE
Enseignant-Chercheur,
Université de Colorado, USA

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=4086

 


5-2-3 Epreuve de vérité  : La fin du film sonnera très bientôt celle de la CPI pour inefficacité.

 

Le XVIIIe siècle appelé celui des lumières en Europe en général et singulièrement en France a fait la promotion de la liberté mais aussi de l’égalité entre les individus au plan strictement juridique. Cette égalité formelle, bien plus tard, a glissé au niveau des Etats. Ainsi, les institutions de l’organisation des Nations-Unies (ONU) ont été fondées sur ce principe nonobstant quelques exceptions. Les philosophes des lumières de cette époque ont proclamé la séparation des trois pouvoirs dans l’Etat que sont l’exécutif, le législatif et le judiciaire afin d’éviter l’arbitraire, l’injustice et les abus de toutes sortes... La non intervention dans les affaires intérieures d’autres Etats, souveraineté internationale oblige, a été, l’une des grandes conséquences de l’égalité entre les Etats. Les abus dont des pogromes, ont jalonné l’histoire des nouveaux Etats où la nation a du mal à se former. Des peuples entiers ont été massacrés par leurs gouvernements sans que les institutions internationales comme l’ONU n’aient la possibilité d’intervenir. C’est ainsi entre autres, que le droit humanitaire d’ingérence puis le tribunal pénal international sont nés comme éventuels moyens de solutionner ces injustices et abus. Mais l’homme ne pouvant rien faire sans que son imperfection originelle n’y laisse des traces, on constate un dysfonctionnement dans ce qui paraissait comme un progrès. On se rend compte aujourd’hui, que de plus en plus, l’outil du droit qui devait garantir la justice, la liberté et donc la démocratie, est perturbé par le comportement des Etats prédateurs. D’abord, le tribunal pénal international inculpe en majorité que des Africains, et parmi ceux-ci, seuls les plus faibles sont visés. Ensuite, la compétence universelle que la justice du royaume de Belgique s’est reconnue, est battue en brèche par l’attitude de l’Etat d’Israël et des grandes nations comme la France, les Etats-Unis etc. Avec le problème du leader ivoirien Laurent Gbagbo, la cour pénale internationale installée à La Haye fait face à une difficulté qui va sonner soit le glas de cette cour, soit mettre les supposés grands de ce monde à genou pour que le droit triomphe sur l’arbitraire, que la finance respecte l’être humain, que la force s’apprivoise pour être au service de l’humanité et non au service de quelques crapules. Une cour pénale internationale (CPI) de justiciables faibles Les pays qui font du bruit et se veulent donneurs de leçon en démocratie sont les plus réfractaires à la justice internationale. A commencer par les Etats-Unis qui donnent le mauvais exemple, parce qu’ils ne veulent pas voir leurs citoyens mis en cause et inculpés par cette justice-là. Cette incongruité politique, disqualifie les Yankees à se prendre pour les gendarmes du monde libre. Soit les Américains acceptent leur nature humaine donc la possibilité de délinquer comme tout le monde, alors on doit tous reconnaître la valeur de leur démocratie, soit ils la refusent et le monde entier leur retire sa confiance. Le récent exemple des soldats de l’oncle Sam qui ont brûlé le Coran est assez édifiant. Jugés par des musulmans, ces soldats subiraient des peines exemplaires, pour dire qu’il y a des limites qu’il faut se garder de franchir, même dans l’adversité. Les excuses de M. Obama sur la question laissent à désirer… En dehors des Américains qui ont dit non aux statuts de Rome, les autres ont dit oui du bout des lèvres. Sinon comment comprendre que des Milosevic, des Taylor et des Bemba se retrouveraient-ils seuls dans la geôle de la CPI ? Ce ne sont pas les cas de crimes contre l’Humanité qui font défaut dans le monde ! Dans la tragédie du Rwanda par exemple, à en croire tous les rapports, les autorités françaises y sont gravement impliquées. Un homme comme Alain Juppé devrait être jugé au même titre que Laurent Gbagbo. François Mitterrand, Edouard Balladur dans cette même affaire devraient être inculpés. Plus récemment (2004) en Côte d’Ivoire, dans les évènements de l’Hôtel Ivoire, la jaspineuse M-Alliot Marie et son président Chirac (qui pourrait y retrouver très vite la mémoire), devraient tous deux être inculpés pour les tueries occasionnées par les militaires français. Au lieu de cela, jusqu’ici, la cour pénale internationale n’a fait qu’enfoncer des portes ouvertes. Ceux qui sont faibles ou sont affaiblis et dont la condamnation ne saurait dissuader les vrais délinquants politiques, à eux seuls, font les frais de cette justice. Une justice de lampistes Quand un homme fort a été affaibli sur le plan international, sa mise en prison lui sert de leçon, mais pas à ceux qui, tapis dans l’ombre, commettent les pires des crimes contre l’humanité. Dans l’affaire de la rébellion ivoirienne, tout le monde montre Guillaume Soro du doigt, comme étant le patron des tueurs. Mais pour une justice responsable, comment peut-on inculper un étudiant qui sort à peine de l’université ? Quelle fortune a-t-il pour lever et armer une troupe forte de plusieurs milliers d’individus ? Ici comme dans d’autres affaires internationales, les vrais coupables sont cachés dans l’ombre et se sont les lampistes qui seront poursuivis. A ce rythme, comment une peine d’emprisonnement peut-elle donner à réfléchir aux tenants des sociétés multinationales, les vrais coupables. Dans cette veine, puisque la chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé d’élargir son autorisation d’enquêter sur la situation en Côte d’Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010 ; c’est une bonne chose. Cependant, il faut aller au fond des choses et ne pas s’arrêter à mi-chemin. Si tout le monde en Côte d’Ivoire sait que c’est Alassane Ouattara qui a suscité, entretenu et armé la rébellion ; peu de personnes savent que c’est la Société Armajaro qui a financé pour cinquante milliards de francs Cfa, le reste de la note de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Remonter à 2002 sans épingler les dirigeants de ladite société, c’est faire les choses à moitié. Les bras qui ont fait le travail de destruction doivent certes être punis, mais les cerveaux dont les intérêts ont été servis par cette déstabilisation doivent payer autant que les bras. Rendre justice aux victimes ivoiriennes et françaises sans inculper Jacques Chirac, c’est assurer l’impunité pour que prospère plus longtemps, la Françafrique. Remonter à 2002 sans inculper et condamner Nicolas Sarkozy, c’est dévoyer la justice internationale… Dans la vie, il n’est pas interdit d’avoir des amis. Mais quand on a toute la communauté internationale pour amie, comme c’est le cas de M. Alassane Ouattara, on passe pour être trop parfait et trop suspect ; cela s’appelle faire de la corruption à tous les niveaux. Le procureur Ocampo pourra-t-il inculper Messieurs Sarkozy, Obama, Young Jin Choi et Banki-Moon en tant que co-auteurs indirects comme ce fut le cas de M. Laurent Gbagbo ? Idem de M. Alassane Ouattara ? Le cœur humain se satisfait de l’emprisonnement du bras qui a tué, mais la morale internationale exige plus. Il faut que la condamnation frappe la main criminelle d’accord, mais également le cerveau aussi ; lui qui a conçu et planifié le meurtre. A défaut de cette justice-là, on assistera comme d’habitude à une mascarade et une parodie de justice à La Haye.

Dans ce cas, la fin du film sonnera très bientôt celle de la CPI pour inefficacité.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=4082

 

 

 


5-2-4 Côte d'Ivoire : la CPI élargit l'enquête et inclut la période allant de 2002 à 2010.

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé d'élargir son autorisation d'enquêter sur la situation en Côte d'Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010.

La Chambre préliminaire III de la CPI a considéré que les événements violents survenus en Côte d'Ivoire pendant cette période (y compris ceux qui auraient eu lieu depuis le 28 novembre 2010) doivent être traités comme une seule situation dans laquelle une crise continue, impliquant une querelle politique prolongée et une lutte pour le pouvoir, a mené aux événements sur lesquels la Chambre a déjà autorisé l'ouverture d'une enquête, a précisé la CPI dans un communiqué de presse publié jeudi.

En se concentrant sur les exemples les plus significatifs d'incidents, la Chambre a conclu qu'il y a une base raisonnable de croire que des crimes de meurtre et de viols, qui pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité, auraient été commis au cours de ces événements.

La Chambre avait, le 3 octobre 2011, fait droit à la requête du Procureur aux fins de l'ouverture d'une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour, qui auraient été commis en Côte d'Ivoire depuis le 28 novembre 2010, ainsi que sur les crimes qui pourraient être commis dans le futur dans le contexte de cette situation.

Dans cette décision, la Chambre préliminaire III, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Adrian Fulford et Elizabeth Odio Benito, avait demandé au Procureur de lui fournir toute information supplémentaire à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010. Le Procureur a fourni des informations supplémentaires le 4 novembre 2011.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27652&Cr=Ivoire&Cr1=



5-2-5 DrBOGASako Gervais :La CPI expose au grand jour les insuffisances de l’Avocat de Gbagbo.

CPI/ 2eme demande d’aide judiciaire de Gbagbo :

-La CPI  déshabille son avocat et lui dit niet !

-Les compétences juridiques de Me Altit mises en cause !

-Un simple Greffier renvoie l’avocat de Gbagbo à ses cours de droit.

 

 « Vu l’absence d’une décision du Greffier portant sur une demande de moyens financiers supplémentaires par M. Gbagbo, la juge unique considère que la Chambre n’est pas compétente pour décider sur le fond de la requête présentée par la Défense concernant l’étendue de l’aide judiciaire…Déclare la requête de la Défense irrecevable en ce qui concerne l’étendue de l’aide judiciaire…Ordonne à la Défense de présenter au préalable au Greffier toute requête concernant l’étendue de l’aide judiciaire, ainsi que toute requête relative aux bureaux, au service de communication sécurisé et au matériel informatique fournis à l’équipe de défense par le Greffe…» a décidé, le 27 janvier 2012, Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, juge unique de la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale, en charge du jugement de l’affaire « Le procureur contre Laurent Gbagbo » à la CPI, suite à une deuxième demande d’aide judiciaire en date du 13 janvier 2012 motivée par la Défense de Gbagbo et directement adressée à la Chambre préliminaire III.

Mais avant de nous étaler sur les dessous d’une telle décision de la CPI, il nous apparait important d’en situer le contexte pour une meilleure compréhension.

Arrivé à la Haye le 30 Novembre 2011, le président Gbagbo est présenté en audience de comparution initiale le 5 décembre de la même année devant les juges de la CPI. Le lendemain, son avocat principal, Me Emmanuel Altit transmet une demande d’aide judiciaire auprès du bureau du Greffe de la CPI. Cette dernière sera relancée le 13 décembre 2011 puis appuyée par les juges lors de la toute première audience de mise en état, le 15 décembre 2011 demandant au Greffe « de prendre une décision aussi vite que possible et d’informer la Chambre dans deux semaines ». Le 28 décembre 2011, le Greffe décidait que « M. Gbagbo est considéré éligible au titre de l’aide judiciaire totale à titre provisoire à compter de la notification de la présente décision (…) Les dépenses engagées pour la défense du Demandeur à compter du 6 décembre 2011 seront prises par le système d’aide judiciaire de la Cour en vigueur » ;

Aussi poursuit la décision du bureau du Greffe  à l’époque : «  Cette aide recouvre :

-les honoraires du conseil principal, ceux d’un assistant juridique et ceux d’un gestionnaire de dossier ;

-Une somme forfaitaire de 76 000 euros destinée à payer et défrayer les enquêteurs et les différents experts pendant toute la durée du procès ;

-Un montant forfaitaire de 4000 euros mensuels destiné à rembourser les frais exposés par les membres de l’équipe de défense, y compris les DSA (per diem) ».

 

Me Altit dit oui et non à la fois !

Cinq semaines après (6 décembre 2011-13janvier 2012), alors qu’il se garde de déclarer ses honoraires ainsi que ceux de son équipe, aussi, alors qu’aucun bilan financier concernant les dépenses déjà effectuées sur cette certes courte période malgré la disponibilité de ce premier fonds, n’est disponible, Me Emmanuel Altit revient à la charge sur le fallacieux prétexte qu’il  existe au regard de ce premier fonds, « une disproportion flagrante entre les moyens alloués à son équipe  et ceux dont disposent l’équipe du procureur ». Tout en fustigeant la décision du Greffe de ne pas prendre en compte l’étendue de l’aide  du 30 novembre au 28 décembre 2011.

 

Voici les arguments de Me Altit pour avoir plus et plus d’argent !

 

Pour lui, en demandant une aide supplémentaire, « il s’agit pour la cour de faire respecter à la phase pré juridictionnelle comme à la phase juridictionnelle, le principe de l’égalité des armes ». Car rappelle-t-il « s’il n’y a pas égalité des armes au début du processus, c’est alors l’ensemble de la procédure qui sera déséquilibrée de ses débuts jusqu’à la fin ».

Autrement dit, selon l’avocat du président Gbagbo « il ne peut y avoir de procès équitable si l’égalité des armes n’est pas assurée à tout moment ». C’est pour ces motifs évoqués ci-dessus qu’il demande mais une fois encore maladroitement à la Chambre préliminaire III, le 13 janvier 2012 :

« –D’ordonner au Greffe d’attribuer à la Défense du président Gbagbo au titre de l’aide judiciaire une somme forfaitaire comprenant les honoraires mensuels d’un Conseil principal, d’un Conseil associé, de trois assistants juridiques et d’un gestionnaire de dossier ;

–D’ordonner si les frais induits par ce dossier devraient être imputés sur le budget de 4000 euros par mois, au Greffe d’attribuer à la Défense du président Gbagbo au titre de l’aide judiciaire une somme mensuelle de 6000 euros couvrant les frais à rembourser hors DSA, y compris le remboursement de matériel informatique ou de télécommunication ;

–D’ordonner au Greffe d’attribuer à la Défense du président Gbagbo au titre de l’aide judiciaire une somme forfaitaire correspondant aux DSA (per diem) de chacun des membres de l’équipe si besoin était ;

–D’ordonner au Greffe d’attribuer à la Défense du président Gbagbo au titre de l’aide judiciaire l’allocation d’une somme couvrant le coût de deux enquêteurs jusqu’à la fin de l’audience de confirmation des charges, le 28 juin 2012 sous réserve d’un éventuel report : soit la somme de 290 000 euros, étant rappelé que ce budget ne couvre même pas la prise en charge (honoraires et frais) d’experts ou de personnes ressources. Somme à laquelle il convient d’ajouter les DSA destinées au Conseil principal affectées à la procédure des enquêtes soit la somme de 8000 euros (un séjour de deux semaines sur place une fois tous les deux mois) ;

–D’ordonner au Greffe d’attribuer l’aide judiciaire à partir du 30 novembre 2011 ;

–D’ordonner la mise à disposition d’un second bureau attenant équipé d’un coffre-fort ;

–D’ordonner la mise à disposition d’un service de communication sécurisé ;

–D’ordonner au Greffe d’attribuer à la Défense du président Gbagbo au titre de l’aide judiciaire la somme mensuelle de 8000 euros couvrant les frais de traduction ;

–D’ordonner au Greffe d’attribuer à la Défense un montant forfaitaire de 7000 euros permettant d’acheter quatre ordinateurs portables et matériels afférents (logiciels ect) ».

Après la réception de la demande de Me Altit par la Chambre préliminaire III le 13 janvier 2012, cette dernière en respectant la procédure de la CPI en matière de transmission des dossiers, va  la renvoyer au bureau du Greffe le 16 janvier 2012 comme le dit les textes de la Cour avec un courriel adressé par lequel la Juge unique (Silvia Fernandez de Gurmendi) demandera au Greffe de « soumettre ses observations à la requête de Me Altit au plus tard le jeudi 19 janvier 2012. »

 

Le Greffe déshabille Me Emmanuel Altit

Sur la recevabilité de cette deuxième requête de Me Altit, le Greffier notera dans ses observations d’emblée que la requête a été introduite auprès de la Chambre par le Conseil de la défense qui a omis de préciser la base juridique de cette saisine. Ensuite, le Greffier rappellera à Me Altit qu’il a rendu le 28 décembre 2011 sa décision sur l’aide judiciaire aux frais de la Cour déposée par M. Laurent Gbagbo par laquelle il accorde provisoirement l’aide judiciaire totale durant la phase préliminaire, en attendant les conclusions de l’enquête sur ses biens et avoirs. En vertu de cette décision, poursuit le Greffier dans sa note d’observation en date du 19 janvier 2012 « l’équipe de la défense s’est vue allouer en conséquence toutes les ressources prévues par le système d’aide judiciaire de la Cour à toutes les équipes de Défense des personnes indigentes intervenant dans les procédures devant la Cour, telles que prévues dans l’ensemble des documents définissant le cadre dudit système. » Et d’ajouter : « C’est pourquoi, en dépit de l’absence de spécification relativement à sa base juridique, la requête sur le champ de l’aide judiciaire formulée par la Défense doit être considérée, aux vues de son contenu, comme une demande de moyens financiers supplémentaires en vertu de la norme 83-4 du Règlement de la Cour. La norme 83-3 du Règlement de la Cour prévoit que la personne qui bénéficie de l’aide judiciaire aux frais de la Cour peut présenter une demande au Greffier en vue d’obtenir des moyens financiers supplémentaires. Or, en l’espèce, le Conseil de la Défense a directement déposé sa requête sur le champ de l’aide judiciaire devant la Chambre et s’est abstenu de la présenter préalablement au Greffier aux fins qu’une décision approuvée soit rendue ».

Et de conclure sur rien que « la forme » de la demande de l’avocat de Gbagbo : « Agissant de la sorte, le conseil de la défense a manifestement agi en violation de la procédure clairement à la norme 83-3 sus indiquée et de ce fait, la requête doit être déclarée irrecevable et rejetée dans sa totalité ».

Après la forme, le Greffier attaque le fond.

 

Sur le « fond » la copie du deuxième devoir de Me Altit souffrira également de graves insuffisances.

D’abord au niveau des considérations préliminaires sur le système l’aide judiciaire aux frais de la Cour. Pour le Greffe, les ressources allouées à l’équipe de la Défense à ce stade en vertu de sa décision du 285 décembre 2011, sont prévues comme telles par le programme d’assistance judiciaire de la Cour adopté par les Etats Parties de la Cour, et qui est régi par le principe du procès équitable. « Les textes pertinents de la Cour présentent suffisamment de garanties pour permettre, sur la base d’éléments objectifs, d’ajuster les ressources allouées aux équipes en fonction de la nature de l’affaire » précise, le Greffier.

Concernant les considérations liées aux ressources à la disposition de l’équipe de la Défense, défendues par Me Altit sur la base de la complexité de l’affaire « le Procureur contre  Laurent Gbagbo », le Greffier révèle que « le fait d’alléguer de nombreuses et diverses questions à débattre durant la phase préliminaire ne démontre pas non plus le caractère justifié des ressources complémentaires demandées, dès lors que toutes les affaires déférées devant une juridiction internationale, y compris tous les cas traités par la Cour, sont par principe complexes. Cette complexité s’explique notamment par la nature des crimes en cause, l’implication des victimes dans la procédure, les considérations liées aux enquêtes sur le terrain, les divers aspects de la coopération, ect. C’est dans ce sens d’ailleurs que cette complexité intrinsèque aux affaires traitées par la Cour a été l’un des facteurs essentiels dûment pris en compte dans la détermination des ressources importantes allouées aux équipes en vertu du système d’aide judiciaire de la Cour. »

Sur les enquêtes et les arguments relatifs à la procédure de récolement et qui motive la Défense à demander une allocation d’un montant de 290 000 euros, soit environ 4 fois le montant prévu dans le système d’aide judiciaire, le Greffe rappelle « qu’il appartient à chaque conseil de gérer les ressources affectées à la représentation légale de son client d’une façon propre à assurer la défense adéquate de celui-ci devant la Cour, y compris du point de vue des enquêtes …Aussi, les dépenses : billet d’avion, documentation requise si cela est justifiée, frais de déplacement et de guide sur le terrain lorsque les coûts afférents sont raisonnables, invoquées par  le Conseil étant, pour l’essentiel, inhérentes à la nature de toute enquête concernant les procédures judiciaires devant une juridiction pénale internationale, le budget des enquêtes prévu dans le système d’aide judiciaire est défini sur la base de cette réalité.»

Sur la période couverte par l’aide judiciaire, le Greffier soutien  que la lecture de la norme 123-3 du Règlement du Greffe faite par le Conseil de la Défense est erronée. « Cette norme ne fait aucune mention d’un droit à l’aide judiciaire dès le transfert de la personne concernée ni n’en consacre même un principe allant dans le sens prétendument avancé. Le droit à l’octroi de l’aide judiciaire à titre temporaire, dans l’attente de l’examen de la demande, ne saurait être reconnu qu’à compter du dépôt de la demande d’aide judiciaire.»

Concernant les bureaux, le système de communication, le matériel informatique et les frais de traduction, le Greffier note d’emblée  qu’il n’existe pas dans les textes de la Cour de disposition consacrant un droit aux équipes de la Défense de se voir attribuer d’office un bureau au sein de la Cour. « L’attribution de bureau à la Cour n’est pas un droit mais un plus qu’il faut nécessairement considérer à la lumière de la disponibilité de bureaux ».

Enfin,  les arguments de Me Altit relatifs à la nécessité de faire preuve de diligence et d’agir de façon opérationnelle  ne remettront pas en cause la conclusion du Greffier sur le point examiné. Au contraire, note le Greffier «  elle la conforte dès lors que la diligence et l’efficience sont des qualités nécessaires attendues en tout temps de tout Conseil intervenant devant la Cour pénale internationale, et de surcroit remplissant les critères de qualification hautement élevées prévues à la norme 67 du Règlement de la Cour et la Règle 22 du Règlement de la procédure et de preuve ».

 

La CPI expose au grand jour les insuffisances de Me Altit

 

Malgré la réplique de l’avocat du président Gbagbo en date du 24 janvier 2012 dans laquelle, après avoir fait à son tour des observations sur l’irrecevabilité de sa demande soumise à la Chambre par le Greffe, il demandait le rejet de la requête du Greffe qui cette fois-ci visait à rendre publique la présente procédure,  la CPI a ordonné  le 27 janvier 2012 à la Défense de présenter, au plus tard le mercredi 1er février 2012 à 16heures, une version publique expurgée de sa requête et de ses observations ; et au Greffier de présenter, au plus tard le vendredi 3 février 2012 à 16heures, une version publique expurgée de ses observations prenant en compte les expurgations effectuées dans les documents de la Défense.»

Questions : Me Emmanuel Altit connait-il les procédures de la CPI ? Est-il compétent pour défendre un si complexe dossier, qui a à la fois un caractère politique mais aussi juridique ? Les avocats ivoiriens, la famille biologique du président Gbagbo, le FPI, la galaxie patriotique et le président Laurent Gbagbo lui-même  sont avertis. Sinon vous avez dit audience de confirmation des charges le 28 juin 2012 ?  Mieux vaut tard que jamais dirait l’autre.

Dr BOGA Sako Gervais 

PK/ Eventnews.fr

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6954



 

08/02/2012

n°25 - Journal de Côte d'Ivoire (2) -a1 - 13-01 au 06-02- Côte d’Ivoire : quand le mensonge rime avec la schizophrénie !

n°25 - Journal de Côte d'Ivoire (2) -a1 - 13-01 au 06-02- Côte d’Ivoire : quand le mensonge rime avec la schizophrénie !



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire (2) 

n°25                              13-01 au 06-02

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion.

 INVESTIG'ACTION- michelcollon.info

2  Dossier

2-1 Abou Cissé : Alassane n’adore que l’argent. Pas son argent. Mais l’argent de l’extérieur.

2-2 Hassane Magued : Côte d’Ivoire : quand le mensonge rime avec la schizophrénie !

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

3-1 Sidiki BAKABA, comédien et réalisateur : « Dans le bunker de Gbagbo, j'ai échappé à la mort ».

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Demba M. Dembele : «Alassane Ouattara est un instrument de Sarkozy».

4-2 Komla Kpogli : Gbagbo et la CPI : Florent Geel de la FIDH dans ses œuvres sur France 24.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos


INVESTIG'ACTION - michelcollon.info

Côte d'Ivoire - Un pays sous influences
- Jean Pestieau
Les intérêts US et français doivent-ils passer avant une guerre meurtrière entre Africains?

Les élections de Côte d'Ivoire : chronique d'un échec annoncé
- Pascal Sané
"La naïveté, passé 50 ans d'indépendance, est impardonnable!"

Les guerres états-uniennes pour piller l'Afrique
- Anonyme
L'instabilité en Côte d'Ivoire n'est pas le fruit du hasard

Peuples de Côte d'Ivoire et d'Afrique maintenez votre lucidité
- Bernard Founou Tchuigoua
Qu'importe la démocratie pourvu qu'il y ait l'accès aux ressources naturelles

Côte d'Ivoire : le troublant jeu des Nations Unies
- Vladimir Caller
Honduras, Kossovo, Côte d'Ivoire: notions de démocratie variables

Côte d'Ivoire : une agression armée sans fondement - Ivoire Vérité
L'intervention militaire plutôt que le respect des lois: que veut la communauté internationale?

Minuit moins cinq en Côte d'Ivoire
- Olivier Mukuna
Confrontation des deux points de vue

Qui est Alassane Ouattara ?
- Front de Libération Nationale Congolais
Le candidat de la mondialisation en Afrique reconnu par les puissances occidentales

 



 Dossier

2-1 Abou Cissé : Alassane n’adore que l’argent. Pas son argent. Mais l’argent de l’extérieur.

Abou Cissé se prononce sur les sujets qui ont marqué l’actualité ivoirienne ces derniers temps. Il ne fait pas cadeau au régime d’Alassane Ouattara.

 Comptes de Gbagbo

«Nous connaissons bien le Président Laurent Gbagbo en tant qu’ami et combattant de la liberté. L’enquête de la Cour pénale internationale vient de confirmer qu’il est un homme de probité.

Il montre qu’on peut gouverner un pays sans détourner un seul sou des caisses de l’Etat.

Contrairement à certaines personnes qui n’ont d’yeux que pour l’argent. Des gens étaient à la tête de ce pays. On sait ce qu’ils ont fait. Le Président Laurent Gbagbo est d’une générosité incroyable. Il a le sens du partage. L’argent n’est pas son affaire. La preuve, il prenait une partie de son salaire pour donner à ceux qui sont dans le besoin.

La Cour pénale vient de mettre à nu les accusations fallacieuses dont il est victime, de la part de ceux qui ont pris le pouvoir dans des conditions que nous savions tous. Ceux qui ont parlé de crimes économiques doivent avoir le profil très bas. Le Président fait parti des hommes intègres que la Côte d’Ivoire et l’Afrique aient connus. Une telle espèce est rare. Les gens pensent que tout le monde est comme eux. Raison pour laquelle, ils l’accusent de crimes économiques.

Ceux-ci doivent se mordre les doigts. Il est plus blanc que ceux qui prétendent être blancs comme neige. Il sera lavé de toutes les hallucinations. L’enquête de la Cpi montre que le délit de crimes économiques n’est que l’imagination de ceux qui veulent se débarrasser d’un adversaire aussi coriace. Ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ceux qui ont commis les crimes économiques dans ce pays sont encore en liberté. Ils roulent dans de grosses cylindrés pour narguer les Ivoiriens. Que diton de ceux qui ont demandé qu’on ferme les banques, qu’on mette un embargo sur le café et le cacao? Il faut être inhumain pour le faire. Tôt ou tard, ils vont répondre de leurs actes. Parce que la fin du film n’est pas loin. C’est un grand pas vers la victoire. Toutes les accusations vont se retourner contre tous ceux qui ont décidé de casser du Gbagbo. On va découvrir qu’il n’est pas assassin. Il y aura beaucoup de surprises. Les preuves sont pendantes. Le Président Laurent Gbagbo sortira la tête haute. Il reste l’un des symboles de la liberté. Ce pouvoir n’a pas une longue vie».

Affaire Guy André Kieffer

«Ils ne s’attendaient pas à la décision de la Cour pénale internationale. Ça été un coup de massue. Alors pour masquer leur désillusion, ils brandissent comme un chiffon rouge, l’affaire Guy André Kieffer. Quelle coïncidence ?

Qu’est-ce que prouve qu’ils n’ont pas déplacé les os de ce monsieur à Issia pour accuser l’entourage du Président Laurent Gbagbo. Il faut qu’on nous prenne au sérieux. On veut nous détourner de l’essentiel.

Ce disque est rayé. Comment peut-on prendre la mort de quelqu’un pour en faire un combat politique. Le Président Laurent Gbagbo est incapable de tuer un cafard. A plus forte raison, donner l’ordre pour éliminer un homme.

D’ailleurs, il a toujours soutenu que si le pouvoir a pour but de tuer un homme, alors il n’a pas besoin de ce pouvoir. Cette affaire est un épiphénomène. Si cette affaire peut les aider à oublier un temps soit peu, la décision de la Cpi qui n’est pas à leur faveur, tant mieux. nous pensons que c’est une grande manipulation qui ne passera pas. Cette affaire va se retourner contre ceux qui veulent à tout prix avoir la tête du Président Laurent Gbagbo. Les coupables ne sont pas loin d’eux. En outre, les déclarations du frère de Kieffer sur les chaînes laissent planer des doutes. En outre d’où sort ce témoin qui a suivi tout».

Hommage à Bohoun Bouabré

«Il faut rendre hommage à cet homme qui est le père du budget sécurisé. Lorsque les institutions financières nous ont tournés le dos, il a mis en place ce système afin de permettre à notre pays de ne compter que sur ses propres ressources. D’ailleurs, ce système a fait des émules à travers le continent. Le Cameroun s’en est inspiré. Il faut dire également qui est le père de la résistance économique.

La Côte d’Ivoire perd un grand économiste. Avec sa mort, on voit que le régime actuel manque d’humanisme. Ils ont refusé de dégeler ses comptes pour qu’il puisse se soigner. On ne gère pas un pays par un règlement de comptes. Tout le monde sait ce que le Président Laurent Gbagbo a fait pour ses adversaires qui étaient malades Dieu seul sait. Il a mis son avion à leur disposition et de l’argent pour aller les faire soigner.

Ce n’est pas Gaoussou Ouattara, le frère aîné d’Alassane Ouattara qui dira le contraire. Grâce au Président Gbagbo, ce dernier a été transféré de Kong à la Pisam. Ses fraix de soins étaient au compte de la Présidence. Tout se paie sur terre. A bon entendeur salut!»

Lumière au Plateau pendant les fêtes de fin d’année

«Ce n’est pas possible. Pendant que les populations souffrent, les universités sont fermées, le panier de la ménagère est vide, les prix des denrées alimentaires augmentent, on met des milliards dans des histoires de lumières. Des quartiers sont dans le noir. Le délestage est monnaie courante. Et cela n’émeut personne. La Côte d’ivoire va vraiment étonner le monde. Ce pouvoir veut nous épater.

Ce n’est pas la lumière de ce genre qu’on a besoin. C’est une affaire mystique. En d’autres termes, c’est un comportement maçonnique. Elle ne rentre pas dans la culture africaine».

Voeux pour la nouvelle année

«nous profitons de cette occasion pour présenter les voeux les meilleurs aux Ivoiriens. nous leur demandons de ne pas désespérer. Au bout de l’effort, se trouve la récompense. Avec la grâce de Dieu, notre champion Laurent Gbagbo sera bientôt à nos côtés.

Il ne faut pas avoir peur des menaces et des armes. la vérité est de notre côté. La preuve au lieu de travailler, ils ont le sommeil troublé. Ils ne sont pas tranquilles. Même en prison, le Président Laurent Gbagbo leur donne de l’insomnie. Il ne faut pas promettre l’irréalisable. Il faut vivre avec les Ivoiriens. Et les connaître davantage en parlant comme eux.

Le mensonge, c’est de promettre dans une situation de crise mondiale que l’on peut transformer la Côte d’Ivoire. Il faut le dire tout net à qui veut l’entendre, Laurent Gbagbo est le fils du pays. C’est la vérité. nous préférons la vérité au mensonge. Le Dieu de Gbagbo est l’éternel. Alors que le Dieu d’Alassane, c’est l’argent. Il ne respire que par l’argent. Or qui suit l’argent va à la perdition. Alassane n’adore que l’argent. Pas son argent. Mais l’argent de l’extérieur.

Tout ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant, était en dehors de la réalité. Ils ont voulu dimensionner la Côte d’Ivoire à un mythe. Celui d’un homme qui diton est très riche. On se rend compte que c’est un mirage. On a voulu confondre la Côte d’Ivoire à une religion, une ethnie et à des grandes déclarations. On a voulu faire croire qu’il y avait une Côte d’Ivoire des fils du nord. Et une Côte d’Ivoire des fils du Sud. La Côte d’Ivoire, dans cette phase, a besoin de quelqu’un qui a une dimension nationale».

Abou Cissé

 Propos recueillis par Yacouba Gbané

Source: Le Temps

Mercredi, 18 Janvier 2012 22:04

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/1939-abou-cisse-gbagbo-.html


2-2 Hassane Magued : Côte d’Ivoire : quand le mensonge rime avec la schizophrénie !

Voici comment les médecins définissent la schizophrénie (lisez skizofrénie). La schizophrénie est une maladie mentale qui se manifeste principalement par des hallucinations auditives, des délires paranoïaques, un discours déconstruit et des schémas de pensée désorganisés.

Pour faire plus simple, le schizophrène est quelqu’un qui entend des voix alors que personne ne lui parle, voit des foules l’acclamer alors qu’il est seul dans le désert, parle comme s’il faisait du coq à l’âne car rien de cohérent avec la réalité ne sort de sa bouche, et plus grave, il voit les choses à l’envers parce qu’il pense à l’envers. Les FRCI diraient, "c’est quelqu’un, tout est gnangammi" dans sa tête.

Il en est ainsi avec le Moro Naba dépressif.

Pendant qu’il envoie des tueurs pour assassiner les exilés politiques au Ghana, il parle pour les média internationaux et la communauté dite internationale en appelant au retour des exilés.

Pendant que les FRCI font des descentes meurtrières chaque semaine dans les villages et petites villes de Côte d’Ivoire avec au minimum 5 à 10 morts parmi la population civile jugée pro-GBAGBO, à chaque attaque hebdomadaire, le nouvel Empereur du Mandingue en Côte d’Ivoire, dit que la paix et la sécurité sont revenues.

Pendant que le pays descend dans le gouffre avec déjà -5% de croissance pour la première fois de son histoire, il clame sur tous les toits que c’est la relance économique.

Pendant que ses soutiens inconditionnels d’hier le lâchent un à un et ferment leurs ambassades, il dit que la confiance est retrouvée et que le monde court vers la Côte d’Ivoire.

Au moment où OBAMA envoie Hillary Clinton pour lui tirer les oreilles et le menacer de réduire au strict minimum le personnel de l’Ambassade des USA en Côte d’Ivoire, il prétend que les Etats-Unis lui mangent dans la main.

Qui est cet homme-là, chez qui la manipulation de la vérité est une manière de vivre et un réflexe maladif !?

S’il n’est pas un schizophrène pour ainsi voir la vérité déformée au prisme de son esprit tordu, qui d’autre peut-il être ?

Un psychopathe ?

Peut-être. Parce que 25 civils tués par mois, c’est égal au retour de la paix et de la sécurité.

Un menteur tout court ? Non. Ce qu’il fait va au-delà du mensonge. Il vit comme dans un monde imaginaire.

Alors comment un tel déséquilibré mental peut-il être choisi par la France pour soumettre la Côte d’Ivoire et organiser son pillage, si ce n’est pour provoquer une hécatombe, un génocide et la destruction tout court de ce pays ?

Mais les schizophrènes, pour s’en débarrasser, on les met en quarantaine. D’abord Pendant que le pays descend dans le gouffre avec déjà -5% de croissance pour la première fois de son histoire, il clame sur tous les toits que c’est la relance économique.

Pendant que ses soutiens inconditionnels d’hier le lâchent un à un et ferment leurs ambassades, il dit que la confiance est retrouvée et que le monde court vers la Côte d’Ivoire.

Au moment où OBAMA envoie Hillary Clinton pour lui tirer les oreilles et le menacer de réduire au strict minimum le personnel de l’Ambassade des USA en Côte d’Ivoire, il prétend que les Etats-Unis lui mangent dans la main.

Qui est cet homme-là, chez qui la manipulation de la vérité est une manière de vivre et un réflexe maladif !?

S’il n’est pas un schizophrène pour ainsi voir la vérité déformée au prisme de son esprit tordu, qui d’autre peut-il être ?

Un psychopathe ? Peut-être. Parce que 25 civils tués par mois, c’est égal au retour de la paix et de la sécurité.

Un menteur tout court ? Non. Ce qu’il fait va au-delà du mensonge. Il vit comme dans un monde imaginaire.

Alors comment un tel déséquilibré mental peut-il être choisi par la France pour soumettre la Côte d’Ivoire et organiser son pillage, si ce n’est pour provoquer une hécatombe, un génocide et la destruction tout court de ce pays ?

Mais les schizophrènes, pour s’en débarrasser, on les met en quarantaine. D’abord Pendant que le pays descend dans le gouffre avec déjà -5% de croissance pour la première fois de son histoire, il clame sur tous les toits que c’est la relance économique.

Pendant que ses soutiens inconditionnels d’hier le lâchent un à un et ferment leurs ambassades, il dit que la confiance est retrouvée et que le monde court vers la Côte d’Ivoire.

Mais les schizophrènes, pour s’en débarrasser, on les met en quarantaine. D’abord pour la sécurité des autres. Ensuite, pour leur propre sécurité.

C’est pourquoi il est temps, que quelque chose soit faite dans ce sens. Pour la sécurité des autres, mais aussi pour la sécurité de ce grand malade.

A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/1937-cote-divoire-quand-le-mensonge-rime-avec-la-schizophrenie-.html



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Sidiki BAKABA, comédien et réalisateur : « Dans le bunker de Gbagbo, j'ai échappé à la mort ».

Le comédien ivoirien Sidiki Bakaba, 62 ans, est un miraculé. Il a vu la mort de près, de très près même. Le 11 avril 2011, jour de la chute et de la capture de Gbagbo, des soldats pro-Ouattara ont voulu l'exécuter. Il a été sauvé de justesse par des militaires français qui passaient par là. La veille, le 10 avril, un obus tiré à partir d'un hélicoptère français de la Licorne a failli le réduire en bouillie. Au Festival du film de Tanger où nous l'avons rencontré, l’ancien directeur du Palais de la Culture d'Abidjan nous a livré un récit poignant de l'odyssée qui a failli lui coûter la vie. Nous vous livrons, tel quel, le témoignage d'un homme qui revendique toujours une amitié de 40 ans avec Laurent Gbagbo.
« Le 10 avril 2011, veille de la capture de Gbagbo, je filmais avec ma caméra. Ma maison est dans la même rue que celle de la résidence où le président s'était retranché avec ses proches, dans un bunker. Autour de moi, ça n'arrêtait pas de tirer. Il y avait plus de 300 militaires et des blindés dans les environs. J'étais bloqué chez moi. Des soldats pro-Gbagbo me disaient : «vieux père, nous nous battons pour libérer l'Afrique ! Ils semblaient enthousiastes. Ils m'ont même mis dans leur blindé et j'ai pu filmer les rues désertées de Cocody. Plus tard, ils sont revenus me dire : "vieux père, ça commence à se gâter ; il faut partir, car si les Frci (Forces républicaines de la Côte d'Ivoire) te trouvent ici ils vont t'arroser de balles d'autant plus qu'il y a des mercenaires parmi eux". Fuir, mais pour aller où ? Le quartier était encerclé et il n'y avait plus d'issue. Et puis je ne fais pas de politique moi ! J'ai juste la malchance, si on peut appeler cela une malchance, d'avoir croisé sur mon chemin, il y a 40 ans, un certain Laurent  Gbagbo avec qui j'ai partagé des moments d'exil à Paris et qui est devenu président plus tard.
Pendant le conflit, j'ai filmé des exactions de part et d'autre et c'est dommage que ma caméra et toutes mes cassettes soient détruites par les soldats de Ouattara. Est ce que le fait de témoigner c'est prendre partie ? Ces images à jamais perdues auraient bien éclairé l'opinion aujourd'hui que Gbagbo est devant la juridiction internationale. Le 10 avril 2011, j'étais devant la résidence. J'avais décidé d'aller voir le président pour lui demander de tout laisser tomber, de partir pendant qu'il est encore temps, car cela n'en valait plus la peine.

Des cadavres autour de moi.
En filmant avec ma caméra, j'ai, subitement, vu un hélicoptère français qui volait à basse altitude et qui faisait du surplace. Comme saisi d'une intuition, je me suis dit : tiens, et s'il prenait ma caméra pour une arme ? Sans hésiter, j'ai sauté à plat ventre dans le poste de garde de la résidence. J'ai, ensuite, entendu le bruit assourdissant d'un obus qui passe au dessus de ma tête. Le souffle de l'explosion m'a soulevé à presque un mètre du sol. En bon musulman, j'ai imploré Dieu à trois reprises. Quand j'ai retrouvé mes esprits, j'ai vu de nombreux cadavres autour de moi, des corps démantelés, des têtes et des membres partout. Parmi les morts, de jeunes soldats qui, quelques secondes plus tôt, me disaient d'entrer à l'intérieur de la résidence. C'était horrible ! J'essaie de marcher, mais ma jambe gauche est sérieusement touchée par des éclats d'obus. Alors, j'ai sautillé jusqu'à l'infirmerie remplie de blessés. Les médecins veulent me faire monter au balcon où se trouvait une autre installation médicale, mais je me suis ravisé. Heureusement, car, quelques minutes plus tard, un autre obus français a réduit en poussière cet endroit, tuant le personnel soignant et tous les blessés qui s'y trouvaient.
J'ai rampé jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal où, sans anesthésie, des infirmiers m'ont lacéré la jambe avec des rasoirs pour extraire de mon corps les 40 éclats d'obus. Mais, je ne sentais aucune douleur, j'étais dans une semi-inconscience. Je me disais que c'était la fin, que j'allais mourir, mais je tenais à ce que mon cadavre soit intact, afin que mon épouse qui vit à Paris puisse le récupérer et m'enterrer dignement. Puis, le service de presse de la Présidence m'a filmé et a mis les photos sur Internet. C'est à partir de ce moment que tout le monde a su que j'étais sérieusement blessé.
Dans la résidence, c'était l'apocalypse. Certains criaient, d'autres pleuraient ou priaient. Moi, j'étais plongé dans une semi-conscience et j'avais comme l'impression de vivre un cauchemar. L'ancien ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, secrétaire général de la Présidence, assis à côté de moi, me réconfortait. Plus tard, quand Gbagbo m'a vu, il s'est écrié : "mais pourquoi ils lui ont fait ça ?" Il disait qu'on ne doit pas toucher à un artiste, à un symbole. Plus tard, Tagro a été, affreusement, tué après qu'une balle lui ait arraché la mâchoire et défiguré le visage.

Manipulation des médias occidentaux
Ce que j'ai vu, ce jour-là, est horrible : des hommes, des femmes et des enfants dont les restes étaient éparpillés un peu partout. C'était vraiment de la sauvagerie et aucun être humain, même s'il a commis des crimes, ne mérite d'être traité ainsi. Il y a eu une grande manipulation de la part des médias occidentaux dans cette crise ivoirienne qui n'a pas encore révélé tous ses secrets. La nuit du 10 au 11 avril, les bombardements d'hélicoptères et les tirs des chars continuaient à s'abattre sur la résidence. Le bunker tremblait de partout.
Durant toute la nuit, j'étais comme mort, inconscient, plongé dans un rêve qui refusait de s'achever. Au petit matin du 11 avril (jour de l'arrestation de Gbagbo, Ndr), entre des moments de conscience et de coma, je me suis retrouvé debout, les mains en l'air, quelque part, avec d'autres blessés. Je croyais que j'étais dans la forêt, mais j'étais à quelques centaines de mètres du Golf Hôtel où le désormais ex-président, son épouse et ses proches étaient conduits. Nous étions trop mal en point pour être emmenés au Golf où les caméras du monde entier risquaient de nous filmer.
J'étais adossé à un mur, les bras en l'air, comme devant un peloton d'exécution. Au fond de moi, je me demandais : mais pourquoi je suis encore vivant ? Devant moi, trois soldats, avec des bonnets africains surmontés de plumes, qui ressemblent à des chasseurs dozos. Des gens du Nord comme moi le Malinké, petit-fils de Cheikh Fantamady Aïdara (de par ma mère), qu'ils veulent tuer. L'un de ces "bilakoros (non circoncis, Ndr) me dit : "Sidki Bakaba, tu es fidèle toi. Fidèle jusqu'au bout. J'aime les gens fidèles". En le regardant, c'est comme si j'étais devant un miroir qui me renvoyait ma propre image. Le deuxième me lance : donne-moi ta montre. Il me l'arrache ainsi que ma chaîne et mon bracelet en argent. Je me disais, au fond de moi : mais c'est fou ça, tu ne peux pas bombarder une résidence présidentielle il y a quelques heures et puis voler une montre à un blessé ! J'avais de la compassion pour ces gens-là. J'étais presque nu, je n'avais plus que mon slip et tout ce qu'ils m'ont laissé, c'est ce chapelet (il nous le montre) que j'ai hérité de ma maman dont le décès m'avait trouvé au Japon.
L'un des soldats qui semblait être le chef de la bande compose un numéro sur son téléphone portable et je l'entends dire : nous avons capturé Bakaba. Je me disais que, puisque son interlocuteur semble me connaître, j'allais être sauvé. C'est en ce moment que l'un des bilakoros s'avance vers moi d'un air menaçant et me donne un violent coup de crosse de sa kalachnikov sur la tête. Un liquide m'envahit le visage, du sang mélangé à ma sueur. Il me donne un autre coup de crosse sur mon œil qui est resté fermé pendant une dizaine de jours. Sans aucune pitié, il m'enfonce un couteau sur l'épaule gauche. Son chef lui crie enfin : "mais, arrête, qu'est-ce qu'il t'a fait ?". Derrière moi, les autres prisonniers avec qui j'étais pleuraient, criaient. Ce qui a ébranlé mes bourreaux, c'est mon calme olympien, malgré mes souffrances. Cela les a sans doute désarçonnés.

«Honte d’appartenir à la race des Africains»
Mais, il était dit que je n'allais pas mourir ce jour-là. Comme par hasard, des militaires français passent dans les parages avec leur char. J'étais avec Paul Madys, un chanteur proche de Gbagbo dont la sœur a été tuée dans sa maison. L'un des soldats français, sentant sans doute qu'on allait nous exécuter, a voulu nous emmener avec lui, mais il tenait, d'abord, à informer ses collègues. Paul Madys leur dit : "si vous nous laissez là, ils vont nous tuer. Emmenez Sidiki avec vous et laissez-moi ici, je préfère mourir et le sauver, même si j'ai 20 ans de moins que lui". Cette phrase m'a ébranlé, car ce jeune homme n'est pas du Nord, n'est pas malinké comme moi, pourtant, il a voulu se sacrifier pour ma survie. Finalement, les militaires français nous ont tous embarqués dans leur char et nous ont conduits à l'hôpital de Cocody. Dans le char, pour la première fois, depuis presque deux jours, je sens enfin une fraîcheur m'envahir. A l'hôpital, les médecins et tout le personnel soignant se sont occupés de moi et m'ont mis à la chambre 13. Le médecin-chef m'a dit : "il vaut mieux qu'on te déclare mort, sinon ils vont venir t'achever". La rumeur de ma mort s'est propagée un peu partout et c'est peut-être ça qui m'a sauvé la vie. Heureusement, car de ma chambre située à l'étage, j'entendais des rafales de mitraillettes. Le médecin m'a confié que ce sont des militaires pro-Ouattara qui venaient achever des jeunes qui étaient internés aux urgences.
De Paris, mon épouse Ayala (de nationalité française, Ndr) a contacté par téléphone le gardien de notre maison, désormais occupée par des soldats qui ont détruit tout mon matériel audiovisuel, mes archives accumulées durant des décennies, ma salle de montage, mes cassettes. Et c'est par chance que notre gardien a pu récupérer mon passeport français, miraculeusement, sauvé des pillages. Après des efforts multiples, elle a saisi la cellule de crise du Quai d'Orsay, le nouvel ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris, Aly Coulibaly (un jeune que j'ai vu grandir) qui, à son tour, a contacté le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou. Je suis, finalement, rapatrié en France, après de nombreux jours passés au Chu de Cocody. Le médecin français qui m'a consulté à mon arrivée m'a dit que si j'étais resté 24 h de plus à Abidjan, j'allais mourir, tellement mon corps était empoisonné par les balles et les blessures.
C'est en France que j'ai appris l'arrestation de Gbagbo. Aujourd'hui, je dois ma vie aux médecins de Cocody, mais surtout à ces jeunes soldats français que je ne connais même pas. J'ai passé une dizaine de jours en rééducation dans une structure à l'île de Ré, en France, et c'est un miracle si je suis là à Tanger en train de vous raconter tout ça, avec tout mon corps intact, même si, parfois, j'ai des pertes de mémoire.
C'est, peut-être, le chapelet de ma mère qui m'a sauvé. Je me suis soigné avec le peu d'argent que j'avais, car mes comptes ont été bloqués, comme ces 400 autres personnes proches de Gbagbo dont des journalistes qui avaient un salaire d'à peine 100 mille francs Cfa. »

Mardi, 17 Janvier 2012 08:56

http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=11014:sidiki-bakaba-comedien-et-realisateur--l-dans-le-bunker-de-gbagbo-jai-echappe-a-la-mort-r&catid=44:movies&Itemid=75


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information         .

 4-1 Demba M. Dembele : « Alassane Ouattara est un instrument de Sarkozy».

Demba Dembele. Je le condamne.

Avec la Libye et la Côte d’Ivoire,l a France montre qu’elle agit comme une puissance impérialiste en Afrique.

Depuis le début de la crise, elle s’est tenue aux côtés d’Alassane Ouattara.

Les bombardements contre l’armée ivoirienne confirment que la force Licorne n’est pas neutre et qu’elle soutient Ouattara à 100 %.

Paris dit agir avec l’ONU en faveur des populations civiles.

Demba Dembele. Nicolas Sarkozy ne se soucie pas de la sécurité des civils ivoiriens ni de celle des civils libyens. Nous sommes face à des raisons de politiques internes et externes, à des positionnements géostratégiques. En Libye, c’est le pétrole. En Côte d’Ivoire, c’est le café, le cacao et le maintien dela Françafrique. C’est une occasion pourla France de la relancer après la perte, en 2002, de ce pays considéré comme le joyau de la couronne françafricaine. La défense des populations est un prétexte à destination de l’opinion publique française et internationale. Malheureusement, l’ONU est un instrument des puissances qui se prévalent de sa couverture pour intervenir dans les affaires des pays.La France, les États-Unis,la Grande-Bretagne traversent une crise sociale, économique et politique profonde. Les pays émergents, eux, redessinent la carte géostratégique. Les pays occidentaux cherchent à reconquérir du terrain. Pourla France, il s’agit de ses anciennes colonies. Alassane Ouattara est un instrument de cette offensive néocoloniale. Un otage aussi, car après l’intervention de Sarkozy, il ne pourra rien refuser àla France.

Quelles sont les issues à cette crise militaro-politique?

Demba Dembele. La seule issue durable est la négociation politique. Ce que proposait l’Union africaine avec la nomination d’un haut représentant. Mais Ouattara, probablement sous la pression de Sarkozy, l’a rejetée. Pourtant, même si temporairement Ouattara prend le dessus militaire, avec l’aide dela France et de l’Onuci, sur le plan politique, ce sera l’impasse. Parce que beaucoup verront en lui l’homme installé par l’étranger.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe dans L’humanité

18 Janvier 2012 .

http://www.youtube.com/watch?v=YZZ3cnoMro4&feature=related

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/1936-demba-m-dembele-l-alassane-ouattara-est-un-instrument-de-sarkozyr.html


4-2 Komla Kpogli : Gbagbo et la CPI : Florent Geel de la FIDH dans ses œuvres sur France 24.
Florent Geel, monsieur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, était sur le plateau de France 24 hier lundi 5 décembre en compagnie entre autres d’Antoine Glaser, Vincent Hugeux et Karim Fall. La constitution de ce plateau sur une affaire africaine montre combien les africains sont vus de haut par la société occidentale qui se croit doter de tous les attributs de puissance sur le monde. Mais telle est la pratique de France 24 et des autres médias occidentaux qui ont l'habitude de parler notamment de l'Afrique en l'absence des africains. Mais là n'est pas notre propos.

Ce qui est triste dans cette émission et qui révèle la nature même des prétendues organisations de défense des droits de l'homme (encore que nous sommes arrivés à une époque où il faut commencer par définir cet homme qui a des droits), c'est de voir Monsieur Geel diluer autant que possible les crimes commis par ceux qui sont placés aujourd'hui à la tête du territoire de Côte d'Ivoire. Monsieur Geel a soudainement été pris par le bégaiement dès lors qu'il a tenté d'évoquer les crimes du camp de Ouattara. Il a donné le sentiment que l'hypothèse d'un jugement des crimes des Soro, Ouattara et de leurs spahis était très lointaine sinon inenvisageable car la CPI, n'a "pas pour rôle de juger tout le monde" et de préciser "quelques 3 ou 4 personnes, maximum 6 ou 7 personnes du camp Gbagbo et probablement quelques personnes de....."(il a avalé la suite). Ensuite, Monsieur, pour noyer encore plus la chose dit que les crimes ne sont pas de même nature. On comprend bien qu'il y a de bons crimes et de mauvais crimes. Tout dépend donc au nom de quels intérêts on tue.

 

Monsieur Geel prétend d'ailleurs qu'on peut se poser la question de savoir si les crimes commis par les dozos avaient été ordonnés ou non. Et donc selon que le crime est ou pas ordonné, on peut trouver des circonstances atténuantes ou même garantir l'impunité à ses auteurs. Quelle belle démonstration de justice !

Il a été aussi question de rencontre politique secrète à Paris entre Ouattara et Moreno Ocampo, le fameux procureur de la CPI. Tout de suite, Monsieur Geel, en bon défenseur des droits de l'homme, défend l'idée que cette rencontre n'était pas une occasion de manipuler ni de planifier un complot quelconque. Excellente défense, Monsieur. Le fait que les actes de Luis Moreno Ocampo soient contrôlés par un juge dont des africains (la précision vaut le coup) est un additif qui nous donne la pleine mesure de la situation qui est la nôtre.

En conclusion, le peuple africain tôt ou tard se libèrera et rendra justice à ces hommes et femmes qui hier, aujourd'hui ou demain se sont battus pour le libérer des chaînes dont l'occident l'a chargé depuis maintenant 5 siècles.

Pour paraphraser un personnage, disons simplement qu'on peut manipuler un peuple un temps, une partie du peuple tout le temps, mais manipuler tout un peuple tout le temps est impossible. Un jour les africains qui pour le moment, ne comprennent pas l'arnaque des droits de l'homme, de la liberté et de la démocratie venant de l'Occident et se lient, naïvement ou pour des miettes de financements à leur business associatif, d'amitié avec ses organisations dites de défense droits de l'homme, comprendront combien ils sont utilisés contre nous-mêmes. Contre leur peuple et contre leur propre avenir et celui de leurs enfants. Ils comprendront enfin que le premier droit de "l'homme africain" c'est le devoir de combattre toute soumission, toute domination et toute forme d'exploitation coloniale. 

Aucun autre peuple ne libère un autre !

Komla Kpogli

6 décembre 2011

Source : J.U.D.A



 

 



07/02/2012

n°24 - Journal de Côte d’Ivoire l- a1 - : Depuis La Haye. Ce que Gbagbo demande aux Ivoiriens.

 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire (1) 

n°24                              13-01 au 06-02

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



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