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13/09/2012

n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies


n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ..


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°615                           du 03 -07 au12-09

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Tiré a part

La dépouille d'Arafat sera examinée par des experts suisses...

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

AFP/Archives - Matthew Mirabelli

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne a confirmé vendredi qu'il comptait examiner la dépouille de Yasser Arafat après le feu vert de sa veuve, Souha Arafat, selon un porte-parole du Centre.

Le CHUV a reçu au début août un courrier de l'Autorité palestinienne demandant cet examen et il avait sollicité la veuve du dirigeant palestinien pour obtenir son accord. L'avocat genevois de Mme Arafat, Maitre Marc Bonnant, a déclaré jeudi soir à la Radio Télevision suisse, que celle-ci "a voulu cette enquête, c'est elle qui l'anime, c'est elle qui la propulse et la conséquence serait que nous irons à Ramallah. Il faudrait que nous puissions y arriver dans le mois qui va venir".

Le CHUV attend maintenant une réponse écrite et formelle de l'avocat et ses experts sont prêts à se rendre en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Centre, M. Darcy Christen. "C'est une question de jours", a-t-il dit en précisant que les experts effectueront d'abord "une mission de repérage", pour rencontrer les représentants de l'Autorité palestinienne, voir les conditions du mausolée et recenser les disponibités technologiques et scientifiques sur place.

L'objectif de l'examen qui devrait avoir lieu dans une seconde mission, si elle est décidée, sera de rechercher des traces éventuelles de polonium, une substance radioactive hautement toxique, dont une "quantité anormale" avait été retrouvée sur des effets d'Arafat, examinés par le CHUV.

"Le temps presse, on peut dire que c'est une question de semaines, pas de mois, car la traçabilité du polonium diminue de moitié tous les 138 jours", a précisé M. Christen. Depuis le décès non expliqué médicalement du dirigeant palestinien le 11 novembre 2004 il y a déjà eu plus d'une vingtaine de cycles.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-depouille-d-Arafat-sera-examinee-par-des-experts-suisses.htm?

AFP) - 24.08.

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Mort d’Arafat : son neveu accuse Israël de l’avoir "empoisonné" au polonium
Le neveu du défunt président palestinien Yasser Arafat, Nasser el-Qidwa, a accusé jeudi Israël d’avoir "empoisonné" son oncle au polonium et exigé que "les responsables de cet assassinat soient jugés".
"Nous accusons Israël d’avoir empoisonné Yasser Arafat au moyen de cette substance mortelle et nous réclamons que les responsables de cet assassinat soient jugés", a déclaré à l’AFP Nasser el Qidwa, président de la fondation Yasser Arafat, joint par téléphone à Genève par l’AFP.
L’Institute for Radiation Physics de Lausanne, en Suisse, qui a analysé des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d’Arafat remis à sa veuve par l’hôpital militaire français de Percy où le dirigeant palestinien est mort le 11 novembre 2004, y a découvert "une quantité anormale de polonium", selon un documentaire diffusé le 3 juillet par la chaîne qatarie Al-Jazeera.
"La Fondation Arafat a pris contact avec le laboratoire suisse pour l’informer qu’elle n’avait pas d’objection à l’analyse d’échantillons du corps du défunt président palestinien Yasser Arafat si cela était nécessaire", a ajouté Nasser el-Qidwa. "Depuis le martyre du défunt président Yasser Arafat, nous avons dit qu’il avait été assassiné par empoisonnement, mais nous n’avions aucune preuve tangible. Mais après le documentaire d’Al Jazeera affirmant son empoisonnement au polonium il n’y a plus de doute", a-t-il estimé.
Le polonium est une substance radioactive hautement toxique, qui a servi à l’empoisonnement en 2006 à Londres d’Alexandre Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine. Le président palestinien Mahmoud Abbas et Souha Arafat, la veuve de Yasser Arafat, ont déjà donné leur accord à des prélèvements sur les restes du défunt, qui repose dans un mausolée au siège de la présidence à Ramallah

http://www.assawra.info/spip.php?article375
.



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Rachel Corrie

UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html

Israël est sûrement un état des plus étranges, il est insensible à la pensée éthique et humaniste. En conséquence, le juge Gershon a donné cette semaine un tampon casher à un assassinat de sang-froid et ce faisant, il prouve une fois encore que les actions criminelles israéliennes sont en accord avec les interprétations les plus viles de l’Ancien Testament et de la haine du goy talmudique.

Comme on pouvait le prévoir, le juge Gershon s’est limité au légalisme et au contentieux, plutôt qu’à la pensée éthique, il a en fait blâmé Corrie pour n’avoir pas eu un « comportement raisonnable ». Pourtant, on peut se demander ce qu’il veut dire par « raison » ou, plus précisément, qu’est-ce qu’un israélien veut dire quand il se réfère à la « raison ».

Rachel Corrie a été écrasée par un bulldozer militaire israélien, un Caterpillar D9, le 16 mars 2003. Elle faisait partie de l’ISM (International SolidarityMovement), un groupe de militants pacifistes non-violents pro-palestiniens. Étant une jeune américaine, Corrie a cru à tort que les soldats israéliens étaient humainement déterminés. Étant elle-même une personne raisonnable, elle doit avoir cru qu’un conducteur de bulldozer israélien ne lui passerait jamais sur le corps. Elle avait tort. Corrie a clairement échoué à comprendre que le « raisonnement » israélien était mortellement alimenté par de la psychose ainsi que par des fantasmes de destruction.

Corrie a échoué, précisément là où tant de militants ont échoué. Israël n’est pas un état normal. C’est l’état d’un peuple seulement et d’un peuple qui se croit élu. La signification de ceci est à la fois simple et dévastatrice. Le peuple d’Israël croit que sa vie et sa sécurité sont des atouts cosmiques qui doivent être maintenus au détriment du reste de l’humanité. Cependant, ne vous trompez pas, la psychose israélienne est cohérente et même entraînée par la raison, mais cette « raison » est quelque peu différente de celle du reste d’entre nous. Elle est certainement loin d’être universelle.

Rachel Corrie, en revanche, est un symbole universel. Elle est l’incarnation de la solidarité, de la pensée empathique et du courage, mais sa mort tragique est aussi une indication claire qu’il y a un problème fondamental avec Israël. La mort de Rachel Corrie rend clair le fait que ce n’est pas seulement les dirigeants israéliens ou l’élite militaire qui sont aveugles à la vie humaine et à la conduite morale. Ce ne sont pas seulement Netanyahou ou Barak qui sont dans un état de rejet de la vie humaine. Nous sommes ici en présence d’un continuum meurtrier, ce sont les dirigeants, les soldats anonymes, les chauffeurs de bulldozers – ainsi que le juge Gershon et le système juridique israélien.

Israël aurait pu utiliser l’appel de la décision du tribunal de la famille de Corrie pour améliorer sa conduite. Mais le juge Gershon a été en fait assez honnête pour admettre que l’assassinat de Rachel Corrie était la « bonne chose à faire ». C’était sa faute, elle n’aurait pas dû être là initialement, a-t-il dit. Le juge Gershon nous a fourni cette semaine le vrai sens du « raisonnement israélien ».

L’assassinat de Corrie était conforme à la philosophie de survie d’Israël et avec l’interprétation israélienne de l’état juif. Cette semaine, le juge Gershon nous a donné un tampon casher pour un assassinat de sang-froid.

GiladAtzmon 
gilad.co.uk, 30 août 2012.

Traduction E&R (07.09.2012)

Texte original en anglais (30.08.2012) : 


UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html
http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-rachel-corrie-and-the-kosher-legal-stamp.html#entry26357634

 



M. Saadoune :Le bulldozer était menacé

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie.

Décidément Israël est une grande démocratie

 

Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là, d’être venue en témoin de la terrible vie imposée aux Palestiniens. C’est donc Rachel Corrie qui a menacé le bulldozer, elle s’est tuée elle-même.

Un juge israélien dans la « seule démocratie du Moyen-Orient », selon la propagande routinière des médias occidentaux, a donc décidé que la jeune Américaine méritait bien de mourir. Et que le militaire israélien qui l’a tuée n’était pas responsable de sa mort. Et pour corser le tout, le juge israélien qui a pris cette sentence historique a jugé que l’ONG Mouvement International de Solidarité auquel appartenait Rachel Corrie était un mouvement violent. Bref, pour rester dans la rhétorique habituelle appliquée aux Palestiniens, Rachel Corrie et son ONG sont des « terroristes ». Choquée et indignée, la mère de la jeune militante pacifiste américaine a constaté qu’Israël « dispose d’un système bien huilé pour protéger ses militaires… tout cela est mauvais pas seulement pour notre famille, mais c’est aussi un mauvais jour pour les droits de l’homme, pour l’humanité, pour la loi et pour un pays comme Israël ».

Le père de Rachel, qui a fait la guerre du Vietnam, constate « qu’au plus haut niveau militaire (israélien) on pense que l’on peut tuer impunément des gens à la frontière ». Le dispositif est en effet bien huilé. Les témoignages et les images ne manquent pas sur ce qui est un acte délibéré mais le système judiciaire de la « seule démocratie » dans la région fait partie du dispositif de guerre. Il n’a donc vu qu’une dangereuse jeune pacifiste - terroriste - menacer gravement la marche tranquille d’un bulldozer. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a estimé que le jugement était « triste » pour la famille de Rachel et « pour l’Etat de droit ». Il y a vu une « défaite pour la justice » et une « victoire pour l’impunité de l’armée israélienne ». Mais Richard Falk, fortement haï par Israël, connaît son sujet et il n’omet pas de noter que la mort de Rachel Corrie tout comme le jugement font partie du cadre général du fonctionnement d’une armée d’occupation. Et surtout d’une armée qui n’a aucun reproche à craindre des pays occidentaux.

 

LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE NE TRANSIGENT JAMAIS EN GENERAL SUR LE SORT RESERVE A LEURS CITOYENS A L’ETRANGER. LES DEFENDRE CONTRE LES ACTES DE VIOLENCE ET CONTRE LES INJUSTICES FAIT PARTIE DES DEVOIRS ELEMENTAIRES D’UNE GRANDE PUISSANCE. ET LES EXEMPLES NE MANQUENT PAS DE REACTIONS ENERGIQUES, PARFOIS EXCESSIVES, DU GOUVERNEMENT AMERICAIN DANS LES SITUATIONS OU DES CITOYENS AMERICAINS SONT EN DIFFICULTE. LE VERDICT, SCANDALEUX, DE LA JUSTICE ISRAELIENNE N’A SUSCITE AUCUNE REACTION DE LA PART DE L’ADMINISTRATION DE BARACK OBAMA. QUESTIONNE, UN REPRESENTANT DU DEPARTEMENT D’ETAT S’EST ABSTENU DE FAIRE DE COMMENTAIRES. LA CONCLUSION S’IMPOSE : POUR L’ADMINISTRATION AMERICAINE, RACHEL CORRIE EST AUSSI « COUPABLE » D’AVOIR ETE LA POUR TEMOIGNER DE L’ENFER VECU PAR LES PALESTINIENS SOUS LE JOUG DE LA « SEULE DEMOCRATIE » DE LA REGION. ET PUIS, OBAMA EST EN CAMPAGNE ELECTORALE DANS UN PAYS OU LE LOBBY ISRAELIEN PESE LOURDEMENT. IL NE FAUT DONC PAS L’IMPORTUNER AVEC LES NOTIONS DE JUSTICE ET DE VERITE. LE BULLDOZER ISRAELIEN DOIT TOUJOURS AVOIR RAISON MEME SI LE MONDE ENTIER L’A BIEN VU ECRASER UNE JEUNE AMERICAINE PACIFISTE ET ABSOLUMENT PAS MENAÇANTE !

http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html

M. Saadoune

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5172456

URL de cet article 17607 
http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html



3 Résistance

CAPJPO : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ...
Et pour cause ! Israël la pratique de manière institutionnalisée sur les adultes et les enfants palestiniens, et refuse les inspections sur les conditions d’interrogatoire et de détention. Ce "petit pays démocratique et civilisé" qui veut imposer ses méthodes de terreur dans le monde entier, n’a rien eu à craindre jusqu’à présent de tous les Etats et institutions qui sont censés faire respecter les conventions internationales sur la torture.

Alors, pourquoi répondrait-il à l’ONU qui ne prendra de toutes façons aucune sanction ?

Depuis juillet dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture, attend toujours à l’heure qu’il est, les réponses aux 59 questions qu’il a posées à Israël concernant sa " non-​​conformité avec la Convention contre la torture et autres traitements cruels, humiliants et dégradants qu’il a ratifiée en 1991"

Le centre Al-​​Mezan pour les droits de l’Homme, Adalah, l’Association des Médecins pour les droits de l’Homme - Israël et le Comité public contre la torture en Israël ont présenté au Comité des Nations unies contre la torture un communiqué sur la non-​​conformité d’Israël avec la Convention afin d’attirer l’attention du Comité sur la poursuite de l’utilisation de la torture par Israël.

Ces quatre organisations, dont deux palestiniennes et deux israéliennes, soulignent les nombreuses violations par Israël de cette convention, allant des tortures physiques et psychologiques lors des interrogatoires, à la détention sans procès, la non divulgation de preuves concernant la dangerosité des prisonniers, l’isolement, la privation de soins, de visites familiales.

Le comité note ’"l’absence de volonté d’Israël de criminaliser la torture dans le Code pénal" et le refus de fournir des informations sur ces détenus considérés comme des "bombes à retardement", qui "justifieraient" des méthodes plus "musclées" pour obtenir des aveux.

Refus également de fournir des enregistrements vidéo ou audio concernant les fameuses "enquêtes de sécurité".

Refus de traiter les plaintes pour torture déposées en Israël par le Comité israélien contre la torture comme par d’autres associations palestiniennes.

Le Comité souligne le refus d’Israël de signer le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et de permettre un accès sans restriction aux lieux de détention et d’enquête. Le Comité a demandé (poliment, ndrl) à Israël : « d’indiquer si le gouvernement envisageait de ratifier le Protocole facultatif à la Convention."

Le Comité a soulevé d’autres questions en vertu de l’article 16 qui stipule : « Chaque Etat partie s’engage à interdire dans tout territoire sous sa juridiction d’autres actes de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, tels que :
les restrictions à la liberté de mouvement : check-points et blocus de Gaza
les restrictions d’accès aux soins de santé et les entraves à la vie familiale pour les Palestiniens dans la bande de Gaza. « des restrictions qui empêchent les Palestiniens de la bande de Gaza de rendre visite à leurs époux ou leurs parents qui vivent en Cisjordanie ou en Israël et pour les Palestiniens de la Cisjordanie de visiter leurs conjoints ou leurs parents qui vivent à Jérusalem ou en Israël ».
la destruction de maisons.

Merci le Comité !

Et pendant ce temps nos dirigeants déroulent le tapis rouge aux Israéliens qui sont directement responsables de ces actes, alors que la Convention internationale contre la torture leur fait obligation de les présenter devant un juge s’ils mettent le pied sur le sol français !

Lundi 20 août 2012

Source : http://www.mezan.org/en/details.php...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.capjpo.200812.htm



3 Politique a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Nouveau gouvernement du Hamas à Gaza  

 Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, a annoncé dimanche un remaniement ministériel avec l'arrivée de sept nouveaux ministres, dont celui chargé des Finances. "Il s'agit d'une procédure normale après presque six années de travail de la part de certains ministres et afin d'atteindre des buts spécifiques pour la période actuelle", a déclaré M. Haniyeh, en faisant allusion aux profonds bouleversements en cours dans la région. "Ce remaniement nous donnera l'occasion de réagir à ces changements", a ajouté le Premier ministre du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza depuis juillet 2007. Le Hamas avait largement remporté les élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Les priorités du nouveau gouvernement seront "de mettre fin au siège israélien et de résoudre les difficultés de la population, en particulier en ce qui concerne l'eau et l'électricité", a souligné M. Haniyeh. Le changement d'équipe gouvernementale a été approuvé par les députés du Hamas du Conseil législatif palestinien (Parlement) à Gaza. A la suite du remaniement, Ziad al-Zara, un ancien ministre de l'Economie, devient ministre des Finances et assumera aussi le rôle de Premier ministre adjoint avec des pouvoirs élargis. Moufiz al-Makhalalaty se voit attribuer le portefeuille de la Santé, Youssef SobhyAghreyz celui des Travaux publics et du logement et MazenHaniyeh celui de la Justice. M. Haniyeh a affirmé qu'il avait plusieurs fois repoussé ce remaniement afin de donner du temps au processus de réconciliation entre le Hamas et le mouvement nationaliste rival du Fatah. En vertu d'un accord de réconciliation nationale signé en avril 2011 entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, les deux gouvernements rivaux doivent céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections générales. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées. L'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie) avait d'ailleurs procédé en mai à un remaniement de son gouvernement dirigé par Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement rival de l'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), dirigé par le Premier ministre Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale, avait été remanié en mai dernier à la suite de l'échec de la réconciliation interpalestinienne.

02/09/2012

 http://ennaharonline.com/fr/news/14219.html



b) Politique Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres & Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Pour Obama, le soutien à la sécurité d'Israël ne doit pas faire débat
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude"
Le président Barack Obama a affirmé  que le soutien à la sécurité d'Israël ne devait pas faire débat aux Etats-Unis, en répétant sa condamnation de l'attentat suicide "barbare" anti-israélien de la veille en Bulgarie.
M. Obama, qui faisait campagne à West Palm Beach (Floride, sud-est) dans une communauté réservée aux plus de 55 ans, a remarqué que "beaucoup de gens (ici) se sentent concernés par l'Etat d'Israël", et a mentionné "cet attentat barbare qui s'est produit en Bulgarie" et a fait six morts, dont cinq Israéliens, mercredi.

"Je veux que tout le monde le sache, sous mon administration nous n'avons pas seulement préservé le lien indissoluble (des Etats-Unis) avec Israël, nous l'avons renforcé", a insisté M. Obama, en tournée pendant deux jours en Floride, Etat qui abrite environ 10% de la population juive américaine, selon une étude publiée en 2011 par l'institut Berman de l'université du Connecticut.
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude au Moyen-Orient avec ce qui se passe en Syrie", a rappelé le président.
"Il faut tout faire pour protéger la sécurité d'Israël, et je veux que vous sachiez qu'il s'agit d'un débat qui devrait transcender les partis. Ce n'est pas une question démocrate ou républicaine", a assuré M. Obama.
Depuis le début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre, M. Obama a été accusé par son adversaire républicain Mitt Romney de faire preuve de mollesse vis-à-vis de l'Iran et même d'avoir "laissé tomber Israël" face à la menace nucléaire de la république islamique.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/750938/pour-obama-le-soutien-a-la-securite-d-israel-ne-doit-pas-faire-debat.html


c) Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU 

Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU

Les États-Unis ont exprimé lundi leur opposition à la candidature de la Palestine au statut d'État non membre des Nations unies, un projet que le président palestinien Mahmoud Abbas doit présenter fin septembre à l'Assemblée générale de l'ONU.

«Nous continuons de le dire clairement: nous pensons que la seule voie réaliste pour que les Palestiniens aient un Etat passe par des négociations directes» avec Israël, a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, assurant que Washington était «évidemment en contact avec le président Abbas».

Pour ce projet d'État, les États-Unis ont toujours plaidé pour des négociations de paix directes israélo-palestiniennes.

Celles-ci sont interrompues depuis septembre 2010 et la communauté internationale fait en vain pression sur les deux camps pour les ramener à la table des négociations.

«Nous travaillons intensément, via le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, Union européenne, Russie) et directement avec les Israéliens et les Palestiniens pour continuer de les encourager à revenir à la table» des pourparlers, a dit Mme Nuland.

Mais «tout ce que nous pouvons faire, c'est les pousser. Nous ne pouvons pas les forcer. C'est à eux de décider de faire la paix», a-t-elle averti.

M. Abbas a annoncé samedi qu'il lancerait les démarches pour l'accession de la Palestine au statut d'État non membre de l'ONU le 27 septembre, lors de son discours devant l'Assemblée générale. «Nous irons à l'Assemblée générale des Nations unies le 27 pour des consultations avec nos amis sur le projet de résolution réclamant l'adhésion de la Palestine» en tant qu'État non membre, a promis M. Abbas.

Pour être adoptée, la résolution élevant la représentation de la Palestine au rang d'État non membre, comme le Vatican, doit être votée par plus de la moitié des 194 États membres de l'Assemblée générale, où elle est assurée d'obtenir une large majorité.

Mahmoud Abbas a manifesté à plusieurs reprises son intention de se tourner vers l'Assemblée générale de l'ONU, après avoir renoncé, faute de majorité, à demander un vote au Conseil de sécurité sur la demande historique d'adhésion à part entière d'un État de Palestine, déposée le 23 septembre 2011.

 

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201209/10/01-4572808-washington-est-contre-un-etat-palestinien-non-membre-de-lonu.php

 



4 Médias / Vidéos

Lancement d’une première émission en français sur une radio de Gaza

«Bonjour de Gaza »

ZiadMedoukh, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et ses étudiants vont animer et présenter une émission hebdomadaire en français, tous  les dimanches de 15 à 16h, heure locale (14-15h heure française).

Cette émission francophone sera la première émise  en français sur les radios de Gaza. Elle sera destinée aux palestiniens francophones de Gaza et de la Cisjordanie, qui peuvent la suivre  et l’écouter via la fréquence  FM : 106,3. Mais elle s’adresse aussi et surtout, au public francophone qui, partout dans le monde, pourra la suivre en direct et en image, via internet à partir du site : www.yjctv.ps, et également sur faceebook : www.faceebook.com/yjctv . Il sera possible à ce public de dialoguer en direct avec les animateurs et présentateurs, en appelant le : 0097282863367.

L’émission sera diffusée à partir de la chaîne de radio des jeunes journalistes, une radio locale animée par des enfants et des jeunes de Gaza.

Le contenu de cette émission sera très riche : Outre la présentation de la situation qui prévaut présentement dans la bande de Gaza sous blocus et la transmission des dernières nouvelles de l’actualité de Gaza, des personnalités francophones de cette ville et du monde de la francophonie seront invitées avec lesquelles les auditeurs pourront dialoguer en direct.

L’émission a pour objectif général, en même temps qu’une contribution dynamique à une meilleure connaissance de Gaza et de la Palestine pour les francophones, le développement des échanges entre les jeunes francophones de Gaza et le monde francophone.

Nous prévoyons organiser des jumelages avec des radios francophones, de réaliser des directs avec des chaînes francophones, et espérons ainsi avoir une ouverture la plus large possible sur les médias et le public francophones.

 Le lancement de l’émission qui prendra le nom de « Bonjour de Gaza » est prévu le dimanche 2 septembre 2012.

Nous voulons que cette émission hebdomadaire en français diffusée à partir de Gaza soit la voix de Gaza au monde francophone !

Pour toutes propositions, les remarques et suggestions, vous pourrez envoyer des SMS au : 00972599881347, ou envoyer des méls à l’adresse émail : ziadmedoukh@hotmail.com !


jacob Cohen et Jean Bricmont dialoguent sur un sujet qu’ils connaissent bien et qui leur tient à coeur : "la paix" en Israël-Palestine.

Vidéo publiée le 13 août 2012 par le CercleDesVolontaires (*)

 

Balayant plusieurs enjeux, autant sur le terrain qu’au niveau de l’état du débat démocratique sur la question en France, ils échangent leurs points de vue et lancent des pistes sur ce qui pourrait constituer une base pour la paix de demain.

URL : http://www.silviacattori.net/article3524.html

(*) Vidéo publiée par le CercleDesVolontaires le 13 août 2012, réalisée par Jonathan Moadab, journaliste indépendant et cofondateur du site CercleDesVolontaires
http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

Source :
http://www.facebook.com/pages/Cercle-des-Volontaires/302002546528363

 


VIDEO

Un courageux juif vs Un stupide sioniste

https://www.youtube.com/watch?v=c-XHyKxB-BQ&feature=related

 

VIDEO

La vérité de la bouche d'un sioniste

http://www.youtube.com:80/watch?v=YI_f2nFfqi4&feature=related

VIDEO SURPRENANTE

http://www.youtube.com/watch?v=Lr1NiHJEF_I&feature=player_embedded

VIDEO

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr

 



6 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

BOYCOTT

L’Afrique du Sud bannit l’étiquette d’Israël sur les produits des Territoires occupés

23 août

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

 

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

(c) Afp

Cette mesure, adoptée en conseil des ministres, et symbolique plus que commerciale, était en gestation depuis mai.

En réaction, Israel a jugé cette mesure "discriminatoire" et "totalement inacceptable". "Israël et l’Afrique du Sud ont des divergences politiques ce qui est légitime. Ce qui est totalement inacceptable, c’est l’utilisation de mesures qui, par essence, discriminent et isolent, créant un boycott général", a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

L’ambassadeur d’Afrique du Sud "sera convoqué demain (jeudi) au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem", a-t-on ajouté de même source.

Isarël avait qualifié par avance de "raciste" par la diplomatie israélienne et avait scandalisé une partie de la communauté juive d’Afrique du Sud, ainsi que les conservateurs évangéliques.

Le gouvernement sud-africain s’appuie sur une loi de protection du consommateur de 2008, imposant "un étiquetage des biens et produits venant des Territoires occupées pour éviter que les consommateurs ne croient qu’ils viennent d’Israël".

"C’est conforme à la ligne de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l’ONU et ne reconnaît pas les Territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël", ajoute-t-il.

Les responsables de la communauté juive sud-africaine se sont dits "outragés" par cette mesure "discriminatoire et qui sème la discorde".

"Au fond, elle (cette mesure) semble motivée non par des préoccupations commerciale mais par un parti pris politique contre l’Etat d’Israël. Toute tentative de discussion a été vaine", a déclaré dans un communiqué le bureau des députés juifs sud-africains.

Cette mesure "met la diplomatie sud-africaine au diapason de sa rhétorique pro-palestinienne", a indiqué à l’AFP JakkieCilliers, le directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS).

La semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires étrangères EbrahimEbrahim a ouvertement envisagé de suspendre les visites officielles en Israël, estimant que celles-ci "légitimaient l’occupation de la terre palestinienne par Israël".

"C’est un pas de plus pour se rapprocher des Palestiniens et rompre avec la neutralité des relations entretenues par l’Afrique du Sud avec Israël et la Palestine", observe le directeur de la fondation De Klerk, Dave Steward.

Et un changement radical par rapport à l’apartheid qui entretenait "des coopérations inter-étatiques avec Israël dans d’assez nombreux domaines" y compris militaires.

La décision vient selon lui de "pressions internes à l’ANC et aux syndicats" et "elle ne doit pas être sous-estimée car l’Afrique du Sud tend à avoir plus d’influence que sa taille pourrait suggérer".

"Nombre d’autres pays pourraient suivre", juge aussi M. Cilliers selon lequel la décision montre que l’Afrique du Sud, membre du G20 et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, "adopte une attitude plus indépendante face aux Etats-Unis".

L’Afrique du Sud a rejoint fin 2010 le bloc des Brics, autour de la Russie et de la Chine, avec le Brésil et l’Inde.

L’Afrique du Sud n’appelle pas pour autant au boycott des produits d’Israël, pays avec lequel elle maintient de bonnes relations.

L’Afrique du Sud abrite une importante communauté juive, historiquement enracinée et dont certains membres ont joué un rôle éminent contre l’apartheid.

Aujourd’hui divisée sur la politique menée par Israël, elle compte 30.000 à 40.000 personnes, surtout au Cap et Johannesburg, depuis l’exode observé à la fin de l’apartheid.

"La diplomatie économique peut être l’une des armes les plus efficaces pour changer la situation palestinienne", avait exposé en juillet le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman.

"Notre position politique sur la situation en Palestine est indubitablement marquée par notre propre histoire d’oppression et d’abus des droits de l’Homme", avait-il ajouté.

"Jusqu’à présent, la campagne de boycott a eu un effet économique négligeable, mais la voix d’un gouvernement comme le nôtre pourrait donner un coup de pouce symbolique", avait-il ajouté.
Rédigé par le système de communication et d’informations du Gouvernement d’Afrique du Sud :

Sanews.gov - za - Agence d’informations du gouvernement sud-africain

22 août 2012

Le Cabinet approuve l’avis sur l’étiquetage.

Pretoria : Le Cabinet a approuvé la décision pour que soit publié un avis par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Rob Davies, exigeant l’étiquetage des marchandises en provenance des territoires occupés israéliens.

« Le Cabinet a approuvé un avis qui, conformément à la loi relative à la Protection du consommateur de 2008, sera publié par le ministre du Commerce et de l’Industrie, exigeant l’étiquetage comme tels des marchandises ou des produits provenant des territoires occupés israéliens pour éviter que les consommateurs soient amenés à croire que de telles marchandises proviennent d’Israël », a déclaré le porte-parole du Cabinet, Jimmy Manyi, mercredi.

« Ceci concorde avec la position de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 définies par les Nations-Unies et ne reconnaît les territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’État d’Israël. »

Plus tôt cette année, le département a publié l’avis 379 émis à l’attention du public pour qu’il fasse ses commentaires à propos de l’étiquetage des produits présumés venir du territoire palestinien occupé par les forces israéliennes. A l’époque, le département a déclaré qu’il voulait s’assurer que les consommateurs recevaient les informations exactes sur l’origine des marchandises qu’ils achetaient.

SAnews.gov.za

information 



9 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9 PAJU FÉLICITE L'ÉGLISE UNIE DU CANADA.
> Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) souhaite ajouter sa voix à toutes celles qui félicitent l'Église unie du Canada pour l'’adoption de leur proposition demandant le boycott des produits issus des colonies israéliennes situées dans les territoires occupés palestiniens. Ce faisant, l'Église unie du Canada confirme sa solidarité avec l'appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 demandant le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS) à l'’encontre de l'occupation illégale des territoires palestiniens par Israël. Cela s'’avère également un engagement de l’'Église unie du Canada en ce qui a trait aux droits humains et à la primauté du droit international.

> PAJU félicite également l'Église unie du Canada pour avoir refusé de se laisser intimider par la campagne de peur et la malhonnêteté du Centre pour les affaires israéliens et juives (CAIJ) et d'autres organisations sionistes qui utilisent le terme «antisémitisme» comme instrument d'’intimidation envers ceux et celles qui voudraient s'opposer au racisme institutionnalisé pratiqué contre le peuple palestinien par l'État d'Israël. L'Église unie du Canada rejoint en ce sens des regroupements israéliens des droits de la personne tels que B'Tselem, GushShalom, YeshGvul, les Rabbins pour les droits de la personne, le Centre d'information alternative et d'’autres qui travaillent en soutien aux droits du peuple palestinien.

 De plus, la décision de boycotter les produits fabriqués dans les colonies israéliennes illégales prise par l'Église unie du Canada est importante parce qu'’elle se joint aux propositions similaires adoptées par l'Eglise méthodiste unie et l'Église presbytérienne aux États-Unis d'Amérique. Pour Palestiniens et Juifs unis, l’'action de l'Église unie du Canada est considéré comme un appui à la campagne de boycott de PAJU contre les chaussures Naot , compagnie qui dispose d'une manufacture, dans les territoires palestiniens occupés en Cisjordanie, dans les colonies israéliennes de GushEtzion près de Hébron .

22 août 2012

 Le Nouvel Observateur 



Communiqué du Parti communiste français.UE: l'Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

L'Union européenne a décidé de renforcer ses relations avec Israël dans 60 domaines d'activité de coopération dont les transports, l'énergie, les douanes, la justice, la sécurité, les communications, le tourisme mais aussi Europol, l'Agence spatiale européenne... Il est consternant qu'une telle décision puisse être prise alors que la colonisation des territoires palestiniens continue de plus belle au mépris du droit international. Il est scandaleux qu'une telle "récompense" soit attribuée au gouvernement israélien alors même que celui-ci annonce vouloir raser 8 villages palestiniens dans le Sud de la Cisjordanie au motif qu'ils se situent dans une zone dont l'armée a besoin pour s'entraîner ! Comment les dirigeants de l'Union peuvent ainsi accepter l'inacceptable, tolérer cette arrogance des dirigeants israéliens et le mépris qu'ils affichent ouvertement pour les résolutions des Nations-Unies et tous les accords internationaux signés ?
> Comment les autorités françaises peuvent approuver de tels actes sauf à se déconsidérer et à perdre beaucoup de crédibilité internationale ?
>

Le Parti communiste français condamne la décision de l'Union européenne. Il demande instamment à la France de prendre immédiatement les dispositions nécessaires pour empêcher cet intolérable déni de justice. La France doit au contraire agir pour que des sanctions soient appliquées contre Israël tant que ce pays continue la colonisation et persiste dans le viol du droit international et des accords signés notamment avec l'Union européenne.
> Le PCF appelle le Gouvernement et le Président de la République à s'engager dans une toute autre politique concernant la question du conflit du Proche Orient. La reconnaissance de l’État de Palestine s'impose et les initiatives nécessaires doivent être prises pour l'admission de la Palestine comme État membre de l'ONU à part entière.

Parti communiste français
24 07 12

 



Les associations et syndicats palestiniens s'adressent à l'Union européenne : « Comment pouvez-vous récompenser un système d'apartheid ? »

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous appelons l'Union européenne à remettre en cause, et non à épouser, l'expropriation incessante des terres ainsi que la politique d'asservissement raciale qu'imposent Israël au peuple palestinien. Les rapports de l'Union européenne rendent compte, et feignent de déplorer, les politiques d'apartheid d’Israël, et pourtant elle continue à mener des politiques qui les légitiment, comme la revalorisation des relations commerciales récemment actée.

L'archevêque Desmond Tutu avait dit que le régime avec lequel vous souhaitez intensifier les échanges était pire que l'Afrique du sud de l'apartheid, s'étant lui-même rendu plusieurs fois en Cisjordanie. Mais vous préférez détournez vos yeux et vos oreilles. Ainsi s'exprimait aussi l'ancien député de l'ANC Ronnie Kassrils, et tant d'autres sud-africains qui ont pu voir l'appareil de contrôle physique et psychologique qu’Israël a mis en place contre nous.

 

Vous savez très bien ce que nous subissons. Pour ce qui est de la colonisation brutale et illégale de la Cisjordanie, votre rapport du Bureau du représentant de l'Union européenne (EUREP) à Jérusalem de juillet 2011 révélait :

« Des populations Juives importantes se sont installées en territoire occupé, en violation de la quatrième convention de Genève et du droit international humanitaire. En 1972, il y avait 1 200 colons, aujourd'hui il y en a 310 000 répartis en 124 colonies et 100 prétendus avant-postes en zone C. Le gouvernement israélien subventionne et offre des incitations à la colonisation, en finançant la construction de logements, l'éducation, des infrastructures telles que des routes particulières et des raccordements à l'eau (…) L'espace municipal occupé par les colonies couvre 9,3% des territoires de Cisjordanie. Cependant, en raison de l'important réseau routier des colons et des restrictions imposées sur les Palestiniens pour l'accès à leurs propres terres, la structure des colonies Israéliennes domine plus de 40% de la Cisjordanie ».

 

C'est une politique imposée de ségrégation, d'apartheid. Peut-être n'osez-vous pas utiliser les mots « nettoyage ethnique », en dépit des preuves catégoriques que vous-mêmes avancez :« avant l'occupation Israélienne en 1967, la population Palestinienne de la vallée Jordanienne était estimée entre 200 000 à 320 000 personnes. En 2009, elle n'était plus que de 56 000 personnes... ». Il s'agit d'un nettoyage ethnique sous sa forme la plus explicite.
« Les colonies de toutes sortes – formelles ou avant-postes informels – sont illégales au regard du droit international », explicitez-vous dans ce rapport.

Ils violent l'interdiction des déplacements de population exercés par une puissance occupante sur un territoire occupé (article 49, IV ème Convention de Genève), l'interdiction de l'appropriation de terres et de biens civils privés sans nécessité d'ordre militaire (Règlement 46 de la Convention de la Haye de 1907). L'article 147 de la IV ème Convention de Genève qualifie les déportations et les déplacements de population, passibles de l'article 49, comme de graves infractions du Droit international humanitaire.

Alors pourquoi l'UE publie des rapports détaillés sur les crimes évidents contre l'humanité commis par Israël – la spoliation à grande échelle de nos terres, en ayant recours aux bulldozers, aux chars et à l'armée pour en chasser notre peuple ? On peut se demander pourquoi de tels rapports sont écrits ? On a du mal à comprendre comment, en dépit de vos propres conclusions, vous vous décidez à récompenser l'agresseur !

 

La principe base juridique sur laquelle vous vous appuyez dans le cadre des relations entre Israël et l'Union européenne est un « accord d'association » datant de 2000.Dans l'article 2, le respect des droits de l'Homme est décrit comme un « élément essentiel » de l'accord, déclarant que « ces relations doivent se fonder sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques qui doivent guider la politique interne et internationale ».

 

Plus de 15 000 colons Israéliens juifs se sont ajoutés l'an dernier au nombre actuel de « colons illégaux », qui est de 650 000. Et pourtant ce que vous proposez, c'est un État palestinien sur la base des Bantoustans où nous avons été parqués, sans droit à l'eau, sans liberté réelle de mouvement, sans accès à un espace aérien, maritime et certainement sans aucun droit pour les 6 millions de réfugiés dans le monde auxquels les pays européens ont continuellement tourné le dos.

Cette revalorisation des relations commerciales avait notamment été gelée à l'origine lorsque l'armée israélienne, quatrième armée au monde, a commis des atrocités au début de l'année 2009 que vous, Union européenne, ne pouviez pas ignorer, le bain de sang de Gaza, trois semaines d'opérations israéliennes qui ont tué plus de 1 400 (dont 340 enfants) personnes, en blessant 5 300, dans leur immense majorité des civils. Les Palestiniens de Gaza ne s'en sont pas encore remis, la plupart d'entre eux ne s'en remettront sans doute jamais. Pour la majorité de ceux qui ont perdu un ami ou un proche, le traumatisme continue à se manifester à travers les générations, en particulier les plus jeunes.

 

Puisque l'UE se sent prêt à récompenser Israël avec une revalorisation, cela signifie-t-il que justice a été faite et que les auteurs du bain de sang subi par les civils Palestiniens à Gaza ont été punis, et cela suppose-t-il que les droits de l'Homme sont désormais totalement respectés par Israël ?

Vu que vous ne semblez pas lire vos propres rapports, peut-être pouvons-nous nous aider. Malgré la contamination des cultures à grande échelle, un pic des malformations de l'enfant et des cancers a été causé par le recours continuel et illégal à des armes chimiques et au phosphore blanc déversés sur les Palestiniens de Gaza ; malgré nos routes et notre système d'égout détruits, malgré le fait que l'ONU accuse Israël de « probables crimes de guerre et contre l'humanité », AUCUNE poursuite devant la cour pénale internationale, AUCUNES sanctions, AUCUNE compensation attendue de la part d’Israël pour les 20 000 maisons, hôpitaux, écoles, commerce, bureaux, endommagés ou détruits, et AUCUN assouplissement effectif des désormais 5 ans de blocus moyenâgeux qui a laissé l'essentiel de notre infrastructure en ruine, en raison des pénuries en matériaux de construction, en béton et en électricité. Israël est en ce moment en train de supplicier collectivement le peuple de Gaza, en violation de l'article 33 de la Convention de Genève, complétant bien son nombre record de violations de résolutions de l'ONU.

L'aide de l'Europe aux Palestiniens ne les libérera pas de l'oppression politique. La charité n'a jamais aidé à un peuple à se libérer du joug colonial. La livraison d'armes à Israël entre en complète contradiction avec cette politique. 11 des 20 plus importants fournisseurs d'armes à Israël sont des Etats-membres de l'UE. L'Allemagne a effectivement vendu 2 sous-marins Dauphins à Israël au moment où il bombardait le Liban en juillet 2006, tuant plus d'un millier de personnes. Dans les trois premiers mois de l'année 2008, la Grande-Bretagne a acté l'exportation d'équipements militaires d'une valeur de 20 millions de £ à Israël, lui offrant l'arsenal qui lui a permis de nous écraser quelques mois plus tard. Dans les ruines de Gaza, lors de l'offensive Plomb durci de 2009, Amnesty International a trouvé des inscriptions « Made in France » sur les composants utilisés sur des missiles Hellfire. Nous sommes sûrs que cela a permis aux principaux exportateurs d'armes européens vers Israël de se faire beaucoup d'argent. Les investissements et la collaboration scientifique européenne en Israël sont encore plus rentables.

Et la boucle est bouclée quand on sait que les dégâts causés aux infrastructures financés par l'UE s’élevaient, lors des bombardements sur Gaza, à 11 millions d'€. Avant cela, d'août 2001 à novembre 2008, les attaques israéliennes en territoire occupé ont infligé des dégâts d'une valeur de 44 millions d'€ sur les seules infrastructures ayant bénéficié de financements européens. Mustafa Barghouti avait interrogé les députés européens sur la question : « Est-ce que les contribuables européens sont vraiment contents de reconstruire ce dont les contribuables américains ont financé la destruction ? »


Nous ne sommes pas surpris qu'un diplomate européen ait eu du mal à cacher cette hypocrisie épique de l'Union européenne concernant ce nouvel accord commercial : « J'ai été frappé que toute une gamme de relations ait été entamée avec Israël, sur demande d’Israël, comme si rien ne se passait sur le terrain (…) Nous aurions dû utiliser ce dialogue pour obtenir ce que nous voulions, c'est-à-dire le respect par Israël de ses obligations au regard du droit international ».


L'Europe a historiquement accepté qu’Israël écrase le peuple Palestiniens, ce dès 1948. Avec une brutalité méthodique, nous avons été déracinés, humiliés aux checkpoints, emprisonnés sans motifs d'accusation, on nous a privé de notre héritage et de nos lieux de culte, on nous a privé de notre liberté de mouvement et du droit à voir les membres de notre famille, on nous a privé d'eau et de nos moyens de subsistance, de nos terres fertiles, de notre accès à la mer, de nos rêves de visiter d'autres pays. Et l'Europe n'a fait qu'assister en spectateur à ce processus. Et Israël a continué. Parce qu'il sait que si l'Europe fait beaucoup de bruit, elle ne tient pas tête à Israël.


Il est temps de lui tenir tête, de résister !

De résister et de se battre pour nos droits humains fondamentaux. Est-ce trop vous demander que d'exiger le respect du minimum attendu en termes de droits de l'Homme dans vos accords avec Israël ? De résister contre les politiques d'occupation, de colonisation et d'apartheid ? Lorsque la justice finira par venir, et que nous vivrons tous comme égaux, et non sous un système d'apartheid qui nous prive de nos droits et de nos maisons, les gens regarderont en arrière, atterrés que le châtiment collectif imposé à tout un peuple, à une majorité d'enfants, ait pu durer si longtemps, avec la complicité de l'Union européenne. Il faut résister maintenant, mettre un terme à cet accord commercial avec Israël et se souvenir quand et pourquoi les Européens ont finalement mis la priorité sur les droits de l'Homme, en sanctionnant le régime blanc Afrikaaner en Afrique du sud. Légitimer l'apartheid était une faute à l'époque, c'en est toujours une maintenant.

Signée par :

  • Fédération générale des syndicats de Palestine ;
  • Syndicat général des travailleurs des services publics ;
  • Syndicat général des travailleurs des services de santé ;
  • Syndicat général des travailleurs du gaz et de la pétrochimie ;
  • Syndicat général des travailleurs agricoles ;
  • Union des comités de femmes ;
  • Union des synergies – unités de femmes ;
  • Association des enseignants universitaires de Palestine ;
  • Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël ;
  • Groupe pour un seul État démocratique

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



06/09/2012

Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion - n°62 03-10


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Syrie : Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 n°62                             03-10

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier Syrie :Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Les chances d’une intervention occidentale augmentent.

VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ?

Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps.

1 Sur le terrain et les parlements

1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes

2  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!!

3 Les brèves

3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan».

3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement  la « rébellion »…

-4 LE SOIR :  - Les services britanniques et allemands actifs...

4  Dossier

4-1 Luc Michel : Pression de  Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » !

4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale

4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître".

4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ...  

4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" .

4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.  : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 

4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne.

4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ».

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne».

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Syrie : La guerre secrète.

6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 

6-3 Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument



iré à part

Les chances d’une intervention occidentale augmentent.

En évoquant son arsenal chimique et en exportant sa guerre vers les pays frontaliers, le régime de Bachar El-Assad est en train de pousser les pays occidentaux à intervenir en Syrie, estime le quotidien panarabe Al-Hayat.

Depuis un mois environ, les signaux se multiplient quant à la possibilité d'une intervention étrangère dans la crise syrienne. Certains diront sans doute : "Est-ce par amour pour la Syrie ?" La réponse est non, bien évidemment, et le problème n'a rien à voir avec l'amour ou la haine. Mais parce que l'affaire n'est plus exclusivement syrienne, les chances d'une intervention augmentent. Car, si la question libyenne se limitait à la Libye et la tunisienne à la seule Tunisie, dans le cas de la Syrie c'est le Moyen-Orient qui est remis en cause, là où se forme ou explose le monde post-Ottomans [les pays nés de la fin de l'Empire ottoman en 1920].

Le régime syrien, passé maître dans le maniement des "cartes" régionales, a abusé de ce jeu qui se retourne contre lui.

La première nouveauté – et la plus importante – concerne les armes chimiques. Le régime a cru malin de révéler qu'il en possédait sans réaliser qu'il déplaçait ainsi le débat à un niveau alarmant. La deuxième question récemment soulevée est celle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec ses activités et son influence. Là encore, le régime a voulu exploiter habilement cette "carte", mais voilà qu'Ankara accuse Damas d'être derrière les attentats contre ses forces à Gazantiep [le 21 août : 9 morts et 70 blessés]. La troisième nouveauté concerne l'afflux des réfugiés vers la Turquie, dont le nombre approche les 100 000, devenant autant un problème syrien que turc.

Autrement dit, la probabilité d'une intervention augmente à mesure que la crise syrienne déborde de ses frontières. Les mises en garde de la France contre l'embrasement du Liban vont dans ce sens.

On peut relever diverses indications ces derniers jours, dont la déclaration du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, évoquant une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe.

Il ne faut pas oublier cependant les sérieux obstacles d'une intervention militaire, à commencer par les réactions russe et iranienne, en passant par les peurs occidentales d'Al-Qaida, le calendrier des élections américaines [le 6 novembre], la situation des économies occidentales ou les expériences traumatisantes en Irak ou en Afghanistan et enfin la situation de l'opposition syrienne et la capacité de l'Armée syrienne libre (ASL) à accueillir une intervention étrangère.

Mais le plus important est que le régime syrien, en manipulant ce qu'il considère comme ses "cartes", est en train de précipiter une confrontation inévitable. En ajoutant la violence sauvage de la répression et le nombre des morts qui approche les 25 000, sans parler des blessés, des défigurés, des détenus et des 3 millions de réfugiés ou déplacés, l'issue devient de plus en plus difficile.

Les dirigeants de Damas ont tenu à pousser leur jeu politique et diplomatique à l'extrême, en entraînant la Russie et l'Iran, tandis que militairement ils usent démesurément de leurs forces terrestres et aériennes. Quel plus grand symbole de débordement politique et militaire que le bombardement par un avion syrien de son peuple réfugié sur le territoire irakien ! Le monde ne pourra le supporter.


VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ?

 (Hollande l'a laissé entendre ce 27 août)

Mais elle ne serait pas seule dans l'aventure.

La raison ou le prétexte : les armes chimiques dont on suppose que le régime syrien pourrait les employer. (ou le Hezbollah, craint Israël) 

Autres signes ou perspectives : une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe.

Problèmes en vue : les réactions de l’Iran, de la Russie, de la Chine, la contagion au Liban, le comportement d’Israël (son projet d’attaque des sites nucléaires de l’Iran) les tensions de la Turquie avec les Kurdes…sans parler de la guerre civile déjà en cours en Syrie. Les risques d’embrasement de toute la région. Et des conséquences pour l’économie mondiale.

 

HOLLANDE PRET A INTERVENIR EN SYRIE

L’emploi d’armes chimiques par le régime syrien serait «une cause légitime d’intervention directe» de la communauté internationale, a déclaré lundi le président français François Hollande.

«Je le dis avec la solennité qui convient: nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien) qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe», a dit le chef de l’Etat, en ouvrant à Paris une conférence annuelle réunissant quelque 200 ambassadeurs français.

«Je sais la difficulté de la tâche, je mesure les risques mais l’enjeu dépasse la Syrie. Il concerne toute la sécurité du Moyen-Orient et en particulier l’indépendance et la stabilité du Liban», a poursuivi le chef de l’Etat français.

Le président américain Barack Obama avait lui aussi, la semaine dernière, averti le régime de Bachar al-Assad qu’un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington et brandi la menace, le cas échéant, d’une intervention militaire.

Paris promet de reconnaître le gouvernement d'une Syrie nouvelle

Intervenant lundi à Paris, lors de la 20ème conférence annuelle des ambassadeurs de France, le président français François Hollande a appelé l'opposition syrienne à former "un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif" et s'est dit prêt à le reconnaître.

La France demande à l'opposition syrienne de "constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie. La France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès sa formation", a déclaré M.Hollande, en appelant de nouveau à une "transition politique" rapide en Syrie.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place. Les pays occidentaux cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad afin de mettre fin aux hostilités qui ont déjà fait environ 20.000 morts, selon l'opposition et des ONG, alors que Damas ne fait état que de 8.000 victimes. La Russie et la Chine craignent qu'une ingérence extérieure en Syrie ne détruise l'Etat syrien et n'étende encore plus le conflit 

 
 

Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps.

Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit déterminé à vaincre la guerre tout en admettant que cela prendrait du temps, selon des extraits d'une interview diffusés mercredi.

"Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps, vu que nous sommes confrontés à une guerre régionale et mondiale", a-t-il dit dans cette interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia qui la diffusera in extenso mercredi soir.

 

Les zones tampons

M. Assad a en outre qualifié d’"irréaliste" la création de zones tampons en Syrie évoquée par les Occidentaux et la Turquie et qui devrait être à l'ordre du jour d'une réunion ministérielle jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

"Parler de zones tampons n'est premièrement pas (ndlr, une option) sur la table, et deuxièmement c'est (une idée) irréaliste même pour les Etats hostiles et ennemis de la Syrie", a-t-il affirmé.

  

De telles mesures nécessitent quoiqu'il en soit une résolution du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, des pays alliés du régime syrien, bloquent tout résolution s'ingérant dans les affaires syriennes.

Les défections

Par ailleurs, le président Assad a minimisé les défections de certains responsables ces derniers mois, estimant que le pays est désormais "nettoyé" des personnes dénuées de patriotisme.

"Les gens patriotes et les gens bien ne s'enfuient pas, ne quittent pas la patrie. Finalement, cette opération est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage de l'Etat premièrement et de la nation en général", a-t-il expliqué.

Hommage à l’armée

M. Assad a de nouveau rendu hommage à l'armée régulière et aux forces de sécurité qui, en combattant les rebelles à travers le pays, "mènent des actes héroïques". "Ce sont les forces armées qui résistent le plus dans ce pays".

 

Malgré les erreurs…un lien solide entre le régime et le peuple

Le président a réitéré que "malgré les nombreuses erreurs, il existe un lien solide" entre le régime et le peuple syriens.

"Tout le monde est inquiet pour sa patrie, c'est normal. Mais ils (les anti-régime) ne parviendront pas à répandre la peur, ils n'y parviendront jamais", a-t-il souligné.

"Je dis aux Syriens, le destin est entre vos mains et pas entre les mains d'autrui. La Syrie n'a pas besoin de leçons dans les questions de souveraineté ni les questions nationales, ni des pays amis, ni des pays ennemis", a martelé le président syrien.

Le régime syrien accuse la rébellion de comploter à l'instigation de l'Occident et des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour semer le chaos en Syrie.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=76591&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37



1 Sur le terrain et les parlements

1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes

Traduit de Prensa Latina.

Les partis d'opposition au parlement allemand ont exigé une déclaration du gouvernement 

de Angela Merkel à propos d'une collaboration secrète avec des groupes armés rebelles en Syrie.

Le député des Verts, Hans CristianStroebele a dit, lors d'une conférence de presse que "si le gouvernement

rejette la demande des trois partis d'opposition au Bundestag, les organismes de contrôle des services secrets devraient traiter ce sujet à bref délai".

Le Parti Die Linke a également exigé une explication. Le député socialdémocrate Fritz Rudolf Koerper a déclaré que "la mission du navire

de guerre allemand s'effectue en marge du droit international et du mandat parlementaire pour la mission UNIFIL de l'ONU."

Le journal allemand BildamSonntag a informé qu'un navire allemand de surveillance militaire croisait

dans les eaux internationales près des côtés syriennes. "Le navire contient des instruments de technologie d'espionnage de la dernière génération des services de renseignements, le BND. Ce navire est capable de surveiller des mouvements de troupes jusqu’à 600 km à l'intérieur du pays. L'armée allemande et le BND fournit des informations aux services de renseignements des Etats-Unis et de Grande Bretagne, qui les transmettent à leur tour aux groupes armés en Syrie".

Selon le député Stoebele, la fourniture de renseignements aux groupes armés signifierait une intervention illégale dans une guerre civile".

Bernd Riexinger, président de Die Linke, déclare: "Nous devons éviter que des aventuriers irresponsablesengagent l'Allemagne dans une guerre. Notre armée doit rester sous le contrôle du parlement et pas sous celui des services de renseignements.

Les socialistes allemands ont exigé le retrait immédiat de tout le personnel militaire allemand de la région

20 août 2012



2  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!!

 http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aMlzbFrwtRk

 


2.2 LE SOIR : Les rebelles à Alep sont lourdement armés

Alors que plusieurs quartiers chrétiens de la capitale Damas, réputés favorables au régime, ont été touchés pour la première fois ce mercredi par des combats, à Alep les rebelles tentent désormais de s'emparer des sièges des services de renseignements. Est-ce un objectif raisonnable ? Il semble bien que oui : les observateurs des Nations unies confirment que l'insurrection dispose désormais à Alep de blindés et d'armes lourdes.
Après avoir déjà pris le contrôle de trois commissariats dans cette ville, les insurgés contrôleraient désormais « 50 % » de la métropole du Nord et la quasi-totalité de la province d'Alep. « Nous espérons créer une zone sécurisée à Alep et Idleb (nord-ouest, à la frontière avec la Turquie) », a même précisé un commandant de l'Armée syrienne libre.
Au même moment, l'armée turque effectue des manouvres près de sa frontière sud-est avec la Syrie, histoire de tester la vitesse et la maniabilité de ses chars. La Grèce, elle, va tripler le nombre de ses gardes-frontières avec la Turquie, pour parer à un éventuel afflux d'immigrés de Syrie.
Des armes chimiques ?
Dans ce qui apparaît comme un moment crucial pour l'avenir du régime, comme l'a reconnu le président Assad lui-même, hier, une information non confirmée mais inquiétante est remontée le 27 juillet via un site djihadiste turc : l'Armée syrienne de libération aurait mis la main sur « de l'équipement d'armes chimiques » provenant d'une base militaire d'Alep. Sur la vidéo postée sur le site, les combattants montrent non seulement des masques à gaz, mais aussi ce qu'ils présentent comme tout un « équipement d'armes chimiques et biologiques ». (Alain Lallemand, afp.)
LE SOIR - 2 août 2012

 



3 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan».

Si nous observons bien toutes les guerres qui se déroulent depuis la dissolution du contrepoids soviétique, elles ne profitent qu'à une seule entité, en crise profonde par ailleurs, l'empire de la finance spéculative et usuraire basé aux USA avec ses agences israéliennes et euro-atlantistes... L'empire des idéologies combinées, au choix, néoconservatrices, néolibérales, néo-évangélistes chrétiennes sionistes, néo-islamistes wahhabites et sionistes tout court. Contre tout le reste des êtres humains. Le 1% qui divise et manipule les 99%. Tout est fait pour empêcher que les pays européens ne rompent avec cet empire vermoulu, tout est fait pour prendre en otage le peuple américain et les juifs, et tout est fait pour externaliser la crise par une logique de guerre de civilisations, de religions ou desectes.

 http://oumma.com/13848/syrie-guerre-pipelineistan 

| le 22. août 2012 –

Par Pepe Escobar


3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement  la « rébellion »…
La Grande-Bretagne va consacrer 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) au soutien des rebelles en Syrie dans leur lutte contre le gouvernement de Damas. Selon le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, ce soutien consiste en appareils de radio-communication, médicaments et tenues de combat.
Les contacts diplomatiques avec la branche politique de l'Armée syrienne libre vont par ailleurs être intensifiés, a ajouté le chef de la diplomatie britannique. « Il ne s'agit pas de prendre parti dans une guerre civile », explique-t-il. Mais « le risque de chaos et de vide total du pouvoir est si important que nous devons à présent établir des relations avec ceux qui pourraient gouverner la Syrie à l'avenir », fait-il valoir. Londres, dans ses contacts avec l'opposition syrienne, insistera sur la nécessité du droit international et des droits de l'homme, « quelles que soient les horreurs perpétrées par le régime » actuel, selon William Hague.
Sur le terrain, précisément des combats entre forces syriennes et insurgés se poursuivaient vendredi à Alep et à la périphérie de la capitale Damas. Dans un quartier rebelle d'Alep, un obus est tombé sur une boulangerie, faisant une dizaine de morts, dont trois enfants, selon des journalistes de l'Agence France-Presse. Par ailleurs, une manifestation organisée tous les vendredis après la prière depuis le début de la révolte en mars 2011 a été violemment réprimée dans un quartier bourgeois (Nouvel Alep) sous contrôle de l'armée. Celle-ci a ouvert le feu sur la foule, tuant un étudiant de 19 ans.

2012

 (afp, ap, belga, dpa)


3-4 LE SOIR :  - Les services britanniques et allemands actifs...
4-1 Les services secrets britanniques et allemands fournissent de l'aide aux rebelles en Syrie, rapportent dimanche des journaux européens. Selon le Sunday Times, qui cite un responsable de l'opposition, les services secrets britanniques ont aidé les rebelles à lancer plusieurs attaques réussies contre les forces du régime. « Les services secrets britanniques observent attentivement ce qui se passe depuis Chypre, a déclaré ce responsable. Les Britanniques donnent des informations aux Turcs et aux Américains. » Selon ce responsable, les autorités britanniques « approuvent à 100 % » les informations secrètes qui sont transmises depuis leurs bases militaires chypriotes en passant par la Turquie jusqu'aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de combattants civils. Les informations transmises ont concerné en particulier les mouvements de l'armée régulière vers Alep, deuxième ville du pays et théâtre d'une bataille cruciale pour le régime depuis près d'un mois.
L'hebdomadaire allemand BildamSonntag rapporte de son côté que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie observent grâce à des techniques sophistiquées les mouvements des troupes syriennes jusqu'à 600 km à l'intérieur du pays et transmettent ses informations aux services britanniques et américains pour qu'elles parviennent aux rebelles.
Les pays occidentaux, qui réclament le départ d'Assad, répètent qu'ils ne veulent pas armer les rebelles, évoquant en particulier le risque de voir cet arsenal tomber entre les mains d'extrémistes islamistes. Mais plusieurs pays ont déjà évoqué une aide dans le domaine de la communication.

20 août 2012

(afp)

 

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.



4  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Luc Michel : Pression de  Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » !
Mis sous pression par BHL et les Neocons de Sarkozy, le nouveau président français Hollande est prêt à lancer la France dans une nouvelle agression néocoloniale

Luc MICHEl pour SyriaCommittees / avec PCN-SPO – AFP / 2012 08 27 /

Après les Neocons à passeports français de Sarkozy et leurs alliés Likudniks à passeports français style BHL, voici la « gauche américaine », l’aile social-démocrate du NATO, et ses alliés vert-kakis (1) … Pauvre France !

HOLLANDE VEUT REJOUER EN LIBYE LE SCENARIO DU PSEUDO CNT « LIBYEN »

Cette France prostituée aux USA, qui assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, a convoqué ce jeudi à New York une réunion ministérielle consacrée à la Syrie, « centrée sur l'aspect humanitaire de la crise » (sic).

François Hollande cherche depuis ce lundi à prendre l'initiative sur le dossier syrien, s'engageant à « reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès lors qu'il serait constitué ».  Le prétexte, l’impérialisme a une imagination limitée, est les fameuses « armes chimiques syriennes ». Le président français, faisant écho à son maître américain Barack Obama, a prévenu que "l'emploi d'armes chimiques" par le régime de Damas constituerait "une cause légitime d'intervention directe" pour la soi-disant Communauté internationale, une communauté réduite à l’Empire yankee, ses valets de l’OTAN et de l’OTASE, et ses clients arabo-musulmans.

« La France demande à l'opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime (resic) de la nouvelle Syrie. Nous engageons nos partenaires arabes à accélérer cette démarche. Et la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès lors qu'il aura été formé », a déclaré le chef de l'Etat devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée, légitimant diplomatiquement par avance une agression politico-militaire déjà bien engagée dans la réalité.

OBAMA ET HOLLANDE : HIS MASTER VOICE !

Par ailleurs, la France et ses alliés restent "très vigilants" pour "prévenir l'emploi d'armes chimiques par le régime (de Damas, NDLR), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d'intervention directe", a-t-il lancé, s'exprimant "avec solennité" (resic), selon ses propres termes.

Ici aussi Hollande est la voix servile de son maître yankee. Le président américain Barack Obama a qualifié la semaine dernière de "ligne rouge" la menace d'une guerre chimique ou bactériologique en Syrie, précisant ainsi ce qui pourrait amener les Etats-Unis à intervenir militairement dans ce conflit.

Le président français a fait savoir lundi, après son discours, qu'il « n'avait pas connaissance de menace précise de la part du régime de Damas sur ce point ». Dix ans après les médiamensonges de Colin Powell à l’ONU et ceux du « Memorandum Blair » (2) sur les pseudo « armes de destruction massives irakiennes », les USA et l’OTAN, sans pudeur ni vergogne, nous resservent le mensonge faisandé.

LA FRANCE DE HOLLANDE CHARGEE DE RELANCER L’OFFENSIVE DIPLOMATIQUE A L’ONU

François Hollande a souhaité "intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu le plus vite possible" en Syrie, alors que le complot occidental anti-syrien est bloqué depuis des mois au Conseil de sécurité des Nations unies.

La France apporte "un soutien appuyé à ceux qui oeuvrent sur le terrain pour une Syrie libre, démocratique, et garantissant la sécurité de toutes ses communautés" (sic), notamment "ceux qui organisent les zones libérées sur le territoire syrien" (resic), a-t-il poursuivi, évoquant "l'initiative des zones tampons proposées par la Turquie". Des propos odieux et irresponsables au moment même où la presse internationale doit reconnaître la présence massive des djihadistes islamistes et des terroristes d’al-Qaida en Syrie, encadrant la soi-disant ASL (3).

Le chef de l'Etat a aussi dit continuer "autant que nécessaire le travail de pression et de conviction au Conseil de sécurité pour parvenir à un consensus de la communauté internationale" sur la Syrie. La Russie et la Chine - soutenues par le puissant Groupe de Shanghai, l’ALBA latino-américaine et une partie des BRICS - ont posé leur veto à trois projets de résolution qui auraient ouvert la voie à des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Sur ce point, Hollande a dénoncé le "blocage du système" qui "conduit soit à son contournement, soit à son impuissance". "C'est pourquoi je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié", a-t-il estimé.

La semaine dernière, François Hollande a reçu à l'Elysée cinq représentants du Conseil national syrien (CNS), créé et financé par l’OTAN, le Qatar et l’AKP islamiste turque,  ainsi que le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi.

Après Sarkozy, voici Hollande devenu le chien enragé de l’OTAN. Ceux qui – au PCF et au Front de Gauche (4) – ont contribué à élire cette nouvelle carpette des USA ont leur lourde part de responsabilité. Comment pouvait-il en être autrement avec la participation des vert-kakis – ancien pacifistes reconvertis dans le lobbyisme pro guerre en faveur de l’OTAN - au nouveau gouvernement de gauche ?

LM

http://www.facebook.com/syria.committees?sk=notes#!/notes/syria-committees-comites-syrie/-syria-committees-a-la-suite-de-sarkozy-et-bhl-hollande-pret-a-intervenir-en-syr/493798213982267

(1) Luc MICHEL, PCN-INFO / SYRIE : LES VERT-KAKIS FRANCAIS APPELLENT A L’AGRESSION ARMEE DIRECTE DE L’OTAN !
sur : http://www.facebook.com/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-syrie-les-vert-kakis-francais-appellent-a-lagression-armee-directe-de-/516876394994961

(2) PCN-SPO / ANALYSIS / AFTER IRAQ, SYRIA ??? … JULY 23, A DAY OF INFAMY!
sur : http://www.elac-committees.org/2012/07/27/pcn-spo-analysis-after-iraq-syria-%E2%80%A6-july-23-a-day-of-infamy/

(3) Luc MICHEL, SYRIA COMMITTEES / LES DJIHADISTES DE LA PSEUDO ASL EN PLEINE LUMIERE DANS LES MEDIAS ET LES THINK TANK DE L’OTAN !
sur : http://www.elac-committees.org/2012/08/18/syria-committees-les-djihadistes-de-la-pseudo-asl-en-pleine-lumiere-dans-les-medias-et-les-think-tank-de-l%E2%80%99otan/ ;

PCN-SPO / WEBSITE DU CFR : AL-QAIDA EN SYRIE AVEC L’ASL MADE IN NATO !
sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-website-du-cfr-al-qaida-en-syrie-avec-lasl-made-in-nato-/406622452736046

et PCN-SPO / “LIBYAN FIGHTERS JOIN SYRIAN REVOLT” – DIXIT REUTERS
sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-libyan-fighters-join-syrian-revolt-dixit-reuters/408851972513094

(4) Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS, PCN-INFO / L’HUMANITE (PARIS) REJOINT LES « COMMUNISTES DE WASHINGTON » QUI SOUTIENNENT L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE !
Mardi 28 août 2012

Luc Michel : sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-lhumanite-paris-rejoint-les-communistes-de-washington-qui-soutiennent-/514040495278551


4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale. 

En déclarant que le régime de Damas possède des armes chimiques, l'Occident cherche un prétexte pour une intervention armée en Syrie, estime le vice-premier ministre syrien chargé des questions économiques Qadri Jamil.
"Les pays occidentaux cherchent un prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie. Si un prétexte ne convient pas, ils en trouveront un autre", a-t-il déclaré mardi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti.
Le responsable syrien répondait ainsi à la question de savoir si Damas possédait des armes chimiques de fabrication russe.
Le président américain Barack Obama a indiqué lundi que toute utilisation d'armes chimiques ou biologiques en Syrie pourrait modifier la position de Washington concernant une intervention armée dans le conflit syrien.
Selon M. Jamil, depuis le premier veto opposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution sur la Syrie, les pays occidentaux cherchent la moindre occasion de lancer une opération militaire en Syrie.
Le 23 juillet dernier, le porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdessi a fait savoir que Damas pourrait recourir aux armes chimiques en cas d'intervention militaire étrangère. Le diplomate a dans le même temps souligné que ces armes ne seraient jamais utilisées contre la population civile.
L'ingérence étrangère empêche le règlement de la situation en Syrie, a continué le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil lors du même entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
"Nous avons beaucoup de difficultés. La première, c'est l'ingérence étrangère dans nos affaires qui empêche le règlement de la situation par les Syriens", a insisté M.Jamil.
Selon le vice-premier ministre syrien, Damas cherche à résoudre la situation actuelle: "le gouvernement travaille sous le slogan de la réconciliation nationale. Toutes les parties doivent apprendre à accepter un compromis".
D'autre part la mise en place d'un mécanisme de désarmement de l'opposition doit constituer le premier pas vers le règlement du conflit syrien, "Il est nécessaire d'élaborer un mécanisme de restitution des armes. Cette démarche permettra de stabiliser la situation et c'est sur cette base qu'on pourra résoudre les questions d'ordre politique", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse au siège de RIA Novosti.
Une fois cette condition accomplie, il sera possible de passer au dialogue pour mettre en place une trêve nationale basée sur les intérêts de toutes les parties, a conclu le ministre.

 21/08/2012

http://fr.rian.ru/world/20120821/195745512.html

 


4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître".

On en apprend tous les jours. Le sens des mots changent.

Ainsi, jusqu’à présent, « normal » s’opposait à « fou » et Hollande à Sarkozy, le président agité, bourré de tics, fou des US et de libéralisme. Fou de vouloir livrer notre pays aux US et à Israël.

« Normal », cela pouvait signifier « sain », « réfléchi », « calme » et aussi Français d’une certaine façon.

Non.

Pour ceux qui auront entendu le discours prononcé par Hollande à l’occasion de la commémoration de la libération de Paris, il est clair que ce morceau de bravoure, qui n’est pas sans rappeler, par l’indignation qu’il ne peut manquer de soulever, le discours de Sarkozy à Dakar, est un acte de soumission à l’Empire. Oui, on sait bien qu’il est de ce camp-là, hélas chers amis socialistes, mais le voir clamé en public, d’une manière aussi nette, voilà qui est rude pour le peuple français. J’appelle « peuple français » les citoyens qui lisent et parlent français et utilisent ces deux qualités pour s’informer et savoir ce qui se trame dans la sphère d’un président « normal ».

Remarquez, quand le loup dit au chaperon rouge : « Viens petit chaperon rouge, je vais te donner des galettes » alors qu’il a l’intention de la bouffer, c’est dans le fond un loup « normal ».

Voici le lien de ce discours. Pris sur le site de l’Elysée qui n’est pas un site complotiste. Quoique…

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/discours-du-president-de-la-republique-a.13803.html

Et voici le passage dans lequel, Hollande compare les résistants français à l’armada des agités, payés par l’étranger, que nos medias propagandistes appellent la « résistance syrienne ».

Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître. Ce régime disparaîtra parce que — et c'est la leçon que nous pouvons livrer au monde — quand la liberté est en marche, rien ni personne ne peut l'arrêter. La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en soutien de la révolution syrienne, sur le plan politique, sur le plan diplomatique, sur le plan humanitaire pour aider au soulèvement.

Hollande nous prend-il pour des imbéciles ? Pour des ignorants ? Croit-il que nous ne connaissons pas l’Histoire ? Croit-il que nous ne savons pas que la France et le Royaume-Uni qui, en 1920, étaient, en principe les alliés du roi Fayçal, après la bataille de Maysaloun, l’envoyèrent en exil pour se partager le Moyen-Orient ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de faire le rapprochement entre l’invasion de la Tchécoslovaquie, par le Troisième Reich, et celle de la Libye ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de comprendre que celle de la Syrie serait semblable à celle de la Pologne qui déclencha la deuxième guerre mondiale ?

Ou M. Hollande, valet de l’Empire, ne connaît rien à l’Histoire. Est-ce cela être normal ? Etre ignorant ?

La stratégie de l’Empire est simple. Voyez-là pour ce qu’elle est. Ils avaient pour alliés toute une clique de despotes avec qui ils travaillaient, les Ben Ali, Kadhafi et tutti quanti mais comme ces bougres étaient devenus trop gourmands, dangereux par les secrets qu’ils détenaient, ils ont profité de l’agitation de peuples malheureux pour changer leur petit personnel. Et mettre au pouvoir des intégristes qui sont les kapos de l’Empire. Ca coûte moins cher que d’envoyer des armées comme en Irak. Ce sont les Arabes qui bâillonnent les Arabes. Bien pensé les stratèges zuniens. Et par-dessus le marché, en Europe, on fait naître la frousse du salafiste, de l’intégriste qui coupe des mains. On fait monter l’extrême-droite qui, comme son nom l’indique est extrêmement à droite, c’est à dire, sous des airs populistes, (« sous des airs » étant une formule de stratégie guerrière économe.), soutien du libéralisme et des droites américaines et israéliennes.

Quand le Qatar parle de donner de l’argent aux banlieues, est-ce pour leur donner aussi des armes ? Est-ce pour traiter la France comme la Tunisie, en faisant naître dans notre pays une scission violente entre communautés ? L’Empire aidera-t-il des intégristes sur notre territoire comme il le fait en Syrie ?

En ce qui concerne l’affaire Syrienne c’est une bataille contre la Russie et Poutine. L’affaire des PussyRiot s’inscrit dans le cadre. Ceux qui clament leur indignation devant le traitement infligé à ces filles feraient mieux de les voir brandir, d’une manière idiote, le drapeau de l’Optor, officine avouée de la CIA. La Russie et Poutine, dictateur, lui aussi sanglant, sont les derniers remparts contre le déferlement de l’Empire.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-normal-est-synonyme-de-121822


4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ...  

26/08/2012

 Les militaires américains planchent en urgence sur des plans d’intervention en Syrie le cas échéant pour sécuriser les armes chimiques du régime de Damas, ont indiqué responsables et experts à Washington.
Aucune action militaire ne paraît imminente selon ces responsables, mais le Pentagone imagine des scénarios tous plus dangereux les uns que les autres pour empêcher que, dans le chaos croissant de la «guerre civile» en Syrie, ces stocks ne tombent entre les mains d’extrémistes islamistes, ou d’ultras du régime prêts à tout. Le président Barack Obama avait averti lundi le régime de Bachar Al Assad: un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington, inquiet pour ses alliés dans la région, à commencer par Israël. «Jusqu’ici, je n’ai pas donné l’ordre d’intervenir militairement» en Syrie, mais «si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul», avait souligné M.Obama. «C’est une hypothèse complètement nouvelle car on n’a encore jamais vu historiquement un pays doté d’armes de destruction massive (ADM) pris dans une guerre civile», note Charles Blair, de la Fédération des scientifiques américains (FAS). «En Irak, les armées de George W.Bush intervenues en 2003 pour saisir des ADM – qui en fait n’existaient plus – avaient échoué à capturer certaines armes conventionnelles sensibles» ajoute cet expert en prolifération d’armements et en terrorisme. D’après Charles Blair en effet, malgré les efforts de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), plusieurs tonnes du puissant explosif HMX ont disparu dans la nature et des pillages ont eu lieu sur le site nucléaire de Tuwaitha (Irak). Que cela serve de leçon dans un pays très complexe comme la Syrie, où il est difficile d’avoir du renseignement fiable!, déclare Charles Blair, en prédisant «bien de mauvaises surprises» en cas d’intervention. Le régime syrien a reconnu pour la première fois fin juillet posséder de telles armes chimiques et a menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais jamais contre sa population. Les rebelles ont accusé le gouvernement syrien d’avoir déplacé certaines de ces armes aux frontières. D’après les experts, ces stocks datent des années 1970 et sont les plus importants du Proche-Orient avec des centaines de tonnes. Il s’agit notamment de gaz sarin et autres gaz innervant et d’autres agents comme le gaz moutarde, dispersés sur une cinquantaine d’endroits, selon ces sources «Nous n’avons pas de visibilité parfaite de tous les sites d’armes chimiques syriens mais nous avons des moyens très efficaces de surveiller leurs stocks», assure un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat. D’après lui, Damas garde à ce stade «un bon contrôle» de ces sites. La surveillance est d’abord assurée par des satellites espions américains. Le recours au renseignement humain est plus délicat en raison des désordres dus à l’insurrection. Mais, en cas d’intervention, «le réseau de transfuges du régime» serait essentiel pour protéger ces arsenaux, estime Melissa Dalton, un ancienne fonctionnaire du Pentagone travaillant pour le groupe de recherches Center for a New American Security. A priori, les Forces spéciales américaines joueraient une rôle déterminant. Mais il faudrait probablement des unités conventionnelles plus importantes pour sécuriser les sites, relève le haut responsable américain. Une action militaire de ce genre serait sans doute menée conjointement avec des alliés des Etats-Unis, comme Israël, des pays de l’Otan et des pays arabes, estime Melissa Dalton. Une crainte d’Israël serait de voir des armes chimiques transférées au mouvement chiite Hezbollah au Liban, mais, déclare encore cette experte, le Hezbollah «sait très bien qu’il ne pourrait pas utiliser de telles armes sans risquer des représailles massives» d’Israël. Enfin, d’après Mme Dalton, Washington fera pression sur les Israéliens pour qu’ils évitent, dans une telle hypothèse, d’agir «unilatéralement afin d’empêcher que ces armes ne tombent en de mauvaises mains» à leurs frontières.
http://www.algerie360.com/international/les-etats-unis-se-preparent-a-lintervenir-en-syriedes-scenarios-pour-controler-les-armes-chimiques/


4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" .

L’ancien ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, a dénoncé le 15 août 2012 les "professionnels de l’ingérence" qui incitent la France "à intervenir militairement" en Syrie. - SC

16 août 2012

"La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur", estime-t-il.

Selon l’ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres".

"Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali".

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier", affirme-t-il.

Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de « changement de régime » a été pratiquée en Irak" par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France".

Dans le quotidien Le Monde, l’écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie

Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012.
http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html


4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.  : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 

Le gouvernement syrien a assuré Moscou de la sécurité de son stock d'armes chimiques, a indiqué vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov.
La Russie travaille avec les autorités syriennes et s'est vue "garantir" que l'arsenal chimique syrien était bien gardé et ne tomberait pas entre de mauvaises mains, a indiqué M. Gatilov lors d'une interview publiée sur le site du ministère.
"Les Syriens nous ont assuré qu'un contrôle strict était appliqué sur la sécurité de leurs armes chimiques, et qu'elles n'étaient pas menacées et ne couraient aucun risque pour le moment", a-t-il souligné.
"Il nous a également été garanti que les armes chimiques ne quitterait sous aucune circonstance leur emplacement actuel", a ajouté le diplomate russe.
La Russie continuera à travailler avec le gouvernement syrien sur la sécurité de son arsenal chimique, et appelle également d'autres partenaires étrangers à exercer leur influence potentielle sur l'opposition syrienne dans même but, a déclaré M. Gatilov.
Il a averti que "toute perte de contrôle de la situation déboucherait sur des complications graves tant pour la Syrie que pour la région dans son ensemble".
Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré en juillet qu'il pourrait utiliser ses armes chimiques en cas d'agression étrangère. De telles armes chimiques ne seront cependant jamais utilisées dans le cadre du conflit civil actuel ni contre le peuple syrien, a expliqué le ministère.

MOSCOU, (Xinhua) –

24 août



4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne.  

Le président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère, AlaeddineBoroujerdi,. a déclaré dimanche que son pays considérait la sécurité de la Syrie comme la sienne, a rapporté l’agence de presse iranienne, IRNA.
« Nous considérons la sécurité de la Syrie comme la nôtre », a déclaré M. Boroujerdi, à l’issue d’une rencontre à Damas avec le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem. « En conséquence, nous resterons aux côtés de nos frères syriens », a souligné le responsable iranien cité par Irna.
Pour sa part, M. Mouallem, a affirmé que Damas n’entamerait pas de négociations avec l’opposition tant que le pays n’aura pas été « purgé » des rebelles, selon l’agence IRNA. « Le projet de négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition ne commencera qu’après que la Syrie sera purgée des groupes armés », a dit le ministre syrien à l’issue de la rencontre.
« La condition pour toute négociation politique (…) est que cessent les violences des groupes armés et qu’une déclaration soit faite pour exprimer l’opposition à toute intervention militaire étrangère en Syrie », a ajouté M.Mouallem.
La visite du responsable iranien, qui devait également rencontrer le président Bachar al-Assad et le vice-président Farouk al-Charaa, survient à quelques jours du sommet du mouvement des Non-Alignés (MNA) prévu à Téhéran les 30 et 31 août. Trente-six chefs d’Etat ou de gouvernement et une quarantaine de ministres ou hauts responsables sont attendus à la rencontre de Téhéran.

26/08/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/liran-considere-la-securite-de-la-syrie-comme-la-sienne/


4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ».

Article placé le 16 août 2012, par Mecanopolis

Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’OCI, à la Mecque.

« J’ai un amer constat à faire : malheureusement, nous, les Musulmans, nous sommes tombés dans le piège que nos ennemis nous ont tendus ! Nous entrons de plein pied dans une guerre totale, dévastatrice et vaine, une guerre à caractère fratricide, ethnique et tribale, qui pourrait durer des dizaines d’années. Malheureusement, certains pays jouent le jeu des ennemis. Ceux qui étaient arrivés au pouvoir, pour changer la politique hégémonique des Etats Unis envers notre région, ont tourné leur veste et ils veulent changer notre région, ils nous menacent de guerre. Je vous renvoie à l’Afghanistan, à l’Irak, la Libye, la Syrie, à Bahreïn, au Yémen… Dans ces pays qui tire sur qui ? Si nous acceptons que la justice et l’égalité sont le droit de tout un chacun, alors, nous allons accepter que nous sommes tous dans le même bateau, nos destins sont liés. Nous devons nous serrer les coudes, nous entre-aider, pour faire face à l’ennemi commun; nous devons faire front commun face à nos ennemis. L’OTAN rêve de s’emparer de notre région et nous, au lieu d’affronter ce danger, sur la foi de faux arguments, inventés ou imaginaires, ethniques ou tribaux, sommes devenus ennemis, sans savoir que ces hostilités gratuites offrent la meilleure occasion à nos vrais ennemis, pour nous envahir

Source : IRIB



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne».

Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie

Mohamed El-Ghazi

Lundi 27 Août 2012

Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie, en révélant que celle-ci «totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la France». Dans une analyse publiée dans le journal Le Monde, ce militaire chevronné a estimé qu’avant toute intervention en Syrie, il faut que l’aviation ait au préalable la «maîtrise du ciel». Mieux encore, il a assuré que la zone d'exclusion aérienne réclamée par d'autres pose le même problème car pour détruire les appareils de Damas en vol, il faut une maîtrise du ciel parfaite.
Il a expliqué que l’intervention de l’Otan en Libye «n’a pas été difficile, car la force aérienne libyenne était peu opérationnelle», et les moyens de défense terrestres ont été vite détruits. Pour la Syrie, a-t-il continué, «la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux», et d’affirmer : «Nous ne sommes pas de taille à l'affronter.» Il a rappelé, à cet effet, la tentative d'intrusion de l’avion de chasse turc, par laquelle les Turcs ont voulu tester la défense aérienne syrienne, et qui a été abattu immédiatement. «Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient.» Il a soutenu qu’en Libye, l’armée de l’air française a été placée au premier rang de la coalition, en conduisant le premier raid contre Benghazi. «Face à la Syrie, nous ne serions qu'une petite force d'appoint placée sous les ordres de Washington ; ce ne serait pas très glorieux», a-t-il admis.
L’expert s’est étonné qu’un tel point de vue n’ait pas été émis, mais il s’est vite repris en expliquant que «ce serait reconnaître la faiblesse de notre aviation militaire». «Il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse : la conclusion serait immédiate, le budget de la défense deviendrait prioritaire, ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République», a-t-il conclu.

http://algeriepatriotique.com/article/un-general-francais-nous-sommes-incapables-d-affronter-larmee-de-lair-syrienne



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Syrie : La guerre secrète.

Dans l’indifférence générale, le 23 novembre 2011, Le Canard enchaîné révélait que des agents de la DGSE interféraient dans les évènements de Syrie afin de déstabiliser le régime de Bachar Al Assad.

Un mois plus tard, le député François Loncle interrogeait le gouvernement sur le rôle exact joué par le service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) dépêchés en Turquie et au Liban. Mutisme du gouvernement et de la presse. [1]

Il faut donc attendre le 6 août dernier pour qu’un grand quotidien national confirme que le service action de la DGSE menait des opérations de formation et de soutien aux groupes terroristes au plan des transmissions et de l’artillerie (mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm). [2]

Bien sûr, la DGSE n’est pas la seule à organiser la subversion contre la Syrie.

La CIA opère également dans le sud de la Turquie où elle est impliquée dans l’acheminement d’armes aux terroristes opérant en Syrie, armes financées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. [3]

Quant au BND - le service secret allemand - on vient d’apprendre qu’il usait d’une frégate-espion actuellement positionnée dans l’Est de la Méditerranée. [4]

Le matériel électromagnétique très perfectionné dont est doté le navire lui permet de détecter tous les mouvements des troupes sur le sol syrien. Les données ainsi recueillies sont transmises aux services américains et britanniques qui, eux-mêmes, les ventilent aux terroristes.

Les services britanniques procèdent à la même collecte et à la même diffusion de renseignements mais à partir d’une station implantée à Chypre.

Cette guerre secrète menée contre la Syrie, en plus de contrevenir aux lois internationales, est responsable de la prolongation du conflit et du bain de sang qui en résulte.

[1] François Loncle est député de l'Eure (PS) et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

[2] Le Parisien, 6/08/2012, Richard Labévière, http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatiq...

[3] Le Figaro, 21/06/2012, La CIA aiderait l'opposition syrienne depuis la Turquie, http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/21/01003-201...

[4] Le Figaro, 22/08/2012, La navire espion Oker fait des vagues en Allemagne, http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/22/01003-201...

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/08/24/syrie-les-services-speciaux-a-l-oeuvre.html

JPD


6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 

François Hollande vient d'appeler « l'opposition syrienne à créer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif ». Et il se dit prêt à en reconnaître la légitimité.

Ces quelques mots soulèvent de nombreuses questions. D'abord, au nom de quoi un chef de gouvernement peut-il décider qu'un autre gouvernement est illégitime ? C'est contraire à toutes les règles internationales : ce sont les pays qui sont reconnus et non les gouvernements. Par exemple, lorsque le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine en 1964, était-il devenu subitement marxiste-léniniste ? Eh bien, pas du tout ! Simplement, il y a vu une évidence : cette chine-là existait vraiment, et Taïwan n’était qu’un appendice US.

Imaginez un monde où l’on reconnaît non pas les pays, mais les gouvernements de ces pays. Á chaque changement de gouvernement, il faudrait redéfinir les relations diplomatiques ? L’instabilité deviendrait la règle.

La Syrie existe bel et bien. Elle a un gouvernement légitime, parce que constitué légalement selon les dispositions syriennes. Les choix sont du ressort exclusif des Syriens. Sils veulent changer de gouvernement, c’est leur affaire, et sils ne veulent pas, ce n’est toujours pas notre problème.

> Cela s’appelle la « non-ingérence », principe de base des relations internationales. La France l’exige pour elle-même, elle doit s’y tenir pour les autres.

> Mais plus encore, sur quels critères François Hollande va-t-il juger ce gouvernement « inclusif », c’est-à-dire ne laissant personne de côté ? Il va vérifier que les hommes de main des Turcs, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, les services spéciaux français, anglais, étasuniens, et tutti quanti, ont bien la place qu’ils méritent ? Et pire encore, par quel miracle va-t-il s’assurer de la « représentativité » de cette chose qu’il attend ? En suçant son pouce ? Ce qui semble la méthode la plus scientifique, vu le contexte !

> Mais selon ces pseudo-principes, on se demande pourquoi il faudrait se limiter à la Syrie ? Le gouvernement de Bahreïn lui convient, comme celui du Qatar ? Et le prince Saoud, qui fait décapiter au sabre des condamnés selon une moyenne de deux par semaine, ça lui va ? Et rien à dire sur la Jordanie ? J’allais oublier, et Israël, tout baigne ? La colonisation de territoires occupés c’est super, pas vrai ! L’asphyxie de Gaza, ça c’est de la gouvernance, mon pote !
Ce trépignement n’est que ridicule. Mais imaginons la suite. Voilà que la mer s’écarte, et un « gouvernement provisoire » tout droit sorti des poches étasuniennes vient se présenter devant l’invocateur. Comment fait-il pour le conduire à Damas ? Il fait la guerre ?

> Un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Fleury, fait benoîtement remarquer que ça va être dur. Parce que l’armée syrienne compterait deux fois plus dravions de combat (environ 500 selon cette source) que l’armée française, restrictions budgétaires obligent. Ce même général explique que, même si ces avions ne sont pas tous « modernes », ils sont servis par des pilotes entraînés, expérimentés et préparés à une confrontation avec Israël. De plus, puisque ce serait une agression en terre étrangère, il faut compter avec la défense anti-aérienne syrienne. François Hollande devrait se souvenir que les Turcs ont testé la défense anti-aérienne syrienne pour lui : leur avion a tenu environ deux minutes au-dessus des eaux territoriales avant d’être abattu : c’est-à-dire qu’il na même pas pu survoler le territoire syrien ! Il devrait aussi se tenir au courant de l’actualité : les Russes et les Chinois ont déjà dit qu’ils ne toléreraient aucune intervention militaire en Syrie. Et l’agence Russe RIA Novosti fait presque un papier par semaine sur le système de défense anti-aérienne S-400, qui est décrit comme performant. Il pense peut-être que la DCA syrienne se limite à des pétoires de bédouins ?

François Hollande, par cette déclaration stupide, ridiculise notre pays, et se range sottement dans le mauvais camp, celui qui est méchant et cupide, celui qui est sans avenir !

Résistance (http://www.resistance-politique.fr/article-mais-quels-princi...)

 


Boris Pavlichtchev :Les armes chimiques comme dernier argument
Jeudi 23 août 2012

Les experts russes appellent à ne pas prendre trop au sérieux la menace d’employer les armes chimiques brandie par la Syrie. Ce sujet a été remis à l’ordre du jour par Barack Obama qui a prévenu que Damas s’exposerait aux conséquences sérieuses en cas d’emploi d’armes chimiques et même de leurs déplacements menaçants.

C’est en juillet que Damas a fait une déclaration ronflante sur la possibilité d’emploi des armes chimiques. Le porte-parole du MAE syrien a émis, il est vrai, la réserve que cela se produirait seulement en cas d’une intervention militaire mais jamais contre la population pacifique. L’attaque chimique est peu probable comme le pense le rédacteur en chef de la revue Défense nationale Igor Korotchenko.

« La déclaration syrienne est adressée uniquement aux pays qui pourraient utiliser les évènement en Syrie comme prétexte à l’intervention armée. En ce qui concerne l’emploi des armes chimiques contre sa propre population, Damas se rend parfaitement compte que c’est absolument inadmissible ».

Le régime d’Assad est dans une situation critique et est donc en train de bluffer à plus d’un titre. D’un autre côté, les paroles d’Obama n’étaient visiblement pas destinées à Assad, fait ressortir le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationale Igor Khokhlov :

« Obama est engagé dans la course électorale et son objectif majeur consiste à se faire réélire. Ses déclarations agressives sont adressées non pas à la communauté internationale ou à Damas mais aux électeurs américains qui sont séduits par les prises de positions musclées de son concurrent Mitt Romney ».

Sur le fond de l’escalade du conflit syrien, les médias occidentaux font croire que la Russie, le partenaire de longue date de Damas, lui aurait livré en son temps des armes aussi conventionnelles que chimiques mais Moscou le démentit vigoureusement. La parole est au colonel Vladimir Mandytch, directeur adjoint du Service fédéral de conservation sécurisée et de destruction des stocks d’armes chimiques.

« Je ne peux pas dire que la Syrie dispose de stocks d’armes chimiques de fabrication russe parce ces armes n’on jamais quitté le territoire national. Mais cela remet à l’ordre du jour la nécessité d’un contrôle international des stocks d’armes chimiques. Leur emploi peut entraîner les conséquences très graves tant pour les participants du conflit que la population et l’environnement ».

Dans cette situation beaucoup dépend du bon sens de toutes les parties y compris de la mesure dans laquelle Damas serait tenté de recourir aux armes chimiques en qualité d’argument ultime. En son temps, il a signé sans la ratifier la convention de l’ONU sur l’interdiction des armes biologiques. Pourtant, de même que l’Angola, la Corée du Nord, la Somalie et l’Égypte, il a refusé de signer le document analogue sur l’interdiction des armes chimiques. Il a donc, au moins formellement, les mains déliées.

/L

© 2005-2012 La Voix de la Russie
Reçu pour publication

 

 

Source : La Voix de la Russie
http://french.ruvr.ru/...

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion -n°62 03-10

________________________________________ ________________________________________ Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance. Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources. ________________________________________ ________________________________________ Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion n°62 03-10 C.De broeder & M.Lemaire ________________________________________ ________________________________________ Le " Dossier Syrie : Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1" est visible : a) sur nos blogs : http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/ http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/ b) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be ________________________________________ ________________________________________ ________________________________________ Sommaire de la lutte pour la libération du territoire. Tiré à part Les chances d’une intervention occidentale augmentent. VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ? Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps. 1 Sur le terrain et les parlements 1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes 2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!! 3 Les brèves 3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan». 3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement la « rébellion »… -4 LE SOIR : - Les services britanniques et allemands actifs... 4 Dossier 4-1 Luc Michel : Pression de Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » ! 4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale 4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître". 4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ... 4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" . 4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne. 4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ». 5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne». 6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 6-1 Syrie : La guerre secrète. 6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 6-3 Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument ________________________________________ ________________________________________ iré à part Les chances d’une intervention occidentale augmentent. En évoquant son arsenal chimique et en exportant sa guerre vers les pays frontaliers, le régime de Bachar El-Assad est en train de pousser les pays occidentaux à intervenir en Syrie, estime le quotidien panarabe Al-Hayat. Depuis un mois environ, les signaux se multiplient quant à la possibilité d'une intervention étrangère dans la crise syrienne. Certains diront sans doute : "Est-ce par amour pour la Syrie ?" La réponse est non, bien évidemment, et le problème n'a rien à voir avec l'amour ou la haine. Mais parce que l'affaire n'est plus exclusivement syrienne, les chances d'une intervention augmentent. Car, si la question libyenne se limitait à la Libye et la tunisienne à la seule Tunisie, dans le cas de la Syrie c'est le Moyen-Orient qui est remis en cause, là où se forme ou explose le monde post-Ottomans [les pays nés de la fin de l'Empire ottoman en 1920]. Le régime syrien, passé maître dans le maniement des "cartes" régionales, a abusé de ce jeu qui se retourne contre lui. La première nouveauté – et la plus importante – concerne les armes chimiques. Le régime a cru malin de révéler qu'il en possédait sans réaliser qu'il déplaçait ainsi le débat à un niveau alarmant. La deuxième question récemment soulevée est celle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec ses activités et son influence. Là encore, le régime a voulu exploiter habilement cette "carte", mais voilà qu'Ankara accuse Damas d'être derrière les attentats contre ses forces à Gazantiep [le 21 août : 9 morts et 70 blessés]. La troisième nouveauté concerne l'afflux des réfugiés vers la Turquie, dont le nombre approche les 100 000, devenant autant un problème syrien que turc. Autrement dit, la probabilité d'une intervention augmente à mesure que la crise syrienne déborde de ses frontières. Les mises en garde de la France contre l'embrasement du Liban vont dans ce sens. On peut relever diverses indications ces derniers jours, dont la déclaration du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, évoquant une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe. Il ne faut pas oublier cependant les sérieux obstacles d'une intervention militaire, à commencer par les réactions russe et iranienne, en passant par les peurs occidentales d'Al-Qaida, le calendrier des élections américaines [le 6 novembre], la situation des économies occidentales ou les expériences traumatisantes en Irak ou en Afghanistan et enfin la situation de l'opposition syrienne et la capacité de l'Armée syrienne libre (ASL) à accueillir une intervention étrangère. Mais le plus important est que le régime syrien, en manipulant ce qu'il considère comme ses "cartes", est en train de précipiter une confrontation inévitable. En ajoutant la violence sauvage de la répression et le nombre des morts qui approche les 25 000, sans parler des blessés, des défigurés, des détenus et des 3 millions de réfugiés ou déplacés, l'issue devient de plus en plus difficile. Les dirigeants de Damas ont tenu à pousser leur jeu politique et diplomatique à l'extrême, en entraînant la Russie et l'Iran, tandis que militairement ils usent démesurément de leurs forces terrestres et aériennes. Quel plus grand symbole de débordement politique et militaire que le bombardement par un avion syrien de son peuple réfugié sur le territoire irakien ! Le monde ne pourra le supporter. ________________________________________ VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ? (Hollande l'a laissé entendre ce 27 août) Mais elle ne serait pas seule dans l'aventure. La raison ou le prétexte : les armes chimiques dont on suppose que le régime syrien pourrait les employer. (ou le Hezbollah, craint Israël) Autres signes ou perspectives : une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe. Problèmes en vue : les réactions de l’Iran, de la Russie, de la Chine, la contagion au Liban, le comportement d’Israël (son projet d’attaque des sites nucléaires de l’Iran) les tensions de la Turquie avec les Kurdes…sans parler de la guerre civile déjà en cours en Syrie. Les risques d’embrasement de toute la région. Et des conséquences pour l’économie mondiale. HOLLANDE PRET A INTERVENIR EN SYRIE L’emploi d’armes chimiques par le régime syrien serait «une cause légitime d’intervention directe» de la communauté internationale, a déclaré lundi le président français François Hollande. «Je le dis avec la solennité qui convient: nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien) qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe», a dit le chef de l’Etat, en ouvrant à Paris une conférence annuelle réunissant quelque 200 ambassadeurs français. «Je sais la difficulté de la tâche, je mesure les risques mais l’enjeu dépasse la Syrie. Il concerne toute la sécurité du Moyen-Orient et en particulier l’indépendance et la stabilité du Liban», a poursuivi le chef de l’Etat français. Le président américain Barack Obama avait lui aussi, la semaine dernière, averti le régime de Bachar al-Assad qu’un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington et brandi la menace, le cas échéant, d’une intervention militaire. Paris promet de reconnaître le gouvernement d'une Syrie nouvelle Intervenant lundi à Paris, lors de la 20ème conférence annuelle des ambassadeurs de France, le président français François Hollande a appelé l'opposition syrienne à former "un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif" et s'est dit prêt à le reconnaître. La France demande à l'opposition syrienne de "constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie. La France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès sa formation", a déclaré M.Hollande, en appelant de nouveau à une "transition politique" rapide en Syrie. Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place. Les pays occidentaux cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad afin de mettre fin aux hostilités qui ont déjà fait environ 20.000 morts, selon l'opposition et des ONG, alors que Damas ne fait état que de 8.000 victimes. La Russie et la Chine craignent qu'une ingérence extérieure en Syrie ne détruise l'Etat syrien et n'étende encore plus le conflit ________________________________________ Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps. Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit déterminé à vaincre la guerre tout en admettant que cela prendrait du temps, selon des extraits d'une interview diffusés mercredi. "Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps, vu que nous sommes confrontés à une guerre régionale et mondiale", a-t-il dit dans cette interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia qui la diffusera in extenso mercredi soir. Les zones tampons M. Assad a en outre qualifié d’"irréaliste" la création de zones tampons en Syrie évoquée par les Occidentaux et la Turquie et qui devrait être à l'ordre du jour d'une réunion ministérielle jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU à New York. "Parler de zones tampons n'est premièrement pas (ndlr, une option) sur la table, et deuxièmement c'est (une idée) irréaliste même pour les Etats hostiles et ennemis de la Syrie", a-t-il affirmé. De telles mesures nécessitent quoiqu'il en soit une résolution du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, des pays alliés du régime syrien, bloquent tout résolution s'ingérant dans les affaires syriennes. Les défections Par ailleurs, le président Assad a minimisé les défections de certains responsables ces derniers mois, estimant que le pays est désormais "nettoyé" des personnes dénuées de patriotisme. "Les gens patriotes et les gens bien ne s'enfuient pas, ne quittent pas la patrie. Finalement, cette opération est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage de l'Etat premièrement et de la nation en général", a-t-il expliqué. Hommage à l’armée M. Assad a de nouveau rendu hommage à l'armée régulière et aux forces de sécurité qui, en combattant les rebelles à travers le pays, "mènent des actes héroïques". "Ce sont les forces armées qui résistent le plus dans ce pays". Malgré les erreurs…un lien solide entre le régime et le peuple Le président a réitéré que "malgré les nombreuses erreurs, il existe un lien solide" entre le régime et le peuple syriens. "Tout le monde est inquiet pour sa patrie, c'est normal. Mais ils (les anti-régime) ne parviendront pas à répandre la peur, ils n'y parviendront jamais", a-t-il souligné. "Je dis aux Syriens, le destin est entre vos mains et pas entre les mains d'autrui. La Syrie n'a pas besoin de leçons dans les questions de souveraineté ni les questions nationales, ni des pays amis, ni des pays ennemis", a martelé le président syrien. Le régime syrien accuse la rébellion de comploter à l'instigation de l'Occident et des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour semer le chaos en Syrie. http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=76591&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37 ________________________________________ ________________________________________ 1 Sur le terrain et les parlements 1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes Traduit de Prensa Latina. Les partis d'opposition au parlement allemand ont exigé une déclaration du gouvernement de Angela Merkel à propos d'une collaboration secrète avec des groupes armés rebelles en Syrie. Le député des Verts, Hans CristianStroebele a dit, lors d'une conférence de presse que "si le gouvernement rejette la demande des trois partis d'opposition au Bundestag, les organismes de contrôle des services secrets devraient traiter ce sujet à bref délai". Le Parti Die Linke a également exigé une explication. Le député socialdémocrate Fritz Rudolf Koerper a déclaré que "la mission du navire de guerre allemand s'effectue en marge du droit international et du mandat parlementaire pour la mission UNIFIL de l'ONU." Le journal allemand BildamSonntag a informé qu'un navire allemand de surveillance militaire croisait dans les eaux internationales près des côtés syriennes. "Le navire contient des instruments de technologie d'espionnage de la dernière génération des services de renseignements, le BND. Ce navire est capable de surveiller des mouvements de troupes jusqu’à 600 km à l'intérieur du pays. L'armée allemande et le BND fournit des informations aux services de renseignements des Etats-Unis et de Grande Bretagne, qui les transmettent à leur tour aux groupes armés en Syrie". Selon le député Stoebele, la fourniture de renseignements aux groupes armés signifierait une intervention illégale dans une guerre civile". Bernd Riexinger, président de Die Linke, déclare: "Nous devons éviter que des aventuriers irresponsablesengagent l'Allemagne dans une guerre. Notre armée doit rester sous le contrôle du parlement et pas sous celui des services de renseignements. Les socialistes allemands ont exigé le retrait immédiat de tout le personnel militaire allemand de la région 20 août 2012 ________________________________________ ________________________________________ 2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!! http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aMlzbFrwtRk ________________________________________ 2.2 LE SOIR : Les rebelles à Alep sont lourdement armés Alors que plusieurs quartiers chrétiens de la capitale Damas, réputés favorables au régime, ont été touchés pour la première fois ce mercredi par des combats, à Alep les rebelles tentent désormais de s'emparer des sièges des services de renseignements. Est-ce un objectif raisonnable ? Il semble bien que oui : les observateurs des Nations unies confirment que l'insurrection dispose désormais à Alep de blindés et d'armes lourdes. Après avoir déjà pris le contrôle de trois commissariats dans cette ville, les insurgés contrôleraient désormais « 50 % » de la métropole du Nord et la quasi-totalité de la province d'Alep. « Nous espérons créer une zone sécurisée à Alep et Idleb (nord-ouest, à la frontière avec la Turquie) », a même précisé un commandant de l'Armée syrienne libre. Au même moment, l'armée turque effectue des manouvres près de sa frontière sud-est avec la Syrie, histoire de tester la vitesse et la maniabilité de ses chars. La Grèce, elle, va tripler le nombre de ses gardes-frontières avec la Turquie, pour parer à un éventuel afflux d'immigrés de Syrie. Des armes chimiques ? Dans ce qui apparaît comme un moment crucial pour l'avenir du régime, comme l'a reconnu le président Assad lui-même, hier, une information non confirmée mais inquiétante est remontée le 27 juillet via un site djihadiste turc : l'Armée syrienne de libération aurait mis la main sur « de l'équipement d'armes chimiques » provenant d'une base militaire d'Alep. Sur la vidéo postée sur le site, les combattants montrent non seulement des masques à gaz, mais aussi ce qu'ils présentent comme tout un « équipement d'armes chimiques et biologiques ». (Alain Lallemand, afp.) LE SOIR - 2 août 2012 ________________________________________ ________________________________________ 3 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan». Si nous observons bien toutes les guerres qui se déroulent depuis la dissolution du contrepoids soviétique, elles ne profitent qu'à une seule entité, en crise profonde par ailleurs, l'empire de la finance spéculative et usuraire basé aux USA avec ses agences israéliennes et euro-atlantistes... L'empire des idéologies combinées, au choix, néoconservatrices, néolibérales, néo-évangélistes chrétiennes sionistes, néo-islamistes wahhabites et sionistes tout court. Contre tout le reste des êtres humains. Le 1% qui divise et manipule les 99%. Tout est fait pour empêcher que les pays européens ne rompent avec cet empire vermoulu, tout est fait pour prendre en otage le peuple américain et les juifs, et tout est fait pour externaliser la crise par une logique de guerre de civilisations, de religions ou desectes. http://oumma.com/13848/syrie-guerre-pipelineistan | le 22. août 2012 – Par Pepe Escobar ________________________________________ 3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement la « rébellion »… La Grande-Bretagne va consacrer 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) au soutien des rebelles en Syrie dans leur lutte contre le gouvernement de Damas. Selon le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, ce soutien consiste en appareils de radio-communication, médicaments et tenues de combat. Les contacts diplomatiques avec la branche politique de l'Armée syrienne libre vont par ailleurs être intensifiés, a ajouté le chef de la diplomatie britannique. « Il ne s'agit pas de prendre parti dans une guerre civile », explique-t-il. Mais « le risque de chaos et de vide total du pouvoir est si important que nous devons à présent établir des relations avec ceux qui pourraient gouverner la Syrie à l'avenir », fait-il valoir. Londres, dans ses contacts avec l'opposition syrienne, insistera sur la nécessité du droit international et des droits de l'homme, « quelles que soient les horreurs perpétrées par le régime » actuel, selon William Hague. Sur le terrain, précisément des combats entre forces syriennes et insurgés se poursuivaient vendredi à Alep et à la périphérie de la capitale Damas. Dans un quartier rebelle d'Alep, un obus est tombé sur une boulangerie, faisant une dizaine de morts, dont trois enfants, selon des journalistes de l'Agence France-Presse. Par ailleurs, une manifestation organisée tous les vendredis après la prière depuis le début de la révolte en mars 2011 a été violemment réprimée dans un quartier bourgeois (Nouvel Alep) sous contrôle de l'armée. Celle-ci a ouvert le feu sur la foule, tuant un étudiant de 19 ans. 2012 (afp, ap, belga, dpa) ________________________________________ 3-4 LE SOIR : - Les services britanniques et allemands actifs... 4-1 Les services secrets britanniques et allemands fournissent de l'aide aux rebelles en Syrie, rapportent dimanche des journaux européens. Selon le Sunday Times, qui cite un responsable de l'opposition, les services secrets britanniques ont aidé les rebelles à lancer plusieurs attaques réussies contre les forces du régime. « Les services secrets britanniques observent attentivement ce qui se passe depuis Chypre, a déclaré ce responsable. Les Britanniques donnent des informations aux Turcs et aux Américains. » Selon ce responsable, les autorités britanniques « approuvent à 100 % » les informations secrètes qui sont transmises depuis leurs bases militaires chypriotes en passant par la Turquie jusqu'aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de combattants civils. Les informations transmises ont concerné en particulier les mouvements de l'armée régulière vers Alep, deuxième ville du pays et théâtre d'une bataille cruciale pour le régime depuis près d'un mois. L'hebdomadaire allemand BildamSonntag rapporte de son côté que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie observent grâce à des techniques sophistiquées les mouvements des troupes syriennes jusqu'à 600 km à l'intérieur du pays et transmettent ses informations aux services britanniques et américains pour qu'elles parviennent aux rebelles. Les pays occidentaux, qui réclament le départ d'Assad, répètent qu'ils ne veulent pas armer les rebelles, évoquant en particulier le risque de voir cet arsenal tomber entre les mains d'extrémistes islamistes. Mais plusieurs pays ont déjà évoqué une aide dans le domaine de la communication. 20 août 2012 (afp) Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. ________________________________________ ________________________________________ 4 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 4-1 Luc Michel : Pression de Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » ! Mis sous pression par BHL et les Neocons de Sarkozy, le nouveau président français Hollande est prêt à lancer la France dans une nouvelle agression néocoloniale … Luc MICHEl pour SyriaCommittees / avec PCN-SPO – AFP / 2012 08 27 / Après les Neocons à passeports français de Sarkozy et leurs alliés Likudniks à passeports français style BHL, voici la « gauche américaine », l’aile social-démocrate du NATO, et ses alliés vert-kakis (1) … Pauvre France ! HOLLANDE VEUT REJOUER EN LIBYE LE SCENARIO DU PSEUDO CNT « LIBYEN » Cette France prostituée aux USA, qui assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, a convoqué ce jeudi à New York une réunion ministérielle consacrée à la Syrie, « centrée sur l'aspect humanitaire de la crise » (sic). François Hollande cherche depuis ce lundi à prendre l'initiative sur le dossier syrien, s'engageant à « reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès lors qu'il serait constitué ». Le prétexte, l’impérialisme a une imagination limitée, est les fameuses « armes chimiques syriennes ». Le président français, faisant écho à son maître américain Barack Obama, a prévenu que "l'emploi d'armes chimiques" par le régime de Damas constituerait "une cause légitime d'intervention directe" pour la soi-disant Communauté internationale, une communauté réduite à l’Empire yankee, ses valets de l’OTAN et de l’OTASE, et ses clients arabo-musulmans. « La France demande à l'opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime (resic) de la nouvelle Syrie. Nous engageons nos partenaires arabes à accélérer cette démarche. Et la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès lors qu'il aura été formé », a déclaré le chef de l'Etat devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée, légitimant diplomatiquement par avance une agression politico-militaire déjà bien engagée dans la réalité. OBAMA ET HOLLANDE : HIS MASTER VOICE ! Par ailleurs, la France et ses alliés restent "très vigilants" pour "prévenir l'emploi d'armes chimiques par le régime (de Damas, NDLR), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d'intervention directe", a-t-il lancé, s'exprimant "avec solennité" (resic), selon ses propres termes. Ici aussi Hollande est la voix servile de son maître yankee. Le président américain Barack Obama a qualifié la semaine dernière de "ligne rouge" la menace d'une guerre chimique ou bactériologique en Syrie, précisant ainsi ce qui pourrait amener les Etats-Unis à intervenir militairement dans ce conflit. Le président français a fait savoir lundi, après son discours, qu'il « n'avait pas connaissance de menace précise de la part du régime de Damas sur ce point ». Dix ans après les médiamensonges de Colin Powell à l’ONU et ceux du « Memorandum Blair » (2) sur les pseudo « armes de destruction massives irakiennes », les USA et l’OTAN, sans pudeur ni vergogne, nous resservent le mensonge faisandé. LA FRANCE DE HOLLANDE CHARGEE DE RELANCER L’OFFENSIVE DIPLOMATIQUE A L’ONU François Hollande a souhaité "intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu le plus vite possible" en Syrie, alors que le complot occidental anti-syrien est bloqué depuis des mois au Conseil de sécurité des Nations unies. La France apporte "un soutien appuyé à ceux qui oeuvrent sur le terrain pour une Syrie libre, démocratique, et garantissant la sécurité de toutes ses communautés" (sic), notamment "ceux qui organisent les zones libérées sur le territoire syrien" (resic), a-t-il poursuivi, évoquant "l'initiative des zones tampons proposées par la Turquie". Des propos odieux et irresponsables au moment même où la presse internationale doit reconnaître la présence massive des djihadistes islamistes et des terroristes d’al-Qaida en Syrie, encadrant la soi-disant ASL (3). Le chef de l'Etat a aussi dit continuer "autant que nécessaire le travail de pression et de conviction au Conseil de sécurité pour parvenir à un consensus de la communauté internationale" sur la Syrie. La Russie et la Chine - soutenues par le puissant Groupe de Shanghai, l’ALBA latino-américaine et une partie des BRICS - ont posé leur veto à trois projets de résolution qui auraient ouvert la voie à des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Sur ce point, Hollande a dénoncé le "blocage du système" qui "conduit soit à son contournement, soit à son impuissance". "C'est pourquoi je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié", a-t-il estimé. La semaine dernière, François Hollande a reçu à l'Elysée cinq représentants du Conseil national syrien (CNS), créé et financé par l’OTAN, le Qatar et l’AKP islamiste turque, ainsi que le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. Après Sarkozy, voici Hollande devenu le chien enragé de l’OTAN. Ceux qui – au PCF et au Front de Gauche (4) – ont contribué à élire cette nouvelle carpette des USA ont leur lourde part de responsabilité. Comment pouvait-il en être autrement avec la participation des vert-kakis – ancien pacifistes reconvertis dans le lobbyisme pro guerre en faveur de l’OTAN - au nouveau gouvernement de gauche ? LM http://www.facebook.com/syria.committees?sk=notes#!/notes/syria-committees-comites-syrie/-syria-committees-a-la-suite-de-sarkozy-et-bhl-hollande-pret-a-intervenir-en-syr/493798213982267 (1) Luc MICHEL, PCN-INFO / SYRIE : LES VERT-KAKIS FRANCAIS APPELLENT A L’AGRESSION ARMEE DIRECTE DE L’OTAN ! sur : http://www.facebook.com/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-syrie-les-vert-kakis-francais-appellent-a-lagression-armee-directe-de-/516876394994961 (2) PCN-SPO / ANALYSIS / AFTER IRAQ, SYRIA ??? … JULY 23, A DAY OF INFAMY! sur : http://www.elac-committees.org/2012/07/27/pcn-spo-analysis-after-iraq-syria-%E2%80%A6-july-23-a-day-of-infamy/ (3) Luc MICHEL, SYRIA COMMITTEES / LES DJIHADISTES DE LA PSEUDO ASL EN PLEINE LUMIERE DANS LES MEDIAS ET LES THINK TANK DE L’OTAN ! sur : http://www.elac-committees.org/2012/08/18/syria-committees-les-djihadistes-de-la-pseudo-asl-en-pleine-lumiere-dans-les-medias-et-les-think-tank-de-l%E2%80%99otan/ ; PCN-SPO / WEBSITE DU CFR : AL-QAIDA EN SYRIE AVEC L’ASL MADE IN NATO ! sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-website-du-cfr-al-qaida-en-syrie-avec-lasl-made-in-nato-/406622452736046 et PCN-SPO / “LIBYAN FIGHTERS JOIN SYRIAN REVOLT” – DIXIT REUTERS sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-libyan-fighters-join-syrian-revolt-dixit-reuters/408851972513094 (4) Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS, PCN-INFO / L’HUMANITE (PARIS) REJOINT LES « COMMUNISTES DE WASHINGTON » QUI SOUTIENNENT L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE ! Mardi 28 août 2012 Luc Michel : sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-lhumanite-paris-rejoint-les-communistes-de-washington-qui-soutiennent-/514040495278551 ________________________________________ 4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale. En déclarant que le régime de Damas possède des armes chimiques, l'Occident cherche un prétexte pour une intervention armée en Syrie, estime le vice-premier ministre syrien chargé des questions économiques Qadri Jamil. "Les pays occidentaux cherchent un prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie. Si un prétexte ne convient pas, ils en trouveront un autre", a-t-il déclaré mardi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. Le responsable syrien répondait ainsi à la question de savoir si Damas possédait des armes chimiques de fabrication russe. Le président américain Barack Obama a indiqué lundi que toute utilisation d'armes chimiques ou biologiques en Syrie pourrait modifier la position de Washington concernant une intervention armée dans le conflit syrien. Selon M. Jamil, depuis le premier veto opposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution sur la Syrie, les pays occidentaux cherchent la moindre occasion de lancer une opération militaire en Syrie. Le 23 juillet dernier, le porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdessi a fait savoir que Damas pourrait recourir aux armes chimiques en cas d'intervention militaire étrangère. Le diplomate a dans le même temps souligné que ces armes ne seraient jamais utilisées contre la population civile. L'ingérence étrangère empêche le règlement de la situation en Syrie, a continué le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil lors du même entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. "Nous avons beaucoup de difficultés. La première, c'est l'ingérence étrangère dans nos affaires qui empêche le règlement de la situation par les Syriens", a insisté M.Jamil. Selon le vice-premier ministre syrien, Damas cherche à résoudre la situation actuelle: "le gouvernement travaille sous le slogan de la réconciliation nationale. Toutes les parties doivent apprendre à accepter un compromis". D'autre part la mise en place d'un mécanisme de désarmement de l'opposition doit constituer le premier pas vers le règlement du conflit syrien, "Il est nécessaire d'élaborer un mécanisme de restitution des armes. Cette démarche permettra de stabiliser la situation et c'est sur cette base qu'on pourra résoudre les questions d'ordre politique", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse au siège de RIA Novosti. Une fois cette condition accomplie, il sera possible de passer au dialogue pour mettre en place une trêve nationale basée sur les intérêts de toutes les parties, a conclu le ministre. 21/08/2012 http://fr.rian.ru/world/20120821/195745512.html ________________________________________ 4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître". On en apprend tous les jours. Le sens des mots changent. Ainsi, jusqu’à présent, « normal » s’opposait à « fou » et Hollande à Sarkozy, le président agité, bourré de tics, fou des US et de libéralisme. Fou de vouloir livrer notre pays aux US et à Israël. « Normal », cela pouvait signifier « sain », « réfléchi », « calme » et aussi Français d’une certaine façon. Non. Pour ceux qui auront entendu le discours prononcé par Hollande à l’occasion de la commémoration de la libération de Paris, il est clair que ce morceau de bravoure, qui n’est pas sans rappeler, par l’indignation qu’il ne peut manquer de soulever, le discours de Sarkozy à Dakar, est un acte de soumission à l’Empire. Oui, on sait bien qu’il est de ce camp-là, hélas chers amis socialistes, mais le voir clamé en public, d’une manière aussi nette, voilà qui est rude pour le peuple français. J’appelle « peuple français » les citoyens qui lisent et parlent français et utilisent ces deux qualités pour s’informer et savoir ce qui se trame dans la sphère d’un président « normal ». Remarquez, quand le loup dit au chaperon rouge : « Viens petit chaperon rouge, je vais te donner des galettes » alors qu’il a l’intention de la bouffer, c’est dans le fond un loup « normal ». Voici le lien de ce discours. Pris sur le site de l’Elysée qui n’est pas un site complotiste. Quoique… http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/discours-du-president-de-la-republique-a.13803.html Et voici le passage dans lequel, Hollande compare les résistants français à l’armada des agités, payés par l’étranger, que nos medias propagandistes appellent la « résistance syrienne ». Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître. Ce régime disparaîtra parce que — et c'est la leçon que nous pouvons livrer au monde — quand la liberté est en marche, rien ni personne ne peut l'arrêter. La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en soutien de la révolution syrienne, sur le plan politique, sur le plan diplomatique, sur le plan humanitaire pour aider au soulèvement. Hollande nous prend-il pour des imbéciles ? Pour des ignorants ? Croit-il que nous ne connaissons pas l’Histoire ? Croit-il que nous ne savons pas que la France et le Royaume-Uni qui, en 1920, étaient, en principe les alliés du roi Fayçal, après la bataille de Maysaloun, l’envoyèrent en exil pour se partager le Moyen-Orient ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de faire le rapprochement entre l’invasion de la Tchécoslovaquie, par le Troisième Reich, et celle de la Libye ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de comprendre que celle de la Syrie serait semblable à celle de la Pologne qui déclencha la deuxième guerre mondiale ? Ou M. Hollande, valet de l’Empire, ne connaît rien à l’Histoire. Est-ce cela être normal ? Etre ignorant ? La stratégie de l’Empire est simple. Voyez-là pour ce qu’elle est. Ils avaient pour alliés toute une clique de despotes avec qui ils travaillaient, les Ben Ali, Kadhafi et tutti quanti mais comme ces bougres étaient devenus trop gourmands, dangereux par les secrets qu’ils détenaient, ils ont profité de l’agitation de peuples malheureux pour changer leur petit personnel. Et mettre au pouvoir des intégristes qui sont les kapos de l’Empire. Ca coûte moins cher que d’envoyer des armées comme en Irak. Ce sont les Arabes qui bâillonnent les Arabes. Bien pensé les stratèges zuniens. Et par-dessus le marché, en Europe, on fait naître la frousse du salafiste, de l’intégriste qui coupe des mains. On fait monter l’extrême-droite qui, comme son nom l’indique est extrêmement à droite, c’est à dire, sous des airs populistes, (« sous des airs » étant une formule de stratégie guerrière économe.), soutien du libéralisme et des droites américaines et israéliennes. Quand le Qatar parle de donner de l’argent aux banlieues, est-ce pour leur donner aussi des armes ? Est-ce pour traiter la France comme la Tunisie, en faisant naître dans notre pays une scission violente entre communautés ? L’Empire aidera-t-il des intégristes sur notre territoire comme il le fait en Syrie ? En ce qui concerne l’affaire Syrienne c’est une bataille contre la Russie et Poutine. L’affaire des PussyRiot s’inscrit dans le cadre. Ceux qui clament leur indignation devant le traitement infligé à ces filles feraient mieux de les voir brandir, d’une manière idiote, le drapeau de l’Optor, officine avouée de la CIA. La Russie et Poutine, dictateur, lui aussi sanglant, sont les derniers remparts contre le déferlement de l’Empire. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-normal-est-synonyme-de-121822 ________________________________________ 4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ... 26/08/2012 Les militaires américains planchent en urgence sur des plans d’intervention en Syrie le cas échéant pour sécuriser les armes chimiques du régime de Damas, ont indiqué responsables et experts à Washington. Aucune action militaire ne paraît imminente selon ces responsables, mais le Pentagone imagine des scénarios tous plus dangereux les uns que les autres pour empêcher que, dans le chaos croissant de la «guerre civile» en Syrie, ces stocks ne tombent entre les mains d’extrémistes islamistes, ou d’ultras du régime prêts à tout. Le président Barack Obama avait averti lundi le régime de Bachar Al Assad: un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington, inquiet pour ses alliés dans la région, à commencer par Israël. «Jusqu’ici, je n’ai pas donné l’ordre d’intervenir militairement» en Syrie, mais «si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul», avait souligné M.Obama. «C’est une hypothèse complètement nouvelle car on n’a encore jamais vu historiquement un pays doté d’armes de destruction massive (ADM) pris dans une guerre civile», note Charles Blair, de la Fédération des scientifiques américains (FAS). «En Irak, les armées de George W.Bush intervenues en 2003 pour saisir des ADM – qui en fait n’existaient plus – avaient échoué à capturer certaines armes conventionnelles sensibles» ajoute cet expert en prolifération d’armements et en terrorisme. D’après Charles Blair en effet, malgré les efforts de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), plusieurs tonnes du puissant explosif HMX ont disparu dans la nature et des pillages ont eu lieu sur le site nucléaire de Tuwaitha (Irak). Que cela serve de leçon dans un pays très complexe comme la Syrie, où il est difficile d’avoir du renseignement fiable!, déclare Charles Blair, en prédisant «bien de mauvaises surprises» en cas d’intervention. Le régime syrien a reconnu pour la première fois fin juillet posséder de telles armes chimiques et a menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais jamais contre sa population. Les rebelles ont accusé le gouvernement syrien d’avoir déplacé certaines de ces armes aux frontières. D’après les experts, ces stocks datent des années 1970 et sont les plus importants du Proche-Orient avec des centaines de tonnes. Il s’agit notamment de gaz sarin et autres gaz innervant et d’autres agents comme le gaz moutarde, dispersés sur une cinquantaine d’endroits, selon ces sources «Nous n’avons pas de visibilité parfaite de tous les sites d’armes chimiques syriens mais nous avons des moyens très efficaces de surveiller leurs stocks», assure un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat. D’après lui, Damas garde à ce stade «un bon contrôle» de ces sites. La surveillance est d’abord assurée par des satellites espions américains. Le recours au renseignement humain est plus délicat en raison des désordres dus à l’insurrection. Mais, en cas d’intervention, «le réseau de transfuges du régime» serait essentiel pour protéger ces arsenaux, estime Melissa Dalton, un ancienne fonctionnaire du Pentagone travaillant pour le groupe de recherches Center for a New American Security. A priori, les Forces spéciales américaines joueraient une rôle déterminant. Mais il faudrait probablement des unités conventionnelles plus importantes pour sécuriser les sites, relève le haut responsable américain. Une action militaire de ce genre serait sans doute menée conjointement avec des alliés des Etats-Unis, comme Israël, des pays de l’Otan et des pays arabes, estime Melissa Dalton. Une crainte d’Israël serait de voir des armes chimiques transférées au mouvement chiite Hezbollah au Liban, mais, déclare encore cette experte, le Hezbollah «sait très bien qu’il ne pourrait pas utiliser de telles armes sans risquer des représailles massives» d’Israël. Enfin, d’après Mme Dalton, Washington fera pression sur les Israéliens pour qu’ils évitent, dans une telle hypothèse, d’agir «unilatéralement afin d’empêcher que ces armes ne tombent en de mauvaises mains» à leurs frontières. http://www.algerie360.com/international/les-etats-unis-se-preparent-a-lintervenir-en-syriedes-scenarios-pour-controler-les-armes-chimiques/ ________________________________________ 4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" . L’ancien ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, a dénoncé le 15 août 2012 les "professionnels de l’ingérence" qui incitent la France "à intervenir militairement" en Syrie. - SC 16 août 2012 "La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur", estime-t-il. Selon l’ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres". "Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali". M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier", affirme-t-il. Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de « changement de régime » a été pratiquée en Irak" par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France". Dans le quotidien Le Monde, l’écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012. http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html ________________________________________ 4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté Le gouvernement syrien a assuré Moscou de la sécurité de son stock d'armes chimiques, a indiqué vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. La Russie travaille avec les autorités syriennes et s'est vue "garantir" que l'arsenal chimique syrien était bien gardé et ne tomberait pas entre de mauvaises mains, a indiqué M. Gatilov lors d'une interview publiée sur le site du ministère. "Les Syriens nous ont assuré qu'un contrôle strict était appliqué sur la sécurité de leurs armes chimiques, et qu'elles n'étaient pas menacées et ne couraient aucun risque pour le moment", a-t-il souligné. "Il nous a également été garanti que les armes chimiques ne quitterait sous aucune circonstance leur emplacement actuel", a ajouté le diplomate russe. La Russie continuera à travailler avec le gouvernement syrien sur la sécurité de son arsenal chimique, et appelle également d'autres partenaires étrangers à exercer leur influence potentielle sur l'opposition syrienne dans même but, a déclaré M. Gatilov. Il a averti que "toute perte de contrôle de la situation déboucherait sur des complications graves tant pour la Syrie que pour la région dans son ensemble". Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré en juillet qu'il pourrait utiliser ses armes chimiques en cas d'agression étrangère. De telles armes chimiques ne seront cependant jamais utilisées dans le cadre du conflit civil actuel ni contre le peuple syrien, a expliqué le ministère. MOSCOU, (Xinhua) – 24 août ________________________________________ ________________________________________ 4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne. Le président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère, AlaeddineBoroujerdi,. a déclaré dimanche que son pays considérait la sécurité de la Syrie comme la sienne, a rapporté l’agence de presse iranienne, IRNA. « Nous considérons la sécurité de la Syrie comme la nôtre », a déclaré M. Boroujerdi, à l’issue d’une rencontre à Damas avec le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem. « En conséquence, nous resterons aux côtés de nos frères syriens », a souligné le responsable iranien cité par Irna. Pour sa part, M. Mouallem, a affirmé que Damas n’entamerait pas de négociations avec l’opposition tant que le pays n’aura pas été « purgé » des rebelles, selon l’agence IRNA. « Le projet de négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition ne commencera qu’après que la Syrie sera purgée des groupes armés », a dit le ministre syrien à l’issue de la rencontre. « La condition pour toute négociation politique (…) est que cessent les violences des groupes armés et qu’une déclaration soit faite pour exprimer l’opposition à toute intervention militaire étrangère en Syrie », a ajouté M.Mouallem. La visite du responsable iranien, qui devait également rencontrer le président Bachar al-Assad et le vice-président Farouk al-Charaa, survient à quelques jours du sommet du mouvement des Non-Alignés (MNA) prévu à Téhéran les 30 et 31 août. Trente-six chefs d’Etat ou de gouvernement et une quarantaine de ministres ou hauts responsables sont attendus à la rencontre de Téhéran. 26/08/2012 http://www.algerie1.com/flash-dactu/liran-considere-la-securite-de-la-syrie-comme-la-sienne/ ________________________________________ 4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ». Article placé le 16 août 2012, par Mecanopolis Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’OCI, à la Mecque. « J’ai un amer constat à faire : malheureusement, nous, les Musulmans, nous sommes tombés dans le piège que nos ennemis nous ont tendus ! Nous entrons de plein pied dans une guerre totale, dévastatrice et vaine, une guerre à caractère fratricide, ethnique et tribale, qui pourrait durer des dizaines d’années. Malheureusement, certains pays jouent le jeu des ennemis. Ceux qui étaient arrivés au pouvoir, pour changer la politique hégémonique des Etats Unis envers notre région, ont tourné leur veste et ils veulent changer notre région, ils nous menacent de guerre. Je vous renvoie à l’Afghanistan, à l’Irak, la Libye, la Syrie, à Bahreïn, au Yémen… Dans ces pays qui tire sur qui ? Si nous acceptons que la justice et l’égalité sont le droit de tout un chacun, alors, nous allons accepter que nous sommes tous dans le même bateau, nos destins sont liés. Nous devons nous serrer les coudes, nous entre-aider, pour faire face à l’ennemi commun; nous devons faire front commun face à nos ennemis. L’OTAN rêve de s’emparer de notre région et nous, au lieu d’affronter ce danger, sur la foi de faux arguments, inventés ou imaginaires, ethniques ou tribaux, sommes devenus ennemis, sans savoir que ces hostilités gratuites offrent la meilleure occasion à nos vrais ennemis, pour nous envahir Source : IRIB ________________________________________ ________________________________________ 5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne». Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie Mohamed El-Ghazi Lundi 27 Août 2012 Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie, en révélant que celle-ci «totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la France». Dans une analyse publiée dans le journal Le Monde, ce militaire chevronné a estimé qu’avant toute intervention en Syrie, il faut que l’aviation ait au préalable la «maîtrise du ciel». Mieux encore, il a assuré que la zone d'exclusion aérienne réclamée par d'autres pose le même problème car pour détruire les appareils de Damas en vol, il faut une maîtrise du ciel parfaite. Il a expliqué que l’intervention de l’Otan en Libye «n’a pas été difficile, car la force aérienne libyenne était peu opérationnelle», et les moyens de défense terrestres ont été vite détruits. Pour la Syrie, a-t-il continué, «la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux», et d’affirmer : «Nous ne sommes pas de taille à l'affronter.» Il a rappelé, à cet effet, la tentative d'intrusion de l’avion de chasse turc, par laquelle les Turcs ont voulu tester la défense aérienne syrienne, et qui a été abattu immédiatement. «Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient.» Il a soutenu qu’en Libye, l’armée de l’air française a été placée au premier rang de la coalition, en conduisant le premier raid contre Benghazi. «Face à la Syrie, nous ne serions qu'une petite force d'appoint placée sous les ordres de Washington ; ce ne serait pas très glorieux», a-t-il admis. L’expert s’est étonné qu’un tel point de vue n’ait pas été émis, mais il s’est vite repris en expliquant que «ce serait reconnaître la faiblesse de notre aviation militaire». «Il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse : la conclusion serait immédiate, le budget de la défense deviendrait prioritaire, ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République», a-t-il conclu. http://algeriepatriotique.com/article/un-general-francais-nous-sommes-incapables-d-affronter-larmee-de-lair-syrienne ________________________________________ ________________________________________ 6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 6-1 Syrie : La guerre secrète. Dans l’indifférence générale, le 23 novembre 2011, Le Canard enchaîné révélait que des agents de la DGSE interféraient dans les évènements de Syrie afin de déstabiliser le régime de Bachar Al Assad. Un mois plus tard, le député François Loncle interrogeait le gouvernement sur le rôle exact joué par le service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) dépêchés en Turquie et au Liban. Mutisme du gouvernement et de la presse. [1] Il faut donc attendre le 6 août dernier pour qu’un grand quotidien national confirme que le service action de la DGSE menait des opérations de formation et de soutien aux groupes terroristes au plan des transmissions et de l’artillerie (mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm). [2] Bien sûr, la DGSE n’est pas la seule à organiser la subversion contre la Syrie. La CIA opère également dans le sud de la Turquie où elle est impliquée dans l’acheminement d’armes aux terroristes opérant en Syrie, armes financées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. [3] Quant au BND - le service secret allemand - on vient d’apprendre qu’il usait d’une frégate-espion actuellement positionnée dans l’Est de la Méditerranée. [4] Le matériel électromagnétique très perfectionné dont est doté le navire lui permet de détecter tous les mouvements des troupes sur le sol syrien. Les données ainsi recueillies sont transmises aux services américains et britanniques qui, eux-mêmes, les ventilent aux terroristes. Les services britanniques procèdent à la même collecte et à la même diffusion de renseignements mais à partir d’une station implantée à Chypre. Cette guerre secrète menée contre la Syrie, en plus de contrevenir aux lois internationales, est responsable de la prolongation du conflit et du bain de sang qui en résulte. [1] François Loncle est député de l'Eure (PS) et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. [2] Le Parisien, 6/08/2012, Richard Labévière, http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatiq... [3] Le Figaro, 21/06/2012, La CIA aiderait l'opposition syrienne depuis la Turquie, http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/21/01003-201... [4] Le Figaro, 22/08/2012, La navire espion Oker fait des vagues en Allemagne, http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/22/01003-201... http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/08/24/syrie-les-services-speciaux-a-l-oeuvre.html JPD ________________________________________ 6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. François Hollande vient d'appeler « l'opposition syrienne à créer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif ». Et il se dit prêt à en reconnaître la légitimité. Ces quelques mots soulèvent de nombreuses questions. D'abord, au nom de quoi un chef de gouvernement peut-il décider qu'un autre gouvernement est illégitime ? C'est contraire à toutes les règles internationales : ce sont les pays qui sont reconnus et non les gouvernements. Par exemple, lorsque le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine en 1964, était-il devenu subitement marxiste-léniniste ? Eh bien, pas du tout ! Simplement, il y a vu une évidence : cette chine-là existait vraiment, et Taïwan n’était qu’un appendice US. Imaginez un monde où l’on reconnaît non pas les pays, mais les gouvernements de ces pays. Á chaque changement de gouvernement, il faudrait redéfinir les relations diplomatiques ? L’instabilité deviendrait la règle. La Syrie existe bel et bien. Elle a un gouvernement légitime, parce que constitué légalement selon les dispositions syriennes. Les choix sont du ressort exclusif des Syriens. Sils veulent changer de gouvernement, c’est leur affaire, et sils ne veulent pas, ce n’est toujours pas notre problème. > Cela s’appelle la « non-ingérence », principe de base des relations internationales. La France l’exige pour elle-même, elle doit s’y tenir pour les autres. > Mais plus encore, sur quels critères François Hollande va-t-il juger ce gouvernement « inclusif », c’est-à-dire ne laissant personne de côté ? Il va vérifier que les hommes de main des Turcs, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, les services spéciaux français, anglais, étasuniens, et tutti quanti, ont bien la place qu’ils méritent ? Et pire encore, par quel miracle va-t-il s’assurer de la « représentativité » de cette chose qu’il attend ? En suçant son pouce ? Ce qui semble la méthode la plus scientifique, vu le contexte ! > Mais selon ces pseudo-principes, on se demande pourquoi il faudrait se limiter à la Syrie ? Le gouvernement de Bahreïn lui convient, comme celui du Qatar ? Et le prince Saoud, qui fait décapiter au sabre des condamnés selon une moyenne de deux par semaine, ça lui va ? Et rien à dire sur la Jordanie ? J’allais oublier, et Israël, tout baigne ? La colonisation de territoires occupés c’est super, pas vrai ! L’asphyxie de Gaza, ça c’est de la gouvernance, mon pote ! Ce trépignement n’est que ridicule. Mais imaginons la suite. Voilà que la mer s’écarte, et un « gouvernement provisoire » tout droit sorti des poches étasuniennes vient se présenter devant l’invocateur. Comment fait-il pour le conduire à Damas ? Il fait la guerre ? > Un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Fleury, fait benoîtement remarquer que ça va être dur. Parce que l’armée syrienne compterait deux fois plus dravions de combat (environ 500 selon cette source) que l’armée française, restrictions budgétaires obligent. Ce même général explique que, même si ces avions ne sont pas tous « modernes », ils sont servis par des pilotes entraînés, expérimentés et préparés à une confrontation avec Israël. De plus, puisque ce serait une agression en terre étrangère, il faut compter avec la défense anti-aérienne syrienne. François Hollande devrait se souvenir que les Turcs ont testé la défense anti-aérienne syrienne pour lui : leur avion a tenu environ deux minutes au-dessus des eaux territoriales avant d’être abattu : c’est-à-dire qu’il na même pas pu survoler le territoire syrien ! Il devrait aussi se tenir au courant de l’actualité : les Russes et les Chinois ont déjà dit qu’ils ne toléreraient aucune intervention militaire en Syrie. Et l’agence Russe RIA Novosti fait presque un papier par semaine sur le système de défense anti-aérienne S-400, qui est décrit comme performant. Il pense peut-être que la DCA syrienne se limite à des pétoires de bédouins ? François Hollande, par cette déclaration stupide, ridiculise notre pays, et se range sottement dans le mauvais camp, celui qui est méchant et cupide, celui qui est sans avenir ! Résistance (http://www.resistance-politique.fr/article-mais-quels-princi...) ________________________________________ Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument Jeudi 23 août 2012 Les experts russes appellent à ne pas prendre trop au sérieux la menace d’employer les armes chimiques brandie par la Syrie. Ce sujet a été remis à l’ordre du jour par Barack Obama qui a prévenu que Damas s’exposerait aux conséquences sérieuses en cas d’emploi d’armes chimiques et même de leurs déplacements menaçants. C’est en juillet que Damas a fait une déclaration ronflante sur la possibilité d’emploi des armes chimiques. Le porte-parole du MAE syrien a émis, il est vrai, la réserve que cela se produirait seulement en cas d’une intervention militaire mais jamais contre la population pacifique. L’attaque chimique est peu probable comme le pense le rédacteur en chef de la revue Défense nationale Igor Korotchenko. « La déclaration syrienne est adressée uniquement aux pays qui pourraient utiliser les évènement en Syrie comme prétexte à l’intervention armée. En ce qui concerne l’emploi des armes chimiques contre sa propre population, Damas se rend parfaitement compte que c’est absolument inadmissible ». Le régime d’Assad est dans une situation critique et est donc en train de bluffer à plus d’un titre. D’un autre côté, les paroles d’Obama n’étaient visiblement pas destinées à Assad, fait ressortir le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationale Igor Khokhlov : « Obama est engagé dans la course électorale et son objectif majeur consiste à se faire réélire. Ses déclarations agressives sont adressées non pas à la communauté internationale ou à Damas mais aux électeurs américains qui sont séduits par les prises de positions musclées de son concurrent Mitt Romney ». Sur le fond de l’escalade du conflit syrien, les médias occidentaux font croire que la Russie, le partenaire de longue date de Damas, lui aurait livré en son temps des armes aussi conventionnelles que chimiques mais Moscou le démentit vigoureusement. La parole est au colonel Vladimir Mandytch, directeur adjoint du Service fédéral de conservation sécurisée et de destruction des stocks d’armes chimiques. « Je ne peux pas dire que la Syrie dispose de stocks d’armes chimiques de fabrication russe parce ces armes n’on jamais quitté le territoire national. Mais cela remet à l’ordre du jour la nécessité d’un contrôle international des stocks d’armes chimiques. Leur emploi peut entraîner les conséquences très graves tant pour les participants du conflit que la population et l’environnement ». Dans cette situation beaucoup dépend du bon sens de toutes les parties y compris de la mesure dans laquelle Damas serait tenté de recourir aux armes chimiques en qualité d’argument ultime. En son temps, il a signé sans la ratifier la convention de l’ONU sur l’interdiction des armes biologiques. Pourtant, de même que l’Angola, la Corée du Nord, la Somalie et l’Égypte, il a refusé de signer le document analogue sur l’interdiction des armes chimiques. Il a donc, au moins formellement, les mains déliées. /L © 2005-2012 La Voix de la Russie Reçu pour publication Source : La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/... ________________________________________ ________________________________________ Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19 ________________________________________ ________________________________________

08/08/2012

Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Libye : Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie 

 

n°31 du 08-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

 

Mohamed Belaali : La Libye après l’intervention impérialiste.

Dans « l'impérialisme est l'ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1).

 Aujourd'hui cette tragédie est de plus en plus évidente. Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d'anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l'intervention impérialiste.

Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d'une centaine de blessés dans le sud-est libyen

(2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s'affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu'à Tripoli !) non contentes de s'entretuer, font régner une véritable terreur sur l'ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d'armes et d'alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée... »disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement "anarchique" commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan » (5). Il ne s'agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d'avant l'intervention impérialiste !

La violence, l'arbitraire et l'anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l'OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l'Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).

L'intervention impérialiste a brisé également l'unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l'essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.

A quelques jours des élections de l'assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l'est libyen.

Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c'est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d'armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.

La Cyrénaïque comme d'ailleurs les Toubous (ethnie du sud d'origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.

Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L'éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s'entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l'intervention impérialiste.

L'autre conséquence directe de l'intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l'OTAN n'avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n'aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L'occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s'emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l'Arabie Saoudite l'opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d'aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n'a pas compris, c'est que la France dont il demande l'intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l'OTAN mais aussi à travers l'AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s'approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C'est dans ce cadre général qu'il convient de situer l'intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.

L'intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l'essentiel de l'infrastructure économique du pays. Elle a brisé l'unité de la nation libyenne. L'impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l'ex-Yougoslavie, de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et bien d'autres États encore. Aujourd'hui, l'impérialisme américain et européen avec l'aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n'ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l'impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n'arrêtera cette minorité d'exploiteurs d'exercer sur l'immense majorité d'exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.

Mohamed Belaali

http://www.belaali.com/

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(1) http://www.belaali.com/article-l-imperialisme-est-l-ennemi-des-peuples-le-cas-de-la-libye-68565735.html

(2) http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120701101410/

(3)http://www.rfi.fr/afrique/20120404-libye-reprise-affrontements-entre-groupes-armes-zouara-ouest-tripoli

(4)http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2012/02/120215_invite.shtml

(5) http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Crises/Afrique-du-Nord-Moyen-Orient/Actualites/Libye-un-apres-le-soulevement-des-milices-commettent-des-violations-massives-4673

(6) http://allafrica.com/stories/201205110309.html

(7) http://www.humanite.fr/monde/libye-premieres-elections-sous-tension-500391

(8) http://www.irinnews.org/fr/Report/95542/LIBYE-Les-minorit%C3%A9s-libyennes-revendiquent-leurs-droits

(9) http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-gouvernement-francais-sait-qui-soutient-les-terroristes-il-y-a-le-qatar-775034

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-libye-apres-l-intervention-120029



Derek Ford : L’intervention "humanitaire" a provoqué une catastrophe humanitaire.

Des milices armées, employées par le CNT pour combattre les partisans de Kadhafi, continuent de sillonner le pays, pillant les villages et se livrant à des assassinats, enlèvements et tortures.

"La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi" selon l’Observatoire Libyen des droits de l’homme

Neuf mois après le renversement par l’OTAN et les Etats-Unis de Mouammar Kadhafi en Libye, le pays est toujours la proie de la violence et du désordre, et les violations des droits humains y sont monnaie courante.

En fait, selon Nasser al-Hawary de l’Observatoire Libyen des droits de l’homme : "La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi." (Inter Press Service, 14 juillet). Cette déclaration est d’autant plus significative qu’elle provient d’un opposant politique de l’ancien gouvernement.

Le Conseil National de Transition, l’organe pro-impérialiste qui gouverne la Libye, s’est révélé incapable de faire respecter son autorité dans le pays. Des milices armées employées auparavant par le CNT pour combattre les supporters de Kadhafi continuent de parcourir le pays, pillant les villages et torturant, tuant et enlevant des gens sur leur passage.

Les Libyens à la peau noire et les immigrants africains sont les premières victimes de la terreur que les milices font régner. Les violences racistes ont été un élément central de la "révolution" libyenne qui s’est déclenchée le 17 février 2011.

Avant le soulèvement, la Libye accueillait environ 1 million de travailleurs immigrés. La propagande que les rebelles produisaient avec un talent particulier, a diaboliquement ciblé les immigrés noirs présentés comme des "mercenaires" du gouvernement Kadhafi de sorte que les Africains noirs ont été lynchés, torturés et emprisonnés parce qu’ils étaient noirs. Ce racisme dure toujours. En mars dernier, on a diffusé une vidéo qui montrait des Africains noirs détenus dans un zoo de Benghazi par des rebelles qui les torturaient et les forçaient à manger le drapeau de l’ancien pouvoir.

Le CNT retient encore en prison plus de 6000 personnes dans le pays. Dans le désert autour de Sabha, au sud-ouest de la Libye, plus de 1300 immigrés, la plupart d’Afrique sub-saharienne, sont détenus dans des prisons à ciel ouvert. Les détenus dorment à même le sol sans abri et sans matériel de couchage et l’eau et la nourriture manquent.

La situation des droits humains en Libye aujourd’hui n’est pas seulement pire que sous Kadhafi, comme dit al-Hawary ; c’est le jour et la nuit.

De fait, un rapport du 4 janvier 2011 du Conseil des droits humains de l’ONU de l’Assemblée Générale a donné une appréciation globalement positive de la situation des droits humains sous le gouvernement de la Jamahiriya et de Kadhafi. On lit dans la conclusion de ce rapport : "Plusieurs délégations ont aussi noté avec plaisir la détermination du pays à faire respecter les droits humains sur le terrain." La grande majorité des 46 délégations qui ont participé à l’étude ont félicité le gouvernement de la Jamahiriya de sa détermination à faire respecter les droits humains et de ses progrès dans ce domaine.

La répression politique dans la Libye "libre"

Les médias impérialistes ont applaudi les élections du 7 juillet comme le signe de la naissance d’un nouvel état démocratique. Ils n’ont quasiment pas signalé toutefois que, comme l’a reconnu lui-même le CNT, presque 40% des électeurs ont boycotté l’élection. De plus, les membres de l’ancien gouvernement qui n’avaient pas rallié le camp impérialiste n’ont pas été autorisés à se présenter aux élections. Et des dizaines de milliers* de Libyens ont été exclus des listes électorales à cause de leur soutien au gouvernement de la Jamahiriya.

Sans surprise, Mahmoud Elwarfally Jibril, l’ancien premier ministre du CNT, a été déclaré vainqueur.

Plus tôt dans l’année, le CNT avait mis en place une loi dite "loi de glorification" qui permettait de mettre en prison les gens qui disaient du bien du gouvernement de Kadhafi ou critiquaient le soulèvement contre Kadhafi. Bien que la loi ait été abrogée en juin, elle a toujours de l’effet. Les enseignants en Libye hésitent à parler de l’histoire des 42 dernières années de leur pays par crainte des représailles et il semblerait que des livres d’histoire aient été censurés en vertu de cette loi.

Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est un autre exemple de la "liberté" et de la "démocratie" que les bombes de l’OTAN et des Etats-Unis procurent.

Derek Ford

Liberation News

Pour consulter l’original : http://www.pslweb.org/liberationnews/news/human-rights-disas...

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 17277 

http://www.legrandsoir.info/libye-l-intervention-humanitaire-a-provoque-une-catastrophe-humanitaire-liberation-news.html

* cet article oublie de signaler que plus d'un million de Libyens (sur 5 millions !) se sont réfugiés dans les pays voisins et n'ont donc pu (l'auraient-ils voulu ???) voter, car le "gouvernement" CNT leur refuse désormais le statut de citoyen "Libyen" au titre qu'ils seraient de nationalité ..."kadhafiste".


 Dans un entretien accordé au journal français "Le Parisien", le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, évoque la situation, au Sahel, et ses répercussions sur la stabilité dans la sous-région.
Le ministre estime que «l'adoption, jeudi, à l'initiative de la France, de la résolution 2.056 du Conseil de sécurité de l'ONU, sur le Mali, est, déjà, un pas important qui en appelle d'autres».
Le ministre a estimé que le Sahel «risque d'apparaître, demain, comme un sanctuaire du terrorisme,, un nouvel Afghanistan, miné par l'islamisme, au cœur de l'Afrique. On a sous-estimé ,politiquement, la fragilité du Mali et les conséquences de la chute de Kadhafi, dont une partie des milices soutenant le régime sont passées au Mali». Le ministre français de la Défense a souhaité un engagement européen, au cas où l'option d'une intervention armée soit fixée pour le Nord du Mali.
«Il faut maintenant que l'Union africaine trouve les voies et les moyens de la mise en œuvre d'un tel dispositif qui sera soumis à une nouvelle résolution, mais ce n'est pas la vocation des forces françaises. Si cette initiative appelle un soutien d'autres acteurs, il serait souhaitable que celui-ci soit européen», dira Jean-Yves Le Drian, à propos de la résolution onusienne qu'il a citée. Les organisations terroristes, notamment, l'Aqmi et le Mujao, tirent profit d'importants lots d'armes libyennes volées de casernes de l'armée libyenne, au cours du conflit armé, qui a abouti à la chute de Mouammar el-Kadhafi.

09/07/2012
http://french.irib.ir/info/afrique2/item/199337-france-%C2%ABon-a-sous-estim%C3%A9-les-cons%C3%A9quences-de-la-chute-de-kadhafi%C2%BB

 


 
www Romandie: CH/Regain d'intérêt des entreprises suisses pour le marché libyen. …

 Même si les sanctions économiques ont cessé, le commerce entre la Libye et la Suisse peine à redémarrer. Les grandes sociétés estiment la situation politique encore trop incertaine. Toutefois, l'or noir libyen se déverse à nouveau en abondance en Suisse.

Les exportations helvétiques en Libye n'ont jamais été particulièrement importantes. Ce pays nord-africain achetait avant tout des machines et des produits pharmaceutiques.

En 2007, bien avant la crise diplomatique entre Tripoli et Berne, elles s'élevaient à 278,6 millions de francs, indiquent les statistiques de l'Administration fédérale des douanes. Cela correspondait à peine 0,14% des exportations suisses. L'an passé, ce taux était symptomatiquement encore plus faible: 0,04%.

La Suisse de son côté s'intéresse surtout au pétrole brut libyen. Avant la guerre civile de 2011, les importations d'or noir ont pu représenter de 0,86 à 1,68% des importations helvétiques selon les années. Elles ont reculé en 2009 suite à l'arrestation en été 2008 à Genève d'Hannibal Kadhafi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Elles ont même chuté à 0,07% l'an passé.

TENSIONS APAISÉES

Aujourd'hui, les tensions entre les deux pays se sont apaisées. Une crise avait éclaté en juillet 2008 lorsque deux hommes d'affaires suisses -Max Göldi et Rachid Hamdani- avaient été emprisonnés en représailles peu après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.

Les deux Suisses ont été libérés après 53 jours mais avec l'interdiction de sortir du territoire libyen durant de nombreux mois. L'affaire a pris fin en été 2010.

Les sanctions économiques réciproques ont été levées depuis janvier et les importations de pétrole brut libyen ont retrouvé leur niveau d'avant la crise. Toutefois, environ 100 millions de francs d'avoirs libyens restent bloqués en Suisse.

"TRANSITION DÉMOCRATIQUE"

Les premières élections législatives libres après plus de 40 ans de dictature sous Mouammar Kadhafi se sont déroulées début juillet. Elles ont vu la victoire de l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ancien Premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril.

Maints pays occidentaux, dont la Suisse, ont salué le bon déroulement de ce scrutin. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a évoqué "une étape importante" et appelé les Libyens "à poursuivre sur la voie de la transition démocratique".

SÉCURITÉ JURIDIQUE

"Il est maintenant important que le gouvernement soit constitué", souligne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE contacté par l'ats. "Ce nouveau gouvernement doit disposer de la légitimité pour prendre des décisions importantes dans le domaine commercial et économique."

Par ailleurs, la législation libyenne devrait être actualisée afin de contribuer au développement des activités commerciales et des investissements étrangers. La sécurité juridique est un facteur déterminant pour rendre la Libye à nouveau attrayante aux entreprises helvétiques, analyse M. vonBelow.

Pour l'instant, aucun investissement n'a été répertorié cette année provenant de sociétés suisses jusqu'à présent absentes du marché libyen. Cependant, cela pourrait changer. Le DFAE signale que plusieurs fois des entreprises ont consulté l'ambassadeur helvétique à Tripoli Michel Gottret pour d'éventuels projets.

INFRASTRUCTURES À DÉVELOPPER

L'Office suisse d'expansion commerciale (Osec) reste plus prudent. Aucune nouvelle demande d'information d'entreprises ne lui est parvenue cette année, indique à l'ats son porte-parole Patrick Djizmedjian. Elles doivent estimer qu'il y a encore trop d'incertitudes même si leurs responsables observent sans doute la situation de près.

"Lorsque la Libye sera stabilisée politiquement et socialement, ce pays deviendra certainement intéressant pour des investissements", avance M. Djizmedjian. "Il y a là-bas un besoin considérable de développer les infrastructures."

Les bureaux d'ingénieurs sont particulièrement demandés, mentionne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE. Outre les domaines traditionnellement demandés comme les produits pharmaceutiques et les instruments médicaux, les perspectives pour le secteur de l'énergie sont prometteuses.

http://www.romandie.com/news/n/CHRegain_d_interet_des_entreprises_suisses_pour_le_marche_libyen66300720120623.asp


 

Au jour le jour

Une attaque frappe le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi.  

Une attaque à la bombe a endommagé le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi, deuxième plus grande ville de Libye, tôt mercredi matin, a indiqué un responsable de la sécurité à Xinhua.
L'attaque n'a fait aucune victime, mais la surface de la structure de deux étages a été sérieusement endommagée dans l'explosion, selon le Lieutenant Colonel Khalid Hydar, officiel responsable de la sécurité de la ville. Plusieurs bâtiments environnants ont également été touchés.
L'identité des assaillants demeure inconnue, a-t-il mentionné.
Une vague de violence contre des installations de sécurité à Benghazi fait rage depuis le 20 juillet, début du Ramadan. Plusieurs attaques ciblaient des officiels de l'ancien régime de Kadhafi, a ajouté M. Hydar.
Lundi, des responsables de la sécurité ont démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe de Benghazi.
Le niveau de sécurité général s'est détérioré en Lybie, avec un nombre grandissant d'enlèvements, de pillages et autres formes de violence, tandis qu'une grande quantité d'armes réparties entre les mains des citoyens est devenue le plus grand défi relié à la sécurité.

01/08/2012

http://french.cri.cn/621/2012/08/01/483s290400.htm

L’armée libyenne confirme le survol de l’espace aérien de Benghazi par un drone - L’état-major général des armées libyennes a reconnu qu’un avion de surveillance sans pilote a survolé l’espace aérien de la ville de Benghazi au cours des deux derniers jours, pour mettre un terme à la rumeur et aux commentaires les plus invraisemblables sur cet événement.
L’armée a indiqué, dans un communiqué, que cette surveillance s’inscrit dans le cadre d’un accord signé après la libération entre la Libye et les pays amis,  pour le contrôle et la protection de l'espace aérien libyen. 
Le communiqué explique que le drone est entré l'espace aérien libyen, avec l’autorisation préalable des autorités compétentes et était sous la surveillance des forces de défense aérienne.
Le document précise que l'avion a survolé l’espace aérien à une altitude de 13 mille pieds, pour éviter que sa marque ou son pavillon ne soit perceptible

09/07/2012

http://www.afriquejet.com/un-drone-survol-lespace-aerien-de-benghazi-2012080542770.html


RIA Novosti : Le chef du Comité olympique national enlevé.

Le président du Comité olympique libyen Nabil Elalem a été enlevé par des inconnus dimanche à Tripoli, rapportent les médias occidentaux citant des collègues du responsable.
Selon les informations dont on dispose pour le moment, M.Elalem se déplaçait dans sa voiture avec un collaborateur quand deux véhicules transportant des hommes armés vêtus d'uniformes militaires se sont interposés.
"Ils ont dit qu'on avait besoin de lui et qu'il devait les suivre. Il ademandé à ces gens s'il pouvait prendre son ordinateur portable et son téléphone, et puis les deux voitures sont parties avec lui", a fait savoir le fonctionnaire du Comité olympique libyen Arafat Jwan.Ensuite, le porte-parole du Comité a annoncé aux journalistes que les ravisseurs avaient prétendu faire partie de l'armée.
Une révolte dirigée contre le régime de Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Le leader libyen a violemment réprimé les manifestations des opposants, qui ont ensuite dégénéré en guerre civile.
Les hostilités ont duré de février à octobre 2011 et se sont soldées par la victoire de l'opposition libyenne soutenue par l'Otan, dont l'organe directeur, le Conseil national de transition (CNT), a pris le pouvoir dans le pays. Le 20 octobre 2011, le colonel Kadhafi a été tué par des rebelles. Le conflit a fait des milliers de morts et causé un préjudice énorme à l'économie libyenne. En dépit de l'arrêt des hostilités, la situation dans le pays reste tendue, plusieurs groupes armés d'anciens rebelles se livrant à des activités illégales.

 

RIA Novosti

16 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120716/195365387.html



Sur le terrain - Des Canons ... pas du beurre

Abdeljalil révèle : "Le plan de libération de Tripoli a été préparé au Qatar"

Mustapha Abdeljalil, président du conseil national de transition libyen, a déclaré que le Qatar a dépensé plus de deux milliards de dollars pour la révolution de son pays, révélant pour la première fois que le plan de libération de la capitale Tripoli a été préparé dans cette monarchie pétrolière du Golfe.
Abdeljalil a minimisé de la portée de l’intervention qatarie en Libye, estimant qu’elle a été beaucoup amplifiée, rapporte le site du journal libyen quryna.
Le chef du CNT a ajouté en marge des séances culturelles ramadanesques organisées par la faculté des études islamiques dans la ville d’Al-Bayda, que le Qatar appuie les courants islamistes et sa vision penche vers la construction d’un système arabe fondé sur la Charia comme mode de gouvernance.
Il a encore dit qu’aucun Libyen n’est allé au Qatar, sans qu'il ne lui octroie une somme d’argent, certains l’ont livré à l’Etat, et d’autres l’ont gardé pour eux-mêmes.
"Je dis toujours que celui qui nie le rôle du Qatar est réellement un ingrat", a-t-il encore souligné.

 02/08/2012

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/abdeljalil-revele-le-plan-de-liberation-de-tripoli-a-ete-prepare-au-qatar/id-menu-957.html




 

3  Politique des Usa

Almanar : William Burns en Libye pour parler de "coopération" en matière de sécurité.

Le secrétaire d'état adjoint américain William Burns a rencontré samedi des responsables libyens pour discuter de la « coopération bilatérale », notamment en matière de sécurité.

"Un avenir stable et prospère en Libye repose sur la réalisation de progrès en matière de sécurité, (c'est-à-dire sur) la capacité de la Libye à sécuriser ses frontières, à contrôler les armes et à empêcher tout groupe de saper les progrès accomplis à ce jour", a déclaré Burns après une rencontre avec le Premier ministre libyen Abdelrahim al-Kib.

"Il est vraiment dans l'intérêt de la Libye et des Etats-Unis de coopérer afin de répondre aux menaces contre la sécurité de la Libye", selon ses propres termes.

Les discussions ont également porté sur la coopération dans les domaines de la santé et l'éducation, selon Burns.

Aucun contrat n'a été signé, mais le responsable américain a déclaré que les Etats-Unis avait exprimé le souhait de coopérer avec les futurs dirigeants du pays, notamment dans le domaine militaire.

 Burns a qualifié par ailleurs les élections législatives du 7 juillet d'"étape décisive" dans l'instauration d'institutions démocratiques.

 Burns a également rencontré samedi des membres du Parti pour la justice et la construction (PJC), un parti issu des Frères musulmans, et des représentants de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale) qui semble bien partie pour remporter les élections dont les résultats partiels sont annoncés au compte-gouttes.

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=71649



Les grandes manœuvres

french.ruvr : Résultats définitifs des élections en Libye  

En Libye, les résutlats définitifs des élections législatives ont été annoncés. La majorité a été remportée par l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ex-premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril : 39 sièges sur 80 réservés aux partis.

Le parti islamiste des Frères musulmans a obtenu 17 sièges.

120 sièges au parlement libyen, Congrès national général, seront attribués par scrutin uninominal.
Plus de 100 partis dont beaucoup avaient été organisés au cours des derniers mois avant le scrutin ont participé aux élections.

18/07/2012

french.ruvr.ru

 

 
Jean Shaoul et Chris Marsden :La véritable signification des élections libyennes.

Les élections en vue d'un nouveau Congrès national général en Libye sont une tentative visant à fournir une façade « démocratique » à un gouvernement autoritaire et non démocratique, servile envers les intérêts des grandes puissances occidentales, des entreprises et des banques.
Le Conseil national de transition (CNT), mis en place par l'OTAN, a tout fait pour que les candidatures ne soient réservées qu'à une couche relativement petite et approuvée par la Commission électorale.
Il semble que l'Alliance des forces nationales de Mahmoud Jibril ait obtenu le plus grand nombre de voix pour le nouveau Congrès de 200 sièges avec un taux de participation tout juste supérieur à 60 pour cent des 80 pour cent de Libyens inscrits sur les listes électorales. On ne saura comment ceci se reflètera réellement en nombre de sièges que lorsque les résultats seront officiellement annoncés. Jibril va essayer de former une coalition pour remplacer le CNT qui avait été mis en place par la sanglante offensive militaire impérialiste conduite par l'OTAN pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi. Mais ce n'est sûr qu'il réussisse étant donné les divisions politiques profondes qui dévastent le pays.
Un concert d'hypocrisie officielle a salué l'élection, avec l'expression d'une satisfaction toute particulière devant la victoire du soi-disant « libéral » Jibril. Le président américain Barack Obama a salué « la première élection libre de Libye » comme étant « l'aube d'une ère nouvelle. »
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré, « L'année dernière, des milliers de Libyens ont sacrifié leur vie ou souffert des blessures durables afin de gagner le droit du peuple libyen à bâtir un nouvel Etat sur la dignité humaine et l'Etat de droit, » comme si c'était maintenant devenu la réalité.
Les médias dociles ont applaudi les résultats et dissimulé leur portée réelle. « Les transitions démocratiques sont toujours longues et problématiques, » a écrit le New York Times. Néanmoins, «Cette élection est un pas énorme qui nous éloigne du cauchemar Kadhafi. »
Après avoir déclaré sans la moindre ironie que pour surmonter « les griefs de cette période » « il va falloir des leaders politiques éclairés, attachés à la tolérance, à l'Etat de droit et à la juste représentation de tous les Libyens, » le Times affirme que la proposition de Jibril de former une grande coalition est « un signe potentiellement encourageant d'intégration. »
Tous les reportages et commentaires de ce type, invariablement enveloppés dans des références au « Printemps arabe »ont pour objectif de dissimuler le fait que le changement de régime en Libye était la réponse politico-militaire des puissances américaines et européennes aux soulèvements révolutionnaires de la Tunisie et de l'Egypte, toutes deux voisines de la Libye.
Loin de rechercher la libération et la démocratie, les puissances de l'OTAN se sont engagées à installer un régime plus directement docile à leurs exigences. Leur but était soit de placer sous leur contrôle soit de réprimer activement tous les mouvements d'opposition à l'encontre des innombrables régimes corrompus de la région et de sauvegarder l'accès aux réserves de pétrole de la Libye, la plus importante d'Afrique, et de celles du reste du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Il voulaient faire de la Méditerranée un lac contrôlé par l'OTAN, après avoir garanti un changement de régime en Syrie et au Liban, tandis que la Libye fournirait une tête de pont pour d'autres interventions à venir en Afrique. Jibril est l'incarnation même de cette politique. Formé aux USA, c'était un protégé de Saif al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen. Il s'était recommandé aux puissances occidentales du fait de son rôle d'ancien dirigeant du Conseil national de développement économique, responsable de la privatisation des entreprises publiques, et du fait de son empressement à abandonner ses anciens alliés. Avec un cynisme sans limite, le quotidien britannique Guardian a même dit de Jibril qu'il a « l'avantage de l'expérience. »
Lorsque le CNT a formé un gouvernement d'intérim en mars dernier, au début de la guerre de l'OTAN contre la Libye, Jibril a été nommé à sa tête. Il a été installé au poste de premier ministre en août après une guerre qui a tué au moins 50 000 personnes et en a blessé tout autant. Les éléments constituant le CNT, à savoir des personnalités du régime de Kadhafi, des islamistes, des personnes travaillant pour la CIA et des leaders tribaux, constitueront encore une partie significative de tout nouveau régime.
La Libye est déchirée par des conflits ethniques, des confrontations tribales et des combats entre milices qui ont fait des centaines sinon des milliers de tués depuis la fin de l'intervention de l'OTAN. Il existe une réelle possibilité de voir le pays se désagréger.
Benghazi, centre de la production pétrolière de la Libye et soi-disant berceau de la révolution, a exigé l'autonomie de la Cyrénaïque et un contrôle plus grand sur la richesse pétrolière. Les élections ont été marquées par la violence et le gouvernement d'intérim a déployé entre 30 000 et 40 000 forces de sécurité. A Benghazi la production de pétrole a été stoppée pendant 48 heures et il y a eu de nombreuses attaques contre des officiels de l'élection pour protester contre la distribution des sièges au nouveau Congrès, qui est perçu comme accordant trop de pouvoir à Tripoli.
Une kyrielle de partis soi-disant de gauche, d'intellectuels et d'universitaires tel le professeur Juan Cole ont complètement soutenu le prétexte de la défense des droits de l'Homme avancé par les grandes puissances pour intervenir en Libye et ont ainsi donné leur appui à une guerre de conquête coloniale.
Il ne s'agit pas là de naïveté politique, mais d'un alignement déterminé et conscient derrière l'impérialisme. Ils ont soutenu l'OTAN du fait d'un objectif partagé consistant à empêcher le développement d'un mouvement révolutionnaire authentiquement prolétarien au Moyen-Orient, possibilité qu'ils ont décrite, avec un mépris non dissimulé, comme un rêve impossible. Au vu de preuves irréfutables que le mouvement de Benghazi avait été co-opté par l'impérialisme américain depuis le début, ces éléments petits-bourgeois se sont manifestés en faveur d'un mouvement bourgeois favorable au capitalisme, le CNT, dont la victoire, du fait d'une guerre rapide de l'OTAN, subordonnerait inévitablement davantage la région aux dictats des grandes puissances et des grandes entreprises.
Cole s'est surpassé dans ses apologies post-électorales, disant que les reportages des médias étaient « teintés par ce qui est de mon point de vue une combinaison d'un pessimisme et d'un sensationnalisme extrêmes. » L' « élection s'est très, très bien passée, » a-t-il insisté, parce que « parmi cette génération de Libyens, la démocratie est vraiment très populaire. »
Aujourd'hui ces couches utilisent les mêmes justifications politiques par rapport à l'opposition syrienne pour soutenir la campagne en cours en faveur d'un changement de régime ayant pour but d'isoler l'Iran, d'évincer de la région la Russie et la Chine et d'établir l'hégémonie de Washington.
La leçon cruciale à tirer de la Libye est qu'on ne peut se permettre de céder la tâche du renouveau démocratique et social à une quelconque faction de la bourgeoisie régionale. Le faire revient à désarmer la classe ouvrière et les classes opprimées et permet aux impérialistes de dicter les événements au moyen de forces qui agissent inévitablement comme leurs intermédiaires locaux.
C'est à la classe ouvrière elle-même qu'il revient de renverser les régimes corrompus de la région et de les remplacer par des gouvernements socialistes, anti-impérialistes et authentiquement démocratiques, dirigés par la classe ouvrière elle-même au sein des Etats socialistes unis du Moyen-Orient.
Les travailleurs des Etats-Unis, d'Europe et du reste du monde doivent voir dans la Libye l'augure sanglante des conséquences désastreuses de la nouvelle tentative des puissances impérialistes à prendre le contrôle du monde et de ses ressources et marchés stratégiques. Un nouveau mouvement contre la guerre est nécessaire, qui soit fermement ancré dans la classe ouvrière et parmi les jeunes et qui soit libéré de l'influence politique des partisans petits-bourgeois de la guerre humanitaire, afin de remettre en cause et de s'opposer aux desseins prédateurs de leurs élites dirigeantes sur le Moyen-Orient et l'Afrique.

Jean Shaoul et Chris Marsden

Jeudi 12 Juillet 2012 

WSWS

 


Des Canons ... pas du beurre

"Pougala :ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A GENOUX. ERREUR !!!
C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de
prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle
annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre.

Le message est clair : c'est fini quand on venait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avec la patente des généreux et des plus bons de la terre. Maintenant, la bonté a changé de camp.
L’Algérie annule la dette de 10 pays africains,
- sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays,

- sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens
à la tête des entreprises étatiques de ces pays,
- sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens
pour les équipes de football de ces pays,
- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés
en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne de l'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'un autre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle de colonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir Hillary Clinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le tour d'Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus en Afrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telles légendes.
JPP 8/8/2012



Les institutions

Human Rights Watch

Mahmud Turkia : Des milliers de personnes toujours aux mains des milices

Human Rights Watch a lancé un appel aux autorités libyennes à prendre des mesures pour prendre sous leurs responsabilités les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés.  

Un appel à l'aide pour la Libye. Human Rights Watch (HRW) a appelé ce samedi les autorités libyennes à prendre les mesures nécessaires pour prendre sous leurs responsabilités les milliers de personnes encore détenues par des milices.  

Le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) "n'est pas parvenu à reprendre sous sa responsabilité les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés et dont certaines font l'objet de tortures sévères après l'expiration du délai" en ce sens, indique HRW dans un communiqué. 

L'ONG basée à New York se réfère à une loi adoptée en mai qui stipule que les ministères de l'Intérieur et de la Défense doivent, d'ici le 12 juillet, "transférer tous les partisans de l'ancien régime devant la justice si leur culpabilité est prouvée". 

"Ces détenus (aux mains d'anciens rebelles) ainsi que 4000 autres dans des prisons sous le contrôle de l'Etat doivent tous avoir la garantie que leur droit soit respecté", ajoute le communiqué. 

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Mouammar kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW. 

Les nouvelles autorités libyennes ont montré "peu de volonté politique" pour s'atteler au phénomène des groupes armés qui avaient combattu les forces de Mouammar Kadhafi, regrette HRW. 

Les milices font la loi

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011. 

L'ONU s'était inquiétée en mai que de milliers de personnes demeuraient emprisonnées en Libye, dont certaines dans des centres de détention secrets, et que la torture continuait d'y être pratiquée. 

"Toute détention en dehors de la loi, y compris celle opérée par des miliciens, doit être considérée comme un acte criminel", affirme HRW, pressant le Congrès national général, qui doit émaner des récentes élections législatives, de mettre fin à ces pratiques et d'établir un réel système judiciaire. 

Mahmud Turkia

LEXPRESS.fr, 

14/07

/afp.com/Mahmud Turkia



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO BHL : Un Sayan en Libye, en Syrie, et ailleurs..
http://www.youtube.com/watch?v=DNgwNgAqoho&feature=share 

 


6 Les brèves.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

AP : Le fils de Kadhafi veut être jugé à La Haye.  

Le fils du président  libyen exécuté  Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, veut être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) et non en Libye.

La déclaration que ses avocats ont remise à la Cour de La Haye dit que pour Seif al-Islam le procès en Libye signifiera la mort.

Précédemment l'avocat de la CPI Melinda Taylor a déclaré que la Libye ne pouvait pas garantir un procès équitable et impartial au fils de Kadhafi.

Seif al-Islam est accusé de ‘meurtres’ et de ‘violation des Droits de l'Homme’. Il a été arrêté en novembre dernier lors de sa tentative de franchir la frontière du Niger.
Il est actuellement emprisonné à Zenten, dans l'ouest de la Libye.

01/08/2012

AP - ml

 


 


7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

LIBYE : ELECTIONS, TORTURES ET BUSINESS

Au lendemain des élections législatives en Libye, les grands médias occidentaux soucieux de cautionner le nouveau régime politique imposé par l'OTAN ont annoncé la victoire des libéraux de l'Alliance des forces nationales, sous la houlette de Mahmoud Jibril, face aux Frères Musulmans du Parti pour la justice et le développement de Mohamed Sawan dans les grandes villes, et l'échec des autonomistes de Benghazi, mécontents de la répartition des sièges à l'assemblée constituante à faire échouer la tenue du scrutin (ils avaient détruit le bureau de la commission électorale à Adjdabia et ordonné la fermeture des entreprises de raffinage de pétrole de Syrte).

Les Frères musulmans paieraient ainsi le prix de leur proximité avec Seif-el-Islam Kadhafi (actuellement détenu à Zeitan) après qu'il eût fait libérer 150 d'entre eux en 2003 (ils avaient boycotté la conférence de l'opposition à Londres en 2005 appelant au renversement du régime) ainsi que leurs liens trop visibles avec le Qatar. Toutefois l'avance de Jibril, candidat des Occidentaux, président du Conseil national de transition et ancien patron des réformes économiques sous Kadhafi, est toute relative. En outre 80 des 200 sièges de l'assemblée constituante seulement sont  attribués aux partis politiques, les autres des "indépendants". Ce montage a été suggéré par les "spin doctors" américains logés à l'hôtel Rixos en vue de marginaliser les Frères musulmans et les salafistes comme Abdelhakim Belhadj, et devrait conduire de toute façon à un gouvernement d'union nationale entre islamistes et libéraux en vue de l'élaboration d'une constitution qui débouchera seulement en 2013 sur l'élection d'une assemblée législative définitive.

 

Important : Ce que les médias occidentaux oublient de dire, c'est que, comme en Irak en 2004, ou en Haïti sous l'occupation de l'ONU, les élections sous le nouveau régime ne sont pas démocratiques puisque tous les courants d'expression ne sont pas libres de concourir au scrutin (notamment les partisans de l'ancien régime) et que le règne des milices compromet la liberté d'expression et de pensée.

Début juillet Amnesty International a publié un rapport d'enquête sur des faits des mois de mai et juin dernier intitulé « Libya: rule of law or rule of militias ? » (Libye règne de la loi ou règne des milices ?).

Le rapport cite notamment le cas de Hasna Shaeeb (Chahib, en retranscription française), une femme de 31 ans, enlevée à son domicile de Tripoli en octobre dernier par des hommes en tenue militaire et transférée à l'ancien Bureau du fonds de dotation islamique dans la capitale. Elle a été accusée d'avoir été une loyaliste pro-Kadhafi et un sniper. On l'a faite s'asseoir sur une chaise avec ses mains menottées dans le dos et elle a reçu des décharges électriques à sa jambe droite, aux parties intimes et la tête. Les gardes a menacé d'introduire sa mère dans la cellule et de la violer, et ont versé de l'urine sur elle.

Après qu'elle a été libérée de sa chaise, ses tortionnaires n'ont pas pu ouvrir ses menottes avec une clé, et ont donc tiré dessus avec un pistolet, des débris de balle se sont incrustés dans sa chair. Libérée après trois jours, Mme Shaeeb a fait constater par un médecin ses blessures et s'est plainte aux autorités. Celles-ci n'ont rien fait, mais Mme Shaeeb a reçu un appel téléphonique menaçant du milicien qui l'avait arrêtée et la façade de sa maison a été mitraillée.

Ce qui fait la singularité de l'histoire de Mme Shaeeb, c'est seulement le fait qu'elle a déposé une plainte officielle, beaucoup d'autres ont trop peur de le faire.  Le gouvernement estime qu'il détient 3 000 détenus dans ses prisons et les milices 4 000 autres. Les tortures à mort sont fréquentes.

Bien loin des préoccupations d'Amnesty international, les milieux d'affaire internationaux eux sont satisfaits de la transition politique actuelle en Libye.  Ainsi Mario Zotelle,  directeur de la Joint Libyan Construction Company (JLCC), un consortium de sociétés dépendant de Asamer Holdings (basée en Autriche) intervenait à Doubaï le 27 juin à l'invitation de la chambre de commerce et d'industrie de ce pays la semaine dernière dans le cadre d'une conférence "Forum sur le développement à venir de la Libye 2012 : infrastructure et reconstruction" devant les 150 représentants de 60 compagnies d'Europe, des pays du Golfe et d'Afrique. « Nous fondons des attentes importantes sur ces élections, a-t-il déclaré, et sur le nouveau climat politique qui devrait fonctionner pour créer un cadre institutionnel et commercial plus fort ». « La  Libye a besoin de réforme de l'éducation, a-t-il ajouté, afin de répondre à la demande pour les professionnels.Il faut également une réforme du secteur bancaire et la sécurité garantie dans tout le pays. Les transport et la fourniture d'électricité et de gaz doivent être améliorés. Mais le potentiel pour les entreprises et la participation de l'investissement dans la reconstruction de la Libye est important. »

Asamer possède et gère trois cimenteries en Libye. Pendant la "révolution", Asamer a soutenu ses travailleurs et les insurgés de Benghazi, la livraison de l'aide humanitaire. La compagnie a payé 2011 salaires à ses travailleurs malgré l'arrêt de la production pendant la crise.

Asamer a investi plus de 100 millions dans les usines afin d'accroître l'efficacité énergétique, production, qualité et les normes du travail et d'installer un système de protection de l'environnement.

La conférence de Doubaï était introduite par Charles Gurdon, directeur de l'agence anglaise de consulting Menas qui avait entre autre fait du lobbying pour le Conseil national de transition dans le New York Times en août 2011. Charles Gurdon sera aussi présent les 6-8 novembre 2012 au sommet du pétrole et du gaz de Vienne aux côtés des responsables de Total, de Repsol, de Haliburton etc, soit des représentants de 27 pays (notamment 30 % des compagnies pétrolières nationales du monde). Une conférence qu'il sera sans doute intéressant de suivre pour comprendre les stratégies pétrolières internationales dans la région...

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-libye-electi...

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

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8-1 L’imposture libyenne
6 août Rabeh Sebaa - Le Quotidien d’Oran « Et je savais pour quoi désormais le décor était planté. » Julien Gracq, Le rivage des Syrtes
Jusqu’à la mise à prix de la tête du fugitif en dollars, et non en monnaie locale, et la photo du même fugitif frappée d’un wanted diagonal, tous les ingrédients d’un feuilleton yankee sont réunis. Le reste de la série qui se déroule en permanence, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et bientôt en Syrie est déjà devenu d’une saisissante banalité. Mais le cas libyen permet d’observer, de façon frappante, et effrontément cynique, la voracité empressée des puissances occidentales, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union Européenne, à l’endroit des territoires à conquérir, aux fins d’une mainmise sur leurs ressources stratégiques. Cette voracité non déguisée, baptisée par l’euphémisme burlesque de printemps arabe, et curieusement relayé par l’ensemble des médias de la « bien pensance », a eu pour théâtre originel la Tunisie, l’Egypte puis le Yémen et ensuite la Libye et la Syrie, devient ouvertement insatiable. Elle compte bien s’étendre à d’autres pays dont le travail de fragilisation ou de déstabilisation à déjà commencé. Et tous les prétextes sont bons pour déclencher la sale besogne. C’est dans ce but, et seulement dans ce but, que les États-Unis et l’Union européenne introduisirent, soudainement dans leur vocabulaire idéologique la nouvelle panacée, comme variante droithommienne : la sacro-sainte Protection des Populations Civiles (PPC). Une protection à coups de bombes, dont ces mêmes populations sont, tout naturellement, les premières victimes. Etrange conception de la protection.
L’agression brutale contre la Libye, s’est basée, comme on le sait, sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ou siègent les membres de l’OTAN, résolus, avant même l’adoption de la résolution, à bombarder les cibles définies par eux et/ou par leur services présents sur le sol libyen. Services ayant pour mission « d’encadrer efficacement » les insurgés, reconnus comme étant non expérimentés. Comme le souligne Eric Dénécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement. « Les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement. L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest les a amenés à être un peu moins mauvais en matière militaire. » Citant, un conseiller à la Défense français, assurant, déjà en avril, au Nouvel Observateur : « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent conquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister.
Enfin, « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait déjà en Libye, avant le déclenchement des frappes aériennes, des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et italiens », assure encore Eric Dénécé.
De quelle victoire, alors, ces insurgés préfabriqués, qui se transformèrent, en quelques jours et par les miracles d’un glissement sémantique, en rebelles puis subitement en révolutionnaires, peuvent-il se targuer ? Et quel type de « révolutionnaires » sont-ils ? Il y a quelque amusement, d’ailleurs, à se demander depuis quand les USA et l’UE sont-ils aux petits soins avec les révolutionnaires ? Ces révolutionnaires tant glorifiés dans les pays arabes et si détestés en Amérique latine… Loin de tout idéal révolutionnaire, et en toute constance, les États-Unis et l’UE n’entretiennent, de toute évidence, que des rapports d’intérêts et de domination avec l’ensemble des pays arabes voire de la planète. Quand ils prétendent y faire autre chose, ils mentent effrontément. Et c’est ainsi que les « bombes humanitaires » larguées, de façon diluvienne sur des quartiers civils de Libye, PPC oblige, n’avaient d’autre objectif, contrairement aux mensonges de l’Otan et des USA, que de faciliter l’avancée des « révolutionnaires » de pacotille, vers le but ultime, Tripoli, symbole du pouvoir à éradiquer. Pouvoir, faut-il le souligner, détenu par un psychopathe délirant, durant quatre décennies et dont la disparation est, bien entendu plus que bienvenue. Mais cette disparition, souhaitée par toute personne sensée, ne doit pas voiler la vérité. Encore moins absoudre les crimes contre l’Humanité perpétrés par l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Selon le Commandement conjoint allié de Naples, « l’OTAN a effectué, en moins de cinq mois, plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille attaques par bombes et missiles ». Cette action, aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8 km de l’objectif, utilisé par les avions télécommandés Predator/Reaper. Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés - par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN, de transmettre d’importantes informations au team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper » indiquent, sans rougir, au New York Times les responsables de l’OTAN et des forces US.
De toute évidence, si ces insurgés sont arrivés à Tripoli, c’est dû non pas à leur capacité de combat, mais au fait que les chasseurs-bombardiers, les hélicoptères et les Predator de l’OTAN le leur ont permis. Ainsi la mort de plus d’un millier de civils libyens et la destruction des infrastructures socioéconomiques, sanitaires et culturelles est une opération de protection et de défense bien originale de ces mêmes civils. Un remake de la prise de Baghdâd mais à partir du ciel. Un remake car pour Baghdâd aussi, la guerre psychologique et la propagande avaient commencé par des accusations de possession d’armes de destruction massive, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité commis par le « Dictateur » sanguinaire et son régime barbare. Toujours selon le même scenario. Des sanctions économiques qui précédent systématiquement l’appel impérieux au départ du dirigeant pestiféré d’abord par les USA, auxquels emboitent le pas la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume uni. S’ensuit, comme dans tous les cas, la réactivation d’une « opposition démocratique » ou d’un Conseil de Transition ou de Coordination, reconnu illico presto par les puissances occidentales et gratifié de toutes les vertus démocratiques. On retrouve immanquablement dans ces oppositions et ces conseils, des figures connues pour manger goulûment dans le râtelier occidental ou encore des frustrés instrumentalisés de la dernière heure auxquels on fait miroiter un avenir politique mirobolant qui a été contrarié par le régime maudit. Il suffit d’observer la composante humaine du CNT libyen pour comprendre toute l’ignominieuse régularité de ce scenario à répétition. Ce conseil composé d’une quarante de membres mais qui n’a dévoilé que les noms d’a peine la moitié, non pas pour une prétendue raison sécuritaire mais tout simplement parce qu’il s’agit de pourris du régime, d’opportunistes affairistes et d’activistes islamistes notoires, connus et fichés par ces mêmes services occidentaux, qui sont allés les former et les encadrer à Benghazi avant de les lâcher en hordes hagardes sur les chemins dévastés par les bombardements intensifs et répétés. Des pantins dont on se met à vanter, sans la moindre retenue ; à l’instar de ce rentier de la pensée français, philosophe de service attitré, la bravoure et le courage, devant une armée de professionnels et des armements lourds qu’ils affrontent à mains nus. Mais quand on a l’OTAN et l’ONU de son côté n’est-on pas capables de tous les miracles ? Y compris celui de défaire un Etat en quelques semaines sans avoir la moindre idée de ce que peuvent proposer ces Protecteurs mondiaux pour le remplacer, hormis les mots creux de Liberté et de Démocratie, comme ce fut le cas dans les pays, déjà désarticulés.
Et c’est précisément pour cela que la reconnaissance officielle du Conseil national de transition (CNT) libyen comme étant la nouvelle autorité légitime de la Libye, s’est opérée hâtivement hors du cadre onusien et avant même l’organisation de la moindre élection « démocratique » dont ces protecteurs bien intentionnés sont si friands. Reconnaissance en boule de neige d’un CNT fantoche au moment ou la simple évocation du projet d’annonce de l’Etat palestinien devant cette même ONU, septembre, a provoqué une levée de boucliers. Mais les intérêts stratégiques, c’est bien connu, autorisent toutes les entorses au droit international. Celui que ces organisations mondiales s’évertuent à bafouer, sans vergogne, précisément au nom de son observance et de son respect. Tout doit être sacrifié aux rapports de force à l’échelle planétaire c’est-à-dire à la redéfinition du nouvel ordre expansionniste et de prédation au nom de la Sacro-sainte Protection des Populations Civiles et de sa Majesté La Sérénissime Démocratie. Un nouvel ordre impérialiste qui affiche manifestement sa préférence monarchique. Et ce n’est pas un hasard si l’étendard du roi Senoussi a supplanté le tissu vert de Kadhafi en Libye.
Ce qui s’y passe incite à se demander, au-delà du satisfecit distribué tapageusement à la Tunisie et à l’Egypte par le nouvel Ordre de la Prédation, ce qui a vraiment changé dans ces pays, depuis la survenue de ce prétendu « printemps arabe », aux promesses déjà piteusement fanées ? Une fois ce CNT libyen installé, sous contrôle, aux commandes politiques du pays, que va-t-il réellement apporter ? Une quarantaine de personnes encadrées par les services de sécurité occidentaux est-elle en mesure de concevoir et de concrétiser un projet de société conforme aux aspirations d’un peuple, longtemps opprimé ? Et, enfin, quel impact attendre sur l’équilibre régional maghrébin, quand on sait qu’un pays comme le Maroc s’est déjà empressé de dépêcher son ministre des Affaires étrangères muni d’une lettre de son roi, auprès de ce même CNT, avec pour objectif déclaré d’instrumentaliser la question du Sahara occidental et surtout le dessein avoué, et cyniquement jubilatoire, d’isoler l’Algérie. Il s’agit, indubitablement, d’une imposture aux relents pestilentiels. 


8-2 Juan Sarkofrance : En Syrie comme en Libye, Big Brother est un peu français

 

Quand la France était en guerre contre la Libye, on a « découvert » qu'une entreprise française avait vendu un puissant système d'espionnage au régime Kadhafi.

De surcroît, elle avait été aidé par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'intérieur.
Depuis que la Syrie est à feu et à sang, voici qu'une autre entreprise française est à nouveau sous les projecteurs pour l'exportation de technologie de Web-surveillance.
La première s'appelait Amesys, devenue filiale de Bull. Son patron de l'époque avait été décoré de la légion d'honneur par Nicolas Sarkozy devenu président. Ce commerce était absolument légal.
Amesys fit le ménage comme il put. Nicolas Sarkozy s'était appuyé sur Claude Guéant, Brice Hortefeux et ... ZiadTakkiedine pour cette conclusion commerciale. Le site Mediapart a largement relayé les soupçons de financement politique qui a accompagné cet étrange commerce. Quand il était directeur de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur, Claude Guéant avait directement négocié la vente d'équipements de sécurité auprès du colonel Kadhafi entre 2005 et 2007. Ces équipements comprenaient notamment un logiciel d'espionnage baptisé Eagle
En France, la Fédération internationale des droits de l'homme avait porté plainte
en mai dernier à l'encontre d'Amesys pour « complicité d'actes de tortures en Libye ».  
La seconde entreprise s'appelle QOSMOS. Son affaire est moins bien partie. Mercredi 25 juillet 2012, le site d'information
Owni révélait que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) devaient déposer une dénonciation contre « des sociétés françaises, dont QOSMOS, pour leurs activités en Syrie. » Motif: « Dans ce document qu’Owni a consulté, les deux organisations ciblent la participation de QOSMOS “aux opérations de répression réalisées par le régime de Bachar El Assad à l’encontre du peuple syrien”. La société a été “mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de la contestation”. Ce qui fait penser à la FIDH et à la LDH que QOSMOS, à l’instar d’autres sociétés françaises, “[pourrait] être impliqu[é] dans la commission d’actes de tortures et de crimes contre l’Humanité.” » .  
QOSMOS avait également vendu au régime Kadhafi. Le site
Reflets s'était fait l'écho de l'exportation de ces technologies en Syrie, (les DeepPacket Inspections - DPI), qui permettent de « fouiller dans les mails et de reconstituer tout ce qui se passe sur l’ordinateur d’un internaute », pour reprendre une expression d'un directeur marketing de QOSMOS citée par Reflets et Owni. Interrogé le 6 juillet dernier, Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets, avait regretté la différence de traitement entre les Etats-Unis et l'Europe : « le congrès américain a diligenté une enquête et l'entreprise Bluecoat a été condamnée un mois plus tard, alors qu'en France, un an après, il n'y a qu'un début d'enquête, et encore, parce que la FIDH a porté plainte. »  
L'entreprise se présente   d'ailleurs ainsi: «Qosmos fournit une technologie d’Intelligence Réseau qui identifie et analyse en temps réel les données qui transitent sur les réseaux. Au-delà d’une simple classification du trafic, la technologie de Qosmos permet également d’extraire du contenu et des attributs protocolaires à des débits de plusieurs dizaines de Gbps – ce qui rend possible une analyse précise et exhaustive de l’activité des réseaux en temps-réel.»  
En Syrie comme en Libye,
Big Brother est un peu français.   
et il fallut
18 mois de boucherie, des massacres quotidiens de civils, une guerre éponyme, un attentat, et la menace d'utilisation d'armes chimiques pour que ces funestes exportations soient placées au grand jour. 

Juan Sarkofrance 

Rédigé par le Mercredi 25 Juillet 2012

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/En-Syrie-comme-en-Libye-Big-Brother-est-un-peu-francais_a915.html

 


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Les armes abandonnées, une menace sérieuse pour les civils.

Des armes abandonnées ayant fait partie de l'arsenal de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, représentent une menace sérieuse pour les populations civiles, prévient un rapport publié jeudi par l'université Harvard. “Si ces armes ont été abandonnées, leur capacité de nuisance sur les civils reste intacte”, souligne Bonnie Docherty, à la tête d'une équipe de recherche de la Harvard Law School et son partenaire l'ONG CIVIC qui s'est rendue en Libye. Parmi ces armes abandonnées après le conflit de l'an dernier figurent des balles et des obus de mortier ainsi que des torpilles et des missiles sol-air, précise le rapport. Pour NicoletteBoehland, co-auteur du rapport, “la gamme d'armes est choquante” et cet arsenal crée une “situation explosive” dans un pays où le gouvernement central est encore faible. “Des armes sont dispersées en dehors de centaines de bunkers mal sécurisés. D'autres sont dispersées à travers le pays, parmi les stocks des milices dans les centres urbains, les musées, les champs et même les foyers”, a-t-elle précisé à l'AFP en Libye. Le risque d'explosion de stocks d'armes près des zones peuplées, la curiosité de la population et l'accès aux sites pollués et aux munitions ou encore la collecte d'armes pour les vendre et les utiliser, sont autant de menaces pour la population civile.
Le rapport souligne également les dangers auxquels s'exposent les civils quand certains groupes non entraînés s'emploient à nettoyer des zones de munitions ou exposent leurs armes comme souvenir de guerre.
Il donne comme exemple une explosion qui s'est produite à Dafniya (Ouest), où une milice conservait des armes dans 22 conteneurs, propageant une quantité importante de matières dangereuses et mettant en péril la population. Steve Joubert de l'ONG JMACT (Joint Mine Action Coordination Team) souligne de son côté qu'il y a “plus d'armes que de personnes à Misrata”, en référence à la troisième ville de Libye, qui avait connu des semaines d'un siège implacable en 2011.
Le rapport note que le service de l'action anti-mines des Nations unies  (UNMAS) et des organisations internationales ont assumé le gros du travail, nettoyant des zones polluées et conseillant les populations sur la gestion des stocks d'armes. Citant UNMAS, Mme Boehland a fait état d'au moins 208 victimes, dont 54 décès causés par des armes abandonnées.
Ce bilan inclut 72 enfants tués ou blessés. “Les enfants sont particulièrement attirés par les armes car elles portent des couleurs vives ou ressemblent à des jouets”, relève-t-elle.  Le rapport appelle les autorités récemment élues en Libye à développer une stratégie nationale pour sécuriser les équipements militaires abandonnés et les stocks.  Il exhorte les organisations internationales, notamment l'Otan, à aider à cette tâche. Les bombardements par l'Otan de bunkers de munitions durant le conflit l'an dernier ont “propagé les armes à travers les champs, créant un problème encore plus dangereux et difficile”, note-t-il.
Le rapport a été publié par l’International humanrightsclinic(HRC) de la Harvard Law School, en partenariat avec l'ONG (CIVIC) campaign for innocent victims in conflict et le (CAP) Center for American Progress.

http://www.liberte-algerie.com/international/les-armes-abandonnees-une-menace-serieuse-pour-les-civils-libye-183122

 



10 Annexe

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Centpapiers : Comment Seif al-Islam a piégé le CNT et les anti-Kadhafi.

Les renégats libyens du Conseil national de transition (CNT) se préparent à céder le pouvoir à la nouvelle Assemblée libyenne, le 8 août prochain.

C’est par la voix de Othmane Ben Sassi, un des responsables de ces criminels avérés qu’est arrivée la déclaration: « Le 8 août est la date qui a été prévue pour le transfert de pouvoir entre le Conseil national de transition et le Congrès général national ». Mais, en Libye, rien de nouveau sous le soleil, que le chaos. 

Dans le même temps, à Benghazi, hier matin,mercredi, une attaque à la bombe a endommagé un bâtiment de l’armée. Lundi déjà, des responsables de la sécurité avaient démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe. C’est quand même le comble, quand ça se passe dans la ville-bastion des traîtres à leur Nation. Alors qu’elle voulait le changement, la ville connaît une recrudescence du terrorisme, depuis le début du Ramadan. Juger un homme dans un pays aussi instable, c’est se moquer de la gueule du monde, d’où mon profond mépris du premier-ministre tunisien, Hamadi Jebali, qui a livré l’ancien Premier ministre libyen à des meurtriers. Un acte criminel, dont seuls les extrémistes musulmans ont le secret, une violation flagrante des droits de l’homme.  Seif al-Islam a raison de vouloir être jugé par la CPI.

Pourquoi dès le 1er mai dernier, les “autorités” libyennes ont-elles déposé une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif al-Islam, le seul fils emprisonné du frère Guide Mouammar Kadhafi, assassiné en toute impunité par les ennemis de l’Afrique ?  Pourquoi ces criminels protégés par l’Occident veulent-ils par tous les moyens imaginables et inimaginables juger  Seif Al-Islam alors qu’ils n’ont aucun grief contre lui, à part son nom ?

Sans être devin, vous verrez comme le « deux poids deux mesures » fonctionne, avec le cas Saif Al-Islam. En effet, il est reproché au fils du frère Guide Mouammar Kadhafi, d’avoir recruté des…mercenaires qui auraient commis des crimes contre l’humanité. On se demande bien en Libye, durant cette agression, les “qui” ont commis des crimes contre l’humanité, en dehors de l’OTAN.  

Une accusation, bien sûr, qui se base sur un vide juridique abyssal et par conséquent, sachant que le dossier est vide en l’espèce,  Seif al-Islam a donc piégé, non seulement le défunt CNT mais aussi la soi-disant « communauté internationale ». Ces requins qui se cachent derrière le tout humanitaire, pour perpétrer des crimes à travers le monde, sont au pied du mur. On verra bien comment les ONG, qui sont promptes à condamner les dirigeants africains qui ne plaisent pas à Paris, notamment, feront avec le cas Seif al-Islam.

L’équipe de défense de Seif al-Islam, composée de Melinda Taylor, 36 ans, et de l’avocat désigné par la CPI, Xavier-Jean Keïta, estime que “les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. Kadhafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens”. Il s’agit, vous l’avez deviné, de leur incarcération arbitraire par le CNT. Aucun cri d’orfraie n’était venu troubler la quiétude des criminels. Croyez-vous que Seif al-Islam pourra s’en sortir, avec tous les secrets qu’il a en sa possession ? C’est moins sûr, ils vont le condamner à mort, dans une parodie de procès.

1 août 2012

http://www.centpapiers.com/libye-comment-seif-al-islam-a-...

 



Le "Journal deLibye" est  visible   

 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

05/08/2012

Subject: n° 61 - Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion de Syrie -- 03-08 : P-- Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie… -

 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion deSyrie

                                                         n°61                              03-08                                                               

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

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b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à part

Réseau Voltaire : Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie…

Depuis janvier, un groupe d’une quarantaine d’exilés syriens se réunit secrètement place de l’église Saint-Louis à Berlin, dans les locaux de la StiftungWissenschaftundPolitik [1]. Si cette fondation est financée par le patronat allemand, les réunions le sont par les départements US d’État et de la Défense.

Elles sont présidées par Steven Heydemann, un double national US-Israélien, qui a longtemps travaillé pour la CIA [2], avant de devenir chercheur à l’US Institute of Peace. Cet organisme, qui fournit le cadre officiel des réunions est —contrairement à ce que pourrait laisser supposer son intitulé— un paravent du Pentagone [3]. Non sans surprise, le ministère suisse des Affaires étrangères est associé à ce projet.

Le programme est intitulé « Le jour d’après. Soutenir une transition démocratique en Syrie » [4]. Dans le vocabulaire orwellien de Washington, « transition démocratique » signifie le passage du président élu et plébiscité par le peuple syrien Bachar el-Assad à un président choisi par les puissances occidentales ; et l’expression « jour d’après » désigne la période suivant le renversement du régime syrien par ces mêmes puissances occidentales.

Alors que les Syriens approuvaient par référendum une nouvelle constitution [5], le groupe de travail en rédigeait une autre. Il définissait aussi ce que serait la politique du futur gouvernement syrien. Le document final a été présenté par la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, au président du Conseil national syrien, Abdel BaysetSyda [6], lors de la 3e conférence des Amis de la Syrie à Paris, le 6 juillet. M. Syda a accepté de mettre en œuvre cette « feuille de route ».

Haut du formulaire

 

Bas du formulaire

[1] Le directeur de la fondation, Volker Perthes, participait en juin 2008 à la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg avec BassmaKodmani, directrice de l’ArabReform Initiative et actuelle porte parole du Conseil national syrien.

[2] Selon un schéma classique, cette activité était couverte par la Fondation Ford, par l’US Information Agency et par la Freedom House.

[3] L’US Institute of Peace a été créé en même temps que la National Endowment for Democracy, dont il est le pendant. Sur les documents du Congrès, son budget figure dans celui du Pentagone, tandis que celui de la NED est rattaché au département d’État.

[4] “The dayafter : Supporting a democratic transition in Syria”

[5] « La Constitution de la République arabe syrienne 2012 », Réseau Voltaire, 26 février 2012.

[6] La presse occidentale a pris l’habitude d’orthographier le nom de M. Syda en ajoutant un « a », en « Sayda », de manière à éviter la confusion avec la maladie du même nom.

Réseau Voltaire |

21 juillet 2012



Selon Lavrov, la position des États-Unis constitue une approbation sans équivoque du terrorisme

La réaction de Washington à l’attentat (*) de Damas constitue une justification claire du terrorisme, s’est indigné le ministre des Affaires étrangère russe, Sergey Lavrov. Le Département d’État des États-Unis a déclaré que les actes terroristes en Syrie n’étaient pas surprenants étant donné le comportement du régime.

 Sergey Lavrov a exprimé son étonnement à une conférence de presse à Moscou : "Ces paroles constituent une claire approbation du terrorisme. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est une déclaration désastreuse, je n’ai pas assez de mots pour le dire."

Lavrov a aussi exprimé sa surprise que le Conseil de Sécurité de l’ONU se soit refusé à condamner les actes terroristes en Syrie. La représentante permanente étasunienne à l’ONU, Susan Rice, a déclaré que les actes terroristes de Damas contribuaient à accélérer l’adoption d’une Résolution sur la Syrie en vertu du chapitre 7 de la Charte de l’ONU qui implique des sanctions sévères y compris le recours à la force.

"En d’autres termes, cela signifie : ’Nous soutiendrons ces actes terroristes jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU fasse ce que nous voulons" a dit Lavrov, à propos des déclarations des représentants étasuniens.

La Secrétaire d’État étasunienne, Hillary Clinton, a dit dernièrement qu’il fallait travailler en lien plus étroit avec l’opposition syrienne qui gagnait du terrain pour préparer de nouvelles actions de résistance contre le gouvernement, à Damas.

Lavrov a fait remarquer que, selon les informations dont on disposait, l’opposition avait pris le contrôle de postes de frontières syriens aux frontières turque et irakienne et qu’il y avait eu des cas de pillage de biens turcs. Il a ajouté que, d’après certaines sources, ce n’étaient pas les militants de l’Armée syrienne libre qui avaient capturé ces postes mais des groupes liés à Al-Qaeda, et que des diplomates russes étaient en train de vérifier ces informations.

"Si nos partenaires soutiennent le fait que des terroristes s’emparent de territoires, nous aimerions savoir quelle est exactement leur position sur la Syrie. Quel objectif poursuivent-ils dans ce pays ?" a demandé le ministre russe des Affaires étrangères.

Quant aux sanctions unilatérales prises par l’Union européenne contre Damas, elles entrent en contradiction avec les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU et les accords conclus aux pourparlers de Genève, a précisé Lavrov.

"Nous pensons que le fait de prendre des décisions unilatérales entre en contradiction avec le principe de gestion collective des affaires qui régit l’accord de Genève," a dit Lavrov qui a ajouté que la Russie souhaitait que ces questions soient discutées collectivement.

"Malheureusement, quand l’Union européenne, les États-Unis et d’autres États ont décidé d’adopter des sanctions contre la Syrie, ils ne nous ont pas consultés du tout," a observé Lavrov.

La crise en Syrie dure depuis plus d’un an et demi, et après tout ce temps, ce n’est pas vraiment approprié de demander au Conseil de Sécurité de prendre des sanctions, a ajouté le diplomate russe.

Lavrov a souligné que si la communauté internationale avait voulu que la crise syrienne soit gérée collectivement, elle aurait dû le faire depuis le début en traitant les deux camps également.

Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé d’élargir la liste des officiels syriens bannis d’Europe et de geler les comptes bancaires et les biens qu’ils ont dans les pays européens.

D’autres mesures ont aussi été prises pour solidifier l’embargo des armes contre la Syrie. En conséquence, les bateaux et les avions cargos qui se rendent en Syrie sont soumis à des inspections forcées quand ils sont soupçonnés de transporter des armes et des équipements interdits vers la Syrie.
Note :

(*) Qui a tué trois dirigeants syriens.

Il ne faut pas manquer l’excellente analyse de la réaction de Lavrov aux déclarations des USA sur cet attentat par Dedefensa : http://www.dedefensa.org/article-la...

25 juillet 2012 - Pour consulter l’original : http://www.rt.com/news/us-position-... -

Traduction : Dominique Muselet

 28 juillet RT


Mourad Arbani : Vidéo : Massacre de loyalistes sunnites par les rebelles 

Des rebelles "islamistes" de l’Armée syrienne libre (ASL) ont exécuté mardi des partisans du régime à Alep, selon des images postées sur Youtube.
La vidéo montre des hommes retenus dans une salle et qui de toute évidence ont été torturés avant d’être conduits dehors entourés d’hommes armés surexcités criant : « Allah est le plus Grand ».
Les rebelles entourent l’un des captifs, au visage ensanglanté et presque nu, avant de le mettre face à un mur. D’autres sont alignés à côté de lui alors que les combattants scandent toujours « Dieu est le plus grand ».
Ces derniers mitraillent alors les prisonniers, identifiés comme membres de la tribu des Barri, puissant clan sunnite de la région d’Alep qui sont fidèles au régime de Bachar al-Assad. Après leur forfait, ils reviennent encore pour tirer de nouveau sur les cadavres.
Ces massacres comme bien d’autres vont être mis sur le compte des troupes régulières, grâce à la propagande et à la désinformation servies par Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une officine installée à Londres, qui a imposé depuis le début des événements ses bilans et infos sur la Syrie à l’ensemble des rédactions occidentales.

Mourad Arbani

1 Août

 Lien vidéo http://www.youtube.com/watch?v=zQAgU8h7hW4&feature=player_embedded

http://www.algerie1.com/actualite/syrie-massacre-de-loyalistes-par-les-rebelles-islamistes-video/



2  Politique anti - Syrienne  


Sur le terrain

Les rebelles syriens se sont assurés du soutien d'Obama  !!!

Le président des Etats-Unis Barack Obama a signé une directive secrète autorisant la CIA et d'autres services secrets américains à aider les adversaires du régime de Bachar al-Assad en Syrie. L'agence Reuters l'a communiqué faisant référence à des sources dans l'administration des Etats-Unis.
D'après une de ces sources, l'aide militaire et logistique aux rebelles est régulée depuis une base secrète aux environs de la ville d'Adana en Turquie qui a été mise en place par la Turquie, l'Arabie saoutide et le Qatar. Une base aérienne des Etats-Unis, Incirlik, est également située à proximité d'Adana.

02/08/2012

french.ruvr.ru



3  Politique

Les grandes manœuvres

La CIA et le Mossad préparent le renversement du gouvernement syrien. La zone frontalière de Turquie abrite des camps militaires où sont formés des mercenaires envoyés en Syrie pour combattre l'armée gouvernementale, annonce le quotidien turc Idinik. Selon le journal, les camps sont contrôlés par des vigiles américains. Damas a déjà communiqué que l'opposition syrienne avait des instructeurs du Mossad et de la CIA.
La veille une vidéo a été mise en ligne montrant l'exécution par les rebelles à Alep des hommes armés fidèles au régime.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé la Turquie de soutenir les activités terroristes en Syrie.
« Le gouvernement turc a déployé des camps militaires sur son territoire, d'où les autorités israéliennes, des États-Unis, du Qatar et des forces de sécurité saoudiennes envoient les terroristes pour combattre le peuple syrien » a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la Syrie dans un communiqué, publié ce jeudi.
Pendant ce temps, l'état-major général turc a commencé des exercices près de la frontière avec la Syrie, dans la province de Sanliurfa, dit le journal Hurriyet. Selon ces données, 25 chars, des véhicules blindés, des systèmes de missiles anti-aériens, des unités de l'infanterie et des unités de soutien participent aux manœuvres.
Un jour plus tôt, des exercices similaires ont commencé dans une autre partie de la frontière turco-syrienne.

02/08/2012

http://french.ruvr.ru/2012_08_02/syrie-turquie/

 



Sénat américain.
Des Canons ... pas du beurre

Des « experts » américains appellent Washington à s'impliquer activement…  

Washington doit soutenir davantage les « rebelles » en Syrie, en leur fournissant des armes et un appui aérien, et montrer clairement au régime en place la ligne à ne pas franchir, au prix d'une intervention militaire, ont estimé des experts mercredi.
Plus longtemps durera le conflit syrien, qui fait rage depuis 17 mois, plus grand sera le risque de voir se multiplier les massacres de grande ampleur, ont-ils indiqué au Sénat américain.
Martin Indyk, un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, a souligné lors d'une audition au Sénat les conséquences très mauvaises de la situation actuelle et a affirmé: Il est important que nous intervenions de manière active, mais il faut le faire de manière intelligente.
Nous devons faire attention à qui nous donnons des armes, a fait observer cet expert aujourd'hui directeur de la politique internationale à la Brookings Institution, selon qui les Etats-Unis n'ont pas encore une vision nette de l'identité et des objectifs des forces qui constituent la rébellion syrienne.
Andrew Tabler, de l'Institut pour le Proche-Orient (Institute for Near East Policy), a quant à lui mis en garde le comité du Sénat pour les affaires étrangères contre le risque d'utilisation d'armes chimiques par le régime Assad.
Washington et ses alliés doivent dessiner et faire respecter une ligne rouge pour empêcher la Syrie d'utiliser ses armes chimiques, a-t-il lancé.
Il a appelé les Etats-Unis à formuler un avertissement fort à l'encontre du président Bachar al-Assad, lui signifiant que des atrocités de masse en Syrie appelleront une réponse militaire immédiate.
Des inquiétudes ont aussi été exprimées quant au prochain gouvernement de la Syrie, si Washington ne s'implique pas davantage. Le prochain gouvernement (...) sera probablement à la fois méfiant et hostile aux intérêts américains, a prévenu M. Tabler.
La raison est simple: Washington a passé trop de temps à négocier diplomatiquement aux Nations unies au lieu d'aider directement le peuple syrien à accélérer la chute de Bachar al-Assad, a-t-il dit.
Un expert en sécurité internationale, James Dobbins, a pour sa part défendu la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne sur la Syrie, destinée à protéger les civils de la répression gouvernementale, comme ce fut le cas en Libye l'année dernière.
S'il a estimé que pour ce faire il était nécessaire d'avoir une demande en ce sens de l'opposition syrienne, il a jugé qu'un mandat de l'ONU était très souhaitable mais pas absolument nécessaire.
Au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie et la Chine ont bloqué toute tentative occidentale d'imposer des sanctions au régime syrien.
01 août

http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_des_experts_americains_appellent_Washington_a_s_impliquer_activement_RP_010820122257-16-221446.asp



4 Pays Arabes & voisins

Israel Shamir : Tel Aviv recherche la Somalisation de la Syrie
nb- Désormais, nous relaierons régulièrement certains articles dont nous ne sommes pas les auteurs, spécialement lorsque ceux-ci contiennent des informations qui nous semblent pertinentes, et (quasiment) absentes des médias francophones.

Le présent article, dont Israël Shamir est l’auteur, est paru en anglais le 30 juillet 2012 sur le site CounterPunch.

Israël conserve sa capacité à contrôler les rebelles islamistes syriens. Netanyahou n’est pas inquiet de la possible désintégration de la Syrie. Malgré l’opinion admise selon laquelle les Israéliens préfèrent un Assad stable et familier à la grande inconnue de la guérilla islamique, l’information nouvelle et sensationnelle que nous venons de recevoir souligne le contraire, à savoir que les Israéliens préfèrent la somalisation de la Syrie, son éclatement et l’élimination de son armée, car cela leur permettra de s’attaquer à l’Iran sans obstacle.

C’est ce qu’implique un dossier secret récemment divulgué par une personne(s) proche du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Il contient un enregistrement des conversations entre Bibi Netanyahou, Avigdor Lieberman et le président russe Vladimir Poutine lors de la visite récente de ce dernier en Israël. Les Israéliens ne semblent pas avoir de doutes sur son authenticité. Counterpunch a reçu le fichier d’origine, et voici les faits saillants de cette conversation (dans notre traduction de l’hébreu):

Netanyahou a demandé à Poutine de faciliter le départ de Bachar Al-Assad.

“Vous pouvez désigner son successeur, et nous ne nous y opposerons pas, a déclaré le Premier ministre israélien. “Mais Il y a une condition – le successeur doit rompre avec l’Iran“.

Poutine a répondu : “nous n’avons pas de candidat pour succéder à Bachar. Et vous ?”

“Non, nous n’en avons pas, a répondu M. Netanyahou, mais nous allons vous dire notre préférence bientôt.”

Apparemment, Israël peut influer sur les rebelles, dans la mesure où il suppute qu’ils choisiraient d’accepter un successeur acceptable pour Tel-Aviv. Cela signifie que la chaîne du commandement des rebelles va bien au-delà des chefs de troupe indisciplinés sur le terrain, au-delà du Qatar et l’Arabie saoudite, au-delà de Paris et Washington, et débouche tout droit sur Israël. Il est bien connu que les rebelles cherchent l’amitié avec Israël, mais personne ne pensait qu‘Israël était en mesure de les contrôler dans une telle mesure.

Il va de soi que Netanyahou avait reçu le feu vert de Washington pour faire une telle offre. Cela signifie que pour les États-Unis et Israël, cela ne dérange pas que la Syrie reste dans la sphère d’influence russe, à condition qu’elle coupe ses liens avec l’Iran. Et c’est cela qui indique qu’Israël est la force motrice derrière les rebelles, car autrement, un tel arrangement serait inacceptable pour les Américains.

Cependant, il est possible que l’offre de Netanyahou ait été une simple ruse pour découvrir les intentions russes. En tout cas, c’est ce qu’a pensé Poutine, et il a répondu dans la même veine :

“Nous ne devons rien à Assad,” a déclaré M. Poutine. “Avant la rébellion, il était un visiteur fréquent à Paris plutôt qu’à Moscou. Nous n’avons pas de programme secret en ce qui concerne la Syrie. J’ai demandé au président Obama quelles sont les intentions des États-Unis en Syrie ; pourquoi les Américains rejettent Assad. Est-ce à cause de son incapacité à se réconcilier avec Israël ? Ou à cause de ses liens avec l’Iran ? En raison de sa position sur le Liban ? Je n’ai reçu aucune réponse sérieuse. Notre motivation, a dit Obama, c’est la répression violente d’Assad contre le peuple syrien. Je lui ai répondu que la violence est causée par le Qatar et l’Arabie, par leurs interférences.”

On comprend que Poutine est perplexe : s’il lui a été offert de garder la Syrie dans la sphère russe, pourquoi les USA s’en prennent-ils au gouvernement syrien ? Peut-être, les États-Unis relayent-ils simplement les instructions d’Israël ? Et quelles sont les intentions d’Israël ?

L’objectif d’Israël est la somalisation de la Syrie, à la suite de la somalisation de l’Irak,” a déclaré M. Poutine, et Netanyahou n’a pas rejeté son interprétation.

Ces mots durs de Poutine répondent à la question des intentions américaines et israéliennes. Telle était la position de Yinon, stratège israélien et des néo-conservateurs : la somalisation de la région. Les dirigeants israéliens obéissent encore à leur stratégie à cout terme de déclencher la guerre civile en Syrie, en supprimant Assad, et en plongeant la Syrie dans un bourbier de groupes armés qui ne constitueraient pas un obstacle pour les avions israéliens cherchant à atteindre l’Iran. C’est un jeu risqué, comme il était risqué d’attaquer le Liban en 2006, mais Israël a un complexe militaire tellement puissant qu’il a besoin de prendre des risques, qui seraient inutiles autrement.

Le dossier de la conversation Poutine-Netanyahou contient deux importantes concessions russes envers Israël : Poutine a promis de rompre le contrat sur l’offre de systèmes S-300 de missiles anti-aériens à Damas (et il l’a fait) et d’arrêter les fuites d’informations de missiles utiles au Hezbollah.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a profité de la réunion pour se plaindre de la chaîne audacieuse RussiaToday :

“Le bureau israélien de RT se répand en propagande anti-israélienne. Ils ont diffusé des entretiens avec Hassan Nasrallah [probablement une référence à l'entrevue que celui-ci a accordée à Julian Assange]. Nous avons parlé à des journalistes RT privé, mais ils ne bougeront pas, arguant en cela des instructions de Moscou. Vladimir Vladimirovitch [Poutine], s’il vous plaît, penchez-vous sur la politique éditoriale de RT de sorte qu’elle devienne objective envers d’Israël…. “

Cette plainte s’inscrit bien dans la pratique israélienne de faire pression sur les médias étrangers. Récemment, l’ambassadeur israélien à Washington a tenté d’interférer avec CBS et de censurer Bob Simon au sujet de son reportage sur ​​les chrétiens palestiniens, causant beaucoup de ressentiment aux États-Unis. Les Israéliens ne peuvent toujours pas s’habituer à l’existence d’une presse relativement libre.

La principale conclusion des échanges qui ont fuité, c’est que les dirigeants israéliens continuent d’aimer vivre dangereusement. Alors que certains autres pays, notamment la Russie, sont à la recherche de la stabilité, les Israéliens aiment le jeu, et le jeu pour le pouvoir. Qui ne risque rien n’a rien, disent-ils. Ils sont prêts à accepter des risques à court terme pour des gains à long terme. Et l’élimination de l’armée syrienne est certainement un gain à long terme pour Israël.

Israel Shamir

Mercredi 1er août 2012

Israël Shamir est correspondant de CounterPunch à Moscou



5 Europe

1 Allemagne

Christophe Dreier : L’Allemagne participe aux préparatifs de Guerre !.

En coulisses le gouvernement allemand s’active depuis longtemps dans la guerre civile en Syrie…

… et dans les préparatifs d’une intervention militaire.

Berlin est un important centre pour l’ASL et le CNS soutenus par les occidentaux qui travaillent discrètement là bas à des plans pour renverser le président syrien Bashar al Assad. Les 70 états appartenant au groupe des « Amis de la Syrie » qui ont soutenu le soulèvement armé contre Assad ont un secrétariat à Berlin et s’y sont réunis là bas le mois dernier. Jusqu’à présent la plupart de ces activités ont eu lieu en secret. Publiquement Berlin joue le rôle de médiateur cherchant à obtenir le ralliement de la Russie et de la Chine pour soutenir une Résolution au CSONU. Néanmoins ce rôle semble terminé.

En début de semaine dernière, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Werterwelle, a dit au Süddeutsche Zeitung qu’un « virage » avait été amorcé concernant la politique à l’égard de la Syrie. Berlin ne cherche plus à considérer le conflit dans le cadre du CSONU mais en dehors avec les « Amis de la Syrie » même contre la volonté de la Russie et de la Chine. Un document produit par le ministre des affaires étrangères pour les partenaires européens de Berlin dit que le régime d’Assad ne pourra plus re contrôler toute la Syrie. Parce que les puissances occidentales ne peuvent pas intervenir avec le soutien du Conseil de Sécurité à cause du rejet par la Russie et la Chine de toute intervention militaire d’autres arrangements doivent être trouvés pour la reconstruction après la fin du régime déclare le document. Ceci est un appel à peine voilé à une intervention militaire par une « coalition des volontaires ».

Depuis le début du conflit en Syrie la Bundeswehr (forces armées allemandes ) a joué un rôle primordial dans la fournitures d’armes aux « rebelles » syriens. Une grande partie de ses armes ont été transportées par mer au port libanais de Tripoli et de là passées clandestinement en Syrie. La marine de guerre allemande est stationnée dans la région depuis 2006 dans le cadre de la mission de l’UNIFIL et est officiellement chargée de stopper tout transfert clandestin d’armes . Aucun transfert aux « rebelles » n’a été stoppé. Le 28 Juin le Bundestag( Parlement fédéral ) a prolongé le mandat de la mission de l’Allemagne citant la situation en Syrie.

De plus Berlin a fait fortement pression pour que l’UE adopte et intensifie régulièrement ses sanctions contre la Syrie. En Syrie l’embargo a provoqué une situation sociale catastrophique. En Mai l’inflation était de 33% et l’interdiction d’importation du pétrole syrien dans l’UE à lui seul a réduit les revenus de 3 milliards. En conséquence 65% des PME ont du fermer. Depuis fin Mai l’Allemagne fait partie du groupe des « amis de la Syrie » qui comprend des pays qui soutiennent l’ASL et oeuvrent au renversement d’Assad.

Le bureau de coordination du groupe qui maintient des contacts avec les « rebelles « syriens est basé à Berlin et dirigé par l’ancien chef des bureaux afghans du KreditanstaltfürWiederaufbau (KfW), Gunnar Wälzholz. Il est financé par le ministère des affaires étrangères à hauteur de 600 000 euros. En coopération avec le CNS, le groupe est supposé organiser la reconstruction de la Syrie après la chute d’Assad. Ce qui veut dire la privatisation des entreprises d’état et le développement d’une économie de marché.

Comme l’a rapporté l’hebdomadaire le Zeit depuis Janvier de cette année le ministère des affaires étrangères a également développé un projet secret le « Jour D’Après » organisé par la StiftungWissenschaftundPolitik (Foundation for Science and Politics, SWP) en coopération avec le United States Institute of Peace (USIP) à Berlin-Wilmersdorf.

Plus de 50 représentants de l’opposition syrienne ont été amenés pour travailler avec les deux institutions sur des plans pour la période post Assad. Parmi eux on trouve des ex généraux et des représentants de l’ASL de même que des Frères Musulmans et des nationalistes séculiers. Le SWP a été crée en 1962 et reçoit environ des dizaines de millions de $ chaque année de fonds fédéraux. En tant que plus grande institution en Europe il conseille le gouvernement fédéral allemand en matière de politique étrangère et de sécurité. Avec le « Jour d’Après » il est devenu un acteur clé en matière de politique étrangère concernant la Syrie. Selon le directeur du SWP, Volker Perthes, il a eu la chance de « créer une communauté d’expression sans se faire remarquer et sans pression ». En Août un document sera soumis faisant état des « réformes nécessaires » de la Constitution en Syrie, pour l’armée les agences de sécurité et l’économie.

Depuis des mois le SWP a publié des analyses appelant à une intervention militaire en Syrie et demandant la participation de l’Allemagne. Dans un article paru le 3 Juin le « Jour d’Après » chef Muriel Asseburgs a écrit que le temps des compromis pour la Syrie était terminé. I[« La violence en Syrie ne sera pas stoppée par des négociations mais seulement par la victoire ou l’épuisement d’un des deux protagonistes »]- a-t-elle écrit résumant la nouvelle position du gouvernement fédéral. En Mai le dirigeant du groupe de recherche pour la politique de sécurité de la Fondation, Markus Kaim, a publié un texte déclarant qu’une opération de l’OTAN contre la Syrie était probable et présentant 5 scénarios pour une frappe militaire. Sa première proposition armer et entraîner les rebelles de même que mener des actes de sabotage contre le régime d’Assad ont déjà été actés.

Une participation purement symbolique de l’Allemagne dans une intervention militaire ne serait pas suffisante selon Kaim. Le rôle de l’Allemagne dans la crise de l’Euro a « de nouveau soulevé « la question « de la volonté de l’Allemagne de diriger et imposer ses capacités en Europe mais aussi au-delà » écrit -il. « Décider actuellement de condamner les actions du gouvernement Assad contre l’opposition mais finalement les accepter discréditerait la politique étrangère allemande ».

Le soutien de Berlin à l’opposition armée syrienne et ses préparatifs pour la période post Assad montrent que ce point de vue est maintenant dominant au sein du gouvernement. L’Allemagne est prête à imposer ses intérêts économiques et stratégiques par les armes. Cela marque un changement significatif dans la politique de l’Allemagne au Moyen Orient. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale l’Allemagne a établi des relations économiques fortes non seulement avec Israël et d’autres états dominés par les US mais aussi avec d’autres pays de la région. En 2009 le Moyen Orient était le deuxième plus important importateur de produits allemands en dehors de l’Europe et après les Etats Unis.

Ces intérêts ont de plus en plus été mis à mal par les efforts des US pour dominer militairement la région par des interventions et des guerres. Berlin s’est opposé à la guerre d’Irak et au bombardement de la Libye. Des entreprises allemandes continuent de refuser l’embargo contre l’Iran soutenu par Berlin car les contrats iraniens sont trop lucratifs. Cependant cette position a atteint ses limites car Berlin n’est pas dans une position de se confronter aux US militairement. Cela s’est vu pour la Libye. L’année dernière la France les US et la Grande Bretagne ont mené une guerre contre le colonel libyen Muammar al Gadhafi pour imposer un changement de régime l’Allemagne et les états du BRICS se sont abstenus au CSONU et ont refusé de participer militairement. Mis à part ses propres intérêts économiques en Libye le gouvernement de Berlin avait aussi en tête la coopération économique et stratégique de l’Allemagne avec la Russie et la Chine. Alors que l’industrie allemande menait des affaires lucratives avec Kadhafi après la victoire des rebelles et l’installation d’un régime fantoche les intérêts allemands en Libye ont été sérieusement endommagés. En 2011 les exportations allemandes vers la Libye ont chuté de 67% et les importations de l’Allemagne en provenance de Libye de 36% comparé à l’année précédente.

Vu sous l’angle de l’impérialisme allemand ce scénario ne peut pas se reproduire. Par conséquent l’Allemagne participe activement aux préparations de guerre. En Syrie aussi l’Allemagne avait des intérêts économiques stratégiques. En 2009 l’Allemagne était le plus important client de la Syrie pour le pétrole et la Syrie est le huitième fournisseur de pétrole de l’Allemagne. Gardant un œil sur la Russie et la Chine - deux marchés clés pour les exportations et les sources de matières premières- l’Allemagne a partiellement dissimulé ses efforts pour soutenir l’opposition syrienne et déclaré officiellement qu’elle n’accepterait une intervention militaire que sous mandat de l’ONU. Cette dissimulation a aussi une autre raison : une opposition profondément enracinée dans la population allemande à la guerre. Selon un sondage récent 12% seulement des Allemands soutiendraient une intervention militaire en Syrie tandis que 13% sont pour un soutien militaire et financier à l’opposition. La grande majorité de la population rejette les deux scénarios.

Pour appliquer sa politique étrangère agressive l’impérialisme allemand doit combattre sur deux fronts : contre la Syrie et contre les classes laborieuses allemandes.

Christophe Dreier 01 août

World Socialist Web site : Germany participates in warpreparationsagainstSyria

Traduction Mireille Delamarre pour PNV

http://mai68.org/spip/spip.php?article4416



6 Les actions dans le monde

1 Russie

Xinhua :La Russie s'oppose au projet de résolution proposé par les pays arabes  

La Russie ne soutiendra pas le projet de résolution de l'ONU sur la Syrie proposé par plusieurs pays arabes, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères.
Le projet de résolution, soumis à l'Assemblée générale de l'ONU, était "partial et déséquilibré", a déclaré le ministère dans un communiqué publié sur son site Internet.
"Moscou pense que le document sous sa forme actuelle ne contribue pas à la stabilisation de la situation et n'aide pas à apaiser les violences en Syrie. Pour cette raison, la Russie ne le soutiendra pas", a déclaré le ministère.
La résolution ne fait que "mettre l'entière responsabilité" de la crise sur les autorités syriennes et ne mentionne pas les exigences de la communauté internationale envers l'opposition, selon le communiqué, qui a ajouté que cette approche allait encourager l'opposition à poursuivre le conflit armé.
Plusieurs pays arabes se sont tournés vers l'Assemblée générale de l'ONU pour obtenir l'approbation d'une résolution prônant une " transition politique" et l'établissement d'un "gouvernement démocratique" en Syrie, après que les membres du Conseil de sécurité ont échoué à atteindre à un consensus sur ce point.
Le projet de résolution appelle également à des sanctions contre Damas.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov, a vivement critiqué cette initiative, soulignant qu'il était " incorrect" de soulever ce point à l'Assemblée générale, car il incombe au Conseil de sécurité de traiter les problèmes de sanctions.
Contrairement aux décisions du Conseil de sécurité, les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas juridiquement contraignantes.
Le ministère des Affaires étrangères a réitéré sa position dans son communiqué de jeudi, déclarant que la Russie estimait qu'une telle résolution était une intrusion dans les prérogatives du Conseil de sécurité de l'ONU et était contraire aux dispositions de la Charte de l'ONU.
2 août (Xinhua) –

http://french.news.cn/monde/2012-08/03/c_131757457.htm



Venezuela

Venezuela soutient la position russo-chinoise qui est soucieuse de la souveraineté de la Syrie

02 Août 2012

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a affirmé le soutien de son pays aux positions de la Chine et de la Russie respectant la souveraineté de la Syrie.

"Si des problèmes existent en Syrie, il faut qu’ils soient réglés par les Syriens eux-mêmes via les moyens pacifiques", a souligné le président vénézuélien dans une conférence de presse rapportée par l’agence russe "Itar-Tass".

Il a aussi regretté la reconnaissance des gouvernements européens et les aides, en armes et en fonds, fournies par eux aux terroristes en Syrie, précisant que les pays élites de l’Europe sont toujours incapables de renoncer à leurs ambitions impérialistes.

http://sana.sy/fra/55/2012/08/02/434453.htm.



8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Albano Nunes : La Syrie est en guerre.

Article d'Albano Nunes, membre du secrétariat du Parti communiste portugais pour Avante !

La Syrie vit des moments dramatiques pour son peuple. Les combats touchent désormais les principales villes du pays, Damas tout d'abord puis Alep, la capitale économique de la Syrie. Par la frontière avec la Jordanie, entrent des dizaines de milliers de mercenaires(40 à 60 000 ces derniers jours, selon certaines sources) recrutés dans des pays comme la Libye et l'Afghanistan, nombre d'entre eux appartenant à des groupes terroristes.

 

Se poursuit et s'intensifie l'entrée d'armes dans le pays, notamment d'armes lourdes comme des dispositifs anti-chars et des lance-roquettes fournis par l'OTAN, via la Turquie et les monarchies dictatoriales du Conseil de Coopération du Golfe.Les groupes armés et financés à partir de l'étranger par une coalition de la terreur menée par les États-Unis, la France et l'Allemagne, opérant à partir de la Turquie et financés par le Qatar et l'Arabie saoudite, tentent de prendre des positions à la frontière pour faciliter l'entrée de nouveaux armements et de nouveaux hommes. Il est de plus en plus difficile de cacher la présence d'agents étrangers britanniques et français sur le terrain, et que les agents de la CIA entraînent et choisissent les hommes qui, à partir des camps d'entraînement en Turquie, sont infiltrés dans le pays. L'armée israélienne renforce ses positions et son action sur le plateau du Golan et fait peser une menace sur le gouvernement syrien. L'armée turque concentre d'énormes moyens militaires à la frontière avec la Syrie. Les « rebelles » exigent du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il donne le feu vert aux bombardements sur un peuple qu'ils prétendent défendre. La Russie et la Chine, dans une résistance notable aux pressions et se défendant de ce qu'ils savent être un projet qui touche à leur propre sécurité et à leurs propres intérêts, bloquent sur le terrain diplomatique la légitimation de la guerre d'agression directe.

 

L'attentat terroriste de la semaine dernière contre le siège de la sécurité nationale syrienne, qui a tué trois haut-responsables du gouvernement syrien, dont le ministre de la Défense, DaudRajha, nous indique bien jusqu'où est prêt à aller la prétendue Armée libre syrienneet les puissances impérialistes impliquées dans le projet de soumission de la Syrie. La version officielle des événements parie sur un attentat suicide, mais des récits circulent sur la possibilité d'une attaque aérienne de drones, les avions sans pilote nord-américains qui tuent des centaines de civils au Yémen et au Pakistan. Si cette version venait à se confirmer, nous serions face à une preuve éclairante du degré d'implication des États-Unis, ce qui est confirmé d'ailleurs par les actions de ces derniers jours, comme le blocage du signal satellite de la chaîne Al-Douniasyrienne ou le piratage du compte Twitterde cette même chaîne par la CIA.

 

La Syrie est en guerre, voilà la vérité. Une guerre montée sur le terrain pendant plus d'un an, programmée dans les couloirs du Pentagone des temps de l'administration Bush, financée depuis des années par une chaîne criminelle de financement et l'injection de millions de dollars qui a alimenté des mercenaires politiques, pantins de Washington et de l'OTAN, qui intègrent aujourd'hui le Conseil national syrien. Des gens qui défilent dans les réunions du Club Bilderberg, vivent confortablement à Paris (comme Kodami, une des figures de proue du CNS) ou à Coventry (comme Rami Abdel Rahman), le visage du sinistre Observatoire syrien des droits de l'Homme). Le pays qui pendant des décennies n'a pas connu de conflits ethniques ou communautaires ; le pays où chiites, sunnites, alaouites, druzes, kurdes et chrétiens coexistaient pacifiquement ; le pays où les religions musulmanes et chrétiennes coexistaient pacifiquement dans un des seuls États arabes laïcs du monde, ce pays, un des seuls éléments de stabilité dans la région troublée du Moyen-Orient, est entraîné par l'impérialisme dans une guerre dont les fondements reposent sur l'incitation à la violence communautaire, qui peut condamner le peuple syrien à des années, si ce n'est des décennies, de guerre et qui peut dégénérer en guerre régionale qui, au vu de l'internationalisation à laquelle elle est sujette, peut conduire à un conflit aux dimensions imprévues. 

Mais rien n'est jamais totalement écrit. L'opération Volcan de Damass'est conclue par une énorme défaite militaire des « rebelles » et l'armée syrienne reprend le contrôle de diverses régions du pays. C'est une lutte pour la souveraineté du peuple syrien, et aussi incroyable que cela puisse paraître, au vu de la violence des combats, pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde.

 Traduction MA

rhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Le soutien aux troupes rebelles contraire aux résolutions de l'Onu.

Le soutien apporté par des pays étrangers aux groupes armés antigouvernementaux en Syrie va à l'encontre des résolutions précédemment adoptées par l'Onu, a annoncé vendredi la porte-parole du département de l'Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
"Nous sommes obligés de constater une fois de plus que le soutien et le concours à l'opposition (syrienne) armée vont à l'encontre des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu relatives à la Syrie et du plan de Kofi Annan qui repose sur la résolution pacifique du conflit", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Selon le document, la diplomatie russe est préoccupée par le fait que les insurgés syriens reçoivent de l'étranger des systèmes antiaériens portables.
"Les vidéos mises en ligne démontrent entre les mains de qui tomberont ces armes", a-t-elle souligné en allusion à une vidéo montrant des rebelles exécutant des partisans du président Bachar el-Assad non armés.
"Quelqu'un doute-t-il que les auteurs de ces atrocités sont au-delà de la loi et de la moralité humaine?", a conclu Mme Zakharova.
Mercredi, les médias ont annoncé que la Turquie avait livré à l'Armée syrienne libre 20 systèmes antiaériens portables. Selon Moscou, l'Arabie saoudite et le Qatar seraient derrière ces livraisons.

 http://fr.rian.ru/world/20120803/195572575.html 



10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Yann Yéc'han  Pour BHL, on s’en serait douté: « une intervention en Syrie est inévitable » 

Yann Yéc'han : Nous connaissions sa position, mais une confirmation une fois de temps en temps pourra peut-être permettre d’en éveiller un peu certains….

Attention tout de même, je met l’article mais précise que la propagande est ici totale, en particulier du au fait qu’il s’agisse ici de BHL qui est considéré comme étant un philosophe, aussi crédible que le fait que Sophie Favier puisse être académicienne, sans critiquer spécifiquement Sophie Favier…

Jeudi 2 Août 2012

Et il y a mieux, encore plus lourd, jugez par vous-même, je cite: « Je pense que les Russes et les Chinois sont en train de changer de position, ils en donnent des signes multipliés. Ils sont en train de le faire non pas parce qu’ils sont en train de se convertir à la morale humaniste universelle, mais (sic…) parce qu’ils s’associent aux assassin ». Fallait oser la dire cette connerie là!
Interrogé par Europe 1, Bernard-Henri Lévy est revenu la situation en Syrie où la ville d’Alep est en proie à de violents combats depuis plusieurs jours. Bernard-Henri Lévy estime qu’une « intervention militaire est inévitable en Syrie ».
Alors que la France prend la tête de la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU, le philosophe appelle le pays à « mettre au pied du mur la Russe et la Chine qui s’opposent à une intervention en Syrie.
« Les russes ont intérêt à débloquer ce verrou et la France peuvent les aider e tenant un discours de fermeté et en leur faisant savoir que, quoique qu’il arrive, une intervention militaire est inévitable.
Pas de la même forme que la Libye, que les pays voisins, la Turquie, certains pays arabes, mais on ne peut plus laisser faire ce massacre au quotidien. Voila ce qui doit être dit aux Russes avec eux ou sans eux », a-t-il commenté.
BHL se montre toutefois confiant pour faire changer les Russes et les Chinois d’avis. « Je pense que les Russes et les Chinois sont en train de changer de position, ils en donnent des signes multipliés.
Ils sont en train de le faire non pas parce qu’ils sont en train de se convertir à la morale humaniste universelle, mais parce qu’ils se rendre compte que pour sauver une base navale en Syrie, ils sont en train de perdre toute leur position dans le monde arabe en général, parce qu’ils s’associent aux assassin », a estimé la philosophe.

Yann Yéc'han

Jeudi 2 Août 2012

 http://www.sanfinna.com/?p=170691


GhalebKandil : Assad en 2012 comme Nasser en 1956

Même pour ceux qui refusent de le reconnaitre, la crise syrienne a pris la dimension d’une lutte entre la Syrie, en tant que nation, Etat, peuple et armée, d’un côté, et l’alliance impérialiste et coloniale, conduite par les Etats-Unis, de l’autre. L’enjeu est donc l’indépendance de la Syrie, sa souveraineté, l’intégrité de son territoire et la dignité de son peuple, qui se défend face aux projets hégémoniques qui servent, en fin de compte, les intérêts d’Israël. Il est normal, dans un tel contexte, que l’écrasante majorité de la population soit attachée à son indépendance et opte pour la résistance afin de protéger son Etat. Les oppositions de l’intérieur et de l’extérieur ont refusé le dialogue et oublié les réformes, qui ne font plus partie de leurs slogans ou revendications. Alors que l’Etat, lui, conscient de ses responsabilités dans la sauvegarde de l’indépendance et de l’intégrité du pays, réaffirme jusqu’au bout son attachement au dialogue et propose un programme de réformes avec un calendrier.

La cause syrienne aujourd’hui est celle de la liberté et de l’indépendance d’une nation, face à une guerre sans merci dirigée par les Etats-Unis à partir du territoire turc, et financée par les pétromonarchies du Golfe, qui se trouvent à l’opposé de la démocratie. Et pour alimenter cette guerre, cette alliance coloniale n’hésite pas à mobiliser des jihadistes (un euphémisme pour dire terroristes) du monde entier, de l’aveu même de l’Agence France presse, qu’on ne peut pas accuser de complaisance ou de sympathie pour le pouvoir syrien. Des centaines d’entre eux ont d’ailleurs été tués lors de l’épuration de Damas, dans le quartier de Midane, où les combattants étaient dans leur grande majorité des étrangers. Les autres ont été acheminés de la campagne de Damas et de Homs. C’est le même schéma qui se reproduit à Alep, la deuxième ville du pays, dans le Nord.

L’opinion publique syrienne connait bien ces réalités. Selon des études fiables, dans le pire des cas, la population syrienne peut être divisée en trois blocs inégaux: près de 50% appuient l’Etat et son armée et gardent confiance dans les capacités du président Bachar al-Assad à mener les réformes; 35% sont des partisans des réformes mais sont très critiques à l’égard du pouvoir actuel, notamment la corruption. Ils sont franchement hostiles à toute intervention étrangère et restent attachés à l’indépendance et à l’unité du pays. Le reste, soit 15%, soutiennent les différentes factions de l’opposition, dont les Frères musulmans. Un mouvement qui est arrivé au pouvoir en Egypte et ailleurs et qui a affiché d’emblée sa volonté de «travailler» avec les Etats-Unis. La dernière déception, pour ceux qui croyaient en lui, est venue du refus du président égyptien Mohammad Morsi de lever le blocus imposé à la Bande de Gaza, après avoir reçu le Premier ministre limogé du Hamas (la Branche palestinienne des Frères musulmans), Ismail Haniyya. Le prétexte avancé par Morsi est que Le Caire est lié par des engagements internationaux de nature sécuritaire.

L’Etat syrien jouit donc du soutien des deux tiers de la population. C’est cela, et uniquement cela, qui explique les raisons pour lesquelles le régime résiste depuis 17 mois à une véritable guerre mondiale menée contre lui. Pour tous ces facteurs, il ne fait aucun doute que quelques milliers de miliciens, financés par le Golfe, entrainés par la Turquie et organisés par la CIA, n’ont aucune chance de tenir face à l’armée nationale syrienne dans la ville d’Alep. Les équations internes et externes donnent la victoire à l’Etat, qui parviendra à écraser les hordes jihadistes internationales et à nettoyer les repères des insurgés.

La bataille sera rude, difficile, peut-être longue, au vu des moyens colossaux déployés par les Etats-Unis et leurs auxiliaires régionaux et internationaux. Mais en plus de la solidité de son armée et de ses institutions, la Syrie peut compter sur la fermeté de Moscou et de Pékin, qui n’accorderont aucune légitimité à une quelconque action étrangère. Mais surtout, la Syrie dispose d’une supériorité morale dans son combat. La bataille que livre Bachar al-Assad en 2012 ressemble en plusieurs points à celle menée et gagnée par Gamal Abdel Nasser, en 1956, contre les puissances coloniales déclinantes de l’époque, la France et la Grande-Bretagne

GhalebKandil

Lundi 30 juillet 2012 Lundi 30 juillet 2012

 

Source : New Orient News
http://www.neworientnews.com/...

 

 



11 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Thierry Meyssan : L’Occident et l’apologie du terrorisme.

  Cette nouvelle chronique de Thierry Meyssan est consacrée à l’analyse et au commentaire d’une déclaration officielle ou d’un document d’actualité. Toujours attentif aux silences autant qu’aux paroles, il observe cette semaine le renversement doctrinal des Occidentaux face au terrorisme.

 

Obsèques nationales des généraux victimes de l’attentat terroriste du 18 juillet 2012

Le Conseil de sécurité s’est réuni peu après l’attentat du 18 juillet qui a décapité le commandement des forces de sécurité syriennes. Certes, les deux séances qui ont suivi portaient sur les propositions de résolution des Occidentaux et de la Russie. Néanmoins, il revenait au Conseil de condamner le principe de l’action terroriste, comme il fait toujours en pareille circonstance. L’usage est d’adopter unanimement une déclaration et de la faire lire par le président en exercice du Conseil, en l’occurrence le Colombien Nestor Osorio. La courtoisie veut que l’on présente ses condoléances à l’État-membre qui vient d’être frappé.

 

Pourtant le Conseil est resté silencieux. Les Occidentaux ont refusé d’appliquer à la Syrie un des principes de base des relations internationales : la condamnation du terrorisme.

 

Pis, dans leurs déclarations respectives, les dirigeants allemands, britanniques, états-uniens et français ont condamné les victimes, les ont rendues responsables de la violence dont elles ont été l’objet, et ont réaffirmé leur soutien à ceux qui ont perpétré l’attentat. Et encore : les médias occidentaux se sont appliqués à salir la mémoire des victimes, comme si leur mort ne suffisait pas à étancher leur soif de sang syrien.

Personne ne doute que le terrorisme en Syrie soit commandité par l’OTANet le CCG, mais jusqu’à présent cela se faisait en toute hypocrisie. Ne pouvant bombarder et raser le pays du fait du double veto russe et chinois, les Occidentaux et leurs partenaires arabes faisaient saigner le pays en attendant de le faire attaquer par des mercenaires. Il y eu certes l’épisode du 12 février : l’appel au jihad d’Ayman al-Zawahiri.

Tout d’un coup, l’OTAN, le CCG et al-Qaida poursuivaient le même objectif. Cependant, faisait-on remarquer à Bruxelles, les déclarations du cheikh égyptien n’engagent que lui, elles ne valent pas d’être commentées, et l’OTAN ne va pas réviser ses positions en fonction de ces fatwas. Ce raisonnement n’était pas convaincant, car il éludait la question des objectifs communs aux champions autoproclamés de la démocratie d’une part et de l’islamisme d’autre part, mais les apparences étaient sauves. Cette fois, c’est différent. Les Occidentaux assument leurs liens avec les terroristes.

Le tournant s’est opéré lors de la 3e conférence des « Amis » du peuple syrien à Paris, le 6 juillet. Le président François Hollande avait accordé une place d’honneur à des individus que l’on payait jusque-là en secret en prenant soin de nier les connaître. Il avait élevé des criminels de guerre au rang de héros sans susciter la nausée de ses partenaires étrangers.

Sans attendre qu’al-Qaida soit invité à une prochaine conférence des « Amis » du peuple syrien, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, s’est étonné de ce comportement : « Il signifie que [les Occidentaux]continueront à soutenir ce genre d’attaques terroristes jusqu’à ce que le Conseil de sécurité remplisse [leurs]exigences. C’est une position terrifiante.  » Et de poursuivre « Nous ne savons pas comment nous devons le prendre. »

 

En effet, au delà de la question morale, que signifie ce revirement doctrinal ? Durant une décennie, les Occidentaux se présentaient comme les champions de la « guerre au terrorisme », aujourd’hui, ils revendiquent leur soutien à des terroristes.

De nombreux auteurs, y compris des stratèges US comme ZbignewBrzezinski, ont souligné que la notion de « guerre au terrorisme » est un concept absurde. On peut mener une guerre contre des terroristes, pas contre leur stratégie. Quoi qu’il en soit, ce slogan marketing avait le double avantage de placer certains États du côté du Bien et de justifier leur « guerre sans fin » contre tous les autres.

Le terrorisme est une méthode de combat asymétrique que l’on utilise toujours par défaut. Elle permet d’affaiblir un adversaire, mais elle est insuffisante pour obtenir la victoire militaire et conduit toujours à une défaite politique. Elle prive pour un long moment celui qui en fait usage de la perspective d’exercer le pouvoir. Le terrorisme est une méthode immorale qui ne s’emploie donc que lorsque l’on est en position de faiblesse, non pour gagner un avantage, mais pour gagner du temps, en attendant d’être en mesure de livrer un combat conventionnel.

 

D’où le trouble de Sergey Lavrov. Les Occidentaux sont-ils en train de reconnaître à la fois leur immoralité et leur impuissance ? Que cache leur comportement ? Ou se pourrait-il que leur décadence soit beaucoup plus avancée que nous n’osions le concevoir 

Chacun a bien compris que la crise syrienne n’est pas, ou n’est plus, une confrontation interne, mais la résultante d’un réajustement des rapports de force mondiaux.

Washington tente de poursuivre le remodelage du Moyen-Orient élargi et de changer l’équation militaire régionale. Moscou conteste son autorité et tente d’instaurer un Nouvel ordre international, basé sur le droit et le multilatéralisme. La Syrie est la zone d’achoppement entre les nouveaux blocs.

 

La géophysique nous a appris que la tectonique des plaques provoque les tremblements de terre. La géopolitique a les siens. Les publicitaires de la soi disante Armée « syrienne » libre ont eu tort d’évoquer cette image. Les deux blocs se sont heurtés en Syrie, mais c’est la plaque occidentale qui a commencé à glisser sous la plaque eurasiatiaque et à disparaître, et non l’inverse.

Sergey Lavrov considère Washington comme un malade en fin de vie. Sachant que « les empires ne meurent pas dans leur lit », il tente de calmer « l’empire américain » pour lui éviter un accès de folie, tout en le conduisant gentiment au cimetière où il reposera. Il observe le patient avec prudence.

L’apologie du terrorisme est-il le symptôme d’un début de crise de démence, ou d’une anémie irréversible ?

Thierry Meyssan

Source 
Tichreen (Syrie)

Les emphases sont d'IN

 

http://www.internationalnews.fr/article-l-occident-et-l-apologie-du-terrorisme-par-thierry-meyssan-108725844.html

1ER AOÛT 2012



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


03/08/2012

n°60 18-07au 01-08-22-21



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deSyrie

    n°60                              18-07au 01-08-22-21

                                    C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Tiré a part

Même s’il est encore trop tôt pour enterrer le régime syrien, il n’en demeure pas moins qu’en coulisses, les Occidentaux intensifient les manœuvres pour préparer l’après-Al Assad. But prioritaire de la mission : éviter à la Syrie de sombrer dans l’anarchie ou de se retrouver dans un désert institutionnel.

En Europe comme aux Etats-Unis, on ne veut en aucun cas avoir affaire à un remake de ce qui s’est produit en Irak ou en Libye après la chute de Saddam Hussein et de Mouammar El Gueddafi. Pour limiter les règlements de comptes anti-alaouites, dont seraient victimes les membres de la minorité qui soutient le clan Al Assad, le groupe des amis de la Syrie aurait ainsi commencé à prendre contact avec les instances religieuses sunnites en Egypte pour qu’elles incitent les cadres sunnites de la rébellion à «une attitude responsable». Pour pallier le vide politique et sécuritaire, Washington et Londres semblent privilégier la création d’une sorte de conseil suprême des forces armées, regroupant les généraux déserteurs et ceux qui sont toujours en service.

Cette structure aurait à gérer une période transitoire à l’issue de laquelle seraient organisées des élections et rédiger un projet de Constitution. Cette option s’inspire des travaux sur la transition du médiateur international, Kofi Annan, et des recommandations adoptées par l’ensemble de l’opposition lors de sa dernière réunion au Caire, début juillet. A ce propos, l’on considère que le général ManafTlass, haut gradé de la Garde républicaine, qui a quitté Damas pour la France il y a trois semaines, pourrait jouer un rôle central. Les Occidentaux misent beaucoup sur lui pour travailler à la mise en place d’un «commandement militaire renforcé» de l’Armée syrienne libre (ASL), pour y intégrer les autres généraux qui, comme lui, ont récemment fait défection.

Les Américains et les Britanniques pensent que les bonnes relations de ManafTlass avec les généraux syriens peuvent permettre à l’armée de garantir la stabilité et la sécurité pendant une phase de transition. Pour éviter tout flottement après le départ de Bachar Al Assad et de son clan, les Français travaillent sur une seconde option. Ils préféreraient voir d’abord l’opposition et l’ASL former rapidement un gouvernement de transition dans lequel seraient inclus le Conseil national syrien. Les Français sont rejoints dans leur desideratum par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Pas plus loin que dimanche dernier, le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad Ben Jassam Al Thani, a appelé l’opposition et l’ASL à mettre en place un gouvernement de transition. Pour le moment, personne ne sait laquelle des deux options sera retenue.

La CIA aveugle en Syrie

Davantage préoccupés par les questions de sécurité, les Américains ne tiennent cependant pas à donner trop de place aux islamistes. Sur le terrain, les groupes intégristes ou même djihadistes s’affranchissent de plus en plus de la tutelle de l’ASL, alors que des accrochages meurtriers sont signalés entre leaders de ces deux mouvances rivales. Cette situation inquiète les Américains d’autant que des lacunes dans la collecte de renseignements en Syrie entravent les efforts de Washington visant à accélérer la chute du régime de Bachar Al Assad et à conclure des alliances avec l’opposition sur le terrain. Selon le Washington Post, qui a interrogé des responsables de services des renseignements américains et étrangers, la CIA n’est pas parvenue à établir une présence en Syrie, à l’inverse de ce qu’elle était arrivée à faire lors des révolutions en Egypte et en Libye.

Les services des renseignements américains doivent se contenter «d’intercepter des communications et d’observer le conflit à distance», ajoute le journal. Depuis la fermeture de l’ambassade des Etats-Unis à Damas en début d’année, la CIA ne dispose que d’une poignée d’agents aux frontières syriennes. Elle dépend largement de ses homologues en Jordanie et en Turquie pour récolter des renseignements à l’intérieur de la Syrie, rapporte le journal. Ces lacunes empêchent l’administration Obama de s’y retrouver dans une crise qui présente le risque de voir des mouvements islamistes ou des sympathisants d’Al Qaîda prendre le pouvoir à Damas.

Source :

Revue de presse (El Watan – 25/7/12)

http://www.elwatan.com//international/comment-les-occidentaux-preparent-l-apres-al-assad-25-07-2012-179558_112.php

 


David Edwards : Massacre de Houla, mise à jour : le rapport des Nations Unies

Lors  de 2 alertes le 31 mai et le 13 juin, nous avons expliqué comment le système des médias institutionnels avait instantanément rendus responsables du massacre de 108 personnes, dont 49 enfants à Houla le 25 mai non pas simplement le gouvernement syrien, mais son leader Bachar el Assad. De nombreux dessins d’humoristes ont dépeint Assad couvert de sang ou baignant dans le sang. A peine 2 jours après le massacre, la couverturede l’édition du dimanche de l’Independent voulait savoir comment ses lecteurs allaient réagir : « Il doit y avoir bien sûr,  un cessez le feu, que le régime brutal d’Assad ignore purement et simplement. Et la communauté internationale ? Elle fait semblant de ne rien voir. Feriez-vous la même chose ? Ou bien le destin épouvantable de ces enfants innocents vous met-il très très en colère ? » (Independent, dimanche 27 mai 2012)

 

Ce que les lecteurs étaient supposés faire, à part y voir, n’était pas très clair. Après tout, l’un des grands triomphes de la politique moderne est la presque totale étanchéisation  de la politique étrangère des USA-Royaume-Uni contre les pressions démocratiques. Dans l’article, David Randall (ci-contre) écrit ces phrases amères : « Il est le Président, elle est la Première Dame ; ce sont des enfants morts. Il gouverne, mais ne protège pas ; elle fait du shopping, et s’en fiche… et on se prend à espérer que ceux du Conseil de sécurité des Nations Unies, lors de leur prochaine réunion, regarderont dans les yeux fixes de ces enfants morts et se souviendront des mots creux de l’épouse d’Assad lorsqu’elle a geint qu’elle réconfortait les familles des victimes de son pays.»

 

C’était de ce niveau en matière de commentaire politique et de couverture médias, qui mélangent la politique et les médias. Houla n’a pas été rapporté seulement comme un horrible événement de plus dans les actualités internationales. Il a été vendu au public britannique comme un moment charnière historique où « on doit faire quelque chose », sur la base d’une comparaison avec le massacre contesté de Racak, et celui hypothétique de Benghazi, utilisés respectivement pour justifier les attaques de l’Occident sur la Serbie en 1999, et sur la Libye en 2011.

 

Les politiciens anglais et américains désespéraient clairement d’utiliser Houla pour alimenter l’agenda de leur renversement de régime. Recyclant les tactiques grossières de l’ère Bush-Blair, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères William Hague répétèrent inlassablement leurs satanés jugements : les faits ne comptent pas, la propagande emporte tout sur son passage. Aucune retenue.  Les médias, comme à leur habitude, furent heureux d’être de la fête. Si l’alliance Royaume-Uni USA devait l’emporter dans la justification d’un changement de régime imposé de l’extérieur, alors le gouvernement Assad devait absolument être déclaré responsable – de façon certaine, de façon isolée, et de façon impardonnable. Et c’est effectivement le message qu’ont colporté les médias.

 

Cependant, comme nous l’avons expliqué dans notre bulletin d’alerte du 13 juin, des fissures sont apparues très vite. Ils’est avéré que des femmes et des enfants n’avaient PAS eu leurs gorges tranchées, comme cela avait été universellement rapporté.  De plus, le rédacteur en chef de BBC world News Jon Williams (ci-contre) a commenté : «  A Houla, et maintenant à Koubeir, on a pointé du doigt les shabiyas, la milice pro-gouvernementale. Mais si on met de côté le nombre tragique de morts, les faits sont très ténus : qui a ordonné les tueries, ou pourquoi… ce n’est pas clair. » Mes ces commentaires, et une poignée d’autres –ainsi que les sources à leur origine – furent maintenus  à la marge et ne firent jamais l’enjeu de discussions entre médias. De façon inexplicable, leurs implications vis à vis des déclarations des medias faites auparavant restèrent lettre morte, sans examen ni discussion.

 

L’ONU « incapable à cette heure, de déterminer l’identité des responsables »

 

La semaine dernière, le 27 juin, une commission d’enquête de l’ONU a publié son rapport sur le massacre. Lorsqu’il s’est agi de prendre en considération ceux qui étaient responsables, l’ONU désigna les 3 possibilités les plus plausibles : « Premièrement, que les auteurs aient été des Shabiyas, ou une autre milice locale des villages environnants, ayant peut-être opéré avec les forces de sécurité du gouvernement syrien, ou avec leur accord, deuxièmement, que les auteurs aient été des forces anti-gouvernementales cherchant l’escalade tout en punissant ceux qui ne les soutiennent pas ou qui s’opposent activement à la rébellion, ou troisièmement, des groupes armés à l’affiliation inconnue.» La conclusion du rapport : « En fonction des preuves disponibles, la CoI (Commission d’Enquête / Commission of Inquiry) n’a pu exclure aucune de ces possibilités. »

 

L’ONU a résumé de la sorte : 

« A cette heure, la CoI est incapable de déterminer l’identité des auteurs de ce crime, néanmoins, la CoI considère que des forces loyales au gouvernement ont pu se rendre responsables d’un grand nombre des morts. L’enquête continue jusqu’à la fin du mandat de la CoI. » Une conclusion remarquablement prudente, compte tenu du fait qu’elle fut produite face à une pression politique et médiatique occidentales (sans aucun doute en coulisses aussi) pour accuser le gouvernement syrien.

Et comment réagirent les médias à ce rapport d’experts en contradiction flagrante avec le consensus ambiant sur Houla ? Un média honnête aurait mis les doutes de l’ONU à la une, alertant ses lecteurs sur le manque de fondements de ses allégations antérieures, et sur son erreur éditoriale. Au lieu de cela, le moteur de recherche sur bases de données LexisNexis ne trouve (5 juillet) que 6 articles mentionnant le rapport de l’ONU dans des journaux nationaux et sur leurs sites, dont 5 seulement mentionnent Houla. Une couverture étonnamment basse compte tenu de l’attention massive des médias qui l’avait précédée. LexisNexis trouve 1017 publications et articles en ligne mentionnant Houla dans tous les journaux depuis le massacre du 25 mai.

The Independent, qui, comme évoqué, s’était empressé de prendre la tête du battage sur Houla, décrit ainsi les conclusions de l’ONU : « Des hommes armés  ont investi hier le quartier général d’une TV syrienne pro-gouvernement, tuant 7 employés, kidnappant les autres et démolissant des bâtiments. Le gouvernement a décrit les assassinats comme un « massacre », au moment même où l’ONU accusait les forces gouvernementales du massacre de Houla. » S’il s’agissait d’une grosse erreur d’interprétation des conclusions de l’ONU, celle-ci en devenait absurde en cliquant vers un lien qui propose d’en savoir plus, et qui redirige les lecteurs vers le texte de Patrick Cockburn (ci-contre) : « Le rapport de l’ONU sur le massacre de Houla le mois dernier, près de la ville de Homs au nord du pays, ne nomme pas ceux qui sont responsables, disant seulement que des forces loyales envers le gouvernement « sont susceptibles d’être responsables » d’un grand nombre de morts. Il ne nomme pas les milices alaouites –les Shabiyas- comme responsables, ainsi que cela a été largement rapporté, mais il dit que c’était très facile pour elles de s’y rendre. » C’est bien cela qui était l’information nouvelle: le rapport de l’Onu avait fortement contredit la certitude « largement diffusée », mais fausse. 

Dans une veine similaire, un article du Guardian s’intitulait « des loyalistes au gouvernement syrien « sans doute responsables du massacre » –rapport de l’ONU ». Une accroche séparée de la une du Guardian annonce : « Les forces d’Assad sans doute responsables d’un grand nombre de morts à Houla – ONU ». 

De façon contrastée, et avec plus de précision, Alex Thompson (ci-contre) de Channel4 a tweeté :  « rapport sur la Syrie de l’ONU : le massacre de 108 personnes à al-Houla peut avoir été perpétré aussi bien par des milices pro-Assad que des anti-Assad. Nous avons écrit à Thompson : Intéressant, le Guardian rapporte l’info de cette manière : ‘« des loyalistes du gouvernement syrien « sans doute responsables du massacre » –rapport de l’ONU ».Thompson a répondu : "vrai, mais l’ONU dit de façon identique que des milices anti-gouvernementales ont pu le faire. Et je parle en tant que personnalité interrogée par l’ONU à ce sujet. »

 

L’ex journaliste du Guardian et de l’Observer, Jonathan Cook, nous a adressé cet email : « Oui, en fait, la une du Guardian affirmant que des loyalistes du gouvernement syrien « sont sans doute responsables » du massacre de Houla, est simplement grotesque. Le récit déjà vendu par le Guardian (et tous les autres) est qu’ils « étaient » responsables. Donc il devrait être particulièrement évident aux yeux des rédacteurs en chef que la seule information  de ce rapport de l’ONU est que les loyalistes peuvent très bien ne pas être responsables. Jonathan » (email à Medialens, 27 juin 2012)

 

A peine trois jours après que le rapport de l’ONU ait été publié, Martin Chulov a écrit dans The Guardian : « Une famille originaire de Houla, où un massacre fin mai a été largement attribué à des soutiens du régime, a trouvé refuge dans le village syrien de Qatma, près de la frontière turque. » Dans l’article, qui se concentrait exclusivement sur les perspectives de l’opposition syrienne armée, Chulov n’a pas mentionné le rapport de l’ONU, ou le fait qu’il avait mis en cause les allégations largement répandues. Au lieu de cela, il conclut : « Là où l’ONU et la Communauté internationale peuvent avoir été considérées comme pondérées dans les Balkans, elles sont vues sous un jour bien plus sombre par l’opposition syrienne –incapables d’agir. « Leurs discussions à Genève sont insensées », a déclaré Idris (un exilé syrien). « Cela ne va rien changer. » Considérées « pondérées » par qui ? Sans doute pas l’opposition syrienne. Et sans doute pas ceux d’entre nous qui furent émus par la propagande mensongère utilisée pour justifier la guerre de l’OTAN contre l’opposition serbe en 1999. Chulov pensait, bien évidemment, aux gens bien pensants. Le commentaire rappelait la réponse antérieure de Chulov via twitter : « Cela a pris beaucoup de temps  pour mobiliser le soutien à une réponse en Bosnie et au Kosovo. En Syrie, ce sera encore plus difficile. »

 

Même The Times a fait mieux que The Guardian :

« Les signataires [du rapport de l’ONU] disent qu’ils ont été incapables de déterminer qui avait organisé et perpétré un massacre de plus de 100 personnes à Houla le mois dernier, mais ils ont ajouté que des forces loyalistes pourraient être responsables de beaucoup des assassinats. (Janine di Giovanni,  « Assad et les rebelles pensent qu’ils ont plus à gagner par la violence, selon un assistant de l’ONU », The Times, 28 juin 2012

 

Le site de la BBC a d’abord commenté « les enquêteurs de l’ONU et l’auteure du rapport Karen Abuzayd (ci-contre) ont raconté à la BBC que « ces actes sont susceptibles d’avoir été commis par trois groupes différents. Elle a dit que "les forces gouvernementales étaient responsables du pilonnage d’artillerie initial, au cours duquel quelques personnes ont perdu la vie. Mais ce qu’elle a appelé ensuite le « massacre » dans les maisons de la population, a été perpétré soit par des miliciens des villages alaouites, connus sous le nom de Shabiyas, soit par des groupes armés de l’opposition. » Comme le site « News Sniffer » l’a noté et archivé, ces mots ont été rapidement nettoyés. Des commentaires similaires ont été rétablis plus tard.

 

La réponse des médias sur le rapport de l’ONU à propos de Houla est un exemple patent de la façon dont le système institutionnel a évolué pour diffuser et favoriser les déclarations de propagande gouvernementale à la demande. Comme toujours, les preuves a contrario, même en provenance de sources respectées, doivent se battre pour parvenir à percer contre ces babillages de caniveau.

 

On pourrait penser que le souci principal des rédacteurs en chef et des journalistes serait de proposer aux consommateurs de médias  des informations compréhensibles et précises, à tout le moins en corrigeant des erreurs antérieures aux conséquences graves. Mais pas un seul éditorial ou commentaire examinant les implications du rapport de l’ONU sur Houla n’a cherché à le faire. La plupart des lecteurs continueront de croire que des femmes et des enfants ont eu la gorge tranchée, de façon certaine sur ordre du gouvernement syrien. D’autres seront simplement perplexes devant un tel consensus accablant ponctué de contradictions bizarres, crédibles en apparence, mais inexplorée

.

SUGGESTION D’ACTION 

Le but de Medialens est de promouvoir la raison, la compassion et le respect envers les autres. Si vous décidez d’écrire à des journalistes, nous vous demandons avec détermination de garder un ton poli, non agressif,  et sans user de grossièretés.

Vous pouvez écrire à

John Mullin, rédacteur en chef de the Independent on Sunday

Email: j.mullin@independent.co.uk

David Randall pour the Independent

Email: d.randall@independent.co.uk

Martin Chulovpour the Guardian

Via Twitter: @martinchulov

Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian

Email: alan.rusbridger@guardian.co.uk

Via twitter: @arusbridger

Email: steve.herrmann@bbc.co.uk 

Steve Herrmann, rédacteur en chef de BBC News online

En lien avec cet article:

 

Par David Edwards, Medialens, 5 juillet 2012

Traduction et photos ajoutées par Corto

The Independent,  mai 2012

 


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

ARMADA : une mise en scène coloniale de l'Empire.
Les USA tout à la fois "docteurs, ingénieurs x/mines et experts comptables" en colonialisme et impérialisme en compagnie de "leurs compères occidentaux" de leur gendarme au moyen-orient, Israël et des kounichettes arabes l'Arabie Saoudite, le Quatar, le Koweit et la Jordanie entre autres nous rejouent le énième complot du siècle écoulé de l'Afrique de Lumumba à l'Amérique du sud  du Chilien Salvador Allende, en passant par le Cuba de Fidel Castro et la Bolivie du Che jusqu'au Viet Nam du général Giap et de Ho Chi Minh...
Seulement à cette époque les journalistes faisaient réellement leur travail et il n'était pas possible de présenter ces guerres d'agressions impérialistes comme des oeuvres humanitaires. Leurs reportages attestant de la réalité de l'agression coloniale et de ses dégats sur les populations locales faisaient apparaître une vérité crue qui retombait sur la tête des envahisseurs étrangers et de leur oeuvre de mort...
Aujourd'hui l'ensemble des médiats de la communauté internationale (pays qui se résument d'ailleurs au club des agresseurs occidentaux + Israël "le pays de l'Apartheid"...) participe aux mises en scène sur place et à la stratégie de désinformation des masses de leur propre pays, allant jusqu'à présenter l'Etat agressé et son président comme le criminel ...

Espérons que les récents "grossiers remake" en Afghanistan, Irak, Côte d'Ivoire, Libye, Mali ont éclairé un peu plus les masses mondiales et surtout convaincu Chine et Russie de demeurer fermes... Fermes et déterminés à entraîner les autres pays du sud dans un front du refus des guerres d'agressions coloniales...
ARMADA le 26 juillet 2012


Algerienetwork : Plusieurs milliers de mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie.  

Le vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu a révélé que la CIA a recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie.
Esinoglu assure que le peuple turc s’oppose à la présence des citoyens turcs dans les régions syriennes en crise, et aux massacres perpétrés contre les Syriens innocents, « pour les beaux yeux des Etats-Unis », selon ses termes.
Il met en cause la société sécuritaire américaine "Blackwater" la soupçonnant d'être derrière contre ces tueries, signalant qu’elle verse de grosses sommes d’argent à ses mercenaires pour le faire.
« La guerre déclarée, par la Turquie, contre la Syrie, est dirigée par Washington et Tel-Aviv, qui ont transformé pratiquement l’armée turque, en une armée de mercenaires, qui lutte pour l’argent, tout comme "Blackwater" » a-t-il martelé.
Le vice-président du Parti travailliste turc a accusé le gouvernement d’Erdogan d’être le premier gouvernement turc à exécuter les ordres de l’Occident, et d’appeler à son éviction pour éviter une guerre régionale.

29/07/2012

 http://algerienetwork.com/info/index.php/dossier/syrie/12309-6000-mercenaires-recrutes-par-la-cia-terrorisent-la-syrie.html


Le plus important journal autrichien joue avec Photoshop
Dans l’édition du Kronen Zeitung (aussi connue sous le nom de Krone) du 28 Juillet 2012, le plus important quotidien autrichien qui touche près de 43% de tous les lecteurs de journaux du pays, on pouvait y voir une photo de la ville d’Alep complétement détruite avec un couple et son enfantfuyant les combats.

Pour titre : “Les chars d’Assad roulent à travers les rues vers la Mère de toutes les batailles.”
Cependant, cette photo est un montage comportant des images d’une photographie de l’Agence EPA.
LIENA OUVRIR STP MARC

http://www.epa.eu/webgate/preview.php?UURL=47a1bf01a9dd77982f8ffad39595fefb&IMGID=50441600



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2.Algerienetwork : Plusieurs milliers de mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie.  

 vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu a révélé que la CIA a recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie.
Esinoglu assure que le peuple turc s’oppose à la présence des citoyens turcs dans les régions syriennes en crise, et aux massacres perpétrés contre les Syriens innocents, « pour les beaux yeux des Etats-Unis », selon ses termes.
Il met en cause la société sécuritaire américaine "Blackwater" la soupçonnant d'être derrière contre ces tueries, signalant qu’elle verse de grosses sommes d’argent à ses mercenaires pour le faire.
« La guerre déclarée, par la Turquie, contre la Syrie, est dirigée par Washington et Tel-Aviv, qui ont transformé pratiquement l’armée turque, en une armée de mercenaires, qui lutte pour l’argent, tout comme "Blackwater" » a-t-il martelé.
Le vice-président du Parti travailliste turc a accusé le gouvernement d’Erdogan d’être le premier gouvernement turc à exécuter les ordres de l’Occident, et d’appeler à son éviction pour éviter une guerre régionale.

29/07/2012

 http://algerienetwork.com/info/index.php/dossier/syrie/12309-6000-mercenaires-recrutes-par-la-cia-terrorisent-la-syrie.html



2-2 Un des  patrons...

Onu

Un convoi onusien attaqué dans un secteur tenu parl’opposition.(Talibissa,)  

Le convoi du chef intérimaire de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus), le général sénégalais Babacar Gaye, a été attaqué dimanche, a annoncé ce lundi le secrétaire général de l’ONU.
«Hier, le convoi du général Gaye a été visé par une attaque», a déclaré Ban Ki-moon en précisant que c’était grâce au blindage des véhicules que l’on ne déplorait aucune victime. «Fort heureusement, il n’y a pas eu de blessés», a-t-il dit à la presse sans entrer dans les détails.
Mais des responsables de l’Onu ont révélé, sous le sceau de l’anonymat, que les cinq véhicules du convoi ont essuyé des coups de feu tirés par des armes légères à Talibissa, à une vingtaine de km de Homs, dans un secteur tenu par l’opposition.
Le mandat de la Misnus, qui a suspendu l’essentiel de ses missions d’observation en juin en raison de l’aggravation des violences, a été prorogé le 20 juillet pour une période de 30 jours. 31/07/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/syrie-le-convoi-onusien-attaque-dans-un-secteur-tenu-par-lopposition/



3 Politique extérieure des pays .

3-1 France

Romandie.com : Laurent Fabius qualifie Bachar el-Assad de "bourreau"!!!  

La France va demander une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Syrie "avant la fin de la semaine", a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a qualifié Bachar el-Assad de "bourreau".
"Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons donc demander, avant la fin de cette semaine, la réunion du Conseil de sécurité probablement au niveau ministériel", a-t-il déclaré sur RTL. Et ce, "à la fois pour essayer d'arrêter les massacres et en même temps pour préparer la transition politique".
Le chef de la diplomatie française, qui craint un massacre, a souligné que "c'est un martyre que subit le peuple syrien et le bourreau s'appelle Bachar el-Assad".
Même s'"il y a des armes qui sont livrées" aux rebelles par "le Qatar, l'Arabie saoudite et probablement d'autres", Laurent Fabius a dénoncé "un déséquilibre massif puisque Bachar el-Assad a des moyens très très lourds, et il en profite pour massacrer et tuer".
Face à l'opposition de la Russie et de la Chine à toute intervention en Syrie, le ministre des Affaires étrangères a martelé qu'"il ne faut pas arrêter, il faut se démobiliser, il faut continuer". Mais il a prévenu que "si on continue comme aujourd'hui, de plus en plus, cela va être une opposition confessionnelle et la température ne peut pas redescendre".
"On va vers une telle violence du conflit que la Syrie sera détruite et les pays voisins vont être contaminés", a-t-il mis en garde, citant le Liban, la Jordanie et "dans une certaine mesure la Turquie". "On ne peut plus dire que c'est une affaire intérieure".
Quant à l'ancien président Nicolas Sarkozy qui aurait appelé à être "plus ferme" vis-à-vis de Damas, Laurent Fabius a préféré "mettre ça sur le compte de propos de vacances". "Le seul souvenir que j'ai de l'action de M. Sarkozy avec Bachar el-Assad, c'est de l'avoir invité à présider aux cérémonies du 14 juillet".

30/07/2012

http://www.romandie.com/news/n/Syrie_Laurent_Fabius_qualifie_Bachar_el_Assad_de_bourreau300720121055.asp?



3-2 Russie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

RIA Novosti: Sanctions: la Russie ne permettra pas d'inspecter ses navires.
Moscou ne permettra pas d'inspecter les navires battant pavillon russe dans le cadre des sanctions décrétées par l'Union européenne contre la Syrie, a déclaré samedi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch.
"Nous n'avons pas l'intention de participer aux démarches visant à faire exécuter les décisions adoptées par l'UE à l'encontre de la Syrie, et nous ne donnerons pas notre accord pour l'inspection de navires naviguant sous pavillon russe", lit-on dans un commentaire de M.Loukachevitch publié sur le site du ministère.
Le 23 juillet, le Conseil de l'Union européenne a approuvé un 17ème train de sanctions visant le régime de Damas. Les pays de l'UE se sont notamment engagés à inspecter les navires et les avions ayant pour destination la Syrie "s'ils les soupçonnaient de transporter des armes ou des équipements destinés à la répression interne".

 RIA Novosti

MOSCOU, 28 juillet

http://fr.rian.ru/world/20120728/195501245.html 



4  Dossier

 

4-1 Chems Eddine Chitour :La Syrie se trouve sur la plus colossale plaque de réserve de gaz du monde ! D'ou la guerre.

C'est pour cela qu'on lui fait la guerre. Les vautours se groupent toujours autour de la viande, mais ne peuvent la manger que lorsque leur victime est morte.
La Syrie se trouve sur la plus colossale plaque de réserve de gaz du monde !

REFONDATION ÉNERGÉTIQUE DU MOYEN-ORIENT : La plaque tectonique syrienne

«Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.»  Jean-Paul Sartre

Prof. émériteChems Eddine Chitour

Samedi 14 Juillet 2012

Un conflit qui dure depuis seize mois et qui aurait fait des milliers de morts selon une comptabilité tenue soigneusement par les médias des pays occidentaux qui attribuent insidieusement les morts uniquement au régime de Damas et non aussi aux insurgés armés lourdement par les Occidentaux avec l'argent des roitelets du Golfe.

Les chrétiens ont peur de servir de variables d'ajustement d'un conflit qui les dépasse.

Ce conflit, un siècle après les accords de Sykes-Picot, met en jeu les mêmes acteurs avec en plus, les Etats-Unis, la Russie et la Chine et...Israël.

Les dépouilles sont toujours les mêmes, les dirigeants arabes faibles, lâches qui continuent à s'étriper pour le plus grand bien de l'Empire et de ses vassaux. Avec cette fois-ci, un coup d'arrêt à la tentation d'Empire, de la part de puissances asiatiques qui s'affirment. 
>
> Que se passe t-il réellement, et pourquoi Assad ne tombe pas malgré les communiqués triomphalistes présentant des personnalités qui ont lâché le pouvoir, le général Tlass, l'ambassadeur de Syrie en Irak qui s'enfuit au Qatar... Un autre round de négociations sur le règlement pacifique en Syrie s'est tenu dernièrement à Moscou. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères de Russie a invité le président du Conseil national syrien (CNS) Abdel Basset Sayda. Mais il n'y a pas eu de rapprochement de positions. D'autre part, l'émissaire international Kofi Annan, qui poursuit sa tournée en Iran, a rencontré Bachar el-Assad en Syrie pour tenter de trouver une issue au conflit dans le pays. Il a annoncé lundi 9 juillet 2012 être tombé d'accord avec le président Bachar el-Assad sur une «approche» qu'il soumettra aux rebelles syriens. 
>La diabolisation des médias occidentaux 
> Et si la version matraquée tous les jours par les médias français n'était pas la bonne? C'est en tout cas l'avis du politologue Gérard Chalian, sur le plateau de «C dans l'air» du 14 juin 2012, sur France 5: ce qu'il dit c'est que ce n'est pas uniquement un méchant contre des gentils et que la volonté d'intervention et les hésitations des Occidentaux ne sont pas forcément liées à des sentiments purement humanistes. Il dit qu'une intervention impliquerait beaucoup de conséquences géopolitiques. Pour lui, ce qui se passe en Syrie est avant tout une affaire politique et non humanitaire. C'est en fait, l'exacerbation du conflit artificiel sunnite /chiite avec d'un côté pour les sunnites l'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Union européenne, les Etats-Unis et Israël et de l'autre, les chiites, c'est-à-dire les Alaouites aidés par l'Iran. Le but de la manipulation est de casser l'Iran et de réduire le Hezbollah. 

> Nous verrons qu'il existe aussi l'argument énergétique.

Le témoignage d'une Française, épouse d'un Franco-Syrien, qui a séjourné en Syrie du 19 mai au 12 juin 2012, est édifiant: «Alors que ce pays offrait une totale sécurité, les «Amis de la Syrie» y ont semé la violence. À Alep, des bandes armées ont fait leur apparition dans le 2e semestre 2011: kidnapping, demandes de rançons... Une mafia très lucrative. Nous avons eu connaissance de nombreux récits d'enlèvements à toute heure et à tout endroit à Alep à un rythme quasi quotidien. Les enfants ont pris l'habitude de téléphoner à leurs parents dès leur arrivée et départ de l'école. Les militaires et policiers sont les cibles privilégiées pour ceux qui sont payés pour tuer. Ainsi, un commandant de 35 ans a été abattu de 2 balles dans la tête un matin à 8 h 30 alors qu'il achetait du pain. Les commerçants ferment sur ordre d'hommes armés qui menacent de brûler leur boutique. Ainsi, le 2 juin, à la Médine (anciens souks) tout était fermé.

Les médias français parlent alors de grève générale anti-régime. Lors de manifestations pro Bachar, des hommes armés s'infiltrent et se mettent à tirer dès que la foule est dense. Ceci est filmé et envoyé aux chaînes de télévision. Le pouvoir conseille de ne pas faire de manifestations de soutien pour éviter ces tueries. La population, qui est confrontée aux kidnappings, bombes, asphyxie des commerces, connaît des difficultés d'approvisionnement en fuel, essence et gaz. Il n'y a pas pénurie en Syrie, mais les véhicules de transport sont attaqués et brûlés sur les routes.» (1) 

> «Pour ceux qui à l'étranger souhaitent apporter leur aide, il est impossible de virer de l'argent et impossible d'en retirer sur place (d'un compte en France par exemple). À Damas, tout semble comme avant, vie diurne et nocturne, malgré la menace des bombes. Cependant, beaucoup d'hôtels ont fermé, le tourisme est inexistant. À Homs, un seul quartier reste occupé par les rebelles. Les habitants se sont réfugiés dans les villages alentour chez la famille ou des amis. Sur les grands axes routiers, l'ASL effectue des contrôles et abat sur le champ un militaire présent. (...)

Il n'y a pas de guerre civile en Syrie, les communautés continuent de vivre en harmonie. Il y a des actes de barbarie et de violence de la part de mercenaires et de l'ASL contre des minorités pour provoquer une guerre civile. (...) Monsieur Sarkozy a en son temps exprimé au patriarche maronite venu le rencontrer que les chrétiens d'Orient devaient laisser leur pays aux musulmans et que leur avenir était en Europe. L'Occident applique en Syrie le même scénario qu'en Irak et en Libye. (...) L'opposition en Syrie participe de façon légale au changement. Les gens sont écoeurés par le manque d'objectivité des médias français. La seule source, l'Osdh, basée à Londres, est animée par un Frère musulman, payé par les services secrets britanniques.»(1) 
>L'argument énergétique 
> Le professeur Imad FawziShueibi analyse les causes et les conséquences de la récente position de la Russie au Conseil de Sécurité de l'ONU. Le soutien de Moscou à Damas n'est pas une posture héritée de la Guerre froide, mais le résultat d'une analyse en profondeur de l'évolution des rapports de force mondiaux. La crise actuelle va cristalliser une nouvelle configuration internationale, qui d'un modèle unipolaire issu de la chute de l'Union Soviétique, va évoluer progressivement vers un autre type de système qui reste à définir. Inévitablement, cette transition va plonger le monde dans une période de turbulences géopolitiques.

L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi: la Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient. C'est ainsi que Imad FawziShueibi analyse la situation actuelle. Il écrit: L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi.(2) 

 «Avec la chute de l'Union soviétique, les Russes ont réalisé que la course à l'armement les avait épuisés, surtout en l'absence des approvisionnements d'énergie nécessaires à tout pays industrialisé. Au contraire, les USA avaient pu se développer et décider de la politique internationale sans trop de difficultés grâce à leur présence dans les zones pétrolières depuis des décennies. C'est la raison pour laquelle les Russes décidèrent à leur tour de se positionner sur les sources d'énergie, aussi bien pétrole que gaz. (...) Moscou misa sur le gaz, sa production, son transport et sa commercialisation à grande échelle. Le coup d'envoi fut donné en 1995, lorsque Vladimir Poutine mis en place la stratégie de Gazprom. (...) Il est certain que les projets Nord Stream et South Stream témoigneront devant l'Histoire du mérite et des efforts de Vladimir Poutine pour ramener la Russie dans l'arène internationale et peser sur l'économie européenne puisqu'elle dépendra, durant des décennies à venir, du gaz comme alternative ou complément du pétrole, avec cependant, une nette priorité pour le gaz.

 

À partir de là, il devenait urgent pour Washington de créer le projet concurrent Nabucco, pour rivaliser avec les projets russes et espérer jouer un rôle dans ce qui va déterminer la stratégie et la politique pour les cent prochaines années. Le fait est que le gaz sera la principale source d'énergie du XXIe siècle, à la fois comme alternative à la baisse des réserves mondiales de pétrole, et comme source d'énergie propre.(...) Moscou s'est hâté de travailler sur deux axes stratégiques: le premier est la mise en place d'un projet sino-russe à long terme s'appuyant sur la croissance économique du Bloc de Shanghai; le deuxième visant à contrôler les ressources de gaz. C'est ainsi que furent jetées les bases des projets South Stream et Nord Stream, faisant face au projet états-unien Nabucco, soutenu par l'Union européenne, qui visait le gaz de la mer Noire et de l'Azerbaïdjan. S'ensuivit entre ces deux initiatives une course stratégique pour le contrôle de l'Europe et des ressources en gaz. Le projet Nord Stream relie directement la Russie à l'Allemagne en passant à travers la mer Baltique jusqu'à Weinberg et Sassnitz, sans passer par la Biélorussie. Le projet South Stream commence en Russie, passe à travers la mer Noire jusqu'à la Bulgarie et se divise entre la Grèce et le sud de l'Italie d'une part, et la Hongrie et l'Autriche d'autre part.»(2) 

> «Pour les États-Unis, poursuit le professeur Imad, le projet Nabucco part d'Asie centrale et des environs de la mer Noire, passe par la Turquie et devait à l'origine passer en Grèce, mais cette idée avait été abandonnée sous la pression turque. Ce projet, écrit le professeur Imad, bat de l'aile. À partir de là, écrit-il, la bataille du gaz a tourné en faveur du projet russe. En juillet 2011, l'Iran a signé divers accords concernant le transport de son gaz via l'Irak et la Syrie. Par conséquent, c'est désormais la Syrie qui devient le principal centre de stockage et de production, en liaison avec les réserves du Liban. C'est alors un tout nouvel espace géographique, stratégique et énergétique qui s'ouvre, comprenant l'Iran, l'Irak, la Syrie et le Liban. Les entraves que ce projet subit depuis plus d'un an donnent un aperçu du niveau d'intensité de la lutte qui se joue pour le contrôle de la Syrie et du Liban.

 

Elles éclairent du même coup le rôle joué par la France, qui considère la Méditerranée orientale comme sa zone d'influence historique, devant éternellement servir ses intérêts, et où il lui faut rattraper son absence depuis la Seconde Guerre mondiale. En d'autres termes, la France veut jouer un rôle dans le monde du gaz où elle a acquis en quelque sorte une «assurance maladie» en Libye et veut désormais une «assurance-vie» à travers la Syrie et le Liban. (...) L'empressement de la coalition Otan-Etats-Unis-France à mettre fin aux obstacles qui s'élevaient contre ses intérêts gaziers au Proche-Orient, en particulier en Syrie et au Liban, réside dans le fait qu'il est nécessaire de s'assurer la stabilité et la bienveillance de l'environnement lorsqu'il est question d'infrastructures et d'investissement gaziers. La réponse syrienne fût de signer un contrat pour transférer vers son territoire le gaz iranien en passant par l'Irak. Ainsi, c'est bien sur le gaz syrien et libanais que se focalise la bataille, alimentera-t-il.» (2) 

> «De plus, poursuit le professeur Imad, la coopération sino-russe dans le domaine énergétique est le moteur du partenariat stratégique entre les deux géants. Il s'agit, selon les experts, de la «base» de leur double veto réitéré en faveur de la Syrie. Parallèlement, Moscou affiche sa souplesse concernant le prix du gaz, sous réserve d'être autorisé à accéder au très profitable marché intérieur chinois. (...) En conséquence, les préoccupations des deux pays se croisent au moment où Washington relance sa stratégie en Asie centrale, c'est-à-dire, sur la Route de la soie. (...)

 

Cet aperçu des mécanismes de la lutte internationale actuelle permet de se faire une idée du processus de formation du nouvel ordre international, fondé sur la lutte pour la suprématie militaire et dont la clé de voûte est l'énergie, et en premier lieu le gaz. La «révolution syrienne» est un paravent médiatique masquant l'intervention militaire occidentale à la conquête du gaz. Quand Israël a entrepris l'extraction de pétrole et de gaz à partir de 2009, il était clair que le Bassin méditerranéen était entré dans le jeu et que, soit la Syrie serait attaquée, soit toute la région pourrait bénéficier de la paix, puisque le XXIe siècle est supposé être celui de l'énergie propre. Selon le Washington Institute for Near East Policy (Winep, le think tank de l'Aipac), le Bassin méditerranéen renferme les plus grandes réserves de gaz et c'est en Syrie qu'il y aurait les plus importantes. La révélation du secret du gaz syrien fait prendre conscience de l'énormité de l'enjeu à son sujet. Qui contrôle la Syrie pourrait contrôler le Proche-Orient.» (2) 

>L'argument religieux: sunnite versus chiite 
> Un autre argument de basse intensité est le conflit artificiel sunnite-chiite. Le conflit en Syrie est devenu, écrit Bernard Haykel spécialiste du Moyen-Orient à l'université Princeton, une guerre par procuration entre Riyadh et Téhéran. Pendant de longues années, le salafisme a été le vecteur d'influence de l'Arabie Saoudite. Mais cette doctrine a créé des monstres, notamment Al-Qaîda, qui se sont retournés contre le régime des Al Saoud. Aujourd'hui, l'anti-chiisme et le discours contre l'Iran sont utilisés par la monarchie pour que les Saoudiens, à 90% sunnites, fassent bloc derrière le régime. Cela pourrait devenir aussi la nouvelle base des relations avec les États-Unis. Il a montré comment le régime saoudien tente de tirer son épingle du jeu dans le grand chambardement du printemps arabe.» (3) 
>
> «Mais c'est la Syrie qui est au centre de l'attention de l'Arabie Saoudite. Le roi s'est prononcé contre le régime de Bachar Al Assad. Il a rappelé son ambassadeur à Damas. Les Saoudiens estiment que l'Iran est aujourd'hui une menace réelle pour leur pays. Ils jugent que si Bachar Al Assad est renversé, ce sera un revers important pour l'influence de l'Iran dans la région. Il y a donc un flot d'argent saoudien qui vise à radicaliser les sunnites syriens, comme en 2006-2007 au Liban quand il s'agissait de radicaliser les sunnites locaux contre le Hezbollah. Riyadh ne considère plus qu'un changement dans la région est mauvais. «Enfin, elle tente de promouvoir cette approche à Washington.» L'Arabie Saoudite est sous protection militaire des Etats-Unis», conclut Bernard Haykel.» «Ces deux pays entretiennent aussi des relations commerciales fortes, dominées par les hydrocarbures et les ventes d'armes.» (3) 
>
>Le résultat de cette anomie 
> Quels sont les perdants et quels sont les gagnants?

Le grand perdant est d'abord et avant tout le peuple syrien qui paie le prix fort d'une guerre qui le dépasse. Il devient clair que la clé de la réussite économique et de la domination politique réside principalement dans le contrôle de l'énergie du XXIe siècle: le gaz. 

C'est parce qu'elle se trouve au coeur de la plus colossale réserve de gaz de la planète que la Syrie est sur une plaque tectonique énergétique. Une nouvelle ère commence, celle des guerres de l'énergie.

Le grand gagnant dans tous les cas est Israël qui réussit - sans y participer - à affaiblir ses adversaires, l'Iran, les pays arabes qui ne comptent plus et le Hezbollah. On l'aura compris, la paix en Syrie n'est pas pour demain. Hélas! 
1. 
http://www.afrique-asie.fr/nous-ecrire/27-actualite32/3216-desinformation-mais-que-se-passe-t-il-en-syrie.html3/07/12 
> 2. Imad Fawzi Shueibihttp://
www.voltairenet.org/La-Syrie-centre-de-la-guerre-du 8 mai 2012 
> 3. Bernard Haykel: Le conflit en Syrie est devenu une guerre par procuration entre Riyadh et Téhéran. Conférence École des Hautes études en sciences sociales, Paris, mardi 22 mai 2012
 

>Professeur émérite Chems Eddine Chitour 
> Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz 

 



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1Syrie: le traitement fallacieux du Massacre de Houla par la presse britannique

A l’heure d’un nouveau massacre extrêmement grave perpétré à Treimsa (Tureymisah), devenu nouveau village martyr après Houla et Al Koubeir, et de l’intensification des combats entre rebelles et loyalistes, nous souhaitons une fois de plus appeler à la prudence envers les accusations contre le gouvernement Assad, et revenir sur les réactions des médias face au premier massacre désormais attribué aux forces de la mouvance anarchique anti-Assad, ce qui éclaire forcément les 2 autres.

La "version officielle" sur France3 le 16 juillet 2012 à 22H56 :

Tous ces massacres sont le fait de l’armée syrienne ou des milices

pro-régime, les chabiyas, et Kofi Annan doit rencontrer Vladimir

Poutine "seul allié du régime syrien"… novlangue, quand tu nous tiens…

 

En Angleterre, quelques sites veillent au discours médiatique, comme ici MEDIALENS qui se livre à une analyse sans concession des médias britanniques, un peu comme ACRIMED en France. Mais rien sur ces massacres sur le site d’ACRIMED… Contacté en milieu de mois, avec à l’appui nos précédentes traductions d’articles, le site ACRIMED n’a toujours pas répondu. Un autre site, NEWS SNIFFER , sans équivalent en France, comme ça c’est encore plus simple, renseigne les citoyens britanniques sur les changements de contenus opérés dans des articles parus sur des dizaines de sites officiels du gouvernement et des principaux médias britanniques. Concernant le massacre de Houla, cette surveillance éditoriale est très fructueuse, et montre comment les médias officiels renâclent à intégrer les conclusions dissonantes de médias beaucoup plus autonomes et honnêtes qu’eux.

Ce mur médiatique est bien connu de ReOpen911, qui l’affronte chaque jour avec des fortunes diverses. Et pour quelques percées significatives, n’oublions jamais qu’une seule "piqûre de rappel" de la VO du 11/9 à la "grand messe du 20H00", repousse des millions de téléspectateurs un peu plus loin dans les dédales de l’ignorance et de la mystification qui empêchent une vraie démocratie de respirer, comme en cet instant avec la Syrie où en fait, avec la complicité des médias, des puissances étrangères dont la France empêchent le peuple syrien très majoritairement pacifique et méfiant de respirer – et nous avec, qui sommes là encore rejetés dans l’ignorance – c’est à dire d’accomplir sa mission de démocratisation par une pression populaire et parlementaire sur le gouvernement Assad qui a amorcé des réformes et procédé à des élections (un parlementaire légitimiste sunnite converti au chiisme a d’ailleurs été exécuté lors du massacre de Houla).

Nous devrions tous concentrer nos efforts sur ce mode de transition, au lieu d’enterrer hier le rapport de la mission d’observation de la ligue arabe, et à présent de saper en coulisses tous les efforts de la mission Annan. Nous n’avons aucune leçon à donner à la dynastie Assad, aussi violente ait-elle été par le passé. Si nos yeux de démocrates calibrés se révulsent aujourd’hui, quid de ceux de nos gouvernants élèves de Machiavel, qui trouveront en aparté de quoi justifier leurs complicités de massacres, persuadés qu’ils sont de travailler pour le confort énergétique et matériel de leurs peuples à la pensée trop limitée, tout en cajolant les intérêts de leurs grands argentiers ?

Si la Turquie vocifère contre Assad, tout en s’aventurant dans son espace aérien et en hébergeant et armant des camps rebelles aidés par la CIA et nichés au milieu des réfugiés (rien dans les médias dominants, et Annan n’a pas pu tout visiter…) quid de la "grande catastrophe d’Asie Mineure" de 1922, du massacre arménien si cher à nos gouvernements, et de la répression contre les kurdes ?

Car depuis 1970, combien de millions de morts de par le monde, doivent être imputés aux forces qui conspirent à présent contre le gouvernement Assad ? Et combien à la dynastie Assad ? Quant au trésor oligarchique présumé des Assad, est-il comparable aux appétits des multinationales pétrolières et des stratèges et politiciens occidentaux qui, outre le sol et le gaz syriens, visent le pétrole iranien ? Même madame Assad n’est pas épargnée, alors que les frasques des élites occidentales en guerre partout, et des dignitaires du Golfe sont légions, de Hollywood à Miami, de Genève à Monaco, d’Ibiza aux Seychelles en passant par tous les paradis fiscaux, City en tête… N’oublions jamais, comme pour l’affaire du 11-Septembre, combien le chemin de la vérité est éloigné des Aboiements de Dissuasion Massifsdes médias, politiciens et affairistes occidentaux dominants, surtout lorsqu’ils sont en guerre. L’article qui suit le prouve encore une fois, en attendant la vérité sur Al Koubeïr et Treimsa.

21 juillet, 2012 by Corto

http://www.reopen911.info/News/2012/07/21/syrie-le-traitement-fallacieux-du-massacre-de-houla-par-la-presse-britannique/



6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 VOIX DE LA RUSSIE : Konstantin Garibov :Le scénario libyen de guerre propagandiste pour la Syrie.

 

L'Occident utilise largement le scénario libyen pour le renversement du régime à Damas. Sur tous les fronts, a lieu une guerre informationnelle. Le plus grand journal autrichien Die Kronen Zeitung s’y est joint. Il a utilisé le Photoshop dans le reportage sur la guerre en Syrie.

C’est pareil aux vidéos truquées faites dans des studios du Qatar et payées par l'Arabie Saoudite sur les atrocités du régime de Mouammar Kadhafi contre les Libyens.

Alors, les Qatariens étaient attrapés en flagrant délit de production des faux documents sur les événements en Libye par plusieurs journaux arabes respectables. Maintenant, les bloggeurs ont dévoilé un mensonge du journal autrichienDieKronen Zeitung. Celui-ci a publié la photo de la famille des réfugiés sur fond de la ville détruite d'Alep – la capitale économique de la Syrie. Un homme avec un enfant dans les bras et une femme portant un hijab longent une rue, en proie aux flammes. Et sous la photo, il y a cette explication : l'armée d’Assad se fraie le chemin avec les chars vers Alep, où les rebelles se sont établis. Les bloggeurs ont pu accuser le journal d’avoir recouru au Photoshop grâce à la collection de photos de l’agence de presse Européenne EРА (Еuropeanpressphotoagency). Elle a reproduit la même famille syrienne sur fond d’un paysage municipal ordinaire, transformé par les efforts des artisans du Photoshop en ruines.

La Voix de la Russie possède aussi des preuves que l'Occident attise exprès la situation à Alep. Une d'elles, c’est le témoignage d’un habitant de la ville Anfouanach-Chakhabi.

« On ne peut pas traiter de tranquille la situation à Alep, bien sûr, mais elle n’est pas intolérable. En tout cas, elle est différente de ce qui est décrit par les médias étrangers. Les troupes gouvernementales évincent les rebelles de la ville, dans les jours qui viennent, ils la libéreront. À propos, plusieurs d'entre eux déposent bénévolement les armes. Dans certains quartiers d'Alep, il y a des collisions avec les rebelles, dans d’autres - tout est tranquille. Surtout que maintenant, c’est le Ramadan. À Tartous et Latakia, en général, on ne sait rien sur les rebelles, ils n'y étaient pas. Les gens vivent tranquillement, vont au travail ».

Autour du sujet des rebelles, il y a aussi une guerre propagandiste intense. L'Occident les présente comme les porte-parole des intérêts de tous les Syriens faisant la guerre contre le régime de Bachar al-Assad.

En s'appuyant, en premier lieu, surtout sur la jeunesse trompée, les États-Unis, une série de pays de l'Europe et du golfe Persique comptent renverser le régime de Bachar al-Assad. Et en outre, il y a déjà des scénarios de la transmission du pouvoir. Le ministre de la Défense des États-Unis Léon Panetta a déclaré que Washington se produisait pour la préservation de l'appareil d'État de la Syrie après le départ d'Assad. C'est nécessaire pour garder la stabilité dans le pays. Il est très important que nous ne répétions pas les erreurs admises en Irak, a souligné Panetta.

Il s'en suit qu’au Pentagone, on a déjà tout décidé - pour Assad, et pour les Syriens.

Konstantin Garibov

http://french.ruvr.ru/2012_07_31/Syrie-media-Occident-Bachar-al-Assad/



7 Annexe

7-1Thierry Meyssan : Qui se bat en Syrie ?  

Alors que la presse occidentale présente l’Armée syrienne libre comme une organisation révolutionnaire armée, Thierry Meyssan affirme depuis plus d’un an qu’il s’agit au contraire d’une formation contre-révolutionnaire. Selon lui, elle serait progressivement passée des mains des monarchies réactionnaires du Golfe à celle de la Turquie, agissant pour l’OTAN. Une telle affirmation à contre-courant requiert une démonstration argumentée
source : Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 23 juillet 2012
Depuis 18 mois, la Syrie est en proie à des troubles qui n’ont cessé d’augmenter jusqu’à devenir un vaste
conflit armé ayant déjà causé la mort d’environ 20 000 personnes. S’il y a consensus sur ce constat, les narrations et les interprétations divergent au-delà.

Pour les États occidentaux et leur presse, les Syriens aspireraient à vivre à l’occidentale dans des démocraties de marché. Suivant les modèles tunisien, égyptien et libyen du « printemps arabe », ils se seraient soulevés pour renverser leur dictateur Bachar el-Assad. Celui-ci aurait réprimé les manifestations dans le sang. Alors que les Occidentaux auraient souhaité intervenir pour faire cesser le massacre, les Russes et les Chinois, par intérêt ou par mépris de la vie humaine, s’y seraient opposés.

Au contraire, pour tous les États qui ne sont pas vassalisés par les USA et pour leur presse, les États-Unis auraient lancé une opération contre la Syrie qu’ils planifiaient de longue date. D’abord par le truchement de leurs alliés régionaux, puis directement, ils auraient infiltré des bandes armées qui ont déstabilisé le pays, sur le modèle des Contras du Nicaragua. Cependant ceux-ci n’auraient trouvé qu’un très faible soutien intérieur et auraient été mis en déroute pendant que la Russie et la Chine aurait empêché l’OTAN d’anéantir l’armée syrienne et de renverser ainsi l’équation régionale.

Qui dit vrai ? Qui se trompe ?

Les groupes armés en Syrie ne défendent pas la démocratie, ils la combattent

En premier lieu, l’interprétation des événements syriens comme un épisode du « printemps arabe » est une illusion car ce « printemps » n’a pas de réalité. C’est un slogan publicitaire pour présenter positivement des faits hétéroclites. S’il y a bien eu une révolte populaire en Tunisie, au Yémen et au Bahrein, il n’y en a pas eue, ni en Égypte, ni en Libye. En Égypte, les manifestations de rue se sont limitées à la capitale et à une certaine bourgeoisie, jamais, absolument jamais, le peuple égyptien ne s’est senti concerné par le spectacle télégénique de la place Tahrir [1]. En Libye, il n’y a pas eu de révolte politique, mais un mouvement séparatiste de la Cyrénaïque contre le pouvoir de Tripoli,puis l’intervention militaire de l’OTAN qui a coûté la vie à environ 160 000 personnes.

La station libanaise NourTV a connu un vif succès en diffusant une série d’émissions d’Hassan Hamade et Georges Rahme intitulée « Le printemps arabe, de Lawrence d’Arabie à Bernard-Henri Lévy ». Les auteurs y développent l’idée que le « printemps arabe » est un remake de la « révolte arabe » de 1916-1918 orchestrée par les Britannique contre les Ottomans. Cette fois, les occidentaux ont manipulé les situations pour renverser une génération de leaders et imposer les Frères musulmans. De fait, le « printemps arabe » relève de la publicité mensongère. Désormais, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, et Gaza sont gouvernés par une confrérie qui d’un côté impose un ordre moral, et de l’autre soutient le sionisme et la capitalisme pseudo-libéral, c’est-à-dire les intérêts d’Israël et des Anglo-Saxons. L’illusion s’est dissipée. Certains auteurs, comme le Syrien Said Hilal Alcharifi raillent désormais le « printemps otanien ».

Deuxièmement, les dirigeants du Conseil national syrien (CNS) comme les commandants de l’Armée syrienne libre (ASL) ne sont aucunement des démocrates, au sens qu’ils seraient favorables à « un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », suivant la formule d’Abraham Lincoln reprise dans la Constitution française.

Ainsi, le premier président du CNS fut l’universitaire parisien Burhan Ghalioun. Il n’était aucunement « un opposant syrien persécuté par le régime » puisqu’il venait et circulait librement dans son pays. Il n’était pas non plus un « intellectuel laïque » comme il le prétend, puisqu’il était le conseiller politique de l’Algérien Abbassi Madani, président du Front islamique du salut (FIS), aujourd’hui réfugié au Qatar.

Son successeur, Abdel Basset Syda [
2], n’est entré en politique qu’au cours des derniers mois, et s’est immédiatement affirmé comme un simple exécutant des volontés états-uniennes. Dès son élection à la tête du CNS, il s’est engagé non pas à défendre la volonté de son peuple, mais à appliquer la « feuille de route » que Washington a rédigé pour la Syrie : The Day after.

Les combattants de l’Armée syrienne libre ne sont pas plus des militants de la démocratie. Ils reconnaissent l’autorité spirituelle du cheikh Adnan al-Arour, un prêcheur takfiriste, qui appelle à renverser et à tuer Bachar el-Assad non pour des motifs politiques, mais uniquement parce qu’il est de confession alaouite, c’est-à-dire hérétique à ses yeux. Tous les officiers identifiés de l’ASL sont sunnites et toutes les brigades de l’ASL portent des noms de figures historiques sunnites. Les « tribunaux révolutionnaires » de l’ASL condamnent à mort leurs opposants politiques (et pas seulement les partisans de Bachar el-Assad) et les mécréants qu’ils égorgent en public. Le programme de l’ASL est de mettre fin au régime laïque installé par le Baas, le PSNS et les communistes au profit d’un régime confessionnel sunnite pur.

Le conflit syrien a été prémédité par les Occidentaux

La volonté occidentale d’en finir avec la Syrie est connue et elle suffit largement à expliquer les événementsactuels. Rappelons ici quelques faits qui ne laissent aucun doute sur la préméditation des événements [3].

La décision de faire la guerre à la Syrie a été prise par le président George W. Bush lors d’une réunion à Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats spectaculaires de New York et Washington. Il était prévu d’intervenir simultanément en Libye pour montrer la capacité d’action sur un double théâtre d’opération. Cette décision a été attestée par le témoignage du général Wesley Clark, ex-commandeur suprême de l’OTAN, qui y était opposé.

Dans la foulée de la chute de Bagdad, en 2003, le Congrès a adopté deux lois donnant instruction au président des États-Unis de préparer une guerre contre la Libye et une autre contre la Syrie (le SyriaAccountabilityAct).

En 2004, Washington a accusé la Syrie de cacher sur son sol les armes de destruction massive que l’on ne parvenait pas à trouver en Irak. Cette accusation a fait long feu lorsqu’il a été admis que ces armes n’avaient jamais existé et n’étaient qu’un prétexte pour envahir l’Irak.

En 2005, après l’assassinat de Rafik Hariri, Washington a tenté d’entrer en guerre contre la Syrie, mais n’y est par parvenu car elle a retiré son armée du Liban. Les États-Unis ont alors suscité des faux témoignages pour accuser le président el-Assad d’avoir commandité l’attentat et ils ont créé un tribunal international d’exception pour le juger. Mais ils ont en définitive été contraints de retirer leurs fausses accusations après que leurs manipulations aient été mises à jour.

En 2006, les États-Unis ont commencé à préparer la « révolution syrienne » en créant le SyriaDemocracy Program. Il s’agissait de créer et de financer des groupes d’opposition pro-occidentale (comme le Mouvement pour la Justice et le Développement). Au financement officiel du département d’État s’est ajouté un financement secret de la CIA via une association californienne, le Democracy Council.

Toujours en 2006, les États-Unis ont sous-traité à Israël une guerre contre le Liban, dans l’espoir d’y impliquer la Syrie et de pouvoir intervenir. Mais la rapide victoire du Hezbollah a fait échouer ce plan.

En 2007, Israël a attaqué la Syrie, bombardant une installation militaire (Opération Orchard). Mais là encore, Damas a gardé son sang-froid et ne s’est pas laissé entraîné dans la guerre. Des vérifications ultérieures de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont montré qu’il ne s’agissait pas d’un site nucléaire, contrairement à ce qui avait été affirmé par les Israéliens.

En 2008, lors de la réunion que l’OTAN organise annuellement sous le titre Groupe de Bilderberg, la directrice de l’ArabReform Initiative, BassmaKodmani, et le directeur de la StiftungWissenschaftundPolitik, Volker Perthes, exposèrent brièvement au Gotha américano-européen les avantages économiques, politiques et militaires d’une possible intervention de l’Alliance en Syrie.

En 2009, la CIA a mis en place des outils de propagande à destination de la Syrie comme la chaîne BaradaTV, basée à Londres, et OrientTV basée à Dubai.

À ces éléments historiques, ajoutons qu’une réunion s’est tenue au Caire, la seconde semaine de février 2011, autour de John McCain, Joe Lieberman etBernard-Henry Lévy, des personnalités libyennes comme Mahmoud Jibril (alors numéro 2 du gouvernement de la Jamahiriya) et des personnalités syriennes comme Malik al-Abdeh et Ammar Qurabi. C’est cette réunion qui donna le signal des opérations secrètes qui débutèrent à la fois en Libye et en Syrie (le 15 février à Benghazi et le 17 à Damas).

En janvier 2012, les départements US d’État et de la Défense constituèrent le groupe de travailThe Day After. Supporting a democratic transition in Syria qui rédigea à la fois une nouvelle constitution pour la Syrie et un programme de gouvernement [4].

En mai 2012, l’OTANet le CCG mirent en place le Working Group on Economic Recovery and Development of the Friends of the Syrian People, sous co-présidence allemande et émiratie.L’économiste syro-britannique Ossam el-Kadi y élabora un partage des richesses syriennes entre les États membres de la coalition, à appliquer le « jour d’après » (c’est-à-dire après le renversement du régime par l’OTAN et le CCG) [5].

Révolutionnaires ou contre-révolutionnaires ?

Les groupes armés ne sont pas issus des manifestations pacifiques de février 2011. Ces manifestations dénonçaient en effet la corruption et réclamaient plus de libertés, tandis que les groupes armés —nous l’avons vu plus haut— ressortent de l’islamisme.

Au cours des dernières années, une terrible crise économique a frappé les campagnes. Elle était due aux mauvaises récoltes, qui ont été à tort appréhendées comme des malheurs passagers alors qu’elles étaient la conséquences de changements climatiques durables. À cela se sont ajoutées des erreurs dans la mise en œuvre de réformes économiques qui ont désorganisé le secteur primaire. Il s’en est suivi un fort exode rural auquel le gouvernement a su faire face, et une dérive sectaire de certains paysans que le pouvoir a négligé. Dans de nombreuses régions, l’habitat rural n’était pas concentré en villages, mais dispersé sous forme de fermes isolées, personne n’a mesuré l’ampleur du phénomène jusqu’à ce que ses adeptes se regroupent.

En définitive, alors que la société syrienne incarne le paradigme de la tolérance religieuse, un courant takfiriste s’est développé en son sein. Il a fourni la base des groupes armés. Ceux-ci ont été richement financés par les monarchies wahhabites (Arabie saoudite, Qatar, Sharjjah).
Cette manne a suscité le ralliement de nouveaux combattants parmi lesquels on trouve des parents de victimes de la répression massive du sanglant coup d’État manqué des Frères musulmans, en 1982. Leur mobile est souvent moins idéologique que personnel. Il ressort de la vendetta.

De nombreux voyous et repris de justice appâtés par l’argent facile se sont ajoutés : un « révolutionnaire » est payé 7 fois le salaire moyen.
Enfin, des professionnels ayant combattu en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie ou Irak ont commencé à affluer. Au premier rangs desquels les hommes d’Al Qaida en Libye, conduits par Abdelhakim Belhaj en personne [
6]. Les médias les présentent comme des jihadistes, ce qui est inapproprié, l’islam ne concevant pas de guerre sainte contre des coreligionnaires. Ce sont avant tout des mercenaires.

La presse occidentale et du Golfe insiste sur la présence de déserteurs dans l’ASL. C’est certain, mais il est par contre faux qu’ils aient fait défection après avoir refusé de réprimer des manifestations politiques. Les déserteurs en question rentrent presque toujours dans les cas que nous avons précédemment cités. Au demeurant, une armée de 300 000 hommes a forcément parmi elle ses fanatiques religieux et ses voyous.

Les groupes armés utilisent un drapeau syrien à bande verte (au lieu de la bande rouge) et à trois étoiles (au lieu de deux). La presse occidentale le qualifie de « drapeau de l’indépendance », car il était en vigueur au moment de l’indépendance du pays, en 1946. En réalité, il s’agit du drapeau du mandat français qui resta en vigueur lors de l’indépendance formelle du pays (1932 à 1958). Les trois étoiles représentent les trois districts confessionnels du colonialisme (alaouite, druze et chrétien). Utiliser ce drapeau, ce n’est certainement pas brandir un symbole révolutionnaire. Au contraire, c’est affirmer vouloir prolonger le projet colonial, celui de l’Accord Sykes-Picot de 1916 et du remodelage du « Moyen-Orient élargi ».

Au cours des 18 mois d’action armée, ces groupes armés se sont structurés et plus ou moins coordonnés. En l’état actuel,la grande majorité sont passés sous commandement turc, sous le label Armée syrienne libre. De fait, ils sont devenus des supplétifs de l’OTAN, le quartier général de l’ASL étant même installé sur la base aérienne de l’OTAN à Incirlik. Les islamistes les plus durs ont formé leurs propres organisations ou ont rejoint al-Qaida. Ils sont sous le contrôle du Qatar ou de la branche sudeiri de la famille royale saoudienne [7]. De facto, ils sont rattachés à la CIA.

Cette constitution progressive, qui part de paysans pauvres pour se terminer avec un afflux de mercenaires, est identique à ce que l’on a connu au Nicaragua lorsque la CIA organisa les Contras pour renverser les sandinistes, ou que l’on avait connu à Cuba lorsque la CIA organisa le débarquement de la Baie des cochons pour renverser les castristes. Précisément, c’est de ce modèle que les groupes armés syriens se revendiquent aujourd’hui : en mai 2012, les Contras cubains ont organisé à Miami des séminaires de formation à la guérilla contre-révolutionnaire pour leurs homologues syriens [8].

Les méthodes de la CIA sont partout les mêmes. Ainsi les Contras syriens ont concentré leur action militaire d’une part sur la création de bases fixes (mais aucune n’a tenu, même pas l’Émirat islamique de Baba Amr), puis sur le sabotage de l’économie (destruction des infrastructures et incendie des grandes usines), enfin sur le terrorisme (déraillement de trains de passagers, attentats à la voiture piégée dans des sites fréquentés, assassinat de leaders religieux, politiques et militaires).

Par conséquent, la partie de la population syrienne qui pouvait avoir de la sympathie pour les groupes armés au début des événements, pensant qu’ils représentaient une alternative au régime actuel, s’en sont progressivement désolidarisés.

Sans surprise, la bataille de Damas a consisté à faire converger vers la capitale les 7 000 combattants dispersés dans le pays et des armées de mercenaires en attente dans les pays limitrophes. Des dizaines de milliers de Contras ont tenté de pénétré le pays. Ils se sont déplacés simultanément en nombreuses colonnes de pick-up, préférant traverser les déserts que prendre les autoroutes. Une partie d’entre eux a été stoppée par des bombardements aériens et a du rebrousser chemin. D’autres après s’être emparés de postes-frontière sont parvenus à la capitale.Il n’y ont pas trouvé le soutien populaire escompté. Au contraire, ce sont les habitants qui ont guidé les soldats de l’Armée nationale pour les identifier et les déloger. Au final, ils ont été contraints de battre en retraite et ont annoncé qu’à défaut de prendre Damas, ils prendraient Alep. Au demeurant, cela montre qu’ils ne sont ni des Damascènes en révolte, ni des Alepains, mais des combattants itinérants.


Infiltration de Contras via le désert près de Dera

L’impopularité des groupes armés doit être comparée avec la popularité de l’Armée régulière et des milices d’auto-défense. L’Armée nationale syrienne est une armée de conscription, c’est donc une armée populaire, et il est impensable qu’elle puisse servir à une répression politique. Depuis peu, le gouvernement a autorisé la constitution de milices de quartiers. Il a distribué des armes aux citoyens qui se sont engagés à consacrer chaque jour 2h de leur temps pour défendre leur quartier, sous encadrement militaire.

Des vessies pour des lanternes

En son temps, le président Reagan rencontra quelques difficultés pour présenter ses Contras comme des « révolutionnaires ». Il créa pour cela une structure de propagande, le Bureau de la diplomatie publique, dont il confia la direction à Otto Reich [9]. Celui-ci corrompit des journalistes dans la plupart des grands médias US et ouest-européens pour intoxiquer le public. Il lança entre autres une rumeur selon laquelle les sandinistes disposaient d’armes chimiques et risquaient de les utiliser contre leur propre peuple. Aujourd’hui la propagande est dirigée depuis la Maison-Blanche par le conseiller de sécurité nationale adjoint chargé des communications stratégiques, Ben Rhodes. Il applique les bonnes vieilles méthodes et a ressorti contre le président el-Assad la rumeur des armes chimiques.

En collaboration avec le MI6 britannique, Rhodes a réussi a imposer comme principale source d’information des agences de presse occidentales une structure fantôme : l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les médias n’ont jamais questionné la crédibilité de cette signature, alors même que ses affirmations ont été démenties par les observateurs de la Ligue arabe et par ceux des Nations Unies. Mieux, cette structure fantôme, qui n’a ni locaux, ni personnel, ni expertise, est également devenue la source d’information des chancelleries européennes depuis que la Maison-Blanche les a convaincues de retirer leur personnel diplomatique de Syrie.


En attendant le direct, le correspondant d’Al-Jazeera Khaled Abou Saleh téléphone à sa rédaction. Il prétend que Baba Amr est bombardé et organise les bruitages. M. Abou Saleh était invité d’honneur de François Hollande à la 3e Conférence des Amis de la Syrie.

Ben Rhodes a également organisé des spectacles pour journalistes en mal d’émotions. Deux tours operators ont été mis sur pied, l’un au cabinet du Premier ministre turc Erdogan et le second au cabinet de l’ex-Premier ministre libanais Fouad Siniora. Les journalistes qui le souhaitaient étaient invités à entrer illégalement avec des passeurs en Syrie. On offrait durant des mois un voyage depuis la frontière turque dans un village témoin situé en montagne. On pouvait y réaliser des séances photos avec des « révolutionnaires » et « partager le quotidien des combattants ». Puis, pour les plus sportifs, on pouvait depuis la frontière libanaise aller visiter l’Émirat islamique de Baba Amr.

Fort étrangement, nombre de journalistes ont observé eux-mêmes d’énormes falsifications, mais ils n’en ont tiré aucune conclusion. Ainsi, un célèbre reporter-photographe a filmé les « révolutionnaires » de Baba Amr brûler des pneus pour dégager de la fumée noire et faire accroire à un bombardement du quartier. Il a diffusé ces images sur Channel4 [10], mais a continué à affirmer qu’il avait été témoin du bombardement de Baba Amr relaté par l’Observatoire syrien des Droits de l’homme.

Ou encore, le New York Times a relevé que des photos et vidéos transmises par le service de presse de l’Armée syrienne libre et montrant de valeureux combattants étaient des mises en scène [11]. Les armes de guerre étaient en réalité des répliques, des jouets pour enfants. Le quotidien a néanmoins continué à croire en l’existence d’une armée de déserteurs de près de 100 000 hommes.

Lecture d’une déclaration de l’Armée syrienne libre. Les fiers « déserteurs » sont des figurants qui portent des armes factices.

Selon un schéma classique, les journalistes préfèrent mentir que reconnaître qu’ils se sont fait manipuler. Une fois bernés, ils participent donc consciemment au développement du mensonge qu’ils ont découvert. Reste à savoir si vous, lecteurs de cet article, préférerez aussi fermer les yeux ou si vous déciderez de soutenir le peuple syrien contre l’agression des Contras.

Thierry Meyssan
[
1] La place Tahrir n’est pas la plus vaste du Caire.

Elle a été choisie pour des raisons de marketing, le mot Tahrir se traduisant dans les langues européennes par Liberté. Ce symbole n’a évidemment pas été choisi par les Égyptiens, car il existe plusieurs mots en arabe pour désigner la Liberté. Or, Tahrir indique la Liberté que l’on reçoit, pas celle que l’on acquiert.

[2] La presse occidentale a pris l’habitude d’orthographier le nom de M. Syda en ajoutant un « a », en « Sayda », de manière à éviter la confusion avec la maladie du même nom. Ndlr

[3] Le terme « préméditation » s’emploie normalement en droit criminel. En matière politique, le terme adéquat est « complot », mais l’auteur s’est abstenu de l’utiliser car il suscite une réaction hystérique de la part de ceux qui s’appliquent à faire croire que la politique occidentale est transparente et démocratique. Ndlr

[4] « Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie », Réseau Voltaire, 21 juillet 2012.

[5] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par GermanForeign Policy, traduction Horizons et débats, Réseau Voltaire, 14 juin 2012.

[6] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[7] Pour plus de détails, lire « La Contre-révolution au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda/Réseau Voltaire, 11 mai 2011.

[8] « L’opposition syrienne prend ses quartiers d’été à Miami », par Agence Cubaine de Nouvelles, Jean Guy Allard, Réseau Voltaire, 25 mai 2012.

[9] « Otto Reich et la contre-révolution », par Arthur Lepic, Paul Labarique, Réseau Voltaire, 14 mai 2004.

[10] « Syria’s video journalists battle to telle the ’truth’ », Channel4, 27 mars 2011.

[11] “Syrian Liberators, Bearing Toy Guns”, par C. J. Chivers, The New York Times, 14juin 2012.

  

Mensonges, morts et désolations (Agoravox)

On me demande souvent pourquoi je ne crois pas en la propagande occidentale sur la Syrie et plus précisément sur le régime de Bashar Al Assad. Je tiens à préciser que je ne connais pas la Syrie, je n’y suis jamais allé, je n’y ai pas d’amis. Ce que j’ai entendu ici et là sur Bashar Al Assad ne me pousse pas à admirer cet homme comme je peux être enthousiasmé pour certaines raisons par Hugo Chavez, Kadhafi ou Fidel Castro. Cependant je n’ai pas d’antipathie particulière pour lui non plus étant donné qu’il ne s’est jamais mêlé de mes affaires contrairement à certains que vous reconnaîtrez aisément. J’ai passé l’âge de croire au père Noël et aux contes de fée, comme j’ai passé l’âge de croire tout ce que l’on me dit peu importe la personne qui le dit. J’avoue que je ne me serais pas intéressé au cas syrien n’eût été le tapage médiatique sur ce pays qui à ma connaissance ne représente et n’a jamais représenté une menace pour la paix mondiale. Mais nous avons brusquement l’impression que l’avenir du monde se joue en Syrie et je me dis que c’est possible notamment eu égard à la voracité de l’élite étasunienne. Si les médias et politiciens occidentaux s’acharnent autant sur ce pays comme ils ont pu le faire sur l’Iraq, la Lybie etc… C’est probablement que quelque chose de fort se joue là. Dans ce texte donc je vais faire part de mes observations, de mon analyse et de mes conclusions.
 

Je ne suis pas un idéaliste et je n’ai pas tendance à réagir de manière émotionnelle. Cependant je ne peux cacher une certaine aversion pour l’élite tant médiatique que politique des états occidentaux notamment à cause de son indécente hypocrisie. Je me rappelle que ce sont les dirigeants étasuniens qui ont utilisé des armes comme l’agent orange, l’uranium appauvri ou les bombes atomiques sans compter le phosphore blanc et autres joyeusetés du genre. Alors quand on a été capables de commettre de pareilles abominations on essaie de faire profil bas. Mais nous savons que cette élite a tendance à diaboliser un pays qu’elle veut détruire pour des raisons éminemment géopolitiques (http://www.youtube.com/watch?v=cVnb...) dire le contraire c’est vouloir nous prendre pour des neuneus. Il faut diaboliser un régime pour rendre acceptable sa destruction à l’opinion publique. Celle-ci étant parfois sans mémoire cela s’avère quelques fois aisé. Ainsi selon la propagande, l’Afghanistan était dirigé par des barbus rétrogrades, terroristes de leur état (les talibans) qu’il fallait occire. L’Iraq était dirigé par un fou capable d’exterminer une partie de sa population et possédant des armes de destruction massive donc étant de facto une menace pour le « monde libre ». Le leader libyen était un illuminé, fantasque qui menaçait de faire couler des rivières de sang dans son pays pour contrer la « révolution printanière » qui balayait son pays comme elle avait balayé d’autres pays arabes nous avait-on dit. Les étasuniens et autres atlantistes sont intervenus dans ces pays et je pense qu’il serait bon de demander à leurs populations si la vie y est meilleure, notamment aux enfants de Falloujah. Voyait-on des attentats terroristes en Iraq au temps de Saddam ? Démocratie et liberté ? De jolis dogmes, mais comme bien d’autres ils mènent souvent au désastre et à la dévastation de contrées entières. Après l’Iraq, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. On traite son président de fou sanguinaire qui veut exterminer son peuple parce que celui-ci veut sa « révolution printanière ». Cette description bonne pour des bisounours fait penser à celle qui fut faite de Kadhafi avant la dévastation de son pays et son élimination. Il aurait des armes de destruction massive qu’il compte utiliser comme Saddam. Certains pourront dire que l’état syrien a menacé de s’en servir en cas d’invasion extérieure (http://www.infosyrie.fr/actualite/a...) ! A mon avis c’est avant tout de la communication de guerre et je ne crois pas plus la propagande d’Assad que celle des occidentaux. On décrit Assad comme le diable. Je ne crois pas avoir entendu ces mêmes politiciens hypocrites décrire l’élite américaine malgré toutes les atrocités en Iraq comme étant diabolique. Bien au contraire on cherchait à justifier ses dérives pourtant abominables. Alors la propagande c’est amusant mais je pense qu’il faut être sérieux un temps soit peu. Je ne connais pas exactement la situation en Syrie et je me dis qu’il est fort probable que de nombreux syriens veuillent le départ d’Assad du pouvoir. Mais il en est de même dans d’autres pays où une partie de la population se débarrasserait bien de ses dirigeants. Alors Assad massacre-t-il son peuple ? J’ai du mal à le croire surtout quand ce sont des hypocrites finis qui l’affirment. Assad doit-il partir ? Je suis de ceux qui pensent que c’est au peuple syrien d’en décider et à personne d’autre. Si l’on impose un nouveau président ce pays pourrait de mon point de vue sombrer dans le chaos. Car il semble évident que l’élite occidentale voudra placer dans ce pays stratégique un président qui leur sied.

L’élite occidentale plus précisément étasunienne il faut le dire semble percevoir le monde comme un échiquier géant et d’ailleurs ZbigniewBrzezinski n’a intitulé son ouvrage « le grand échiquier » (http://www.lalettrevolee.net/articl...) pour rien. Le but des dirigeants étasuniens semble d’assurer l’hégémonie de leur pays déclinant sur le monde. Cela passe par le contrôle des ressources énergétiques et le confinement des états comme la Russie, la Chine ou l’Inde qui sont des superpuissances de demain. Il semble évident que cela peut provoquer des frictions et causer des guerres. Tout ceci est parfaitement résumé dans le rapport « reconstruire les défenses de l’Amérique » (http://www.reopen911.info/uploads/d...) du think tank PNAC (http://lemirador.over-blog.fr/artic...). D’ailleurs si l’on s’en tient aux dires du général Wesley Clark (http://www.youtube.com/watch?v=e8ya...) plusieurs pays étaient ciblés par cette élite notamment l’Iraq, la Libye, l’Iran et la Syrie. On sait aussi qu’une propagande odieuse est en marche contre le régime des mollahs en Iran. Encore une fois je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’aimer ou non ces régimes mais de voir les conséquences de ingérences malsaines des étasuniens et affiliés. Ingérences qui nous le savons à moins d’être des abrutis ne se font que dans l’intérêt de cette élite. Je ne crois pas que les jeunes soldats étasuniens qui vont crever ou devenir infirmes sur les champs de bataille aient quelque chose à gagner, ni leurs familles ou l’étasunien moyen non plus. Pour se faire cette élite utilise des alliés de circonstances qu’elle combattra ou cherchera à détruire le moment venu. Nous avons vu Saddam, Moubarak, Ben Ali, Mobutu ou tant d’autres. Il n’y a donc rien de nouveau au soleil. Tous ces dirigeants sont des pions rien de plus si certains d’entre eux ont cru le contraire ils auront tout le loisir dans l’autre monde s’il existe de méditer sur leurs erreurs et leur naïveté. Aujourd’hui des états comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie voient leurs dirigeants servir de faire-valoir à la « toute puissance » atlantiste. Mais un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir et en temps voulu, ils seront sans aucun doute « récompensés » comme il se doit.

Pour conclure je dirais qu’il est nécessaire pour le commun des mortels d’arrêter d’avoir une vision simpliste des évènements. Aussi pourri que puisse être le régime Assad il ne représente par exemple aucune menace pour les pays occidentaux. Alors il faudrait que les peuples demandent à leurs dirigeants le pourquoi de cette nouvelle aventure et le pourquoi de cette diabolisation insensée. Assad était pour beaucoup d’entre nous un parfait inconnu et dans un monde rationnel il aurait du le rester. Je crois qu’en toute chose il faut savoir raison gardée. J’étais en Côte d’Ivoire durant la guerre récente qu’il y a eu et je mentirais si je disais que je savais tout ce qui s’est passé et le nombre de morts qu’il y a eu. Les deux camps y ont à ma connaissance et selon les témoignages que j’ai pur recouper. Pour dire que même quand vous êtes dans un pays qui subit une attaque il est difficile de savoir où est la vérité. Mes pensées vont au peuple syrien qui subit cette guerre diabolique.

source : http://www.agoravox.fr

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


18/07/2012

n°59 - Journal de Syrie - 09-07 au 18-07 - a - Des massacres qui tombent à pic!


n°59 - Journal de Syrie - 09-07 au 18-07 - a - Des massacres qui tombent à pic!



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

 n°59                                       09-07 au18-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Karim Mohsen : Des massacres qui tombent à pic!

1 Politique

Les grandes manœuvres

1-1 MajedNehmé explique la guerre en Syrie.

2 Pays Arabes & voisins

Liban

L’armée libanaise renforce sa présence à la frontière avec la Syrie.



Tiré à part :

Karim Mohsen : Des massacres qui tombent à pic!

Ce qu'il y a de remarquable dans les massacres qui se succèdent en Syrie, c'est sans aucun doute, leur étrange coïncidence.

Etrange, en effet, ces massacres qui «tombaient à pic» au moment même où le Conseil de sécurité se réunit sur la Syrie. Cela a été le cas pour Hula, El Koubeir et jeudi à Treimsa, qui ont ainsi allongé la liste du martyrologe syrien, donnant, chaque fois, l'opportunité à l'opposition d'exiger du Conseil de sécurité une résolution «contraignante» sous le chapitre VII de la charte de l'ONU. A cela s'ajoutent les condamnations sélectives qui visent le régime de Damas, occultant la part de la rébellion syrienne qui participe activement à ensanglanter le pays. De fait, l'opposition armée syrienne, pressée sans doute de prendre le pouvoir en Syrie, fait pression sur l'ONU et tente de faire intervenir militairement des forces extérieures à la Syrie et à la région sous le label du Conseil de sécurité. Jusqu'ici, en vain. Surtout du fait de l'opposition de la Russie et de la Chine à l'aventure que l'on veut faire courir aux peuples du Moyen- Orient, que serait une intervention armée étrangère. En fait, tous les «coups» semblent avoir été bons, pour parvenir à ces fins. Certes! Aussi, cette synchronisation entre les pics de violence en Syrie, de vrais massacres, avec les moments où la communauté internationale se rencontre pour examiner la situation dans ce pays est par trop parfaite et convenue pour être innocente.

On ne voit pas, en effet, le régime de Damas, à moins d'être parano et suicidaire, donner des arguments - aussi sanglants - à ses adversaires et les conforter dans leur position. Il est patent que le régime de Damas partage avec l'opposition armée syrienne la responsabilité de ce qui se passe en Syrie, mais mettre tous ces dépassements à l'actif d'une seule partie, comme le fait l'Occident - qui rejette toute possibilité de dialogue intersyrien, exigeant en revanche le départ de Bachar Al Assad - n'aide en rien à trouver une solution à la crise en Syrie. Est-il normal que des grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis - membre permanent du Conseil de sécurité - loin de contribuer à rapprocher les belligérants, font leurs exigences de l'opposition qui met comme préalable, à toute discussion, le départ sine qua non, du dirigeant syrien. L'inattendu est que le régime syrien résiste. Alors, on passe aux grandes manœuvres, les massacres à grande échelle. C'est ce qui se passe en Syrie. L'émotion, largement justifiée, que suscitent ces crimes annihile en fait toutes réflexion et lucidité permettant une analyse saine de la situation. Mais le matraquage des médias, la désinformation récurrente, sur ce qui arrive réellement en Syrie, les condamnations d'une seule partie sans autre réserve ou précaution, sont tels qu'il est devenu impossible de faire la part des choses, comme de comprendre les tenants et aboutissants de la crise syrienne. Le massacre de Treimsa, (notons que la majorité des morts de Treimsa sont des rebelles, des hommes armés. Personne n'a condamné l'Otan pour avoir tué les talibans à ce que l'on sache?) Comme ceux de Hula et d'El Koubeir sont odieux, mais personne n'a tenté, par des moyens indépendants, de savoir ce qui y eut lieu réellement.

Les chiffres que donne une ONG basée à Londres - qui accapare l'information sur la Syrie et alimente télés, radios et agences - sont en fait invérifiables, laquelle accuse systématiquement le régime de Damas, accusations répercutées par les agences et télévisions mondiales qui ne s'inquiètent pas de vérifier ce qu'il en est en vérité. N'a-t-on pas, en son temps, accusé les Serbes de génocide des Albanais du Kosovo? Ce qui permit, entre autres l'intervention de l'Otan (Kfor). Après coup, il s'est avéré qu'il n'en était rien. Trop tard, l'Alliance était déjà sur place au Kosovo. Ce scénario est resservi en Syrie, l'essentiel étant d'accabler le régime syrien et faire porter à son crédit tous les malheurs du peuple syrien. Or, l'opposition syrienne qui pousse à la guerre, soutenue par l'Occident, semble prête à toutes les outrances comme à marcher sur les cadavres de milliers de Syriens pour parvenir à ses fins.

 15 juillet 2012 09:04

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/200435-des-massacres-qui-tombent-à-pic-par-karim-mohsen



1 Politique

Les grandes manœuvres

1-1 MajedNehmé explique la guerre en Syrie

Dans l'interview qu'il a accordée à «Algérie patriotique», MajedNehmé, directeur et rédacteur en chef d’Afrique-Asie, décrit les enjeux inavoués du conflit né de la crise en Syrie et évalue les risques d'embrasement dans la région à travers le Liban où se déroulent des affrontements armés.

Il situe également ce conflit par rapport à la confrontation Est-Ouest et parle du rôle du Qatar et de l'Arabie Saoudite.

Pour MajedNehmé, ces deux monarchies pétrolières n'agissent pas d’une manière autonome.

RamdaneOuahdi

Dimanche 15 Juillet 2012

 

Des informations très contradictoires nous parviennent sur ce qui se passe en Syrie. Quelle est la situation exacte dans ce pays actuellement ? 
Comme l’a reconnu le chef de l’État syrien dans son discours du 26 juin dernier, à l’occasion de l’investiture du nouveau gouvernement syrien, «nous vivons une véritable situation de guerre ! Toutes nos politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans cette guerre !» Il s’agit donc d’un aveu majeur, quoique tardif, car jusqu’ici, le mot «guerre» était soigneusement évité. Le pouvoir a cherché à dédramatiser la gravité de la situation, se contentant de parler de «bandes armées», de «terroristes» ou de «djihadistes d’Al-Qaïda» infiltrés dans le pays via le Liban, la Turquie, la Jordanie et passablement via l’Irak. Pratiquement, tous les pays limitrophes, à l’exception d’Israël, participent d’une manière ou d’une autre à cette guerre ! Il a longtemps hésité avant de jeter toutes ses forces dans la balance estimant, à tort, qu’il était en mesure de venir à bout de cette rébellion armée à moindres frais. Il a d’abord surestimé la solidité du front intérieur, tout comme l’ampleur des engagements financiers et militaires des Occidentaux et des pays du Golfe en faveur de la rébellion. Il voulait également éviter de rééditer le scénario de la ville de Hama de 1982 quand Hafez al-Assad, le père de l’actuel président, y avait écrasé dans le feu et le sang, après quatre années de guérilla islamiste, un ultime soulèvement armé, sous la conduite d’Al-Tali’a al-Mouqatila (l’avant-garde combattante), branche armée des Frères musulmans syriens. Cette faction minoritaire et dissidente des Frères musulmans avait auparavant multiplié les attentats contre le régime (assassinats de personnalités scientifiques, universitaires, militaires proches du régime, liquidation de près de cent élèves de l’académie militaire d’Alep, triés selon leur appartenance religieuse à la communauté alaouite etc.), exactement comme c’est le cas aujourd’hui, mais à huis-clos, la révolution numérique n’était pas encore là. La confrontation finale se solda par la destruction de plusieurs quartiers de la ville de Hama et le massacre de quelques milliers de ses habitants qui s’étaient solidarisé avec les rebelles en armes. Il s’en est suivi une répression implacable des Frères musulmans qui furent pourchassés, emprisonnés, exécutés ou exilés. Une loi d’exception fut par la suite promulguée condamnant à la peine capitale toute personne appartenant à cette confrérie. Dans la foulée, le régime baathiste, profitant de cette campagne d’éradication de l’organisation clandestine des Frères musulmans, étendit la répression aux forces syndicales et démocratiques de gauche qui demandaient plus de libertés et une démocratisation politique, sociale et économique du régime. Elles ont fait les frais de cette insurrection avortée des Frères musulmans. Une chape de plomb s’abattit sur le pays sans que cela gêne les États-Unis, les pays occidentaux et les monarchies du Golfe qui avaient à cette époque besoin de la Syrie pour pacifier le Liban, victime d’une interminable guerre civile et pour mettre au pas les organisations palestiniennes qui y avaient élu domicile…Avec la mort de Hafez al-Assad en juin 2000 et l’accession de son fils Bachar à la présidence, grâce au soutien direct de l’ancien ministre de la Défense de l’époque, Moustafa Tlass (un sunnite de Homs dont le fils, Manaf, vient de faire défection), le régime poursuivra une libéralisation timide qui donnera naissance à un éphémère «Printemps de Damas» vite réprimé. Il s’est traduit par la libération de la parole et l’éclosion de nombreux forums de débats à travers le pays, exigeant la fin de l’état d’urgence, le multipartisme et le retrait des troupes syriennes du Liban. Le système sécuritaire fut également dénoncé par les nombreuses associations des droits de l’Homme. C’en était trop pour les caciques du régime (essentiellement les services de sécurité et le parti Baath) qui avaient réussi à amener le jeune président, encore otage des différents centres de pouvoir hérités de son père, à clore ce chapitre printanier qui aura duré à peine six mois. En dépit du coup d'arrêt de l'été 2001, qui se solda par l’arrestation de nombreux animateurs de forums de la société civile, force est de reconnaître qu’une nouvelle dynamique politique s’était déclenchée, instaurant une nouvelle atmosphère politique malgré la poursuite d’une répression qu’on pourrait qualifier de «soft» par comparaison à la phase antérieure. La chape de plomb d'une époque a, en effet, vécu. La libération d'un grand nombre de prisonniers politiques, le retour négocié et conditionnel de nombreux opposants exilés, dont des anciens membres des Frères musulmans et de baathistes irakiens, s’est amplifié. Mais ce retour n’était pas massif et était soumis à l’accord préalable des services de sécurité qui procédaient au cas par cas. Et la loi condamnant à la peine capitale toute personne appartenant aux Frères musulmans est toujours en vigueur quoique non appliquée. Instruit par l’expérience avortée du «Printemps de Damas», le régime choisit, sans doute par prudence excessive, la «voie chinoise» vers la démocratie. La perestroïka d’abord, la glasnost ensuite. Plutôt qu’une ouverture politique rapide, le parti Baath opta pour une modernisation «technique de l’économie.» Pour justifier ce ralentissement des réformes politiques, le régime invoqua également, non sans raison, les défis régionaux majeurs auxquels il fait face : poursuite de l’occupation israélienne d’une partie du territoire syrien (les plateaux du Golan occupés en juin 1967), l’impasse du processus de paix en Palestine, la situation en Irak et, last but not least, le Liban où la Syrie maintenait, jusqu’en 2005, un contingent militaire de plusieurs milliers de personnes. Car depuis l’échec de la dernière rencontre entre l’ancien président syrien Hafez al-Assad et le Président américain Bill Clinton, à Genève, en 2000, les États-Unis ont pratiquement abandonné leurs efforts pour aboutir à un règlement du conflit israélo-arabe (entre Israéliens et Palestiniens, entre Israéliens et Syriens et entre Israéliens et Libanais), laissant les protagonistes à eux-mêmes, donc au bon vouloir des Israéliens. Depuis l’an 2000, plusieurs événements régionaux sont venus bousculer – et retarder – le calendrier des réformes sur le plan intérieur. En voici les principaux :


1 - Le 2 mars 2000, un sommet de dernière chance eut lieu à Genève entre les présidents Bill Clinton et Hafez al-Assad, tous deux en fin de règne (Clinton étant arrivé vers la fin de son deuxième mandat qui se terminera en novembre 2000 et Hafez al-Assad étant au chapitre de l’agonie). A l’ordre du jour de ce sommet : la conclusion d’un accord de paix global entre la Syrie et Israël sur la base de la paix et de la normalisation en contrepartie du retrait des forces d’occupation israélienne aux frontières du 4 juin 1967. Un tel accord aurait ouvert la voie à un accord similaire avec le Liban et facilité la conclusion d’un accord de paix final avec les Palestiniens. Face au refus des Israéliens, soutenus par les Américains, de se retirer de la totalité des territoires syriens, la rencontre, mal préparée, se conclut, au bout de seulement deux heures de palabres, par un échec retentissant. Le 10 juin, Hafez al-Assad disparaît, emporté par la maladie laissant à son fils et successeur, ce lourd héritage. C’est dans ce contexte que le gouvernement de Ehud Barak, pensant à tort priver la Syrie d’une carte maîtresse, à savoir la carte de la résistance contre l’occupation israélienne au Sud Liban, décide de retirer unilatéralement ses forces du Liban, harcelées de plus en plus audacieusement par le Hezbollah, soutenu à la fois par la Syrie et l’Iran. C’est l’inverse qui se produit : le Hezbollah sort renforcé de cette «débâcle» israélienne. La Syrie également. Loin d’affaiblir l’emprise de la Syrie sur le Liban, elle le renforce considérablement. Désormais, le sort du Hezbollah – devenu véritable Etat dans  l’État au Liban – et de la Syrie sont indissociable. Le retrait israélien unilatéral – mais incomplet, puisque Israël maintient son occupation des hameaux de Cheb’aa, sous prétexte qu’ils appartiennent à la Syrie – du Liban ne régler donc rien et n’aboutit pas à la signature d’un traité de paix séparée avec le gouvernement libanais. 


2 - Parallèlement à l’intransigeance israélienne sur les fronts libanais et syrien, l’échec des négociations de camp David et de Taba entre Palestiniens et Israéliens, sous l’égide des États-Unis, la même année 2000, déclenchent la deuxième Intifada dans les territoires occupés. Une Intifada soutenue par la Syrie. Au grand dam de la nouvelle administration américaine dominée, avec G.-W. Bush, par les néo conservateurs. Les attentats du 11 septembre 2001, qui conduisirent les États-Unis et leurs alliés à occuper l’Irak deux ans plus tard, en 2003, mettent le régime syrien sous pression. Bien que totalement engagée dans la lutte contre le terrorisme, main dans la main avec les pays occidentaux et arabes, la Syrie s’opposa fermement à la guerre contre l’Irak, en dépit du fait que les relations entre Damas et Bagdad étaient détestables. Ainsi, juste après la chute de Bagdad, Colin Powell, le secrétaire d’État américain, se rend à Damas porteur d’un ultimatum on ne peut plus clair. Il exigea du président syrien de ne pas aider la résistance à l’occupation américaine de l’Irak (près d’un million et demi d’Irakiens se réfugient en Syrie), de chasser les organisations palestiniennes basées en Syrie, dont le Hamas, accusées de terrorisme, de rompre toute coopération stratégique avec le Hezbollah libanais et l’Iran, et de retirer l’armée syrienne du Liban. Et gâteau sur la cerise : démanteler ses programmes d’armes chimiques et balistiques. Tout cela sans contrepartie concrète. Bachar al-Assad rejeta en bloc toutes les clauses de cet ultimatum. Une guerre totale (économique, clandestine mais aussi politique) pour renverser le régime syrien est engagée, mais cette fois-ci avec la complicité de la France et de l’Arabie Saoudite. 


3 - Le 11 novembre 2003, le Congrès américain vote une résolution – dite SyriaAccountabilityAct – autorisant le président des États-Unis à édicter, quand il le déciderait, des sanctions contre Damas. Des sanctions qui n’ont pas tardé à se concrétiser. Un an plus tard, le 2 septembre 2004, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte, à l'initiative conjointe de la France et des États-Unis, par 9 voix sur 15, et 6 abstentions, la résolution 1559 qui appelle «au respect de la souveraineté et de l'indépendance politique du Liban, au retrait de toutes les troupes étrangères de son sol, au désarmement des milices (entendre le Hezbollah) et à une élection présidentielle libre et équitable». Pour mémoire, l’Algérie, le Brésil, la Chine, le Pakistan, les Philippines et la Russie s’étaient abstenus estimant que cette résolution constituait une ingérence dans les affaires intérieures du Liban. Cette résolution visait en fait à empêcher le renouvellement du mandat présidentiel d’Emile Lahoud, un allié sûr de Damas et du Hezbollah, que la Syrie, sentant la difficile période d’incertitude qui s’ouvre devant elle dans la région, voulait à tout prix le voir reconduit. Ces menaces n’ont pas dissuadé Bachar al-Assad de continuer à tenir tête aux États-Unis, à la France et à leurs alliés régionaux, particulièrement l’Arabie Saoudite (à l’époque le Qatar, qui était en conflit avec Riyad, soutenait la Syrie du bout des lèvres). Le soutien syrien au Hezbollah, au Hamas et l’alliance stratégique avec l’Iran se poursuivait donc. Le général Lahoud est réélu pour un deuxième mandat présidentiel au prix d’un amendement constitutionnel, malgré l’opposition initiale du président du Conseil des ministres Rafiq Hariri (il se résigne à la fin d’accepter le fait accompli). Et le contingent militaire et sécuritaire syrien au Liban est maintenu, quoique réduit considérablement (de 40 000 hommes il passe, en 2004, à seulement 15 000). 


4 - C’est dans ce cadre qu’un événement majeur intervint : le 14 février 2005, l’ancien président du Conseil est assassiné dans un attentat suicide à la camionnette piégée à Beyrouth. La Syrie et ses alliés sont immédiatement montrés du doigt. Face à l’indignation médiatique et politique d’une partie des Libanais, et dans le monde, la Syrie retire ses dernières troupes du Liban quelques semaines après cet assassinat. Les principaux piliers du régime libanais allié à la Syrie sont pourchassés et arrêtés. Le Conseil de sécurité des Nations unies vote, dans la foulée, le 7 avril 2005, la résolution 1595 créant une commission d’enquête sur l’assassinat de Rafiq Hariri. La Syrie s’incline sans rompre, allant même jusqu’à coopérer avec cette commission d’enquête qui n’a apporté jusqu’ici (2012) aucune preuve crédible sur l’implication de Damas et du Hezbollah dans cet assassinat qui n’a servi, en fin d’analyse, que ses adversaires. Les investigations de la commission d’enquête et le tribunal spécial censé juger les assassins présumés de Hariri n’ont abouti à rien d’autre que de servir d’épée de Damoclès que les Occidentaux brandissent contre leurs adversaires : la Syrie, le Hezbollah et l’Iran. Jusqu’ici, les enquêteurs se sont interdit de pousser leurs investigations en direction des services occidentaux et israéliens ou vers la piste djihadiste pourtant avancée dès les premiers jours du crime. Ce qui a amené de nombreux juristes à accuser ces instances d’instrumentalisation politique. 


5 - C’est dans ce contexte défavorable au régime syrien, plus isolé que jamais, mais toujours combatif et récalcitrant face aux exigences des États-Unis englués dans le bourbier irakien, qu’éclata la guerre du Liban en juillet 2006. Elle se révéla très bénéfique pour le régime. 

Le 12 juillet 2006, au matin, un commando du Hezbollah libanais s’attaqua à une patrouille israélienne à la frontière entre les deux pays, tuant huit soldats israéliens et enlevant deux autres. Cette action audacieuse faisait partie, depuis 2000, de la stratégie du Hezbollah qui cherche à utiliser les prisonniers israéliens capturés comme monnaie d’échange pour faire libérer les milliers de prisonniers libanais, palestiniens et arabes (environs 11 000) détenus en Israël, certains depuis des décennies. Un autre objectif de cette opération : amener Israël à mettre fin à son occupation des hameaux libanais de Cheb’aa dont il s’est emparé depuis 1967. Plusieurs opérations de ce genre avaient eu lieu dans le passé sans que cela ne dégénère en guerre totale. Cette fois-ci, le commandement militaire israélien en a décidé autrement. Le gouvernement israélien d’Ehud Olmert, encouragé par l’Administration américaine, voulait en découdre une fois pour toute avec le Hezbollah, allié de la Syrie et de l’Iran. Liquidé, le Liban tomberait définitivement dans l’escarcelle de l’Occident et de ses alliés. La Syrie ne tarderait pas à tomber à son tour, suivie par l’Iran. Le Grand Moyen-Orient cher aux néoconservateurs deviendrait une réalité. C’est ce qui explique la réaction israélienne disproportionnée à cette opération hardie du Hezbollah. Contre toute attente, le Hezbollah libanais, soutenu par la Syrie, sort victorieux de cette mini-guerre, malgré les énormes dégâts infligés aux infrastructures libanaises. L’offensive israélienne dura 34 jours sans atteindre son objectif affiché : détruire le Hezbollah. Elle coûta la vie à 1 200 Libanais, majoritairement des civils, contre 163 Israéliens dont 119 soldats. Pour les Israéliens c’est une véritable débâcle stratégique. L’armée israélienne qu’on dit la plus puissante du Moyen-Orient ne parvint pas à vaincre la résistance libanaise. Mais c’est aussi une défaite politique majeure pour les États-Unis, la France et ses leurs supplétifs arabes (l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Égypte qui avaient condamné le Hezbollah plutôt que l’agression israélienne). Par contre, la Syrie et l’Iran ont pavoisé. Le président syrien Bachar al-Assad, jusqu’ici sur la défensive, n’a pas eu la victoire modeste. Dans un discours célébrant la «victoire de la résistance», il qualifia la troïka arabe qui avait juré sa perte (le roi d’Arabie, le roi de Jordanie et le président Moubarak) de «demi-portions». La guerre entre l’axe pro-syrien et l’axe pro-saoudien est désormais totale, malgré une relative trêve. La déstabilisation de la Syrie est désormais programmée. Une nouvelle étape dans cette guerre : le 27 décembre 2008, l’armée israélienne lança une opération d’envergure contre la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, qui était alors soutenu par la Syrie. Mais cette guerre, malgré les dégâts humains subis par les Palestiniens, ne parvint pas à mettre le Hamas à genoux. La guerre se termine le 18 janvier 2009 sans que l’armée israélienne, au moral atteint et à la réputation ternie, réalise ses objectifs. On l’aura compris, à travers l’encerclement de la Syrie, c’est son alliance avec l’Iran, le Hezbollah et le Hamas qui était visée. La manière forte ayant échoué, les États-Unis et leurs alliés vont essayer d’utiliser la carotte. Ce rôle d’aguicheur pour casser l’alliance entre Damas et Téhéran reviendra à la France (et à l’Union européenne), à la Turquie et au Qatar. En contrepartie de cette main tendue, il est désormais demandé à la Syrie (dont le président Bachar sera accueilli en grande pompe dans les capitales européennes) de s’insérer dans la mondialisation. Une option qui se révéla autrement plus productive pour les Occidentaux que le bâton. Un partenariat économique et stratégique est également signé avec la Turquie. Il s’agissait d’une erreur stratégique fatale que les couches les plus vulnérables de la société syrienne, notamment la paysannerie, paieront le prix. La libéralisation économique, la levée des barrières douanières avec la Turquie, une longue et sévère sécheresse de quatre ans, transformera la paysannerie syrienne en sous-prolétariat autour des villes. Or, ce sont ces couches qui seront la chair à canon de cette contestation. Il faut reconnaître que le pouvoir syrien, autiste ou berné par le mirage de la libéralisation économique sauvage, a mis du temps à réaliser à quel point cette politique d’ouverture économique, combinée à un blocage politique, a ébranlé les fondements sociaux du régime et a éloigné de lui de larges couches qui n’acceptaient l’autoritarisme que tant que la contrepartie était le maintien d’une paix sociale fondée sur la satisfaction des besoins minimaux : logement, pouvoir d’achat, système de santé… D’autant que cette ouverture économique avait aggravé le fléau de la corruption. A cela il faudra ajouter la gestion initiale de la crise par un appareil sécuritaire aussi autiste qu’arrogant. Maintenant, au bout d’un an et demi de rébellion, et après de longues hésitations, le régime revient à une politique qui avait fait ses preuves dans le passé : fin du libéralisme sauvage parallèlement à l’engagement massif de toutes ses forces militaires et sécuritaires dans le combat.C’est en tout cas la lecture qu’on est en droit de faire de l’allocution télévisée de Bachar al-Assad aux ministres du nouveau gouvernement syrien, lors de leur première réunion officielle : guerre totale contre la rébellion et ses soutiens extérieurs et guerre totale contre les lois libérales qui avaient poussé la paysannerie et le lumpenprolétariat dans la révolte. Quant aux réformes substantielles, elles n’interviendraient qu’une fois la paix rétablie.

 

Quels sont les enjeux inavoués dans ce conflit ? 

Ils sont essentiellement régionaux : casser l’alliance avec l’Iran, amener la Syrie à signer une paix au rabais avec Israël, détruire les fondements de  l’État-Nation pour livrer la Syrie aux forces wahhabites et islamistes radicales, ce qui signifie l’éclatement de la Syrie en plusieurs entités en guerre entre elles. Ce qui enracinerait la présence occidentale au Moyen-Orient pour les décennies à venir. 
Un autre enjeu capital : les monarchies du Golfe, fragilisées elles aussi par le vent de contestation qui souffle sur le monde arabe, et par la transformation inattendue de l’Irak, débarrassé du régime de Saddam Hussein, en un protectorat iranien, cherchent, à travers la chute du régime syrien anti-wahhabite et pro-russe, à transformer la Syrie en base arrière pour reconquérir l’Irak et déstabiliser l’Iran. Elles cherchent surtout à liquider le Hezbollah libanais. Ces objectifs non avoués n’ont pas été jusqu’ici atteints et ne le seront pas tant que le soutien sino-russe ne faiblit pas et tant que l’axe syro-iranien, qui comprend le Hezbollah et l’Irak de Maliki ne se rompt pas. 

Des affrontements armés se déroulent au Liban, est-ce un début d’embrasement dans la région ? 

Personne n’a intérêt, pour le moment, et tant que le régime syrien et ses alliés libanais (Hezbollah et une majorité des chrétiens) estiment qu’ils ne sont pas menacés à rallumer la guerre civile. Et cela malgré l’utilisation de certaines forces libanaises pro-saoudiennes et pro-qataries sur le territoire libanais pour déstabiliser le régime de Damas. La Syrie a au contraire besoin de maintenir la stabilité du Liban pour s’en servir comme base arrière logistique et financière afin de contourner les sanctions occidentales qui la frappent. Par contre, l’Arabie Saoudite et le Qatar peuvent être tentés de jeter de l’huile sur le feu au Liban pour maintenir la pression sur la Syrie et se servir de ce pays comme voie d’acheminement des hommes, des armes et de l’argent en direction de la rébellion. C’est un risque non négligeable mais à double tranchant : si la Syrie et ses alliés l’emportent, c’est toute l’influence occidentale et saoudienne qui sera éradiquée. Et le Liban basculerait définitivement dans l’axe syro-irako-iranien. Le risque d’un tel scénario (le chaos ou la victoire de l’axe pro-iranien) est dévastateur pour Israël, et c’est la raison pour laquelle les États-Unis seront contraints d’amener ses supplétifs libanais, du Golfe et la Turquie à ne pas trop entraîner le pays du Cèdre dans cette direction incontrôlable. Le meilleur scénario pour l’Occident est de jeter de l’huile sur le feu sans permettre à l’un des camps de l’emporter, ce qui équivaut à un affaiblissement durable de l’État Syrien. 

La Russie et la Chine empêchent l’Otan d’intervenir en Syrie. Peut-on parler d’une nouvelle confrontation Est-Ouest ? 

On assiste en effet à un changement majeur dans les relations est-ouest et nord-sud. La crise syrienne, après le camouflet libyen, et auparavant la guerre des Balkans, sonne définitivement la fin de l’unilatéralisme occidental dans les relations internationales et annonce l’avènement d’un monde multipolaire. L’avènement des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) participe à ce changement substantiel dans les relations internationales. La crise financière et économique sans précédent en Occident ne favorise pas non plus une nouvelle guerre autrement plus coûteuse que la guerre contre la Libye ou l’Afghanistan. La destruction d’un avion militaire turc dans l’espace aérien syrien donne aux va-t-en-guerre de l’Otan à réfléchir. La Turquie ne le demande d’ailleurs pas, malgré certaines gesticulations, car elle sait à quel point elle s’expose à des représailles de la part de la Syrie (qui pourrait de nouveau jouer la carte des indépendantistes kurdes du PKK qui sont très nombreux en Syrie mais interdits d’agir à partir du territoire syrien). Par ailleurs, l’Iran, l’Irak ou la Russie limitrophe ne permettraient pas une telle intervention. Il n’y aura pas donc une confrontation Est-Ouest, mais un nouveau bras de fer autour du bouclier anti-missile de l’Otan, autour de la Syrie et de l’Iran et, enfin, autour des courants islamistes wahhabites que Moscou, Pékin et New Delhi considèrent comme le cheval de Troie de l’Occident pour déstabiliser la fédération russe. A travers la Syrie, la Russie cherche aussi à éviter la réédition de la guerre de Tchétchénie. 
Idem pour la Chine qui ne voudrait pas que l’islam radical ou politique soutenu par l’Occident à travers ses obligés du Golfe et surtout à travers la Turquie atteigne la province chinoise du Xinjiang, aussi appelée Turkestan oriental, peuplée majoritairement par les Ouïgours, turcophones musulmans sunnites, travaillés par des courants séparatistes. 

Comment expliquer le rôle dominant du Qatar et de l’Arabie Saoudite dans la crise syrienne ? 

Il est illusoire de penser que ces deux monarchies pétrolières agissent d’une manière autonome. Elles dépendent en grande partie des États-Unis qui leur assurent la survie en contrepartie d’une totale soumission ou alignement sur leur agenda géopolitique et énergétique. C’est le cas en ce qui concerne l’actuel bras de fer avec l’Iran. Ces deux monarchies, comme d’ailleurs les quatre autres qui font partie du Conseil de coopération du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn et Oman) ont désigné le régime iranien comme l’ennemi à abattre. En cela, ils suivent l’agenda américain et israélien. Ce suivisme arrange surtout Washington : la prétendue menace iranienne rend la présence militaire américaine dans le Golfe et dans la région indispensable et durable. Ainsi que la multiplication de bases militaires. On ne peut pas comprendre le retournement spectaculaire du Qatar contre l’«ami syrien», sans ce paramètre, à savoir son alliance avec l’Iran. Dans le passé, ces émirats abritaient des bases étrangères en contrepartie de royalties. Aujourd’hui ce sont ces émirats qui couvrent les frais de ces bases ! En fait, ces pays comptoirs sont structurellement fragiles. Pour assurer leur survie, ils doivent, pensent-ils, fragiliser leurs puissants voisins. C’est ainsi qu’ils ont participé à la destruction de l’Irak, à l’affaiblissement de  l’Égypte et aujourd’hui œuvrent inlassablement pour casser l’Iran et ses alliés. Non seulement à travers leur soumission à la stratégie militaire occidentale et israélienne, mais aussi à la stratégie énergétique. Comment ? Les monarchies pétrolières appliquent, en matière de prix pétroliers et gaziers, les consignes américaines. La guerre des prix déclenchée vers le milieu des années quatre-vingts du siècle dernier a été coordonnée avec la politique de l’Agence internationale de l’énergie dont l’objectif premier avait été de casser l’Opep et les pays pétroliers récalcitrants et souverainistes comme l’Algérie, l’Irak, l’Iran, le Nigeria ou le Venezuela et la Russie. Et quand le roi Fayçal a voulu utiliser l’arme du pétrole après 1973, il a été assassiné ! Depuis, elles ont bien rempli cette mission au vu des ravages que cette guerre des prix avait provoqué contre ces pays. Le Qatar, par sa politique gazière offensive, reproduit le même schéma. Avec une infrastructure gazière ultra-compétitive et une flotte ultra-moderne, cet émirat gazier cherche à nuire à la Russie et à l’Algérie sur le marché européen et à l’Iran sur le marché asiatique. Il était aussi question, selon ce plan, de construire un gazoduc via la Syrie. Le refus de Damas, alliée de Moscou, d’accepter ce tracé, explique en partie le retournement du Qatar contre la Syrie. 
Reste enfin une autre motivation, capitale celle-ci, qui anime ces deux monarchies wahhabites : la wahhabisation de la Syrie, donc son affaiblissement, prélude à sa soumission à la stratégie américaine qui a toujours favorisé l’islam dit politique dans le monde contre les courants nationalistes arabes.

 

Au plan strictement interne, quelles parts prennent les clivages confessionnels et les difficultés sociales dans la crise dans ce pays ? 

La Syrie, comme le Liban ou l’Irak, est composée d’une multitude de confessions religieuses. Le ciment qui les soude est l’arabité, dans la mesure où près de 90% de la population se définit comme arabe. Le parti Baas (comme d’ailleurs tous les partis nationalistes de types nassériens, unionistes arabes ou nationalistes syriens, voire les partis dits progressistes…) se veut le miroir de cette réalité. Il projette de fédérer toutes les communautés religieuses dans un État national arabe et séculier qui transcenderait l’antagonisme confessionnel et ethnique. Ce projet définit l’islam comme l’un des éléments constitutifs de l’identité nationale arabe, mais pas le seul. L’islam sunnite est certes majoritaire dans le pays (65%), mais il est traversé par des sensibilités antagonistes. Dans leur écrasante majorité, les Syriens sunnites sont de sensibilité soufie et craignent plus que tout l’islam wahhabite qui, s’il parvient à s’emparer du pouvoir en Syrie, risque de les éradiquer, comme il l’avait fait dans la province du Hedjaz conquise par les Saoudiens. Basés essentiellement dans les villes, ces sunnites de sensibilité soufie constituent, avec les minorités alaouite, chrétienne, druze et ismaélite, la majorité de la population. Cela explique sans doute pourquoi le régime continue à bénéficier d’une large majorité dans l’opinion (au moins la moitié de la population), par conviction ou par réalisme, ou tout simplement par rejet des ingérences étrangères occidentales, turque ou des monarchies du Golfe. La seule composante non arabe de la population syrienne, à savoir les Kurdes (10%), est majoritairement acquis au pouvoir. Leur aversion de la Turquie explique, entre autres, leur soutien critique au régime qui, aux premiers mois de la révolte, avait accordé la nationalité syrienne à quelques 300 000 Kurdes apatrides. Mais ce qui crée l’illusion que l’actuel régime syrien est un régime confessionnel alaouite c’est sans doute le fait que le nombre des officiers au sein de l’armée ou de l’appareil sécuritaire est disproportionné avec leur importance numérique au sein de la population pour des raisons historiques et sociales. Car pendant que les fils de la bourgeoisie des villes boudaient ces deux institutions, les fils des paysans et des minorités y voyaient un moyen rapide d’ascension sociale. C’est aussi le fait que l’actuel président est lui-même issu de la communauté alaouite (15% de la population) comme de nombreux hauts militaires. Il n’en reste pas moins que les clivages sont essentiellement socio-économiques et les vrais décideurs économiques et sociaux sont majoritaires au sein de la bourgeoisie sunnite des villes. Comme l’a souligné l’opposant syrien HaythamManna, sur 500 décideurs économiques ou dans les milieux des affaires, on compte à peine 15 issus de la communauté alaouite. Même si l’un des plus riches hommes d’affaires connus en Syrie n’est personne d’autre que Rami Makhlouf, le cousin du président. Les clivages actuels, comme je l’avais mentionné plus haut, sont essentiellement socioéconomiques et géographiques (la campagne contre la ville, la paysannerie et la petite bourgeoisie contre les affairistes), des clivages aggravés par la politique de libéralisme effréné conduite au nom des réformes structurelles et de l’efficacité économique exigées par l’Union européenne. 

On parle d’une opposition intérieure et d’une autre extérieure. Ces deux oppositions sont-elles alliées ou, au contraire, antagoniques? 

Comme vient de le montrer la dernière conférence réunie au Caire cette première semaine de juillet sous l’égide de la Ligue arabe, de l’ONU et des pays occidentaux pour unifier les rangs de l’opposition syrienne, cette dernière ne parvient pas à surmonter ses divergences. Les groupes armés qui mènent la guérilla à l’intérieur (majoritairement islamistes) ont rejeté d’emblée la tenue d’une telle conférence, qui impliquerait leur marginalisation. Ils ont même accusés ces opposants réunis au Caire de «comploteurs contre la révolution». Il ne faut pas se tromper : la principale force d’opposition contre le régime du Baas est, sur le terrain, celle des Frères musulmans. C’est cette opposition qui reçoit l’essentiel des fonds, des armes et des djihadistes venus de l’extérieur. Même au sein de l’opposition extérieure dite libérale et démocratique, les Frères musulmans sont omniprésents et décident de tout en veillant cependant à mettre en avant certaines figures libérales, laïques ou démocratiques. 
Cette division de l’opposition fait le jeu du régime. Entre partisans de la militarisation de la révolte, ceux qui appellent l’Otan à intervenir et ceux qui ne cherchent que des réformes démocratiques, le fossé est infranchissable. 
A l’intérieur, l’Armée syrienne libre (ASL) rejette tout compromis avec le pouvoir. Son jusqu’au-boutisme est à la mesure de son éclatement et de sa faiblesse. Le Comité général de la révolution syrienne (CGRS), composé d’opposants intérieurs qui rejettent l’ingérence étrangère, fait bande à part. Créé en août 2011, le CGRS s’était fixé pour objectif de «resserrer» les liens entre les différentes factions opposantes agissant en Syrie. En vain. Quant au Conseil national syrien (CNS), vitrine extérieure de l’opposition adoubée par les Occidentaux et les «démocrates» du Golfe, il est contrôlé par les Frères musulmans, eux-mêmes divisés entre intérieur et extérieur. 
Il faut ajouter à ce tableau les Comités locaux de coordination (CLC) et le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND) ainsi la Coalition des forces laïques et démocratiques (CFLD). Toutes ces structures ne pèsent pas lourd sur le terrain face aux groupes djihadistes qui semblent gagner du terrain, mais n’ont pas de stratégie cohérente. 

De grandes incertitudes pèsent sur l’évolution des événements en Syrie. Une solution à court terme à la crise est-elle envisageable ? 

Bien malin celui qui se hasarderait à donner un diagnostic fiable de l’évolution des événements en Syrie. 
Il convient cependant d’observer que, contrairement à ce qui s’est passé dans les autres pays du mal nommé «printemps arabes», en seize mois, le régime est encore debout et même capable d’organiser des manœuvres militaires grandioses (mer, terre et air). Ce qui montre qu’il a confiance en l’institution militaire. On n’a également observé aucun effondrement dans l’armée, les services de sécurité, l’Administration et le corps diplomatique. L’alliance avec la Russie, la Chine, l’Iran et le Hezbollah ne s’est pas fissurée. Mieux encore, l’Irak, contre toute attente, a ouvert son marché aux produits syriens, rendant peu opérationnelles les sanctions occidentales contre l’économie syrienne... 
Mais il est illusoire de croire, comme le souhaitent certains ultras du régime, que l’option militaire et sécuritaire soit le remède. Certes, les ultras de l’autre camp facilitent la tâche des éradicateurs du régime en exigeant le départ de Bachar, le démantèlement de l’appareil sécuritaire et militaire plutôt qu’un dialogue productif qui déboucherait sur un régime de transition qui préserve la Syrie d’une guerre civile assurée. 
C’est la philosophie préconisée par le plan Annan, par les Russes et les Chinois et certains pays arabes lucides comme l’Algérie. En dehors de ce plan de transition qui permettrait aux Syriens de retrouver entre eux le chemin de l’unité, de la démocratie et de la stabilité, il n’y a pas de salut. 
Je doute cependant que les pays occidentaux et leurs supplétifs arabes puissent donner une suite favorable à ce plan qu’ils avaient pourtant approuvé à Genève. La sortie de crise en Syrie échappe désormais aux seuls Syriens. Elle est entre les mains des Russes et des Occidentaux. 
Le médiateur onusien Kofi Annan n’a pas mâché ses mots en identifiant les responsables de l’enlisement de la crise. Dans un entretien accordé au Monde, il s’est indigné contre ceux qui accusent les Russes d’empêcher une «transition crédible» en Syrie. 
«Mais ce qui me frappe, a-t-il dit sans faux-fuyants, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation sur le terrain. Tous ces pays prétendent vouloir une solution pacifique, mais ils prennent des initiatives individuelles et collectives qui minent le sens même des résolutions du Conseil de sécurité.» Le Grand Jeu se joue aujourd’hui en Syrie. Au grand malheur des Syriens qui en paient le prix.
 

 http://algeriepatriotique.com/article/majed-nehme-explique-la-guerre-en-syrie-pour-algeriepatriotique-1



2 Pays Arabes & voisins

Liban

L’armée libanaise renforce sa présence à la frontière avec la Syrie
L’armée libanaise a commencé mardi à renforcer sa présence à la frontière avec la Syrie à la suite d’incidents répétés dans le nord du Liban, a indiqué un porte-parole militaire. "Nous avons commencé à nous déployer et cela prendra entre une semaine et dix jours", a-t-il dit. Le conseil des ministres a décidé lundi soir de renforcer la présence de l’armée à la frontière libano-syrienne à la suite de plusieurs incidents récents, parfois meurtriers. L’armée libanaise a annoncé que des "échanges de tirs ont eu lieu entre les troupes syriennes et des hommes armés" dans la nuit de lundi à mardi et que des obus s’étaient abattus sur le sol libanais, faisant des blessés parmi les civils. L’agence officielle syrienne Sana a affirmé de son côté que les soldats syriens avaient déjoué une tentative d’infiltration de "groupes terroristes" à partir de la frontière libanaise.
La France a condamné mardi des tirs d’obus syriens ainsi que la répétition ces derniers jours d’incidents à la frontière entre les deux pays. "Nous appuyons la décision du conseil des ministres libanais de renforcer la présence des forces armées libanaises aux frontières, pour garantir la sécurité du territoire et des populations libanaises", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors d’un point de presse. "La France appelle la Syrie au strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban, conformément aux résolutions des Nations unies", a-t-il ajouté.
L’incident intervient deux jours après la mort de deux personnes lors d’accrochages et d’explosions dans la zone.
http://www.assawra.info/spip.php?article362



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



09/07/2012

n°61 - Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion - 09-07 : p : - Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie

 


n°61 - Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion - 09-07 : p : - Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettr



Dossier Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion.

n°61                              08-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

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b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

Rick Rozoff Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

fr.rian.ru : Bachar al-Assad doit partir.

legrandsoir : Cumhuriyet - Interview du Président Al-Assad avec un représentant des médias turcs.

algerie1 : Plusieurs puissances extérieures « profondément impliquées », selon Annan.

fr.rian.ru : Syrie/conférence: Moscou s'opposera à toute ingérence étrangère.  

french.cri : La Chine s'oppose à toute tentative de changement de pouvoir en Syrie par la force.

Al Manar : Nous, le Hezbollah et l'Iran combattrons aux côtés de la Syrie en cas d'agression.

Au jour le Jour

- french.cri :L'OTAN entame des exercices navals au large de la Syrie

-La Suisse suspend ses ventes d'armes aux Emirats Arabes Unis.

-french.cri :L'OTAN entame des exercices navals au large de la Syrie.

-Irib : McCain appelle au soutien des terroristes armés en Syrie

-La Chine ne participera pas à la réunion sur la Syrie.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

-Liesi : Guerre ou Intox ? Vidéo : Thierry Meyssan à propos de la destruction de la télévision Al-Ikhbariya.

Les brèves

2-1 IRIB : F4 turc, la nature de la mission ?

3  Dossier

3-1 Tlaxcala : BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Kevin Barrett : Ingérence impérialiste en Syrie: le peuple turc donne l’exemple…

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Avion turc : l'Otan a-t-elle menti ?