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08/08/2012

Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Libye : Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie 

 

n°31 du 08-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

 

Mohamed Belaali : La Libye après l’intervention impérialiste.

Dans « l'impérialisme est l'ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1).

 Aujourd'hui cette tragédie est de plus en plus évidente. Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d'anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l'intervention impérialiste.

Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d'une centaine de blessés dans le sud-est libyen

(2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s'affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu'à Tripoli !) non contentes de s'entretuer, font régner une véritable terreur sur l'ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d'armes et d'alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée... »disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement "anarchique" commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan » (5). Il ne s'agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d'avant l'intervention impérialiste !

La violence, l'arbitraire et l'anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l'OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l'Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).

L'intervention impérialiste a brisé également l'unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l'essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.

A quelques jours des élections de l'assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l'est libyen.

Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c'est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d'armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.

La Cyrénaïque comme d'ailleurs les Toubous (ethnie du sud d'origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.

Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L'éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s'entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l'intervention impérialiste.

L'autre conséquence directe de l'intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l'OTAN n'avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n'aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L'occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s'emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l'Arabie Saoudite l'opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d'aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n'a pas compris, c'est que la France dont il demande l'intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l'OTAN mais aussi à travers l'AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s'approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C'est dans ce cadre général qu'il convient de situer l'intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.

L'intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l'essentiel de l'infrastructure économique du pays. Elle a brisé l'unité de la nation libyenne. L'impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l'ex-Yougoslavie, de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et bien d'autres États encore. Aujourd'hui, l'impérialisme américain et européen avec l'aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n'ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l'impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n'arrêtera cette minorité d'exploiteurs d'exercer sur l'immense majorité d'exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.

Mohamed Belaali

http://www.belaali.com/

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(1) http://www.belaali.com/article-l-imperialisme-est-l-ennemi-des-peuples-le-cas-de-la-libye-68565735.html

(2) http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120701101410/

(3)http://www.rfi.fr/afrique/20120404-libye-reprise-affrontements-entre-groupes-armes-zouara-ouest-tripoli

(4)http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2012/02/120215_invite.shtml

(5) http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Crises/Afrique-du-Nord-Moyen-Orient/Actualites/Libye-un-apres-le-soulevement-des-milices-commettent-des-violations-massives-4673

(6) http://allafrica.com/stories/201205110309.html

(7) http://www.humanite.fr/monde/libye-premieres-elections-sous-tension-500391

(8) http://www.irinnews.org/fr/Report/95542/LIBYE-Les-minorit%C3%A9s-libyennes-revendiquent-leurs-droits

(9) http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-gouvernement-francais-sait-qui-soutient-les-terroristes-il-y-a-le-qatar-775034

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-libye-apres-l-intervention-120029



Derek Ford : L’intervention "humanitaire" a provoqué une catastrophe humanitaire.

Des milices armées, employées par le CNT pour combattre les partisans de Kadhafi, continuent de sillonner le pays, pillant les villages et se livrant à des assassinats, enlèvements et tortures.

"La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi" selon l’Observatoire Libyen des droits de l’homme

Neuf mois après le renversement par l’OTAN et les Etats-Unis de Mouammar Kadhafi en Libye, le pays est toujours la proie de la violence et du désordre, et les violations des droits humains y sont monnaie courante.

En fait, selon Nasser al-Hawary de l’Observatoire Libyen des droits de l’homme : "La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi." (Inter Press Service, 14 juillet). Cette déclaration est d’autant plus significative qu’elle provient d’un opposant politique de l’ancien gouvernement.

Le Conseil National de Transition, l’organe pro-impérialiste qui gouverne la Libye, s’est révélé incapable de faire respecter son autorité dans le pays. Des milices armées employées auparavant par le CNT pour combattre les supporters de Kadhafi continuent de parcourir le pays, pillant les villages et torturant, tuant et enlevant des gens sur leur passage.

Les Libyens à la peau noire et les immigrants africains sont les premières victimes de la terreur que les milices font régner. Les violences racistes ont été un élément central de la "révolution" libyenne qui s’est déclenchée le 17 février 2011.

Avant le soulèvement, la Libye accueillait environ 1 million de travailleurs immigrés. La propagande que les rebelles produisaient avec un talent particulier, a diaboliquement ciblé les immigrés noirs présentés comme des "mercenaires" du gouvernement Kadhafi de sorte que les Africains noirs ont été lynchés, torturés et emprisonnés parce qu’ils étaient noirs. Ce racisme dure toujours. En mars dernier, on a diffusé une vidéo qui montrait des Africains noirs détenus dans un zoo de Benghazi par des rebelles qui les torturaient et les forçaient à manger le drapeau de l’ancien pouvoir.

Le CNT retient encore en prison plus de 6000 personnes dans le pays. Dans le désert autour de Sabha, au sud-ouest de la Libye, plus de 1300 immigrés, la plupart d’Afrique sub-saharienne, sont détenus dans des prisons à ciel ouvert. Les détenus dorment à même le sol sans abri et sans matériel de couchage et l’eau et la nourriture manquent.

La situation des droits humains en Libye aujourd’hui n’est pas seulement pire que sous Kadhafi, comme dit al-Hawary ; c’est le jour et la nuit.

De fait, un rapport du 4 janvier 2011 du Conseil des droits humains de l’ONU de l’Assemblée Générale a donné une appréciation globalement positive de la situation des droits humains sous le gouvernement de la Jamahiriya et de Kadhafi. On lit dans la conclusion de ce rapport : "Plusieurs délégations ont aussi noté avec plaisir la détermination du pays à faire respecter les droits humains sur le terrain." La grande majorité des 46 délégations qui ont participé à l’étude ont félicité le gouvernement de la Jamahiriya de sa détermination à faire respecter les droits humains et de ses progrès dans ce domaine.

La répression politique dans la Libye "libre"

Les médias impérialistes ont applaudi les élections du 7 juillet comme le signe de la naissance d’un nouvel état démocratique. Ils n’ont quasiment pas signalé toutefois que, comme l’a reconnu lui-même le CNT, presque 40% des électeurs ont boycotté l’élection. De plus, les membres de l’ancien gouvernement qui n’avaient pas rallié le camp impérialiste n’ont pas été autorisés à se présenter aux élections. Et des dizaines de milliers* de Libyens ont été exclus des listes électorales à cause de leur soutien au gouvernement de la Jamahiriya.

Sans surprise, Mahmoud Elwarfally Jibril, l’ancien premier ministre du CNT, a été déclaré vainqueur.

Plus tôt dans l’année, le CNT avait mis en place une loi dite "loi de glorification" qui permettait de mettre en prison les gens qui disaient du bien du gouvernement de Kadhafi ou critiquaient le soulèvement contre Kadhafi. Bien que la loi ait été abrogée en juin, elle a toujours de l’effet. Les enseignants en Libye hésitent à parler de l’histoire des 42 dernières années de leur pays par crainte des représailles et il semblerait que des livres d’histoire aient été censurés en vertu de cette loi.

Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est un autre exemple de la "liberté" et de la "démocratie" que les bombes de l’OTAN et des Etats-Unis procurent.

Derek Ford

Liberation News

Pour consulter l’original : http://www.pslweb.org/liberationnews/news/human-rights-disas...

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 17277 

http://www.legrandsoir.info/libye-l-intervention-humanitaire-a-provoque-une-catastrophe-humanitaire-liberation-news.html

* cet article oublie de signaler que plus d'un million de Libyens (sur 5 millions !) se sont réfugiés dans les pays voisins et n'ont donc pu (l'auraient-ils voulu ???) voter, car le "gouvernement" CNT leur refuse désormais le statut de citoyen "Libyen" au titre qu'ils seraient de nationalité ..."kadhafiste".


 Dans un entretien accordé au journal français "Le Parisien", le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, évoque la situation, au Sahel, et ses répercussions sur la stabilité dans la sous-région.
Le ministre estime que «l'adoption, jeudi, à l'initiative de la France, de la résolution 2.056 du Conseil de sécurité de l'ONU, sur le Mali, est, déjà, un pas important qui en appelle d'autres».
Le ministre a estimé que le Sahel «risque d'apparaître, demain, comme un sanctuaire du terrorisme,, un nouvel Afghanistan, miné par l'islamisme, au cœur de l'Afrique. On a sous-estimé ,politiquement, la fragilité du Mali et les conséquences de la chute de Kadhafi, dont une partie des milices soutenant le régime sont passées au Mali». Le ministre français de la Défense a souhaité un engagement européen, au cas où l'option d'une intervention armée soit fixée pour le Nord du Mali.
«Il faut maintenant que l'Union africaine trouve les voies et les moyens de la mise en œuvre d'un tel dispositif qui sera soumis à une nouvelle résolution, mais ce n'est pas la vocation des forces françaises. Si cette initiative appelle un soutien d'autres acteurs, il serait souhaitable que celui-ci soit européen», dira Jean-Yves Le Drian, à propos de la résolution onusienne qu'il a citée. Les organisations terroristes, notamment, l'Aqmi et le Mujao, tirent profit d'importants lots d'armes libyennes volées de casernes de l'armée libyenne, au cours du conflit armé, qui a abouti à la chute de Mouammar el-Kadhafi.

09/07/2012
http://french.irib.ir/info/afrique2/item/199337-france-%C2%ABon-a-sous-estim%C3%A9-les-cons%C3%A9quences-de-la-chute-de-kadhafi%C2%BB

 


 
www Romandie: CH/Regain d'intérêt des entreprises suisses pour le marché libyen. …

 Même si les sanctions économiques ont cessé, le commerce entre la Libye et la Suisse peine à redémarrer. Les grandes sociétés estiment la situation politique encore trop incertaine. Toutefois, l'or noir libyen se déverse à nouveau en abondance en Suisse.

Les exportations helvétiques en Libye n'ont jamais été particulièrement importantes. Ce pays nord-africain achetait avant tout des machines et des produits pharmaceutiques.

En 2007, bien avant la crise diplomatique entre Tripoli et Berne, elles s'élevaient à 278,6 millions de francs, indiquent les statistiques de l'Administration fédérale des douanes. Cela correspondait à peine 0,14% des exportations suisses. L'an passé, ce taux était symptomatiquement encore plus faible: 0,04%.

La Suisse de son côté s'intéresse surtout au pétrole brut libyen. Avant la guerre civile de 2011, les importations d'or noir ont pu représenter de 0,86 à 1,68% des importations helvétiques selon les années. Elles ont reculé en 2009 suite à l'arrestation en été 2008 à Genève d'Hannibal Kadhafi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Elles ont même chuté à 0,07% l'an passé.

TENSIONS APAISÉES

Aujourd'hui, les tensions entre les deux pays se sont apaisées. Une crise avait éclaté en juillet 2008 lorsque deux hommes d'affaires suisses -Max Göldi et Rachid Hamdani- avaient été emprisonnés en représailles peu après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.

Les deux Suisses ont été libérés après 53 jours mais avec l'interdiction de sortir du territoire libyen durant de nombreux mois. L'affaire a pris fin en été 2010.

Les sanctions économiques réciproques ont été levées depuis janvier et les importations de pétrole brut libyen ont retrouvé leur niveau d'avant la crise. Toutefois, environ 100 millions de francs d'avoirs libyens restent bloqués en Suisse.

"TRANSITION DÉMOCRATIQUE"

Les premières élections législatives libres après plus de 40 ans de dictature sous Mouammar Kadhafi se sont déroulées début juillet. Elles ont vu la victoire de l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ancien Premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril.

Maints pays occidentaux, dont la Suisse, ont salué le bon déroulement de ce scrutin. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a évoqué "une étape importante" et appelé les Libyens "à poursuivre sur la voie de la transition démocratique".

SÉCURITÉ JURIDIQUE

"Il est maintenant important que le gouvernement soit constitué", souligne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE contacté par l'ats. "Ce nouveau gouvernement doit disposer de la légitimité pour prendre des décisions importantes dans le domaine commercial et économique."

Par ailleurs, la législation libyenne devrait être actualisée afin de contribuer au développement des activités commerciales et des investissements étrangers. La sécurité juridique est un facteur déterminant pour rendre la Libye à nouveau attrayante aux entreprises helvétiques, analyse M. vonBelow.

Pour l'instant, aucun investissement n'a été répertorié cette année provenant de sociétés suisses jusqu'à présent absentes du marché libyen. Cependant, cela pourrait changer. Le DFAE signale que plusieurs fois des entreprises ont consulté l'ambassadeur helvétique à Tripoli Michel Gottret pour d'éventuels projets.

INFRASTRUCTURES À DÉVELOPPER

L'Office suisse d'expansion commerciale (Osec) reste plus prudent. Aucune nouvelle demande d'information d'entreprises ne lui est parvenue cette année, indique à l'ats son porte-parole Patrick Djizmedjian. Elles doivent estimer qu'il y a encore trop d'incertitudes même si leurs responsables observent sans doute la situation de près.

"Lorsque la Libye sera stabilisée politiquement et socialement, ce pays deviendra certainement intéressant pour des investissements", avance M. Djizmedjian. "Il y a là-bas un besoin considérable de développer les infrastructures."

Les bureaux d'ingénieurs sont particulièrement demandés, mentionne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE. Outre les domaines traditionnellement demandés comme les produits pharmaceutiques et les instruments médicaux, les perspectives pour le secteur de l'énergie sont prometteuses.

http://www.romandie.com/news/n/CHRegain_d_interet_des_entreprises_suisses_pour_le_marche_libyen66300720120623.asp


 

Au jour le jour

Une attaque frappe le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi.  

Une attaque à la bombe a endommagé le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi, deuxième plus grande ville de Libye, tôt mercredi matin, a indiqué un responsable de la sécurité à Xinhua.
L'attaque n'a fait aucune victime, mais la surface de la structure de deux étages a été sérieusement endommagée dans l'explosion, selon le Lieutenant Colonel Khalid Hydar, officiel responsable de la sécurité de la ville. Plusieurs bâtiments environnants ont également été touchés.
L'identité des assaillants demeure inconnue, a-t-il mentionné.
Une vague de violence contre des installations de sécurité à Benghazi fait rage depuis le 20 juillet, début du Ramadan. Plusieurs attaques ciblaient des officiels de l'ancien régime de Kadhafi, a ajouté M. Hydar.
Lundi, des responsables de la sécurité ont démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe de Benghazi.
Le niveau de sécurité général s'est détérioré en Lybie, avec un nombre grandissant d'enlèvements, de pillages et autres formes de violence, tandis qu'une grande quantité d'armes réparties entre les mains des citoyens est devenue le plus grand défi relié à la sécurité.

01/08/2012

http://french.cri.cn/621/2012/08/01/483s290400.htm

L’armée libyenne confirme le survol de l’espace aérien de Benghazi par un drone - L’état-major général des armées libyennes a reconnu qu’un avion de surveillance sans pilote a survolé l’espace aérien de la ville de Benghazi au cours des deux derniers jours, pour mettre un terme à la rumeur et aux commentaires les plus invraisemblables sur cet événement.
L’armée a indiqué, dans un communiqué, que cette surveillance s’inscrit dans le cadre d’un accord signé après la libération entre la Libye et les pays amis,  pour le contrôle et la protection de l'espace aérien libyen. 
Le communiqué explique que le drone est entré l'espace aérien libyen, avec l’autorisation préalable des autorités compétentes et était sous la surveillance des forces de défense aérienne.
Le document précise que l'avion a survolé l’espace aérien à une altitude de 13 mille pieds, pour éviter que sa marque ou son pavillon ne soit perceptible

09/07/2012

http://www.afriquejet.com/un-drone-survol-lespace-aerien-de-benghazi-2012080542770.html


RIA Novosti : Le chef du Comité olympique national enlevé.

Le président du Comité olympique libyen Nabil Elalem a été enlevé par des inconnus dimanche à Tripoli, rapportent les médias occidentaux citant des collègues du responsable.
Selon les informations dont on dispose pour le moment, M.Elalem se déplaçait dans sa voiture avec un collaborateur quand deux véhicules transportant des hommes armés vêtus d'uniformes militaires se sont interposés.
"Ils ont dit qu'on avait besoin de lui et qu'il devait les suivre. Il ademandé à ces gens s'il pouvait prendre son ordinateur portable et son téléphone, et puis les deux voitures sont parties avec lui", a fait savoir le fonctionnaire du Comité olympique libyen Arafat Jwan.Ensuite, le porte-parole du Comité a annoncé aux journalistes que les ravisseurs avaient prétendu faire partie de l'armée.
Une révolte dirigée contre le régime de Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Le leader libyen a violemment réprimé les manifestations des opposants, qui ont ensuite dégénéré en guerre civile.
Les hostilités ont duré de février à octobre 2011 et se sont soldées par la victoire de l'opposition libyenne soutenue par l'Otan, dont l'organe directeur, le Conseil national de transition (CNT), a pris le pouvoir dans le pays. Le 20 octobre 2011, le colonel Kadhafi a été tué par des rebelles. Le conflit a fait des milliers de morts et causé un préjudice énorme à l'économie libyenne. En dépit de l'arrêt des hostilités, la situation dans le pays reste tendue, plusieurs groupes armés d'anciens rebelles se livrant à des activités illégales.

 

RIA Novosti

16 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120716/195365387.html



Sur le terrain - Des Canons ... pas du beurre

Abdeljalil révèle : "Le plan de libération de Tripoli a été préparé au Qatar"

Mustapha Abdeljalil, président du conseil national de transition libyen, a déclaré que le Qatar a dépensé plus de deux milliards de dollars pour la révolution de son pays, révélant pour la première fois que le plan de libération de la capitale Tripoli a été préparé dans cette monarchie pétrolière du Golfe.
Abdeljalil a minimisé de la portée de l’intervention qatarie en Libye, estimant qu’elle a été beaucoup amplifiée, rapporte le site du journal libyen quryna.
Le chef du CNT a ajouté en marge des séances culturelles ramadanesques organisées par la faculté des études islamiques dans la ville d’Al-Bayda, que le Qatar appuie les courants islamistes et sa vision penche vers la construction d’un système arabe fondé sur la Charia comme mode de gouvernance.
Il a encore dit qu’aucun Libyen n’est allé au Qatar, sans qu'il ne lui octroie une somme d’argent, certains l’ont livré à l’Etat, et d’autres l’ont gardé pour eux-mêmes.
"Je dis toujours que celui qui nie le rôle du Qatar est réellement un ingrat", a-t-il encore souligné.

 02/08/2012

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/abdeljalil-revele-le-plan-de-liberation-de-tripoli-a-ete-prepare-au-qatar/id-menu-957.html




 

3  Politique des Usa

Almanar : William Burns en Libye pour parler de "coopération" en matière de sécurité.

Le secrétaire d'état adjoint américain William Burns a rencontré samedi des responsables libyens pour discuter de la « coopération bilatérale », notamment en matière de sécurité.

"Un avenir stable et prospère en Libye repose sur la réalisation de progrès en matière de sécurité, (c'est-à-dire sur) la capacité de la Libye à sécuriser ses frontières, à contrôler les armes et à empêcher tout groupe de saper les progrès accomplis à ce jour", a déclaré Burns après une rencontre avec le Premier ministre libyen Abdelrahim al-Kib.

"Il est vraiment dans l'intérêt de la Libye et des Etats-Unis de coopérer afin de répondre aux menaces contre la sécurité de la Libye", selon ses propres termes.

Les discussions ont également porté sur la coopération dans les domaines de la santé et l'éducation, selon Burns.

Aucun contrat n'a été signé, mais le responsable américain a déclaré que les Etats-Unis avait exprimé le souhait de coopérer avec les futurs dirigeants du pays, notamment dans le domaine militaire.

 Burns a qualifié par ailleurs les élections législatives du 7 juillet d'"étape décisive" dans l'instauration d'institutions démocratiques.

 Burns a également rencontré samedi des membres du Parti pour la justice et la construction (PJC), un parti issu des Frères musulmans, et des représentants de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale) qui semble bien partie pour remporter les élections dont les résultats partiels sont annoncés au compte-gouttes.

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=71649



Les grandes manœuvres

french.ruvr : Résultats définitifs des élections en Libye  

En Libye, les résutlats définitifs des élections législatives ont été annoncés. La majorité a été remportée par l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ex-premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril : 39 sièges sur 80 réservés aux partis.

Le parti islamiste des Frères musulmans a obtenu 17 sièges.

120 sièges au parlement libyen, Congrès national général, seront attribués par scrutin uninominal.
Plus de 100 partis dont beaucoup avaient été organisés au cours des derniers mois avant le scrutin ont participé aux élections.

18/07/2012

french.ruvr.ru

 

 
Jean Shaoul et Chris Marsden :La véritable signification des élections libyennes.

Les élections en vue d'un nouveau Congrès national général en Libye sont une tentative visant à fournir une façade « démocratique » à un gouvernement autoritaire et non démocratique, servile envers les intérêts des grandes puissances occidentales, des entreprises et des banques.
Le Conseil national de transition (CNT), mis en place par l'OTAN, a tout fait pour que les candidatures ne soient réservées qu'à une couche relativement petite et approuvée par la Commission électorale.
Il semble que l'Alliance des forces nationales de Mahmoud Jibril ait obtenu le plus grand nombre de voix pour le nouveau Congrès de 200 sièges avec un taux de participation tout juste supérieur à 60 pour cent des 80 pour cent de Libyens inscrits sur les listes électorales. On ne saura comment ceci se reflètera réellement en nombre de sièges que lorsque les résultats seront officiellement annoncés. Jibril va essayer de former une coalition pour remplacer le CNT qui avait été mis en place par la sanglante offensive militaire impérialiste conduite par l'OTAN pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi. Mais ce n'est sûr qu'il réussisse étant donné les divisions politiques profondes qui dévastent le pays.
Un concert d'hypocrisie officielle a salué l'élection, avec l'expression d'une satisfaction toute particulière devant la victoire du soi-disant « libéral » Jibril. Le président américain Barack Obama a salué « la première élection libre de Libye » comme étant « l'aube d'une ère nouvelle. »
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré, « L'année dernière, des milliers de Libyens ont sacrifié leur vie ou souffert des blessures durables afin de gagner le droit du peuple libyen à bâtir un nouvel Etat sur la dignité humaine et l'Etat de droit, » comme si c'était maintenant devenu la réalité.
Les médias dociles ont applaudi les résultats et dissimulé leur portée réelle. « Les transitions démocratiques sont toujours longues et problématiques, » a écrit le New York Times. Néanmoins, «Cette élection est un pas énorme qui nous éloigne du cauchemar Kadhafi. »
Après avoir déclaré sans la moindre ironie que pour surmonter « les griefs de cette période » « il va falloir des leaders politiques éclairés, attachés à la tolérance, à l'Etat de droit et à la juste représentation de tous les Libyens, » le Times affirme que la proposition de Jibril de former une grande coalition est « un signe potentiellement encourageant d'intégration. »
Tous les reportages et commentaires de ce type, invariablement enveloppés dans des références au « Printemps arabe »ont pour objectif de dissimuler le fait que le changement de régime en Libye était la réponse politico-militaire des puissances américaines et européennes aux soulèvements révolutionnaires de la Tunisie et de l'Egypte, toutes deux voisines de la Libye.
Loin de rechercher la libération et la démocratie, les puissances de l'OTAN se sont engagées à installer un régime plus directement docile à leurs exigences. Leur but était soit de placer sous leur contrôle soit de réprimer activement tous les mouvements d'opposition à l'encontre des innombrables régimes corrompus de la région et de sauvegarder l'accès aux réserves de pétrole de la Libye, la plus importante d'Afrique, et de celles du reste du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Il voulaient faire de la Méditerranée un lac contrôlé par l'OTAN, après avoir garanti un changement de régime en Syrie et au Liban, tandis que la Libye fournirait une tête de pont pour d'autres interventions à venir en Afrique. Jibril est l'incarnation même de cette politique. Formé aux USA, c'était un protégé de Saif al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen. Il s'était recommandé aux puissances occidentales du fait de son rôle d'ancien dirigeant du Conseil national de développement économique, responsable de la privatisation des entreprises publiques, et du fait de son empressement à abandonner ses anciens alliés. Avec un cynisme sans limite, le quotidien britannique Guardian a même dit de Jibril qu'il a « l'avantage de l'expérience. »
Lorsque le CNT a formé un gouvernement d'intérim en mars dernier, au début de la guerre de l'OTAN contre la Libye, Jibril a été nommé à sa tête. Il a été installé au poste de premier ministre en août après une guerre qui a tué au moins 50 000 personnes et en a blessé tout autant. Les éléments constituant le CNT, à savoir des personnalités du régime de Kadhafi, des islamistes, des personnes travaillant pour la CIA et des leaders tribaux, constitueront encore une partie significative de tout nouveau régime.
La Libye est déchirée par des conflits ethniques, des confrontations tribales et des combats entre milices qui ont fait des centaines sinon des milliers de tués depuis la fin de l'intervention de l'OTAN. Il existe une réelle possibilité de voir le pays se désagréger.
Benghazi, centre de la production pétrolière de la Libye et soi-disant berceau de la révolution, a exigé l'autonomie de la Cyrénaïque et un contrôle plus grand sur la richesse pétrolière. Les élections ont été marquées par la violence et le gouvernement d'intérim a déployé entre 30 000 et 40 000 forces de sécurité. A Benghazi la production de pétrole a été stoppée pendant 48 heures et il y a eu de nombreuses attaques contre des officiels de l'élection pour protester contre la distribution des sièges au nouveau Congrès, qui est perçu comme accordant trop de pouvoir à Tripoli.
Une kyrielle de partis soi-disant de gauche, d'intellectuels et d'universitaires tel le professeur Juan Cole ont complètement soutenu le prétexte de la défense des droits de l'Homme avancé par les grandes puissances pour intervenir en Libye et ont ainsi donné leur appui à une guerre de conquête coloniale.
Il ne s'agit pas là de naïveté politique, mais d'un alignement déterminé et conscient derrière l'impérialisme. Ils ont soutenu l'OTAN du fait d'un objectif partagé consistant à empêcher le développement d'un mouvement révolutionnaire authentiquement prolétarien au Moyen-Orient, possibilité qu'ils ont décrite, avec un mépris non dissimulé, comme un rêve impossible. Au vu de preuves irréfutables que le mouvement de Benghazi avait été co-opté par l'impérialisme américain depuis le début, ces éléments petits-bourgeois se sont manifestés en faveur d'un mouvement bourgeois favorable au capitalisme, le CNT, dont la victoire, du fait d'une guerre rapide de l'OTAN, subordonnerait inévitablement davantage la région aux dictats des grandes puissances et des grandes entreprises.
Cole s'est surpassé dans ses apologies post-électorales, disant que les reportages des médias étaient « teintés par ce qui est de mon point de vue une combinaison d'un pessimisme et d'un sensationnalisme extrêmes. » L' « élection s'est très, très bien passée, » a-t-il insisté, parce que « parmi cette génération de Libyens, la démocratie est vraiment très populaire. »
Aujourd'hui ces couches utilisent les mêmes justifications politiques par rapport à l'opposition syrienne pour soutenir la campagne en cours en faveur d'un changement de régime ayant pour but d'isoler l'Iran, d'évincer de la région la Russie et la Chine et d'établir l'hégémonie de Washington.
La leçon cruciale à tirer de la Libye est qu'on ne peut se permettre de céder la tâche du renouveau démocratique et social à une quelconque faction de la bourgeoisie régionale. Le faire revient à désarmer la classe ouvrière et les classes opprimées et permet aux impérialistes de dicter les événements au moyen de forces qui agissent inévitablement comme leurs intermédiaires locaux.
C'est à la classe ouvrière elle-même qu'il revient de renverser les régimes corrompus de la région et de les remplacer par des gouvernements socialistes, anti-impérialistes et authentiquement démocratiques, dirigés par la classe ouvrière elle-même au sein des Etats socialistes unis du Moyen-Orient.
Les travailleurs des Etats-Unis, d'Europe et du reste du monde doivent voir dans la Libye l'augure sanglante des conséquences désastreuses de la nouvelle tentative des puissances impérialistes à prendre le contrôle du monde et de ses ressources et marchés stratégiques. Un nouveau mouvement contre la guerre est nécessaire, qui soit fermement ancré dans la classe ouvrière et parmi les jeunes et qui soit libéré de l'influence politique des partisans petits-bourgeois de la guerre humanitaire, afin de remettre en cause et de s'opposer aux desseins prédateurs de leurs élites dirigeantes sur le Moyen-Orient et l'Afrique.

Jean Shaoul et Chris Marsden

Jeudi 12 Juillet 2012 

WSWS

 


Des Canons ... pas du beurre

"Pougala :ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A GENOUX. ERREUR !!!
C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de
prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle
annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre.

Le message est clair : c'est fini quand on venait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avec la patente des généreux et des plus bons de la terre. Maintenant, la bonté a changé de camp.
L’Algérie annule la dette de 10 pays africains,
- sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays,

- sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens
à la tête des entreprises étatiques de ces pays,
- sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens
pour les équipes de football de ces pays,
- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés
en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne de l'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'un autre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle de colonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir Hillary Clinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le tour d'Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus en Afrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telles légendes.
JPP 8/8/2012



Les institutions

Human Rights Watch

Mahmud Turkia : Des milliers de personnes toujours aux mains des milices

Human Rights Watch a lancé un appel aux autorités libyennes à prendre des mesures pour prendre sous leurs responsabilités les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés.  

Un appel à l'aide pour la Libye. Human Rights Watch (HRW) a appelé ce samedi les autorités libyennes à prendre les mesures nécessaires pour prendre sous leurs responsabilités les milliers de personnes encore détenues par des milices.  

Le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) "n'est pas parvenu à reprendre sous sa responsabilité les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés et dont certaines font l'objet de tortures sévères après l'expiration du délai" en ce sens, indique HRW dans un communiqué. 

L'ONG basée à New York se réfère à une loi adoptée en mai qui stipule que les ministères de l'Intérieur et de la Défense doivent, d'ici le 12 juillet, "transférer tous les partisans de l'ancien régime devant la justice si leur culpabilité est prouvée". 

"Ces détenus (aux mains d'anciens rebelles) ainsi que 4000 autres dans des prisons sous le contrôle de l'Etat doivent tous avoir la garantie que leur droit soit respecté", ajoute le communiqué. 

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Mouammar kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW. 

Les nouvelles autorités libyennes ont montré "peu de volonté politique" pour s'atteler au phénomène des groupes armés qui avaient combattu les forces de Mouammar Kadhafi, regrette HRW. 

Les milices font la loi

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011. 

L'ONU s'était inquiétée en mai que de milliers de personnes demeuraient emprisonnées en Libye, dont certaines dans des centres de détention secrets, et que la torture continuait d'y être pratiquée. 

"Toute détention en dehors de la loi, y compris celle opérée par des miliciens, doit être considérée comme un acte criminel", affirme HRW, pressant le Congrès national général, qui doit émaner des récentes élections législatives, de mettre fin à ces pratiques et d'établir un réel système judiciaire. 

Mahmud Turkia

LEXPRESS.fr, 

14/07

/afp.com/Mahmud Turkia



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO BHL : Un Sayan en Libye, en Syrie, et ailleurs..
http://www.youtube.com/watch?v=DNgwNgAqoho&feature=share 

 


6 Les brèves.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

AP : Le fils de Kadhafi veut être jugé à La Haye.  

Le fils du président  libyen exécuté  Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, veut être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) et non en Libye.

La déclaration que ses avocats ont remise à la Cour de La Haye dit que pour Seif al-Islam le procès en Libye signifiera la mort.

Précédemment l'avocat de la CPI Melinda Taylor a déclaré que la Libye ne pouvait pas garantir un procès équitable et impartial au fils de Kadhafi.

Seif al-Islam est accusé de ‘meurtres’ et de ‘violation des Droits de l'Homme’. Il a été arrêté en novembre dernier lors de sa tentative de franchir la frontière du Niger.
Il est actuellement emprisonné à Zenten, dans l'ouest de la Libye.

01/08/2012

AP - ml

 


 


7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

LIBYE : ELECTIONS, TORTURES ET BUSINESS

Au lendemain des élections législatives en Libye, les grands médias occidentaux soucieux de cautionner le nouveau régime politique imposé par l'OTAN ont annoncé la victoire des libéraux de l'Alliance des forces nationales, sous la houlette de Mahmoud Jibril, face aux Frères Musulmans du Parti pour la justice et le développement de Mohamed Sawan dans les grandes villes, et l'échec des autonomistes de Benghazi, mécontents de la répartition des sièges à l'assemblée constituante à faire échouer la tenue du scrutin (ils avaient détruit le bureau de la commission électorale à Adjdabia et ordonné la fermeture des entreprises de raffinage de pétrole de Syrte).

Les Frères musulmans paieraient ainsi le prix de leur proximité avec Seif-el-Islam Kadhafi (actuellement détenu à Zeitan) après qu'il eût fait libérer 150 d'entre eux en 2003 (ils avaient boycotté la conférence de l'opposition à Londres en 2005 appelant au renversement du régime) ainsi que leurs liens trop visibles avec le Qatar. Toutefois l'avance de Jibril, candidat des Occidentaux, président du Conseil national de transition et ancien patron des réformes économiques sous Kadhafi, est toute relative. En outre 80 des 200 sièges de l'assemblée constituante seulement sont  attribués aux partis politiques, les autres des "indépendants". Ce montage a été suggéré par les "spin doctors" américains logés à l'hôtel Rixos en vue de marginaliser les Frères musulmans et les salafistes comme Abdelhakim Belhadj, et devrait conduire de toute façon à un gouvernement d'union nationale entre islamistes et libéraux en vue de l'élaboration d'une constitution qui débouchera seulement en 2013 sur l'élection d'une assemblée législative définitive.

 

Important : Ce que les médias occidentaux oublient de dire, c'est que, comme en Irak en 2004, ou en Haïti sous l'occupation de l'ONU, les élections sous le nouveau régime ne sont pas démocratiques puisque tous les courants d'expression ne sont pas libres de concourir au scrutin (notamment les partisans de l'ancien régime) et que le règne des milices compromet la liberté d'expression et de pensée.

Début juillet Amnesty International a publié un rapport d'enquête sur des faits des mois de mai et juin dernier intitulé « Libya: rule of law or rule of militias ? » (Libye règne de la loi ou règne des milices ?).

Le rapport cite notamment le cas de Hasna Shaeeb (Chahib, en retranscription française), une femme de 31 ans, enlevée à son domicile de Tripoli en octobre dernier par des hommes en tenue militaire et transférée à l'ancien Bureau du fonds de dotation islamique dans la capitale. Elle a été accusée d'avoir été une loyaliste pro-Kadhafi et un sniper. On l'a faite s'asseoir sur une chaise avec ses mains menottées dans le dos et elle a reçu des décharges électriques à sa jambe droite, aux parties intimes et la tête. Les gardes a menacé d'introduire sa mère dans la cellule et de la violer, et ont versé de l'urine sur elle.

Après qu'elle a été libérée de sa chaise, ses tortionnaires n'ont pas pu ouvrir ses menottes avec une clé, et ont donc tiré dessus avec un pistolet, des débris de balle se sont incrustés dans sa chair. Libérée après trois jours, Mme Shaeeb a fait constater par un médecin ses blessures et s'est plainte aux autorités. Celles-ci n'ont rien fait, mais Mme Shaeeb a reçu un appel téléphonique menaçant du milicien qui l'avait arrêtée et la façade de sa maison a été mitraillée.

Ce qui fait la singularité de l'histoire de Mme Shaeeb, c'est seulement le fait qu'elle a déposé une plainte officielle, beaucoup d'autres ont trop peur de le faire.  Le gouvernement estime qu'il détient 3 000 détenus dans ses prisons et les milices 4 000 autres. Les tortures à mort sont fréquentes.

Bien loin des préoccupations d'Amnesty international, les milieux d'affaire internationaux eux sont satisfaits de la transition politique actuelle en Libye.  Ainsi Mario Zotelle,  directeur de la Joint Libyan Construction Company (JLCC), un consortium de sociétés dépendant de Asamer Holdings (basée en Autriche) intervenait à Doubaï le 27 juin à l'invitation de la chambre de commerce et d'industrie de ce pays la semaine dernière dans le cadre d'une conférence "Forum sur le développement à venir de la Libye 2012 : infrastructure et reconstruction" devant les 150 représentants de 60 compagnies d'Europe, des pays du Golfe et d'Afrique. « Nous fondons des attentes importantes sur ces élections, a-t-il déclaré, et sur le nouveau climat politique qui devrait fonctionner pour créer un cadre institutionnel et commercial plus fort ». « La  Libye a besoin de réforme de l'éducation, a-t-il ajouté, afin de répondre à la demande pour les professionnels.Il faut également une réforme du secteur bancaire et la sécurité garantie dans tout le pays. Les transport et la fourniture d'électricité et de gaz doivent être améliorés. Mais le potentiel pour les entreprises et la participation de l'investissement dans la reconstruction de la Libye est important. »

Asamer possède et gère trois cimenteries en Libye. Pendant la "révolution", Asamer a soutenu ses travailleurs et les insurgés de Benghazi, la livraison de l'aide humanitaire. La compagnie a payé 2011 salaires à ses travailleurs malgré l'arrêt de la production pendant la crise.

Asamer a investi plus de 100 millions dans les usines afin d'accroître l'efficacité énergétique, production, qualité et les normes du travail et d'installer un système de protection de l'environnement.

La conférence de Doubaï était introduite par Charles Gurdon, directeur de l'agence anglaise de consulting Menas qui avait entre autre fait du lobbying pour le Conseil national de transition dans le New York Times en août 2011. Charles Gurdon sera aussi présent les 6-8 novembre 2012 au sommet du pétrole et du gaz de Vienne aux côtés des responsables de Total, de Repsol, de Haliburton etc, soit des représentants de 27 pays (notamment 30 % des compagnies pétrolières nationales du monde). Une conférence qu'il sera sans doute intéressant de suivre pour comprendre les stratégies pétrolières internationales dans la région...

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-libye-electi...

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 L’imposture libyenne
6 août Rabeh Sebaa - Le Quotidien d’Oran « Et je savais pour quoi désormais le décor était planté. » Julien Gracq, Le rivage des Syrtes
Jusqu’à la mise à prix de la tête du fugitif en dollars, et non en monnaie locale, et la photo du même fugitif frappée d’un wanted diagonal, tous les ingrédients d’un feuilleton yankee sont réunis. Le reste de la série qui se déroule en permanence, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et bientôt en Syrie est déjà devenu d’une saisissante banalité. Mais le cas libyen permet d’observer, de façon frappante, et effrontément cynique, la voracité empressée des puissances occidentales, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union Européenne, à l’endroit des territoires à conquérir, aux fins d’une mainmise sur leurs ressources stratégiques. Cette voracité non déguisée, baptisée par l’euphémisme burlesque de printemps arabe, et curieusement relayé par l’ensemble des médias de la « bien pensance », a eu pour théâtre originel la Tunisie, l’Egypte puis le Yémen et ensuite la Libye et la Syrie, devient ouvertement insatiable. Elle compte bien s’étendre à d’autres pays dont le travail de fragilisation ou de déstabilisation à déjà commencé. Et tous les prétextes sont bons pour déclencher la sale besogne. C’est dans ce but, et seulement dans ce but, que les États-Unis et l’Union européenne introduisirent, soudainement dans leur vocabulaire idéologique la nouvelle panacée, comme variante droithommienne : la sacro-sainte Protection des Populations Civiles (PPC). Une protection à coups de bombes, dont ces mêmes populations sont, tout naturellement, les premières victimes. Etrange conception de la protection.
L’agression brutale contre la Libye, s’est basée, comme on le sait, sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ou siègent les membres de l’OTAN, résolus, avant même l’adoption de la résolution, à bombarder les cibles définies par eux et/ou par leur services présents sur le sol libyen. Services ayant pour mission « d’encadrer efficacement » les insurgés, reconnus comme étant non expérimentés. Comme le souligne Eric Dénécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement. « Les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement. L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest les a amenés à être un peu moins mauvais en matière militaire. » Citant, un conseiller à la Défense français, assurant, déjà en avril, au Nouvel Observateur : « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent conquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister.
Enfin, « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait déjà en Libye, avant le déclenchement des frappes aériennes, des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et italiens », assure encore Eric Dénécé.
De quelle victoire, alors, ces insurgés préfabriqués, qui se transformèrent, en quelques jours et par les miracles d’un glissement sémantique, en rebelles puis subitement en révolutionnaires, peuvent-il se targuer ? Et quel type de « révolutionnaires » sont-ils ? Il y a quelque amusement, d’ailleurs, à se demander depuis quand les USA et l’UE sont-ils aux petits soins avec les révolutionnaires ? Ces révolutionnaires tant glorifiés dans les pays arabes et si détestés en Amérique latine… Loin de tout idéal révolutionnaire, et en toute constance, les États-Unis et l’UE n’entretiennent, de toute évidence, que des rapports d’intérêts et de domination avec l’ensemble des pays arabes voire de la planète. Quand ils prétendent y faire autre chose, ils mentent effrontément. Et c’est ainsi que les « bombes humanitaires » larguées, de façon diluvienne sur des quartiers civils de Libye, PPC oblige, n’avaient d’autre objectif, contrairement aux mensonges de l’Otan et des USA, que de faciliter l’avancée des « révolutionnaires » de pacotille, vers le but ultime, Tripoli, symbole du pouvoir à éradiquer. Pouvoir, faut-il le souligner, détenu par un psychopathe délirant, durant quatre décennies et dont la disparation est, bien entendu plus que bienvenue. Mais cette disparition, souhaitée par toute personne sensée, ne doit pas voiler la vérité. Encore moins absoudre les crimes contre l’Humanité perpétrés par l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Selon le Commandement conjoint allié de Naples, « l’OTAN a effectué, en moins de cinq mois, plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille attaques par bombes et missiles ». Cette action, aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8 km de l’objectif, utilisé par les avions télécommandés Predator/Reaper. Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés - par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN, de transmettre d’importantes informations au team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper » indiquent, sans rougir, au New York Times les responsables de l’OTAN et des forces US.
De toute évidence, si ces insurgés sont arrivés à Tripoli, c’est dû non pas à leur capacité de combat, mais au fait que les chasseurs-bombardiers, les hélicoptères et les Predator de l’OTAN le leur ont permis. Ainsi la mort de plus d’un millier de civils libyens et la destruction des infrastructures socioéconomiques, sanitaires et culturelles est une opération de protection et de défense bien originale de ces mêmes civils. Un remake de la prise de Baghdâd mais à partir du ciel. Un remake car pour Baghdâd aussi, la guerre psychologique et la propagande avaient commencé par des accusations de possession d’armes de destruction massive, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité commis par le « Dictateur » sanguinaire et son régime barbare. Toujours selon le même scenario. Des sanctions économiques qui précédent systématiquement l’appel impérieux au départ du dirigeant pestiféré d’abord par les USA, auxquels emboitent le pas la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume uni. S’ensuit, comme dans tous les cas, la réactivation d’une « opposition démocratique » ou d’un Conseil de Transition ou de Coordination, reconnu illico presto par les puissances occidentales et gratifié de toutes les vertus démocratiques. On retrouve immanquablement dans ces oppositions et ces conseils, des figures connues pour manger goulûment dans le râtelier occidental ou encore des frustrés instrumentalisés de la dernière heure auxquels on fait miroiter un avenir politique mirobolant qui a été contrarié par le régime maudit. Il suffit d’observer la composante humaine du CNT libyen pour comprendre toute l’ignominieuse régularité de ce scenario à répétition. Ce conseil composé d’une quarante de membres mais qui n’a dévoilé que les noms d’a peine la moitié, non pas pour une prétendue raison sécuritaire mais tout simplement parce qu’il s’agit de pourris du régime, d’opportunistes affairistes et d’activistes islamistes notoires, connus et fichés par ces mêmes services occidentaux, qui sont allés les former et les encadrer à Benghazi avant de les lâcher en hordes hagardes sur les chemins dévastés par les bombardements intensifs et répétés. Des pantins dont on se met à vanter, sans la moindre retenue ; à l’instar de ce rentier de la pensée français, philosophe de service attitré, la bravoure et le courage, devant une armée de professionnels et des armements lourds qu’ils affrontent à mains nus. Mais quand on a l’OTAN et l’ONU de son côté n’est-on pas capables de tous les miracles ? Y compris celui de défaire un Etat en quelques semaines sans avoir la moindre idée de ce que peuvent proposer ces Protecteurs mondiaux pour le remplacer, hormis les mots creux de Liberté et de Démocratie, comme ce fut le cas dans les pays, déjà désarticulés.
Et c’est précisément pour cela que la reconnaissance officielle du Conseil national de transition (CNT) libyen comme étant la nouvelle autorité légitime de la Libye, s’est opérée hâtivement hors du cadre onusien et avant même l’organisation de la moindre élection « démocratique » dont ces protecteurs bien intentionnés sont si friands. Reconnaissance en boule de neige d’un CNT fantoche au moment ou la simple évocation du projet d’annonce de l’Etat palestinien devant cette même ONU, septembre, a provoqué une levée de boucliers. Mais les intérêts stratégiques, c’est bien connu, autorisent toutes les entorses au droit international. Celui que ces organisations mondiales s’évertuent à bafouer, sans vergogne, précisément au nom de son observance et de son respect. Tout doit être sacrifié aux rapports de force à l’échelle planétaire c’est-à-dire à la redéfinition du nouvel ordre expansionniste et de prédation au nom de la Sacro-sainte Protection des Populations Civiles et de sa Majesté La Sérénissime Démocratie. Un nouvel ordre impérialiste qui affiche manifestement sa préférence monarchique. Et ce n’est pas un hasard si l’étendard du roi Senoussi a supplanté le tissu vert de Kadhafi en Libye.
Ce qui s’y passe incite à se demander, au-delà du satisfecit distribué tapageusement à la Tunisie et à l’Egypte par le nouvel Ordre de la Prédation, ce qui a vraiment changé dans ces pays, depuis la survenue de ce prétendu « printemps arabe », aux promesses déjà piteusement fanées ? Une fois ce CNT libyen installé, sous contrôle, aux commandes politiques du pays, que va-t-il réellement apporter ? Une quarantaine de personnes encadrées par les services de sécurité occidentaux est-elle en mesure de concevoir et de concrétiser un projet de société conforme aux aspirations d’un peuple, longtemps opprimé ? Et, enfin, quel impact attendre sur l’équilibre régional maghrébin, quand on sait qu’un pays comme le Maroc s’est déjà empressé de dépêcher son ministre des Affaires étrangères muni d’une lettre de son roi, auprès de ce même CNT, avec pour objectif déclaré d’instrumentaliser la question du Sahara occidental et surtout le dessein avoué, et cyniquement jubilatoire, d’isoler l’Algérie. Il s’agit, indubitablement, d’une imposture aux relents pestilentiels. 


8-2 Juan Sarkofrance : En Syrie comme en Libye, Big Brother est un peu français

 

Quand la France était en guerre contre la Libye, on a « découvert » qu'une entreprise française avait vendu un puissant système d'espionnage au régime Kadhafi.

De surcroît, elle avait été aidé par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'intérieur.
Depuis que la Syrie est à feu et à sang, voici qu'une autre entreprise française est à nouveau sous les projecteurs pour l'exportation de technologie de Web-surveillance.
La première s'appelait Amesys, devenue filiale de Bull. Son patron de l'époque avait été décoré de la légion d'honneur par Nicolas Sarkozy devenu président. Ce commerce était absolument légal.
Amesys fit le ménage comme il put. Nicolas Sarkozy s'était appuyé sur Claude Guéant, Brice Hortefeux et ... ZiadTakkiedine pour cette conclusion commerciale. Le site Mediapart a largement relayé les soupçons de financement politique qui a accompagné cet étrange commerce. Quand il était directeur de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur, Claude Guéant avait directement négocié la vente d'équipements de sécurité auprès du colonel Kadhafi entre 2005 et 2007. Ces équipements comprenaient notamment un logiciel d'espionnage baptisé Eagle
En France, la Fédération internationale des droits de l'homme avait porté plainte
en mai dernier à l'encontre d'Amesys pour « complicité d'actes de tortures en Libye ».  
La seconde entreprise s'appelle QOSMOS. Son affaire est moins bien partie. Mercredi 25 juillet 2012, le site d'information
Owni révélait que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) devaient déposer une dénonciation contre « des sociétés françaises, dont QOSMOS, pour leurs activités en Syrie. » Motif: « Dans ce document qu’Owni a consulté, les deux organisations ciblent la participation de QOSMOS “aux opérations de répression réalisées par le régime de Bachar El Assad à l’encontre du peuple syrien”. La société a été “mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de la contestation”. Ce qui fait penser à la FIDH et à la LDH que QOSMOS, à l’instar d’autres sociétés françaises, “[pourrait] être impliqu[é] dans la commission d’actes de tortures et de crimes contre l’Humanité.” » .  
QOSMOS avait également vendu au régime Kadhafi. Le site
Reflets s'était fait l'écho de l'exportation de ces technologies en Syrie, (les DeepPacket Inspections - DPI), qui permettent de « fouiller dans les mails et de reconstituer tout ce qui se passe sur l’ordinateur d’un internaute », pour reprendre une expression d'un directeur marketing de QOSMOS citée par Reflets et Owni. Interrogé le 6 juillet dernier, Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets, avait regretté la différence de traitement entre les Etats-Unis et l'Europe : « le congrès américain a diligenté une enquête et l'entreprise Bluecoat a été condamnée un mois plus tard, alors qu'en France, un an après, il n'y a qu'un début d'enquête, et encore, parce que la FIDH a porté plainte. »  
L'entreprise se présente   d'ailleurs ainsi: «Qosmos fournit une technologie d’Intelligence Réseau qui identifie et analyse en temps réel les données qui transitent sur les réseaux. Au-delà d’une simple classification du trafic, la technologie de Qosmos permet également d’extraire du contenu et des attributs protocolaires à des débits de plusieurs dizaines de Gbps – ce qui rend possible une analyse précise et exhaustive de l’activité des réseaux en temps-réel.»  
En Syrie comme en Libye,
Big Brother est un peu français.   
et il fallut
18 mois de boucherie, des massacres quotidiens de civils, une guerre éponyme, un attentat, et la menace d'utilisation d'armes chimiques pour que ces funestes exportations soient placées au grand jour. 

Juan Sarkofrance 

Rédigé par le Mercredi 25 Juillet 2012

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/En-Syrie-comme-en-Libye-Big-Brother-est-un-peu-francais_a915.html

 


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Les armes abandonnées, une menace sérieuse pour les civils.

Des armes abandonnées ayant fait partie de l'arsenal de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, représentent une menace sérieuse pour les populations civiles, prévient un rapport publié jeudi par l'université Harvard. “Si ces armes ont été abandonnées, leur capacité de nuisance sur les civils reste intacte”, souligne Bonnie Docherty, à la tête d'une équipe de recherche de la Harvard Law School et son partenaire l'ONG CIVIC qui s'est rendue en Libye. Parmi ces armes abandonnées après le conflit de l'an dernier figurent des balles et des obus de mortier ainsi que des torpilles et des missiles sol-air, précise le rapport. Pour NicoletteBoehland, co-auteur du rapport, “la gamme d'armes est choquante” et cet arsenal crée une “situation explosive” dans un pays où le gouvernement central est encore faible. “Des armes sont dispersées en dehors de centaines de bunkers mal sécurisés. D'autres sont dispersées à travers le pays, parmi les stocks des milices dans les centres urbains, les musées, les champs et même les foyers”, a-t-elle précisé à l'AFP en Libye. Le risque d'explosion de stocks d'armes près des zones peuplées, la curiosité de la population et l'accès aux sites pollués et aux munitions ou encore la collecte d'armes pour les vendre et les utiliser, sont autant de menaces pour la population civile.
Le rapport souligne également les dangers auxquels s'exposent les civils quand certains groupes non entraînés s'emploient à nettoyer des zones de munitions ou exposent leurs armes comme souvenir de guerre.
Il donne comme exemple une explosion qui s'est produite à Dafniya (Ouest), où une milice conservait des armes dans 22 conteneurs, propageant une quantité importante de matières dangereuses et mettant en péril la population. Steve Joubert de l'ONG JMACT (Joint Mine Action Coordination Team) souligne de son côté qu'il y a “plus d'armes que de personnes à Misrata”, en référence à la troisième ville de Libye, qui avait connu des semaines d'un siège implacable en 2011.
Le rapport note que le service de l'action anti-mines des Nations unies  (UNMAS) et des organisations internationales ont assumé le gros du travail, nettoyant des zones polluées et conseillant les populations sur la gestion des stocks d'armes. Citant UNMAS, Mme Boehland a fait état d'au moins 208 victimes, dont 54 décès causés par des armes abandonnées.
Ce bilan inclut 72 enfants tués ou blessés. “Les enfants sont particulièrement attirés par les armes car elles portent des couleurs vives ou ressemblent à des jouets”, relève-t-elle.  Le rapport appelle les autorités récemment élues en Libye à développer une stratégie nationale pour sécuriser les équipements militaires abandonnés et les stocks.  Il exhorte les organisations internationales, notamment l'Otan, à aider à cette tâche. Les bombardements par l'Otan de bunkers de munitions durant le conflit l'an dernier ont “propagé les armes à travers les champs, créant un problème encore plus dangereux et difficile”, note-t-il.
Le rapport a été publié par l’International humanrightsclinic(HRC) de la Harvard Law School, en partenariat avec l'ONG (CIVIC) campaign for innocent victims in conflict et le (CAP) Center for American Progress.

http://www.liberte-algerie.com/international/les-armes-abandonnees-une-menace-serieuse-pour-les-civils-libye-183122

 



10 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Centpapiers : Comment Seif al-Islam a piégé le CNT et les anti-Kadhafi.

Les renégats libyens du Conseil national de transition (CNT) se préparent à céder le pouvoir à la nouvelle Assemblée libyenne, le 8 août prochain.

C’est par la voix de Othmane Ben Sassi, un des responsables de ces criminels avérés qu’est arrivée la déclaration: « Le 8 août est la date qui a été prévue pour le transfert de pouvoir entre le Conseil national de transition et le Congrès général national ». Mais, en Libye, rien de nouveau sous le soleil, que le chaos. 

Dans le même temps, à Benghazi, hier matin,mercredi, une attaque à la bombe a endommagé un bâtiment de l’armée. Lundi déjà, des responsables de la sécurité avaient démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe. C’est quand même le comble, quand ça se passe dans la ville-bastion des traîtres à leur Nation. Alors qu’elle voulait le changement, la ville connaît une recrudescence du terrorisme, depuis le début du Ramadan. Juger un homme dans un pays aussi instable, c’est se moquer de la gueule du monde, d’où mon profond mépris du premier-ministre tunisien, Hamadi Jebali, qui a livré l’ancien Premier ministre libyen à des meurtriers. Un acte criminel, dont seuls les extrémistes musulmans ont le secret, une violation flagrante des droits de l’homme.  Seif al-Islam a raison de vouloir être jugé par la CPI.

Pourquoi dès le 1er mai dernier, les “autorités” libyennes ont-elles déposé une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif al-Islam, le seul fils emprisonné du frère Guide Mouammar Kadhafi, assassiné en toute impunité par les ennemis de l’Afrique ?  Pourquoi ces criminels protégés par l’Occident veulent-ils par tous les moyens imaginables et inimaginables juger  Seif Al-Islam alors qu’ils n’ont aucun grief contre lui, à part son nom ?

Sans être devin, vous verrez comme le « deux poids deux mesures » fonctionne, avec le cas Saif Al-Islam. En effet, il est reproché au fils du frère Guide Mouammar Kadhafi, d’avoir recruté des…mercenaires qui auraient commis des crimes contre l’humanité. On se demande bien en Libye, durant cette agression, les “qui” ont commis des crimes contre l’humanité, en dehors de l’OTAN.  

Une accusation, bien sûr, qui se base sur un vide juridique abyssal et par conséquent, sachant que le dossier est vide en l’espèce,  Seif al-Islam a donc piégé, non seulement le défunt CNT mais aussi la soi-disant « communauté internationale ». Ces requins qui se cachent derrière le tout humanitaire, pour perpétrer des crimes à travers le monde, sont au pied du mur. On verra bien comment les ONG, qui sont promptes à condamner les dirigeants africains qui ne plaisent pas à Paris, notamment, feront avec le cas Seif al-Islam.

L’équipe de défense de Seif al-Islam, composée de Melinda Taylor, 36 ans, et de l’avocat désigné par la CPI, Xavier-Jean Keïta, estime que “les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. Kadhafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens”. Il s’agit, vous l’avez deviné, de leur incarcération arbitraire par le CNT. Aucun cri d’orfraie n’était venu troubler la quiétude des criminels. Croyez-vous que Seif al-Islam pourra s’en sortir, avec tous les secrets qu’il a en sa possession ? C’est moins sûr, ils vont le condamner à mort, dans une parodie de procès.

1 août 2012

http://www.centpapiers.com/libye-comment-seif-al-islam-a-...

 



Le "Journal deLibye" est  visible   

 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

09/05/2012

n°45 - Journal de Libye - 12-04 au 8-05- a1- Mounadil : Libye, l'heure de vérité a sonné.


n°45 -  Journal de Libye - 12-04 au 8-05- a1-  Mounadil : Libye, l'heure de vérité a sonné.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

         n°45                                        12-04 au09-05        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

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http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

 

Nouvelles révélations sur les liens des services avec le régime Kadhafi.

 Révélation

Mediapart publie une note sur un accord de la Libye pour financer la campagne de Sarkozy en 2007.

Sarkozy 2007: Des avocats tunisiens confirment dans l’affaire du financement libyen. 

Mounadil : Libye, l'heure de vérité a sonné.

1 Résistance  Libyenne 

1 Lutte pour la libération du territoire

Des explosions à Tripoli. 

2  Politique  

Surle terrain

Règlements de compte 

Les grandes manœuvres

Élections: le chef du gouvernement s'en prend au CNT. 

 3 Les institutions

ONU

4 UnionEuropéenne

Europe

1 France

 IRIB- :Cazeneuve : "Sarkozy doit s'expliquer". 

5 Dossier

Gilles Munier « Bye Bye Sarkozy ! »

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1Lee Berthiaume : Le message aux rebelles Libyens jette un doute sur le rôle du Canada.

7 Réflexion

Jeunessafricaine : Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

8  Analyse -  Géopolitique et stratégie

8-1 0uyahia : Le Printemps arabe un "déluge" qui a détruit la Libye et affaiblit l'Egypte. 

8-2 Gilles Munier : Libye : l’histoire ne repasse pas les plats.

9 Annexe

9-1 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.

9-2 Woodward et Newton : Un rapport de la justice écossaise tenu secret 5 ans durant révèle : La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie.

Le Conseil national de transitionaccorde l'impunité aux ex-rebelles... LVO : Libye du CNT : "Toute éloge de la Libye sous Kadhafi est passible d'une condamnation à perpétuité." 

 



Tiré à part 

 

Nouvelles révélations sur les liens des services avec le régime Kadhafi

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

Les services secrets britanniques ont travaillé avec le régime du colonel Kadhafi, allant jusqu'à trahir des dissidents réfugiés au Royaume-Uni, selon de nouvelles révélations dans la presse que le gouvernement a affirmé dimanche "prendre au sérieux".

"Nous ne connaissons pas les détails de l'affaire, mais nous prenons ce type d'accusation au sérieux", a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur, interrogé par l'AFP.
"La Commission (parlementaire) sur les services secrets et la sécurité enquête déjà sur la relation entre le gouvernement et la Libye et prendra en compte les allégations" publiées dimanche par deux journaux, le Mail on Sunday et le Sunday Telegraph, a ajouté le porte-parole.

Les quotidiens disent avoir eu accès à des documents retrouvés en Libye après la chute du colonel Kadhafi l'an dernier.

Selon le Mail on Sunday, les services secrets intérieurs (MI5) auraient trahi des opposants au colonel Kadhafi réfugiés au Royaume-Uni et auraient procuré à des agents libyens une résidence luxueuse au cœur de Londres, ainsi que des téléphones mobiles sécurisés. Les documents auxquels le Mail on Sunday dit avoir eu accès datent de 2006, alors que le Premier ministre travailliste Tony Blair et son ministre des Affaires étrangères Jack Straw avaient amorcé depuis deux ans un rapprochement avec la Libye du colonel Kadhafi.
Pour sa part, le Sunday Telegraph avance que les services secrets libyens et britanniques du MI6 (extérieur) avaient monté une opération en 2004 avec les services du colonel Kadhafi, pour prendre au piège des militants d'Al-Qaïda par le biais d'une mosquée radicale "dans une ville ouest-européenne".
Selon le journal, un agent double, "Joseph", avait été recruté pour infiltrer une cellule d'Al-Qaïda dans cette ville européenne "qui ne peut être citée pour des raisons de sécurité".

Le gouvernement travailliste de l'époque est déjà au centre d'une polémique sur l'enlèvement par la CIA d'opposants livrés au régime libyen.

La semaine dernière, les avocats de deux opposants libyens ont annoncé poursuivre en justice Jack Straw. Abdelhakim Belhaj, devenu commandant militaire de Tripoli après la chute de Kadhafi, et Sami al-Saadi accusent l'ancien ministre de Tony Blair d'avoir autorisé en 2004 les services secrets britanniques à donner à la CIA les informations permettant de les livrer au régime Kadhafi, qui les a ensuite torturés.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=60769


confusion en libye, les ex rebelles attaquent le siège du gouvernement

Des dizaines d'ex-rebelles ont attaqué, mardi 8 mai, le siège de gouvernement libyen, au centre de Tripoli, encerclant le bâtiment et tirant dessus pour réclamer leur part des primes distribuées aux rebelles ayant combattu l'ancien régime, selon un responsable du gouvernement. Au moins deux gardes ont été tués et plusieurs autres blessés, selon un responsable du ministère de l'intérieur.

"Un grand nombre d'hommes armés encerclent le bâtiment. Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons antiaériens", a indiqué, sous couvert d'anonymat, un responsable qui se trouvait dans les locaux au moment de l'attaque. "Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté, affirmant ne pas être en mesure d'indiquer s'il y a eu des victimes.

Selon des témoins, des voitures armées encerclent le siège du gouvernement et toutes les routes autour du bâtiment  ont été fermées, provoquant des embouteillages.

Suspension des primes aux rebelles

Le porte-parole du gouvernement Nasser Al-Manaa a minimisé les violences, affirmant que des ex-rebelles étaient venus au siège du gouvernement en signe de protestation au "sujet des primes". "Ils sont maintenant en réunion avec le ministre de la défense pour trouver une solution", a-t-il ajouté, sans autre détail.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard à la suite à d'"irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire de plusieurs ex-rebelles, qui n'ont pas reçu leur part. Certains d'entre eux avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du premier ministre Abdel Rahim Al-Kib et du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir.

Le chapeau est de la rédaction de cameroonvoice

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6801


Révélation

Mediapart publie une note sur un accord de la Libye pour financer la campagne de Sarkozy en 2007.
Le site français d’information Mediapart a publié samedi un document signé d’un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de "50 millions d’euros" la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Dans ce document en arabe, Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, fait état d’un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros".
Le 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de "grotesque" un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi.
Dans cette note, entourée d’un cadre vert, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, M. Koussa confirme un "accord de principe" au sujet des "instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros".M. Koussa a été ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi, avant sa défection et son départ en Europe.
Il ajoute que cet accord est consécutif au "procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine".
Ami proche de Nicolas Sarkozy, M. Hortefeux a été ministre de 2007 à 2011, notamment à l’Intérieur.
L’avocate de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, citée par Mediapart, a affirmé que son client "n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document" mais qu’"il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent".
(28 avril 2012 - Avec les agences de presse)


 Confirmation de l'authenticité du document Mediapart par l'ancien premier ministre libyen !

L'ancien premier ministre libyen confirme que La libye de Kadhafi a bel et bien financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007, et confirme aussi l'authenticité du document Mediapart. 

Pour voir la vidéo de 1'37'' enregistrée sur BFM  le 4 mai 2012 à 01h31, cliquer ci-dessous :

 http://mai68.org/spip/spip.php?article4077

 http://mai68.org/spip

campagne de Sarkozy en 2007
http://www.aloufok.net/spip.php?article7320


Sarkozy 2007: Des avocats tunisiens confirment dans l’affaire du financement libyen.  

Le principal avocat tunisien de l’ex-Premier ministre libyen incarcéré en Tunisie a affirmé à son tour vendredi que son client lui avait dit que le régime Kadhafi avait financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, une allégation démentie par son avocat français Marcel Ceccaldi.
Al-Mahmoudi m’a dit plusieurs fois que le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, a déclaré Mabrouk Kourchid, reprenant l’essentiel des propos tenus la veille par un autre avocat tunisien, Bechir Essid. Me Kourchid, qui a assisté l’ex-dignitaire libyen auprès de la justice tunisienne, n’a pas avancé de montant, contrairement à Me Essid qui avait mentionné une enveloppe de 50 millions d’euros pour le financement de la campagne présidentielle 2007.
L’ex-Premier ministre libyen est convaincu que sa détention prolongée en Tunisie était effectuée à la demande de la France et visait à taire la question du financement, a-t-il poursuivi.

D’autres avocats tunisiens ont indiqué que l’affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime libyen avait été évoquée devant une cour d’appel tunisienne le 25 octobre 2011.
La question a été posée devant un juge à l’ex-Premier ministre libyen et sa réponse affirmative figure dans un procès-verbal judiciaire, a assuré l’avocat qui avait posé la question, Slim Ben Othman. Al-Mahmoudi avait alors indiqué qu’une enveloppe de 50 millions d’euros a été remise par lui-même aux mains d’envoyés de Sarkozy à Genève, a déclaré Me Ben Othman.
L’ex-premier ministre libyen craignait une liquidation physique
Une mallette contenant de l’argent en espèces avait été remise à Genève par Al-Mahmoudi accompagné d’autres ex-dirigeants libyens, a poursuivi Me Ben Othman, rapportant des propos tenus par son client devant une cour présidée par le magistrat Ezzedine Bouzrara.
Des documents attestant de l’opération ont été copiés et déposés dans plusieurs capitales européennes, a ajouté l’avocat affirmant que son client craignait une liquidation physique. Citant son client, l’avocat Mabrouk Kourchid a indiqué que le régime de Kadhafi n’avait pas financé que la présidentielle française, deux autres pays de l’Europe de l’est et de l’ouest ont profité de ses largesses, a-t-il affirmé, sans plus de précision.
J’étais présent lorsque la question du financement a été posée, a indiqué un avocat du comité de défense, Me Mahdi Bouaoucha, assurant que les propos d’Al-Mahmoudi avaient été consignés dans un procès-verbal. Les trois avocats tunisiens ont assuré ne pas connaître l’avocat français Marcel Ceccaldi qui avait formellement démenti jeudi les affirmations de ses confrères tunisiens.
En ma qualité d’avocat d’Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et sur instruction de ce dernier, je démens formellement les allégations de Bechir Essid, a déclaré l’avocat français Marcel Ceccaldi, qui dit défendre l’ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi.

Dans un état de santé critique, M. Al-Mahmoudi avait été hospitalisé pour hémorragie interne, avait indiqué jeudi Me Kourchid.

04/05/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/sarkozy-2007-des-avocats-tunisiens-confirment-dans-laffaire-du-financement-libyen/


Mounadil : Libye, l'heure de vérité a sonné.

La guerre menée conte la Libye de Kadhafi aura débouché sur une victoire militaire incontestable pour les pays alliés dans l’OTAN.

Un résultat inéluctable, compte tenu de l’inégalité des forces, quelques unes des plus importantes puissances militaires du monde contre une armée somme toute modeste et équipée de matériels largement obsolètes. La maîtrise totale de l’espace aérien par les forces occidentales a été l’illustration parfaite de ce fait.

On l’a vu, l’élimination de Kadhafi et de son régime n’est pas sans conséquences très négatives pour l’Afrique et elle signe peut-être le début de la désintégration d’un certain nombre d’Etats de la région saharo-sahélienne, c’est-à-dire un territoire immense qui s’étend du Soudan à l’est au Nigéria à l’ouest en passant par le mali et l’Algérie.

Les gouvernants en Europe et en Amérique qui ont commandité l’assassinat du colonel Kadhafi sont de ceux qui se prévalent d’un prétendu héritage humaniste et se croient obligés de prétendre qu’ils ont vocation à répandre la démocratie dans le monde.

Or, chacun de ces gouvernants européens ou américains a plus de sang sur les mains que n’en a jamais eu Mouammar Kadhafi. On peut seulement espérer qu’ils répondront un jour de leurs crimes devant une Cour Pénale Internationale qui ne doit pas être réservée aux responsables politiques du Tiers-mode.

En attendant, l’histoire les jugera et elle commence à le faire à travers certainsarticles de presse qui posent ouvertement des questions auxquelles tout le monde connaît pourtant les réponses. Parce que le paradoxe de la démocratie libérale avancée est qu’elle interdit plus ou moins longuement de dire dans l’espace public (c’est-à-dire dans les grands media) ces vérités que tous connaissent.

Mais quand vient l’heure des comptes, questions et réponses tentent de surgir comme dans cet article du journal canadien The Gazette qui explique ce que tout le monde sait : que le gouvernement canadien (comme les autres gouvernement occidentaux) n’a non seulement pas protégé les civils Libyens des violences perpétrées par les prétendus rebelles Libyens mais que tout a été fait pour interdire une issue négociée et pacifique à la crise, en contravention avec la résolution censée justifier l’action occidentale.

C’est pourtant ce schéma que le canada comme la France ou le Royaume Uni voudraient bien reproduire en Syrie. Sauf que, comme le donne à comprendre l’article, le précédent libyen en a échaudé plus d’un à Pékin ou à Moscou.

Si Pékin et Moscou ont semble-t-il tiré la leçon de l’affaire libyenne, certains Etats seraient avisés d’en faire de même.

La leçon doit partir du constat que les Occidentaux, dès lors qu’ils peuvent faire croire même momentanément que le droit est avec eux, ne connaissent aucune limite dans la brutalité et sont prêts à bombarder toutes les infrastructures qui permettent à un Etat de fonctionner. 

Avant la Libye, des pays comme l’Irak ou la Serbie en ont fait la douloureuse expérience.

http://mounadil.blogspot.com/

 



1 Résistance

Analyse

1 Lutte pour la libération du territoire

Des explosions à Tripoli. 

 Selon Zengtena, la résistance verte demande aux combattants et libyens fidèles à la Jamahiriya dans la ville de Sirte de faire attention ce soir puisque les rebelles vont attaquer la ville pour emprisonner tous les fidèles.
A Tripoli, 4 fortes explosions ont secoué la région de Janzour et de Siyahiya ainsi que des affrontements aux armes légères dans la région de Ghot Chael.

07/05/2012

ALGERIA ISP /



2  Politique Libyenne  

Le Conseil national de transitionaccorde l'impunité aux ex-rebelles... 
Le Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye, a adopté une loi accordant l'impunité aux ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, pour les actes commis "pour réussir la révolution ou la protéger", selon le texte publié jeudi.
"Pas de sanction pour les actes militaires, sécuritaires ou civils commis par les thowars (révolutionnaires) dans le but de réussir la révolution ou la protéger", détaille l'article 4 de cette loi sur "les procédures particulières à la période de transition". Le texte ne précise pas clairement si la loi concerne aussi les actes commis après l'annonce de la "libération" du pays du régime de Mouammar Kadhafi, le 23 octobre.Des milices formées d'anciens rebelles ont été la cible de vives critiques de la part d'organisations de défense des droits de l'Homme qui les accusent d'avoir torturé des prisonniers, dont la plupart sont des partisans de Mouammar Kadhafi, tué en octobre.

 http://french.irib.ir/info/afrique2/item/185929-la-libye-accorde-l-impunit%C3%A9-aux-ex-rebelles

 


LVO : Libye du CNT : "Toute éloge de la Libye sous Kadhafi est passible d'une condamnation à perpétuité."

Dans la Libye de Sarkozy, ils ont adopté une loi ridicule qui interdit tout éloge du dirigeant légitime libyen Mouammar Al-Kadhafi et son gouvernement, sous la menace de « poursuites pénales ».

   L’annonce de l’application de cette loi à été faite hier par les représentants du soi-disant Conseil national de transition, autrefois à la tête du pays.

   Maintenant, tous résident du pays ayant des propos élogieux envers le leader de Jamahiriya, toute action ou idée allant en ce sens pourrait être condamné à la prison à vie.

Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, dis et meurs.

   Depuis l’adoption de la loi, est considéré comme un crime toute « diffusion de rumeurs qui peut contribuer » soit disant à « la propagation du terrorisme »,  « affaiblir le moral des Libyens », ou « nuire à la conduite des opérations militaires ».

    Ainsi que l’a fait remarquer un observateur russe, autrefois sous l’occupation nazie, il y avait des lois étonnamment similaires. Mais maintenant, l’Occident appelle cela la «démocratie».

Un ressortissant libyen interrogé par un journaliste de LVO au sujet de cette annonce, encore une fois surprenante, a répondu avec énergie :

« Est ce qu’ils vont emprisonner ou condamner à mort toute la population ? Cette intimidation ne prendra pas. Pourquoi ? et bien, il faut que vous sachiez en Europe que ici, que nous exprimions ou non notre soutien et reconnaissance au guide, les rats du CNT-OTAN nous pourchassent et nous torturent, violent, humilient, emprisonnent sans raison, quoi que nous fassions. Il y a un homme du nom de Tahar Djaout qui a dit un jour : « Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, dis et meurs. »"

Hassan Alliby 

http://stcom.net/news/?p=8872#13362112698111&req=rpuPopupResize&len=252


Surle terrain

Règlements de compte  

 Le corps sans vie de Choukri Ghanem, l’ancien ministre du pétrole de la Jamahiriya arabe libyenne, a été trouvé noyé dans le Danube, le 29 avril 2012.
M. Ghanem avait trahi son pays en mai 2011 et rejoint l’OTAN. Depuis, il vivait confortablement à Vienne et Londres, sous protection de l’Alliance atlantique, alors même que la Nouvelle Libye avait lancé un mandat d’arrêt international contre lui.
En l’absence de traces de violences, la police autrichienne a conclu à la mort naturelle du « baigneur ».
• Le général Albarrani Shkal, ancien gouverneur militaire de Tripoli, a été assassiné, le 2 mai 2012, en Libye.
M. Shkall avait été secrètement recruté par l’OTAN, en mai 2011. Resté à son poste, il avait démobilisé les 3 800 hommes de sa garde et ouvert les portes de la capitale aux troupes étrangères lors de l’opération Sirènes, le 20 août 2011, livrant Tripoli à l’Alliance atlantique.
L’exécution du général Shkal a été revendiquée par la Résistance verte. Toutefois, il se pourrait qu’elle ait été commanditée par son successeur, Aldelhakim Belhaj, avec lequel il était en conflit.

 http://www.voltairenet.org/Reglements-de-compte-libyens



Les grandes manœuvres

Élections: le chef du gouvernement s'en prend au CNT.  

Le Premier ministre libyen Abdel Rahim al-Kib s'en est pris mercredi au Conseil national de transition (CNT), l'accusant d'entraver le travail de son gouvernement, ce qui pourrait, selon lui, conduire à un report des élections.
Nous sommes bloqués par les membres du Conseil qui continuent à attaquer le gouvernement et à menacer de lui retirer leur confiance, ce qui entrave nos efforts dans l'accomplissement de nos devoirs au service de la révolution, avec en priorité la tenue des élections à la date prévue, a déclaré M. Kib qui lisait un communiqué.
Le gouvernement n'acceptera en aucun cas le report des élections d'une constituante, prévues en juin.
Le gouvernement n'assumera pas cette responsabilité (le report des élections) ni ses conséquences qui risqueraient de dévier la révolution de son processus, a-t-il dit.
Nous savons que la construction d'un Etat ne se fait pas en quelques mois (...) Cette atmosphère électrique dans cette période critique entrave les efforts du gouvernement en vue de la tenue des élections à la date prévue, a accusé M. Kib.
Des membres du CNT, la plus haute autorité législative du pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, menacent depuis plusieurs jours de retirer leur confiance au gouvernement critiqué pour son échec, selon eux, à activer l'armée et rétablir la sécurité.
Mercredi soir, le CNT a indiqué avoir été surpris par le communiqué lu par le Premier ministre, dans lequel il a fait porter au CNT la responsabilité de la performance chancelante du gouvernement.
Le CNT, qui affirme que les élections auront lieu à la date prévue, souligne qu'il n'a été en aucun moment un rival au gouvernement. Mais par contre, il lui a fourni soutien et conseil et était soucieux de sa réussite au service de la nation.
Il affirme avoir donné au gouvernement plusieurs occasions pour changer sa politique et résoudre les dossiers en suspens, malgré la multiplication des remarques sur la faiblesses du rendement du gouvernement et les plaintes de certains ministres au sujet de l'incapacité du chef du gouvernement de travailler avec ses ministres dans un esprit de groupe.
Le CNT a déploré également un manque de courage dans la prise de décision, provoquant un retard dans les dossiers de sécurité, de l'intégration des ex-rebelles dans la société et le traitement des blessés du conflit libyen.
M. Kib a défendu mercredi son gouvernement qui a réussi, selon lui, à améliorer l'état de la sécurité dans tout le pays, à rétablir une vie normale après un conflit armé de plusieurs mois et à résoudre le problème des financements en obtenant notamment le dégel des avoirs de l'ancien régime bloqués par l'Occident.
Selon lui, le principal objectif de son gouvernement est la tenue des élections à la date prévue. Il a affirmé avoir essayé de coopérer avec le CNT pour concentrer les efforts sur les élections et atteindre ce but.
Malheureusement la priorité du Conseil ou certains de ses membres est de limoger le gouvernement, a-t-il déploré dans des déclarations inédites, étalant pour la première fois sur la place public ses différends avec le CNT.

26/04/2012  

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/libye/elections-le-chef-du-gouvernement-s-en-prend-au-cnt/id-menu-957.html

 



3 Les institutions

ONU

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vient d'adopter, il y a un mois, ....avec un retard d'un an, un rapport que ses experts avaient établi, et félicitant la Libye de Kadhafi pour ses "progrès en matière d'amélioration des droits de l'homme", le tribunal du CNT à Tripoli n'a rien trouvé d'autre pour accuser Seif el islam Kadhafi que d'avoir été propriétaire de chameaux et de poissons, sans possession des licences réglementaires, et maintenant il s'avère que Lockerbie, ce ne serait pas la Libye.

Et on sait que les soi disant "bombardements contre son propre peuple" à Benghazi n'ont jamais existé mais ont été fabriqués par Al Jazeera. 

.... Bref, Lucky Lucke tire plus vite que son ombre. Il tue et il vérifie ensuite si la victime était bien l'assassin



4 UnionEuropéenne

Europe

1 France

 IRIB- :Cazeneuve : "Sarkozy doit s'expliquer". 

 Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, a demandé aujourd'hui à Nicolas Sarkozy de "s'expliquer devant les Français" après les informations données par Mediapart sur un accord de principe de la Libye pour financer sa campagne en 2007.
"Face à des éléments aussi graves, étayés par des documents nouveaux émanant de l'entourage du dictateur libyen lui même, Nicolas Sarkozy doit s'expliquer devant les Français", indique Bernard Cazeneuve. "Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d'autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant à menti aux Français, pour dissimuler la réalité d'une très grave affaire d'Etat", ajoute-t-il.

IRIB-


5 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Gilles Munier« Bye Bye Sarkozy ! »
La vengeance posthume de Mouammar Kadhafi
Gilles Munier

Lundi 30 avril 2012

Après une enquête de près de 10 mois, le site Mediapart* a publié, le 28 avril dernier, une lettre signée par Moussa Koussa, chef des services de renseignement extérieur libyen de 1994 à 2011, affirmant que le Bureau de liaison du comité populaire général libyen « appuyait » la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy à hauteur de cinquante millions d’euros. Le document, trouvé dans les archives des services secrets, devrait permettre à des juges français – ou à une commission parlementaire – de savoir si la somme, non déclarée à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP), a été versée. Après l’attaque de la Libye par les forces de l’Otan, Seïf al-islam Kadhafi a dit détenir « tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert » de l’opération, et demandé au « clown » Sarkozy de rendre les cinquante millions d’euros au Trésor libyen. Aujourd’hui, il est incarcéré à Zenten dont la milice arabo-berbère doit beaucoup aux parachutages d’armes par la France. Visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour « crimes contre l'humanité », Seïf al-islam n’a pour l’instant été inculpé que de « non licence pour ses chameaux» et «élevage illégale de poissons» ! Le CNT – c'est-à-dire les amis de Sarkozy et de BHL - réclament en vain son transfert à Tripoli pour y être jugé… ou assassiné au cours d’une fausse tentative d’évasion.

Côté libyen, outre Seïf al-islam, deux dirigeants peuvent être entendus par d’éventuels enquêteurs :

- Abdallah al-Senoussi, beau-frère du colonel Kadhafi, recherché par la CPI, est théoriquement en résidence surveillée en Mauritanie. Comme Seïf al-islam, il affirme avoir les preuves du financement de la campagne de 2007. Senoussi est également recherché par la France où il a été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, pour son rôle dans l’attentat contre un DC 10 d’UTA en septembre 1989 au-dessus du Niger (170 morts dont 54 Français). Nicolas Sarkozy, dit-il, lui aurait promis de « tourner la page ». Depuis, le vent a tourné…

- Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, était le grand argentier du régime. Francophone, il présidait le Libyan African Portfolio (LAP), un fonds souverain libyen pesant 8 milliards de dollars par lequel transitaient certaines opérations occultes du régime. Bien que recherché par Interpol pour escroquerie – selon Le Canard Enchaîné du 4 avril dernier – il a été exfiltré en France où il a aussitôt obtenu un titre de séjour… « au nom du regroupement familial » !

Une très grave affaire d’Etat

Bachir Saleh et Moussa Koussa - qui vit luxueusement au Qatar - ont évidement démenti les « allégations » de Mediapart, tout comme Brice Hortefeux – ancien ministre de l’Intérieur et ami de trente ans de Sarkozy - en présence duquel aurait été validé l’accord « sur le montant et les modes de versement » des cinquante millions d’euros. Il a déclaré n'avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh ». Interviewé sur Canal +, à quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy a qualifié l’article de Mediapart d’ « infamie », de « montage ». Il s’est étonné que des journalistes donnent « du crédit aux fils Kadhafi et aux services secrets de Kadhafi », alors qu’il entretenait les meilleures relations avec ces derniers lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et ensuite par l’intermédiaire de Claude Guéant.

Pour Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais qui a introduit la sarkozie en Libye, l’enquête sur cette affaire «sera difficile parce que beaucoup d'intervenants sont morts pendant la guerre en Libye ». Il pense « qu'ils ont essayé par tous les moyens de tuer Seïf al-Islam » pour le punir de ses révélations. Ziad Takieddine est également persuadé que Claude Guéant l’a fait arrêter à son retour de Tripoli – le 5 mars 2011, sur l’aéroport du Bourget - parce qu’il croyait que les documents prouvant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy étaient dans ses bagages.

Un président illégitime, si…

La plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart pour publication de « faux grossier », si elle n’est pas retirée après la présidentielle, promet un beau déballage sur les dessous de la guerre de Libye. Si l’affaire est « réelle », a déclaré Ségolène Royal sur BFM-TV, cela voudra dire que Nicolas Sarkozy «a exercé son mandat de façon illégitime ». Dans le camp de François Hollande, la prudence est néanmoins de mise. Bernard Cazeneuve, un de ses porte-paroles, a simplement déclaré : «Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d’autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant à menti aux Français, pour dissimuler la réalité d’une très grave affaire d’Etat».

Reste à savoir si le candidat socialiste, élu président le 8 mai prochain, laissera la justice faire son travail jusqu’au bout. Ceux qui ont enquêté sur le financement des campagnes présidentielles de François Mitterrand et de Jacques Chirac n’ont pas été bien loin.

* http://www.mediapart.fr/article/offert/d46040d627f535132430faed1c2f8d67

Sur le même sujet, lire aussi :

Libye: une guerre en préparation depuis 2010 ?
http://www.france-irak-actualite.com/article-libye-une-guerre-en-preparation-depuis-novembre-2010-69692632.html

Chasse à l’homme dans le désert libyen pour assassiner Seïf al-islam
http://www.france-irak-actualite.com/article-chasse-a-l-homme-dans-le-desert-libyen-pour-assassiner-seif-al-islam-87455177.html

Seïf al-islam : procès ou exécution sommaire ?
http://www.france-irak-actualite.com/article-saif-al-islam-proces-ou-execution-sommaire-89344220.html

Libye : le spectre de l’Afghanistan

http://www.france-irak-actualite.com/article-libye-le-spectre-de-l-afghanistan-88029682.html

G. Munier/X. Jardez
Publié le 30 avril 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

6-1Lee Berthiaume : Le message aux rebelles Libyens jette un doute sur le rôle du Canada.

Les encouragements de Baird ont peut-être violé la résolution de l’ONU sur l’action en Libye.

Par Lee Berthiaume, The Gazette (Canada) 28 avril2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Lors d’un séjour en Libye en juin dernier, à un moment où les forces rebelles étaient tenues en échec par les troupes loyales au dictateur Mouammar Kadhafi et où de nombreux pays appelaient à un cessez-le-feu, le ministre des affaires étrangères John Baird avait activement encouragé les rebelles à continuer le combat.

Ces révélations montrent sous un jour nouveau le rôle joué par le Canada dans la guerre civile – tout en soulevant la question de savoir si notre pays à violé l’esprit de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui avait autorisé une action  internationale dans le conflit.

Baird s’était rendu à Benghazi, la capital du mouvement anti-Kadhafi le 27 juin, et il y avait rencontré des hauts responsables du Conseil national de Transition (CNT) pour leur livrer des kits de premiers secours.

Malgré l’appui maritime et aérien de l’OTAN, les rebelles avaient été incapables d’obtenir des victoires significatives contre les forces de Kadhafi et des informations circulaient sur des tractations de cessez-le-feu.

Après sa rencontre avec Abdeljalil, le président du CNT, et le chargé des relations extérieures, Ali Isawi. Baird avait déclaré aux journalistes : « Il est évident que cette affaire – les tués et les perturbations de la vie quotidienne -ne peut pas s’arrêter très bientôt. Je pense qu’ils sont vraiment enthousiastes et décidés à laisser tout ça derrière eux et commencer à établir la liberté et la démocratie en Libye. »

Ce que Baird n’avait pas révélé – et qu’on apprend seulement maintenant dans des notes de préparation pour une discussion avec son homologue Norvégien qui aura lieu quelques semaines plus tard et que nous avons obtenues grâce à la loi sur l’accès à l’information – c’est qu’il avait exhorté les rebelles à poursuivre leurs attaques.

“Quand j’étais à Benghazi, j’ai bien fait comprendre au Conseil National de Transition l’importance de persévérer dans l’action militaire, » avait-il été conseillé ) Baird de dire ai ministre Norvégien des affaires étrangères Jonas Store.

La Canada a été une des nations les plus bellicistes parmi celles qui ont été impliquées dans le conflit libyen, en accomplissant un nombre disproportionné de missions de frappes aériennes et en apportant un soutien diplomatique et humanitaire important à des rebelles aux abois.

Mais, alors que la mission a depuis été déclaré comme une victoire par le gouvernement conservateur et d’autres allies, beaucoup se demandent su l’OTAN et ses membres n’ont pas outrepassé les termes de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU autorisant une intervention internationale pour protéger les civils.

De telles préoccupations ont précisément été citées comme une des raisons pour laquelle le Conseil de Sécurité a eu du mal à approuver une quelconque action internationale en Syrie.

 

Beaucoup ont soutenu que seule l’élimination de Kadhafi pourrait mettre les civils Libyens à l’abri des menaces. Le porte parole de Baird, Joseph Lavoie, avait déclaré dans un courriel que le CNT était un partenaire essentiel dans les efforts de protection des civils, et que «les évènements témoignent du bien fondé de notre position. »

Walter Dorn, directeur des affaires internationales et de sécurité au Canadian Forces College, considère qu’avec le recul, encourager les rebelles ) continuer à combattre apparaît comme ayant été la bonne décision. 

Mais il observe que les rebelles ont été également responsables d’attaques contre des cibles civiles. Les organisations humanitaires ont publié un certain nombre de rapports qui dénoncent les forces rebelles pour leurs actions contre des civils Libyens pendant la guerre et après.

Le problème est de savoir si l’OTAN a exécuté son mandat onusien avec impartialité, explique Dorn. «L’OTAN a-t-elle entrepris une quelconque action contre eux, alors même que le Conseil de Sécurité donnait mandat de protéger les civils indépendamment de la source de la violence ?»

Lee Berthiaume

http://mounadil.blogspot.com/



7 Réflexion

Jeunessafricaine :Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort ,assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme ,le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi ,demains c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12



Analyse -  Géopolitique et stratégie

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8-1 0uyahia : Le Printemps arabe un "déluge" qui a détruit la Libye et affaiblit l'Egypte. 
Le premier ministre algérien et patron du Rassemblement national démocratique (RND, au pouvoir), Ahmed Ouyahia, a qualifié samedi le Printemps arabe de «déluge» qui a «colonisé» l'Irak, «détruit» la Libye, «divisé» le Soudan et aujourd'hui «affaiblit» l'Egypte.
M. Ouyahia a par ailleurs souligné, lors d'un rassemblement électoral à Alger, que «l'unique but» des législatives algériennes du 10 mai était «de préserver la stabilité de l'Algérie».
Devant près de 3.000 personnes, M. Ouyahia a critiqué ceux qui appellent à «un Printemps arabe en Algérie», comme ce fut le cas en Tunisie, en Egypte et en Libye.
«Ce n'est pas un Printemps arabe, mais un déluge sur les Arabes et cela se confirme chaque jour», a lancé le chef du RND, qui a parlé de «la colonisation de l'Irak, la destruction de la Libye, la division du Soudan et l'affaiblissement de l'Egypte».
«Nous disons aux frères arabes, lorsque nous nous faisions égorger, vous n'êtes même pas venus pour présenter vos condoléances, alors ne nous donnez pas de leçons aujourd'hui».
M. Ouyahia faisait allusion à la décennie de violences qui a secoué le pays et fait près de 200.000 morts, selon des sources officielles, après l'annulation du processus électoral début 1992.
Le premier ministre sortant a appelé à voter massivement pour contrer les appels au boycottage et «préserver la République».
Le chef de file du RND a pointé du doigt Abassi Madani, président du Front islamique du salut (FIS, dissous) qui vit à Doha: «il se la coule douce au Qatar et demande aux autres de boycotter les élections».
«Le 10 mai, soit vous répondrez à l'étranger (aux pays occidentaux en participant au vote, NDLR) soit l'étranger brandira la carte de la démocratie pour détruire la République», a-t-il ajouté.
M. Ouyahia est connu pour déclarer systématiquement son intention d'«éradiquer le terrorisme» depuis qu'il est apparu sur la scène politique dans les années 90. Il ne rate pas une occasion d'accuser les islamistes des violences qui ont secoué le pays durant cette décennie noire.

0uyahia

06/05/2012  

http://www.djazairess.com/fr/maghrebemergent/11836


8-2 Gilles Munier :Libye : l’histoire ne repasse pas les plats

Mohamed Albichari, fils d’un ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Kadhafi mort en 1997 dans un curieux « accident de la route », n’est pas de ces opportunistes qui ont quitté le navire quand il devint évident que le régime allait s’effondrer sous les coups de boutoir de l’Otan et des milices. Dès le début de la révolte, il a apporté, sont soutien aux insurgés de Benghazi, mais crié « danger » si l’intervention occidentale dépassait les limites de la ville. Pour lui, Mohamed al-Senoussi, réfugié à Londres, petit-fils du roi Idris 1er renversé par l’organisation des Officiers libres le 1er septembre 1969, aurait dû s’envoler immédiatement pour la Cyrénaïque pour refonder le mouvement Senoussi, « seul, parmi les tribus libyennes, à disposer d’une véritable légitimité », et à dépasser « les clivages claniques et tribaux ». Après l’évacuation des forces loyalistes de Misrata, Mouamar Kadhafi était affaibli. La crise libyenne aurait alors pu se régler par la négociation – avec ou sans lui - et éviter une guerre civile dont personne ne peut prédire la fin. Le prince héritier est resté prudemment à Londres, probablement parce que l’Otan avait un autre agenda. L’histoire, comme on dit, ne repasse pas les plats.

 « Le cauchemar libyen » *, seul témoignage de l’intérieur du régime, écrit par Mohamed Albichari, n’est pas tendre pour le système Kadhafi, « assemblage hétéroclite d’institutions disparates ». Il dénonce la main mise de la famille du Guide et de son clan sur les « postes susceptibles de rapporter des sommes importantes », la création d’un Etat informel composés d’un réseau de sociétés et d’institutions administré par ses fils et parents proches. Après les « révolutions arabes » de Tunisie et d’Egypte, l’auteur redoutait une explosion incontrôlable en Libye, du fait de la complexité des rapports entre les composantes de la société. La suite des événements lui a donné raison. 

Où va la Libye ?

Selon Albichari, interviewé par Al Qarra TV (1), la décision d’en finir une fois pour toutes avec Kadhafi a été prise « en juillet »  après la chute de Misrata, alors que tout le monde savait que les milices ne s’entendaient pas entre elles, qu’il n’y avait pas de « personnage central capable de gérer la situation », qu’il s’agissait d’un règlement de compte interne entre des opposants ayant résidé pendant des décennies en Occident et Kadhafi, aucune alternative crédible au pouvoir n’avait été constituée.

 Mohamed Albichari regrette que le Conseil national de transition (CNT) n’ait pas choisi la voix du dialogue avec le régime affaibli. Pour lui, « On a remplacé le mauvais par le pire ! Pourquoi susciter une guerre civile quand on peut l’éviter ? ». Mais, le CNT le pouvait-il ? Création de l’Otan, sans légitimité nationale, il était coupé des réalités des jeunes combattants thowars (révolutionnaires) ou djihadistes. Pessimiste, Albichari pense que le chaos actuel va durer longtemps parce qu’il est entretenu par « certains intérêts pétroliers, certaines milices et certains pays étrangers ». Ce ne sont pas les élections prévues en juin, si elles ont lieu, qui apaiseront les esprits : une grande partie de la population, accusée de collusion avec l’ancien régime, en sera exclue. 

Par Gilles Munier

 (Afrique Asie – Mai 2012)

* Le cauchemar libyen, par Mohamed Albichari (Ed. Favre – Lausanne, 2011- 13 euros)

(1) Où va la Libye ? Débat avec Mohamed Albichari, Majed Nehmé, Hélène Bravin (28/2/12)

http://www.alqarra.tv/2012/en-quesn/ou-va-la-libye/

http://www.france-irak-actualite.com/article-libye-l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-104667386.html



9 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

9-1 Manlio Dinucci : L'art de la guerre : Ceux qui nous défendent des atrocités.
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion.

Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans son ascension au pouvoir (auquel elle semble prédestinée par son nom), Samantha, aspirante secrétaire d’Etat, s’est toujours appuyée sur la dénonciation de présumées atrocités, attribuées à ceux qui, chacun à leur tour, sont désignés comme les ennemis numéro un des Etats-Unis. Sous l’aile de son patron, le puissant financier Georges Soros, Power a contribué à élaborer la doctrine « Responsabilité de protéger », qui attribue aux Etats-Unis et à leurs alliés le droit d’intervenir militairement dans les cas où, de leur avis sans appel, des « atrocités de masse » sont sur le point d’être commises. C’est grâce à ce type de motivation officielle, en particulier celle de protéger la population de Benghazi menacée d’extermination par les forces gouvernementales, que le président Obama a décidé l’an dernier de faire la guerre contre la Libye. La doctrine est maintenant institutionnalisée avec la création de l‘Atrocities Prevention Board. A travers la Communauté d’intelligence (formée par la Cia et 16 autres agences fédérales), il établit quels sont les cas de « potentiels atrocités de masse et génocides », en alertant le président. Il préfigure ainsi les outils politiques, économiques et militaires pour la « prévention ». Dans ce cadre, le Département de la défense est en train de développer « des principes opérationnels ultérieurs, spécifiques de la prévention et de la riposte aux atrocités ». Dorénavant ce sera l’Atrocities Prevention Board qui préparera le terrain à de nouvelles guerres. Et il est déjà au travail : face à l’ « indicible violence à laquelle est soumis le peuple syrien, nous devons faire tout ce que nous pouvons », a déclaré le président Obama, en soulignant qu’aujourd’hui comme dans le passé, « la prévention des atrocités de masse constitue une responsabilité morale fondamentale pour les Etats-Unis d’Amérique ».

 Dommage que l’Atrocities Prevention Board n’ait été créé que maintenant. Sinon il aurait pu prévenir les atrocités de masse dont est constellée l’histoire étasunienne, à commencer par le génocide des populations autochtones nord-américaines. Il suffit de nous souvenir, en nous limitant aux cinquante dernières années, des guerres contre le Vietnam, le Cambodge, le Liban, la Somalie, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Libye ; les coups d’état orchestrés par les Usa en Indonésie, Chili, Argentine, Salvador.

Des millions de personnes emprisonnées, torturées et tuées. Pour prévenir d’autres atrocités, l’Atrocities Prevention Board devrait livrer à la justice les responsables, impunis, des tortures et meurtres à Abu Ghraib, à Guantanamo et dans des dizaines d’autres prisons secrètes de la Cia. Il devrait aussi joindre aux actes les vidéos avec lesquelles les soldats étasuniens documentent, pour s’amuser, le meurtre de civils en Afghanistan[1][1][1], que le Pentagone a essayé d’abord d’occulter puis de minimiser. Que Samantha Power les regarde bien, ces vidéos, pour comprendre ce qu’est vraiment une « atrocité de masse ».

[1][1][1]  Voir http://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327

Manlio Dinucci 

Mardi 1er mai 2012

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Edition de mardi 1er mai 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120501/manip2pg/14/manip2pz/322008/


9-2 Woodward et Newton : Un rapport de la justice écossaise tenu secret 5 ans durant révèle : La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie.

AFROHISTORAMA

Un rapport de la justice écossaise tenu secret 5 ans durant révèle : La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie.

Tenu secret 5 ans durant, un rapport de la justice écossaise dévoile rôle trouble des services anglais et américains dans l'enquête sur l'attentat de 1988, attribué à la Libye, qui avait fait 270 morts.

 

Dans une précédente ‘livraison’ (« Kadhafi ne rime pas avec Lockerbie » du 8/1/2012) nous évoquions le mystère qui entoure l’attentat ayant provoqué le 21 décembre 1988, la destruction en vol au dessus du village écossais de Lockerbie, du Boeing 747 de la Pan Am reliant Londres à New-York.

Le crime, attribué par la justice écossaise à des terroristes Libyens, s’est soldé le 31 janvier 2001 par la condamnation à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 27 ans, de Ali Al-Megrahi, membre présumé des services secrets de feu le Colonel Kadhafi qui, tout en niant avec force la responsabilité de son pays dans l’attentat, a néanmoins indemnisé les victimes sous la pression de la communauté internationale…

En échange d’une renonciation à former appel de sa condamnation, Al Megrahi a été libéré le 20 août 2009 pour raison médicale. L’affaire aurait pu en rester là. Il se trouve que ses avocats avaient saisi le 23 septembre 2003, la Scottish Criminal Cases Review Commission (SCCRC), passage obligé en droit écossais avant que l’appel du requérant soit pris en considération.

«Tribunal déraisonnable»

Dans la législation locale, seuls les jugements de première instance entachée de « justice miscarriage » sont susceptibles d’un appel. Le miscarriage en question, concept juridique complexe, consiste à considérer que le jugement de premier instance rendu à l’encontre du justiciable est frappé de fautes de procédures suffisamment graves pour qu’un « tribunal raisonnable » auquel l’affaire aurait été soumise en l’absence des dites fautes, rende en sa faveur, une décision plus favorable.

Le 28 juin 2007, confirmant les doutes émis par les médias anglo-saxons ayant enquêté sur l’affaire quant à la culpabilité de Al-Megrahi, la SCCRC annonçait au terme d’une enquête d’une ampleur impressionnante, qu’elle transmettait le dossier à la Court of Criminal Appeal.

Toutefois en vertu du Data Protection Act britannique et des implications internationales de l’affaire, le rapport de la SCCRC devait rester secret, notamment du fait de l’existence de 2 documents top-secret détenus par l’accusation et dont la Commission avait découvert l’existence. Elle souhaitait les consulter pour les besoins de l’enquête et les divulguer afin qu’Al-Megrahi puisse en prendre connaissance. 

C’est finalement le 27 avril 2007 que le représentant de l’accusation a répondu à la Commission que l’autorisation de divulgation était « subordonnée à l’accord des autorités du pays dont provient le document », accord que le pays considéré, invoquant sa «sécurité nationale», n’a jamais donné.

S’appuyant sur l’article 32 du Data Protection Act qui autorise les journalistes à publier toute information d’intérêt général, Le site Internet du quotidien écossais Herald Scotland a pris la décision de publier le rapport de la SCCRC le 25 mars 2012. Un pensum de 800 pages, accompagné dans sa version originale de 13 volumes d’annexes, dont les lecteurs anglicistes les plus courageux de Bakchich pourront prendre connaissance. 

Les Etats-Unis récompensent

le principal témoin à charge

On ne sait si l’indignation l’emporte sur la stupéfaction. Prêtant aux thèses soutenues par l’accusation, une oreille plus que bienveillante, la SCCRC va néanmoins examiner avec un soin extrême, la quarantaine d’arguments invoqués par les avocats d’Al Megrahi pour interjeter appel de sa condamnation à perpet’. Elle en retiendra finalement 6 :

un verdict  qualifié de déraisonnable (page 555) sachant que l’enquête, initialement engagée du côté des terroristes palestiniens, de l’Iran et de la Syrie, a été réorientée vers la Libye à la suite de la découverte dans des conditions très controversées, dans les restes d’une chemise supposée provenir de la valise ayant contenu l’explosif, de fragments d’un minuteur MST13 fabriqué par la société suisse MEBO notamment à destination de la Libye et dont la provenance réelle reste inconnue à ce jour,

- la non-communication à la défense des conditions irrégulières voire surréalistes dans lesquelles le témoin principal, Anthony Gauci a identifié Al-Megrahi lors d’une séance de « tapissage » comme étant l’homme qui lui aurait acheté dans son magasin Mary’s House à Malte, les vêtements retrouvés dans la valise ayant contenu l’explosif (page 611)

- la non-communication à la défense des compensations financières conséquentes attribuées par l’Oncle Sam audit témoin et à son frère Paul Gauci (page 644)

- un doute raisonnable sur la date à laquelle ont effectivement été achetés les vêtements chez Mary’s House. La date du 7 décembre 1988 retenue par le tribunal de manière très discutable sur le fondement de déclarations contradictoires d’Anthony Gauci, étant la seule susceptible d’impliquer Al Megrahi (page 664)

- la non-communication à la défense des 2 documents top-secrets évoqués plus haut (page 709)

diverses anomalies de procédure pouvant collectivement constituer un « miscarriage of justice » (page 711).

Le badge fantôme de la CIA

Digne des meilleurs romans de John Le Carré, le rapport met en lumière des faits troublants qui, s’ils ne contribuent pas franchement à faire la lumière sur les véritables auteurs du carnage,démontre le rôle trouble des autorités britanniques et américaines, comme en atteste ces quelques extraits:

 

« …to cast suspicion upon the conduct of US authorities »…paragraphe 8-130,

« …even assuming that there was some conspiracy to conceal the true sequence of events, it is difficult to envisage why the police would wish to portray DS Armstrong as present at Yorkie Clothing when he was not…. » - paragraphe 10-48,

«… is that US authorities were not only behind the scene but often in control… » - paragraphe 12-9,

interview de Mary Boylan qui a affirmé avoir trouvé dans les débris, un badge de la CIA dont il n’a été retrouvé aucune trace dans l’inventaire des éléments récupérés sur le site de l’accident et dont on lui a demandé de ne jamais faire état, le chef de l’enquête Sir John Orr prétendant que les affirmations de Miss Boylan « are centered in the realm of fantasy and were absolute non-sense… »  – paragraphe 12-26,

le fait que la valise de McKEE, officier de la DIA présent dans l’avion avec plusieurs collègues, a été forcée, ouverte et fouillée avant d’être examinée par les enquêteurs – paragraphe 12-42….

Autant d'éléments qui ne peuvent que renforcer la conviction du lecteur selon laquelle, tout comme son co-accusé Al Amin Khalifa Fimah, Al Megrahi aurait du sortir libre du tribunal le 31 janvier 2001.Sa mauvaise étoile et la raison d’état en ont décidé autrement…

Source :  Woodward et Newton 

 Mardi 1 mai 2012

http://www.bakchich.info/international/2012/04/18/attentat-de-lockerbie-le-brouillard-se-dissipe-enfin-61305#Justice%20%C3%A9cosse


Ouvrir carte de Libye?

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

 

10/04/2012

n°48 - Dossier de Libye - 10-04 - :Un an après le début de la guerre, le pays est en ruines.


n°48 - Dossier de Libye  - 10-04 - :Un an après le début de la guerre, le pays est en ruines.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deLibye

              n°48                                       10-04        

      C.De broeder & M.Lemaire



Le dossier deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

 Mohamed Bouhamidi:

FEDERALISME LIBYEN: LE RETOUR AU TRIBALISME, AU CLANISME ET A LA ROYAUTE RELIGIEUSEMENT OBSCURANTISTE.

1 Dossier

1 Gilles Munier : Cyrénaïque : nouveau pas vers la déstabilisation du Maghreb ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mohamed Bouhamidi : Fédéralisme libyen.

2-2 Tony Busselen : Un an après le début de la guerre, le pays est en ruines.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Ahmed Halfaoui : Tout n'est pas si noir en Libye.

3-2 Marlene Gottwald:: Options pour l’engagement de l'UE dans le post-conflit en Libye.

4 Annexe

La Libye

 



Tiré à part

Mohamed Bouhamidi:

FEDERALISME LIBYEN: LE RETOUR AU TRIBALISME, AU CLANISME ET A LA ROYAUTE RELIGIEUSEMENT OBSCURANTISTE.

La proclamation d'une entité autonome dans l'Est libyen rappelle cruellement la réalité sociologique d'une Libye patriarcale et tribale. Notons, au passage, que ce genre de structures sociales ne laisse aucune place au choix politique individuel et fait du vote d'une personne l'expression du choix du clan et non du sien. C'est dire l'imposture de ceux qui ont habillé la destruction de l'Etat libyen et de la Libye avec les oripeaux démocratiques déjà mis en haillons en Irak, en Afghanistan, à Ghaza, dans l'île de Grenade, à Guantanamo, dans le Patriot Act ou dans la légalisation américaine de la torture.

Pendant que la presse dominante encensait la destruction de la Libye, suivie, avec zèle, par la presse néocoloniale indigène, des dizaines d'articles et de textes alternatifs alertaient sur le web de l'inéluctable dislocation de ce pays avec la démolition de l'Etat libyen et des buts réels des agresseurs, lesquels avaient obstinément refusé les propositions africaines de négociations, acceptées du reste par Kadhafi. Il ne fait aucun doute que  l'OTAN - et particulièrement le couple Sarkozy - Cameron - cherchait à infliger à la Libye le maximum de  destruction et laisser le maximum de blessures et de rancœurs insurmontables. Ces analyses dévoilaient les buts stratégiques de morcellement du pays après la division du Soudan, et ce, afin de créer sur toute la zone sahélienne des mini-Etats en guerre et en demande permanente de protection extérieure, en contrepartie du bradage de leurs ressources.

La partition de la Libye n'est ni un accident ni un effet «non désirable». C'était le but même de la guerre. Sarkozy et Cameron savaient très bien que le CNT servait juste à camoufler la mise en branle des forces les plus rétrogrades à travers des identités politiques, tribales et religieuses d'avant la colonisation. La presse dominante a soigneusement caché le lynchage des Noirs  libyens - il ne fallait pas réveiller la vigilance et la conscience des Noirs américains - sinon il aurait fallu expliquer que ce lynchage prévient de la vengeance de leurs anciens maîtres (ou de leurs enfants) qui ne leur auraient pas pardonné leur libération. Jeter un œil sur la Mauritanie et sur l'histoire des «Haratine» (ou «H'ratane» en Algérie) permet en effet de cerner la question.

Le retour au tribalisme, au clanisme, à la royauté religieusement obscurantiste des Senoussi, à  l'idéologie esclavagiste des notables féodaux et au fétichisme et à l'animisme de la mort par la profanation des cimetières prélude à la mort spirituelle de la foi, voilà le contenu démocratique des bombes de l'OTAN et des gauches européennes, et voilà le contenu démocratique de certaines gauches algériennes qui ont tenté de nous vendre les «bienfaits» de l'OTAN par «la libération des Berbères» de Nefoussa. Fiction politique, fiction militaire, fiction sociale, le CNT ne servait donc qu'à couvrir l'action de forces réelles, mais rebutantes, que sont les tribus et leurs identités passéistes, l'OTAN, le Qatar, la CIA et ses Belhadj, ses Shalabi ou ses Jibril.

Quelques jours avant la proclamation de l'entité de Brêga ou Cyrénaïque, la presse française et sa comparse indigène ont commencé à lever le voile sur les crimes de guerre des «thouwars», sur le sort barbare réservé aux Noirs, sur les tortures jusqu'à la mort... Beaucoup de gens se sont interrogés sur l'origine de cette volte-face dans le traitement médiatique et se sont demandés s'il ne s'agissait pas d'une autocritique sans mea-culpa.

L'explication du mystère est tout entière dans la proclamation de cette nouvelle entité qui ruinait toutes les manœuvres de Sarkozy et ses ententes faussement secrètes avec le CNT. Cette autonomie de la Cyrénaïque n'était plus qu'une question de circonstances.

Pendant que le Qatar investissait sur le terrain dans les milices, dans les groupes djihadistes et dans les forces spéciales, et pendant que les Etats-Unis plaçaient leurs hommes passés par Guantanamo ou par la CIA dans les postes-clés, tout en téléguidant l'action du Qatar, des Saoudiens et de la Turquie, Sarkozy n'avait que la fiction du CNT pour signer ce fameux accord secret accordant aux Français le tiers du pétrole libyen. Et les Français n'ont eu que cette fiction du CNT pour croire à des contrats de reconstruction, d'armement ; ou encore ce contrat indécent de contrôle des frontières libyennes, côté algérien.

Durant la guerre d'agression, les analystes et observateurs avaient souligné le rôle de sous-traitant de la France. Elle se retrouve sans aucun recours. Sa seule planche de salut est d'aller contre les buts de la guerre qu'elle a exécutée pour le compte des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et d'essayer de donner le maximum d'oxygène au CNT pour ne pas tout perdre. Du côté de la Tripolitaine et du Fezzan, la douche est glacée avec une prise de conscience d'enjeux autrement plus importants que celui de tenter de vivre la réalité à travers une PlayStation. Du coup, les milices se montrent prêtes à discuter d'intérêts supérieurs à ceux de leur univers tribal, en attendant que se décide le sort du pays en tant que nation et en tant qu'identité supérieure à celles des tribus. L'Algérie deviendra-t-elle le seul acteur régional capable d'éviter une implosion à la Libye ou, du moins, une implosion incontrôlée ? Quel paradoxe ! Surtout si l'on se souvient que le titre phare de la presse coloniale locale se faisait le relais des menaces d'un Abdeljalil reconnaissant aujourd'hui n'avoir aucun moyen d'assurer l'unité de la Libye.  Retenons, quand même, la reconnaissance timide et honteuse des crimes des rebelles, tout en notant qu'elle cherche à occulter le pire d'entre eux : avoir servi de supplétifs à des agresseurs étrangers. Nous savons déjà que cette presse ne pleure pas les malheurs des Libyens mais cherche à détourner un cours de l'histoire qui fait de la France de Sarkozy le dindon de la farce américano-qatarinne dans ce pays.

Mohamed Bouhamidi

Source: LE GRAND SOIR

12 mars 2012

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


1 Dossier

1 Gilles Munier :Cyrénaïque : nouveau pas vers la déstabilisation du Maghreb ?

La déclaration de semi autonomie de la Cyrénaïque et, sans doute bientôt, celle du Fezzan ne surprend que les lecteurs des médias prenant pour argent comptant les communiqués militaires de l’Otan et du Qatar. 

Six mois après l’assassinat de Kadhafi, comme il fallait s’y attendre, le Conseil national de transition libyen (CNT) se révèle incapable de gouverner le pays, d’enrayer sa somalisation. La situation économique est catastrophique. Les accrochages sanglants entre tribus et les meurtres par vengeances sont quotidiens. Dans la région de Koufra, les Toubous – ethnie nomade noire - se battent contre la tribu arabe al-Zwia, avec la bénédiction du CNT. En jeu : la surveillance des frontières avec le Tchad, le Niger et le Soudan, c'est-à-dire le trafic des armes, de la drogue et des migrants africains.

Pire, le « Printemps arabe » libyen débouche maintenant sur la création d’une région autonome. La proclamation de la semi autonomie de la Cyrénaïque – Barqa pour les Arabes - par près de 3000 chefs de tribu et de milices, a pris de cours Moustapha Abdeljalil, président du CNT, alors qu’il allait dévoiler la charte nationale devant servir de modèle à la future constitution. Déstabilisé et furieux, il a accusé des « pays frères » - le Qatar et les Emirats Arabes Unis, sans les nommer - de soutenir financièrement « la sédition », selon lui « pour ne pas être contaminés par la révolution ». En d’autres termes, celui que les Libyens surnomment Abou Nato (Otan) reconnaissait n’être qu’une marionnette au service d’intérêts occidentaux qui le dépassent…

« Abou Nato » et la Senoussiya

Aux menaces d’intervention militaire proférées par Abdeljalil contre Ahmed Zoubayr al-Senoussi, membre du CNT élu président du Conseil suprême de Cyrénaïque - un cousin du roi Idris 1er renversé par les Officiers libres en 1963 - le colonel Hamid al-Hassi, nommé commandant militaire de la nouvelle entité a répondu qu’il est prêt à défendre sa région et à occuper les champs pétroliers, si nécessaire. Un autre dirigeant du CNT, Abdelmadjid Seif al-Nasr, a annoncé que la proclamation de l’autonomie du Fezzan était une question de jours.

Pour l’instant, la Tripolitaine n’est pas en position pour réclamer quoi que ce soit. Tripoli vit au rythme des desiderata d’une centaine de milices venue razzier les habitants, ne rendant de comptes qu’à leurs chefs. A Abou Walid, fief kadhafiste situé au sud-est de la capitale, les Warfalla – principale tribu libyenne -  ont élu leur propre CNT, obligeant celui désigné par Abdeljalil à siéger dans un village voisin, dans une sécurité toute relative.

Le port de Misrata, 3ème ville du pays, se comporte de facto en cité-Etat depuis qu’a été élu un conseil municipal remplaçant celui désigné par le CNT. Les crimes de guerre commis en Tripolitaine par sa milice mettent en danger de mort, et pour de nombreuses années, ses commerçants ou ses chauffeurs de poids lourds s’aventurant sur les territoires de tribus victimes de leurs exactions.

La ville arabo-berbère de Zenten, accolée au Djebel Nefoussa à 160 kms au sud-ouest, n’en fait qu’à sa tête. Elle détient en otage Seif al-islam Kadhafi, contrôle la frontière avec la Tunisie et s’est emparée de l’aéroport international de Tripoli. Conciliant, un des chefs de guerre a déclaré qu’il en remettrait les clés au CNT… quand ce dernier sera à même d’en assurer la sécurité. Les milices de Misrata et de Zenten, surarmées par l’Otan, le Qatar, et par les pillages de casernes, peuvent tenir tête à n’importe quelle attaque de l’armée libyenne.

L’instabilité perdurera

Penser que la confrérie de la Senoussiya peut réunifier le Libye est une vue de l’esprit. C’est compter sans la Tidjaniya, sa concurrente soufie, les djihadistes du Mouvement islamique libyen pour le changement (MILC, ex Groupe islamique de combat libyen), et les Frères Musulmans constitués en Parti Justice et Construction. Le cheikh Youssouf al-Qaradawi ayant dénoncé, du Qatar, la déclaration de semi autonomie de la Cyrénaïque, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues des grandes villes le 9 mars en scandant : « Avec notre sang et notre âme, nous sauverons Benghazi! ». Mais les salafistes du MILC et les Frères Musulmans qui jouent la carte de l’unité de la Libye, ne disposent pas de forces armées suffisantes pour empêcher la Cyrénaïque d’élire son propre gouvernement, un parlement, de prendre en charge son économie et de gérer à sa guise 80% des ressources pétrolières du pays. Plusieurs dirigeants du CNT, craignant d’être tués, résident désormais dans l’île de Malte.

L’élection de l’assemblée constituante prévue le 23 juin risque d’être reportée ou sérieusement boycottée par les habitants de Cyrénaïque qui n’ont pas digéré de n’avoir que 60 parlementaires à élire, alors que la Tripolitaine en a 102. On voit mal aussi, d’ici là, qui pourrait contraindre les milices à déposer leurs armes, surtout depuis qu’une décision imbécile retire le droit de vote aux towars – révolutionnaires -  qui intégreront l’armée.

La partition de la Libye n’est peut-être pas inéluctable, mais l’instabilité y perdurera encore longtemps. Les compagnies pétrolières étrangères en sont à se demander s’il va leur falloir renégocier leurs contrats avec de nouvelles entités. Quand on disait que l’accord secret signé en 2011 par Nicolas Sarkozy avec ses complices du CNT, attribuant à la France un tiers du pétrole libyen, en remerciement de son soutien à la rébellion, n’était qu’un chiffon de papier…

______________________________________________

Près de deux millions de réfugiés libyens ?

Une conférence sur la situation humanitaire en Libye, co-organisée par le bâtonnier tunisien Béchir Essid, président du Comité international des juristes pour la défense des Libyens opprimés et exilés et par l’Association des Libyens exilés, s’est tenue le 10 mars à Tunis, en dépit d’une intervention du CNT réclamant son interdiction. Selon des intervenants, il y aurait actuellement près de deux millions de réfugiés libyens dont 400 000 en Tunisie, 800 000 en Egypte. Certains erreraient, dans le dénuement le plus total, à travers le Maghreb, l’Afrique subsaharienne et l’Europe. Les participants ont dénoncé le silence des médias internationaux sur le drame qui frappe une partie de la population libyenne, les crimes, les tortures, les mutilations, les viols et la chasse à l’homme dont la population noire libyenne est victime. En Libye, il suffit parfois d’être dénoncé comme kadhafiste pour disparaître à jamais. Un des juristes présents a également dénoncé l’attitude de la France qui « enseigne les droits de l’homme et désigne ceux qui sont bons et ceux qui sont mauvais, tous n’étant pas des hommes  dignes d’être secourus ».

Gilles Munier 

Afrique Asie –

avril 2012)

http://www.france-irak-actualite.com/article-autonomie-de-la-cyrenaique-nouveau-pas-vers-la-destabilisation-du-maghreb-102984640.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Mohamed Bouhamidi : Fédéralisme libyen.
Le retour au tribalisme, au clanisme et à la royauté religieusement obscurantiste

La proclamation d’une entité autonome dans l’Est libyen rappelle cruellement la réalité sociologique d’une Libye patriarcale et tribale. Notons, au passage, que ce genre de structures sociales ne laisse aucune place au choix politique individuel et fait du vote d’une personne l’expression du choix du clan et non du sien. C’est dire l’imposture de ceux qui ont habillé la destruction de l’Etat libyen et de la Libye avec les oripeaux démocratiques déjà mis en haillons en Irak, en Afghanistan, à Ghaza, dans l’île de Grenade, à Guantanamo, dans le Patriot Act ou dans la légalisation américaine de la torture.

Pendant que la presse dominante encensait la destruction de la Libye, suivie, avec zèle, par la presse néocoloniale indigène, des dizaines d’articles et de textes alternatifs alertaient sur le web de l’inéluctable dislocation de ce pays avec la démolition de l’Etat libyen et des buts réels des agresseurs, lesquels avaient obstinément refusé les propositions africaines de négociations, acceptées du reste par Kadhafi. Il ne fait aucun doute que l’OTAN – et particulièrement le couple Sarkozy - Cameron – cherchait à infliger à la Libye le maximum de destruction et laisser le maximum de blessures et de rancœurs insurmontables. Ces analyses dévoilaient les buts stratégiques de morcellement du pays après la division du Soudan, et ce, afin de créer sur toute la zone sahélienne des mini-Etats en guerre et en demande permanente de protection extérieure, en contrepartie du bradage de leurs ressources.

La partition de la Libye n’est ni un accident ni un effet «non désirable». C’était le but même de la guerre. Sarkozy et Cameron savaient très bien que le CNT servait juste à camoufler la mise en branle des forces les plus rétrogrades à travers des identités politiques, tribales et religieuses d’avant la colonisation. La presse dominante a soigneusement caché le lynchage des Noirs libyens – il ne fallait pas réveiller la vigilance et la conscience des Noirs américains – sinon il aurait fallu expliquer que ce lynchage prévient de la vengeance de leurs anciens maîtres (ou de leurs enfants) qui ne leur auraient pas pardonné leur libération. Jeter un œil sur la Mauritanie et sur l’histoire des «Haratine» (ou «H’ratane» en Algérie) permet en effet de cerner la question.

Le retour au tribalisme, au clanisme, à la royauté religieusement obscurantiste des Senoussi, à l’idéologie esclavagiste des notables féodaux et au fétichisme et à l’animisme de la mort par la profanation des cimetières prélude à la mort spirituelle de la foi, voilà le contenu démocratique des bombes de l’OTAN et des gauches européennes, et voilà le contenu démocratique de certaines gauches algériennes qui ont tenté de nous vendre les «bienfaits» de l’OTAN par «la libération des Berbères» de Nefoussa. Fiction politique, fiction militaire, fiction sociale, le CNT ne servait donc qu’à couvrir l’action de forces réelles, mais rebutantes, que sont les tribus et leurs identités passéistes, l’OTAN, le Qatar, la CIA et ses Belhadj, ses Shalabi ou ses Jibril.

Quelques jours avant la proclamation de l’entité de Brêga ou Cyrénaïque, la presse française et sa comparse indigène ont commencé à lever le voile sur les crimes de guerre des «thouwars», sur le sort barbare réservé aux Noirs, sur les tortures jusqu’à la mort... Beaucoup de gens se sont interrogés sur l’origine de cette volte-face dans le traitement médiatique et se sont demandés s’il ne s’agissait pas d’une autocritique sans mea-culpa.

L’explication du mystère est tout entière dans la proclamation de cette nouvelle entité qui ruinait toutes les manœuvres de Sarkozy et ses ententes faussement secrètes avec le CNT. Cette autonomie de la Cyrénaïque n’était plus qu’une question de circonstances.

Pendant que le Qatar investissait sur le terrain dans les milices, dans les groupes djihadistes et dans les forces spéciales, et pendant que les Etats-Unis plaçaient leurs hommes passés par Guantanamo ou par la CIA dans les postes-clés, tout en téléguidant l’action du Qatar, des Saoudiens et de la Turquie, Sarkozy n’avait que la fiction du CNT pour signer ce fameux accord secret accordant aux Français le tiers du pétrole libyen. Et les Français n’ont eu que cette fiction du CNT pour croire à des contrats de reconstruction, d’armement ; ou encore ce contrat indécent de contrôle des frontières libyennes, côté algérien.

Durant la guerre d’agression, les analystes et observateurs avaient souligné le rôle de sous-traitant de la France. Elle se retrouve sans aucun recours. Sa seule planche de salut est d’aller contre les buts de la guerre qu’elle a exécutée pour le compte des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et d’essayer de donner le maximum d’oxygène au CNT pour ne pas tout perdre. Du côté de la Tripolitaine et du Fezzan, la douche est glacée avec une prise de conscience d’enjeux autrement plus importants que celui de tenter de vivre la réalité à travers une PlayStation. Du coup, les milices se montrent prêtes à discuter d’intérêts supérieurs à ceux de leur univers tribal, en attendant que se décide le sort du pays en tant que nation et en tant qu’identité supérieure à celles des tribus. L’Algérie deviendra-t-elle le seul acteur régional capable d’éviter une implosion à la Libye ou, du moins, une implosion incontrôlée ? Quel paradoxe ! Surtout si l’on se souvient que le titre phare de la presse coloniale locale se faisait le relais des menaces d’un Abdeljalil reconnaissant aujourd’hui n’avoir aucun moyen d’assurer l’unité de la Libye. Retenons, quand même, la reconnaissance timide et honteuse des crimes des rebelles, tout en notant qu’elle cherche à occulter le pire d’entre eux : avoir servi de supplétifs à des agresseurs étrangers. Nous savons déjà que cette presse ne pleure pas les malheurs des Libyens mais cherche à détourner un cours de l’histoire qui fait de la France de Sarkozy le dindon de la farce américano-qatarinne dans ce pays.

Mohamed Bouhamidi

Samedi 10 mars 2012

Publié sur Le Jeune Indépendant


2-2 Tony Busselen :Un an après le début de la guerre, le pays est en ruines.

Alors que la Syrie est aujourd’hui candidate au « changement de régime », l’examen de la situation actuelle en Libye ne fait vraiment pas pencher la balance en faveur d’un projet d’intervention étrangère. Tout comme en Irak et en Afghanistan, l’intervention de l’OTAN en Libye n’a pas tenu ses promesses de lendemains qui chantent, bien au contraire.

En septembre dernier déjà, le Conseil national de transition (CNT), à la tête de la résistance contre Kadhafi, publiait un rapport mentionnant les chiffres de 30 000 morts et 50 000 blessés. Un très lourd tribut, payé principalement par les civils d’une population d’à peine 6,5 millions d’habitants. En sept mois, l’OTAN a largué pas moins de 30 000 bombes sur le territoire, qui n’ont pas seulement touché des cibles militaires, mais aussi d’innombrables civils, tout en démolissant en grande partie l’infrastructure du pays. Certaines villes et régions sont restées pendant des mois sans eau ou électricité. Les dégâts sont estimés à 35 milliards de dollars.1

 

L’arrivée au pouvoir du CNT n’a pas pour autant assuré la sécurité de la population libyenne. D’après les estimations, environ 120 000 combattants armés, organisés en quelque 300 milices, sévissent dans tout le pays. Pas moins de 50 de ces milices sont à l’œuvre dans la capitale, chacune contrôlant une partie de la ville. Des mois après la « libération », Tripoli est encore si instable que, lors de sa toute récente visite, notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), a préféré ne pas y passer la nuit.
Torture et anarchie

 

En janvier 2012, l’ONG Médecins sans frontières s’est retirée de la ville de Misrata, les patients étant continuellement emmenés pour être torturés.2 Le journal allemand Junge Welt assure que 35 000 personnes seraient détenues dans des endroits gardés secrets, sans aucune forme de procès. Selon les Nations Unies, 8 500 « ennemis d’État » sont emprisonnés. Parmi ceux-ci, on dénombre beaucoup de Libyens noirs, simplement visés à cause de la couleur de leur peau. Fin 2011, les Nations Unies dénombraient 172 000 réfugiés intérieurs en Libye.

 

Entre-temps, le nouveau pouvoir ne parvient pas à contrôler le pays. Le 21 janvier, à Benghazi, le président du CNT, Mustapha Abdul Jalil, a été pris à partie par des manifestants et a dû s’enfuir de son bureau. Tant à Benghazi, berceau de la résistance contre le régime de Kadhafi, que dans d’autres villes, le pouvoir du CNT est contesté.3 À Bani Walid, lieu de forte opposition à l’insurrection et à l’intervention de l’OTAN, les partisans de l’ancien régime de Kadhafi ont, depuis un mois, chassé les hommes de guerre du CNT. Et à Kufra, une ville au sud-est du pays, des combats intenses ont éclaté le 12 février entre deux tribus rivales, tuant une centaine de personnes. La tension y est toujours palpable.4

 

Si la situation est désastreuse au plan de la sécurité, elle l’est tout autant au plan social et démocratique. Le CNT a déjà laissé entendre que la loi abolissant la polygamie serait remise en cause. Dans certaines villes, la distribution d’eau et d’électricité est toujours régulièrement interrompue. Et, suite à la guerre, environ la moitié des Libyens n’ont plus d’emploi.

 

La déstabilisation de toute une région

Si les Libyens sont les grands perdants de l’intervention de l’OTAN, ils ne sont cependant pas les seuls. Plusieurs zones de l’Afrique subissent les conséquences du chaos libyen. De grandes quantités d’armes libyennes se retrouvent actuellement entre les mains de rebelles du Mali, d’Algérie, de Mauritanie et du Maroc. En octobre 2011, le CNT a immédiatement reconnu le Conseil national syrien. Depuis quelques semaines, des membres de milices libyennes ont été signalés aux côtés d’insurgés en Syrie. À cause de la guerre, du racisme et du manque d’emplois, environ 2 millions de travailleurs immigrés d’Égypte, de Tunisie, du Soudan, de Somalie et d’autres pays africains sont retournés dans leur pays d’origine pour aller gonfler les rangs des sans-emploi, ou tenter désespérément d’atteindre l’Europe.

 1 Junge Welt, 10 mars. Sauf autre précision, tous les autres faits proviennent de cette source •

2 Avante, 11 février •

3 Al Arabiya, 21 janvier •

4 UN news center, 27 février

 Tony Busselen 

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/libye-un-an-apres-le-debut-de-la-guerre-le-pays-est-en-ruines.html 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 

3-1 Ahmed Halfaoui :Tout n'est pas si noir en Libye.
L’anomie et le chaos, qui semblent vouloir perdurer en Libye "démocratisée", ne concernent pas ce qui est essentiel aux yeux de la "communauté internationale". Là où il faut, les choses ont repris au quart de tour, dès les premiers signes de "victoire". De plus, cerise sur le gâteau, Mouammar Kadhafi n'a pas fait détruire les puits de pétrole. Ainsi la production a pu atteindre actuellement 1,45 million barils par jour et dépassera, sous peu, ses niveaux d'avant la "démocratisation". De surcroît, cette performance a été réalisée six mois avant les prévisions les plus optimistes. Comme quoi, depuis le début,
depuis le dépôt de la demande à l'ONU pour remanier, à coups de bombes, la Libye, les objectifs étaient clairs et précis en termes de priorités.

Selon la Fondation Jamestown ce serait "le soutien inapproprié accordé par l'Occident à une rébellion libyenne spontanée qui n'avait ni idéologie, ni objectifs communs, ni réelle organisation (qui) a donné lieu à la réalité actuelle." Le fait est que peu importait, ou il valait mieux, que le pays et son peuple soient livrés à toutes les dérives, pour que les affaires puissent se faire en toute tranquillité. Pour faire bonne mesure, on "encourage" le CNT, qui continue de jouer son rôle de fiction de pouvoir politique, à enquêter sur les exactions des bandes de "révolutionnaires".

Alors que les médias ont déplacé leurs appareils de propagande vers le chantier syrien. Pourtant, il ne se passe pas un jour qu'on n'apprenne que les Libyens vivent une véritable tragédie.
L'International Crisis Group (ICG), cette ONG dont Collin Powell disait que c'était "une organisation qui compte", donc pas sujette à caution, rapporte que
"les milices imitent l'organisation de l'armée... Elles émettent des mandats, arrêtent et détiennent des suspects... ce qui a parfois des conséquences graves pour les communautés qui font l'objet de discrimination et de sanctions collectives". Mais cela n'intéressent pas ceux qui étaient censés "libérer le peuple
libyen de la dictature". La "reconstruction" a ses priorités et puis, comme le dit l'ICG, "si la reconstruction de la Libye exige qu'on décide de leur sort (des bandes armées), la précipitation serait tout aussi dangereuse…". Les droits de l'homme peuvent, maintenant, attendre.

Les compagnies de pétrole n'ont plus besoin de ce discours, qui risque, de plus, de déranger le climat des affaires. D'autant que des perspectives alléchantes se profilent à l'horizon. En ce sens, bien naïf sera celui qui peut croire que les menaces de sécession de la Cyrénaïque ne viennent pas d'un plan préétabli. La région recèle plus de 80%
des richesses en hydrocarbures et son intention de se séparer du reste n'a pas fait bouger un cil à Barak Obama. Lui qui a décidé, du haut de son impunité et de sa morgue, de refuser de restituer l'argent libyen, soustrait pour "sanctionner" Kadhafi. Ce qui signifie que cet argent est soit un butin de
guerre, soit que tout n'est pas fini dans l'entreprise de "démocratisation" et ce n'est pas le CNT qui dénoncera ce hold-up. Du pétrole qui coule, de l'argent frais sans propriétaires reconnus, la virée libyenne de l'OTAN a apporté tous ses fruits.
Ahmed Halfaoui

http://www.lesdebats.com/editions/310312/les%20debats.htm

 


3-2 Marlene Gottwald:Options pour l’engagement de l'UE dans le post-conflit en Libye.

Résumé

La réponse de l'UE à la crise libyenne a été faible et divisée. L'UE a échoué à parler d'une seule voix et à obtenir une action commune dans le domaine de la gestion militaire de crise. Alors que l'ONU et l'OTAN ont été les principaux acteurs dans les premiers mois de la guerre civile libyenne, l'UE devrait mettre le pied à l’étrier pour le soutien civil à une reconstruction post-conflit. Cette contribution analyse les graves défis politiques à moyen et plus long termes de la (re-)construction d'un fonctionnement de l’état libyen. Sur cette base, elle examine les options de l'UE pour un engagement dans le domaine de la réforme du secteur de sécurité en tenant compte des enseignements tirés des missions de Politique de sécurité et de défense commune précédentes en Irak et en Afghanistan. Le document de politique générale conclut que la mise en place d'une mission Politique Européenne de Sécurité et de Défense civile offrant une formation principalement en dehors de la Libye est l'option la plus réaliste.

 

1. Fond

La crise libyenne a été le premier conflit majeur depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009. La réponse de l'UE à la crise a été largement critiquée pour avoir révélé la faiblesse de l'UE pour gérer la crise de manière cohérente et efficace. Toutefois, l'UE n'est pas restée inactive en termes de gestion de crise. L'UE a réussi à protéger ses citoyens et ressortissants de pays tiers vivant dans la zone de conflit ainsi que dans la prestation de l'aide humanitaire. L'UE a mis en œuvre les sanctions imposées par le Conseil de sécurité et est allé même au-delà. Toutefois, les Etats membres sont restés en différents en ce qui concerne la mise en place de la zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye. La décision, en Avril 2011, de l'UE de mettre en place l'EUFOR en  Libye n’a également été étayée par tous les Etats membres pas plus qu'elle n'a semblé répondre aux besoins de l'ONU. Liée à une demande faite par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, l'EUFOR en Libye a été déployés dans le but de contribuer à la circulation et l'évacuation des personnes déplacées en toute sécurité ainsi que pour appuyer les prestations de l'aide humanitaire. Au sein de l'ONU, des préoccupations ont été exprimées sur « les limites floues» entre actions militaire et humanitaire et de l'EUFOR en Libye a donc été considérée comme une mesure de dernier recours. Au sein de l'UE, des Etats se sont opposés à une décision sur l'opération lors de la réunion du Conseil, en particulier la Suède (à l'époque où elle était la nation-cadre de l'un des deux groupements tactiques en stand-by, dont le déploiement a été envisagé dans le conflit libyen).

Avec la mort de Kadhafi sur Octobre 2011 et un ralentissement du conflit, la Libye entame un processus de réconciliation et de reconstruction face à une série de défis d'après-guerre. Dans ses conclusions du 1er Décembre 2011, le Conseil des affaires étrangères a affirmé sa "volonté de fournir une assistance supplémentaire à la Libye à travers un large éventail de secteurs possibles, y compris notamment la réforme du secteur de sécurité et de la gestion des frontières". Selon un fonctionnaire de l'UE, aider la Libye est un une haute priorité pour l'UE qui est désireuse de montrer son engagement dans la reconstruction libyenne.

On peut dire que, tandis que la force militaire était nécessaire pour éliminer Kadhafi, un processus de reconstruction couronnée de succès exigera un ensemble différent de méthodes et d'approches. Ce document de politique explore plusieurs options pour l'UE pour s'impliquer dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité basée sur une analyse des principaux défis à moyen et à long terme dans le post-conflit en Libye. L'UE est bien placée pour aider les autorités libyennes à la reconstruction d’après-guerre et possède une expérience précieuse dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité, par exemple en Afrique et au Moyen-Orient. Les recommandations sont donc soutenus par les enseignements tirés antérieurement des missions de Politique de sécurité et de défense commune civiles en Irak et en Afghanistan. Dans les deux cas, l'UE a été exploitée dans un environnement hautement sensible en termes de sécurité tant dans la question de l'accord international que sur l'engagement sur le terrain. Les expériences antérieures faites en Irak et en Afghanistan pourraient aider l'UE à concevoir un cadre adéquat pour son engagement en Libye post-conflit.

2. Etat des lieux

Après la fin des combats en Libye l'UE a limié son aide humanitaire à des questions liées au domaine de la coopération au développement. L'UE fournit actuellement deux paquets de soutien à court terme et à moyen terme. Dans le premier paquet, 10m d'euros ont été envisagées pour soutenir le gouvernement libyen dans la reconstruction des capacités administratives et pour fournir une assistance technique au grand public Plus précisément, les fonds de l'UE pour la société civile en Libye est un programme d'éducation de soutient à la création de l'éducation de base pour tous les enfants, mais aussi y compris la formation des enseignants et d'aider le Ministère de l'Education dans la formulation d'une politique éducative efficace.

En ce qui concerne le soutien à moyen terme, 50M d’euro ont été mis à la disposition de la coopération avec la Libye pour la période de 2012 - 2013. Ces fonds doivent être alloués en fonction des besoins des autorités libyennes à la suite des résultats d'une évaluation coordonnée de la communauté internationale des besoins.

Le processus d'évaluation des besoins a commencé avec la Conférence de Paris sur la Libye en Septembre 2011 réunissant les Etats membres de l'UE, l'ONU, la Banque mondiale et le FMI ainsi que les autorités libyennes. Les participants ont convenu de diviser leurs évaluations dans 12 secteurs différents. L'UE a d'abord été affectée à l'évaluation des besoins dans les domaines de la gestion des frontières, la société civile et les médias. Au début de Mars, l'UE a envoyé une mission d'experts en Libye qui vise à aider les autorités libyennes dans l’évaluation de leurs besoins spécifiques sur la gestion des frontières. Composé de dix experts, la mission est déployée pour une période de trois mois afin de faire des recommandations à l'Union européenne pour une action concrète et un soutien à une gestion efficace des frontières en ce qui concerne les frontières terrestres, maritimes et aériennes Libyennes.

L'UE est également active dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité. Du 20 au 21 Février 2012, un atelier au niveau ministériel entre l'UE et des représentants des Nations Unies ainsi que les autorités libyennes a eu lieu offrant l'occasion aux Libyens  de présenter leurs préoccupations de sécurité les plus graves. La réunion visait à parvenir à une meilleure compréhension du genre de soutien et d'assistance dans le secteur de la sécurité qu’aimerait avoir les autorités libyennes. Pendant l'atelier, une série de questions telles que la construction d'une force de police, la réintégration des combattants de la liberté, les élections à venir ainsi que le processus global de désarmement a été discutée. Toutefois, le résultat de l'atelier n'était pas aussi concluant qu’espéré. Selon des sources informelles de l'UE, cela est principalement liée aux difficultés des autorités libyennes à exprimer clairement leurs besoins. Étant donné que les autorités de transition libyennes ont seulement été mis en place depuis Novembre 2011 et leur que mandat prendra fin avec les élections en Juin 2012, la tache de gérer simultanément tous les aspects du processus de reconstruction est sans doute ardue. Une réunion de suivi est susceptible d'être convoquée dans un proche avenir. Les négociations qui se poursuivent montrent que l'évaluation des besoins est un processus long, en particulier en ce qui concerne les questions sensibles telles que la réforme du secteur de la sécurité. [NDT : Vous constaterez que la préoccupation de l’UE, en Libye, est exclusivement le contrôle de l’immigration vers l’UE que Kadhafi assurait avec fermeté.]

3. Post-intervention des défis pour la Libye

« Kadhafi est mort, mais la révolution vit. Quand une bataille prend fin, une autre commence, et cela dès aujourd'hui »,  intitule Al-Jazira en Octobre 2011.2 Alors que l'intervention internationale a mis fin au conflit violent en cours entre les partisans et les opposants de Kadhafi, elle a également généré une nouvelle série de problèmes. Le plus grand défi dans l'environnement post-conflit libyen sera de gérer l'héritage de Kadhafi. L'utilisation abusive de Kadhafi d'instruments gouvernementaux et des actifs a laissé un vide béant politique d’une administration aux capacités affaiblie et d’une société civile pratiquement inexistante en Libye. En outre, un système d'alliances politiques, un réseau d'associations économiques ou des organisations nationales de toutes sortes ne semblent pas être en place. Les institutions politiques doivent être construites à partir de zéro. [NDT : Logique, tout ce qui fonctionnait parfaitement sous Kadhafi a été détruit par les occidentaux, des organisations sociale et politique aux infrastructures y compris de sécurité]

La situation politique qui s'est installée à ce jour ne traite pas un certain nombre d'aspects importants dans le secteur de la sécurité et de justice. Cela concerne des questions extrêmement sensibles telles que la poursuite de crimes de guerre et violations des droits humains pendant le conflit  [NDT : Principalement faits des occidentaux et  anti-Kadhafi]. Un rapport récent d'Amnesty International a documenté des attaques de représailles, les tortures et les arrestations arbitraires de la part des loyalistes de Kadhafi et des forces de l'opposition. Les milices armées - anciens loyalistes de Kadhafi - l'exploitation de l'ensemble du pays sont accusés d'avoir commis des violations généralisées des droits en toute impunité. L'absence d'un système (nouveau) de la loi et la responsabilité accroît l'insécurité et entrave la reconstruction des institutions étatiques. En conséquence, le rapport souligne "l'importance de la mise en place d'une commission d'enquête indépendante", comme prévu par le Conseil national de transition (...)"3 pour la stabilisation de la Libye. Depuis le système judiciaire de l'ancien régime est en panne, une telle commission pourrait aider à mettre en œuvre un système de justice transitionnelle afin de commencer un processus de réconciliation efficace.

L'absence d’administration du secteur public sous le régime de Kadhafi y compris d’une force de sécurité de la police et de sécurité fiable [???] n’a été apte à créer un nouveau réseau par parenté. [NDT : Notez : les occidentaux sont totalement incapables de comprendre le fonctionnement des sociétés et cultures qui ne fonctionnent pas suivant leur modèle et concluent que bien que pour les habitants elles fonctionnent parfaitement, elles sont inopérantes et inacceptables. C’est cet ethnocentrisme aveugle qui a toujours mené les occidentaux au colonialisme et à l’impérialisme abjects. Ce qu’ils poursuivent aujourd’hui] En comparaison avec l'Egypte et la Tunisie, où il ya des armées nationales pour maintenir la paix et la sécurité durant la transition du régime autoritaire au régime civil, maintenir la sécurité en Libye, où seuls les vestiges des milices autrefois fidèles à Kadhafi, sont susceptibles de constituer les forces de la police.

Les défis de la Libye d’après-guerre ne sont évidemment pas uniquement de nature politique, mais aussi d’abord de questions économiques [NDT : L’économie Kadhafi y était florissante au profit de tous. Logement, nourriture, scolarité, santé étaient assurés à tous ; Les occidentaux ont tout détruit]. Les problèmes de sécurité entravent aussi la production de pétrole qui est le produit clé d'exportation du pays et la principale source de revenus du gouvernement. Bien que les exportations de pétrole atteignent le niveau de pré-conflit, les experts notent que la situation financière de la Libye reste fragile [ ??? NDT : Elle était florissante sous Kadhafi qui pouvait même mener des programme de développement dans toute l’Afrique].4 La nouvelle direction a hérité d'une économie en désordre et affligée par la corruption [??? NDT : Sous Kadhafi, elle fonctionnait sans heurt]. Principaux défis à court terme comprennent l'établissement d'une discipline budgétaire et la relance du système bancaire tout en même temps maintenir la stabilité macroéconomique [NDT : Démolie par les occidentaux].

Toutefois, l’activité du secteur pétrolier n'est pas très intensive et mal lié à l'économie en général [???]. Un autre défi pour les autorités libyennes sera donc de s'appuyer sur d'autres sources, le manque de qualification en particulier pour les jeunes générations ainsi qu'à investir dans l'éducation. La reprise économique est étroitement liée à la création d'un environnement fondé sur des règles et des institutions régulatrices qui peuvent effectivement faire respecter la primauté du droit. [NDT : Sous Kadhafi la population bénéficiait dans sont ensemble de la manne pétrolière. Dès lors ce n’était pas le système libéral-capitaliste et son système d’exploitation par le travail et la mise en concurrence des travailleurs par le chômage qui avait court. C’est sans doute là le véritable crime de lèse majesté de Khadafi].

En outre, les infrastructures du pays auront besoin de réparation - non seulement pour reconstruire les dégâts causés par les frappes aériennes, mais aussi pour construire la non-existante [NDT : Etonnant, avant les frappes aérienne la Libye était reconnue avec l’Afrique du Sud comme étant l’un des deux pays où l’infrastructure était la plus développée en Afrique]. En vertu de Kadhafi, de grandes parties de la Libye sont restés sous-développés et manquait d'infrastructures vitales [NDT : Les déserts ? Et pourtant une grande part était irriguée, infrastructure aujourd’hui détruite par les bombardements occidentaux]. Peu de routes existent dans le pays et même dans la capitale, seulement 40% sont des routes revêtues. Les hôpitaux sont aussi dans un état de délabrement et le secteur des soins infirmiers est presque inexistant. Les écoles et les universités ont un besoin urgent d'améliorations et d’investissements.5 Pendant et après les moyens d'intervention ont été rationnés à Tripoli. La principale voie terrestre pour l'approvisionnement alimentaire et médicale à Tripoli n'est pas [NDT : plus] en état de bon fonctionnement et la coupure de l'oléoduc [NDT : Détruit par les bombardements occidentaux] qui fournit du gaz de l'ouest a temporairement cessé son approvisionnement et la possibilité de production d’électricité et de dessalement de l'eau. La fourniture d'électricité et d'eau devra donc être restaurée.6

4. Options pour l'engagement de l'UE

Considérant les défis mentionnés ci-dessus en particulier concernant le secteur de la sécurité, l'UE pourrait s'engager dans la reconstruction de la Libye, en établissant une mission civile de l'UE dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune, qui vise à soutenir les Libyens dans les domaines des réformes (a) politique [NDT : Veiller à mettre en place le modèle occidental],  (b) des règles de droit [NDT : Veiller à mettre an place un système juridique et judiciaire sur le modèle occidental]et (c) de réforme de la police [NDT : D’abord l’ordre ! Pour le bien-être de la populatio ils se débrouilleront plus tard.] et (d) de la réinsertion [NDT : Il Faut enrayer au plus vite les velléités d’émigration vers l’Europe].

Comme indiqué par le Conseil, deux principes généraux doivent guider les actions de l'UE dans l'après-Kadhafi en Libye: l'appropriation locale et le multilatéralisme [NDT : C'est-à-dire que l’Europe puisse contrôler et avoir son mot à dire]. L'UE devrait coordonner étroitement avec les autorités libyennes à veiller à ce que ses actions correspondent aux besoins sur le terrain. Le principe de l'appropriation locale devrait d'ailleurs être vu dans le sens de la sécurité humaine. Par conséquent, les points de vue et des contributions des acteurs les plus locales dans le besoin de sécurité et de justice en Libye (conseils locaux, les groupes de femmes, etc. association de jeunes) devraient être inclus. En outre, l'UE devrait coordonner ses actions avec des partenaires internationaux, comme l'ONU, afin de s'assurer que tous les efforts vont dans le même sens.

Prenant en compte les enseignements de la mission EUPOL en Afghanistan et EUJUST LEX  en Irak [NDT : On en constate tous les jours les brillants résultats qu’y sont la multiplication des attentats et l’insécurité croissante des populations et même des militaires occidentaux sensés y apporté la « pax occidentalis ».], l'UE pourrait envisager la possibilité d'établir une mission de formation sur le terrain ou procéder à la formation principalement à l'extérieur du pays. Les autorités libyennes ont indiqué jusqu'à présent qu'«ils ne veulent pas des bottes étrangères sur le terrain»7. C'est aussi la raison principale pourquoi l'UE n'envisage actuellement pas une option militaire, mais elle n'y a pas renoncé complètement [NDT : Pour assurer l’ordre occidental rien de tel que de le faire nous même. Puis pour mettre en priorité la fermeture des frontières à l’émigration vers l’UE, il faut être sur place].

A. Appui à la réforme politique

Dans les sociétés post-conflit, il est essentiel que les nouvelles infrastructures de sécurité soient soigneusement construites avec une attention particulière pour le contrôle de l'équilibre interethnique dans le recrutement et le contrôle démocratique des nouvelles institutions de sécurité. Le succès de la réforme du secteur de sécurité est donc étroitement lié à la mise en œuvre des changements nécessaires dans le processus politique de la gouvernance. En outre, une bonne reconstruction économique dépendra de la création d'un environnement fondé sur des règles et des institutions régulatrices qui peuvent effectivement faire respecter la primauté du droit [NDT : C'est-à-dire selon les règles abjectes du capitalisme-libéral]. Dans ce contexte, la première option pour l'UE est de soutenir la création d'institutions de gouvernance impartiales et durable en servant d'exemple et d'aider le CNT en recueillant la crédibilité [NDT : Et non pas la légitimité, puisqu’il faut s’assurer d »’avoir des gouvernants aux bottes occidentales]. Il devrait aider le CNT [NDT : CNT, qui n’a pour toute légitimité que l’aval occidental ce qui explique d’ailleutrs la persistance et même l’intensification des conflits internes] en agissant comme une force unificatrice qui représente un système complexe tribale libyen assez complexe [NDT : Que seul Kadhafi a jamais su pacifié et régulé] en fournissant une expertise et de la formation [NDT : C’est vrai les occidentaux sont fortiches pour ça, Les bons conseils d’amis pour être conforme à leur modèle]. Pour l'UE, il sera important de veiller à l'unité du pays qui est constitué d'environ 400 tribus différentes [NDT : C’est vrai, les occidentaux ce sont vu dans l’obligation d’intervenir parce que les membres d’une seule tribu se sont mis en pagaille avec le pouvoir légitime du pays. Il ne faudrait pas que ça recommence.]. Dans la région, la Libye pourrait servir d'exemple primordiale pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord que les divisions tribales peuvent être surmontés et construction de la nation commune atteint [NDT : Et surtout, que c’est la « pax occidentalis » qui doit s’appliqué et qu’il est inutile d’espérer que des profiteurs vont continuer à migrer, avec tout le plaisir qu’on connait actuellement, vers l’UE].

B. Appui à la règle de la réforme du droit

En ce qui concerne la primauté du droit, la situation unique et complexe en Libye exige l'élaboration d'une stratégie sur la base d'une évaluation complète et bien structurée de la sécurité et le cadre existant de la justice. Le processus d'évaluation doit reconnaître et d'identifier des cadres concurrents là où elles existent et de déterminer le degré de légitimité que chacun bénéficie au sein des communautés locales. Un des plus grands défis dans la reconstruction de la primauté du système de droit sera le manque d'experts en Libye. Une deuxième option pour l'UE est donc de fournir une expertise et d'offrir des cours de formation pour enseigner et préparer les praticiens locaux dans le domaine de la primauté du droit. Comme les expériences avec EUJUST LEX en Irak ont ​​montré que la formation pouvait se faire avec succès même principalement en dehors de la Libye au sein des Etats membres de l'UE. Cela permettrait également d'offrir une alternative rentable [ ???] et du personnel de sauvetage pour l'UE [NDT : Elle en a bien besoin]. En fait, certains des Etats méditerranéens membres de l'UE proposent déjà de telles installations, l'UE pourrait conjuguer les efforts bilatéraux et les transformer en un programme plus vaste avec une approche globale. Dans ce cas, l'UE devrait assurer la mise en place d'un programme de formation détaillé et commun dans tous les Etats membres participants, ainsi qu'un système d'évaluation et de post-formation de mentorat [NDT : Le terme est de Google mais tout à fait adéquat]. A un stade ultérieur, idéalement,  l'UE devrait déployer sur le terrain du personnel de mission civile afin d'être en mesure d'y évaluer les effets de la formation et de donner des conseils sur place.

C.  Appui à la réforme de la police et de la réinsertion

Une troisième option pour l'UE est de fournir aux Libyens l'expertise et des conseils dans la (re-)construction de la police. Une mission de réforme de la police déployée dans le pays semblable à la mission EUPOL en Afghanistan aurait besoin d'un nombre important de personnel ainsi que d'un budget substantiel. Au vu, de l’expérience en Afghanistan, le processus de recrutement sera probablement difficile compte tenu de la situation sécuritaire instable en Libye.

En outre, l'UE devrait être consciente de la question de la sensibilité contre la corruption et du genre sexuel, si elle établit une mission de formation sur le terrain. Le problème de la corruption doit être abordé en soutenant les Libyens dans l’augmentation du niveau d'alphabétisation [NDT : A bon, c’est à ça que sert l’alphabétisation ?] ainsi que du lien entre la police et secteur de la justice. Dans les questions de droits de l'homme et l'équilibre entre les genres, l'UE devrait engager et consulter les parties prenantes locales. La question de la (re-)construction d'un fonctionnement efficace et des corps de police est étroitement liée à la question de la réintégration des combattants de la liberté [NDT : Logique c’est à ceux qui ont foutu le bordel mais qui ont été mis en place par les occidentaux d’imposer la loi]. Selon les questionnaires qui ont été envoyés par le gouvernement libyen provisoire, les plus anciens combattants de la liberté et ayant répondus ont indiqué le désir de retourner à la vie civile à la différence des autres qui veulent rejoindre l’armée nationale ou la police. Cela à pour conséquence le besoin renforcé pour la Libye d’un grand nombre de formations professionnelles non seulement dans la police, mais aussi dans le secteur civil. Du point de vue de la réinsertion, la formation et l'éducation devient une partie de la question de sécurité [NDT : THE préoccupation de l’UE].

5. Conclusion

Alors que les trois options ne s'excluent pas mutuellement, mais sont plutôt interdépendantes, se concentrant sur l'un des domaines mentionnés ci-dessus, l'UE pourrait permettre de surmonter les divisions internes établies antérieurement [NDT : Il ya consensus sur le bouclage de la porte d’entrée en UE qu’est la Libye] concernant l'intervention militaire et potentiellement réparer certains dommages causés à son image comme une entité bien gérée. Du point de vue extérieur, à l'heure de la crise de l'euro, l'UE est susceptible de capter l’adhésion de son option publique en engageant des actions à moindre coût impliquant le moins de personnel possible. Cela pourrait non seulement aider à rassembler un consensus, mais aussi des ressources dans le contexte politique actuel. D'autre part une mission de formation menée principalement en dehors de la Libye à la suite des expériences avec EUJUST LEX en Irak serait également moins visible pour le public. Cependant, le plus grand souci de l'UE en ce moment ne doit pas être l'attention du public, mais d’assurer un processus de transition démocratique sans écueils. "La dernière chose que l'UE veut, c'est un pays qui tombe en lambeau à la porte sud de l'UE." 8[NDT : Et oui, il faut controler l’émigration vers l’UE.]

Quel que soit le choix de l'UE, elle devra s'assurer que le mandat de la mission est claire et pas trop large [NDT : Pourtant avant l’agression contre la Libye le mandat de l’ONU était clair et pas large du tout. Mais les occidentaux ne l’ont pas respecté]. Le mandat doit préciser les objectifs spécifiques et gérable ainsi que fixer des dates cibles réalistes dans le domaine. L'UE doit donc être clair sur l'objectif de la mission comme étant une mission de formation et non pas une mission de réforme stratégique qui serait néanmoins de s'attaquer à certains des facteurs cruciaux afin d’établir un secteur de la sécurité qui fonctionne.

Que l'Union européenne soit ou non chargée d'établir une mission dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune,  le type de mission reposera en grande partie sur les préférences des Libyens [NDT : Encore heureux]. L'UE est en train d'examiner tous les types d'assistance possibles concernant le secteur de la sécurité tels que la formation des policiers, les conseilles sur la primauté du droit ou la reconstruction de l'armée nationale, mais s’engage au respect du principe de d’appropriation locale. Cela met en évidence le dilemme de l'UE dans cette phase du processus de reconstruction en Libye. D'une part, l'UE tient à pouvoir se fiancer, notamment dans le but de rétablir de bonnes relations avec la Libye comme étant un partenaire commercial important. Par conséquent, certains Etats membres font actuellement pression pour une action plus forte et plus rapide. D'autre part, toute aide sera liée explicitement à une demande par les autorités libyennes. Le principe de l'appropriation locale semble être presque sainte de l'UE [NDT : C’est vrai on l’UE l’a démontré en y imposant son point de vue par les bombardements] - un fait qui pourrait être inconsciemment liée à l'application non controversée par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la «responsabilité de protéger» [Pas sûr que Russes et Chinois, notamment, le voient de cette œil après l’’usage abusif et illégal de la résolution 1973 de l’ONU par les occidentaux]. L'intervention militaire en Libye principalement menée par la France et le Royaume-Uni Sur la base de la résolution 1973 n'a pas été appuyée par tous les Etats membres de l'UE, comme l'Allemagne, par exemple, qui s’est  abstenue dans le vote respectif du Conseil de Sécurité des Nations Unies. L'UE est donc très prudente et tient à s’assurer que toute autre intervention est explicitement demandée par les Libyens [NDT : Bien oui, les Libyens en grande majorité ne voulaient pas de l’intervention armée des occidentaux]. Au moment de l'écriture, le long processus de consultations entre l'UE et les autorités libyennes sur les besoins et une aide concrète dans le secteur de la sécurité n'a pas abouti à un accord.

La reconstruction de la Libye sera un défi majeur pour la communauté internationale, mais ne doit pas laissé dans l’ombre des récents événements en Syrie et en Egypte. L'UE a les compétences et les outils pour s'attaquer à ce défi. Un effort substantiel de l'UE pour la reconstruction bien-coordonnée de la Libye de l'après-Kadhafi pourrait compenser la piètre performance les premiers mois de la crise libyenne livrée par l’UE.

Notes

1    L'auteur est chercheur Marie Curie dans le cadre du Réseau formation initiale Marie Curie de l'UE pour l'action extérieure (exact) et est actuellement basé au bureau de TEPSA à Bruxelles. Les opinions exprimées dans ce document sont celles de l'auteur et ne représentent pas nécessairement la position de l'ADEPT. L'auteur peut être contactée à: Nicole.Koenig@tepsa.be

2    Sadiki, Larbi: «Maintenir les promesses à la Libye après la mort de Kadhafi", aljazeera.net, 20 Octobre 2011.

3    Amnesty International: «La Libye: les milices menacent les espoirs de la Nouvelle Libye», Février 2012.

4    News24: "La Libye a du mal à relancer l'économie", 16 Février 2012.

5    Mahfud, Gada: "Avis: La Libye est définitivement dégradée?", Tripoli Post, 6 Février 2012.

6    Chatham House: "La Libye: Options politiques pour la transition", au Moyen-Orient et Afrique du Nord: la Libye Groupe de travail Rapport, Août 2011.

7    Entretien avec un fonctionnaire de l'UE, Février 2012, Bruxelles.

8    Entretien avec un fonctionnaire de l'UE, Février 2012, Bruxelles.

 Marlene Gottwald

09 Mars 2012

Traduction automatique Google Translater relue par Olivier MONTULET



Annexe

La Libye

Sous le prétexte de désordres dans le pays, en particulier des persécutions à l’égard des minorités italiennes, l’Italie adresse un ultimatum à la Turquie lui signifiant son intention d’occuper militairement le pays. Le 29 septembre 1911, elle lui déclare la guerre.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Libye est conquise par les armées alliées combattant les armées italiennes et allemandes au cours de ce qui est appelée la « Guerre du désert ».

Les Forces françaises libres prirent ainsi le contrôle du Fezzan et du Ghadamès au sud-ouest du pays, qui resta un territoire militaire occupé de 1943 jusqu'en 1951, comme en témoignent les timbresitaliens surchargés, puis les émissions militaires britanniques et françaises.

La reconstruction est rendue difficile par les munitions non explosées, mines et matériels et séquelles de guerre laissés par les belligérants. Indépendante en 1951.
La Libye devient une monarchie et profite rapidement de la découverte de gisements pétroliers sur son territoire
[3] (poursuites en responsabilité, selon le principe pollueur-payeur par exemple).

En 1969, le roi Idris Ier est déposé lors d’un coup d’État sans effusion de sang mené par le colonel Mouammar Kadhafi qui entend changer radicalement la politique de son pays : il prône la fusion avec d’autres pays arabes. Il introduit un socialisme d'État dans son pays en nationalisant les principales branches industrielles (dont pétrolières). L’année suivante, il fait fermer des bases militaires britannique et américaine et nationalise les sociétés détenues par des Italiens. En 1973, la défiance de Kadhafi vis-à-vis de l’Occident est confirmée par sa participation à l’embargo pétrolier et par ses multiples implications dans le terrorisme et le soutien à de nombreuses rébellions dans le monde. En 1977, Kadhafi déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires ». La Libye devient une Jamahiriya, soit littéralement un État des masses, officiellement gouverné selon un système de démocratie directe.

Les années 1980 sont marquées par une confrontation entre le régime en place et la communauté internationale, et tout spécialement les États-Unis et le Royaume-Uni. En 1981, deux avions libyens sont abattus par l’armée américaine à propos d’un contentieux sur les eaux territoriales. En 1982, les États-Unis décrètent un boycott de la Libye, accusée de soutenir le terrorisme international[4]. En 1984, le Royaume-Uni rompt toute relation avec le pays suite à la mort par balle d’une policière britannique devant l’ambassade libyenne à Londres. En 1986, déclarant agir en représailles d’un attentat dans une discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains, et à la suite d'accrochages aériens dans le golfe de Syrte, les États-Unis bombardent des complexes militaires libyens, des zones résidentielles de Tripoli et de Benghazi, tuant 101 civils et ratant de peu Kadhafi lui-même[5],[6]. En 1988, année où Kadhafi entame une légère libéralisation économique de son pays, les services secrets libyens sont accusés d’avoir provoqué l’explosion en plein vol d’un avion de ligne américain au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie.

En 1992, le Conseil de sécurité des Nations unies met en place des sanctions à l’égard de la Libye afin que celle-ci livre les deux agents secrets suspectés de l’attentat aérien de 1988. C’est finalement chose faite en 1999 ce qui provoque la suspension des sanctions et le rétablissement des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni. Le régime joue même, via la Fondation Kadhafi, un rôle d’intermédiaire dans plusieurs libérations d’otages, comme à Jolo en 2000 et au Sahara occidental en 2003. En août 2003, la Libye endosse formellement la responsabilité pour l’attentat de Lockerbie et signe un contrat de compensation avec les familles des victimes ce qui lui vaut en septembre 2003 la levée définitive des sanctions de la part du Conseil de sécurité des Nations unies.

En parallèle à cela, à partir du 11 septembre 2001, Kadhafi opère un changement dans sa politique probablement pour éviter une fin violente à l’irakienne, pour lui et son régime. Dès janvier 2002, il entame des discussions avec les États-Unis sur la question du financement du terrorisme. Par la suite, en conséquence de négociations diplomatiques tenues pendant toute l’année 2003 entre responsables libyens, britanniques et américains, Kadhafi annonce en décembre de cette année qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de destruction massive. Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Grâce à cela et une politique d’assouplissement de sa réglementation en matière économique permettant l’ouverture du marché local aux entreprises internationales, le régime de Kadhafi assure sa survie et se rapproche des puissances occidentales et particulièrement de certains pays européens, comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Mouammar Kadhafi déclare désormais qu’il entend jouer un rôle majeur dans la pacification du monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive. Particulièrement par rapport aux relations avec l’Union européenne, ce volte-face de la Libye peut notamment être vu sous l’angle du combat des gouvernements de l’Union contre l’immigration illégale.

Les unions (malheureuses) du colonel[modifier]

Depuis son arrivée au pouvoir en 1969, le colonel Kadhafi a tenté à plusieurs reprises d'unir la Libye avec d'autres pays arabes ou africains. Voici la liste (non exhaustive) de ces unions avortées :

1972: création de l'Union des Républiques arabes regroupant l’Égypte, la Libye et la Syrie (dissoute en 1977);

1974: fusion entre la Libye et la Tunisie (annulée par manœuvre du premier ministre);

1980: fusion entre la Libye et la Syrie (restée sans lendemain);

1981: fusion entre la Libye et le Tchad (restée sans lendemain);

1984: union entre la Libye et le Maroc (dissoute en 1986);

1988: union entre la Libye et l'Algérie (annulée par manœuvre du premier ministre);

1990: signature d'une charte d'intégration avec le Soudan (restée sans lendemain



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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de

09/04/2012

n°47 - journal de Libyie - 05-03 au 08-04- : a1 - : Libye un an après : mémoire courte..


n°47 -  journal  de Libye  - 05-03 au 08-04- : a1 -  : Libye un an après : mémoire courte..



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                              n°47                                      05-03 au08-04        

                                                              C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

Manlio Dinucci : Libye un an après : mémoire courte.

AFP : Libye: les Toubous appellent l'ONU à faire cesser le "nettoyage ethnique".

1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

IRIB : 8 morts dans le Sud.

2 DesCanons ... pas du beurre

Christophe Ayad : Sud libyen : combats meurtriers entre Toubou et Arabes

Guillaume Thibault : Poursuite des combats dans le sud de la Libye.

A Sebha, les victimes se compteraient par dizaines parmi les Libyens d'origine africaine. |

3 Des Canons ... pas du beurre

Otan

3-1 Ali EL HADJ TAHAR : OTAN: 150 000 morts en Libye. A qui le tour ?

4 Europe

1 France

4-1 Louis Denghien : Les Libyens n'ont pas fini de dire merci au binôme Sarkozy-Juppé.

4-2 Mediapart : Quand Kadhafi finançait la campagne de Sarkozy via la Suisse.

2 Russie

IRIB : Moscou et Pékin : Les tactiques de l’Otan constituent une violation des résolutions onusiennes. 

 La Russie soutient l'enquête sur les crimes de l'Otan.  

 



Tiré à part 

Manlio Dinucci : Libye un an après : mémoire courte.

Un des effets des armes de distraction de masse est d’effacer la mémoire de faits même récents, en en faisant perdre la trace. Ainsi est passé sous silence le fait qu’il y a un an, le 19 mars, commençait le bombardement aéronaval de la Libye, formellement « pour protéger les civils ». En sept mois l’aviation Usa/OTAN effectuait 30mille missions dont 10mille d’attaque, en utilisant plus de 40mille bombes et missiles. En outre étaient infiltrées en Libye des forces spéciales, dont des milliers de commandos qataris facilement camouflables. Et on finançait et armait les secteurs tribaux hostiles au gouvernement de Tripoli ainsi que des groupes islamistes, qualifiés de terroristes quelques mois auparavant seulement. L’opération dans sa totalité, a précisé l’ambassadeur étasunien auprès de l’OTAN, a été dirigée par les Etats-Unis : par l’intermédiaire d’abord du Commandement Africa, puis par l’intermédiaire de l’OTAN sous commandement Usa. On a ainsi démoli l’état libyen et assassiné Kadhafi lui-même, en attribuant l’entreprise à une « révolution inspiratrice » - comme l’a définie le secrétaire à la défense Panetta- que les Usa sont fiers d’avoir soutenue, en créant « une alliance sans égale contre la tyrannie et pour la liberté ». On en voit maintenant les résultats. L’état unitaire se désagrège. La Cyrénaïque -où se trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s’est autoproclamée de fait indépendante et, à sa tête, a été mis Ahmed al-Zubair al Senoussi. Choix emblématique : c’est l’arrière-petit-fils du roi Idris qui, mis sur le trône par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, leur concéda dans les années ’50 et ’60, bases militaires et gisements pétrolifères. Privilèges effacés quand le roi Idris fût déposé en 1969. L’arrière-petit-fils ne manquera pas de les leur rendre. Le Fezzan aussi, où se trouvent d’autres importants gisements, veut être indépendant. Il ne resterait à la Tripolitaine que les gisements qui sont devant les côtes de la capitale. C’est ainsi que les grandes compagnies pétrolières, à qui la Libye de Kadhafi ne concédait que d’étroites marges de gain, pourront obtenir des conditions optimales de la part des chefs locaux, en faisant jouer l’opposition de l’un contre l’autre. Le leader du CNT Abdel Jalil parle de « conspiration » et menace de faire « usage de la force », mais ce n’est pas un champion de l’indépendance libyenne : il est convaincu que la période du colonialisme italien fût pour la Libye « une ère de développement ». En attendant le Conseil de sécurité de l’ONU prolonge d’une autre année sa « mission d’appui en Libye », en se félicitant des « développements positifs » qui « améliorent les perspectives d’un avenir démocratique, pacifique et prospère ». Il ne peut toutefois pas éviter d’exprimer sa « préoccupation » pour « les continuelles détentions illégales, tortures et exécutions extrajudiciaires ». Œuvre des milices armées, alimentées par la politique du « diviser pour régner » du nouvel empire. Milices armées utilisées pour allumer d’autres foyers de guerre dans d’autres pays, comme le montre le fait qu’à Tripoli se trouve un camp d’entraînement des « rebelles syriens ».

  En Libye les premières victimes sont les immigrés de l’Afrique subsaharienne qui, persécutés, sont obligés de s’enfuir. Rien qu’au Niger, 200-250mille sont rentrés, en perdant ainsi la source de revenus qui entretenait des millions de personnes. Nombre d’entre eux, poussés par le désespoir, tentent la traversée de la Méditerranée vers l’Europe. Ceux qui y perdent la vie, comme les cinq derniers naufragés ensevelis à Lampedusa, sont eux aussi des victimes de la guerre qui a commencé il y a un an. Dont, désormais, on a perdu la mémoire.

Manlio Dinucci :

Edition de mardi 20 mars 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120320/manip2pg/14/manip2pz/319871/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Marie-Ange Patrizio


AFP : Libye: les Toubous appellent l'ONU à faire cesser le "nettoyage ethnique".

Le dirigeant des Toubous en Libye, Issa Abdelmajid Mansour, a fait état vendredi de nouveaux combats au sud de la ville libyenne de Sebha (sud), appelant les Nations unies et l'Union européenne à intervenir pour arrêter ce qu'il qualifie de "nettoyage ethnique des Toubous".

"Nous demandons de l'ONU et de l'Union européenne d'intervenir pour faire cesser le nettoyage ethnique des Toubous", a déclaré cet ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, qui avait brandi récemment la menace séparatiste dans une déclaration à l'AFP.

Les combats qui opposaient depuis lundi des Toubous à des tribus arabes à Sebha ont fait 70 morts et 150 blessés, selon un bilan du gouvernement arrêté mercredi soir. Selon un source hospitalière, au moins huit personnes ont été tuées jeudi et sept autres corps ont été retrouvés.

M. Abdelmajid Mansour a accusé vendredi les tribus arabes de Sebha d'avoir bombardé une centrale électrique alimentant plusieurs régions du sud, comme Qatroun et Morzouk, considérées comme des fiefs des Toubous. Les télécommunications ont été également coupées, a-t-il ajouté, faisant état de "plusieurs" personnes tuées vendredi parmi les membres de sa tribu.

Le chef de la sécurité nationale de la ville, Mohamed al-Ahwal, a confirmé le bombardement de la centrale, à la chaîne de télévision libyenne Libya Al-Ahrar.

Il a ajouté qu'une trêve de 24 heures, décidée la veille a été rompue à 11H30 (09H30 GMT), après que l'accord a été rejeté par les combattants des deux côtés. "Les combats violents ont repris depuis", a-t-il affirmé.

Selon Ridha Issa, membre d'une commission de réconciliation, la trêve a été rompue par les tribus de Sebha qui ont bombardé le quartier Tayouri des Toubous à l'artillerie lourde.

Des combattants de Sebha ont refusé par ailleurs de se retirer de la région de Ghodwa à 20 km au sud de Sebha, qui sépare des positions des Toubous et celles des tribus arabes, et de laisser la place à des "forces neutres" venues du Nord pur s'interposer entre les deux parties du conflit, a ajouté M. Issa.

Selon Suleimane Khalifa, un responsable local, "les combats sont quasi arrêtés" dans la ville, ajoutant que les forces des tribus arabes se sont dirigées vers le sud, entre Sebha et Morzouk.

L'Union européenne avait exprimé jeudi son inquiétude quant à la situation à Sebha, appelant "toutes les parties impliquées dans le conflit à la retenue".

Dans un déclaration, l'UE "exhorte le gouvernement à redoubler d'efforts pour que les parties impliquées déposent les armes et à assurer que les blessés puissent être soignés. Elle demande à ce que le calme revienne au plus vite à Sebha".

Les Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, sont impliqués depuis février dans des affrontements meurtriers avec des tribus locales du sud de la Libye, notamment à Koufra et Sebha.

Ils sont accusés par les autres tribus de compter dans leurs rangs des combattants étrangers, notamment tchadiens.

(AFP) –

30 mars 2012 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5joGIxdH3AEvHLrbkunDTROTuLYcw?docId=CNG.71c0e9070c0a7cf536848bd9d5309b4a.811



1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

IRIB :8 morts dans le Sud.  

Au moins 8 personnes ont été tuées dans de nouveaux affrontements tribaux dans la ville de Sebha, dans le Sud de la Libye, a annoncé une source médicale. En raison de l’escalade des affrontements entre les toubous et les tribus arabes, la situation dans cette région s’est empirée et au moins 8 corps ont été transférés jeudi dans l’après-midi à l’hôpital, a annoncé un médecin de cet hôpital. Selon le bilan établi par le gouvernent libyen, les affrontements déclenchés depuis lundi entre les toubous et les tribus arabes dans la zone Sebha ont laissé jusqu’à présent 90 morts et 150 blessés. Le Porte-parole du conseil national de transition (CNT) libyen a déclaré, lors d’une conférence de presse que la situation dans la ville est calme. Il a, également, indiqué qu’un accord de cessez-le-feu serait conclu prochainement. Un groupe de criminels, éventuellement les mercenaires de l’ancien régime sont à l’origine de ces affrontements, selon un responsable sécuritaire de Sebha.

30/03/2012

IRIB


Aloufok : Au moins 14 morts dans des affrontements armés à l’ouest.
Au moins quatorze personnes ont été tuées et 80 autres blessées lundi et mardi dans des affrontements entre des groupes armés de Zouara et d’autres villes à l’ouest de Tripoli, selon un bilan du Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye.
"Le nombre des victimes a atteint 4 morts et 35 blessés pour la ville de Zouara, et 10 morts et 45 blessés du côté de Jamil et Regdaline", villes situées à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli, selon un communiqué du CNT publié sur internet.
Un médecin, Jawher Belkhir, a fait état quant à lui d’un bilan de 5 morts et 42 blessés dans la ville de Zouara.
Dans son communiqué, le CNT a indiqué que les combats continuaient dans cette région, située à une soixantaine de kilomètres des frontières tunisiennes.
Le CNT a ajouté avoir envoyé des délégations dans la région "pour calmer la situation et résoudre le problème", précisant que les hostilités avaient commencé quand des ex-rebelles de Zouara avaient été arrêtés lors de leur passage dans la ville de Jamil.
Après une intervention du CNT, ces ex-rebelles ont été libérés et un accord a été trouvé entre les deux parties pour mettre fin au différend.
Mais peu après, des ex-rebelles de Zouara ont relancé les hostilités, selon le Conseil.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre dernier, la tension est palpable entre Zouara, dont les habitants sont d’origine amazighe, et les villes environnantes de Jamil et Regdaline, accusées d’avoir soutenu le régime durant la révolution libyenne, de février à octobre 2011.
Plus tôt, le représentant de la ville de Zouara au CNT, Othman Ben Sassi, avait décrit la situation dans la ville comme "critique".
"Il y a des bombardements à la roquette depuis les villes de Regdaline et Jamil. Il y a eu au moins quatre morts aujourd’hui, mais le nombre pourrait être plus important", a-t-il indiqué à l’AFP.
Le ministre libyen de l’Intérieur Fawzi Abdelali avait fait état de son côté d’"efforts pour mettre fin au conflit".
"Nous avons envoyé une force de 200 membres du ministère de l’Intérieur dans la région", a-t-il dit, appelant les deux parties à la "retenue".
Ces affrontements interviennent après des combats meurtriers entre tribus à Sebha, dans le sud de la Libye, qui ont fait la semaine dernière plus de 147 morts et 395 blessés. Le gouvernement est parvenu vendredi à imposer un cessez-le-feu.
Depuis octobre, les nouvelles autorités peinent à contrôler les dizaines de brigades d’ex-rebelles ayant combattu les forces de Kadhafi, qui continuent de faire la loi dans le pays.
Des tribus et habitants de plusieurs régions se sont servis dans l’arsenal militaire hérité de Mouammar Kadhafi, et n’hésitent pas à recourir aux armes au moindre conflit d’intérêts.

03-04

http://www.aloufok.net/spip.php?article7123


2 DesCanons ... pas du beurre

Christophe Ayad : Sud libyen : combats meurtriers entre Toubou et Arabes

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

A Sebha, les victimes se compteraient par dizaines parmi les Libyens d'origine africaine. | REUTERS/ANIS MILI

Combien de morts ont causé les affrontements intertribaux qui ensanglantent le sud de la Libye depuis le 26 mars ? Plus de 70, de source gouvernementale à Tripoli ; de 20 à 30, selon une source diplomatique française ; près de 400, prétend une source proche des Toubou, des Libyens d'origine africaine pris pour cible par des tribus arabes dans la ville de Sebha, à un millier de kilomètres au sud de Tripoli. Impossible pour l'instant de vérifier ces chiffres de manière indépendante et crédible.

Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu mercredi 28 mars, des combats seraient encore en cours dans la principale ville du Sud libyen. Les Toubou dénoncent le nettoyage ethnique au cours duquel plusieurs centaines d'habitations ont été incendiées et plusieurs milliers de civils contraints de fuir. "Nos quartiers sont assiégés et nos maisons détruites, affirme Jomode Ely Getty, le représentant des Toubou en France. On tue nos hommes, nos femmes, nos enfants. C'est un génocide." Le terme est probablement exagéré, mais les scènes de pogroms en cours sont un signe de plus des féroces luttes d'influence à l'oeuvre dans la Libye post-Kadhafi et de l'incapacité du gouvernement central à faire régner la sécurité et à régler les différends alors que le trafic d'armes prospère.

Tout a débuté le 26 mars par l'assassinat du dirigeant toubou Ahmat Ely Galmaï et de deux de ses adjoints lors d'une réunion tendue de chefs de milice dans l'ancien palais du peuple de Sebha. Les agresseurs seraient des Arabes affiliés à la tribu des Ouled Souleimane. Le partage du "budget sécurité", de 10 millions de dinars (6 millions d'euros), semble être la cause initiale des affrontements, ainsi que le contrôle des frontières, source de lucratifs trafics.

De décembre 2011 à février, les tribus arabes Zwaï et les Toubou se sont affrontés dans l'oasis de Koufra, dans l'extrême sud-est du pays, pour le contrôle des routes qui mènent au Soudan et au Tchad. Mais à Sebha, les heurts ont vite pris une tournure politique. Les Toubou, qui ont annoncé jeudi la formation d'un gouvernement du Sud libyen sous la houlette d'Alachi Mehdi, menacent de saboter un pipeline et de faire appel à leurs frères du Tchad et du Niger.

RESSOURCES PÉTROLIÈRES

La chute du colonel Kadhafi a rebattu les cartes de l'équilibre tribal en Libye. Les tribus dites "africaines" comme les Toubou et les Touareg demandent une meilleure reconnaissance de leurs droits et de leur identité. Au sein des tribus arabes, les perdants de l'ère Kadhafi remettent en cause la domination des Kadhadfa et des Magarha, proches de l'ancien régime. Enfin, les Arabes reprochent aux Africains d'avoir travaillé pour le Guide, qui avait recruté des mercenaires touareg et africains lors de la guerre civile de mars à octobre 2011.

Ainsi, la région d'Oubari, près de la frontière algérienne, est le théâtre d'affrontements peu médiatisés entre tribus touareg, dont c'est le territoire, et les Arabes de Zenten, fers de lance de la révolution. A terme, le risque est qu'Africains et Arabes s'affrontent sur une base raciale, comme au Darfour soudanais.

Sebha, où toutes ces communautés sont présentes, est l'objet de convoitises. En cas de retour à un système fédéral, la ville serait appelée à redevenir la capitale d'une immense province du Sud, le Fezzan, riche en ressources pétrolières, gazières et aquifères. Les tribus arabes, en particulier les Ouled Souleimane, ambitionnent de prendre la tête d'un tel ensemble.

En revanche, les Toubou ainsi que les Touareg voudraient conserver l'ancien découpage administratif, en départements, qui leur permettrait de rester maîtres dans leur fief, Oubari pour les Touareg et Mourzouk pour les Toubou.

Christophe Ayad

Christophe Ayad - LE MONDE

31-03-2012

01.04.2012 à 13h02

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/03/31/sud-libyen-combats-meurtriers-entre-toubou-et-arabes_1678606_1496980.html

 


Guillaume Thibault : Poursuite des combats dans le sud de la Libye.

Vendredi 30 mars 2012

Les combats intertribaux dans le sud de la Libye ont fait au moins soixante-dix morts et plus de cent blessés. Les Toubous et la tribu arabe des Ouled Slimane s'affrontent depuis ce lundi à Sebha dans le sud libyen, à environ 700 kilomètres de Tripoli. Depuis la chute du régime Kadhafi, la situation ne fait que s'envenimer alors que les Toubous menacent désormais de demander leur autonomie.

Vous entendez ? Ils nous attaquent, c'est une offensive terrestre

Écouter (00:36)

30/03/2012 par Guillaume Thibault

Difficile d'estimer leur nombre. Les Toubous, ceux qui habitent le Tibesti en langue kanembou, vivent dans cet immense massif au nord du Tchad, dans l'est du Niger et les oasis du sud libyen de Koufra et de Seb'Ha.

Pour la chercheuse Monique Brandy, qui a effectué son premier périple dans la zone il y a cinquante ans, le manque d'autorité et les différences culturelles entre Arabes et Toubous expliquent les troubles actuels.

« Pendant tout le temps de Kadhafi, il y avait des conflits, des accrochages. Là, il n’y a pas une autorité globale du pays. Chacun essaie de s’en approprier une partie ».

Contrairement aux Touaregs, les Toubous ne dépendent pas d'un chef et chaque famille est donc en droit de prendre ses propres décisions, explique Catherine Baroin, chercheuse au CNRS.

« Il y a des problèmes à l’heure actuelle en Libye, mais il y en a eu dans le nord du Tchad pendant plusieurs décennies. Il y en a eu avant la colonisation. On est toujours sur le qui-vive en pays toubou. Ils sont beaucoup plus autonomes, mais assujettis à la volonté d’un chef. Même si apparemment, les Toubous sont derrière un chef en Libye, ça ne veut pas dire que cela représente une autorité susceptible de durer sur le long terme ».

Le chef toubou de Seb'ha, Issa Abdelmajid Mansour qui dénonce un plan de nettoyage ethnique visant sa tribu, brandit la menace séparatiste.

Transmis par :Olivier MONTULET

« Vous ne direz pas que je me fais une trop haute idée du temps présent, et si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est que sa situation désespérée est précisément ce qui m’emplit d’espoir »

écrivait Marx à Ruge en mai 1843

Olivier MONTULET : Ce message vous est adressé à titre et usage privés exclusivement. Seuls les textes signés de ma plume sont publics et libres de droits pour autant que l'usage n'en déforme pas les propos (« Le droit de chercher la vérité implique aussi un devoir. On ne doit cacher aucune partie de ce qui a été reconnu comme étant vrai » Albert Einstein) et que mon nom soit cité


A Sebha, les victimes se compteraient par dizaines parmi les Libyens d'origine africaine. |

Manifestation contre les milices à Benghazi

07-04-

Reuters Trois cents personnes ont défilé vendredi à Benghazi, deuxième ville de Libye, pour réclamer la dissolution des milices formées pendant la guerre civile.

Dans le cortège se trouvaient une cinquantaine de véhicules de l'armée et de la police. "Pas de milices, pas de brigades ! une armée, un drapeau !", ont scandé les manifestants.

"Nous demandons aux groupes armés et aux milices qui occupent les camps militaires, les commissariats de police, les écoles ou toute autre propriété de l'Etat de les rendre immédiatement, sans quoi nous prendrons les mesures nécessaires pour les récupérer, même si cela suppose la force", a averti un officier de l'armée de l'air, s'adressant à la foule.

Plus de cinq mois après la mort de Mouammar Kadhafi, tué le 20 octobre 2011, le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir peine à asseoir son autorité sur les nombreux groupes tribaux et autres milices régionales qui ont essaimé pendant la guerre civile.

La semaine dernière, des affrontements entre groupes armés ont fait près de 150 morts dans l'oasis de Sebha, au centre du pays.

REUTERS/ANIS MILI



3 Des Canons ... pas du beurre

Otan

3-1 Ali EL HADJ TAHAR : OTAN: 150 000 morts en Libye. A qui le tour ?
En Occident, toute opposition armée est combattue par l’état avec force et désignée comme terroriste : IRA, ETA, FLNC corse, ALNS corse, ANC corse, Brigades rouges, PKK turc… Pourquoi donc les terroristes qui sèment la mort en Syrie sont-ils soutenus, armés, équipés et entraînés par ce même Occident au mépris de toutes les lois internationale sur le terrorisme et sur l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays libre ? Pourquoi plusieurs pays de l’OTAN soutiennent-ils militairement et logistiquement ces mercenaires alors que la délégation de la Ligue arabe était encore sur place pour vérifier les informations relatives aux supposés massacres perpétrés par l’armée et la police syriennes ?

Plusieurs médias occidentaux, dont Le Canard Enchaîné (1), ont révélé que leurs pays ont envoyé des agents (CIA, MI6, la DGSE, BND…) pour soutenir et former les terroristes islamistes déguisés en «révolutionnaires» ou en «déserteurs.» Ces révélations ne laissent aucun doute sur les intentions de ces pays dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne veulent pas le bien de la nation arabe. Plusieurs autres informations indiquent que la Turquie sert de base arrière avant l’attaque espérée. Des reportages diffusés sur des chaînes françaises ont montré leurs journalistes accompagnés de "révolutionnaires" en armes rentrer illégalement en Syrie à partir de ce pays. Est-il normal que ces journalistes accompagnent des hommes armés qui tuent et sabotent dans un pays indépendant ? Est-il normal que ces pays envoient des militaires former des révolutionnaires ou des contre-révolutionnaires dans des pays indépendants ? Hillary Clinton, quant à elle, a trouvé normal d’exhorter ces «révolutionnaires» (que sa CIA sait bien être des terroristes salafistes) de ne pas déposer les armes, suite à la promulgation d’une loi sur le pardon et la repentance par l’état syrien et visant à ramener les égarés au droit chemin ! Elle a fait sa fetwa conjointement avec Cheikh Al Qardaoui, le nouveau laudateur du sionisme, l’homme providentiel de la fitna qui a été le premier à bénir les terroristes de l’AIS et du GIA. Après avoir prêché pour l’offensive contre la Libye de Kadhafi, aujourd’hui il joint sa voix à celle d’Hillary Clinton pour le «djihad» contre le «régime» syrien, c’est-à-dire qu’il incite à tuer, à détruire, terroriser... Dans l’effectif de l’OTAN rien ne manque donc : pas même les imams de service ! Ne s’étonnent plus ceux qui pensent que le terrorisme islamiste est un instrument de la Maison Blanche et de l’OTAN, comme il l’a toujours été depuis longtemps et surtout depuis la guerre d’Afghanistan.

Les états impérialistes ont déjà soutenu et continuent à soutenir des dizaines de dictateurs sanguinaires comme Bokassa, Mobutu, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadéma, ces valets du néocolonialisme qui a sucé et continue de sucer des états soumis. Ils ont installé, protégé et armé les dictatures les plus féroces, celles de Jorge Videla, responsable de la mort de 30 000 Argentins, de Pinochet, responsable de la mort de 3200 Chiliens et de 38 000 cas de torture, de François Duvalier («Papa Doc») et son fils Jean-Claude Duvalier («Baby Doc») en Haïti, du général Carlos Castillo Armas au Guatemala, puis du général Efraín Ríos Montt qui rase 440 villages et tue près de 200 000 Mayas, celle d’Anastasio Somoza, le dictateur nicaraguayen qui régna de 1936 à 1956 et auquel succédèrent ses fils Luis et Anastasio et qui ont commis plus de 97 000 crimes et engendré des dizaines de milliers de morts, celle du sinistre Franco, les colonels grecs et beaucoup d’autres criminels de guerre et d’assassins que les USA et les pays de l’OTAN ne se sont jamais cachés de soutenir. Aujourd’hui ils se découvrent soudainement des vertus altruistes à travers cette «ingérence humanitaire» qui veut cacher la nouvelle face de l’impérialisme version XXIème siècle. Aucun, vraiment aucun dictateur arabe, ni Saddam, ni Ben Ali, ni Kadhafi, ni Moubarek, n’a commis les crimes des criminels cités plus haut et protégés par les USA et leurs alliés de l’OTAN.

Par quel miracle l’impérialisme peut-il se transformer en saint et nous vouloir du bien aujourd’hui ? Ces anciens colonisateurs n’acceptent même pas la repentance pour leurs crimes en Algérie, en Tunisie, au Sénégal, au Vietnam, au Cambodge et ailleurs tout en prétendant vouloir «aider» des pays arabes à se libérer de leurs «dictateurs» ! Oui, «aider» comme ils l’ont fait en l’Irak qu’ils ont transformé en un champ de ruines ! L’Irak où ils sont responsables de la mort de deux millions de personnes ! L’Irak que leur «ingérence humanitaire» a plongé dans une crise et une désolation qui n’ont jamais existé sous Saddam, le «dictateur» qui a été pendu un jour de l’aïd ! «Aider» comme ils l’ont fait en Afghanistan, transformé en terre de pavot, de pauvreté et de terrorisme, ce virus occidental qui a défiguré les paroles d’Allah et du prophète et semé la discorde ! Produit de la CIA, le terrorisme islamiste a commencé en Afghanistan et il continue d’être leur instrument de destruction, leur arme de division, leur outil de discorde. Divides ut regnes !

Les escadrons de la mort qui opèrent en Syrie agissent comme les Contras, ces criminels aidés et financés par le CIA de Ronald Reagan et qui ont fait 30 000 morts au Nicaragua ! Tirs aveugles, bombes, kidnappings, destructions ! C’est également ainsi qu’a commencé la «révolution libyenne», avec une horde de criminels dirigés par les chefs de l’AQMI et que le CNT de la «Libye libre» d’Adel Jalil a désignés comme responsables politiques ou militaires : Abdel Hakim Belhadj, Ismael as-Salabi, Abdelhakim al-Assadi et Ali Salabi. Le plan islamiste qui a échoué en Algérie où il s’est fracassé contre la résistance de l’armée et du peuple, s’est concrétisé en Libye. Comme un fruit mûr, la Tunisie est tombée et sa «révolution» détournée par l’islamiste qui l’a peut-être concoctée. Le même plan est en train de viser la Syrie, avec les moyens du terrorisme islamiste et une coalition d’opposants, islamistes et libéraux, tous vivant à l’étranger et que ne semble réunir que leur vue commune sur la paix avec Israël et leur insistance pour une intervention de l’OTAN afin d’en découdre le plus tôt possible avec El-Assad, comme leurs alliés libyens ont fait avec Kadhafi, provoquant la mort de milliers d’innocents et le destruction de nombreuses infrastructures.

Des personnes qui demandent une ingérence militaire dans leur propre pays sont-ils des opposants ou des traîtres ? Une opposition qui ne venait qu’en touriste en Syrie est-elle représentative du peuple ? Une opposition qui est propulsée au devant de la scène internationale par une propagande sans pareille dans l’histoire de l’humanité ne peut être nationaliste et ne peut que s’inscrire dans un projet de trahison qui dépasse la seule Syrie et qui vise le monde arabe tout entier, si ce n’est le monde entier et que nous allons démonter dans cette analyse. L’opposition syrienne réellement représentative se trouve en Syrie avec le peuple et se compose de nassériens, de socialistes, libéraux, gauchistes, trotskistes et même d’islamistes nationalistes… Cette opposition refuse toute ingérence militaire étrangère et partage avec le pouvoir la vue sur la question sacrée de la Palestine, mise au-dessus de toute autre considération. El-Assad ne pouvait-il pas régler ses problèmes avec Israël à la manière de Sadate, qui a signé les accords de Camp David le 17 septembre 1978 ou du roi Hussein de Jordanie qui a signé son traité de paix israélo-jordanien le 25 juillet 1994 ?

La Syrie n’a qu’une chose à dire : «Paix avec Tel Aviv» pour que cessent immédiatement les attaques terroristes islamistes, et Bachar deviendrait le chef d’état le plus démocratique du monde ! Le Golan syrien est occupé depuis 1967 et annexé par Israël depuis 1981 mais ni Hafidh El-Assad ni Bachar n’ont sacrifié la fierté et la dignité pour sa rétrocession. Et si l’ONU se souciait de la légalité internationale pourquoi n’exige-t-elle pas d’Israël la restitution de ce territoire dont le Conseil de Sécurité a pourtant condamné l’annexion ? Les millions de personnes qui manifestent à Damas et ailleurs contre l’ingérence étrangère et le terrorisme qui frappe leur pays attestent d’une maturité et d’une conscience que la question palestinienne est intimement liée au nationalisme qui fonde l’union et la culture de ce peuple. La culture d’Israël et de faire plier les nations par la force, et le seul état arabe qui s’oppose à cela est à Damas. Les promesses des nouveaux chefs libyens et tunisiens à Israël présagent des concessions que devront faire les pantins que l’OTAN veut installer à Damas ! C’est aussi cette trahison que refusent les Syriens qui savent que le complot est plus vaste que cela. Pourquoi cette ONU toujours si prompte à sanctionner les Arabes et les Musulmans ne fait-elle rien contre l’état hébreu qui possède des centaines de bombes atomiques, et qui sont une menace perpétuelle pour la région et pour le monde ?

En Syrie, le président cristallise cette conscience que la cause palestinienne est au cœur de la dignité nationale, une conscience pétrie dans le refus de l’humiliation subie chez les voisins qui sont en paix avec Israël mais que leur conscience ne laisse pas tranquilles. Car les cris des bébés et des enfants palestiniens parviennent jusqu’à eux. C’est un état qui ne plie pas devant l’hégémonie sioniste qui garantit cette dignité, payée par la perte de tout un Golan et que nul Syrien ne veut voir restitué par la trahison d’une cause sacrée. Une cause sacrée qu’une poignée d’opposants vivant à Paris et Londres promettent de fouler aux pieds en s’alliant aux terroristes pour imposer l’humiliation. Mais la voix nationaliste s’est exprimée à travers des manifestations grandioses à Damas et ailleurs, des manifestations qui montrent qu’aimer son «dictateur» peut être un droit et une fierté, si tant est bien sûr que ce président en soit un ; ce qui est absurde car le niveau économique, culturel et social de ce pays prouve le contraire.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et le Conseil national syrien (CNS) dirigé par Bourhan Ghalioun sont représentés par des opposants installés à Paris, Londres et New York. Est-il possible que ces opposants soient représentatifs d’un pays qu’ils visitent en touristes, une ou deux fois par an ? Formé essentiellement de libéraux et d’islamistes, ils soutiennent une «Armée syrienne libre» (ASL) essentiellement constituée d’éléments d’Al Qaeda pour arriver au pouvoir ; et leur trahison les a condamnés à demeurer en exil ou à rendre des comptes comme elle a condamné les chefs politiques du parti algérien dissous à se taire à jamais ! Bourhan Ghalioun enseigne en France où il vit de manière permanente. Zuhayr Salim, un autre membre essentiel de ce CNS est un islamiste résidant à Londres qui révèle les desseins de ce courant extrémiste dans un entretien sur le blog d’opposants kurdes (KurdWatch) sous le titre sécessionniste : «En enfer l’identité syrienne ! Nous ne reconnaissons pas la Syrie». Abdel Halim Khaddam, 73 ans, ancien vice-président installé en France, a lui aussi reçu les promesses parisiennes de prendre le fauteuil de Bachar. Il se targue de moderniste mais pose en photo avec le théoricien d’Al Qaeda, l’imam Al Qardaoui dont il partage l’option ingérence. Khaddam dit que l’armée syrienne est une «armée d’occupation » et souhaite «une intervention militaire occidentale comme en Libye».

Tous les opposants basés à l’étranger soutiennent les agissements des terroristes islamistes qui s’affublent du titre d’Armée syrienne libre et dont les forfaits sont aussi barbares que ceux diligentés par le FIS en Algérie. Complice, la Ligue arabe squattée par le Qatar a proposé à Damas un «projet» qui met la charrue avant les bœufs et vise donc à donner le pouvoir aux islamistes : ses préalables sont le transfert du pouvoir du président El-Assad au profit de son vice-président, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et l'organisation d'élections «libres». Adieu donc, le projet de constitution que le gouvernement est en train de rédiger avec l’opposition nationale et que les Syriens ne verront probablement jamais si les valets du Qatar prennent le pouvoir !

A.E.T

Note 1 : A. Synthèse de l’article du "Canard Enchaîné" par le "Nouvel Observateur" :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111122.OBS5105/la-dgse-va-t-elle-former-les-deserteurs-syriens.html

B. Le témoignage du journaliste américain est dans une vidéo à cet URL :
http://rt.com/news/syria-terrorism-cia-destabilization-863/

Reçu de l'auteur pour publication le 14 mars 2012

Ali EL HADJ TAHAR

Vendredi 3 février 2012

Source : Le blog de l'auteur
http://qatarways.over-blog.com/...



4 Europe

1 France

4-1 Louis Denghien : Les Libyens n'ont pas fini de dire merci au binôme Sarkozy-Juppé.
Mercredi 14 mars 2012

Décidément, mauvaise séquence pour l’opposition radicale syrienne ! Un de ses plus fermes soutiens français, L’Express publie un article, mercredi 14 mars, qui met en question la militarisation et l’instrumentalisation de l’opposition à Bachar à la lumière de ce qui est en train de se passer en Libye. Et ce qui s’y passe, c’est une démonstration permanente et à grande échelle des méfaits de l’ingérence humanitaire à la sauce OTAN, et de l’irresponsabilité, en ce qui nous concerne, du tandem Sarkozy/Juppé, lequel tandem, avec l’arrogance qu’on lui connaît continue de se décerner des satisfecit, mois après avoir livré le pays aux radicaux islamistes du CNT.

L’Express n’y va pas par quatre chemins : « Ce qui se passe entre Tripoli et Benghazi est un cauchemar politique » ! Car, note l’hebdomadaire pourtant assez atlantiste – et très, très anti-Bachar – « plus aucune autorité ne règne sur le pays, les milices s’entre-déchirent et le spectre de la partition menace l’unité nationale« .

Vers une indépendance de la Cyrénaïque (et une nouvelle guerre civile) ?

Nous avions déjà entretenu les visiteurs de ce site des incidents sanglants survenu entre milices rivales à Tripoli, des révoltes de tribus du coté de l’oasis de Koufra (voir notre article « Quelques problèmes arabes dont on ne parlera pas à Tunis », mis en ligne le 23 février). Mais c’est vrai que depuis, il y a plus fort et plus grave : le 6 mars, les grandes tribus de l’Est, de la Cyrénaïque donc, réunies à Benghazi, berceau de la révolte anti-Kadhafi, ont proclamé l’autonomie de la province orientale de la Libye, réclamant un Etat fédéral, et même, dans les faits, confédéral, première étazpe vers une indépendance revendiquée à voix de plus en plus haute. Cruel ricochet politique pour le CNT installé à Tripoli, et dont les fondateurs et meneurs venaient de Benghazi ! Le CNT, dont L’Express s’avise soudain qu’il « ne contrôle rien« , a d’ailleurs vivement réagi en condamnant les « séditieux« . Mais c’est bien la seule réaction dont il soit capable pour l’heure, car il ne compte pas d’assez de troupes sûres pour entreprendre une éventuelle reconquête de la Cyrénaïque. Car du côté de Benghazi, justement, on ne se fait pas faute de rappeler que ce sont les combattants issus de la région qui ont été le fer de lance de la « révolution » (avec les avions de l’OTAN).

Pourtant, du point de vue qui est le sien, il faudrait faire rapidement quelque chose : comme l’écrit L’Express, c »est à présent « toute la frontière entre la Libye et l’Egypte qui échappe maintenant au gouvernement central« . Et, accessoirement, c’est en Cyrénaïque que se trouve les quatre-cinquièmes des réserves de pétrole et de gaz du pays.

A Tripoli, le CNT, tant vanté pour son caractère démocratique par Juppé et BHL, se réduit à un homme fort : Abdelhakim Belhadj, ancien fidèle d’Oussama ben Laden en Afghanistan. A l’heure où l’armée américaine dit à haute voix sa crainte des infiltrations d’al-Qaïda en Syrie, il n’est pas certain que Washington bouge le petit doigt pour aider le « gouvernement » de Tripoli.

D’autant que l’amorce de sécession de la Cyrénaïque pourrait, comme le suggère L’Express, décidément bien revenu de son enthousiasme pro-CNT, donner des idées à d’autres : les tribus touaregs du Sud, par exemple, restées fidèles à la personne, puis à la mémoire de Kadhafi, et qui n’aiment ni les gens de Benghazi, ni ceux de Misrata (capitale « spirituelle » de l’insurrection). Et les Berbères qui peuplent la région frontière avec la Tunisie pourraient se joindre au mouvement centrifuge. Bref, c’est un grand choix de chaos et de guerres civiles, avec de possibles implications des voisins, qui s’offre, grâce à Sarkozy et à l’OTAN, aux Libyens.

De la Libye à la Syrie, et du CNT au CNS

Etonnante et rapide – et prévisible – vengeance posthume de Muammar Kadhafi : la Libye risque bien de ne pas lui survivre longtemps et ceux-là même qui l’avaient renversé, avec l’aide de l’OTAN, se retrouvent confrontés à une nouvelle dissidence de Benghazi et cette fois il n’est pas certain que le gouvernement français – ce qui ne veut plus dire forcément le gouvernement Sarkozy – ressorte ses Mirages pour les beaux yeux du CNT – vu les enjeux pétroliers on verrait bien les gouvernants français, quels qu’ils soient, prendre plutôt la défense de la nouvelle « république islamique de Cyrénaïque », à moins qu’ils ne soient devancés par les très pragmatiques et cyniques dirigeants américains et britanniques. Ces événements sont aussi, bien sûr, un sacré démenti aux prétentions humanistes et géostratégiques de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé qui, pour se refaire une virginité après leurs cafouillages égyptien et tunisien, et gagner quelques points dans les sondages français, avaient pris la tête de la croisade otanesque contre le colonel Kadhafi : apprenti-sorciers, et incultes géopolitiques qui auraient dû bûcher un peu leurs fiches ou la page Wikipedia sur la Libye. Mais il est vrai que chez ces gens-là, on ne compte pas en mois, encore moins en années, mais en semaines médiatiques.

On est presque certain en revanche qu’une éventuelle reprise de la guerre civile en Libye n’arrachera aucune remise en question à BHL, toujours très « stoïque » en ce qui concerne le sang arabe versé.

Le seul aspect positif de cet immense gâchis, c’est qu’il constitue, et c’est d’ailleurs le fonds de l’article de L’Express, un formidable contre-exemple pour tous ceux qui rêvent – ou ont rêvé tout haut – d’une stratégie de déstabilisation et d’ingérence en Syrie. A dire vrai, les Occidentaux, s’ils n’avaient la mémoire aussi courte – et sélective – avaient déjà le précédent de l’Irak pour se faire une idée des conséquences d’une aide active et directe aux bandes armées ASL et salafistes et aux fantoches du CNS. Le CNS qui, au fait, a été reconnu parmi les premiers comme « représentant légitime du peuple syrien » par le CNT. Qui lui a dépêché, au fait, quelques centaines de volontaires islamistes pour étoffer les rangs de l’ASL. Du train où vont les choses, c’est le CNS qui va devoir envoyer l’ASL au secours du CNT !

Publié le 14 mars 2012 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Louis Denghien

 


4-2 Mediapart : Quand Kadhafi finançait la campagne de Sarkozy via la Suisse.

Selon le site Mediapart, le dictateur libyen aurait financé la campagne du président français à hauteur de 50 millions. L'argent aurait transité par un compte au Panama et une banque suisse. Nicolas Sarkozy réagira-t-il à ces soupçons ce soir sur TF1?
http://www.lematin.ch/suisse/Quand-Kadhafi-financait-la-campagne-de-Sarkozy-via-la-Suisse/story/10549347

Dans cette affaire, le marchand d’armes Ziad Takieddine se transforme également en passeur de fonds, puisque c'est grâce à lui que 50 millions d'euros du régime Kadhafi auraient servi, en 2007, au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Comme le révèle Mediapart, l'homme d'affaires franco-libanais ne s'est pas contenté d'organiser, en 2005 puis en 2007, les visites du président français. En relation avec Saïf al-Islam et Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales, il aurait joué un rôle clé dans le transit de l'argent vers un compte à Panama mais aussi dans une banque suisse.

Mediapart appuie ses dires sur une note de synthèse versée par la police au dossier d'instruction, le 18 octobre 2011. Elle stipule: «MODALITES FIN CAMPAGNE NS REGLEES LORS DE LA VISITE LIBYE NS + BH 06.10.2005 PLUSIEURS ENTRETIENS PREALABLES ENTRE ZT ET SAIF AL ISLAM.». «NS», «BH» ET «ZT» se rapportant à Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux (actuel vice-président de l’UMP et ancien ministre français de l’Intérieur) , le tableau s'éclaircit. Si l'on ignore encore quelle banque helvétique est concernée, le document précise que la société panaméenne impliquée appartient à «BH», soit Brice Hortefeux.

Confessions
Quant à la précieuse note, sa paternité revient à un témoin du dossier, Jean-Charles Brisard, ancien membre de l’équipe de campagne d’Edouard Balladur et actuel dirigeant d’une société de renseignements privée. Le contenu reprend les confessions de Didier Grosskopf, «DG», l’ancien médecin personnel de Ziad Takieddine, qui l’a accompagné à plusieurs reprises en Libye, pour y soigner des membres de la famille Kadhafi.

Cette version rejoint les dires de Mouammar Kadhafi qui, deux jours avant l'intervention militaire de la «coalition» en Libye, s'était lâché sur Euronews: «Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale, avait-il dit. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler».

Le principal intéressé, présidentiable, devrait réagir à cette information ce soir sur TF1 dans l'émission politique Parole de candidat. (Newsnet)

Info Syrie
http://www.infosyrie.fr/...


2Russie

IRIB :Moscou et Pékin : Les tactiques de l’Otan constituent une violation des résolutions onusiennes. 

La Russie, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Inde considèrent que les tactiques employées par l’Otan en Libye constituent une violation des résolutions onusiennes. A un moment où la France et la Grande Bretagne et l’Allemagne estiment que leur action était légale, Amnesty International, qui est en train de mener une enquête sur le massacre des dizaines de civils, sous les bombardements aériens de la Libye, a souligné que des familles de victimes devront être indemnisées. Amnesty International dit disposer des documents sur le massacre de 55 civils, dont 16 enfants et 4 femmes, tués, au cours des raids aériens menés contre Tripoli, Zelitane, Syrte, et Brega. Les raids aériens qui ont joué un rôle clé dans le renversement de Mouammar Kadhafi, ont suscité des divergences de vue profondes au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU.

19/03/2012

 IRIB

 La Russie soutient l'enquête sur les crimes de l'Otan.  

La Russie a soutenu lundi l'appel d'Amnesty International à l'Otan à enquêter sur la mort de civils tués par erreur dans ses frappes aériennes en Libye. "Nous confirmons la nécessité d'enquêter sur tous les crimes commis au cours du conflit libyen, par toutes les parties, y compris sur tous les cas de la mort de civils dans les frappes de l'OTan", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "C'est surtout important compte tenu du fait que l'opération de l'Otan a été effectuée avec des violations sérieuses du mandat du Conseil de sécurité de l'ONU", selon la même source. Amnesty International a appelé lundi l'Otan à enquêter sur la mort de "dizaines de civils" tués par erreur dans ses frappes aériennes l'année dernière en Libye et à dédommager les proches des victimes.

IRIB



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


11/02/2012

n°45 - Dossier de Libye - 10-02 -: 1a - : Saadi Kadhafi promet de retourner en Libye



n°45 - Dossier de Libye - 10-02 -: 1a - : Saadi Kadhafi promet de retourner en Libye



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres source



Dossier deLibye

                                                                               n°45                                             10-02        

                                                                       C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Saadi Kadhafi promet de retourner en Libye.

1 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo Julien Teil parle de la guerre humanitaire en Libye

1-2 vidéo : Les 3 victimes du mensonge de la guerre humanitaire en Libye

-3 Vidéo : Jean Bricmont : Les 3 victimes du mensonge de la guerre humanitaire en Libye

2 Les brèves.

2-1 Ces morts que l'Otan ne veut pas voir.

3 Dossier

3-1 Abdel Bari Atwan : La Libye bientôt sous la botte américaine.

3-2 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

3-3 Manlio Dinucci : Guerre contre la Libye dans les mots de la Défense italienne.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Mouammar Kadhafi piège Amnesty International en beauté.

4-2 Simon de Beer :Ce que j’ai vu à Tripoli ? Le calme avant la tempête.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 De la guerre en Libye … à sa fidélité à Israël.

5-2 Louis Denghien :Sarkozy : menaces & débâcles

6 Annexe

LIBYE : ce qu'on cache aux Français

 



Tiré à part

Saadi Kadhafi promet de retourner en Libye.

Saadi Kadhafi, l'un des fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a promis de retourner en Libye où, selon lui, une grande majorité de la population n'est pas satisfaite de la situation actuelle, dans une interview diffusée vendredi par la chaîne Al-Arabya.
"Je retournerai en Libye à n'importe quel moment", a déclaré Saadi Kadhafi interrogé par téléphone depuis le Niger où il s'est réfugié après la chute de Tripoli qui a mis fin aux 42 ans de dictature de son père. "70% des Libyens ne sont pas satisfaits de la situation actuelle", a-t-il affirmé, ajoutant que "le peuple libyen est gouverné pas de gangs".
Selon lui, "il y a une rébellion qui s'étend jour après jour, et il y aura une rébellion dans tout le pays". Interrogé sur le Conseil National de Transition (CNT), qui a pris les rênes du pays après la chute du régime, Saadi Kadhafi a estimé qu'"il arrivera un jour où le peuple Libyen sera capable d'exterminer ces gangs". A mon retour en Libye, "je m'efforcerai à assurer qu'il n'y ait pas d'opérations de représailles ou de vengeance", a-t-il promis.
Saadi Kadhafi, 38 ans, s'est réfugié au Niger en août dernier. Ce pays, qui lui a accordé l'asile, refuse de l'extrader malgré les demandes répétées des nouvelles autorités libyennes. Celles-ci l'accusent de "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football", selon Interpol qui avait émis une "notice rouge" pour demander à ses 188 pays membres son arrestation.
Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 11 novembre que son pays avait accordé l'asile pour des "raisons humanitaires" à Saadi Kadhafi. (afp)

11/02/12

© afp

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1393171/2012/02/11/Saadi-Kadhafi-promet-de-retourner-en-Libye.dhtml



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo Julien Teil parle de la guerre humanitaire en Libye

http://www.youtube.com/watch?v=stYZzj-M-bc&feature=player_embedded


1-2 vidéo : Les 3 victimes du mensonge de la guerre humanitaire en Libye

http://www.youtube.com/watch?v=vz5joq46Rig&feature=related


1-3 vidéo : Jean Bricmont : Les 3 victimes du mensonge de la guerre humanitaire en Libye

http://www.youtube.com/watch?v=vz5joq46Rig



2 Les brèves.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Ces morts que l'Otan ne veut pas voir.

Extraits de l'article du NouvelObs

Le "New York Times" affirme que les frappes de l'Otan ont tué des civils pendant la guerre en Libye. L'Alliance atlantique l'admet du bout des lèvres mais refuse d'enquêter. [...]

Face à la propagande de Mouammar Kadhafi, qui l'accusait grossièrement d'avoir tué des centaines de civils, alors qu'elle intervenait justement pour les protéger, l'Otan a fait valoir que sa guerre était "une guerre propre". Jusqu'à ce qu'une enquête du "New York Times", publiée le 17 décembre, la force à admettre, du bout des lèvres, que "les informations rassemblées semblent indiquer que des civils innocents ont été tués ou blessés".

Après des semaines d'investigation, le quotidien américain dénombre "au moins 40 et peut-être plus de 70 civils tués par l'Otan, dont au moins 29 femmes et enfants". Des victimes qui, la plupart du temps, ont perdu la vie dans leur maison, pendant leur sommeil, comme le raconte un père de famille, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants, dans le reportage vidéo (en anglais) qui accompagne l'article.[...]

Le bilan de ces "erreurs" pourrait être bien plus élevé, estime le "New York Times", ses journalistes n'ayant pu se rendre sur tous les sites bombardés.[...]

En dépit de ces bavures documentées, l'Alliance atlantique n'entend pas pour autant battre sa coulpe : elle renvoie la responsabilité d'ouvrir une enquête aux nouvelles autorités libyennes, qui doivent leur survie en grande partie aux frappes de l'Otan…

Une investigation sur les erreurs d'aujourd'hui aurait pourtant permis d'éviter de les reproduire demain. "L'Otan se comporte en Libye comme elle a agi au début en Afghanistan", déplore le "New York Times".  

Antoine (Montpellier)

21 Décembre 2011 

http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-montpellier/211211/lybie-lotan-tue-des-civils



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Abdel Bari Atwan : La Libye bientôt sous la botte américaine.

L’administration américaine n’a pas nié les informations dans la presse selon lesquelles 12 000 soldats américains ont été dépêchés à Malte, en prélude à un débarquement en Libye pour tenter d’y stopper la détérioration de la situation et d’en reprendre le contrôle.  

Les affrontements qui ont régulièrement lieu en Libye entre différentes milices surarmées - hors de tout contrôle et accusées à présent de recourir à la torture contre leurs opposants - représenteront un prétexte en or pour une occupation de la Libye par l’armée des Etats-Unis - Photo : plus216.com

Les chaînes arabes de télévision ont fortement réduit l’information sur la situation en Libye, après la mission de l’OTAN qui a servi à renverser l’ancien régime, en traînant le corps de son chef dans les rues et en faisant s’écrouler ses deux derniers bastions à Syrte et Bani Walid sur les têtes de leurs habitants.

Les informations en provenance de Libye, selon de nombreux rapports publiés dans les journaux occidentaux, disent que la résistance au Conseil National de Transition [CNT] va croissante au sein du peuple libyen, et que les pouvoirs du président du CNT, Mustafa Abd-al-Jalil, se sont rapidement érodés au profit des milices armées et de leurs commandants qui occupent le terrain.

Les milices armées sont la principale source d’inquiétude pour les gens de la capitale de Tripoli en particulier, et de tout le territoire libyen en général. Aujourd’hui, les gens craignent pour leur vie et les vies de leurs enfants à cause de ce phénomène. La plupart des villes libyennes ont été transformées en une jungle pour les armes, tandis que les milices armées rivales se partagent les quartiers des villes. Il y a quatre principales milices, notamment celle d’al-Zintan, celle du Conseil militaire de Tripoli dirigée par Abd al-Hakim Bilhaj, celle de Misratah, et enfin l’armée nationale libyenne dirigée par l’ex-agent de la CIA, Khalifah Haftar.

Usamah al-Juwayni, le ministre de la Défense dans le gouvernement du Premier ministre Abd-al-Rahim al-Kib, a promis et annoncé plus d’une fois les dates du retrait et de la dissolution des milices et leur intégration dans l’armée. Mais ces promesses n’ont pas été suivies d’effet et aucune des dates n’a été respectée, tandis que le chaos continue de régner.

Les nations occidentales ne sont pas inquiètes, alors qu’elles devraient vraiment se faire du souci quant à cette situation. Tant que le pétrole libyen continuera de couler dans leurs ports, elles se féliciteront d’avoir renversé l’ancien régime. Le chaos en Libye ne les concerne pas, sauf si une résistance armée émerge et menace l’industrie libyenne du pétrole et frappe les pipelines amenant le pétrole dans les ports pour l’exportation.

Selon les statistiques occidentales, la production de pétrole en Libye se rapproche des niveaux atteints avant l’intervention militaire de l’OTAN, soit 1,5 million de barils par jour. C’est une bonne évolution pour les pays consommateurs comme la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, et d’autres, parce que le pétrole libyen est léger et adapté aux raffineries européennes qui ont été conçues pour raffiner du pétrole brut libyen qui contient un gaz léger servant dans les carburants pour avions.

Le peuple libyen s’est soulevé contre l’ancien régime et la majorité des Libyens ont appuyé l’intervention de l’OTAN pour le renverser, dans l’espoir qu’ils bénéficieraient de la sécurité et de la stabilité et du montant estimé à 60 milliards par an dse recettes pétrolières. Toutefois, l’insécurité et la multiplication des conflits entre milices peuvent les conduire au désespoir et à un sentiment de frustration.

Selon certains rapports occidentaux, la Libye est actuellement l’objet d’un autre type de colonialisme car les forces de l’OTAN sont encore indirectement déployées sur le terrain, et il semblerait que la plupart des puits de pétrole et des ports d’exportation libyens sont sous la protection et le contrôle de ces forces occidentales.

Nous attendons l’arrivée d’observateurs arabes et étrangers en Libye pour présenter une image réelle de ce qui se passe sur le terrain, face au black-out médiatique, et qu’ils répondent aux nombreuses questions sur les raisons réelles des affrontements à Ghiryan la semaine dernière et encore plus tôt à Tripoli. Et que se passe-t-il dans les villes de la partie orientale de la Libye et dans Al-Jabal Al-Akhdar et Misratah. Et surtout, quel est le sort des milliers de Libyens, notamment les ressortissants africains, qui sont dans les prisons des milices sous l’accusation d’avoir soutenu l’ancien régime et lutté sous son drapeau vert ?

Le renversement du régime dictatorial était une bonne étape, mais cela peut se transformer en une catastrophe si l’alternative est le chaos, l’absence de sécurité, les combats entre milices et, masquée ou non, une occupation occidentale.

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Abdel Bari Atwan

lundi 30 janvier 2012 - 02h:07

20 janvier 2012 –

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.abdelbariatwan.com/USBoo...
Traduction : Info-Palestine.net


3-2 Joseph Kishore : La ‘Meurtre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée.

Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste. Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

(Article original publié le 29 décembre 2011) 

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.s...


3-3 Manlio Dinucci : Guerre contre la Libye dans les mots de la Défense italienne.

La contribution des Forces armées italiennes aux « opérations en Libye » -d’abord Odissey Dawn, puis Unified Protector sous la conduite de l’OTAN-  a été « de très grande importance » : c’est ce que déclare le Ministre de la défense italien. Il spécifie que sept bases aériennes -Trapani, Gioia del Colle, Sigonella, Decimomannu, Aviano, Amendola et Pantelleria- ont été mises à la disposition aussi bien des avions italiens que de ceux des alliés. Les avions italiens ont accompli 1.182 missions, avec des fonctions de reconnaissance, « défense aérienne » et ravitaillement, effectués par des Tornado, F-16 Falcon, Eurofighter 2000, Amx, vélivoles à pilotage éloigné Predator B, G-222 et ravitailleurs KC-767 et KC130J.  La Marine militaire a participé aux missions aériennes avec des vélivoles AV-8B.

  La Marine a effectué des opérations navales d’embargo, de patrouille et de ravitaillement, ainsi que des missions de surveillance à proximité des eaux tunisiennes, en application de l’entente entre Italie et Tunisie sur l’ « urgence immigration ». Ont participé aux opérations : le porte-avion Garibaldi, le contre-torpilleur Andrea Doria, le pétrolier-ravitailleur Etna, les bâtiments de débarquement San Giusto, San Giorgio et San Marco ; les frégates Euro, Bersagliere et Libeccio ; les corvettes Minerva, Urania, Chimera, Driade et Fenice ; les patrouilleurs Comandante Borsini, Comandante Foscari et Comandante Borsini ; les patrouilleurs Spica, Vega, Orione et Sirio ; les submersibles Todaro et Gazzana, ainsi qu’un vélivole Atlantic pour des missions de patrouille.

  La Défense a aussi contribué à la « coopération humanitaire », en coordination étroite avec le Ministère des Affaires étrangères, en mettant à disposition des avions cargos C-130J qui ont effectué le transport de matériel médical et l’évacuation de « personnel blessé », amené en Italie pour être soigné.

  Dans le vocabulaire du Ministère de la défense, le mot « guerre » n’existe pas. Celle-ci se trouve camouflée sous la définition aseptique d’ « opérations en Libye ». Le mot « bombardement » non plus n’existe pas, camouflé en « mission de défense aérienne », bien que les avions italiens aient largué sur la Libye un millier de bombes et missiles, et que l’aviation OTAN ait effectué plus de 10mille missions d’attaque, larguant 40-50 mille bombes et missiles, grâce surtout au soutien technique et logistique italien. Et les avions cargo C-130J ont décollé de Pise, où est en train d’être réalisé le Hub aérien national des forces armées : seulement pour « coopération humanitaire », pour transporter du matériel médical et le « personnel blessé », non pas pour transporter de la base limitrophe de Camp Darby les bombes que les Usa, comme l’a déclaré directement le Pentagone, ont fournies aux alliés.  Et le Ministère de la défense ne fait pas non plus savoir combien il y a eu en Libye de victimes civiles des bombardements humanitaires italiens et OTAN, ignorées par la « coopération humanitaire ».

21 janvier de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120121/manip2pg/08/manip2pz/316802/



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Mouammar Kadhafi piège Amnesty International en beauté.

Même mort, l’homme fait peur. Amnesty International vient de l’apprendre à ses dépends. 

Mouammar Kadhafi piège donc à titre posthume, Amnesty International, l’un de ses bourreaux avec ses mensonges.

De quoi s’agit-il ?

Il faut avouer que cette organisation qui passe son temps à déblatérer, sans apporter la moindre preuve de ses dires, a trouvé bon de mettre en ligne, un sondage.

Comme l’image à la UNE le montre, il fallait librement choisir quel était l’homme qui, par son humanité et sa défense des droits humains, avait marqué le monde. Surprise pour les gourous de l’humanitaire abscons et plutôt venimeux et vénéneux, Mouammar Kadhafi arrivait largement en tête suivi de Michaël Jackson. Comme le disait quelqu’un, la vérité finit toujours par triompher. Tiens, hier, toute honte bue, alors que personne n’a rien à lui reprocher -sinon le mensonge sur le recrutement des mercenaires- la Cour pénale internationale (CPI) a demandé la tête de Seif Al-Islam. Le CNT a déclaré qu’il lui faut…3 semaines, vu la situation qui prévaut en Libye…Passons.

Et là, surprise, avec son honnêteté intellectuelle au ras des pâquerettes, Amnesty international piégé, a été obligé d’arrêter le sondage. Normal, il aurait été plus “saint” de voir les criminels qu’il défend, notamment les nazillons qui ont détruit la Libye, en tête de gondole. Croire que les gens sont des cons, des gobe-mouches, c’est être plutôt con soi-même. Un internaute révèle cette supercherie  dans la 1er vidéo en dessous.

Mais au juste, c’est quoi  la défense des droits humains ? Beaucoup répondront comme des moutons, la démocratie. Que nenni.  Hélas, les Libyens étaient mieux lotis que les Français. Sacrilège ? Les Libyens avaient droit, sous Kadhafi: aide au logement de 60 000 $ pour des jeunes couples; gratuité de l’eau, de l’électricité. Le “RSA” libyen, ex RMI, était pour les chômeurs de 730 euros par mois pour une personne seule. Plus qu’en France.  Tiens, ce n’est ni en France ni aux USA qu’un Gouvernement est aussi généreux. Mais passons, les Libyens aiment la démOncratie ? Qu’ils y aillent. Est-on capable de parler alors qu’on a le ventre et les poches vides ? Les zozos qui ont cautionné ce massacre contre leur propre peuple payeront un jour.

Mon  confrère et ami Julien Teil vient justement de faire un reportage de haute voltige sur…

Sur video : Amnesty international.  Suivez, c’est un must.

12-01

http://allainjules.com/2012/01/11/libye-mouammar-kadhafi-piege-amnesty-international-en-beaute/


4-2 Simon de Beer :Ce que j’ai vu à Tripoli ? Le calme avant la tempête.

J'ai écrit ce texte de retour de Libye, en août dernier. La « chute » de Tripoli m'avait dissuadé de le publier, estimant que personne ne prendrait mon témoignage au sérieux. Aujourd'hui que la Libye est plongée dans le chaos, qu'islamistes et milices y font – comme c'était prévisible – la loi tandis que grands patrons et industriels occidentaux négocient de juteux contrats (1) ; aujourd'hui que la Syrie est à son tour menacée d'une guerre basée sur des mensonges et dont les conséquences seraient encore une fois pires que le mal que l'on prétend combattre (2), j'ai pensé qu'il était utile de le publier pour montrer à quel point les grands médias peuvent déformer la réalité d'un conflit et tromper ainsi l'opinion.

En Libye, je pensais me retrouver au centre de violents combats. Les jours précédant notre départ, les médias occidentaux n'avaient cessé de dire que les rebelles gagnaient du terrain vers Tripoli, notre destination. Le 28 juin, Le Figaro révélait que la France avait parachuté des armes aux insurgés, ce qui leur avait permis de progresser au sud de la capitale. Selon Paris, l'OTAN espérait ainsi réveiller les mouvements d'opposition qui s'y trouvaient et « provoquer un soulèvement de Tripoli contre le clan du dictateur. » Le 3 juillet – date de notre départ – TF1 rapportait que « La rébellion libyenne [...] se prépar[ait] à une offensive majeure dans les 48 heures ». Selon la chaîne française, « les insurgés cherch[aient] notamment à reprendre Bir Al-Ghanam [...] afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne. »

Lorsque nous avons passé la frontière à Ras Jedir, j'ai été surpris par l'absence de soldats et d'infrastructures militaires. Il y avait certes des check-points sur la route, gardés par quelques kadhafistes armés, mais pas de chars, de canons ou d'armement lourd. Tout était calme. Cela contrastait avec ce que j'avais pu voir deux ans plus tôt au Kosovo. Dans cette province de la Serbie, où l'OTAN mène depuis douze ans une « opération de soutien de la paix » pour instaurer la « stabilité (3) », l'entièreté du territoire est quadrillée par des patrouilles internationales sans lesquelles la situation exploserait immédiatement. Visiblement, dans les parties de la Libye que nous avons traversées le premier jour, l'opposition à Kadhafi était marginale. Il n'y avait pas besoin de répression pour la contenir.

Même impression à Tripoli, où la vie semblait suivre son cours habituel. Je me suis baladé, seul ou avec d'autres journalistes, dans plusieurs quartiers. Partout, les magasins étaient ouverts et approvisionnés, les terrasses des cafés étaient remplies, des enfants jouaient dans la rue. Des drapeaux verts flottaient en signe de soutien au gouvernement, des slogans anti-OTAN résonnaient de place en place. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans plusieurs journaux, les plages étaient fréquentées. Seuls les chantiers de construction – dirigés par des compagnies étrangères ayant quitté le pays – étaient désertés.

Sur son site, Le Monde a écrit le 9 juillet que des «  restrictions importantes, notamment d'essence, contraignaient les habitants à l'inactivité ». Effectivement, j'ai pu constater de longues files d'attente devant les stations-services. Cependant, pour être complet, Le Monde aurait dû préciser que les rebelles avaient pris possession d'un grand nombre de puits de pétrole et que, la majorité des raffineries libyennes se trouvant en Italie, il était désormais impossible à l'État libyen de se procurer de l'essence en suffisance. Il ne s'agissait donc pas de restrictions, comme le prétendait Le Monde, mais de pénuries voulues et organisées par l'OTAN et ses alliés. Plus tard, le détournement d'un pétrolier libyen amarré dans les eaux européennes confirmera la volonté des rebelles d'étouffer économiquement le régime libyen (4). Par ailleurs, le journal a caché à ses lecteurs une série d'informations importantes concernant les prétendues restrictions. Notamment que, en Libye, un plein coûtait environ un euro, prix qui n'avait pas augmenté depuis le début de la guerre malgré la forte demande ; que les Libyens, plutôt aisés, avaient tous deux ou trois voitures (voire plus), ce qui démultipliait leurs besoins en essence ; ou encore que les habitants de Tripoli, lorsqu'on leur demandait quelle était la cause des pénuries, répondaient tous les rebelles et l'OTAN, jamais Kadhafi.

La vie à Tripoli semblait donc normale dans son ensemble, sans tensions. Toutefois, à plusieurs reprises, j'ai entendu des rafales de coups de feu. Un soir, de la fenêtre de ma chambre, j'ai aperçu la lumière d'un fusil qui déchargeait à quelques dizaines de mètre de l'hôtel. Croyant être enfin le témoin des violences dont me parlaient quotidiennement les grands médias, j'ai demandé à différentes personnes s'il s'agissait de combats. Les réponses ont été unanimes : c'était – m'assurait-on – des coups tirés en l'air en signe de joie et de soutien au régime en place, coutume courante en Libye. Dans un premier temps, j'étais sceptique, pensant qu'on essayait de me manipuler. Par la suite, j'ai remarqué que les Libyens n'accordaient aucune importance au bruit des tirs. Les enfants, en particulier, n'arrêtaient pas leurs jeux, tandis que le moindre bruit d'avion les faisaient lever la tête au ciel d'un air inquiet. Aussi l'idée qu'il s'agissait de tirs en l'air m'a-t-elle semblé plausible, même si cela n'excluait pas qu'il y ait aussi des combats. Cependant, en huit jours sur place, je dois admettre que je n'en ai jamais vu. J'ai en revanche eu l'occasion d'observer plusieurs scènes de liesse où, effectivement, des salves étaient tirées. Il faut dire que le gouvernement libyen avait distribué dès le début de la guerre des milliers de kalachnikov à la population au cas où l'OTAN se serait engagée dans une intervention au sol (les estimations montent jusqu'à deux millions). Les armes ne manquaient donc pas à Tripoli, ce qui prouve le soutien qu'avait Kadhafi parmi la population.

Un jour que je me trouvais à une manifestation pro-Kadhafi, j'ai entendu un journaliste du Nouvel Observateur demander à son voisin si les coups de feu qu'on percevait la nuit provenaient d'échanges de tirs entre rebelles et militaires. Son interlocuteur, habitant de Tripoli, lui a répondu avec beaucoup de tact qu'il pensait que c'était des coups de feu en l'air. Le journaliste, visiblement insatisfait de cette réponse, a insisté. Rien à faire : le tripolitain maintenait qu'il s'agissait de tirs de joie, enjoignant le journaliste à aller vérifier par lui-même s'il le désirait. C'était le jeudi 7 juillet. Deux jours plus tard, on lisait dans Le Nouvel Observateur qu'il y avait « de plus en plus de tirs à Tripoli  », que ces tirs provenaient « d'échanges entre rebelles et militaires » et qu'on ne pouvait les confondre «  avec des tirs de joie », ce qui est «  monnaie courante » en Libye.

« Les journalistes occidentaux », m'a un jour dit un Libyen, «  ce ne sont pas des journalistes. Ils disent le contraire de la vérité. S'il vous plaît, quand vous serez de retour chez vous, tenez-vous en aux faits.  »
Notes :
(1) Les articles qui décrivent l'actuelle situation ne manquent pas, y compris dans presse qui a soutenu la guerre. Voir par exemple dans
Le Monde, « Washington s'inquiète de la campagne de recrutement d'Al-Qaida en Libye », 31/12/2011 ou « En Libye, le chef du CNT craint une "guerre civile" », 4/1/2011. Cette situation était évidemment prévisible et constitue l'une des raisons pour lesquelles une opposition à la guerre était justifiée.
(2) Voir
Bahar Kimyongür, Syriana. La conquête continue, Investig'Action/Couleur Livres, décembre 2011.
(3) Voir sur le site de l'Alliance « 
Le rôle de l'OTAN au Kosovo ».
(4)
L'Express, 4/8/2011.

Simon de Beer

2 janvier 2012

http://www.michelcollon.info/Ce-que-j-ai-vu-a-Tripoli-Le-calme.html



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 De la guerre en Libye … à sa fidélité à Israël.

Bernard-Henri Lévy tient la plume à Benjamin Netahyahou

Invité le 2 décembre 2011 à l’émission d’Eric Zemmour et Eric Naulleau sur Paris Première, Bernard-Henri Lévy tente de justifier, face aux journalistes qui l’interrogent, sur son rôle peu louable dans la guerre en Libye et sa rédaction de communiqués officiels avec le premier ministre Benjamin Netahyahou à Tel Aviv, comme cela s’est passé au terme de la visite en Israël du ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Dans la première vidéo, Bernard-Henri Lévy (BHL) est interpellé sur son rôle dans la guerre en Libye [à partir de 03 : 60], et sur l’imposture par laquelle commence son livre sur les prétendus bombardements sur Tripoli devant incriminer Kadhafi … démentis par l’ambassadeur de France qui s’y trouvait.

Dans la deuxième vidéo, BHL considère comme tout à fait normal [à partir de 03 : 09] d’avoir rédigé un communiqué de presse avec le premier ministre Benjamin Netahyahou !

On savait que BHL avait déclaré lors de la première Convention nationale organisée par le Conseil représentatif des organisations juives de France (CRIF), au sujet de son engagement en Libye : « C’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique. (…) J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël. Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif ». [1]

On savait depuis longtemps que BHL est un agent d’influence qui défend les intérêts d’Israël, avant ceux de son pays, la France. Mais il restait encore à découvrir que BHL tenait la plume au Premier ministre israélien !

Après avoir jeté la Libye et son peuple dans l’horreur et l’insécurité de « sa guerre » personnelle - la torture s’y étant depuis généralisée - et être apparu de manière trop voyante, comme étant au service des intérêts idéologiques d’Israël, BHL est devenu très discret sur la Syrie...il a perdu toute crédibilité.

Silvia Cattori

Sur le système par lequel BHL concentre entre ses mains de nombreux pouvoirs médiatiques, voir :
« 
Le système Bernard-Henri Lévy décortiqué par Jade Lindgaard - Le faux philosophe à la pensée nulle qui met le monde à feu et à sang », 28 octobre 2011. 

[1] Voir : « “C’est en tant que juif” que BHL engage la France dans “ses guerres” », par Silvia Cattori, 14 décembre 2011.

http://www.silviacattori.net/article2735.html



5-2 Louis Denghien :Sarkozy : menaces & débâcles

"La France ne se taira pas devant le scandale syrien" : c'est Nicolas Sarkozy qui l'a dit vendredi matin 20 janvier, à l'occasion de ce qui pourrait bien être ses ultimes voeux au corps diplomatique. Ces dix derniers mois, en tout cas, il est certain que la France, par sa bouche et plus encore celle de son ministre des Affaires étrangères, n'est pas restée silencieuse sur le cas syrien. Et, hélas, la France - par la faute de ces deux [...]

« La France ne se taira pas devant le scandale syrien » : c’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit vendredi matin 20 janvier, à l’occasion de ce qui pourrait bien être ses ultimes voeux au corps diplomatique. Ces dix derniers mois, en tout cas, il est certain que la France, par sa bouche et plus encore celle de son ministre des Affaires étrangères, n’est pas restée silencieuse sur le cas syrien. Et, hélas, la France – par la faute de ces deux hommes – a proféré beaucoup de contre-vérités, de mensonges, sans oublier les menaces et rodomontades. C’est bien simple, Sarkozy/Juppé regnante, notre pays a parlé d’une même voix avec les Etats-Unis.

La veille, Alain Juppé avait une nouvelle fois envoyé un coup de patte à la mission d’observation de la Ligue arabe, qui se déroule selon lui « dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes« . Pas satisfaisantes pour lui, ça ne fait guère de doute : nombre des quelque 165 observateurs arabes ont fait état de violences de partisans de l’opposition, d’autres ont dit que la situation dans telle ou telle ville était calme ou allait en s’arrangeant.

Le coût politique et humain d’un tropisme pro-américain

Cette guérilla de communiqués et de déclarations fielleuses est, il est vrai, la seule intervention qui reste permise au tandem Sarkozy/Juppé : le jour même de la présentation des voeux présidentiels, quatre nouveaux militaires français tombaient en Afghanistan – 16 autres étant blessés dans le même attentat. Et la première réaction du « chef » de l’Etat était d’évoquer un possible « retrait anticipé » de nos troupes, la deuxième consistant à suspendre « toutes les opérations de formation et d’aide au combat » à l’armée afghane. Alors, dans ces conditions, une intervention militaire otanesque à participation française comme au « bon vieux temps » de la Libye… D’ailleurs, Alain Juppé vient même de se prononcer contre l’idée – il est vrai délirante – de ses amis qataris de déployer une force arabe en Syrie, c’est dire si la jactance n’empêche pas la prudence !

Revenons sur cette tragédie franco-afghane : 82 militaires français ont été tués – et 500 blessés – à ce jour en Afghanistan parce que Chirac, puis Sarkozy ont voulu mériter l’amitié de l’Oncle Sam, que celui-ci ait les traits de George Bush Jr ou ceux de Barack Obama. En Afghanistan, Sarkozy a imité en toute chose Obama (pourtant, il est notoire que les deux hommes se méprisent mutuellement), augmentant (juillet 2010) les effectifs français après qu’Obama eût décidé d’envoyer 30 000 G.I.’s supplémentaires, et annonçant le retrait de 1 100 soldats quand son homologue américain a annoncé le départ de 33 000 soldats d’ici septembre 2012.

Et ce suivisme s’est retrouvé sur l’Iran, la Libye (où l’élève français a dépassé et précédé le maître yankee)… et la Syrie. Au point que des hommes de la DGSE se retrouvent en Turquie pour « aider » les gangs de l’ASL. « Attention, président dangereux » écrivions nous (le 1er septembre 2011) à propos de Nicolas Sarkozy. Dangereux parce qu’il pense et réagit américain. Ou pro-américain, avec ce que ça suppose de surenchère. Des analystes ont pu écrire que si cet homme avait été président en 2003, la France se serait retrouvée embarquée dans le désastre irakien. Et d’autres disent que Sarkozy aurait bien aimé en découdre avec l’Iran. Et bien sûr avec la Syrie, dans le collimateur des Américains et de leurs suiveurs parce que c’est un allié de l’Iran, LA cible géopolitique à abattre – en attendant la Russie et la Chine – pour les stratèges néo-conservateurs sévissant des deux côtés de l’Atlantique. On n’en attendait pas moins de « Sarko l’Américain ». Mais quant au « gaulliste » Juppé…

Quoiqu’il en soit, ces menaces françaises interviennent sur fond de débâcle. Débâcle politique plus encore que militaire en Afghanistan qui ne devrait pas échapper longtemps à la reconquista des Talibans, en dépit des propos lénifiants des Juppé et autres Longuet. Débâcle électorale annoncée par les sondages et la plupart des analystes pour la présidentielle à venir – il y a fort à parier que Bachar al-Assad survivra politiquement à Nicolas Sarkozy. Mais combien de militaires français tomberont-ils encore avant la fin de cette calamiteux et déshonorant quinquennat ? Et combien de mensonges et de coup tordus contre la Syrie de la part de ce qui fut la diplomatie française ?

Louis Denghien,

le 20 janvier 2012



6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

LIBYE : ce qu'on cache aux Français

UNE REPRESSION DE MASSE AVEC LA MORT DE DETENUS DANS UN CONTEXTE DE TORTURE GENERALISEE 

Des prisonniers sont morts après avoir été soumis à des actes de torture en Libye ces dernières semaines et ces derniers mois, alors que la torture et les mauvais traitements sont infligés de manière généralisée aux combattants pro-Kadhafi et aux loyalistes présumés.

Les délégués d’Amnesty International se sont entretenus en Libye avec des prisonniers incarcérés à Tripoli et aux alentours, à Misratah et à Gheryan. Ils présentaient des marques visibles indiquant qu’ils avaient subi des actes de torture au cours des derniers jours et des dernières semaines, notamment des blessures ouvertes sur le crâne, les bras et les jambes, le dos et d’autres parties du corps.

Ces actes de torture sont infligés par des entités militaires et des services de sécurité officiellement reconnus, ainsi que par un grand nombre de milices armées opérant en dehors de tout cadre légal.

«Après toutes les promesses faites de placer les centres de détention sous contrôle, il est affligeant de constater qu’il n’y a pas d’amélioration concernant le recours à la torture, a déploré depuis la Libye Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

«Nous n’avons connaissance d’aucune véritable enquête menée sur les cas de torture, et ni les victimes ni les familles des prisonniers morts en détention n’ont eu de recours en vue d’obtenir justice ou des réparations pour ce qu’elles ont subi.

«Si de nombreux détenus nous ont raconté les tortures qu’ils ont subies, certains étaient trop effrayés pour se confier, craignant des sévices encore plus violents s’ils parlaient, et se sont contentés de nous montrer leurs blessures.»


Témoignages de Libyens et de ressortissants d'Afrique subsaharienne

Les prisonniers, des Libyens et des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient été suspendus dans des positions contorsionnées, battus des heures durant avec des fouets, des câbles, des tubes en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’ils avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et de pistolets semblables à des Taser.

Les types de blessures observées corroborent leurs témoignages. Les rapports médicaux qu’a pu consulter Amnesty International confirment également le recours à la torture contre plusieurs détenus, dont certains sont morts en détention.

La majorité des prisonniers pris pour cibles sont des Libyens qui seraient restés fidèles au colonel Mouammar Kadhafi au cours du récent conflit.  Quant aux étrangers, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ils continuent d’être placés en détention de façon aléatoire, notamment en raison de leur situation irrégulière, et sont parfois torturés.

Les détenus sont généralement torturés au moment de leur arrestation par des milices armées locales et plus tard lors des interrogatoires, y compris dans les centres de détention officiels. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat. Plusieurs d’entre eux ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient «avoué» des crimes qu’ils n’avaient pas commis, uniquement pour qu’on cesse de les torturer.

À Misratah, les détenus sont torturés dans un centre d’interrogatoires géré par la sécurité militaire nationale (Amn al Jaysh al Watani), ainsi qu’aux sièges des milices armées.

Le 23 janvier 2012, les délégués d’Amnesty International se sont entretenus avec des détenus à Misratah, torturés quelques heures auparavant. L’un d’entre eux, toujours incarcéré, a expliqué:

«Ce matin, ils m’ont emmené en haut pour m’interroger. Cinq hommes en civil se sont relayés pour me rouer de coups et me fouetter. […] Ils m’ont suspendu par les poignets en haut d’une porte pendant environ une heure, tout en continuant à me frapper. Ils m’ont aussi donné des coups de pied.»

Un autre prisonnier a raconté qu’il avait été frappé sur les blessures qui lui avaient été infligées le mois précédent par des miliciens. Voici son témoignage:

«Hier, ils m’ont frappé avec un câble électrique, alors que j’avais les mains menottées derrière le dos et les pieds attachés. Ils ont menacé de me renvoyer aux mains des miliciens qui m’avaient capturé, qui me tueraient.»

Morts en détention

Plusieurs détenus sont morts aux mains de milices armées à Tripoli et aux alentours, et à Misratah, dans des circonstances laissant à penser qu’ils ont été torturés.
 

Les proches d’un ancien policier, père de deux enfants, originaire de Tajura, à l’est de Tripoli, ont raconté à Amnesty International qu’il avait été arrêté par une milice armée locale en octobre 2011 et qu’ils n’avaient pas pu savoir où il se trouvait pendant près de trois semaines, jusqu’à ce qu’il puisse appeler sa femme.

Quelques jours plus tard, sa famille a été informée par un hôpital de Tripoli que son corps y avait été transféré.

Amnesty International a vu des photos de sa dépouille, qui présentait de graves contusions sur tout le corps et les bras et les jambes, ainsi que des blessures ouvertes sur la plante des pieds, semble-t-il causées par la falaqa (coups assénés sur la plante des pieds), une méthode de torture fréquente en Libye.

 

À la connaissance d’Amnesty International, la dernière personne morte en détention des suites de torture est Ezzeddine al Ghool, colonel de 43 ans et père de sept enfants, arrêté par une milice armée à Gheryan, à 100 kilomètres au sud de Tripoli, le 14 janvier 2012.
 

Son corps, couvert de bleus et de blessures, a été restitué à sa famille le lendemain. Les médecins ont confirmé qu’il avait succombé à ses blessures. Plusieurs autres hommes détenus à la même période auraient eux aussi été torturés. Huit d’entre eux avaient des blessures graves, qui ont nécessité leur hospitalisation.

Amnesty International a reçu des informations concernant des cas similaires sur lesquels elle mène des recherches.

L’absence d’enquêtes

Malgré les demandes formulées à maintes reprises par Amnesty International depuis mai 2011, les autorités libyennes de transition, tant au niveau local que national, n’ont pas mené d'enquêtes dignes de ce nom sur les cas de torture et les morts en détention survenues dans des circonstances suspectes.
 

Dans tout le pays, la police et la justice demeurent défaillantes. Tandis que dans certaines régions, il semble que les tribunaux traitent des affaires civiles, les affaires dites «sensibles» en lien avec des enjeux politiques et de sécurité ne sont pas prises en compte.

Un éventail d’organes pour la plupart non officiels, n’ayant pas de statut légal, notamment les «comités judiciaires», mènent des interrogatoires dans divers centres de détention, en dehors de tout contrôle du système judiciaire.

«Jusqu’à présent, force est de constater que les personnes exerçant le pouvoir se sont montrées totalement incapables de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements infligés aux détenus et amener les responsables présumés de ces agissements à rendre des comptes, a déclaré Donatella Rovera.

 

«Nous ne sous-estimons pas les défis que doivent relever les autorités libyennes de transition afin de rétablir le contrôle sur la multitude de milices armées opérant dans tout le pays, mais elles doivent agir de manière décisive pour mettre un terme à la torture. Afin d’édifier une nouvelle Libye fondée sur le respect des droits humains, cette question ne saurait être reléguée au dernier rang des priorités.»

Amnesty International invite de toute urgence les autorités libyennes à:

  ♦ ordonner la fermeture de tous les centres de détention non officiels et instaurer des mécanismes chargés de placer tous les centres sous le contrôle des autorités et de surveiller efficacement les procédures et les pratiques en matière de détention;


 ♦ veiller à ce que soient menées dans les meilleurs délais des enquêtes sur tous les cas recensés ou signalés de torture et de mauvais traitements, suspendre immédiatement les auteurs présumés de leurs fonctions en rapport avec la détention dans l’attente des conclusions de ces investigations, et lorsque les éléments de preuve recevables sont suffisants, traduire en justice les suspects dans le cadre de procès équitables, sans recourir à la peine de mort;

 ♦ garantir que tous les détenus puissent consulter un avocat;
veiller à ce que les prisonniers bénéficient régulièrement d’examens médicaux et à ce que des certificats médicaux décrivant leurs blessures, éventuellement causées par des actes de torture, soient délivrés aux détenus et aux autorités judiciaires.

Amnesty 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Ouvrir carte de Libye ?

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10/02/2012

n°44 - Journal de Libye - 07-01 au 09-92 :- a1 - :Reprise de la ville de Bani Walid !

 


n°44  - Journal de Libye - 07-01 au 09-92   :- a1 - :Reprise de la ville de Bani Walid !



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

    n°44                                       07-01 au09-92        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

 Des centaines de soldats US débarquent sur ​​les côtes de Libye. 

La Russie hostile à une réédition du scénario libyen.

Amnesty Intrnational : Libye : morts de détenus dans un contexte de torture généralisée.

2  Politique

3 Résistance - Sur le terrain

Reprise de la ville de Bani Walid !

Des Canons ... pas du beurre

www.gnet.tn : Le chef des insurgés de Tripoli menace de transformer la Libye en brasier.

4  Politique des Usa

Les grandes manœuvres

 Obama envoie ses soldats à Tripoli.

6 Les institutions

Otan

Antoine : Libye, l'OTAN a tué des civils.

7 Pays Arabes & voisins

Russie

french.irib.ir : Moscou veut la lumière sur les civils tués par l’Otan  

8 Les pays

1 Belgique

L'opération en Libye a coûté 32 millions d'euros.

 



Tiré à part 

 Des centaines de soldats US débarquent sur ​​les côtes de Libye.  

Selon Elbadil, les forces américaines concentrées à Malte, ont débarqué hier sur les plages des villes de Brega, Raes Lanouf et Sirte sous le prétexte de protéger les champs pétroliers et les ports d'exportation.

La résistance a annoncé qu'elle va brûler la Libye et tout soldat étranger qui posera ses pieds sur la terre libyenne.
Pour rappel le quotidien Elkods Elarabi et le site Elbadil ont déjà publié depuis quelques jours que le présiden américain Barack Obama a donné une directive pour transférer 12 000 soldats américains de Malte vers la Libye.
Les troupes occidentales espèrent sécuriser l'exportation du pétrole libyen vers les marchés européens à des prix très bas ne dépassant pas 20 dollars le baril, ceci est le premier résultat de l'accord conclut par le chef du gouvernement libyen El-Kib avec les pays de l'otan.
Il est noté que les États-Unis avait acheté de pétrole irakien entre 2003 et 2007 au prix d'un dollar le baril, sous le prétexte de restaurer les dépense de la «libération» de l'Irak, et il semble que les atlantistes suivent de la même méthode aujourd'hui en Libye.
http://www.algeria-isp.com/actualites/politique-libye/201201-A8241/libye-des-centaines-soldats-americains-debarquent-sur-les-cotes-libye-janvier-2012.html

 

La Russie hostile à une réédition du scénario libyen.

Le scénario libyen d'usage de la force ne peut être considéré comme précédent pour régler d'autres crises, a déclaré mercredi à Bruxelles le chef de l'Etat-major général des Forces armées russes, le général Nikolaï Makarov.
"Nous ne partageons pas l'opinion selon laquelle le scénario libyen de l'usage de la force peut être considéré comme précédent dans d'autres crises. Nous ne pouvons accepter sa réédition", a indiqué le général devant les journalistes à l'issue d'une réunion du Conseil Russie-Otan au niveau des chefs d'Etat-major.
Evoquant les conséquences du conflit libyen, M.Makarov a particulièrement insisté sur l'éparpillement incontrôlé d'armements à travers la région, notamment de missiles sol-air portables, à partir d'entrepôts de l'ancienne armée libyenne.
La communauté internationale craint ces missiles légers et faciles à manier, et est inquiète de leur dissémination et de leur utilisation éventuelle par des groupes terroristes, en particulier Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), contre des avions civils.
Lancée à la mi-février 2011, la contestation du régime de Mouammar Kadhafi a dégénéré en confrontation armée .

D'après les médias internationaux, les frappes de l'Otan effectuées de mars au 31 octobre 2011, ont coûté la vie à de 40.000 à 70.000 civils libyens. Kadhafi, qui a gouverné la Libye pendant 42 ans, a été assassiné 20 octobre 2011.

19/01/2012

http://www.algeria-isp.com/actualit…

Publié le 23/01/2012 à 21:4

Amnesty Intrnational : Libye : morts de détenus dans un contexte de torture généralisée.

Les délégués d’Amnesty International se sont entretenus en Libye avec des prisonniers incarcérés à Tripoli et aux alentours, à Misratah et à Gheryan.

Ils présentaient des marques visibles indiquant qu’ils avaient subi des actes de torture au cours des derniers jours et des dernières semaines, notamment des blessures ouvertes sur le crâne, les bras et les jambes, le dos et d’autres parties du corps.
Ces actes de torture sont infligés par des entités militaires et des services de sécurité officiellement reconnus, ainsi que par un grand nombre de milices armées opérant en dehors de tout cadre légal.

Après toutes les promesses faites de placer les centres de détention sous contrôle, il est affligeant de constater qu’il n’y a pas d’amélioration concernant le recours à la torture.
Donatella Rovera (depuis la Libye), principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Nous n’avons connaissance d’aucune véritable enquête menée sur les cas de torture, et ni les victimes ni les familles des prisonniers morts en détention n’ont eu de recours en vue d’obtenir justice ou des réparations pour ce qu’elles ont subi.

Si de nombreux détenus nous ont raconté les tortures qu’ils ont subies, certains étaient trop effrayés pour se confier, craignant des sévices encore plus violents s’ils parlaient, et se sont contentés de nous montrer leurs blessures.

Des témoignages accablants

Les prisonniers, des Libyens et des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient été suspendus dans des positions contorsionnées, battus des heures durant avec des fouets, des câbles, des tubes en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’ils avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et de pistolets semblables à des Taser.

Les types de blessures observées corroborent leurs témoignages. Les rapports médicaux qu’a pu consulter Amnesty International confirment également  le recours à la torture contre plusieurs détenus, dont certains sont morts en détention.

La majorité des prisonniers pris pour cibles sont des Libyens qui seraient restés fidèles au colonel Mouammar Kadhafi au cours du récent conflit. Quant aux étrangers, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ils continuent d’être placés en détention de façon aléatoire, notamment en raison de leur situation irrégulière, et sont parfois torturés.

Les détenus sont généralement torturés au moment de leur arrestation par des milices armées locales et plus tard lors des interrogatoires, y compris dans les centres de détention officiels. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat. Plusieurs d’entre eux ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient « avoué » des crimes qu’ils n’avaient pas commis, uniquement pour qu’on cesse de les torturer.

À Misratah, les détenus sont torturés dans un centre d’interrogatoires géré par la sécurité militaire nationale (Amn al Jaysh al Watani), ainsi qu’aux sièges des milices armées.

Le 23 janvier, les délégués d’Amnesty International se sont entretenus avec des détenus à Misratah, torturés quelques heures auparavant. L’un d’entre eux, toujours incarcéré, a expliqué :
"Ce matin, ils m’ont emmené en haut pour m’interroger. Cinq hommes en civil se sont relayés pour me rouer de coups et me fouetter. […] Ils m’ont suspendu par les poignets en haut d’une porte pendant environ une heure, tout en continuant à me frapper. Ils m’ont aussi donné des coups de pied."

Un autre prisonnier a raconté qu’il avait été frappé sur les blessures qui lui avaient été infligées le mois précédent par des miliciens. Voici son témoignage :

"Hier, ils m’ont frappé avec un câble électrique, alors que j’avais les mains menottées derrière le dos et les pieds attachés. Ils ont menacé de me renvoyer aux mains des miliciens qui m’avaient capturé, qui me tueraient."

Morts en détention

Plusieurs détenus sont morts aux mains de milices armées à Tripoli et aux alentours, et à Misratah, dans des circonstances laissant à penser qu’ils ont été torturés.

Les proches d’un ancien policier, père de deux enfants, originaire de Tajura, à l’est de Tripoli, ont raconté à Amnesty International qu’il avait été arrêté par une milice armée locale en octobre 2011 et qu’ils n’avaient pas pu savoir où il se trouvait pendant près de trois semaines, jusqu’à ce qu’il puisse appeler sa femme.

Quelques jours plus tard, sa famille a été informée par un hôpital de Tripoli que son corps y avait été transféré.

Amnesty International a vu des photos de sa dépouille, qui présentait de graves contusions sur tout le corps et les bras et les jambes, ainsi que des blessures ouvertes sur la plante des pieds, semble-t-il causées par la falaqa (coups assénés sur la plante des pieds), une méthode de torture fréquente en Libye.

À la connaissance d’Amnesty International, la dernière personne morte en détention des suites de torture est Ezzeddine al Ghool, colonel de 43 ans et père de sept enfants, arrêté par une milice armée à Gheryan, à 100 kilomètres au sud de Tripoli, le 14 janvier.

Son corps, couvert de bleus et de blessures, a été restitué à sa famille le lendemain. Les médecins ont confirmé qu’il avait succombé à ses blessures. Plusieurs autres hommes détenus à la même période auraient eux aussi été torturés. Huit d’entre eux avaient des blessures graves, qui ont nécessité leur hospitalisation.

Amnesty International a reçu des informations concernant des cas similaires sur lesquels elle mène des recherches.

L’absence d’enquêtes

Malgré les demandes formulées à maintes reprises par Amnesty International depuis mai 2011, les autorités libyennes de transition, tant au niveau local que national, n’ont pas mené d'enquêtes dignes de ce nom sur les cas de torture et les morts en détention survenues dans des circonstances suspectes.

Dans tout le pays, la police et la justice demeurent défaillantes. Tandis que dans certaines régions, il semble que les tribunaux traitent des affaires civiles, les affaires dites "sensibles" en lien avec des enjeux politiques et de sécurité ne sont pas prises en compte.

Un éventail d’organes pour la plupart non officiels, n’ayant pas de statut légal, notamment les "comités judiciaires", mènent des interrogatoires dans divers centres de détention, en dehors de tout contrôle du système judiciaire.

Jusqu’à présent, force est de constater que les personnes exerçant le pouvoir se sont montrées totalement incapables de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements infligés aux détenus et amener les responsables présumés de ces agissements à rendre des comptes.

Donatella Rovera

Nous ne sous-estimons pas les défis que doivent relever les autorités libyennes de transition afin de rétablir le contrôle sur la multitude de milices armées opérant dans tout le pays, mais elles doivent agir de manière décisive pour mettre un terme à la torture. Afin d’édifier une nouvelle Libye fondée sur le respect des droits humains, cette question ne saurait être reléguée au dernier rang des priorités.

Amnesty International invite de toute urgence les autorités libyennes à :

• ordonner la fermeture de tous les centres de détention non officiels et instaurer des mécanismes chargés de placer tous les centres sous le contrôle des autorités et de surveiller efficacement les procédures et les pratiques en matière de détention ;

• veiller à ce que soient menées dans les meilleurs délais des enquêtes sur tous les cas recensés ou signalés de torture et de mauvais traitements, suspendre immédiatement les auteurs présumés de leurs fonctions en rapport avec la détention dans l’attente des conclusions de ces investigations, et lorsque les éléments de preuve recevables sont suffisants, traduire en justice les suspects dans le cadre de procès équitables, sans recourir à la peine de mort ;

• garantir que tous les détenus puissent consulter un avocat ;

• veiller à ce que les prisonniers bénéficient régulièrement d’examens médicaux et à ce que des certificats médicaux décrivant leurs blessures, éventuellement causées par des actes de torture, soient délivrés aux détenus et aux autorités judiciaires.


LIRE LE DOCUMENT "Libye. Des atteintes aux droits des détenus avilissent la Libye nouvelle"
Index AI : MDE 19/036/2011 - 

13 octobre 2011



2  Politique

CNT

 

Libye: le vice-président du CNT contraint à la démission.

La situation est tendue dans les rangs du CNT et une démission non des moindres s'ajoute à la pression grandissante qui est faite sur le nouveau gouvernement. En effet, son vice-président a été contraint à la démission dimanche.

Abdelhafidh Ghoga est accusé par les manifestants d'être un "opportuniste" et d'avoir fait partie du régime de Mouammar Kadhafi. Agressé jeudi à Benghazi (est) par des manifestants en colère, il a démissionné  "dans l'intérêt de la Libye".

S'expliquant devant la presse, il déclare qu'"Après la fin de la guerre de libération, une atmosphère de haine qui ne sert pas l'intérêt national a commencé à dominer". Et de considérer cette « étape » aussi critique que celle de l'avant CNT.

 Sous la pression de la rue, le CNT a également reporté l'adoption de la loi électorale qui régira l'élection d'une assemblée constituante en juin, au lendemain du saccage de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution dans l'est du pays. 

La situation est telle que les membres de ce nouveau gouvernement qui devaient de réunir en vue d'une conférence de presse sur cette adoption de loi, ont même du se réunir en grand secret, craignant pour leur sécurité.

Face à cette situation des plus tendue, le chef des nouvelles autorités libyennes, Moustapha Abdeljalil, s'est tout de même voulu optimiste, excluant dimanche une démission du Conseil national de transition (CNT).

Selon lui, la dissolution engendrerait une guerre civile, accusant des "mains cachées" d'être derrière les dernières violences. 

Samedi, des grenades artisanales avaient été jetées sur le siège du CNT à Benghazi avant que des centaines de manifestants ne l'envahissent et ne mettent le feu à sa façade.

Par ailleurs, au moins 4.OOO étudiants libyens ont manifesté dimanche à Benghazi pour protester contre l'arrestation de 11 de leurs camarades après l'agression du vice-président du CNT dans leur université.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=47039

 

Oliver Holmes : Les 'autorités' libyennes de plus en plus contestées.

Le vice-président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Abdoul Hafiz Ghoga, a présenté dimanche sa démission, trois jours après avoir été pris à partie par de jeunes manifestants à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et berceau de l'insurrection anti-Kadhafi l'an dernier. Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, également conspué samedi soir par des manifestants, a affirmé que la Libye risquait d'être entraînée dans "un puits sans fond" si la contestation violente des nouvelles autorités se poursuivait. /Photo prise le 1er novembre 2011/REUTERS/Ismail Zitouny (c) Reuters

Par Oliver Holmes

Le vice-président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Abdoul Hafiz Ghoga, a présenté dimanche sa démission, trois jours après avoir été pris à partie par de jeunes manifestants à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et berceau de l'insurrection anti-Kadhafi l'an dernier.

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, également conspué samedi soir par des manifestants, a affirmé que la Libye risquait d'être entraînée dans "un puits sans fond" si la contestation violente des nouvelles autorités se poursuivait.

Ces incidents illustrent le mécontentement d'une partie de la population qui exige la révocation des personnalités liées à l'ancien régime encore à des postes de responsabilités.

Les manifestants de Benghazi exigent également une totale transparence sur les dépenses publiques, notamment sur la destination des fonds libyens gelés à l'étranger pendant la guerre civile et dont une partie a été débloquée après la chute de Mouammar Kadhafi.

Abdoul Hafiz Ghoga a annoncé dimanche sur Al Djazira sa démission "pour le bien de la nation".

"Malheureusement, le consensus en vue de défendre les intérêts de la nation n'existe plus. Une atmosphère de haine s'est installée (...) Je ne veux pas que cette atmosphère perdure et contrarie les efforts du Conseil national de transition", a-t-il dit.

Des sources politiques ont cependant précisé qu'une délégation avait été envoyée auprès du numéro deux du CNT pour tenter de le faire revenir sur sa décision.

S'adressant à des journalistes dans un hôtel de Benghazi, Moustapha Abdeljalil a souligné la gravité de la situation.

"Nous avons affaire à un mouvement politique qui peut entraîner le pays dans un puits sans fond", a-t-il dit. "Derrière ces manifestations, il y a quelque chose de néfaste pour le pays."

"DÉGAGE, DÉGAGE !"

"Il faut laisser plus de temps au gouvernement et il faut que ce gouvernement ait l'argent pour conduire les réformes. Il y a des retards, peut-être, mais nous ne sommes au travail que depuis deux mois. Il faut laisser sa chance au gouvernement, il faut lui donner au moins deux mois."

Moustapha Abdeljalil a précisé qu'il avait rencontré des dirigeants religieux et des manifestants pour discuter de leurs revendications.

Il a ajouté avoir accepté la démission du maire de Benghazi, Saleh el Ghazal, dont le successeur, a-t-il dit, ne sera plus désigné par les autorités mais sera élu.

Le président du CNT doit présenter dans la journée la loi électorale qui permettra d'installer d'ici six mois une assemblée nationale.

Samedi soir, une foule en colère réclamant la démission du gouvernement a envahi le siège du CNT à Benghazi.

Lorsque Moustapha Abdeljalil est sorti pour haranguer la foule, des manifestants lui ont lancé des bouteilles en plastique vides, obligeant les forces de l'ordre à tirer des grenades lacrymogènes. "Dégage, dégage !", scandaient les protestataires lorsque le chef du CNT a pris la parole avant de se replier à l'intérieur du bâtiment.

Jeudi soir, c'est le vice-président du CNT qui avait été pris à partie par des étudiants à l'université de la ville. Abdoul Hafiz Ghoga avait été entouré et bousculé par une foule de manifestants en colère, avant d'être secouru et mis à l'abri.

"Nous attendions la sécurité, la paix et la transparence et nous avons eu tout le contraire", a dit un manifestant de 28 ans, Miftah al Rabia.

Oliver Holmes

Avec Taha Zargoun à Tripoli et Mohammad Al Tommy à Benghazi, Omar Fahmy au Caire; Guy Kerivel pour le service français


3 Résistance - Sur le terrain

Le siège du CNT à Benghazi attaqué par des manifestants  

Des manifestants ont lancé samedi plusieurs grenades artisanales sur le siège du Conseil national de transition (CNT, issu de la 'rébellion') à Benghazi, dans l'est de la Libye, avant d'envahir et de saccager le bâtiment.
Ils ont mis le feu à la façade, brisé des fenêtres et cassé l'une des voitures blindées qui se trouvait là. Des manifestants nous ont aménagé un passage et nous avons pu sortir, personne n'a été blessé. Je suis sorti d'un côté et Moustapha Abdeljalil (le chef du CNT) de l'autre, a dit à l'AFP par téléphone Fathi Baja, le responsable des affaires politiques du Conseil, qui se trouvait sur place.
Les revendications de ceux qui ont fait ça ne sont pas connues, on ne comprend pas. Certains étaient très jeunes, une quinzaine d'années, d'autres plus vieux, il y avait beaucoup de monde. Certains demandent la démission de tout le CNT à l'exception de ma personne, de celle de Moustapha Abdeljalil et d'un autre membre du Conseil, a-t-il ajouté.
Les protestataires, armés de pierres et de barres de fer, ont investi les lieux puis saccagé les locaux, ont rapporté des témoins à l'AFP.
Auparavant, le chef du CNT était sorti pour tenter de les calmer mais des manifestants l'ont conspué et lui ont jeté des bouteilles en plastique, selon les mêmes sources.
Dans l'après-midi, des manifestants avaient jeté plusieurs grenades artisanales sur le siège du CNT sans faire de victimes, toujours selon des témoins.
Ces jelatinas, des grenades artisanales à base de TNT, ont été lancées sur le bâtiment et dans son périmètre au milieu d'une manifestation d'anciens rebelles blessés au cours de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi.
En début de soirée, le nombre de manifestants avait grimpé à au moins 1.500 selon un correspondant de l'AFP, qui a entendu trois nouvelles explosions.
Les protestataires réclament plus de transparence de la part du CNT, l'exclusion des opportunistes des postes à responsabilité et dénoncent la marginalisation des blessés.
Ces incidents interviennent à la veille de l'annonce, dimanche, de la loi électorale élaborée par le CNT en prévision de l'élection en juin d'une assemblée constituante et de la composition de la commission électorale.
Le secrétaire du CNT, Moustapha al-Manae, avait indiqué à l'AFP plus tôt dans la journée que M. Abdeljalil avait reçu un groupe de manifestants afin d'examiner leurs demandes.
Il leur a ensuite envoyé trois ministres pour en discuter. Leurs demandes sont légitimes, a-t-il ajouté.
Selon des responsables locaux, une enquête est en cours pour identifier les auteurs de l'attaque.
Le CNT a récemment fait face à des critiques inédites depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Un sit-in est toujours en cours à Benghazi, berceau de la rébellion, pour réclamer davantage de transparence et l'exclusion des personnes ayant fait partie de l'ancien régime.
Jeudi, le vice-président du Conseil, Abdelhafidh Ghoga, a été agressé par des étudiants en colère à l'université de Benghazi.
Le CNT avait alors mis en garde contre toute atteinte ou agression à son encontre, affirmant dans un communiqué qu'il était la plus haute autorité politique légitime jusqu'à l'élection de l'assemblée constituante.
Le CNT avait aussi dénoncé des campagnes agressives et programmées pour porter atteinte à sa réputation, accusant des partisans de l'ancien régime d'être derrière ces campagnes en vue de faire échouer la révolution.
L'agression jeudi de M. Ghoga ne sort pas de ce contexte et fait partie d'un plan odieux, avait ajouté le CNT.
http://www.romandie.com/news/n/_Libye_le_siege_du_CNT_a_Benghazi_attaque_par_des_manifestants210120122101.asp

22/01/2012

 

Reprise de la ville de Bani Walid !

http://www.aloufok.net/spip.php?article6497

lundi 23 janvier 2012, par aloufok

Des partisans lourdement armés du régime libyen déchu ont pris lundi le contrôle de la ville symbolique de Bani Walid, tuant cinq ex-rebelles, au moment où les nouvelles autorités font face à la crise politique la plus grave depuis leur prise du pouvoir.

Des fidèles au défunt colonel Kadhafi, armés de mitraillettes et de RPG, ont attaqué en plein jour la base de "la brigade du 28-Mai, la plus importante à Bani Walid et la seule qui dépende du ministère de la Défense", a affirmé à l’AFP un responsable local sur place, M’Barek al-Fotmani.

Ils ont ensuite "pris le contrôle de toute la ville", à 170 km au sud-ouest de Tripoli, après l’attaque contre la base, encerclée par des pro-Kadhafi brandissant les drapeaux verts de l’ex-régime, selon lui. Cinq ex-rebelles, dont le commandant de la brigade, y ont péri et une trentaine ont été blessés.

Il s’agit des violences les plus graves à Bani Walid depuis la "libération" en octobre 2011 de la Libye après huit mois d’un conflit meurtrier. La ville n’était tombée que quelques jours avant la mort dans la ville de Syrte de l’ancien dirigeant, capturé par les révolutionnaires ou thowars.

"Les assaillants crient ’Allah, Mouammar, la Libye et c’est tout’ ! La veille, ils avaient distribué des tracts disant : ’Nous reviendrons bientôt, nous allons mettre les rats dehors’", a affirmé M. al-Fotmani.

"J’appelle les thowars de Libye à sauver d’urgence les thowars de Bani Walid. Leurs munitions sont bientôt terminées", a-t-il dit.

D’après lui, les blessés n’ont pas pu être évacués car les ambulances n’ont pas été en mesure de les approcher, "des snipers étant positionnés sur l’école et la mosquée" situées à proximité.

Selon un membre du Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye, les autorités "discutent de la question de Bani Walid".

Des forces de l’armée sont en route pour la ville, a indiqué une source militaire.

Le porte-parole du conseil local de Bani Walid, Mahmoud el-Werfelli, a dit à l’AFP craindre "un massacre". "Nous avons demandé l’intervention de l’armée mais le ministère de la Défense et le Conseil national de transition nous ont trahis, ils nous ont laissés entre le marteau et l’enclume. Cela fait deux mois que nous leur demandons de trouver une solution".

Ces violences interviennent au moment où le CNT fait face à la crise politique la plus grave depuis son arrivée au pouvoir. Dimanche, son vice-président, Abdelhafidh Ghoga, a dû démissionner sous la pression de la rue.

Le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, a exclu une démission du Conseil en mettant en garde contre "une guerre civile".

Le CNT a dû se résoudre à se réunir en secret et à reporter l’adoption de la loi électorale qui régira l’élection d’une assemblée constituante en juin après le saccage samedi de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution dans l’est du pays.

M. Ghoga, accusé d’être un "opportuniste" et d’avoir fait partie de l’ancien régime, avait été agressé jeudi dernier par des étudiants en colère à l’université de Ghar Younès, à Benghazi.

"Nous ne voulons pas que notre pays glisse vers le chaos (…) car cette étape est critique, pas moins critique que celle qui l’a précédée", a-t-il dit à l’AFP après avoir présenté sa démission.

Les armes prolifèrent en Libye depuis la fin du conflit, et des incidents banals se transforment régulièrement en affrontements armés. Au moins une personne a ainsi été tuée dans la nuit de dimanche à lundi dans des heurts à Tripoli entre un ex-prisonnier et d’anciens rebelles.

Par ailleurs, la Cour pénale internationale a démenti avoir pris une décision sur la tenue d’un procès de Seif al-Islam Kadhafi en Libye devant un tribunal libyen, contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre libyen de la Justice. Fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam a été arrêté le 19 novembre 2011 et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI.

http://www.aloufok.net/spip.php?article6497

lundi 23 janvier 2012, par aloufok

Cela prouve bien que les partisans de Kadhafi et de la jamahiriya arabe libyenne et socialiste ont un rapport de force non-négligeable en Libye malgré l’appui de l’invincible armada occidentale aux rebelles du CNT.

Conclusion : contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, Kadhafi était un mec bien ; sinon, son "régime" ne serait pas regretté au point que tant de monde fasse la guerre pour le rétablir !

Textes et vidéos ici : a ouvrir

http://mai68.org/spip/spip.php?article3745


Ojos para la paz :Latribu ZINTAN* libère 200 femmes capturées par les milices de Misrata.

Nier soir, peu après 22 heures, les milices de Zintan sont arrivées à accéder à une maison de Tripoli qui était sous surveillance depuis quelques temps, car y entraient beaucoup de ‘rebelles’ tout au long de la journée. Les milices vertes de Zintan ont trouvé là 200 très jeunes femmes désespérées qui avaient été capturées et avaient été systématiquement violées par les milices appelées ‘rebelles ‘. Des témoins présents au moment de la libération parlent du désespoir et de la souffrance qui se voyaient sur le visage de ces pauvres jeunes. Selon ce qu’elles ont déclaré, ces très jeunes filles Libyennes ont été enlevées voici déjà deux mois et ont été violées systématiquement.

Elles ont été enlevées par les milices de Misrata.

Ce nouveau scandale touchant les agresseurs de la Libye rend à nouveau manifeste une agression consentie par les milices de Misrata, ainsi que par les groupes armés de Tripoli et les groupes armés de Al Qaeda, entre autres. Ces groupes ont laissé des montagnes de vidéos, preuves et témoignages de leurs abus et violations des droits de l’homme, cependant il est très étonnant que Human Right Watch (HRW) accuse sur son site web la seule milice qui est libyenne.

Non, les Libyens ne torturent personne et encore moins les Libyens eux-mêmes, comme ont peut le voir dans les médias. Cela a été plus que démontré publiquement et voilà qu’ils nous accusent de la même chose en portant leurs accusations là où il n’y a aucune preuve et en faisant silence sur les preuves réelles et les témoignages qui sont en ce moment à la portée du monde entier.

Une fois de plus, nous allons être témoins qu’un scandale de cette amplitude ne sera pas publié par les médias et ce sera comme s’il n’avait jamais existé.

Hier, il y a eu une grande manifestation à Tripoli contre le CNT. Les groupes armés de Abdel Hakim Belhadj - Al Qaeda ont tiré et tué une jeune fille et blessé un jeune.

Il y a quatre soirs, 5 très jeunes filles ont disparu et personne ne sait où elles sont.

Source : http://www.ojosparalapaz.org/2012/02/zintan-libera-200-mujer...

* Celle-là même qui a refusé de livrer Saif al Islam Kadhafi à la Cour Pénale Internationale (CPI) et, bien que ne faisant pas partie de la Résistance Verte, semble le protéger sans quoi il serait déjà mort, comme beaucoup d’autres membres de sa famille assassinés sauvagement.

URL de cet article 15758

5 février 2012

http://www.legrandsoir.info/libye-viols-de-200-femmes-par-les-rebelles.html

 


Des Canons ... pas du beurre

www.gnet.tn : Le chef des insurgés de Tripoli menace de transformer la Libye en brasier.
Le chef des insurgés de Tripoli, Abdallah Naker, a lancé une diatribe contre les Etats-Unis, qui ont proposé une assistance pour l’organisation de l’armée libyenne, mettant en garde contre ce qu’il qualifie "d’ingérence américaine, et de transformation de la Libye en un nouvel Irak".
Naker a menacé de transformer la Libye en un brasier, qualifiant le chef du conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj, "de produit du Qatar". "Nous dirons aux Américains bienvenue, nous serons dans leur attente, et nous l’enflammerons beaucoup plus de ce qu’ils ont observé en Irak", souligne-t-il, cité par le journal "la nouvelle Libye", dans son édition d’hier.
"Nos armes sont là, ainsi que nos insurgés qui sont prêts, tout peut être consenti pour la Libye", a-t-il ajouté en substance.
Abdallah Naker a critiqué les conseils militaires qui reçoivent des aides étrangères, considérant le chef du conseil militaire de Tripoli comme "un produit du Qatar", "il a reçu un soutien du Qatar, à côté d’autres personnalités", qu’il n’a pas citées.
Il a indiqué que son conseil comprend une grande force, dépassant les 100 mille insurgés, répartis sur les différentes régions de la Libye, soulignant qu’il s’appuie "sur un autofinancement, à travers des organisations de la société civile et des hommes d’affaires patriotes".
"Nous sommes de vrais insurgés, et non influencés par le Qatar, comme un bon nombre de personnes qui prétendent être des rebelles", relève-t-il.
"De nombreuses sources de financement nous ont été proposées, de plusieurs Etats, comme le Qatar, la Jordanie, les Emirats, l’Amérique, la France, et d’autres médiateurs qui pourraient être des Israéliens, mais nous les avons refusées, car nous ne sommes pas à vendre", a-t-il souligné.
Tout en affirmant qu’il ne s’est jamais rendu au Qatar, il a dit ne pas être contre l'Emirat, et "nous le remercions pour son rôle, mais qu’il s’immisce dans nos affaires intérieures, cela est un danger".
Le chef du conseil des insurgés de Tripoli demande que le gouvernement soit à 100 % libyen : "pourquoi font-ils venir des gens de l’étranger, malgré l’existence de compétence à l’intérieur, qui étaient prêtes à se sacrifier pour le pays pendant la révolution".
Les Etats-Unis ont proposé récemment, par la voie de leur porte-parole, Victoria Nuland, une assistance militaire au conseil national de transition libyen pour l’aider à organiser les milices armées, et les intégrer dans une armée libyenne.
http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/le-chef-des-insurges-de-tripoli-menace-de-transformer-la-libye-en-brasier/id-menu-957.html



4  Politique des Usa

Les grandes manœuvres

 Obama envoie ses soldats à Tripoli.  

15/01/2012
Un accord secret a été trouvé entre les renégats du CNT et les Etats-Unis pour venir à bout de la vraie révolution qui commence en Libye. D’après nos informations, un premier contingent de ces soldats en provenance de Malte s’est implanté à Benghazi pour tenter de mettre fin au sit-in des anti-CNT qui n’en démordent pas. Une rumeur a même couru dans les rues de Benghazi faisant état d’une tentative d’assassinat ratée contre Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, à l’aide d’une bombe artisanale.
Le deuxième contingent, fait de forces spéciales américaines s’est implanté à Tripoli. Le but serait de sécuriser l’Ambassade américaine, les ambassadeurs occidentaux et certains membres du CNT installés dans les palaces de la ville. En effet, des rumeurs persistantes annoncent que l’armée verte a projeté de faire une attaque d’envergure dans la ville.
Le général major « Harb » de l'armée Libyenne verte, a déclaré dans un message destiné aux unités de sécurité tribale, de la sécurité populaire, aux bataillons combattants, au bataillon 32, à la garde populaire, aux moudjahidines et aux Libyens libres qu'ils vont libérer la Libye. Il a ajouté que la résistance va lancer les opérations sur toutes les régions de l'ouest à l'est. Il demande aux Libyens de rejoindre les combattants de la résistance et de lancer des attaques même avec des pierres. Il a demandé aux combattants de Abou Slim et El Hadaba d'intensifier les opérations contre les traitres qui ont vendu la Libye. Les combattants de l'armée vont faire des opérations Kamikazes et différentes opérations militaires jusqu'à la libération de tous les prisonniers ainsi que de leur chef Seif El Islam Kadhafi. La Libye ne sera jamais partitionnée ni devenir une emirate du Qatar ou des Emirates arabes unis, ou une colonie de la France ou sous le contrôle d'un pays européen.
Il demande à toutes les forces de l'armée, des moudjahidines, des bataillons, des tribus de toutes les régions ainsi qu'aux peuples Algérien, Tunisien, Irakien,Egyptien, Syrien de rester debout contre les rats et mercenaires, avec les Libyens de la Jamahiriya et aider les moudjahidines de la résistance.
A Syrte, la ville martyre, la population s’est encore soulevée. De violents combats ont eu lieu sur place, entre les traîtres de Misrata, des jeunes volontaires de la cité et des membres de l’armée libre de Libye. Plus de 20 rebelles ont été tués, leur matériel confisqué et plusieurs ont été fait prisonniers. Syrte s’attend donc à une riposte et s’y prépare.
Décidément, les Occidentaux ont réussi leur coup, déstabiliser tous les pays qui ne leur sont pas favorables, installer leurs sous-fifres puis des bases militaires. La Libye en prend le chemin. Le CNT aurait convaincu la CPI de juger Seif al-Islam à Tripoli et payer les rebelles de Zentan pour qu’il soit livré.
http://french.irib.ir/info/afrique/item/164082-libye-obama-envoie-ses-soldats-%C3%A0-tripoli 



6 Les institutions

Otan

Antoine : Libye, l'OTAN a tué des civils.

Article du NouvelObs (voir ci-dessous) à proposer, pour méditation, à ceux qui, à gauche, ont voté ou soutenu ceux qui ont voté une résolution de l'ONU ouvrant la voie à l'intervention de l'OTAN.

A ceux aussi qui, en suivant la logique d'un BHL, tétanisés encore par les victimes "innocentes" du World Trade Center, auront consenti aux morts otanesques de Libye ! Douloureux devrait être le constat que le refus de dénoncer l'intervention de l'OTAN a contribué à légitimer de fait la dialectique cynique des oeufs qu'il faut casser pour qu'on ait l'omelette et a posé, sur la balance d'une raison instrumentale souvent refoulée, qu'un civil libyen mort valait moins qu'un civil américain mort ! Dit autrement : la fin officiellement poursuivie par l'OTAN et les pays qui la soutiennent (la liberté d'un peuple) a justifié les moyens attentatoires aux vies de civils. Avec la circonstance aggravante, si l'on peut dire, que l'OTAN n'a rien justifié et ne justifie rien en Libye. Elle cache ses méfaits, elle ment par omission, comme elle a tout classiquement et banalement passé sous silence les raisons éco-géostratégiques qui motivaient son action. Le plus grave étant que des gens de gauche, ouvertement ou "par omission" d'action anti-intervention, n'aient voulu voir que le "soutien" aux résistants de Benghazi et non son inévitable et tout à fait prévisible prix en vies civiles. Peut-on espérer qu'il sera désormais acquis que des frappes "chirurgicales" de l'OTAN, y compris cautionnées par l'ONU, commencent toujours par opérer sous anesthésie les consciences morales et politiques en inoculant du "sauver les femmes afghanes de la charia talibanesque", du "protéger le monde des armes saddamites de destruction massive" ou du "sauver Benghazi" ? Après l'Irak, après l'Afghanistan, les errements politiques dans "l'affaire libyenne" incitent hélas à en douter...

Antoine (Montpellier)



7 Pays Arabes & voisins

Russie

french.irib.ir : Moscou veut la lumière sur les civils tués par l’Otan  
La Russie a demandé mardi à la communauté internationale d’enquêter sur la mort de civils libyens lors des bombardements menés par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), ayant abouti au renversement du régime de Mouammar Kadhafi. « Il est de notoriété publique que l’OTAN a porté des frappes contre des sites purement civils lors de son opération en Libye, faisant des victimes parmi les civils. Nous considérons que nous ne devons pas ignorer ce problème et que le Conseil de sécurité de l’ONU peut et doit réagir à cette situation en tant qu’organe représentant la communauté internationale », a déclaré mardi à Moscou le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, cité par l’agence Ria Novosti.
Le 17 mars 2011, la Russie et la Chine se sont abstenues lors de l’adoption de la résolution 1973 autorisant le recours à "tous les moyens nécessaires" pour protéger les populations civiles en Libye, où Mouammar Kadhafi tentait de réprimer par la force une insurrection armée. Depuis, ces deux pays accusent les pays occidentaux d’avoir outrepassé ce mandat.
M.Gatilov a rappelé que le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU Vitali Tchourkine avait déjà proposé d’enquêter sur la situation en Libye avec la participation du commandement de l’OTAN et de l’ONU. Plusieurs membres de l’ONU et les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont appuyé cette idée, mais les membres occidentaux du Conseil de sécurité de l’ONU ont rejeté cette proposition. Selon eux, il est plus utile de réfléchir à l’avenir de la Libye que de l’enquêter sur son passé.
« Nous ne sommes pas contre une discussion sur le développement futur de la Libye, mais il faut enquêter soigneusement sur les conséquences de l’opération aérienne de l’OTAN », a indiqué M.Gatilov, assurant que l’Alliance doit dans tous les cas rendre compte de ses actions en Libye.

Mardi, 17 Janvier 2012
http://french.irib.ir/info/afrique/item/164485-libye--moscou-veut-la-lumi%C3%A8re-sur-les-civils-tu%C3%A9s-par-l%E2%80%99otan



8 Les pays

1 Belgique

L'opération en Libye a coûté 32 millions d'euros.

Pieter De Crem ne précise pas si ces coûts comprennent les 472 bombes, toutes à guidage de précision (par laser ou GPS), larguées par les F-16 durant le conflit.

La participation belge à l'opération "Unified Protector" de l'Otan en Libye, qui a conduit au renversement et à la mort du dirigeant Mouammar Kadhafi a coûté 32,350 millions d'euros à la Défense, a indiqué le titulaire de ce portefeuille, Pieter De Crem.

Le gouvernement avait décidé en mars dernier de se joindre à l'intervention en Libye menée par une coalition internationale mandatée par l'ONU - et dont l'Otan avait en ensuite pris le commandement à la fin du mois - pour protéger la population libyenne de la répression menée par le régime.

Cette participation s'était concrétisée par l'engagement durant sept mois de six chasseurs-bombardiers F-16 opérant depuis la Grèce et servis par une bonne centaine de militaires, de deux chasseurs de mines - successivement le "Narcis" puis le "Lobelia" et leur équipage d'une quarantaine de marins, de quelques militaires dans les états-majors interalliés ainsi qu'à bord des avions-radar AWACS de l'Otan.

Les coûts bruts de l'opération s'élèvent à 43 986 millions d'euros pour la Défense, a précisé Pieter De Crem (CD&V) en réponse à une question du sénateur Karl Vanlouwe (N-VA). En termes nets, le coût est de 32,350 millions d'euros, le solde étant pris en charge par d'autres départements.

La part du lion revient au détachement de F-16 basé à Araxos (sud-ouest de la Grèce, dont l'engagement a coûté 36,368 en brut et 31,523 millions en net. La mission des chasseurs de mines tripartites (CMT) "Narcis" et "Lobelia" a coôuté 7,286 millions en brut et seulement 495 000 euros en net, selon le ministre.

Le coût de la participation à un état-major maritime de l'OTAN a été de 26 000 euros (brut et net) et celle des membres d'équipage belges des AWACS 306 000 euros dans les deux cas.

Pieter De Crem ne précise pas si ces coûts comprennent les 472 bombes, toutes à guidage de précision (par laser ou GPS), larguées par les F-16 durant le conflit.

 Belga,

1 février 2012



Ouvrir carte de Libye?cliquer sur...

 http://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA

09/01/2012

n° 42 - Analyse de Lybie : 01-12 - : de - Joëlle Pénochet : La Libye: un pays condamné à la recolonisation.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



           Analyse de Lybie

                         n°42                               01-12

                   C.De broeder & M.Lemaire



Le " Dossier " est  visible  sur: 

a) sur nos blogs : 

b) http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

c) http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

Le sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

 

 

 Joëlle Pénochet :La Libye: un pays condamné à la recolonisation.

« La communauté internationale n’est pas un super-état qui pourrait à sa guise chasser des gouvernements.

Surtout au nom de principes qu’elle met en avant et, pour son propre compte, ne respecte pas.

Et en distinguant soigneusement les coupables en fonction de leurs ressources pétrolières et non de leurs crimes, réels ou supposés. »

Rapport de la mission du Centre de Recherche et d'Etudes sur le Terrorisme (CIRET) dirigée par Yves Bonnet, ancien chef de la DST (1)

 La résolution 1973 votée le 17 mars par le Conseil de sécurité de l’ONU avait pour objectif affiché de protéger les civils. Mais son but réel, "l’effet final recherché", était l'élimination du colonel Kadhafi, et la reconquête d'un pays rebelle au Nouvel Ordre Mondial, qui avait entrepris de s'affranchir de l'Occident et risquait d'entraîner d'autres pays du continent africain dans son sillage. Cela, à un moment de « crise » économique sans précédent dans les pays du Nord aux mains des banksters, et de course effrénée entre les USA et la Chine pour le contrôle des ressources énergétiques mondiales. 

 

Protection ou massacre de la population libyenne par l'OTAN ? 

« La réalité est sans dessus dessous. Une intervention humanitaire est lancée par des criminels de guerre en haut lieu, lesquels sont les gardiens incontestés de la théorie de la guerre juste. » PR Michel Chossudovsky (2)

Depuis le 19 mars 2011, les forces de l'OTAN engagées dans l'opération Aube de l’Odyssée (sic), n'ont cessé de violer la résolution de l'ONU, grâce à une campagne de propagande éhontée. A ce jour, on estime qu'entre 50.000 et 80 000 Libyens - la plupart des civils désarmés, et aussi les militaires loyalistes et les simples citoyens patriotes qui défendaient leur pays contre l'agression étrangère - ont été massacrés par les bombardements de l'OTAN, les mercenaires islamistes, des forces étrangères et autres voyous à sa solde. L'agression aurait fait plusieurs centaines de milliers de blessés. 

Le prétexte initial, « le bombardement par Kadhafi de son propre peuple » (un classique du genre), qui a tant ému l'opinion publique occidentale, toujours aussi crédule, est rapidement tombé, grâce aux observations satellitaires militaires (3) et des rapports de journalistes et d'experts indépendants  (comme celui du CIRET). C'est cependant ce mensonge initial qui a permis la destruction du pays, le massacre de sa population, et l'assassinat de son dirigeant.

 

L'invention judicieuse des « rebelles » par les services américains 

La création officielle du « CNT » le 5 mars dernier à Benghazi résulte d'une opération de marketing rondement menée. Au-delà, on peut penser que le « printemps arabe » lui-même était une opération américaine, une nouvelle « révolution de couleur », comme le pense Eric Dénecé, un ancien du renseignement français, et directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement: « Le processus est le même que celui qui a précédé le démantèlement de l'URSS, la Révolution serbe, la Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie » (La Tribune, 1er juin 2011). 

Les « rebelles » libyens n'ont jamais « existé » que sur les écrans de télévision et les photos de  presse: il s'agissait pour la plupart de combattants professionnels, armés par les USA de matériels lourds et sophistiqués. Protégés par les bombardements aériens de l'OTAN, ils formaient les troupes officieuses au sol (interdites par la résolution de l'ONU). 

La plupart de ces combattants ont été importés: cinq mille membres des forces spéciales du Qatar (4), mille cinq cents militants islamistes venus d'Afghanistan (parfois libérés récemment des prisons américaines), d'Ouzbékistan, et d'autres mercenaires, même d'anciens membres de commandos de la mort en Colombie et quelques jeunes chômeurs tunisiens... tous déguisés en révolutionnaires pour les besoins des prises de vue! Les Etats-Unis ont l'habitude d'utiliser des terroristes islamistes pour démanteler les nations socialistes dans leur ligne de mire: les Talibans en Afghanistan, qui leur ont permis de faire chuter l'Empire soviétique, ou l'Armée de libération du Kosovo (UCK) qui a permis de démanteler la fédération yougoslave. 

Les metteurs en scène de cette « rébellion » sont allés au mois d'août jusqu'à tourner une pseudo-prise de Tripoli dans des studios de cinéma du Qatar, ainsi que l'a reconnu plus tard sans vergogne Mahmoud Jibril, insistant sur le fait que cette opération avait permis de déstabiliser les forces loyalistes (dont certains bataillons ont alors rejoint l'opposition), de redonner le moral à ses troupes et de rallier l'opinion mondiale à leur cause... 

 

Benghazi, un fief islamiste, un repaire de mafieux, de sociétés militaires privées et de trafiquants en tous genres 

Le « terrorisme islamique » s'est installé facilement en Cyrénaïque en raison de l'implantation ancienne des Sénoussi, une secte très conservatrice anti-occidentale fondée en 1842, liée à la monarchie (le roi Idriss en fut le chef).  

Benghazi est le repaire des milices du Groupe islamique de combat libyen (GICL), fondé en Afghanistan au début des années 90' et inscrit sur la liste noire des organisations terroristes par le Conseil de sécurité de l'ONU. En lien avec l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), le GICL s’est déclaré filiale officielle d'Al-Qaïda en 2007. A partir de 1995, dans le but de substituer au régime laïque de Tripoli un Etat islamique radical, il s'est lancé dans le djihad en commettant des attentats et des tentatives d'assassinat du colonel Kadhafi. Cette menace sur la sécurité du pays avait amené la Libye à coopérer avec les services de renseignement occidentaux dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Elle n'en avait pas mesuré les risques... 

Dans ce fief islamiste, cher au coeur de BHL, les femmes sont toutes voilées, souvent intégralement, n'ont pas le droit de conduire, et leur vie sociale est restreinte. Les hommes portent la barbe et la marque de la piété. 

Par ailleurs, Benghazi était la plaque tournante d'une gigantesque organisation mafieuse de trafic humain de travailleurs africains vers l'Italie:  

« Benghazi est devenue, au cours des quinze dernières années, l’épicentre de la migration africaine vers l’Europe. Ce trafic humain s’est transformé en une véritable industrie, brassant des milliards de dollars. Un monde parallèle mafieux s’est développé dans la ville où le trafic est profondément implanté et emploie des milliers de personnes dans tous les domaines, non sans corrompre la police et les fonctionnaires. Ce n’est que depuis un an que le gouvernement libyen, avec l’aide de l’Italie, a réussi contrôler ce cancer. 

Avec la disparition de son fonds de commerce et l’arrestation de nombre de ses chefs, la mafia locale a été en pointe dans le financement et le soutien à la rébellion libyenne. De nombreux gangs et membres de la pègre issus des bas-fonds de la ville sont connus pour avoir mené des expéditions punitives contre les travailleurs immigrés africains à Benghazi même et dans les banlieues. Depuis le début de la rébellion, plusieurs centaines de travailleurs immigrés, Soudanais, Somaliens, Éthiopiens et Érythréens, ont été détroussés ou assassinés par les milices rebelles. Ce fait est soigneusement caché par les médias internationaux.» (Rapport du CIRET, p. 15, c'est nous qui soulignons).

Cette « mafia », qui a participé activement à la « rébellion », est coresponsable avec les islamistes du massacre raciste de milliers travailleurs émigrés de l'Afrique Sub-Saharienne et de Libyens noirs, dans des conditions atroces. Les "rebelles" se considèraient comme des "brigades dont la mission est  de purger le pays des esclaves à la peau noire » (5). 

Enfin, comme l'indique Gilles Munier, la Cyrénaïque était « le paradis des sociétés militaires privées (SMP) occidentales » (6). Après l'assassinat à Benghazi du directeur d’une SMP française, l’OTAN a du reconnaître «que des forces spéciales occidentales, et arabes – jordaniennes, émiraties et quataries -, épaulaient les rebelles». 

Comme l'a souligné Yves Bonnet, il est très suspect que le CNT ait refusé de rendre public tous les noms de ses  dirigeants : treize seulement sur quarante ont été révélés: ceux des membres les plus « présentables » (avocats, universitaires ayant longtemps séjourné aux Etats-Unis...) - et en même temps les moins représentatifs de cette « organisation ». 

 

Le rôle crucial des services secrets              

Les services secrets occidentaux avaient préparé l'insurrection de longue date et guidé les « rebelles » pour accompagner les attaques de l'OTAN. 

Une « insurrection » mise au point à Paris 

Selon Franco Bechis, Directeur adjoint du quotidien italien Libero, qui s'appuie sur des documents confidentiels de la DGSE révélés dans la lettre confidentielle, Maghreb Confidentia, la révolte de Benghazi aurait été préparée à l'automne 2010 par les services secrets français, avec l'aide d'anciens dignitaires du régime Kadhafi qui l'avaient trahi.  

En premier lieu Nouri El-Mesmari, chef de son protocole, qui était venu à Paris le 21 Octobre 2011 pour rencontrer des responsables de la DGSE et des proches collaborateurs de Sarkozy, sous le prétexte officiel d'un séjour à l'hôpital (7). Mesmari leur aurait livré tous les secrets de la défense militaire du colonel, des informations sur les positions des forces loyalistes et les rapport de forces sur le terrain, les dissensions au sein du régime, les rivalités tribales, les alliances diplomatiques et financières du régime... 

Dans sa suite de l’hôtel Concorde Lafayette se serait tenue le 16 novembre une réunion de préparation du voyage (officiellement commercial) à Benghazi d'une délégation de fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, de dirigeants des grosses sociétés agroalimentaires, qui comportait également des militaires camouflés en hommes d'affaire. Ils y rencontrèrent notamment le colonel  Abdallah Gehani, chef des services secrets de Cyrénaïque,, qui accepta de devenir référant secret des Français. Quand Gehani fut arrêté le 22 janvier à Tripoli, accusé d'avoir monté en Cyrénaïque un réseau social qui incitait la population à se rebeller en prenant l'exemple du «printemps» tunisien, l'insurrection était déjà préparée.  

Par ailleurs, un autre proche du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, chef des services de renseignement  de 1994 à 2009, avant de devenir ministre des Affaires étrangères, fit à son tour défection et se réfugia à Londres le 30 mars. Celui qui avait négocié avec la CIA le programme commun de contre-terrorisme en 2009 pourrait avoir été un agent double du MI-6. 

En complément des bombardements de l’OTAN, des services de renseignement occidentaux, déjà présents dans le pays depuis des années, renforcèrent considérablement leur présence au fil des mois. Aussitôt la résolution votée à l'ONU, le président américain envoya sur place des équipes de la CIA pour conseiller les « rebelles » qui devaient accompagner les attaques de la coalition et bien remplir leur rôle de figuration. En mars, il signa un ordre secret autorisant la CIA à mener des opérations pour renverser Kadhafi. A la requête de Barack H. Obama, le Royaume Uni dépêcha des membres des forces spéciales britanniques et des officiers du Secret Intelligence Service (SIS), et la France des officiers de liaison de la DGSE et des instructeurs. (8) 

 

La propagande de guerre des médias « mainstream »

Cette nouvelle farce humanitaire n'a été rendue possible que grâce à une gigantesque campagne de propagande, orchestrée par les grands media occidentaux et arabes. Les chaines Al-Jazeera et Al-Arabia étant beaucoup plus regardées dans les pays arabes que les chaînes nationales, qui pratiquent toutes la langue de bois.  

Al-Jazeera, crée en 1996 par un émir milliardaire du Qatar et aujourd'hui présente dans le monde entier, s’exprime au nom de la démocratie à partir de l'Arabie Saoudite, fief de la plus grande théocratie arabe. Ce sont ces deux chaînes qui ont lancé la fausse information selon laquelle le régime libyen faisait bombarder les habitants de Tripoli et tirer contre sa propre population (9).  

La résolution de l'ONU fut votée grâce à ce mensonge initial amplifié par tous les media occidentaux, sans qu'aucune commission d'enquête soit envoyée sur place. 

L'opinion publique occidentale a donc appuyé le vote de la résolution 1973, puis, au fil des mois, sa violation répétée par les bombardements, et a finalement applaudi au lynchage de son dirigeant et de sa famille.  

Les «journalistes» occidentaux, qui pouvaient librement circuler dans le pays pour faire leur travail, se sont contentés de reprendre purement et simplement les communiqués la CIA. Parmi les équipes présentes à l'hôtel Rixos, beaucoup étaient en réalité membres des services secrets occidentaux. Le lieutenant-général Charles Bouchard lui-même, chef de l’Opération Unified Protector, a reconnu le 31 octobre dernier que des journalistes étrangers présents en Libye étaient des agents de l’OTAN. 

Les rares journalistes indépendants qui faisaient un réel travail d'investigation (les Français Thierry Meyssan – hostile à la politique de Mouammar Kadhafi - et Julien Teil, le Canadien Darius Nezaroya, l'anglaise Leezy Phelan...) ont vu leur vie menacée et se sont échappés de justesse du traquenard de l'hôtel Rixos, qui grouillait d'espions (10) 

Pour que le scénario soit crédible, il fallait que l'opération dure un peu, et que la prise du pays ne soit réalisée qu'à la suite de combats «farouches» entre les «rebelles» et les troupes loyalistes. Or, la Libye, pays de six millions d'habitants, avait une petite armée, une force aérienne antique, et son système de défense antiaérienne avait été détruit après quelques semaines de bombardements de l'OTAN, ainsi que nombre de ses véhicules blindés.  

Les média mainstream ont même relayé des informations grotesques, comme l'affaire du viagra distribué aux troupes loyalistes afin qu'elles violent les femmes dans les régions « insurgées », une idée tout droit sortie d'une réunion bien arrosée de marketing de Pentagone-Hollywood (jamais en panne d'imagination)... comme, parmi bien d'autres, celle de l'invention de la blogueuse syrienne homosexuelle persécutée par le régime de Bachar El-Assad (qui n'était en réalité qu'un étudiant américain «émettant» d'Ecosse) (11) 

 

Une agression programmée depuis 2001 

Si, après l'élection de Sarkozy « l'Américain », la France a rejoint en 2009 le commandement intégré de l'OTAN, dont nous étions redevables au général de Gaulle de nous en avoir fait sortir en 1966, c'était en prévision des nouvelles guerres prévues par les Etats-Unis dont nous sommes redevenus les vassaux en 2007. Les Etats-Unis sont en faillite et n'ont plus les moyens de financer leurs guerres.  

Par ailleurs, l'opinion publique américaine est défavorable aux opérations extérieures (c'était le sens du vote à la présidentielle de 2008), et il est maintenant nécessaire pour Washington de se servir de paravents pour les nouvelles interventions à son ordre du jour... La France de Sarkozy était le gogo idéal, d'autant que Mouammar Kadhafi avait fait l'affront au président français d'oser lui refuser d'acheter des centrales nucléaires et des avions Rafales après sa visite de 2007 (des contrats qui auraient du rapporter dix milliards d'euros, et beaucoup de commissions...)! Récemment concurrente des Etats-Unis en Afrique, la France voulait reconquérir sa zone traditionnelle d'influence en Afrique, mais devait s'allier avec eux pour lutter contre l'implantation chinoise grandissante. 

Il n'est que de relire des écrits des néoconservateurs américains pour se rappeler que les Etats-Unis considèrent l'Europe comme une simple armée supplétive des basses oeuvres accomplies par leur pays. Et, entre les néoconservateurs républicains et les stratèges du parti Démocrate, la seule différence est le style utilisé pour appliquer la même politique impérialiste. On se rappellera par exemple les crimes commis par le tandem Clinton-Gore en ex-Yougoslavie et en Iraq (opération « Renard du Désert » en 1998, et bombardements incessants de civils dans les zone d'exclusion aériennes - déjà!). Mais les dirigeants démocrates ont toujours bonne presse en Occident.  

Ainsi, comme l'avait annoncé en 2007 confirmé l'ancien commandant en chef de l’OTAN Wesley Clark, la reconquête de la Libye avait été prévue dès 2001, en même temps que les agressions contre l'Iraq et la Syrie. (12) La mise au point du plan définitif fut effectuée en novembre 2010 avec les services secrets français. 

Ainsi, l'intervention militaire en Libye n'a donc absolument aucun rapport, de près ou de loin, avec un quelconque « Printemps arabe ». 

 

Un assassinat politique dans la grande tradition de la démocratie étasunienne 

«... dans une structure comme celle de la Libye dirigée par les tribus, un leader est accepté s’il connaît les besoins de la population et arrive à les satisfaire. »

PR Al Ghariani, faculté d’Economie et de sciences politiques de l’université Al Fateh (13) 

L'assassinat inqualifiable du Guide de la Révolution libyenne a été applaudi par le bon peuple français - quelque soit son niveau culturel -, décervelé par la propagande de la presse mainstream aux mains des banquiers et des multinationales.  

Après avoir localisé le colonel Kadhafi par satellite grâce aux systèmes de communication sophistiqués américains, le commando spécial US l'a tiré comme un lapin avant de le livrer à ses mercenaires ide l'OTAN pour que, symboliquement, l’estocade finale soit donnée par des « rebelles » (« Nous annonçons que Kadhafi est mort aux mains des révolutionnaires », communiqué du CNT). PentaHollywood a imaginé la fin la plus abjecte qui soit pour le guide libyen: moqué, torturé, lynché et sodomisé avant d'être achevé par la chienlit enrôlée par l'OTAN , puis exposé dévêtu sur une couverture sale dans une chambre froide d'une boucherie de Misrata. 

Son fils Moutassim a été également assassiné de sang froid à Sirte après avoir été capturé vivant et torturé le même jour alors qu'il dirigeait des troupes gouvernementales. Des exactions d'une barbarie répugnante, ignoble - à l'instar de la pendaison de Saddam Hussein -, destinées à dégrader le plus possible dans tous les esprits l'image du « guide » libyen: moqué, torturé, lynché et sodomisé avant d'être achevé par la chienlit enrôlée par l'OTAN, puis dans tous les esprits l'image du personnage honni. 

Souvenons-nous de la mise en scène grotesque similaire de la « capture de Saddam Hussein »:  le président irakien, depuis plusieurs semaines aux mains des envahisseurs, apparemment drogué, avait été lui aussi placé dans un trou où il était censé s'être terré dont on l'a sorti hagard et méconnaissable. Lui aussi avait refusé de quitter son pays pour résister jusqu'au bout avec son peuple. 

Le Guide rejoint ainsi les présidents Allende, Sankara, Lumumba et bien d'autres, sans compter les autres président élus démocratiquement, mais gênants pour les puissances impérialistes, qui furent chassés par un coup d'état comme Manuel Zelaya au Honduras en 2009, ou ceux qui furent l'objet de coups d'Etat ratés, comme Hugo Chavez en 2002. 

Les Etats-Unis, qui se prétendent le parangon de la Démocratie, ont toujours été un pays sanguinaire et au-dessus des loi depuis le génocide de millions d'Indiens qui peuplaient le territoire jusqu'à aujourd'hui (Cf. Les livres de William Blum). Et connaîtra-t-on un jour officiellement les noms des commanditaires des assassinats de John Kennedy, de ses frères, de Martin Luther King ou de David Kelly ? Le gendarme du monde auto-proclamé peut enfin donner libre cours à son appétit insatiable de destruction et de pillage depuis la chute du mur de Berlin en 1989. 

Déjà symbole de la lutte anti-impérialiste en Afrique, Mouammar Kadhafi est devenu depuis son lynchage un martyr pour les Libyens et pour tous les peuples du Sud, particulièrement en Afrique. Lui que la presse mainstream avait voulu faire passer pour un lâche, en diffusant à plusieurs reprises de fausses informations sur sa soi-disant fuite à l'étranger, a agi comme il l'avait annoncé au début de l'agression de l'OTAN: il s'est battu pour son pays et son peuple « jusqu'à la dernière goutte de son sang». Cet assassinat d'un président en exercice constitue  un crime de guerre selon les lois internationales. 

Son élimination physique avait été programmée de longue date. Il fallait éviter un procès gênant, fût-il aussi truqué que ceux de Milosevic (liquidé en prison par manque de soins), de Saddam Hussein et de son premier ministre Tarek Aziz (récemment condamné à mort dans l'indifférence générale par un tribunal islamiste grotesque, dite « Haute Cour irakienne »). Sans oublier l'exécution sommaire de Ceaucescu et sa femme en 1989. Car tout est permis au Yankees depuis la chute de l'Union soviétique, qui avait au moins le mérite de maintenir « l'équilibre de la terreur ». 

 

Les réalisations du régime de Mouammar Khadhafi 

Pour l'Occident, un bon pays du Sud est un pays pauvre, dont la population est illettrée et affamée, sans infrastructures de base, très endetté et dépendant du FMI, de la Banque mondiale et autres organisations internationales destinées à l'organisation du pillage du Tiers Monde au profit des élites du Nord. Avec des dirigeants à sa botte. Un dirigeant du Sud  qui ne se plie pas à ses règles est un dirigeant mort... Tant il est vrai qu'aucun pays du Sud ne peut résister à la puissance de feu des forcesde l'OTAN.

La politique sociale: la redistribution des revenus de la manne pétrolière au peuple libyen 

Le vieux roi Idriss (ancien cheik d'origine algérienne proclamé roi en 1951), marionnette mis en place par les anglo-saxons, avait été déposé, sans effusion de sang, le 1er septembre 1969 par un groupe de militaires dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi. La Libye était alors un pays sous-développé, ses richesses naturelles étant pillées par des puissances étrangères. 

Les troupes coloniales furent mises à la porte et l’industrie pétrolière nationalisée, ce qui permit au peuple libyen de devenir maître de ses ressources et de mener une politique indépendante de modernisation du pays pour le sortir du sous développement. L'une des populations les plus pauvres du monde (avec un revenu annuel par habitant de moins de 60 dollars) put ainsi devenir, au fil des ans, la plus riche d’Afrique, et afficher un indice de développement humain (IDH) au 53e rang sur 169 pays, devant la Russie et le Brésil. 

Les prix du pétrole échappèrent au contrôle américain alors que jusque-là, la fixation des prix de l’OPEP était contrôlée par les Etats-Unis par le biais de leurs fidèles amis saoudiens. 

La redistribution des revenus du pétrole libyen a bénéficié à toute la population, et non à une poignée d'oligarques comme dans les pays du Golfe et les autres pays africains producteurs de pétrole (comme le Nigéria), dont les populations analphabètes à près de 80% vivent dans la misère (sans eau courante, sans électricité, sans système de santé ni protection sociale...).  

Le taux d'illettrisme était passé de 90% à 7%, et aujourd'hui un quart des Libyens possèdent un diplôme universitaire (alors qu'il n'y avait aucune université et peu d'écoles du temps de la monarchie). Les étudiants pouvaient obtenir des bourses pour suivre à l'étranger les formations spécialisées que la Libye ne pouvait leur offrir. Un Libyen ne trouvant pas de travail à la sortie de ses études recevait le salaire moyen qu'il aurait normalement reçu dans sa profession, jusqu'à ce qu'il trouve un emploi correspondant à sa formation. Grâce aux prêts d'Etat, la presque totalité des Libyens était propriétaire de son logement et chaque famille possédait une voiture. 

Tous les prêts étaient accordés sans intérêt, en accord avec les lois anti-usure de l’islam. 

Les soins médicaux étaient gratuits et les hôpitaux avaient des équipements aussi modernes que ceux de l'Europe. Grâce aux revenus du pétrole, tous les citoyens recevaient une allocation de vie, et on trouvait dans les magasins d'Etat les denrées alimentaires de base subventionnées. 

Une partie des revenus de la vente du pétrole libyen était créditée directement sur le compte de chaque citoyen libyen. Tous les nouveaux mariés recevaient recevaient un prêt d'Etat de 60.000 Dinars (environ 50.000 $US) sans date limite de remboursement, et chaque femme 5.000 $US à la naissance de son enfant. L'achat d'une voiture était subventionné à hauteur de 50%. Les agriculteurs bénéficiaient d'une aide à l'installation et ne payaient pas de taxes. Le taux de chômage était nul, et le pays comptait trois millions de travailleurs africains émigrés pour lequel la Libye était un véritable Eldorado. 

 

La situation des femmes  

« J'avais promis à ma mère d'améliorer la situation des femmes » Mouammar Kadhafi

Le statut des femmes avait été notablement amélioré, dans une société où elles sont généralement peu considérées. L'équipe de gardes du corps du « Guide », uniquement composé de femmes en était un symbole flamboyant. Elles étaient encouragées à participer à la vie politique et pouvaient s'engager dans l'armée.  

Dès 1970, des lois passèrent en vue de l'égalité de salaire égal à travail égal. Le taux d'emploi des femmes atteignit 27% en 2006. Les femmes étaient encouragées à continuer de travailler après la naissance de leur enfant et pouvaient prendre leur retraite à 55 ans. De 1966 à 1996, le pourcentage de femmes poursuivant des études supérieures passa de 8 à 43% atteignant le même niveau que les hommes. Les mariages forcés et les mariages d'enfant furent interdits, et l'âge minimum du mariage fut élevé à 18 ans. Depuis 1973, les femmes pouvaient demander le divorce. La restriction de leur mobilité fut interdite. Les femmes conduisaient et pouvaient voyager librement avec leur passeport. 

Une politique extérieure généreuse orientée vers le développement du continent africain et du Tiers Monde en général, et la libération des peuples opprimés 

Sur le plan extérieur, Mouammar Kadhafi a toujours soutenu les peuples opprimés, notamment les Touaregs persécutés au Mali, les catholiques irlandais, les Sarahouis du Sahara occidental, le mouvement anti-Apartheid en Afrique du Sud et les Palestiniens.  

Il a recueilli les réfugiés politiques et financé le développement du Tiers-monde, offrant une aide plus importante que celle de tous les États du G20 réunis. La perspective de la fin de l’exploitation coloniale de l’Afrique ne pouvait que provoquer l’ire des puissances impérialistes habituée à se servir dans le Sud «comme dans un supermarché». 

 

Des réalisations technologiques au service de la Libye et de tout le continent africain 


Un ouvrage unique au monde: Le «Grand fleuve artificiel» (Great Man-Made River Projet)  

Grâce à la Banque centrale libyenne, les revenus du pétrole ont pu être investis dans des grands projets de développement du pays, comme la plus grande installation d'irrigation au monde. Qualifiée parfois de 8ème merveille au monde, le « Grand Fleuve Artificiel »a permis d'implanter des exploitations agricoles florissantes en plein désert du Sahara (la Libye est un pays désertique à 90%, où la pluviométrie est de 200 mm d’eau par an) dans le but de conduire le pays à l'autosuffisance alimentaire. Cette réalisation ne pourra fonctionner que pendant une cinquantaine d'année, cette ressource d'origine fossile n'étant pas renouvelable.

Ce projet audacieux et inédit, d'un coût situé entre 35 à 80 milliards de dollars, fut lancé en 1983 sur vingt cinq ans, est en grande partie réalisé aujourd'hui. Il fut financé sans aucun emprunt aux banques étrangères. Insupportable pour les institutions internationales! Il a naturellement été une cible militaire pour l’OTAN: il ne faut laisser aucune trace des réalisations de l'ancien régime, et aussi rendre le pays de nouveau dépendant des multinationales et des institutions internationales pour reconstruire le pays ravagé par l'OTAN.

 

Le satellite africain RASCOM: la révolution technologique africaine

En finançant à hauteur de 300 millions de dollars le premier satellite africain de communications, la Libye a permis à l'Afrique de s'affranchir du diktat des compagnies étrangères qui lui faisaient payer les communications téléphoniques à des prix exorbitants - les plus chers au monde car ils transitaient par les satellites européens. L'Organisation régionale africaine de communications par satellite - RASCOM avait été créée en 1992 par 45 pays africains, qui avaient tenté en vain pendant quatorze ans d'obtenir un prêt de la Banque mondiale et du FMI...

Mis en orbite le 26 décembre 2007, le satellite a permis en outre « d’assurer la diffusion des programmes de télévision et de radiodiffusion, ainsi que plusieurs autres applications technologiques comme la télémédecine et l'enseignement à distance. Grâce aux transmissions radio WMAX, une connexion à faible coût a été mise à disposition à travers le continent, y compris dans les zones rurales. » (rapport du CIRET, p. 10). Un second satellite de communication africain a été lancé en 2010.

 

Un pays sans dette extérieure !

La Banque Centrale libyenne, institution de la Jamahiriya (14), propriété de l'Etat, fut le principal instrument de cette politique d’indépendance nationale, un antidote à la politique de paupérisation des états et des peuples sur lequel les européens pourraient prendre exemple...

Les banques privées dépouillent les emprunteurs (Etats comme particuliers) en pratiquant des taux d'intérêt exorbitants. (Et, en tant de « crise », elles se font renflouer sans vergogne par les contribuables, sans aucune contrepartie...). Les institutions financières internationales consentent des « prêts » aux pays en difficulté en leur imposant des plans d'ajustement structurel qui les appauvrissent encore plus, et leur font réduire les budgets des secteurs de la santé, de l'éducation, de la protection sociale et de l'équipement. L'accroissement sans fin de la « dette » des pays (du Nord comme du Sud) provient du fait que l'Etat, ne pouvant plus battre monnaie,  devient l'otage des banques privées.

La Banque Centrale libyenne possédait était « une institution monétaire solide, crédible et indépendante des grandes institutions financières internationales telles que la Bank of International Settlements (BIS), le FMI, le Foreign Direct Investment (FDI). » (Le Figaro, 2 mars 2011). Ses principales prérogatives  étaient « d’imprimer, de frapper et de réguler les billets et pièces de monnaies du Dinar libyen, de gérer et accorder des prêts». Contrôlant sa monnaie, la Libye était un état réellement indépendant dans ses choix politiques, économiques et militaires, sans besoin « d'aide » extérieure.

 

La création du « Dinar-Or » par la Libye menaçait dangereusement le dollar

Le Dinar-Or, basé sur les réserves réelles d'or du pays (qui en possédait des sommes colossales: environ 144 tonnes), allait permettre à la Libye et à de nombreux pays du continent africain de se passer du dollar, ce qui était absolument insupportable pour les Etats-Unis. (15)  Rappelons-nous que la chute de Saddam Hussein a été précipitée par son projet de faire payer le pétrole iraqien en euros...

Les autres projets et réformes en cours qui ont motivé l'agression otanienne 

Kadhafi voulait créer des institutions financières panafricaines indépendantes, avec pour moteur l'Autorité libyenne d’investissements et la Banque étrangère de Libye. La création programmée d'une Organisation du Traité de l’Atlantique Sud et  des États-Unis d’Afrique aurait également protégé l’Afrique et l’Amérique latine de l'influence américaine.

Par ailleurs, dans le cadre des réformes institutionnelles, il avait le projet d'élargir le pouvoir du peuple libyen et le faire profiter de la richesse nationale de façon plus égalitaire (notamment entre l'Est et l'Ouest du pays), en éradiquant la corruption enracinée au fil des décennies au sein de son gouvernement et de l'administration. Mais l'évolution du système politique était vue d'un très mauvais oeil par certains de ses proches (ceux qui allaient bientôt le trahir), qui avaient peur d'y perdre leur pouvoir. Ils ont été attirés par les propositions alléchantes des Occidentaux. C'était le cas de Mahmoud Jibril, qui aurait rencontré à plusieurs reprises en 2010 Bernard-Henry Lévy (l'agent de la CIA et du Mossad, devenu le ministre de la Guerre occulte français) pour mettre au point le plan pour éliminer Kadhafi et livrer le pays aux puissances étrangères.

En bref, le « Guide » n'a pas saisi que ses projets en cours étaient en complète contradiction avec son désir de revenir en grâce dans les puissances occidentales, qui ne pourraient en aucun cas supporter leur mise en application. Il fallait un complet aveuglement pour ne pas le comprendre.

 

Main basse sur les avoirs libyens à l'étranger: « le hold-up du siècle «décomplexé», et «certifié» par le Conseil de sécurité »

Le pillage par les puissances impérialistes des réserves d’or et de devises de la Libye a commencé dès le début de l'agression de l'OTAN, avec le gel des avoirs à l'étranger. L'ancien ambassadeur français en Libye, Christian Graeff, a fait observer que « Les mesures de sanctions économiques contre le régime du Colonel Kadhafi ont été mises en œuvre par la France et ses alliés bien avant la résolution 1973 du Conseil de sécurité. C’est ainsi que les USA ont bloqué les avoirs libyens dans les banques étasuniennes. » (16)  La Libye dispose d’environ 200 milliards de dépôts de réserves de pétrodollars libyens dans les pays occidentaux.

Curieux hasard: près des deux tiers des investissements libyens à l’étranger sont détenus dans des pays constituant les forces envahisseuses de l’OTAN: 34 milliards aux États-Unis, 19,2 milliards  en Grande-Bretagne, 10,56 milliards en France, 19 milliards en Belgique,  9,73 milliards en Italie, 4,17 milliards aux Pays-Bas, et 2,4 milliards au Canada.

En bloquant ces fonds, les puissances impérialistes ont ainsi opéré le hold-up du siècle «décomplexé » et « certifié » par le Conseil de sécurité. Les Trésors des puissances impérialistes jubilent d’avoir bloqué les dépôts de la Libye sur leurs territoires respectifs. » PR Michel Chossudovsky (Ibid., C'est nous qui soulignons).

Fait curieux, relevé par un économiste: les « insurgés » ont crée leur banque centrale dès le mois de mars:

«Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une banque centrale créée juste après quelques semaines d’un soulèvement populaire. Ceci veut dire que nous avons à faire à autre chose qu’un groupe de rebelles déguenillés courant partout et qu’il y a derrière des influences plutôt subtiles ». Robert Wenzel Economic Policy Journal

 

Main basse sur les ressources naturelles du pays 

La Libye est le premier pays africain producteur du pétrole, devant le Nigéria et l’Algérie. S'il ne représente que 3,5 % des réserves mondiales (pour une valeur de 3.900 milliards de dollars aux cours actuels du brut), le brut libyen est d’excellente qualité (il demande peu de raffinage), d'extraction facile, et son acheminement est aisé.

Les profits sont donc extrêmement importants pour les compagnies pétrolières: « Alors que la valeur marchande du pétrole brut est actuellement bien au-delà des 100 dollars le baril, le coût du pétrole libyen est extrêmement bas, aussi bas que 1 dollar le baril (selon une estimation).» a souligné le Pr Chossudovsky, qui poursuivait en citant un expert du marché pétrolier: « À 110 dollars [le baril] sur le marché mondial, un simple calcul mathématique donne à la Libye une marge de profit de 109 $ [le baril]. » (17) 

Les réserves prouvées sont de 46,5 milliards de barils (US Energy Information Administration, février 2011, Oil and Gas Journal), soit plus du double de celles des Etats-Unis (20,6 milliards de barils selon l’Energy Information Administration). Près de 80 % des réserves pétrolières du pays se trouvent dans le bassin du golfe de Syrte, la région martyr qui a résisté pendant plus d'un moins aux bombardement intensifs de l'OTAN et aux exactions de ses sbires.

La Libye dispose également de d’importantes réserves de gaz naturel (1.500 milliards de m3), et de l'uranium.

Après la prise de possession des installations pétrolières du pays, les néo-colons reprivatiseront l'industrie. Quand ils auront fait remonter la production pétrolière à son niveau antérieur (1,6 million de barils/jour), les revenus annuels devraient s’élever à 50 milliards de dollars.  

 

L'AFRICOM et la guerre USA-Chine pour l'accès aux ressources énergétiques

« Washington veut renverser Kadhafi parce qu’il souhaite clairement bouter la Chine hors de Libye. »  Rapport du CIRET-AVT, p. 35

Un récent rapport du FMI confirme que l'économie américaine va être supplantée par celle de la Chine dans les cinq ans à venir. Les deux grandes puissances, qui doivent sécuriser leur accès aux ressources, sont en concurrence pour contrôler les champs pétroliers les plus importants connus. Or, le tiers des 2,6 millions de barils de pétrole brut importés par jour par la Chine provient du continent africain.  

C'est pourquoi les Etats-Unis n'ont pas pardonné à Kadhafi d'avoir refusé, en 2008, de rejoindre l'Africom (US Africa Command), commandement régional créé par le Pentagone sous l'administration Bush, essentiellement pour lutter contre la pénétration croissante de la Chine en Afrique. Le guide libyen avait alors déclaré s’opposer à une « démarche impérialiste qui essaie d'acheter tout le continent ».   

De son côté, « la Russie a développé d'importants accords pétroliers avec la Libye, des ventes d'armes s'élevant à des milliards de dollars et un projet de voie ferrée pour relier Syrte à Benghazi. Il y avait aussi eu des discussions sur l'ouverture à la flotte russe d'un port méditerranéen près de Benghazi. » (18). En outre, les multinationales occidentales trouvaient de plus en plus intolérables certaines des clauses des contrats imposées par le gouvernement Kadhafi, et redoutaient de voir la société russe Gazprom se voir accorder une part importante de l'exploitation des réserves du pays. On comprend d'autant plus mal, dans ces conditions, l'abstention de de la Chine et de la Russie lors du vote de la résolution 1973 au Conseil de sécurité...

Par ailleurs, le pays est un passage stratégique vers l'Afrique centrale, le Tchad et le Soudan, pays stratégiques riches en pétrole où la Chine et les Etats-Unis (avec Exxon Mobil et Chevron) sont également en concurrence.

Enfin, la guerre contre la Libye permet de stopper le développement du continent noir,  dont lé régime de Mouammar Kadhafi était le moteur.

 

Les graves fautes politiques du Guide et de son fils Saïf Al Islam ont été fatales au pays 

Trop sûr de lui, le colonel Kadhafi a malheureusement cru, au cours de ces dernières années, pouvoir revenir en grâce en Occident dans le but de faire lever les sanctions et retirer la Libye de la liste noire des pays à détruire, concoctée en septembre 2001 (en réalité bien avant: dès Reagan, et par le PNAC!) (19), toujours d'actualité. Dans les années 2000, il a fait le tour des capitales des puissances impérialistes pour normaliser ses relations avec les pays occidentaux. 

Comme jadis Saddam Hussein, il a eu tort de croire qu'il pourrait réintégrer la «communauté internationale» en faisant moult concessions, notamment en acceptant de payer chèrement pour des crimes qu'il n'avait pas commis, tout en continuant de clamer son innocence (20). Ainsi il a du verser 2,7 milliards d'indemnités de compensations aux familles des victimes de l'attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts), alors qu'il a été prouvé qu'il n'en était pas responsable, pas plus que de celui contre le DC-10 d’UTA, ni de celui qui a détruit une discothèque à Berlin en avril 1986 - utilisé comme prétexte par l’administration Reagan pour effectuer dix jours plus tard un raid aérien sur sa résidence de Tripoli - tuant sa fille adoptive et une dizaine d'autres innocents.  

Grâce à ces énormes concessions, les sanctions internationales qui pénalisaient sévèrement le pays furent levées par l'ONU en septembre 2003. La Libye fut même nommée à la tête de la commission des Droits de l'Homme à l'ONU la même année. 

Après la levée totale de l’embargo en 2004, Kadhafi avait du laisser revenir dans le pays des compagnies pétrolières américaines, et des dizaines de banques et sociétés financières étasuniennes et européennes, qui ont alors afflué en Libye, dont Goldman Sachs, qui escroqua la banque libyenne de 90% de ses dépôts (21). 

En 2007, il aurait même financé les campagnes de Nicolas Sarkozy Nagy Bocsa et de Ségolène Royal dans le but de faire abandonner toute poursuite à son encontre, quel que soit le vainqueur de la présidentielle. 

En outre, jusqu’à la bataille de Tripoli, il a négocié avec des émissaires israéliens, espérant naïvement à parvenir à acheter la protection d'Israël, l'un des premiers pays à souhaiter son élimination...

Grâce à toutes ces compromissions, il pensait avoir regagné les faveurs des grandes puissances occidentales. Mais « l'impérialisme américain et ses homologues en Europe continuaient de considérer son régime comme un obstacle à leurs objectifs dans la région. » Bill Van Auken (op. cit.)

 

Le rôle calamiteux de Saïf Al Islam 

Souvent cité pour prendre la succession du Guide, son fils Saïf Al Islam, optimiste quant au rapprochement avec les puissances impérialistes, et piètre géostratège, fut l'artisan très maladroit de ce rapprochement avec l'Occident, et des vains efforts pour effacer l'image d'état-voyou de la Libye, avec les résultats désastreux que l'on connait aujourd'hui...  

Saïf Al Islam a également commis une énorme faute en amnistiant et en libérant en 2009 un millier de terroristes islamistes du GICL  (peut-être sous des pressions occidentales) au lieu de les laisser croupir en prison pour les laisser hors d'état de nuire. Ces membres d'Al-Qaida se sont empressés de renier leur promesse écrite de renoncer à la violence pour rejoindre les mercenaires de l'OTAN. Après la prise de Tripoli, les derniers terroristes furent libérés par le CNT pour qu'ils les assistent dans leurs sales besognes. 

Dès sa nomination en tant que numéro deux du régime par son père, le jeune homme très ambitieux, récemment diplomé en Relations internationales de la London School of Economics (LSE) de Londres, a continué de cultiver une image de réformateur audacieux. Il avait travaillé à la rédaction de la nouvelle constitution. Fait très curieux, il avait choisi parmi ses conseilllers des néo-conservateurs américains comme Francis Fukuyama, Benjamin Barber, ou Samuel Hunttington, inventeur du « Choc des civilisations », décédé depuis), membre de sa Fondation. 

 

Détruire la Jamahiriya, la démocratie directe libyenne, pour installer la Charia...  

Washington, suivi par Londres et Paris, a décidé d'organiser un coup d'Etat international pour en mettre en place un nouveau régime fantoche de type colonial pour faire retourner la Libye quarante-deux ans en arrière, du temps de la monarchie. Et même bien en-deçà... 

Avant la prise de Tripoli par l'OTAN, des manifestations monstres de soutien au régime avaient lieu tous les vendredi sur la place verte de Tripoli, haut lieu de la symbolique révolutionnaire libyenne, et dans d'autres villes du pays. Celle du 17 juin avait rassemblé un million de personnes, soit 1/6 de la population totale du pays. 

Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par des puissances étrangères via les fantoches du « CNT. », dont le dirigeant, l'islamiste radical Mustapha Abdel Jalil, a déclaré le 22 octobre à Tripoli que la charia serait désormais la base de la Constitution libyenne, que la polygamie (interdite par Kadhafi), serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal...  

C'est le régime choisi par les USA et leurs vassaux pour aligner la Libye sur leurs amis des monarchies absolues théocratiques du Golfe où, dans beaucoup d'entre eux, on coupe la main droite des voleurs, pratique la lapidation des femmes adultères, les coups de fouets, la crucifixion des condamnés à mort en place publique, les mariages forcés d'enfants, la répudiation de la femme (seule forme du divorce), et où les travailleurs émigrés africains sont traités comme des esclaves. 

Comme l'Iraq, la Libye, pays moderne, est retournée à l'âge de pierre. Les grandes villes et les infrastructures vitales du pays ont été détruites volontairement par les bombardements de l'OTAN: stations d'épuration et système de distribution d'eau, centrales électriques, centres de communication, hôpitaux, écoles, universités...

La ville de Syrte (ville native du colonel Kadhafi), le dernier bastion de résistance des loyalistes, est totalement en ruines, à l'image de Dresde en 1945 ou de Fallujah (Iraq) en 2004. Elle a été assiégée par les troupes au sol (les «rebelles», lourdement armés) et sous le feu des bombardements permanents de l'OTAN. Après sa chute, les milices islamistes se sont chargées de punir les habitants de leur résistance en continuant à les massacrer. Elles ont torturé les habitants, violé en masse les femmes et les fillettes, saccagé, volé, pillé les maisons, les hôpitaux et les commerces. Les survivants, qui mouraient de faim et de soif, en ont été réduits à boire leur propre urine pour s'hydrater. (Pendant la « bataille » de Tripoli, les « rebelles », qui avaient pris le contrôle des usines de la Grande rivère artificielle, avaient déjà coupé l'eau d'approvisionnement de la capitale) Le sol était jonché de milliers de cadavres en décomposition. La tombe de la famille Kadhafi a été profanée, et le corps de sa mère brûlé. Toutes ces atrocités ont été commises sous le regard indifférent de la « communauté internationale ».

 

Prochain arrêt: Damas 

Contrairement à la Syrie, l'Iran, le Venezuela et Cuba (parmi d'autres: consultez le programme!) la Libye n'était pas citée explicitement sur la liste noire des pays à « libérer » de leurs dictateurs dans le programme présidentiel de Barack Hussein Obama de 2008.  

Maintenant, c'est au tour de la Syrie, dont on fait passer le président Bachar Al Assad pour un nouveau tyran sanguinaire, le nouvel Hitler. La Syrie est également un pays moderne, laïque, indépendant, et ennemi d'Israël. Il est donc lui aussi condamné être détruit, en vue du remodelage complet du Moyen Orient prévu depuis des décennies par l'axe atlanto-sioniste.  

Cette fois la Russie et la Chine ont opposé leur veto à cette nouvelle opération impérialiste alors qu'ils ne l'ont pas fait pour la Libye, se contentant de s'abstenir, pour d'obscures raisons de marchandages. Mais pour combien de temps ? Déjà la position de la Chine semble vaciller. Si tant est que c'est toujours la Reapolitik qui l'emporte... Et, s'il le faut, les puissances impérialistes se passeront de l'avis du Conseil de Sécurité, comme elles l'ont fait pour attaquer la Fédération de Yougoslavie en 1999, et l'Iraq en 2003. 

Double réussite pour Barack Obama - la créature de Zbiegniew Brzezinski (le génial créateur des Talibans, ancien conseiller pour la sécurité nationale de Jimmy Carter qui n'a jamais cessé de sévir en catimini) -: en pleine  campagne en vue de sa réélection en 2012, le reliquat de sa clientèle (en pleine déliquescence) n'y voit que du feu, et ses nouvelles guerres sont payées en grande partie par ses laquais français et autres, au moment où les Etats-Unis sont en cessation de paiement, où le chômage et le taux de pauvreté atteignent des niveaux records... Mais rares sont ceux - et c'est là que le choix du président par les élites occultes était particulièrement judicieux -, qui osent encore s'attaquer au nègre blanc de peur de se faire taxer de racistes...  

 

L'avenir très sombre de la Libye 

Les requins occidentaux ont remis sur la table les projets rejetés par l'ancienne Libye, et se bousculent pour s'arracher les contrats juteux sur sa dépouille. Aussitôt le pays reconquis, des troupes de responsables politiques et d'hommes d'affaires se sont précipitées dans la capitale libyenne pour commencer de se partager le gâteau. Les multinationales américaines et européennes, notamment les géants du pétrole et du bâtiment (BP, Total, Exxon, Bouygues...), vont pouvoir maintenant se distribuer des contrats juteux - comme elles l'ont fait en Iraq -, au grand dam des compagnies russes, chinoises et indiennes. Et l'on peut d'ores et déjà pressentir l'installation prochaine du géant de l'agroalimentaire Monsanto qui imposera ses semences transgéniques aux agriculteurs libyens, comme en Iraq et en Afghanistan. (22) 

Le président du Parlement européen, Jerzy Uzbek, a dit espérer maintenant une "pleine implication" de la Libye dans l'Union pour la Méditerranée (UPM), un projet rejeté en 2008 par Mouammar Kadhafi car il visait à torpiller son projet d'Etats-Unis d'Afrique et à diviser le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. 

Une « réconciliation nationale » est impossible. Comme l'Iraq, le pays est promis à une guerre civile de longue durée, et sans doute à la partition. Les Libyens, ne pouvant supporter le retour à l'asservissement aux colons occidentaux et la détérioration de leurs conditions de vie, continueront à lutter contre un régime fantoche similaire à ceux qui ont été installés par les Etats-Unis en Iraq et en Afghanistan. 

La troupe disparate des mercenaires terroristes de l'OTAN, n’a cessé de commettre, depuis le début, des crimes de guerre atroces, quand ils ne s'entretuent pas (exemple du général Abdel Fatah Younis, ministre de l'intérieur de Kadhafi, jusqu'au 22 février 2011, un agent français qui aurait été liquidé par les Frères musulmans...). Les actes barbares commis par les milices islamistes, sont tout à fait semblables à ceux qui ont été commis par le GIA en Algérie dans les années 90': victimes égorgées, décapitées, brûlés, torturées, aux yeux crevés, dont les bras et les jambes ont été sectionnés, violées, pillages, lynchages racistes contre les noirs... (Cf. le Rapport du 13 octobre  2011 d'Amnesty International) (23). Il s'agit de crimes contre l'Humanité, qui ne seront jamais punis. Ces atrocités ont été largement rapportées par des témoins directs crédibles, et les nombreuses vidéos, dont le visionnage est insoutenable, qui circulent sur l'Internet.

Le bilan est très lourd: des dizaines de milliers de morts (80.000, 100.000?), des centaines de milliers de blessés, parmi lesquels de nombreux handicapés à vie, des enfants malformés ou mort-nés pour des décennies en raison de l'utilisation d'armes à l'uranium appauvri par l'OTAN (24), des centaines de milliers de réfugiés, une population traumatisée. Un pays moderne qui avait été construit pendant quarante ans, totalement détruit, avec ses infrastructures vitales: stations d'épuration, centrales électriques, hôpitaux, écoles, universités, équipements culturels....  

La prochaine étape est une guerre civile de longue durée, entre les partisans de l'ancien régime - qui viennent de créer au Sahel un Front de Libération de la Libye (FFL) - et les différentes factions du CNT, où les islamistes semblent majoritaires, qui ont en leur possession les armes lourdes distribuées par la coalition et le matériel dérobé dans les arsenaux libyens (plus de 20.000 missiles sol-air Sam-7, de milliers de bazookas et de kalachnikovs se sont volatilisés, ainsi que l'a reconnu l'OTAN).   

L'Occident est tombé dans un niveau de dépravation, de corruption et de barbarie inimaginable il y a encore quelques décennies. Il est désormais inutile d'invoquer les lois internationales (Charte des Nations Unies, Conventions de Genève...) qui sont constamment bafouées et dont les violations ne sont jamais sanctionnées par les instances juridiques concernées (CPI, TPI),  dès lors  qu'il s'agit de couvrir les crimes commis par les grandes puissances occidentales...  

Joëlle Pénochet,

Notes 

(1) Libye : Un avenir incertain, Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des belligérants libyens CIRET-AVT, mai 2011, 44 p.  http://www.ciret-avt.com/2 http://www.cf2r.org. Cette mission, qui a passé trois semaines en Libye (à Tripoli et à Benghazi) en avril dernier, dénonce dans son rapport «l’aventurisme coupable, voire le machiavélisme cynique» des puissances occidentales qui soutiennent une insurrection aux faux airs de «révolution». ECOUTER L'INTERVIEW d'YVES BONNET, fondateur du Centre International de Recherches et d’Études sur le Terrorisme (CIRET-AVT) et ancien chef de la DST. (Direction de la surveillance du territoire). 

(2) CHOSSUDOVSKY Michel : L’« Opération Libye » et la bataille du pétrole : Redessiner la carte de l’Afrique, Mondialisation.ca, 22 mars 2011  

(3) Kadhafi n'a jamais bombardé son peuple/Airstrikes in Libya did not take place - Russian military (+vidéo) Internationalnews 28 Mars 2011. 

(4) Cf. Les articles: 5 000 Forces spéciales du Qatar avaient été déployées en Libye Georges Malbrunot Le Figaro, 6 novembre 2011 et « CIA recruits 1,500 from Mazar-e-Sharif to fight in Libya », par Azhar Masood, The Nation (Pakistan), 31 août 2011. 

(5) BECHIS Franco : Les "Rebelles" pratiquent le nettoyage ethnique des Libyens noirs Le Grand Soir Black Star News 28 juin 201, Réseau Voltaire 24 mars 2011. 

(6) MUNIER Gilles : Libye:"Le spectre de l’Afghanistan"  Afrique Asie – novembre 2011 

(7) Cf. BECHIS Franco :  La France préparait depuis novembre le renversement de Kadhafi, Réseau Voltaire 24 mars 2011 

(8) Cf. C.I.A. Agents in Libya Aid Airstrikes and Meet Rebels MAZZETTI  Mark and SCHMITT Eric New York Times March 30, 2011. 

(9) Pour appuyer ces allégations, toutes les grandes chaînes ont fait tourner en boucle des vidéos attribuées à des amateurs montrant des exactions censées avoir été commises par le "dictateur" (manifestants torturés, blessés, etc...). Ces vidéos auraient été placées sur des comptes Youtube liés à Twitter et Facebook. Des centaines de milliers de comptes en anglais sont apparus brusquement en Libye à partir du 17 février ! Or, les Libyens n'avaient pas la possibilité de publier des vidéos sur l'Internet depuis un an, et le nombre de membres des réseaux sociaux était infinitésimal. En outre, ces vidéos possédaient le même logo... 

(10) TRIPOLI: les journalistes "non alignés" menacés de mort Le Grand Soir 22/8/11 

(11) Propagande anti-syrienne grossière!!! : La blogueuse syrienne "enlevée" était... un étudiant américain 

(12)  Il rapporte dans Winning Modern Wars qu'un officier d’état-major de haut rang lui avait confié en novembre 2001 qu'une campagne militaire de cinq ans était programmée, pour des motifs inconnus, pour attaquer sept pays, en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, le Libye l’Iran, la Somalie et le Soudan. (p.130). Voir son interview sur Youtube. Testimony former NATO Chief General Wesley Clarke March 2, 2007 

(13) Cité par Marinella Correggia: Pluie de bombes sur les civils libyens, qui espèrent encore, Il Manifesto, 7 mai 2011. 

(14) Littéralement « Etat des masses », forme de démocratie où le peuple gouvernait par le biais de comités populaires où toutes les tribus étaient représentées. 

(15) Libye - le principal motif de l'agression: le Dinar Or (VOSTF), 10 avril 2011 
http://www.internationalnews.fr/article-libye-le-principal-motif-de-l-agression-contre-la-libye-lle-dinar-or-vostf-82307466.html
 

(16) Journal de France culture du 20 octobre 2011. GRAEFF Christian : Le rôle des Occidentaux dans la chute du régime Kadhafi Entrevue avec l’ancien ambassadeur de France Mondialisation.ca, 20 octobre 2011 
Retranscription intégrale: 
http://www.silviacattori.net/article2213.html  

(17) L’«Opération Libye» et la bataille du pétrole : Redessiner la carte de l’Afrique, Mondialisation.ca, 22 mars 2011.

(18) Bill Van AUKEN : Mouammar Kadhafi assassiné par les Etats-Unis et l'OTAN WSWS 24 octobre 2011 

(19)  Le Project for the New American Century intitulé (PNAC) « Rebuilding Americas' Defenses » (« Projet pour un nouveau siècle américain », 2000) annonçait une longue guerre de conquête sur plusieurs théâtres d'opération simultanés. 

(20) Cf. Ó CATHAIL Maidhc : Deception over Lockerbie, Dissident Voice, 24 septembre 2009, Libya did not plead guilty for Lockerbie, Labour & Trade Union Review ,March 2004 ; PÉAN Pierre: "Kaddafi n'est pas responsable de l'attentat de Lockerbie" (IN) Arte - fausses pièces à convictions pour l'attentat de Lockerbie 28/08/2007  et  Pierre Péan, Manipulations africaines, Qui sont les vrais coupables de l'attentat du vol UTA 772 ? Plon, Paris, 2001. 

(21) Cf. CYPEL Sylvain : Goldman Sachs et les millions libyens, Le Monde, 7 juin 2011. Cité par René Naba Libye: le drapeau vert ne flottera plus sur Tripoli Mondialisation.ca, Le 2 septembre 2011 « De janvier à juin 2008, il lui versa donc 1,3 milliard de dollars. En février 2010, il n’en restait que 25,1 millions. De la somme initialement apportée, 98 % avaient disparu. Certes, on connaît des entreprises – AIG, General Motors, Lehman Brothers, Fannie Mae et Freddie Mac, dont l’action, durant la crise financière, a chuté dans des proportions similaires. Mais, pour des placements d’un investissement souverain, il doit s’agir d’un record du monde toutes catégories. » (Ibid.). 

(22) Cf. Joëlle Pénochet: Monsanto à Babylone  Mondialisation.ca 13 février 2008, Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13245  18 avril 2009   

(23) Amnesty International : La nouvelle Libye est “entachée” par les atteintes aux droits humains dont sont victimes les prisonniers »  

(24) Cf. DINUCCI Manlio  : Uranium Appauvri: LIBYE, le Fukushima de la guerre + vidéo Mondialisation.ca, 30 mars 2011 et PENOCHET Joëlle : Armes À l'uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?. Internationalnews 7 janvier 2011 

 

Autres références 

Van AUKEN Bill : Washington cherche à agir sous couvert de l’OTAN pour une longue guerre contre la Libye WSWS  29 mars 2011.

BARROUHI Abdelaziz : Seif el-Islam Kaddafi fait sa révolution Jeune Afrique 28/12/2009

Bye Bye Kadhafi, bienvenue Al Qaida? Internationalnews 30 aout 2011

BOURDOKAN Georges  : The Libya I Once Knew. A Meeting with Muammar Gadaffi, Global Research, November 4, 2011

CHOSSUDOVSKY Michel : La destruction du niveau de vie d'un pays: Ce que la Libye avait accompli, ce qui a été détruit, Mondialisation.ca, le 23 septembre 2011 www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26747  

CHOSSUDOVSKY Michel : Manipulating Video Images: Sloppy Journalism or War Propaganda? The BBC's Fake Images from Tripoli Global Research, le 5 septembre 2011.

CHOSSUDOVSKY Michel : «Notre homme à Tripoli»: Des terroristes islamistes, soutenus par l'OTAN, intègrent la rébellion en Libye, Mondialisation, 9 avril 2011

CHOSSUDOVSKY Michel :Insurrection et intervention militaire: Tentative de coup d'État des États-Unis et de l'OTAN en Libye? Mondialisation, 10 mars 2011

CHOSSUDOVSKY Michel :La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007.

COHEN, Philippe: Libye: comment et pourquoi Moussa Koussa a été exfiltré à Londres Marianne, 2 Mai 2011

COLLON Michel : Comment l’Otan va dissimuler ses atrocités en Libye; Investig'Action

COLLON Michel : Libye, OTAN et médiamensonges www.legrandsoir.info/libye-otan-et-mediamensonges.html

DENÉCÉ, Eric: "Les révolutions arabes ne sont que des coups d'Etat militaires masqués", La Tribune.fr, 01/06/2011.

DINUCCI Manlio : Rapine à main armée à Tripoli - Mondialisation.ca, 5 juillet 2011

DINUCCI Manlio : La nouvelle conquête coloniale de la Libye - Mondialisation.ca, 10 juin 2011

DINUCCI Manlio :Libye, la guerre secrète de la CIA , Mondialisation.ca, 1er avril 2011

DINUCCI Manlio : Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, Mondialisation.ca, le 2 mars 2011

DUFOUR Jules : L'Occident et sa « compassion » soudaine pour les peuples opprimés 23 aout 2011

ENGDAHL F. William : La guerre de l'OTAN contre la Libye est dirigée contre la Chine Mondialisation.ca, Le 27 septembre 2011 

ENGDAH F. William L : Creative Destruction: Libya in Washington’s Greater Middle East Project–Part II, March 26, 2011,http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23961  

ESCOBAR, Pepe: Comment Al-Quaeda est arrivé à régner sur Tripoli, Le Grand Soir (Asian Times), 31 août 2011

HASHASH Sara : Pillage d’antiquités en Libye, Mondialisation.ca, Le 17 novembre 2011

How Gaddafi improved the situation of the Libyan women Mathaba  2011/11/07

Human Rights Watch, « Le CNT doit mettre fin aux arrestations arbitraires et aux mauvais traitements de détenus », Rapport du 30 septembre 2011.

Irak, Kosovo, Afghanistan, Libye, Syrie: la même propagande de guerre efficace (dossier) Internationalnews 

KADHAFI Seif el-Islam : «La Libye sera un pays heureux» Le Figaro 07/12/2007 

KIMYONGU Bahar: Verts/Rouges européens et la Libye : Vert treillis militaire mais pas rouges de honte  MichelCollon.Info 24 mars 2011  
La guerre en Libye a coûté 320 millions d'euros à la France 
http://www.internationalnews.fr/article-la-guerre-en-libye-a-coute-320-millions-d-euros-a-la-france-84474258.html

Le Tripoli merveilleux de l'OTAN (+vidéo) – internationalnews 15 sept. 2011

La guerre contre la Libye: une catastrophe économique pour l'Afrique et l'Europe Voltairenet.org 2011-07-03

La Libye, un modèle pour la redivision du Moyen-Orient, WSWS 24 août 2011, 
http://www.wsws.org/articles/2011/aug2011/zeli-a24.shtml

Le conflit armé libyen se prolongera selon l'ancien patron de la DST, M. Yves BONNET Tamurt Info

Le silence et la peur reviennent dans les rues de Tripoli (Russia Today) 
http://www.legrandsoir.info/le-silence-et-la-peur-reviennent-dans-les-rues-de-tripoli-russia-today.html  16 septembre 2011

Les ailes brisées de Seif el-Islam Jeuneafrique.com 26 mai 2009

Les Crimes contre l'Humanité de l'OTAN en Libye/NATO war crimes Internationalnews

Les entreprises italiennes et françaises se préparent pour la relève,  La Tribune 23/08/2011

Les "Rebelles" pratiquent le nettoyage ethnique des Libyens noirs Le Grand Soir , 28 juin 2011

Les États-Unis et leurs alliés se préparent à une guerre longue en Libye WSWS 6 avril 2011 
http://www.internationalnews.fr/article-les-etats-unis-et-leurs-allies-se-preparent-a-une-guerre-longue-en-libye-71163821.html

Libya: Country Profile of Human Development Indicators by United Nations Development Programme (UNDP)  Global Research, le 5 avril 5, 2011 http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=24152

Libye: Les va t-en-guerre français piétinent le droit et la Constitution (...)     26 mars 2011 

Libye : Exécution apparente de 53 partisans de Mouammar Kadhafi  Human Right Watch www.hrw.org 24 oct. 2011  

LOSURDO Domenico : Sept vérités sur la Libye Le Grand Soir, 27 aout 2011 

L'objectif, en Libye, est-ce le pétrole ou plutôt le système bancaire ? pyepimanla 

L'OTAN commet un massacre à Syrte et rase la ville  Internationalnews

Manipulations grossières pour orchestrer le renversement de Kaddafi/US orchestrates regime change in Libya, using social media Internationalnews 22 avril 2011 (+ vidéo)

MARSDEN Chris : Sirte's fall to usher in mass repression by Libya’s National Transitional CouncilWSWS 15 October 2011.

MOUNTAIN Thomas C.: 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire ... Le Grand Soir (Counterpunch) 4 septembre 2001

Moussa KOUSSA, un informateur-clé pour la coalition ,LEMONDE avec AFP, 31.03.11

METRO Gael: The Libya Media Hoax: Fabricated Scenes of Jubilation and Euphoria on Green Square,  Global Research, 2011-08-23

MEYSSAN Thierry : Le lynchage de Mouamar Kadhafi Internationalnews Réseau Voltaire, 21 octobre 2011 

MEYSSAN Thierry : Comment les hommes d'Al Quaeda sont arrivés au pouvoir en Libye, Voltaire, 5 septembre 2011 

MORELLI Anne : La Libye et la propagande de guerre occidentale  silviacattori.net  26 août 2011

MUNIER, Gilles: Retour de Libye - Interview 7 Jours, 4 juin 2011 

MUNIER, Gilles:Libye: les djihadistes du Conseil national de transition (CNT), France-Irak-Actualité, mars 2011

NAZEMROAYA Mahdi Darius:TRIPOLI: les journalistes "non alignés" menacés de mort Russia Today 22 août 2011.

NAZEMROAYA Mahdi Darius:: Who Was Muammar Qaddafi? Libya's Wealth Redistribution Project With an Introduction by Cynthia McKinney Global Research- 2011-10-27

NAZEMROAYA Mahdi Darius: Libya and the Big Lie: Using Human Rights Organizations to Launch Wars GlobalResearch 2011-09-29

NAZEMROAYA Mahdi Darius: America's Conquest of Africa: The Roles of France and Israel Introduction by Cynthia McKinney Global Research, October 6, 2011

NATO commander admits journalists in Libya were NATO informants Voltaire.netwww.mathaba.net 11 juin 2011.

Nightmare in Libya: Thousands of Surface-to-Air Missiles Unaccounted For 
http://abcnews.go.com/Blotter/nightmare-libya-20000-surface-air-missiles-missing/story?id=14610199

PENOCHET Joëlle : Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial, Mondialisation, 9 novembre 2008   

ROZOFF Rick : Un assassinat brutal et gratuit en Libye ou le Nouvel Ordre Mondial dans toute la transparence de sa barbarie  Mondialisation.ca, 26 octobre 2011 

ROBERTS Paul Craig : The End of History: Now that the CIA’s proxy army has murdered Gadhafi, what next for Libya? 

ROBERTS Paul Craig : L'Occident et sa « compassion » soudaine pour les peuples opprimés , 23 aout 2011 Mondialisation.ca, 4 novembre 2011.

SCOTT, Peter Dale: La Bosnie, le Kosovo et à présent la Libye : les coûts humains de la collusion perpétuelle entre Washington et les terroristes. Mondialisation.ca, Le 17 octobre 2011 (Dale Scott est un ancien diplomate canadien et professeur émérite à l’université de Berkeley)

SCOTT, Peter Dale: La guerre en Libye, le pouvoir américain et le déclin du système des pétrodollars Mondialiation 

SCOTT, Peter Dale: Viol en Libye : Les récentes guerres majeures des États-Unis ont toutes été accompagnées par des mensonges mémorables   Voltaire, 22 juin 2011

TARPLEY DR Webster G.: The CIA's Libya Rebels: 2007 West Point Study Shows Benghazi-Darnah-Tobruk Area was a World Leader in Al Qaeda Suicide Bomber Recruitment, Washington D.C., 3/24/11

TARPLEY DR Webster G.: Le recyclage des hommes de Ben lden Reseau Voltaire, 21 Mai 2011

TARPLEY DR Webster G.: The Libya Rebels: A CIA Secret Army of al Qaeda Terrorists, Anti-Black Racists, and Monarchists TARPLEY.net March 30, 2011 (vidéos) 

TARPLEY DR Webster G.: « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011. 

TEIL Julian, ZANON Mathieu, NAZEMROAYA Mahdi Darius : VIDEO: Make No Mistake. NATO is Committing War Crimes and Crimes against Humanity in Libya – Global Research, 2011-08-28

Timisoara bis : le faux charnier d’Abu Salim (Libye) 
http://www.internationalnews.fr/article-timisoara-bis-le-faux-charnier-d-abu-salim-libye-85697809.html  

DI VITO Yvonne: ‘Before NATO Intrusion, Libya was Africa's Switzerland’ Global Research, August 26, 2011
Documents vidéos:

Libye- Les Travailleurs Africains "L'OTAN est la source de notre Malheur Investig'Action 4 septembre 2011 (vidéo)

 Me CECCALDI: La vérité sur la guerre contre la Libye (video) 
http://www.internationalnews.fr/article-me-ceccalidi-la-verite-sur-la-guerre-contre-la-libye-video-82514127.html

COLLON Michel: la différence entre un bon et un mauvais arabe (vidéo) Internationalnews 1er avril 2011

Cynthia MCKINNEY: Libya is Being Destroyed (video) IN, 9 juin 2011 
http://www.internationalnews.fr/article-cynthia-mckinney-libya-is-being-destroyed-video-76270461.html

Eva Joly, nouvel imposteur écologiste, pour l'intervention au sol en Libye (vidéo) 
http://www.internationalnews.fr/article-eva-joly-nouvel-imposteur-ecologiste-pour-l-intervention-au-sol-en-libye-video-79959678.html

Hollywood Theatre Employed To Sell The Libyan War (video) 
http://www.internationalnews.fr/article-ideo-70475767.html

La France et L'OTAN massacrent des enfants en Libye (photos/vidéos) Internationalnews

Libye: manipulation odieuse de l'information (VOSTF) Internationalnews 24 aout 2011

Libye, interview d'Aïcha KADHAFI (IN) http://www.internationalnews.fr/article-libye-interview-d-aicha-kadhafi-video--82426928.html

Lybia: No celebration in Tripoli! (RT) http://www.internationalnews.fr/article-lybia-no-celebration-in-tripoli-rt-video-82215073.html

Les bombardements de la Paix de l'OTAN en Libye (vidéo), 2 juin 2011 Internationalnews 2 juin 2011

Libya Rebels had NATO Weapons from Day 1/ Les "rebelles" Libyens armés par l'OTAN depuis le premier jour!!!  (video)

Libya: UN arm-trafficking expert: 'Seems we're effectively arming Al Qaeda' (video) WSWS 6 avril 2011

PHELAN Lizzie: « La guerre contre la Libye est une guerre contre l'Afrique" (VOSTF)

Plus d'un million de manifestants à Tripoli pour soutenir Kadhafi le 17 juin 2011 Internationalnews 20 juin 2011 (vidéo)

Libya, NATO and terrorism: Shocking images of "rebel" atrocities IN June 7 2011 
http://www.internationalnews.fr/article-libya-nato-and-terrorism-shocking-images-of-rebel-atrocities-76044071.html

Libye- Les Travailleurs Africains "L'OTAN est la source de notre Malheur Internationalnews 4 septembre 2011 Investig'Action (vidéo)

The real story of rebels in LIBYA (video) – internationalnews 3 juin 2011

Mouammar al KADHAFI ou le paradoxe libyen (documentaire d'Arte) 
http://www.internationalnews.fr/article-libye-7-mouammar-al-kadhafi-ou-le-paradoxe-libyen-video-arte-2008-75858052.html

MEYSSAN Thierry Analyse sur la Libye (video) 
http://www.internationalnews.fr/article-analyse-dethierry-meyssan-sur-la-libye-video--79194228.html

MOUNTAIN Thomas C. : 30,000 Bombs Over Libya ‪http://www.youtube.com/108morris108

Témoignage d'un Libyen vivant en France (vidéo) 
http://www.internationalnews.fr/article-temoignage-d-un-libyen-vivant-en-france-video-84461098.html Le Grand Soir 22/8/2011.

 Joëlle Pénochet,

le 19 novembre 2011

Mondialisation.ca,

 Le 23 novembre 2011http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=P%C3%A9N20111123&articleId=27829

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


21/12/2011

n°165 - Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 20-12 - 1a- : Walid Joumblatt, Requiem pour un saltimbanque.

n°165 - Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 20-12 - 1a- : Walid Joumblatt, Requiem pour un saltimbanque.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

n°165 du 20-12

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiersdu liban" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

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Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 1-1 Pierre Khalaf : Des illusions parties très vite en fumée. 

1-2 Hilal Salman : la découverte des agents de la CIA pose une question sur leur rôle dans les assassinats. 

1-3 Pierre Khalaf : Bruit de bottes en Turquie et subversion des pro-US au Liban.

1-4 René Naba : Liban: Walid Joumblatt, Requiem pour un saltimbanque.

 


1 Analyse -Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Pierre Khalaf : Des illusions parties très vite en fumée. 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse d l'auteur mais doit être vu comme information.

Extrait

La Résistance protège les ressources nationales 
Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a inclus les ressources gazières et pétrolières du Liban dans l’équation dissuasive contre Israël. Il a affirmé que si l’État hébreu tentait de s’emparer de ces richesses, la Résistance riposterait pour protéger la souveraineté et les droits du Liban. Cette menace préventive vise à établir un équilibre de la terreur à vocation dissuasive. 
La coalition pro-occidentale du 14-Mars a rapidement réagi, accusant Sayyed Nasrallah de mettre la main sur les ressources pétrolières pour justifier le maintien de ses armes. Mais le Hezbollah, lui, ne fait que remplir sa mission qui est de protéger le pays face aux convoitises maintes fois expérimentées d’Israël. 
Sayyed Hassan Nasrallah a replacé la Résistance dans son contexte de défense de la patrie, laissant à l’État la mission du tracé des frontières maritimes et de décider où commence et où se termine la Zone d’exclusivité économique (ZEE) du Liban. Cohérente avec elle-même, la Résistance ne cherche nullement à se substituer à l’État, qui reste la seule autorité susceptible d’identifier les droits nationaux. 
Le chef du Hezbollah a insisté sur l’importance des ressources libanaises en hydrocarbure, qui sont une richesse nationale qui aura des conséquences positives sur l’ensemble du pays et des citoyens. 
La nouvelle équation dissuasive permettra aux autorités libanaises de mener leur campagne diplomatique pour le tracé des frontières maritimes et l’exploitation des ressources pétrolières. Contrairement à la récente thèse du président israélien Shimon Peres, selon laquelle la guerre de 2006 aurait affaibli le Hezbollah au point de l’empêcher d’entreprendre la moindre attaque contre Israël, le Hezbollah considère que c’est le renforcement de son arsenal militaire et les menaces de bombarder la profondeur israélienne -un aéroport contre un aéroport, un immeuble contre un autre et, dernièrement, des installations pétrolières contre des installations pétrolières- qui assurent une protection au Liban. 
Lorsque Sayyed Nasrallah affirme que la Résistance est plus puissante qu’elle ne l’a jamais été sur les plans de sa cohésion, de son moral et de ses équipements, il sous-entend qu’elle possède encore plus de missiles qu’auparavant. Et en menaçant de bombarder les installations pétrolières israéliennes, il ne lance pas des paroles en l’air, les experts du Hezbollah ayant déjà localisé les plateformes installées au large de Haïfa, d’Ashdod et d’Ashkelon. 
Les nouvelles réalités imposées par Sayyed Nasrallah sur le terrain ont immédiatement inquiété Israël. L’ambassadeur des États-Unis au Liban est accouru chez le président de la Chambre Nabih Berry pour s’informer de ces derniers développements. Par ailleurs, l’émissaire spécial US Frédéric Hoff est attendu prochainement à Beyrouth dans le même but. 
Le chef du Hezbollah assure qu’Israël est incapable de lancer une nouvelle guerre contre le Liban, car il n’a pas encore réglé toutes les faiblesses apparues lors de la guerre de juillet 2006. Et toute fuite en avant pour tenter de redistribuer les cartes dans la région, qui ne sont pas actuellement en sa faveur, se solderait par une véritable catastrophe stratégique. En élargissant à la mer l’équation de dissuasion, il éloigne le spectre de la guerre et rétrécit la marge de manœuvre de l’État hébreu, qui, en plus de tous ses soucis géopolitiques régionaux, commence à être agité par une vague de contestation sociale.

Déclarations et prises de positions

Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah 
« L’un des facteurs primordiaux de la victoire de 2006 a été la détermination et la foi de la Résistance dans la justesse de ses choix. C’est à cause de cette foi que les combattants sont restés dans leurs positions pendant 33 jours dans une Résistance qui est devenue légendaire. En face, les Israéliens ont commencé la guerre avec arrogance, sûrs de leur supériorité, et ils l’ont terminée dans une crise de confiance entre le peuple, l’armée et le gouvernement. Au cours des cinq dernières années, les Israéliens ont tenté de reconstruire la confiance perdue ou ébranlée. Tous les entraînements et les manœuvres organisés ces dernières années visent à atteindre cet objectif. Mais en même temps, en organisant des manœuvres sur le front interne, les Israéliens montrent qu’ils sont désormais incapables de le protéger de la chute des missiles, tout comme ils montrent leur incapacité à détruire les rampes de missiles de la Résistance et à trouver une solution militaire à la question des roquettes lancées sur l’intérieur israélien. S’ils tentent de nouveau une aventure militaire, ils verraient cette fois des missiles pleuvoir sur eux bien loin au-delà de Haïfa. 
Les derniers propos de Shimon Peres qui a déclaré que la guerre de juillet a permis deux grandes réalisations : pousser Nasrallah dans un sous-sol et assurer le calme à la frontière nord, sont une plaisanterie. Me mettre dans un sous-sol n’a jamais été un des objectifs de la guerre, qui visait plutôt à détruire le Hezbollah et à libérer les détenus. Quant au calme au nord, il régnait depuis le 25 mai 2000, lorsque la terre a été libérée, car la Résistance n’est pas un projet de guerre, mais vise à défendre le pays, son peuple et sa dignité. 
La Résistance est plus forte que jamais, sur le plan de sa cohésion, de son entraînement, de son moral et de sa confiance en elle et en Dieu ; aux Israéliens, nous disons : Au Liban, vous ne connaîtrez que le goût de la défaite. Renoncez donc à vos rêves pour toujours. 
Concernant le dossier des ressources pétrolières, le Liban considère avoir une superficie de 22 500 km2 qui regorgerait de gisements pétrolifères. Dans cette superficie, il y a une zone de 850 km2 qui se situe à la frontière la Palestine occupée, et qui est réclamée par les Israéliens. Israël a ainsi procédé seul à son propre tracé dans lequel il a inclus cette zone. Le Hezbollah considère que le tracé des frontières relève de la responsabilité de l’État. Si celui-ci considère qu’il y a encore une zone qui lui appartient et qui est revendiquée par d’autres, c’est à ce moment-là que la Résistance intervient. Nous avons pleine confiance dans le gouvernement pour réclamer les droits du Liban. Nous l’invitons à accélérer le processus et à entamer au plus tôt les travaux d’extraction et de forage, Et nous mettons Israël en garde de toucher à nos installations pétrolières, car les siennes le seront aussi. Si Israël tente une nouvelle aventure au Liban, la victoire sera au rendez-vous pour la Résistance et toutes les menaces et les manœuvres militaires ne servent qu’à reconstruire la confiance perdue des Israéliens dans leur gouvernement et leur armée. De même, s’il touche aux ressources pétrolières du Liban, même dans la zone de 850 km2 que le Liban revendique, la Résistance considérera qu’il s’agit d’une agression et elle est en mesure de défendre les eaux territoriales comme elle l’a fait avec la terre. Nous invitons tous les Libanais à appuyer le gouvernement dans le traitement de ce dossier qui sera bénéfique pour tout le pays et appelons les Libanais à préserver leurs éléments de force, en particulier l’équation armée-peuple-Résistance
. »

Samir Geagea, leader chrétien allié de Saad Hariri 
« (S’adressant à Sayyed Hassan Nasrallah, ndlr) Qui vous a chargé de défendre les intérêts du Liban dans son pétrole et son gaz ? Qui a confié à Sayyed Nasrallah la mise en place d’une stratégie du Liban de ses droits dans le dossier du pétrole en Méditerranée ? Sayyed Nasrallah se considère comme le tuteur du Liban. Nous refusons ce fait car les institutions constitutionnelles sont les seules garantes. La responsabilité des propos de Sayyed Hassan incombe aux responsables qui le laissent agir de cette façon en se substituant à l’autorité de l’État. Pour quelles raisons Sayyed Nasrallah hausse le ton ? Le secrétaire général du Hezbollah a défini sa stratégie indépendamment de toutes les institutions. C’est une grave erreur. Il ne faut plus fragiliser le rôle de l’Armée. L’équation armée-peuple-Résistance signifie que la Résistance avance et que l’armée et le peuple la suivent car l’institution militaire, aux yeux du Hezbollah, est une force de soutien à la Résistance. Les dernières déclarations de Sayyed Nasrallah reflètent des intérêts économique qui sont l’un des sujet du conflit entre l’Iran d’un côté, les arabes et la communauté internationale de l’autre. Le Hezbollah est l’un des outils de la force iranienne et son extension au Moyen-Orient. »

Nawaf Moussaoui, député du Hezbollah 
« La Résistance n’a besoin du certificat de personne pour confirmer sa légitimité ou celle de ses armes. C’est elle qui accorde des certificats à ceux qui n’ont pas suivi la voie de la résistance. Celui qui a besoin d’un certificat pour sa légitimité est celui qui a plié l’échine devant l’Israélien et qui a choisi d’être un informateur auprès de l’ambassade des États-Unis. Ce ne sont ni les résolutions internationales, ni le soutien de l’administration états-unienne, ni l’aide des gouvernements occidentaux qui ont libéré notre pays. La terre a été libérée par la Résistance. Israël a commencé à édifier des aéroports de substitution à Eilat en prévision de la guerre. Ces aéroports ou les bases de substitution seront des cibles faciles à la portée des roquettes de la Résistance. Cinq ans après l’agression de juillet, l’ennemi n’est toujours pas capable de préparer une nouvelle confrontation. Cinq ans après la guerre, la Résistance a encore des longueurs d’avance sur l’ennemi. »

Michel Aoun, principal leader chrétien libanais, allié du Hezbollah 
« Je félicite les Libanais pour la victoire enregistrée il y a cinq ans par la Résistance contre Israël. Le Courant patriotique libre et le peuple libanais sont toujours au rendez-vous, malgré les voix dissonantes qui ne réalisent pas l’importance de la victoire et son impact sur les Libanais et leur avenir. L’avenir du Liban dépend de la pérennité de la Résistance. L’État d’Israël est un pays ennemi qui souhaite étendre son hégémonie et son contrôle sur la région. En tant que nation, nous ne pouvons pas exister sans appuyer la Résistance. C’est ce qui explique l’importance de l’équation principale qui est celle du Peuple, de l’Armée et de la Résistance, tous unis face à l’ennemi. Nous assistons actuellement au début de l’effondrement de l’État d’Israël, et cet effondrement ne s’arrêtera pas en cours de route, parce qu’il est difficile de remonter le moral des Israéliens du fait qu’ils ne font que parler de la paix sans parvenir à la réaliser. »

Général Jean Kahwaji, commandant en chef de l’Armée libanaise 
« Soixante six ans se sont écoulés depuis la fondation de l’Armée, et votre mission reste fixe, sans aucune modification : défendre le Liban, son unité, sa souveraineté et la dignité de ses fils. Aujourd’hui, et avec la formation du nouveau gouvernement, je vous appelle à être le bras ferme de l’État sur la voie du redressement et du développement, et à réprimer les germes de la discorde, ainsi que toute personne portant atteinte à la paix civile, qu’il s’agit de terroristes, d’espions ou de saboteurs, quelles que soient leurs appartenances. 
Sachez que votre disponibilité permanente sur les frontières du Sud, afin de faire face aux intentions agressives cachées de l’ennemi israélien contre la patrie, constitue votre tâche principale qui mérite tout effort et sacrifice. Cette mission ne s’accomplit qu’à travers votre coopération étroite avec la FINUL en vue de préserver la stabilité de cette région, et déjouer les complots criminels de l’ennemi et ses violations continues de la souveraineté libanaise, et de la résolution 1701 promulguée par le Conseil de Sécurité. Cette tâche ne s’accomplit aussi qu’à travers l’engagement à offrir le soutien à votre peuple résistant, tout en s’attachant au droit légitime du Liban de bénéficier de son potentiel national qui réside en son armée, son peuple et sa Résistance, tant que cet ennemi persiste à occuper une partie de notre sol national, et refuse d’accepter les conditions de la paix juste et globale confirmées par les accords et les chartes internationaux.
 »

Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères 
« La Russie rejette toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie. Elle estime que le moyen le plus efficace pour régler les problèmes intérieurs est le dialogue national via les réformes dans les différents domaines. La Russie soutient les efforts déployés par la Syrie pour poursuivre le dialogue national. Nous espérons que ce dialogue aboutira, d’autant que la direction syrienne avait adopté nombre de programmes et de plans de réforme qui doivent être exécutés d’une manière active et rapide. »

Presse

As Safir (Quotidien libanais proche de la nouvelle majorité, 29 juillet 2011) 
Imad Marmal 
Le dernier communiqué publié par le bloc parlementaire du Courant du futur constitue une escalade dans le conflit intérieur et une dégradation de la relation entre ce courant et le Hezbollah. Comment se comportera le Hezbollah face à cette flambée de l’offensive contre lui ? Les préoccupations stratégiques du secrétaire général du parti, Sayyed Hassan Nasrallah, sont la priorité pour lui : renforcement du potentiel de la Résistance, lutte contre les tentatives de fomenter une discorde sectaire, réussite de l’action gouvernementale…De plus, les hauts dirigeants du Hezbollah estiment qu’il est de leur devoir de supporter les offensives politiques ou verbales pour défendre ceux qui ont consenti de très grands sacrifices afin de libérer la terre occupée. Enfin, ils sont convaincus que la campagne contre la Résistance ne date pas d’aujourd’hui et qu’il y en a qui attendent la Résistance au tournant en invoquant différents prétextes qui changent au gré des circonstances.

As Safir (26 juillet 2011) 
Imad Marmal 
C’est étrange, voire politiquement absurde qu’une polémique fasse rage au sujet des armes de la Résistance au moment où Israël tente d’imposer un fait accompli maritime au Liban pour mettre la main sur une partie de ses ressources pétrolières et gazières. Face à un tel défi, si les armes de la Résistance n’existaient pas, il faudrait les inventer afin de protéger ces ressources. Il est donc paradoxal que certains refusent tout dialogue qui ne garantisse pas le désarmement de la Résistance. 
Ce dossier a été dernièrement à l’ordre du jour d’un entretien entre le président de la Chambre des députés Nabih Berry et le représentant du secrétaire général de l’Onu au Liban Michaël Williams. La discussion a notamment porté sur la compétence des Nations unies en matière de délimitation des frontières maritimes entre le Liban et la Palestine occupée. Selon Michaël Williams, la résolution 1701 ne prévoit pas une telle démarche et la Finul n’est donc pas compétente en la matière. Mais le président Berry a fait valoir que ces propos manquaient de précision, dans la mesure où la Finul comporte une composante navale, ce qui permet de supposer que les Nations unies peuvent aider au tracé des frontières. Son interlocuteur ayant campé sur sa position, Berry a haussé le ton en affirmant que lorsqu’il s’agit de défendre nos ressources pétrolières, nous ne lésinerons pas sur les moyens pour contrer toute violation ou agression.

As Safir (28 juillet 2011) 
Daoud Rammal 
Une source officielle relève des points communs aux attentats terroristes commis sur le sol libanais, ce qui prouve qu’une seule partie en est responsable : L’attentat –contre les Français de la Finul- a lieu dans une zone inhabitée où les déplacements sont faciles sans provoquer de suspicions ; de nombreux facteurs politiques parfois contradictoires entrent en jeu dans le secteur de la ville de Saïda et de ses alentours, d’où la difficulté d’attribuer la responsabilité politique de l’attentat à une partie déterminée ; la charge explosive rappelle celles utilisées dans les attentats précédents. 
Selon la même source, il est fort probable que l’attentat ne visait pas le contingent français en tant que tel, mais plutôt n’importe quel contingent qu’il s’avère possible de prendre pour cible sur le terrain. Il est donc peu probable que cet attentat terroriste ait des visées en rapport avec un certain rôle français au Liban-Sud ou une politique française déterminée au Liban ou dans la région. Cet attentat prenait pour cible la FINUL dans son ensemble et non un contingent déterminé. 
La même source appelle les responsables libanais à ne pas instrumentaliser ces incidents dangereux dans le cadre de leurs tiraillements politiques intérieurs pour ne pas assurer aux terroristes un environnement politique favorable à leurs noirs desseins, ce qui mettrait encore plus en danger la Finul et les Libanais dans leur ensemble et entraverait la recherche de la vérité.

As Safir (27 juillet 2011) 
L’Armée libanaise a arrêté près de 25 personnes aux fins de l’enquête dans l’attentat contre une patrouille française de la Finul, parce qu’elles se trouvaient sur les lieux au moment de l’explosion. Des enquêteurs français et italiens contribuent aux recherches aux côtés des enquêteurs de l’armée. La charge explosive pèse entre 6 et 8 Kg de TNT, elle était reliée à un fil électrique, technique très ancienne, pour court-circuiter les radars de détection d’explosifs. Le groupe responsable de l’attentat avait donc suffisamment de temps pour préparer le scénario. Selon Associated Press, le commandant en chef de la Finul, le général Asarta n’a pas accusé de partie déterminée : « Al-Qaëda et le Jihad Islamique, pourquoi pas ? Les Palestiniens, pourquoi pas ? Les Syriens, pourquoi pas ? Israël, pourquoi pas ? Peut-être s’agit-il d’individus. Regardez ce qui s’est passé à Oslo il y a quelques jours ». 
Le député Walid Joumblatt craint que le but ne soit de créer un vide au Liban-Sud, sans que cela ne signifie le retrait total de la Finul, mais cela conduira à la présence d’une écorce de Finul uniquement. Conséquence : possibles infiltrations pour mettre en danger Liban-Sud et l’ensemble du pays au profit d’Israël.

As Safir (27 juillet 2011) 
Le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwaji, effectue prochainement une visite aux États-Unis après sa visite en France qui avait généralement les mêmes objectifs : discuter de la coopération militaire entre les deux armées surtout après les rumeurs sur la possible suspension des aides militaires françaises et états-uniennes au Liban. La visite-éclair du général US Vincent Brooks à Beyrouth et les déclarations de l’ambassadeur de France au Liban Denis Pietton ont vite démenti ces rumeurs et confirmé la poursuite du soutien français et états-unien à l’Armée libanaise. 
Des sources diplomatiques affirment que les responsables français ont insisté devant le général Kahwaji sur le rôle de l’Armée libanaise dans la préservation de la paix civile et la stabilité et l’application de la résolution 1701. La France, qui participe à la Finul, pourrait s’intéresser davantage au renforcement de l’armée pour garantir la stabilité et l’application de la 1701. 
Les mêmes sources expliquent que la visite de Kahwaji à Washington a globalement le même objectif, à savoir : discuter de la poursuite et du possible développement du programme de coopération militaire. Quant aux appels à suspendre les aides à l’Armée libanaise, ils s’inscrivent dans le cadre du débat politique interne américain et de la pratique démocratique où chaque député a le droit d’exprimer son opinion.

As Safir (26 juillet 2011) 
Wassef Awada 
L’attitude des ambassadeurs étrangers au Liban qui multiplient les apparitions médiatiques et s’expriment au sujet des affaires intérieures libanaises à tout propos et hors de propos est inacceptable. Aucun ministre des Affaires étrangères dans l’histoire du Liban n’a pu brider l’élan de ces diplomates et les obliger à respecter les lois et les protocoles diplomatiques. Conséquence : une hégémonie de ces diplomates sur les écrans de télévision et les médias dans un pays pourtant souverain. La responsabilité n’en incombe pas seulement à ces ambassadeurs. Le laisser-aller diplomatique qui règne au Liban est également de la faute des hauts responsables et des journalistes libanais, qui assument une large part de responsabilité. Le ministre des Affaires étrangères et le gouvernement doivent faire appliquer les règles diplomatiques internationales ainsi que le principe de réciprocité parce que les ambassadeurs ne doivent pas franchir certaines lignes rouges.

An Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars, édition du 29 juillet 2011) 
Rosette Daher 
L’attentat contre le véhicule français de la Finul, à Saida, a affecté le mouvement des Casques bleus qui ont réduit le nombre de leurs patrouilles à l’intérieur des villages et près de la ligne bleue, tout en maintenant les postes fixes, surtout près de la barrière technique frontalière. Cependant, la force internationale n’a pas appliqué de mesures renforcées. Le contingent français a considérablement réduit le nombre de ses patrouilles en attendant les résultats de l’enquête sur le dernier attentat, et il semblerait que les autres contingents aient décidé d’en faire de même.

An Nahar (29 juillet 2011) 
Rosanna Bou Mounsef 
La Turquie s’éloigne-t-elle vraiment du dossier syrien ? Des sources diplomatiques arabes signalent que les pays du G8 ont effectivement mandaté la Turquie pour traiter avec le régime syrien. Elles ajoutent que l’Iran a mis en garde la Turquie contre le risque d’intervenir en Syrie. Même des responsables proches de la Syrie au Liban affirment que l’Iran accorde des aides matérielles et logistiques importantes au régime syrien. Quoi qu’il en soit, il semblerait qu’il existe des divergences autour du dossier syrien au sein du leadership turc, entre le commandement politique et le commandement militaire.

An Nahar (28 juillet 2011) 
Des sources proches du président du Parlement Nabih Berry ont déclaré qu’il s’est informé auprès de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, lors de leur réunion, de la date de la visite de l’émissaire US au Moyen-Orient Frédéric Hoff à Beyrouth. Elle lui a répondu qu’elle ne possédait aucune information à ce sujet. Elle a ajouté que la position des États-Unis concernant la question pétrolière est d’y remédier via les Nations unies. 
Selon les sources de M. Berry, Connelly lui a demandé pourquoi le Liban ne prend pas l’initiative de travailler dans les limites de ses eaux territoriales, et n’invite pas les entreprises à commencer l’extraction comme l’a fait Israël dans des zones qui ne sont pas contestés à l’intérieur de ses frontières. La réponse de Berry a été : « En ce qui nous concerne, nous disons que dans les zones contestées ou autres, il est important de tracer la frontière maritime entre les deux parties, et si quelqu’un tente ou cherche à signer un accord de paix entre le Liban et Israël pour régler la question du pétrole, cela n’aura pas lieu, ni maintenant ni jamais . 
En réponse à une question, M. Berry a répondu, qu’« il est possible que les deux parties –Le Liban et Israël- travaillent comme ils l’ont fait depuis l’Accord d’avril 1996 jusqu’à aujourd’hui, c’est-à-dire à travers des réunions organisées entre des officiers libanais et israéliens sous la supervision des Nations unies pour discuter de cette question.

An Nahar (28 juillet 2011) 
Khalil Fleihane 
Les attentats perpétrés contre la Finul ne semblent pas viser la force internationale en tant que telle, mais certains pays en particulier. Les soldats espagnols ont été visés en 2007, le contingent italien en mai dernier et le dernier attentat a ciblé le contingent français. L’Espagne, l’Italie et la France sont trois pays européens qui jouent un rôle essentiel dans la Finul et qui ont tous les trois assuré le commandement de la force internationale à un moment donné. 
Les enquêtes n’ont pu établir les responsabilités dans aucun des trois attentats. C’est ce qui encourage sans doute les criminels à repasser à l’attaque. Les enquêtes partent généralement de l’idée qu’un groupe palestinien basé dans le camp d’Aïn el-Helwé est responsable de l’agression, même si cette responsabilité n’a jamais été établie. 
Des sources diplomatiques rapportent qu’elles ont informé les responsables libanais de leur souhait de voir le déploiement et les prérogatives de l’Armée libanaise élargis. Elles souhaitent également l’établissement de « points de rassemblement » pour la Finul, afin d’éviter d’une part les problèmes avec les habitants des villages, et afin de protéger d’autre part les Casques bleus en cas d’agression israélienne de grande envergure. À en croire les rumeurs, cette agression éventuelle pourrait avoir lieu en septembre prochain.

An Nahar (26 juillet 2011) 
Ali Hamadé 
Le Hezbollah compte un député bavard qui considère comme des saints les meurtriers de Rafic Hariri. Le Hezbollah considère que ses adhérents sont au-dessus des humains. Mais voilà que l’acte d’accusation vient dévoiler la vérité d’une organisation qui n’hésite pas à tuer de grands hommes dans le cadre de ses tentatives de contrôler le pays du Cèdre. La logique de ceux qui sanctifient les assassins est la logique de la guerre civile par excellence. Aux yeux des indépendantistes, les assassins restent des assassins même s’ils sont sanctifiés par un député bavard. Le dialogue est bon en principe mais comment peut-il être utile si un revolver est placé sur la table ? Ce dialogue ne doit démarrer qu’après avoir proclamé Tripoli et Beyrouth villes sans armes.

L’Orient-Le Jour (Quotidien libanais francophone proche du 14-Mars. édition du 28 juillet 2011) 
L’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, a souhaité que « les autorités libanaises renforcent le contrôle de la sécurité, notamment dans les régions qui ne font pas partie du cadre de la Finul ». L’ambassadeur français a affirmé que « ce qui s’est passé est un acte de lâcheté contre des soldats qui œuvrent pour la stabilité du Liban et de la région ». Déclarant que le moral des soldats victimes de l’attentat est « fort », il a tenu à rappeler que leur mission s’inscrit dans le cadre de la résolution 1701. D’ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a insisté sur le fait que la présence du contingent français répond à la mise en application de cette résolution, qui implique en outre « une coopération avec l’armée libanaise ».

Al Akhbar (Quotidien libanais proche de la nouvelle majorité, 27 juillet 2011) 
Jean Aziz 
Dans le village de Lassa (Jbeil), des gens qui prétendent être proche du Hezbollah ont profité de la force du parti pour enfreindre à la loi et faire main basse sur des terrains qui appartiennent au patriarcat maronite. Ce genre d’abus est plus dangereux pour la Résistance que le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) ou qu’une frappe israélienne. Le problème reste cependant limité à des gens proches du parti, ou qui font partie de la base populaire du parti. Dans le cas du Courant du futur, par contre, le problème se trouve à la tête de la pyramide : Saad Hariri occupe une maison qu’il s’est approprié par des voies illégales, tout comme Solidere s’est approprié tout le centre de Beyrouth par la voie de la fraude et de l’usurpation.

Al Akhbar (26 juillet 2011) 
Abdel Kafi Samad 
L’évolution des tendances politiques à dans la ville Tripoli, chef-lieu du Liban-Nord, au cours des dernières années, mérite que l’on s’y attarde. Les évènements de mai 2008 ont instauré un climat d’hostilité envers la Résistance, qui a été exploité par le Courant du futur dans les élections de 2009. Avec la chute du gouvernement Hariri et l’accession de Najib Mikati à la tête d’un gouvernement dans lequel la ville est largement représentée, la popularité de Saad Hariri a commencé à reculer dans la ville. La remise de l’acte d’accusation du TSL et l’apparition télévisée de Hariri qui a suivi ont été froidement accueillis. Des observateurs s’attendent déjà à la formation d’un troisième courant dans les rangs des sunnites de Tripoli : Sans être l’allié du Hezbollah, ce courant ne serait pas hostile à la Résistance.

Al Akhbar (25 juillet 2011) 
Ibrahim al-Amine 
La nouvelle opposition (le 14-Mars, ndlr) n’a pas de programme et se contente de réagir à la réalité sans prendre d’initiatives concrètes. Habituée à attendre l’aide extérieure, elle trouve aujourd’hui les pays étrangers occupés par leurs propres affaires. L’Arabie saoudite est le théâtre d’une lutte pour le pouvoir au sein de la famille royale. Bahreïn est encore plongé dans ses problèmes. L’Europe a confié le dossier à la France, ce vieux pays qui s’imagine de temps en temps qu’il retrouve sa jeunesse, tantôt au Liban, tantôt en Syrie, et qui semble en passe de se transformer en bouc-émissaire après les scandales liés aux révoltes arabes, surtout en Tunisie et en Égypte, et la désillusion de l’Otan en Libye. Quant aux États-Unis, ils ne s’intéressent qu’à la sécurité d’Israël. Lassés des plaintes interminables des représentants du 14-Mars, Washington leur demande des actions concrètes. Ces derniers n’ont plus qu’une carte à jouer : l’acte d’accusation du TSL. Les voilà qui s’emploient de toutes leurs forces à obtenir la publication de l’acte d’accusation pour le présenter comme une vérité absolue.

Al Hayat (Quotidien saoudien-27 juillet 2011) 
Paris, Randa Takieddine 
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