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13/09/2012

n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies


n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ..


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°615                           du 03 -07 au12-09

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Tiré a part

La dépouille d'Arafat sera examinée par des experts suisses...

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

AFP/Archives - Matthew Mirabelli

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne a confirmé vendredi qu'il comptait examiner la dépouille de Yasser Arafat après le feu vert de sa veuve, Souha Arafat, selon un porte-parole du Centre.

Le CHUV a reçu au début août un courrier de l'Autorité palestinienne demandant cet examen et il avait sollicité la veuve du dirigeant palestinien pour obtenir son accord. L'avocat genevois de Mme Arafat, Maitre Marc Bonnant, a déclaré jeudi soir à la Radio Télevision suisse, que celle-ci "a voulu cette enquête, c'est elle qui l'anime, c'est elle qui la propulse et la conséquence serait que nous irons à Ramallah. Il faudrait que nous puissions y arriver dans le mois qui va venir".

Le CHUV attend maintenant une réponse écrite et formelle de l'avocat et ses experts sont prêts à se rendre en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Centre, M. Darcy Christen. "C'est une question de jours", a-t-il dit en précisant que les experts effectueront d'abord "une mission de repérage", pour rencontrer les représentants de l'Autorité palestinienne, voir les conditions du mausolée et recenser les disponibités technologiques et scientifiques sur place.

L'objectif de l'examen qui devrait avoir lieu dans une seconde mission, si elle est décidée, sera de rechercher des traces éventuelles de polonium, une substance radioactive hautement toxique, dont une "quantité anormale" avait été retrouvée sur des effets d'Arafat, examinés par le CHUV.

"Le temps presse, on peut dire que c'est une question de semaines, pas de mois, car la traçabilité du polonium diminue de moitié tous les 138 jours", a précisé M. Christen. Depuis le décès non expliqué médicalement du dirigeant palestinien le 11 novembre 2004 il y a déjà eu plus d'une vingtaine de cycles.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-depouille-d-Arafat-sera-examinee-par-des-experts-suisses.htm?

AFP) - 24.08.

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Mort d’Arafat : son neveu accuse Israël de l’avoir "empoisonné" au polonium
Le neveu du défunt président palestinien Yasser Arafat, Nasser el-Qidwa, a accusé jeudi Israël d’avoir "empoisonné" son oncle au polonium et exigé que "les responsables de cet assassinat soient jugés".
"Nous accusons Israël d’avoir empoisonné Yasser Arafat au moyen de cette substance mortelle et nous réclamons que les responsables de cet assassinat soient jugés", a déclaré à l’AFP Nasser el Qidwa, président de la fondation Yasser Arafat, joint par téléphone à Genève par l’AFP.
L’Institute for Radiation Physics de Lausanne, en Suisse, qui a analysé des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d’Arafat remis à sa veuve par l’hôpital militaire français de Percy où le dirigeant palestinien est mort le 11 novembre 2004, y a découvert "une quantité anormale de polonium", selon un documentaire diffusé le 3 juillet par la chaîne qatarie Al-Jazeera.
"La Fondation Arafat a pris contact avec le laboratoire suisse pour l’informer qu’elle n’avait pas d’objection à l’analyse d’échantillons du corps du défunt président palestinien Yasser Arafat si cela était nécessaire", a ajouté Nasser el-Qidwa. "Depuis le martyre du défunt président Yasser Arafat, nous avons dit qu’il avait été assassiné par empoisonnement, mais nous n’avions aucune preuve tangible. Mais après le documentaire d’Al Jazeera affirmant son empoisonnement au polonium il n’y a plus de doute", a-t-il estimé.
Le polonium est une substance radioactive hautement toxique, qui a servi à l’empoisonnement en 2006 à Londres d’Alexandre Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine. Le président palestinien Mahmoud Abbas et Souha Arafat, la veuve de Yasser Arafat, ont déjà donné leur accord à des prélèvements sur les restes du défunt, qui repose dans un mausolée au siège de la présidence à Ramallah

http://www.assawra.info/spip.php?article375
.



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Rachel Corrie

UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html

Israël est sûrement un état des plus étranges, il est insensible à la pensée éthique et humaniste. En conséquence, le juge Gershon a donné cette semaine un tampon casher à un assassinat de sang-froid et ce faisant, il prouve une fois encore que les actions criminelles israéliennes sont en accord avec les interprétations les plus viles de l’Ancien Testament et de la haine du goy talmudique.

Comme on pouvait le prévoir, le juge Gershon s’est limité au légalisme et au contentieux, plutôt qu’à la pensée éthique, il a en fait blâmé Corrie pour n’avoir pas eu un « comportement raisonnable ». Pourtant, on peut se demander ce qu’il veut dire par « raison » ou, plus précisément, qu’est-ce qu’un israélien veut dire quand il se réfère à la « raison ».

Rachel Corrie a été écrasée par un bulldozer militaire israélien, un Caterpillar D9, le 16 mars 2003. Elle faisait partie de l’ISM (International SolidarityMovement), un groupe de militants pacifistes non-violents pro-palestiniens. Étant une jeune américaine, Corrie a cru à tort que les soldats israéliens étaient humainement déterminés. Étant elle-même une personne raisonnable, elle doit avoir cru qu’un conducteur de bulldozer israélien ne lui passerait jamais sur le corps. Elle avait tort. Corrie a clairement échoué à comprendre que le « raisonnement » israélien était mortellement alimenté par de la psychose ainsi que par des fantasmes de destruction.

Corrie a échoué, précisément là où tant de militants ont échoué. Israël n’est pas un état normal. C’est l’état d’un peuple seulement et d’un peuple qui se croit élu. La signification de ceci est à la fois simple et dévastatrice. Le peuple d’Israël croit que sa vie et sa sécurité sont des atouts cosmiques qui doivent être maintenus au détriment du reste de l’humanité. Cependant, ne vous trompez pas, la psychose israélienne est cohérente et même entraînée par la raison, mais cette « raison » est quelque peu différente de celle du reste d’entre nous. Elle est certainement loin d’être universelle.

Rachel Corrie, en revanche, est un symbole universel. Elle est l’incarnation de la solidarité, de la pensée empathique et du courage, mais sa mort tragique est aussi une indication claire qu’il y a un problème fondamental avec Israël. La mort de Rachel Corrie rend clair le fait que ce n’est pas seulement les dirigeants israéliens ou l’élite militaire qui sont aveugles à la vie humaine et à la conduite morale. Ce ne sont pas seulement Netanyahou ou Barak qui sont dans un état de rejet de la vie humaine. Nous sommes ici en présence d’un continuum meurtrier, ce sont les dirigeants, les soldats anonymes, les chauffeurs de bulldozers – ainsi que le juge Gershon et le système juridique israélien.

Israël aurait pu utiliser l’appel de la décision du tribunal de la famille de Corrie pour améliorer sa conduite. Mais le juge Gershon a été en fait assez honnête pour admettre que l’assassinat de Rachel Corrie était la « bonne chose à faire ». C’était sa faute, elle n’aurait pas dû être là initialement, a-t-il dit. Le juge Gershon nous a fourni cette semaine le vrai sens du « raisonnement israélien ».

L’assassinat de Corrie était conforme à la philosophie de survie d’Israël et avec l’interprétation israélienne de l’état juif. Cette semaine, le juge Gershon nous a donné un tampon casher pour un assassinat de sang-froid.

GiladAtzmon 
gilad.co.uk, 30 août 2012.

Traduction E&R (07.09.2012)

Texte original en anglais (30.08.2012) : 


UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html
http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-rachel-corrie-and-the-kosher-legal-stamp.html#entry26357634

 



M. Saadoune :Le bulldozer était menacé

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie.

Décidément Israël est une grande démocratie

 

Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là, d’être venue en témoin de la terrible vie imposée aux Palestiniens. C’est donc Rachel Corrie qui a menacé le bulldozer, elle s’est tuée elle-même.

Un juge israélien dans la « seule démocratie du Moyen-Orient », selon la propagande routinière des médias occidentaux, a donc décidé que la jeune Américaine méritait bien de mourir. Et que le militaire israélien qui l’a tuée n’était pas responsable de sa mort. Et pour corser le tout, le juge israélien qui a pris cette sentence historique a jugé que l’ONG Mouvement International de Solidarité auquel appartenait Rachel Corrie était un mouvement violent. Bref, pour rester dans la rhétorique habituelle appliquée aux Palestiniens, Rachel Corrie et son ONG sont des « terroristes ». Choquée et indignée, la mère de la jeune militante pacifiste américaine a constaté qu’Israël « dispose d’un système bien huilé pour protéger ses militaires… tout cela est mauvais pas seulement pour notre famille, mais c’est aussi un mauvais jour pour les droits de l’homme, pour l’humanité, pour la loi et pour un pays comme Israël ».

Le père de Rachel, qui a fait la guerre du Vietnam, constate « qu’au plus haut niveau militaire (israélien) on pense que l’on peut tuer impunément des gens à la frontière ». Le dispositif est en effet bien huilé. Les témoignages et les images ne manquent pas sur ce qui est un acte délibéré mais le système judiciaire de la « seule démocratie » dans la région fait partie du dispositif de guerre. Il n’a donc vu qu’une dangereuse jeune pacifiste - terroriste - menacer gravement la marche tranquille d’un bulldozer. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a estimé que le jugement était « triste » pour la famille de Rachel et « pour l’Etat de droit ». Il y a vu une « défaite pour la justice » et une « victoire pour l’impunité de l’armée israélienne ». Mais Richard Falk, fortement haï par Israël, connaît son sujet et il n’omet pas de noter que la mort de Rachel Corrie tout comme le jugement font partie du cadre général du fonctionnement d’une armée d’occupation. Et surtout d’une armée qui n’a aucun reproche à craindre des pays occidentaux.

 

LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE NE TRANSIGENT JAMAIS EN GENERAL SUR LE SORT RESERVE A LEURS CITOYENS A L’ETRANGER. LES DEFENDRE CONTRE LES ACTES DE VIOLENCE ET CONTRE LES INJUSTICES FAIT PARTIE DES DEVOIRS ELEMENTAIRES D’UNE GRANDE PUISSANCE. ET LES EXEMPLES NE MANQUENT PAS DE REACTIONS ENERGIQUES, PARFOIS EXCESSIVES, DU GOUVERNEMENT AMERICAIN DANS LES SITUATIONS OU DES CITOYENS AMERICAINS SONT EN DIFFICULTE. LE VERDICT, SCANDALEUX, DE LA JUSTICE ISRAELIENNE N’A SUSCITE AUCUNE REACTION DE LA PART DE L’ADMINISTRATION DE BARACK OBAMA. QUESTIONNE, UN REPRESENTANT DU DEPARTEMENT D’ETAT S’EST ABSTENU DE FAIRE DE COMMENTAIRES. LA CONCLUSION S’IMPOSE : POUR L’ADMINISTRATION AMERICAINE, RACHEL CORRIE EST AUSSI « COUPABLE » D’AVOIR ETE LA POUR TEMOIGNER DE L’ENFER VECU PAR LES PALESTINIENS SOUS LE JOUG DE LA « SEULE DEMOCRATIE » DE LA REGION. ET PUIS, OBAMA EST EN CAMPAGNE ELECTORALE DANS UN PAYS OU LE LOBBY ISRAELIEN PESE LOURDEMENT. IL NE FAUT DONC PAS L’IMPORTUNER AVEC LES NOTIONS DE JUSTICE ET DE VERITE. LE BULLDOZER ISRAELIEN DOIT TOUJOURS AVOIR RAISON MEME SI LE MONDE ENTIER L’A BIEN VU ECRASER UNE JEUNE AMERICAINE PACIFISTE ET ABSOLUMENT PAS MENAÇANTE !

http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html

M. Saadoune

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5172456

URL de cet article 17607 
http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html



3 Résistance

CAPJPO : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ...
Et pour cause ! Israël la pratique de manière institutionnalisée sur les adultes et les enfants palestiniens, et refuse les inspections sur les conditions d’interrogatoire et de détention. Ce "petit pays démocratique et civilisé" qui veut imposer ses méthodes de terreur dans le monde entier, n’a rien eu à craindre jusqu’à présent de tous les Etats et institutions qui sont censés faire respecter les conventions internationales sur la torture.

Alors, pourquoi répondrait-il à l’ONU qui ne prendra de toutes façons aucune sanction ?

Depuis juillet dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture, attend toujours à l’heure qu’il est, les réponses aux 59 questions qu’il a posées à Israël concernant sa " non-​​conformité avec la Convention contre la torture et autres traitements cruels, humiliants et dégradants qu’il a ratifiée en 1991"

Le centre Al-​​Mezan pour les droits de l’Homme, Adalah, l’Association des Médecins pour les droits de l’Homme - Israël et le Comité public contre la torture en Israël ont présenté au Comité des Nations unies contre la torture un communiqué sur la non-​​conformité d’Israël avec la Convention afin d’attirer l’attention du Comité sur la poursuite de l’utilisation de la torture par Israël.

Ces quatre organisations, dont deux palestiniennes et deux israéliennes, soulignent les nombreuses violations par Israël de cette convention, allant des tortures physiques et psychologiques lors des interrogatoires, à la détention sans procès, la non divulgation de preuves concernant la dangerosité des prisonniers, l’isolement, la privation de soins, de visites familiales.

Le comité note ’"l’absence de volonté d’Israël de criminaliser la torture dans le Code pénal" et le refus de fournir des informations sur ces détenus considérés comme des "bombes à retardement", qui "justifieraient" des méthodes plus "musclées" pour obtenir des aveux.

Refus également de fournir des enregistrements vidéo ou audio concernant les fameuses "enquêtes de sécurité".

Refus de traiter les plaintes pour torture déposées en Israël par le Comité israélien contre la torture comme par d’autres associations palestiniennes.

Le Comité souligne le refus d’Israël de signer le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et de permettre un accès sans restriction aux lieux de détention et d’enquête. Le Comité a demandé (poliment, ndrl) à Israël : « d’indiquer si le gouvernement envisageait de ratifier le Protocole facultatif à la Convention."

Le Comité a soulevé d’autres questions en vertu de l’article 16 qui stipule : « Chaque Etat partie s’engage à interdire dans tout territoire sous sa juridiction d’autres actes de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, tels que :
les restrictions à la liberté de mouvement : check-points et blocus de Gaza
les restrictions d’accès aux soins de santé et les entraves à la vie familiale pour les Palestiniens dans la bande de Gaza. « des restrictions qui empêchent les Palestiniens de la bande de Gaza de rendre visite à leurs époux ou leurs parents qui vivent en Cisjordanie ou en Israël et pour les Palestiniens de la Cisjordanie de visiter leurs conjoints ou leurs parents qui vivent à Jérusalem ou en Israël ».
la destruction de maisons.

Merci le Comité !

Et pendant ce temps nos dirigeants déroulent le tapis rouge aux Israéliens qui sont directement responsables de ces actes, alors que la Convention internationale contre la torture leur fait obligation de les présenter devant un juge s’ils mettent le pied sur le sol français !

Lundi 20 août 2012

Source : http://www.mezan.org/en/details.php...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.capjpo.200812.htm



3 Politique a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Nouveau gouvernement du Hamas à Gaza  

 Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, a annoncé dimanche un remaniement ministériel avec l'arrivée de sept nouveaux ministres, dont celui chargé des Finances. "Il s'agit d'une procédure normale après presque six années de travail de la part de certains ministres et afin d'atteindre des buts spécifiques pour la période actuelle", a déclaré M. Haniyeh, en faisant allusion aux profonds bouleversements en cours dans la région. "Ce remaniement nous donnera l'occasion de réagir à ces changements", a ajouté le Premier ministre du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza depuis juillet 2007. Le Hamas avait largement remporté les élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Les priorités du nouveau gouvernement seront "de mettre fin au siège israélien et de résoudre les difficultés de la population, en particulier en ce qui concerne l'eau et l'électricité", a souligné M. Haniyeh. Le changement d'équipe gouvernementale a été approuvé par les députés du Hamas du Conseil législatif palestinien (Parlement) à Gaza. A la suite du remaniement, Ziad al-Zara, un ancien ministre de l'Economie, devient ministre des Finances et assumera aussi le rôle de Premier ministre adjoint avec des pouvoirs élargis. Moufiz al-Makhalalaty se voit attribuer le portefeuille de la Santé, Youssef SobhyAghreyz celui des Travaux publics et du logement et MazenHaniyeh celui de la Justice. M. Haniyeh a affirmé qu'il avait plusieurs fois repoussé ce remaniement afin de donner du temps au processus de réconciliation entre le Hamas et le mouvement nationaliste rival du Fatah. En vertu d'un accord de réconciliation nationale signé en avril 2011 entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, les deux gouvernements rivaux doivent céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections générales. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées. L'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie) avait d'ailleurs procédé en mai à un remaniement de son gouvernement dirigé par Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement rival de l'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), dirigé par le Premier ministre Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale, avait été remanié en mai dernier à la suite de l'échec de la réconciliation interpalestinienne.

02/09/2012

 http://ennaharonline.com/fr/news/14219.html



b) Politique Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres & Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Pour Obama, le soutien à la sécurité d'Israël ne doit pas faire débat
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude"
Le président Barack Obama a affirmé  que le soutien à la sécurité d'Israël ne devait pas faire débat aux Etats-Unis, en répétant sa condamnation de l'attentat suicide "barbare" anti-israélien de la veille en Bulgarie.
M. Obama, qui faisait campagne à West Palm Beach (Floride, sud-est) dans une communauté réservée aux plus de 55 ans, a remarqué que "beaucoup de gens (ici) se sentent concernés par l'Etat d'Israël", et a mentionné "cet attentat barbare qui s'est produit en Bulgarie" et a fait six morts, dont cinq Israéliens, mercredi.

"Je veux que tout le monde le sache, sous mon administration nous n'avons pas seulement préservé le lien indissoluble (des Etats-Unis) avec Israël, nous l'avons renforcé", a insisté M. Obama, en tournée pendant deux jours en Floride, Etat qui abrite environ 10% de la population juive américaine, selon une étude publiée en 2011 par l'institut Berman de l'université du Connecticut.
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude au Moyen-Orient avec ce qui se passe en Syrie", a rappelé le président.
"Il faut tout faire pour protéger la sécurité d'Israël, et je veux que vous sachiez qu'il s'agit d'un débat qui devrait transcender les partis. Ce n'est pas une question démocrate ou républicaine", a assuré M. Obama.
Depuis le début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre, M. Obama a été accusé par son adversaire républicain Mitt Romney de faire preuve de mollesse vis-à-vis de l'Iran et même d'avoir "laissé tomber Israël" face à la menace nucléaire de la république islamique.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/750938/pour-obama-le-soutien-a-la-securite-d-israel-ne-doit-pas-faire-debat.html


c) Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU 

Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU

Les États-Unis ont exprimé lundi leur opposition à la candidature de la Palestine au statut d'État non membre des Nations unies, un projet que le président palestinien Mahmoud Abbas doit présenter fin septembre à l'Assemblée générale de l'ONU.

«Nous continuons de le dire clairement: nous pensons que la seule voie réaliste pour que les Palestiniens aient un Etat passe par des négociations directes» avec Israël, a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, assurant que Washington était «évidemment en contact avec le président Abbas».

Pour ce projet d'État, les États-Unis ont toujours plaidé pour des négociations de paix directes israélo-palestiniennes.

Celles-ci sont interrompues depuis septembre 2010 et la communauté internationale fait en vain pression sur les deux camps pour les ramener à la table des négociations.

«Nous travaillons intensément, via le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, Union européenne, Russie) et directement avec les Israéliens et les Palestiniens pour continuer de les encourager à revenir à la table» des pourparlers, a dit Mme Nuland.

Mais «tout ce que nous pouvons faire, c'est les pousser. Nous ne pouvons pas les forcer. C'est à eux de décider de faire la paix», a-t-elle averti.

M. Abbas a annoncé samedi qu'il lancerait les démarches pour l'accession de la Palestine au statut d'État non membre de l'ONU le 27 septembre, lors de son discours devant l'Assemblée générale. «Nous irons à l'Assemblée générale des Nations unies le 27 pour des consultations avec nos amis sur le projet de résolution réclamant l'adhésion de la Palestine» en tant qu'État non membre, a promis M. Abbas.

Pour être adoptée, la résolution élevant la représentation de la Palestine au rang d'État non membre, comme le Vatican, doit être votée par plus de la moitié des 194 États membres de l'Assemblée générale, où elle est assurée d'obtenir une large majorité.

Mahmoud Abbas a manifesté à plusieurs reprises son intention de se tourner vers l'Assemblée générale de l'ONU, après avoir renoncé, faute de majorité, à demander un vote au Conseil de sécurité sur la demande historique d'adhésion à part entière d'un État de Palestine, déposée le 23 septembre 2011.

 

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201209/10/01-4572808-washington-est-contre-un-etat-palestinien-non-membre-de-lonu.php

 



4 Médias / Vidéos

Lancement d’une première émission en français sur une radio de Gaza

«Bonjour de Gaza »

ZiadMedoukh, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et ses étudiants vont animer et présenter une émission hebdomadaire en français, tous  les dimanches de 15 à 16h, heure locale (14-15h heure française).

Cette émission francophone sera la première émise  en français sur les radios de Gaza. Elle sera destinée aux palestiniens francophones de Gaza et de la Cisjordanie, qui peuvent la suivre  et l’écouter via la fréquence  FM : 106,3. Mais elle s’adresse aussi et surtout, au public francophone qui, partout dans le monde, pourra la suivre en direct et en image, via internet à partir du site : www.yjctv.ps, et également sur faceebook : www.faceebook.com/yjctv . Il sera possible à ce public de dialoguer en direct avec les animateurs et présentateurs, en appelant le : 0097282863367.

L’émission sera diffusée à partir de la chaîne de radio des jeunes journalistes, une radio locale animée par des enfants et des jeunes de Gaza.

Le contenu de cette émission sera très riche : Outre la présentation de la situation qui prévaut présentement dans la bande de Gaza sous blocus et la transmission des dernières nouvelles de l’actualité de Gaza, des personnalités francophones de cette ville et du monde de la francophonie seront invitées avec lesquelles les auditeurs pourront dialoguer en direct.

L’émission a pour objectif général, en même temps qu’une contribution dynamique à une meilleure connaissance de Gaza et de la Palestine pour les francophones, le développement des échanges entre les jeunes francophones de Gaza et le monde francophone.

Nous prévoyons organiser des jumelages avec des radios francophones, de réaliser des directs avec des chaînes francophones, et espérons ainsi avoir une ouverture la plus large possible sur les médias et le public francophones.

 Le lancement de l’émission qui prendra le nom de « Bonjour de Gaza » est prévu le dimanche 2 septembre 2012.

Nous voulons que cette émission hebdomadaire en français diffusée à partir de Gaza soit la voix de Gaza au monde francophone !

Pour toutes propositions, les remarques et suggestions, vous pourrez envoyer des SMS au : 00972599881347, ou envoyer des méls à l’adresse émail : ziadmedoukh@hotmail.com !


jacob Cohen et Jean Bricmont dialoguent sur un sujet qu’ils connaissent bien et qui leur tient à coeur : "la paix" en Israël-Palestine.

Vidéo publiée le 13 août 2012 par le CercleDesVolontaires (*)

 

Balayant plusieurs enjeux, autant sur le terrain qu’au niveau de l’état du débat démocratique sur la question en France, ils échangent leurs points de vue et lancent des pistes sur ce qui pourrait constituer une base pour la paix de demain.

URL : http://www.silviacattori.net/article3524.html

(*) Vidéo publiée par le CercleDesVolontaires le 13 août 2012, réalisée par Jonathan Moadab, journaliste indépendant et cofondateur du site CercleDesVolontaires
http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

Source :
http://www.facebook.com/pages/Cercle-des-Volontaires/302002546528363

 


VIDEO

Un courageux juif vs Un stupide sioniste

https://www.youtube.com/watch?v=c-XHyKxB-BQ&feature=related

 

VIDEO

La vérité de la bouche d'un sioniste

http://www.youtube.com:80/watch?v=YI_f2nFfqi4&feature=related

VIDEO SURPRENANTE

http://www.youtube.com/watch?v=Lr1NiHJEF_I&feature=player_embedded

VIDEO

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr

 



6 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

BOYCOTT

L’Afrique du Sud bannit l’étiquette d’Israël sur les produits des Territoires occupés

23 août

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

 

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

(c) Afp

Cette mesure, adoptée en conseil des ministres, et symbolique plus que commerciale, était en gestation depuis mai.

En réaction, Israel a jugé cette mesure "discriminatoire" et "totalement inacceptable". "Israël et l’Afrique du Sud ont des divergences politiques ce qui est légitime. Ce qui est totalement inacceptable, c’est l’utilisation de mesures qui, par essence, discriminent et isolent, créant un boycott général", a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

L’ambassadeur d’Afrique du Sud "sera convoqué demain (jeudi) au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem", a-t-on ajouté de même source.

Isarël avait qualifié par avance de "raciste" par la diplomatie israélienne et avait scandalisé une partie de la communauté juive d’Afrique du Sud, ainsi que les conservateurs évangéliques.

Le gouvernement sud-africain s’appuie sur une loi de protection du consommateur de 2008, imposant "un étiquetage des biens et produits venant des Territoires occupées pour éviter que les consommateurs ne croient qu’ils viennent d’Israël".

"C’est conforme à la ligne de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l’ONU et ne reconnaît pas les Territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël", ajoute-t-il.

Les responsables de la communauté juive sud-africaine se sont dits "outragés" par cette mesure "discriminatoire et qui sème la discorde".

"Au fond, elle (cette mesure) semble motivée non par des préoccupations commerciale mais par un parti pris politique contre l’Etat d’Israël. Toute tentative de discussion a été vaine", a déclaré dans un communiqué le bureau des députés juifs sud-africains.

Cette mesure "met la diplomatie sud-africaine au diapason de sa rhétorique pro-palestinienne", a indiqué à l’AFP JakkieCilliers, le directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS).

La semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires étrangères EbrahimEbrahim a ouvertement envisagé de suspendre les visites officielles en Israël, estimant que celles-ci "légitimaient l’occupation de la terre palestinienne par Israël".

"C’est un pas de plus pour se rapprocher des Palestiniens et rompre avec la neutralité des relations entretenues par l’Afrique du Sud avec Israël et la Palestine", observe le directeur de la fondation De Klerk, Dave Steward.

Et un changement radical par rapport à l’apartheid qui entretenait "des coopérations inter-étatiques avec Israël dans d’assez nombreux domaines" y compris militaires.

La décision vient selon lui de "pressions internes à l’ANC et aux syndicats" et "elle ne doit pas être sous-estimée car l’Afrique du Sud tend à avoir plus d’influence que sa taille pourrait suggérer".

"Nombre d’autres pays pourraient suivre", juge aussi M. Cilliers selon lequel la décision montre que l’Afrique du Sud, membre du G20 et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, "adopte une attitude plus indépendante face aux Etats-Unis".

L’Afrique du Sud a rejoint fin 2010 le bloc des Brics, autour de la Russie et de la Chine, avec le Brésil et l’Inde.

L’Afrique du Sud n’appelle pas pour autant au boycott des produits d’Israël, pays avec lequel elle maintient de bonnes relations.

L’Afrique du Sud abrite une importante communauté juive, historiquement enracinée et dont certains membres ont joué un rôle éminent contre l’apartheid.

Aujourd’hui divisée sur la politique menée par Israël, elle compte 30.000 à 40.000 personnes, surtout au Cap et Johannesburg, depuis l’exode observé à la fin de l’apartheid.

"La diplomatie économique peut être l’une des armes les plus efficaces pour changer la situation palestinienne", avait exposé en juillet le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman.

"Notre position politique sur la situation en Palestine est indubitablement marquée par notre propre histoire d’oppression et d’abus des droits de l’Homme", avait-il ajouté.

"Jusqu’à présent, la campagne de boycott a eu un effet économique négligeable, mais la voix d’un gouvernement comme le nôtre pourrait donner un coup de pouce symbolique", avait-il ajouté.
Rédigé par le système de communication et d’informations du Gouvernement d’Afrique du Sud :

Sanews.gov - za - Agence d’informations du gouvernement sud-africain

22 août 2012

Le Cabinet approuve l’avis sur l’étiquetage.

Pretoria : Le Cabinet a approuvé la décision pour que soit publié un avis par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Rob Davies, exigeant l’étiquetage des marchandises en provenance des territoires occupés israéliens.

« Le Cabinet a approuvé un avis qui, conformément à la loi relative à la Protection du consommateur de 2008, sera publié par le ministre du Commerce et de l’Industrie, exigeant l’étiquetage comme tels des marchandises ou des produits provenant des territoires occupés israéliens pour éviter que les consommateurs soient amenés à croire que de telles marchandises proviennent d’Israël », a déclaré le porte-parole du Cabinet, Jimmy Manyi, mercredi.

« Ceci concorde avec la position de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 définies par les Nations-Unies et ne reconnaît les territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’État d’Israël. »

Plus tôt cette année, le département a publié l’avis 379 émis à l’attention du public pour qu’il fasse ses commentaires à propos de l’étiquetage des produits présumés venir du territoire palestinien occupé par les forces israéliennes. A l’époque, le département a déclaré qu’il voulait s’assurer que les consommateurs recevaient les informations exactes sur l’origine des marchandises qu’ils achetaient.

SAnews.gov.za

information 



9 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9 PAJU FÉLICITE L'ÉGLISE UNIE DU CANADA.
> Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) souhaite ajouter sa voix à toutes celles qui félicitent l'Église unie du Canada pour l'’adoption de leur proposition demandant le boycott des produits issus des colonies israéliennes situées dans les territoires occupés palestiniens. Ce faisant, l'Église unie du Canada confirme sa solidarité avec l'appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 demandant le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS) à l'’encontre de l'occupation illégale des territoires palestiniens par Israël. Cela s'’avère également un engagement de l’'Église unie du Canada en ce qui a trait aux droits humains et à la primauté du droit international.

> PAJU félicite également l'Église unie du Canada pour avoir refusé de se laisser intimider par la campagne de peur et la malhonnêteté du Centre pour les affaires israéliens et juives (CAIJ) et d'autres organisations sionistes qui utilisent le terme «antisémitisme» comme instrument d'’intimidation envers ceux et celles qui voudraient s'opposer au racisme institutionnalisé pratiqué contre le peuple palestinien par l'État d'Israël. L'Église unie du Canada rejoint en ce sens des regroupements israéliens des droits de la personne tels que B'Tselem, GushShalom, YeshGvul, les Rabbins pour les droits de la personne, le Centre d'information alternative et d'’autres qui travaillent en soutien aux droits du peuple palestinien.

 De plus, la décision de boycotter les produits fabriqués dans les colonies israéliennes illégales prise par l'Église unie du Canada est importante parce qu'’elle se joint aux propositions similaires adoptées par l'Eglise méthodiste unie et l'Église presbytérienne aux États-Unis d'Amérique. Pour Palestiniens et Juifs unis, l’'action de l'Église unie du Canada est considéré comme un appui à la campagne de boycott de PAJU contre les chaussures Naot , compagnie qui dispose d'une manufacture, dans les territoires palestiniens occupés en Cisjordanie, dans les colonies israéliennes de GushEtzion près de Hébron .

22 août 2012

 Le Nouvel Observateur 



Communiqué du Parti communiste français.UE: l'Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

L'Union européenne a décidé de renforcer ses relations avec Israël dans 60 domaines d'activité de coopération dont les transports, l'énergie, les douanes, la justice, la sécurité, les communications, le tourisme mais aussi Europol, l'Agence spatiale européenne... Il est consternant qu'une telle décision puisse être prise alors que la colonisation des territoires palestiniens continue de plus belle au mépris du droit international. Il est scandaleux qu'une telle "récompense" soit attribuée au gouvernement israélien alors même que celui-ci annonce vouloir raser 8 villages palestiniens dans le Sud de la Cisjordanie au motif qu'ils se situent dans une zone dont l'armée a besoin pour s'entraîner ! Comment les dirigeants de l'Union peuvent ainsi accepter l'inacceptable, tolérer cette arrogance des dirigeants israéliens et le mépris qu'ils affichent ouvertement pour les résolutions des Nations-Unies et tous les accords internationaux signés ?
> Comment les autorités françaises peuvent approuver de tels actes sauf à se déconsidérer et à perdre beaucoup de crédibilité internationale ?
>

Le Parti communiste français condamne la décision de l'Union européenne. Il demande instamment à la France de prendre immédiatement les dispositions nécessaires pour empêcher cet intolérable déni de justice. La France doit au contraire agir pour que des sanctions soient appliquées contre Israël tant que ce pays continue la colonisation et persiste dans le viol du droit international et des accords signés notamment avec l'Union européenne.
> Le PCF appelle le Gouvernement et le Président de la République à s'engager dans une toute autre politique concernant la question du conflit du Proche Orient. La reconnaissance de l’État de Palestine s'impose et les initiatives nécessaires doivent être prises pour l'admission de la Palestine comme État membre de l'ONU à part entière.

Parti communiste français
24 07 12

 



Les associations et syndicats palestiniens s'adressent à l'Union européenne : « Comment pouvez-vous récompenser un système d'apartheid ? »

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous appelons l'Union européenne à remettre en cause, et non à épouser, l'expropriation incessante des terres ainsi que la politique d'asservissement raciale qu'imposent Israël au peuple palestinien. Les rapports de l'Union européenne rendent compte, et feignent de déplorer, les politiques d'apartheid d’Israël, et pourtant elle continue à mener des politiques qui les légitiment, comme la revalorisation des relations commerciales récemment actée.

L'archevêque Desmond Tutu avait dit que le régime avec lequel vous souhaitez intensifier les échanges était pire que l'Afrique du sud de l'apartheid, s'étant lui-même rendu plusieurs fois en Cisjordanie. Mais vous préférez détournez vos yeux et vos oreilles. Ainsi s'exprimait aussi l'ancien député de l'ANC Ronnie Kassrils, et tant d'autres sud-africains qui ont pu voir l'appareil de contrôle physique et psychologique qu’Israël a mis en place contre nous.

 

Vous savez très bien ce que nous subissons. Pour ce qui est de la colonisation brutale et illégale de la Cisjordanie, votre rapport du Bureau du représentant de l'Union européenne (EUREP) à Jérusalem de juillet 2011 révélait :

« Des populations Juives importantes se sont installées en territoire occupé, en violation de la quatrième convention de Genève et du droit international humanitaire. En 1972, il y avait 1 200 colons, aujourd'hui il y en a 310 000 répartis en 124 colonies et 100 prétendus avant-postes en zone C. Le gouvernement israélien subventionne et offre des incitations à la colonisation, en finançant la construction de logements, l'éducation, des infrastructures telles que des routes particulières et des raccordements à l'eau (…) L'espace municipal occupé par les colonies couvre 9,3% des territoires de Cisjordanie. Cependant, en raison de l'important réseau routier des colons et des restrictions imposées sur les Palestiniens pour l'accès à leurs propres terres, la structure des colonies Israéliennes domine plus de 40% de la Cisjordanie ».

 

C'est une politique imposée de ségrégation, d'apartheid. Peut-être n'osez-vous pas utiliser les mots « nettoyage ethnique », en dépit des preuves catégoriques que vous-mêmes avancez :« avant l'occupation Israélienne en 1967, la population Palestinienne de la vallée Jordanienne était estimée entre 200 000 à 320 000 personnes. En 2009, elle n'était plus que de 56 000 personnes... ». Il s'agit d'un nettoyage ethnique sous sa forme la plus explicite.
« Les colonies de toutes sortes – formelles ou avant-postes informels – sont illégales au regard du droit international », explicitez-vous dans ce rapport.

Ils violent l'interdiction des déplacements de population exercés par une puissance occupante sur un territoire occupé (article 49, IV ème Convention de Genève), l'interdiction de l'appropriation de terres et de biens civils privés sans nécessité d'ordre militaire (Règlement 46 de la Convention de la Haye de 1907). L'article 147 de la IV ème Convention de Genève qualifie les déportations et les déplacements de population, passibles de l'article 49, comme de graves infractions du Droit international humanitaire.

Alors pourquoi l'UE publie des rapports détaillés sur les crimes évidents contre l'humanité commis par Israël – la spoliation à grande échelle de nos terres, en ayant recours aux bulldozers, aux chars et à l'armée pour en chasser notre peuple ? On peut se demander pourquoi de tels rapports sont écrits ? On a du mal à comprendre comment, en dépit de vos propres conclusions, vous vous décidez à récompenser l'agresseur !

 

La principe base juridique sur laquelle vous vous appuyez dans le cadre des relations entre Israël et l'Union européenne est un « accord d'association » datant de 2000.Dans l'article 2, le respect des droits de l'Homme est décrit comme un « élément essentiel » de l'accord, déclarant que « ces relations doivent se fonder sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques qui doivent guider la politique interne et internationale ».

 

Plus de 15 000 colons Israéliens juifs se sont ajoutés l'an dernier au nombre actuel de « colons illégaux », qui est de 650 000. Et pourtant ce que vous proposez, c'est un État palestinien sur la base des Bantoustans où nous avons été parqués, sans droit à l'eau, sans liberté réelle de mouvement, sans accès à un espace aérien, maritime et certainement sans aucun droit pour les 6 millions de réfugiés dans le monde auxquels les pays européens ont continuellement tourné le dos.

Cette revalorisation des relations commerciales avait notamment été gelée à l'origine lorsque l'armée israélienne, quatrième armée au monde, a commis des atrocités au début de l'année 2009 que vous, Union européenne, ne pouviez pas ignorer, le bain de sang de Gaza, trois semaines d'opérations israéliennes qui ont tué plus de 1 400 (dont 340 enfants) personnes, en blessant 5 300, dans leur immense majorité des civils. Les Palestiniens de Gaza ne s'en sont pas encore remis, la plupart d'entre eux ne s'en remettront sans doute jamais. Pour la majorité de ceux qui ont perdu un ami ou un proche, le traumatisme continue à se manifester à travers les générations, en particulier les plus jeunes.

 

Puisque l'UE se sent prêt à récompenser Israël avec une revalorisation, cela signifie-t-il que justice a été faite et que les auteurs du bain de sang subi par les civils Palestiniens à Gaza ont été punis, et cela suppose-t-il que les droits de l'Homme sont désormais totalement respectés par Israël ?

Vu que vous ne semblez pas lire vos propres rapports, peut-être pouvons-nous nous aider. Malgré la contamination des cultures à grande échelle, un pic des malformations de l'enfant et des cancers a été causé par le recours continuel et illégal à des armes chimiques et au phosphore blanc déversés sur les Palestiniens de Gaza ; malgré nos routes et notre système d'égout détruits, malgré le fait que l'ONU accuse Israël de « probables crimes de guerre et contre l'humanité », AUCUNE poursuite devant la cour pénale internationale, AUCUNES sanctions, AUCUNE compensation attendue de la part d’Israël pour les 20 000 maisons, hôpitaux, écoles, commerce, bureaux, endommagés ou détruits, et AUCUN assouplissement effectif des désormais 5 ans de blocus moyenâgeux qui a laissé l'essentiel de notre infrastructure en ruine, en raison des pénuries en matériaux de construction, en béton et en électricité. Israël est en ce moment en train de supplicier collectivement le peuple de Gaza, en violation de l'article 33 de la Convention de Genève, complétant bien son nombre record de violations de résolutions de l'ONU.

L'aide de l'Europe aux Palestiniens ne les libérera pas de l'oppression politique. La charité n'a jamais aidé à un peuple à se libérer du joug colonial. La livraison d'armes à Israël entre en complète contradiction avec cette politique. 11 des 20 plus importants fournisseurs d'armes à Israël sont des Etats-membres de l'UE. L'Allemagne a effectivement vendu 2 sous-marins Dauphins à Israël au moment où il bombardait le Liban en juillet 2006, tuant plus d'un millier de personnes. Dans les trois premiers mois de l'année 2008, la Grande-Bretagne a acté l'exportation d'équipements militaires d'une valeur de 20 millions de £ à Israël, lui offrant l'arsenal qui lui a permis de nous écraser quelques mois plus tard. Dans les ruines de Gaza, lors de l'offensive Plomb durci de 2009, Amnesty International a trouvé des inscriptions « Made in France » sur les composants utilisés sur des missiles Hellfire. Nous sommes sûrs que cela a permis aux principaux exportateurs d'armes européens vers Israël de se faire beaucoup d'argent. Les investissements et la collaboration scientifique européenne en Israël sont encore plus rentables.

Et la boucle est bouclée quand on sait que les dégâts causés aux infrastructures financés par l'UE s’élevaient, lors des bombardements sur Gaza, à 11 millions d'€. Avant cela, d'août 2001 à novembre 2008, les attaques israéliennes en territoire occupé ont infligé des dégâts d'une valeur de 44 millions d'€ sur les seules infrastructures ayant bénéficié de financements européens. Mustafa Barghouti avait interrogé les députés européens sur la question : « Est-ce que les contribuables européens sont vraiment contents de reconstruire ce dont les contribuables américains ont financé la destruction ? »


Nous ne sommes pas surpris qu'un diplomate européen ait eu du mal à cacher cette hypocrisie épique de l'Union européenne concernant ce nouvel accord commercial : « J'ai été frappé que toute une gamme de relations ait été entamée avec Israël, sur demande d’Israël, comme si rien ne se passait sur le terrain (…) Nous aurions dû utiliser ce dialogue pour obtenir ce que nous voulions, c'est-à-dire le respect par Israël de ses obligations au regard du droit international ».


L'Europe a historiquement accepté qu’Israël écrase le peuple Palestiniens, ce dès 1948. Avec une brutalité méthodique, nous avons été déracinés, humiliés aux checkpoints, emprisonnés sans motifs d'accusation, on nous a privé de notre héritage et de nos lieux de culte, on nous a privé de notre liberté de mouvement et du droit à voir les membres de notre famille, on nous a privé d'eau et de nos moyens de subsistance, de nos terres fertiles, de notre accès à la mer, de nos rêves de visiter d'autres pays. Et l'Europe n'a fait qu'assister en spectateur à ce processus. Et Israël a continué. Parce qu'il sait que si l'Europe fait beaucoup de bruit, elle ne tient pas tête à Israël.


Il est temps de lui tenir tête, de résister !

De résister et de se battre pour nos droits humains fondamentaux. Est-ce trop vous demander que d'exiger le respect du minimum attendu en termes de droits de l'Homme dans vos accords avec Israël ? De résister contre les politiques d'occupation, de colonisation et d'apartheid ? Lorsque la justice finira par venir, et que nous vivrons tous comme égaux, et non sous un système d'apartheid qui nous prive de nos droits et de nos maisons, les gens regarderont en arrière, atterrés que le châtiment collectif imposé à tout un peuple, à une majorité d'enfants, ait pu durer si longtemps, avec la complicité de l'Union européenne. Il faut résister maintenant, mettre un terme à cet accord commercial avec Israël et se souvenir quand et pourquoi les Européens ont finalement mis la priorité sur les droits de l'Homme, en sanctionnant le régime blanc Afrikaaner en Afrique du sud. Légitimer l'apartheid était une faute à l'époque, c'en est toujours une maintenant.

Signée par :

  • Fédération générale des syndicats de Palestine ;
  • Syndicat général des travailleurs des services publics ;
  • Syndicat général des travailleurs des services de santé ;
  • Syndicat général des travailleurs du gaz et de la pétrochimie ;
  • Syndicat général des travailleurs agricoles ;
  • Union des comités de femmes ;
  • Union des synergies – unités de femmes ;
  • Association des enseignants universitaires de Palestine ;
  • Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël ;
  • Groupe pour un seul État démocratique

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



25/06/2012

jn° 614 - Journal de Palestine - du 09-06 au 25-06 - : Israël accélère la colonisation et se moque du monde!


jn° 614 - Journal de Palestine - du 09-06 au 25-06 - : Israël accélère la colonisation et se moque du monde!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération de la  Palestine

n° 614 - du 09-06 au 25-06                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos


Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré a part

IRIB : Israël, plongé dans la peur !  

Gaza : Israël assassin !

Al Manar : Un colon israélien tue deux palestiniens.

Campagne d'expulsion 

Le Point : Israël ne veut plus d'Africains.

Paroles & actions du ministre israélien de l'Intérieur. M. Yishaï cette semaine ...

a) Politique Palestinienne

1-3 Sur le terrain.

Gaza : un combattant palestinien tombe en martyre

IRIB :13 martyrs et 70 blessés sont le bilan sanglant de 6 jours de l'agression sur Gaza 

Cisjordanie

Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

b) Politique Israélienne

2-1 Des Canons ... pas du beurre.

Israël accélère la colonisation et se moque du monde! 

2-3 Les grandes manœuvres

Traqués par la police, les Sud-Soudanais ne savent plus où se cacher.

3 Usa (le parrain)

1 Obama

Almanar : La médaille de la Liberté pour Shimon Peres  

4 Politique Internationale

Echoroukonline : L’ONU exhorte Israël à lever le blocus de Gaza.  

Assawra : Gaza : cinquante ONG et agences de l’ONU appellent Israël à lever le blocus.

4 Europe

1 Belgique

Le premier ministre belge assimile le mur de séparation aux ghettos juifs

France

Palestine : des ONG françaises demande au président Hollande de tenir ses engagements.

5 Médias/Vidéos 

Vidéo alterinfo:

Israël : les extrémistes attaquent une mosquée.

6 Dossier

6-1 Gilles Devers : Israël : Le tourisme « anti-terroriste »…

7 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

7-1 Palestine-info & CPI : Le blé de Gaza face aux feux de l'occupation.

8  Annexe

Pétition internationale : Non au terrorisme du régime sioniste qui se fait appeler « Etat d’Israël »

 



Tiré a part

IRIB : Israël, plongé dans la peur ! 

La réponse cinglante des combattants palestiniens aux frappes israéliennes a plongé Israël, dans un climat de panique et de peur généralisée.

Mardi, les combattants palestiniens ont tiré 24 roquettes, en direction du Sud d'Israël. 11 Israéliens ont été blessés, au cours de ces attaques. Le ministre de la Guerre a convoqué les commandants militaires et sécuritaires. Les raids de ces dernières 48 heures d'Israël contre Gaza ont fait sept martyrs et plus de dix blessés.

20/06/2012 -

Irib


Gaza : Israël assassin !

Mercredi 20 juin 2012

En 24 H, les bombardements israéliens ont fait 7 morts dans la bande de Gaza dont un bébé d’1 an et demi, et deux jeunes de 17 ans. Pas un seul mort israélien, mais lsraël ne fait que se défendre bien entendu !

Cette nuit, Mohammad Bassam Abou Maailiq et Youssef al-Talbani, tous deux âgés de 17 ans, ont été tués parce que "trop près de la barrière de sécurité" !

Et le bébé, sans doute parce qu’il avait lancé des roquettes ?

Quand lsraël avait évacué ses colons de Gaza en 2005, c’était en s’engageant à permettre la liaison entre Gaza et la Cisjordanie. Au lieu de cela Gaza a été transformé en un camp de concentration, dont on ne peut sortir et où les avions israéliens et autres drones achetés par la France peuvent bombarder à loisir une population totalement piégée.

lsraël fait des cartons sur tout ce qui bouge : les bateaux de pêche, les agriculteurs, et y compris sur ce qui ne bouge pas, comme les champs de blé et les terres agricoles qui sont incendiés.

Nous rappelons que le 3 juin dernier l’aviation israélienne atiré 3 missiles sur un élevage de volailles de 470-mètres carrés dans une ferme, qui a été complètement détruite, ainsi qu’un puits d’eau de la municipalité de BeitLahia. Dans la même localité, outre le groupe électrogène qui a été endommagé, 29 moutons et 5350 poussins ont été tués (tous des terroristes, cela va sans dire.)

Le 4 juin, deux missiles étaient tirés sur un atelier de menuiserie de 500 mètrescarrés dans le sud de la ville de Deir al-Balah, un autre sur une parcelle agricole dans le village de Wadi al-Salqa.

Le même jour un avion de combat israélien a tiré un missile sur un terrain agricole dans le camp de réfugiésNussairat, endommageant en même temps une maison voisine.

Et dans la nuit, des drones israéliens ont tiré 4 missiles sur le même camp, blessant 10 civils palestiniens, dont 7 enfants.

Le lendemain c’est une usine de produits laitiers qui était la cible d’un missile dans le sud de la ville de Gaza. L’usine aété complètementdétruite et les pertes sont estimées à plus de 100.000 dollars.

Puis un autre élevage de volailles (décidément, les actions contre les dangereux poulets gazaouis sont stratégiques pour la sécurité d’Israël) était visé dans le quartier Musabbeh de Rafah. La ferme à proximité, et une serre de 1000 mètres ont été détruits par la même occasion.

Faut-il continuer l’énumération pour les médias qui reprennent consciencieusement le même argumentaire de l’occupant israélien concernant des "attaques préventives" et autres "représailles" ?

Pourquoi n’essaient-ils pas d’exercer leur métier, ces journalistes, en allant vivre un peu dans la bande de Gaza pour voir quel effet ça fait d’être dans une telle souricière, avec des barbares qui larguent jour et nuit des bombes sur vos têtes ?

A PROPOS DE SÉMANTIQUE....

Et puisque certains journalistes à la botte du lobby israélien sont davantage choqués par les mots que par les faits eux-mêmes, s’ils ne veulent pas qualifier la Bande de Gaza de camp de concentration, comment proposent-ils d’appeler un endroit où vivent 1 million et demi de personnes privées depuis plus de 6 ans du droit de sortir, de travailler, de se soigner, de reconstruire leurs maisons, de gaz et d’électricité, s’éclairant à la bougie pour étudier, et bombardées à volonté ?

Et l’Etat d’Israël, préfèrent-ils le qualifier d’assassin, de criminel, de barbare ou de terroriste ?

 

Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com/...

 


Israël/Justice: Feu vert pour l’expulsion de quelque 2000 ressortissants ivoiriens  

Un tribunal israélien a donné dimanche son feu vert à un projet visant à rapatrier quelque 2.000 ressortissants de Côte d’Ivoire en situation irrégulière, alors qu’Israël a lancé le 10 juin une campagne d’arrestations d’immigrés clandestins africains pour les expulser.
Le Tribunal de district de Jérusalem a rejeté dimanche l’appel contre ce projet présenté par 132 de ces immigrés qui souhaitaient rester sur place pour des raisons humanitaires, voire obtenir le statut de réfugiés.
La Cour a ainsi ouvert la voie à l’expulsion imminente d’Israël de quelque 2.000 ressortissants de Côte d’Ivoire. Leur rapatriement devrait commencer en juillet, selon Sabine Hadad, porte-parole du département en charge de l’immigration au ministère de l’Intérieur.
En vertu d’une décision des Nations unies, la Côte d’Ivoire a été décrétée État en crise en 2004 à la suite de longues années de guerre civile. Mais Israël a décidé de stopper sa protection collective des immigrés de Côte d’Ivoire après l’accession au pouvoir en 2011 du président Alassane Ouattara.
Dans leur appel au Tribunal de district de Jérusalem, les demandeurs d’asile avaient souligné que la situation en Côte d’Ivoire était toujours dangereuse, en faisant état de récents rapports de l’ONU. La Cour a cependant jugé que la nouvelle approche politique du gouvernement, fondée sur des estimations du ministère des Affaires étrangères, était raisonnable et équilibrée.
Le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, a qualifié la décision du tribunal d’importante, tout en soulignant que le principal problème demeure la présence (en Israël) d’une communauté d’infiltrés clandestins venus d’Érythrée et du Soudan. Le ministre a ajouté qu’il attend les évaluations du ministère des Affaires étrangères et de la Justice pour pouvoir agir en vue de ramener chez eux ces infiltrés.
Dans une interview diffusée samedi par la télévision publique israélienne, le président Alassane Ouattara a estimé que le gouvernement israélien ne va pas contraindre des gens à retourner (chez eux), vu l’histoire des déplacements du peuple juif.
M. Ouattara, qui a effectué la semaine dernière une visite en Israël, a indiqué que les Ivoiriens éprouvaient beaucoup de sympathie pour Israël. La semaine dernière, un premier vol charter a effectué la ligne Tel-Aviv – Juba pour ramener chez eux 120 immigrants illégaux du Soudan du Sud avec leur consentement et une prime au départ d’environ 1.000 euros par adulte et de 400 euros par enfant.
Durant la séance hebdomadaire de son gouvernement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu’un second vol à destination du Soudan du Sud avec d’autres immigrés clandestins partirait dès lundi. Il y aura deux autres avions la semaine prochaine, a-t-il ajouté.
Selon Mme Hadad, 150 Sud-Soudanais doivent quitter Israël volontairement pour Juba lundi et mardi.
Israël met par ailleurs les bouchées doubles pour achever l’édification d’une imposante barrière de sécurité le long de sa frontière avec l’Égypte, de même qu’un centre de rétention dans le désert du Néguev (sud) capable d’accueillir jusqu’à 20.000 immigrants en situation irrégulière.

24/06/2012 
  http://www.algerie1.com/flash-dactu/israeljustice-feu-vert-pour-lexpulsion-de-quelque-2000-ressortissants-ivoiriens/


Al Manar : Un colon israélien tue deux palestiniens.  

Un colon israélien a tué à bout portant deux palestiniens près de la ville d’Al-Khalil (Hébron), au sud de la Cisjordanie occupée.
Selon des sources de l’hôpital Abou-l-Hassan Kassem, rapportée par le site Arabs 48,  la première victime, un homme de 34 ans a reçu deux balles mortelles, dans la tête et le cou, alors que le second de 27 ans a été atteint d’une balle mortelle dans la poitrine.
Selon le responsable de l’Unité des catastrophe du Croissant rouge palestinien, Nasser kabajja, les forces de l’occupation ont interdit d’accès aux ambulances sous prétexte que c’est une région militaire interdite aux civils.
«  Les soldats ont informé les officiers des ambulances qu’il n’y a aucun blessé palestinien dans la région et qu’il se doivent de la quitter », signale Kabajja.

A noter que ce genre de réponse est constamment donnée par les militaires israélien, chaque fois qu’un palestinien fait l’objet d’une attaque par un colon ou autre. Il semble qu’elle vise à laisser passer le temps, pour que le blessé succombe à ses blessures avant son arrivée a l’hôpital.
Du côté israélien, la version de l’évènement est naturellement très différente.
Elle est rapportée en tête par l’AFP, selon laquelle «  deux Palestiniens ont été tués dimanche par balles par un chauffeur de camion israélien après avoir tenté de voler son véhicule près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a indiqué la police israélienne ». et de signaler par la suite que «  cette version a néanmoins été démentie par une source au sein de la police palestinienne et la famille d'une des victimes ».

 "Deux Palestiniens ont été touchés quand le chauffeur d'un camion de dépannage israélien a ouvert le feu avec son revolver contre deux ou trois assaillants qui tentaient de lui voler son véhicule", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police israélienne, MickyRosenfeld.
"Avant de tirer, le camionneur a été grièvement blessé par ses attaquants qui l'ont frappé à la tête. Nous avons ensuite été informés par l'hôpital que les deux Palestiniens étaient décédés", a ajouté M. Rosenfeld.
Selon lAFP, le maire de la ville palestinienne de Yatta, Zahran Abou Qbeita, a confirmé que les deux hommes, Anouar Abed Rabbo, 35 ans, et Naïm al-Najjar, 29 ans, tous deux habitants de la région, étaient morts après avoir été atteints de plusieurs balles dans le cou.
Une source au sein de la police palestinienne a contesté que les deux hommes s'adonnaient à une activité criminelle quand ils ont été tués.
Un membre de la famille d'Anouar Abed Rabbo, rencontré par l'AFP à l'hôpital, a également nié que les deux hommes voulaient voler un véhicule.
   "Ils étaient seulement en route vers leur travail en Israël", a-t-il dit.

18/06/2012

Al Manar



Campagne d'expulsion 

Le Point : Israël ne veut plus d'Africains.

Pour satisfaire la population, le gouvernement israélien s'est lancé dans une campagne d'expulsion des réfugiés africains.

C'est la grande préoccupation du moment en Israël. Il ne s'agit pourtant ni de la menace iranienne encore moins du renoncement de l'Autorité palestinienne à réclamer un État à l'ONU, mais bien du nombre grandissant de clandestins africains présents dans le pays.

D'après le ministère israélien de l'Intérieur, ils sont 62 000 "infiltrés" (terme tout d'abord utilisé par Israël pour désigner les terroristes palestiniens, NDLR) à être illégalement entrés en territoire israélien par le biais du Sinaï égyptien. Ils proviennent majoritairement du Soudan, du Soudan du Sud et de l'Érythrée, trois pays marqués par la guerre. "Ce ne sont pas des clandestins, mais des demandeurs d'asile", rectifie YaelAberdam, coordinatrice du projet d'aide aux demandes d'asile de l'ONG AfricaRefugeeDevelopment Center (ARDC) à Tel-Aviv.

En cas d'arrestation sur le territoire, les réfugiés sont envoyés dix jours en prison. À l'issue de cette période, ils sont reconnus par l'État israélien comme "demandeurs d'asile". Ils reçoivent alors une licence de libération sous condition. Problème, contrairement à la France qui dispose de l'Ofpra pour répondre à leur demande, il n'existe en Israël aucun organisme pour traiter leur dossier. "Le vrai problème est qu'Israël n'a développé aucune politique sur la question des réfugiés", explique au Point.fr YaelAberdam. Ainsi, depuis la création de l'État, seuls 160 Africains ont obtenu le statut de réfugié. Résultat, Israël se retrouve aujourd'hui totalement dépassé par l'afflux massif de migrants africains, dont le nombre a été multiplié par six en quatre ans.

Accumulation de misère

Or, en étant signataire de la convention de Genève sur les réfugiés, Israël ne peut pas se permettre de renvoyer dans leur pays des personnes menacées chez elles. En sortant de l'illégalité, les réfugiés ne se voient toutefois pas accorder de permis de travail, ni aucune autre aide. "Le bus les dépose, sans rien, dans le sud de Tel-Aviv", raconte YaelAberdam. "Ils restent alors en groupe et s'entassent à quarante dans des taudis." Or, ces quartiers rassemblent déjà les classes les plus défavorisées de la ville. Ce sont elles qui ont dressé des tentes à l'été 2011 pour dénoncer le coût de la vie.

Une accumulation de misère qui ne pouvait que s'enflammer. Il n'a fallu qu'une étincelle - deux accusations de viols - pour mettre le feu aux poudres. Le 23 mai, une manifestation regroupant près d'un millier d'Israéliens contre les immigrés dégénère en violences racistes.

Aux cris de "Les Soudanais au Soudan !", certains des manifestants attaquent et pillent des magasins tenus par des Africains, et endommagent à coups de pierres plusieurs voitures transportant des immigrés. La haine est telle que certains s'en prennent à un Juif éthiopien - donc citoyen israélien -, avant de reconnaître leur "erreur".

"Nous vivons dans une situation de crainte extrême", témoigne au Point.fr Oscar Olivier, immigré d'origine gabonaise et militant. "L'extrême droite israélienne se livre à l'incitation à la haine contre les réfugiés, en étant appuyée par certains membres du Likoud (le parti du Premier ministre, Benyamin Netanyahou, NDLR)", dénonce-t-il. En effet, parmi les manifestants du 23 mai figurait le député Miri Regec qui a assimilé les clandestins à "un cancer qui prolifère". Très vite, la provocation fait des émules au sein même du gouvernement.

"Protéger le caractère juif d'Israël" (ministre israélien de l'Intérieur)

Le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, chef du parti religieux Shass, n'hésite pas à affirmer qu'il faut les "renvoyer chez eux, car ils viennent prendre le travail des Israéliens" et qu'"il faut protéger le caractère juif de l'État d'Israël". À l'opposé, le maire de gauche de Tel-Aviv, Ron Huldaï, estime que "si le gouvernement permet aux immigrés illégaux de s'installer à Tel-Aviv, il faut leur donner les moyens de vivre en leur permettant de travailler". Mais la manifestation violente n'est que le point de départ d'autres incidents bien plus graves.

Le 4 juin, des inconnus tentent de mettre le feu à un immeuble de Jérusalem où vivent dix-huit immigrants africains, faisant quatre blessés. Sur le mur de l'immeuble est inscrit en hébreu : "Dégagez du quartier !" S'il condamne les violences, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, assure toutefois que la clôture de 250 kilomètres qu'Israël construit depuis 2010 le long de sa frontière avec l'Égypte, dans le désert du Sinaï, sera achevée dans les meilleurs délais. En outre, il ajoute que les clandestins seront "bientôt" renvoyés dans leur pays d'origine. "Le Premier ministre israélien joue au pyromane pompier", regrette Oscar Olivier. Et le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, ne va pas se faire prier pour lancer l'opération "Retour à la maison".

Tout d'abord, il décide d'appliquer une loi, votée en début d'année par la Knesset (parlement), faisant passer de dix jours à trois ans la période d'emprisonnement des immigrés.

Il charge ensuite la police de l'immigration de mener une véritable traque dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv, mais aussi dans la station balnéaire d'Eilat (mer Rouge), où les quelque 15 000 immigrés africains constituent un quart de la population locale. En trois jours, 240 étrangers originaires d'Afrique sont interpellés. En parallèle, il lance des mesures incitatives pour tous les volontaires qui seraient disposés à quitter le pays. Israël se dit prêt à financer leur billet d'avion et à octroyer à chaque adulte une somme de 1 000 euros - et de 270 euros pour les enfants. En apprenant la nouvelle, trois cents réfugiés se sont immédiatement livrés à la police. L'offre, précise le ministère de l'Intérieur, n'est valable que pour une semaine.

Centre de rétention dans le désert

Après avoir rejeté le recours de plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, un tribunal israélien autorise l'expulsion de quelque 1 500 personnes originaires du Soudan du Sud, pays avec lequel l'État israélien entretient des liens privilégiés. La mesure est ensuite étendue au cas de 2 000 ressortissants ivoiriens. "Nous avons été frappés par la rapidité de l'expulsion : deux jours", déplore YaelAberdam de l'ARDC. "Ils n'ont même pas laissé les enfants finir leur école." Signe d'une mission accomplie, le départ des 120 premiers réfugiés à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv est très médiatisé. Le ministre Elie Yishaï prend soin de se faire photographier au milieu de Sud-Soudanais souriants. Parmi eux figure Peter Andrew, qui vivait en Israël depuis plus de cinq ans, et qui arborait pour l'occasion un tee-shirt proclamant en hébreu "Merci à tous, merci à l'État d'Israël".

"Ce n'est qu'un début, car il faut défendre les intérêts de l'État d'Israël", prévient le ministre de l'Intérieur. "La prochaine étape est le départ d'Israël de tous les clandestins d'Érythrée et du Soudan. (...) Leur permettre de rester signifierait la fin du rêve sioniste", estime Elie Yishaï. En attendant, il prévoit de transférer la dizaine de milliers d'immigrés restants vers un énorme centre de rétention en cours de construction et des camps de toile, dans le désert du Néguev (sud du pays). Mais le plus étonnant reste que ces expulsions n'ont soulevé que peu d'indignation au sein de la population.

Si soixante-dix intellectuels et artistes israéliens ont signé une pétition dénonçant la campagne de "dénigrement" menée par le gouvernement contre les immigrés, la majorité de la population est restée silencieuse. "Jusqu'ici, les demandeurs d'asile étaient plutôt bien acceptés par la population, mais les politiciens ont réussi à inciter chez elle la peur", souligne YaelAberdam. "La population n'est pas devenue violente du jour au lendemain. Elle a été préparée à la violence", insiste de son côté Oscar Olivier. "Or, Israël ne mentionne jamais le cas des 200 000 immigrés illégaux blancs présents dans le pays."

Le Point.fr –

Publié le 19/06

http://www.lepoint.fr/monde/israel-ne-veut-plus-d-africains-19-06-2012-1475352_24.php



Paroles & actions du ministre israélien de l'Intérieur. M. Yishaï cette semaine ...

Israël va transférer des milliers d'Africains vers des centres de détention

 "Leur nombre menace l'identité juive d'Israël", affirme le ministre israélien de l'Intérieur.
Le ministre israélien de l'Intérieur Eli Yishaï a affirmé vendredi qu'il espérait commencer bientôt le transfert de dizaines de milliers d'immigrés illégaux africains en Israël vers un centre de rétention en cours de construction et des camps de toile.
Jeudi, un tribunal israélien a autorisé l'expulsion d'environ 1.500 Sud-Soudanais en situation irrégulière après avoir rejeté un recours d'organisations de défense des droits de l'Homme.
M. Yishaï a déclaré à la radio publique qu'il comptait aussi obtenir le départ de 40.000 soudanais et Érythréens. "Il y a encore environ 15.000 soudanais et 35.000 immigrés d’Érythrée. Pour le moment je ne suis pas autorisé à les faire sortir".
Selon lui, les obstacles légaux devraient être levés et le gouvernement va proposer de verser une somme d'argent à ceux qui accepteraient de partir volontairement. "Leur expulsion de gré ou de force est proche. Leur nombre menace l'identité juive" d'Israël, a ajouté le ministre.
Dans un premier temps, ils seront interpellés et transférés vers un centre de rétention en cours de construction dans le sud d'Israël pour un coût estimé à 67 millions de dollars. "Dès que cette installation sera prête de même que les camps de toile, dans quelques mois, nous commencerons à y transférer les immigrés".
Le ministre faisait allusion aux camps de toile pouvant accueillir de 20.000 à 25.000 immigrants illégaux, selon les médias. L'objectif est de s'assurer que ces immigrants seront directement transférés dans ces camps de toile et dans le centre de rétention où ils resteront pour de longues périodes et éviter ainsi qu'ils ne se dispersent dans les villes israéliennes.
Israël érige une clôture de 250 km le long de la frontière égyptienne pour tenter d'empêcher des infiltrations. Selon la radio militaire, 170 km de l'ouvrage sont déjà construits et le projet devrait être achevé d'ici la fin de l'année.
La présence en Israël de quelque 60.000 immigrés clandestins, la plupart Soudanais et Érythréens entrés par le Sinaï égyptien, a provoqué en mai des violences racistes et une vive polémique.

 08/06/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/762903/Israel_va_transferer_des_milliers_dAfricains_vers_des_centres_de_detention.html
 



Politique

a) PolitiquePalestinienne

1-3 Sur le terrain.

Gaza : un combattant palestinien tombe en martyre  

Selon les sources hospitalières palestiniennes, un combattant  palestinien blessé,  il y a trois jours lors d’un raid aérien du régime sioniste contre la Bande de Gaza, a succombé à ses blessures.

Toujours d’après ces sources,  SaraghaGhadih,  18 ans,  qui a été blessé vendredi après-midi dans le raid  aérien du régime usurpateur contre l’est de Khan Younes, était le deuxième membre du comité de la résistance populaire,  qui a trouvé le martyre après avoir été blessé. De même, le avions du régime de Tel-Aviv ont attaqué à deux reprises,  ce lundi matin, les zones résidentielles au nord et au centre de la bande de Gaza laissant, dans leur sillage, au moins un blessé  et endommageant plusieurs maisons.

04/06/2012

IRIB

Raids israéliens : sept Palestiniens blessés à Gaza.  

 Sept Palestiniens ont été blessés dans quatre attaques aériennes de l’armée israélienne contre la bande de Gaza, dimanche matin, selon des sources médicales palestiniennes.
Les Palestiniens ont été blessés par deux raids à l’est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, et par deux autres à BeitLayiha, dans le nord.
Un combattant palestinien circulant à moto avait été tué tard dans la journée de samedi dans un autre raid, a-t-on précisé.

04/06/2012

 http://www.aps.dz/+Raids-israeliens-sept-Palestiniens

 


IRIB : Les militaires israéliens attaquent la bande de Gaza.

A peine quelques heures après les tirs d’artillerie de l’armée du régime sioniste contre le Sud de la bande de Gaza, les militaires sionistes en ont aussi pris d’assaut le Sud-est.

 Lundi soir, les militaires sionistes, épaulés par quatre blindés et cinq bulldozers, ont fait irruption dans une petite ville au Sud-est de Gaza.Selon ce rapport, les militaires sionistes ont démoli une vaste partie des terrains agricoles appartenant aux Palestiniens avant d’y ouvrir le feu. Lundi matin, les militaires israéliens ont attaqué  une cité dans l’Est de Khan Younes.Ces attaques n’ont fait aucune victime. Pourtant elles ont semé la panique parmi les habitants de ces régions notamment les femmes et les enfants.

12/06/2012

IRIB


Le Point.fr - : Israël-Palestine : flambée de violences à Gaza.

Des roquettes palestiniennes ont été tirées mercredi matin sur le sud d'Israël, après sept raids aériens nocturnes israéliens. de Gaza ont tiré mercredi matin, pour le troisième jour consécutif, des roquettes vers le sud d'Israël, malgré sept raids aériens nocturnes israéliens, a indiqué un porte-parole de la police. Dix roquettes ont explosé sur le territoire israélien sans faire de victime. Ces tirs ont provoqué quelques dégâts dans une serre, a affirmé le porte-parole MickyRosenfeld. "Nous avons élevé notre niveau d'alerte et renforcé nos patrouilles dans les secteurs situés près la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Mardi, 45 roquettes avaient été tirées, selon la police et un porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, qui a revendiqué la responsabilité de ces attaques. Quatre garde-frontières ont été blessés dont un grièvement par une de ces roquettes. En représailles à ces tirs, l'armée de l'air a dit avoir mené sept raids durant la nuit de mardi à mercredi dans la bande de Gaza contre des "objectifs terroristes". Auparavant, des responsables des services de sécurité palestiniens avaient fait état de trois raids notamment contre un centre d'entraînement des Brigades Ezzedine al-Qassam et des installations de la police maritime du Hamas. Ces attaques n'avaient pas fait de victime.

Le Hamas peut-il calmer le jeu ?

Par ailleurs, un responsable palestinien de la bande de Gaza ayant requis l'anonymat a affirmé que l'Égypte "déployait des efforts en direction des mouvements palestiniens et d'Israël pour rétablir le calme". Selon ce responsable, "les mouvements palestiniens sont prêts à un tel retour au calme" à condition qu'Israël cesse ses attaques. L'ancien directeur du conseil national de sécurité israélien GioraEiland a pour sa part estimé à la radio publique que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, allait "trouver les moyens de calmer le jeu et de ramener le calme d'ici deux-trois jours après avoir prouvé aux autres mouvements palestiniens qu'il peut agir contre Israël".

"Ni le Hamas ni Israël n'ont intérêt à court terme à provoquer une escalade", a ajouté GioraEiland, un ancien général.

Publié le 20/06/2012 à 09:13

Le Point.fr -


Raid aérien de l’armée israélienne contre la bande de Gaza. 

Les chasseurs de l’armée du régime sioniste poursuivent leurs raids contre la bande de Gaza.

Selon un rapport, mercredi, de l’agence palestinienne Al-Youm, les avions de combat du régime sioniste ont bombardé Al-Badouyeh, dans le  quartier Azzaytoun, à l’Est de Gaza. Ce, alors que les sources israéliennes ont fait état de la décision des autorités de ce régime de multiplier  leurs attaques contre la bande de Gaza. Selon le site d’internet Walla, lié au régime sioniste et citant un responsable militaire, Israël va intensifier ses attaques, pour tuer les commandants de la Résistance. Au cours des raids aériens de ces dernières 48 heures, 7 Palestiniens sont tombés en martyrs, dont un nourrisson. Selon un autre rapport du centre d’information palestinien, Avigdor Liebermann, le ministre des Affaires étrangères du régime sioniste, lors d’une réunion de sa fraction parlementaire, a, explicitement, appelé à assassiner Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité autonome palestinienne, l’accusant d’empêcher tout accord de paix.

20/06/2012

Irib


Ma’anNews: L’État poursuit sa campagne d’assassinats sur Gaza.

Des Palestiniens du camp de réfugiés de Bureij, transportent le corps de Basil Ahmed, militant assassiné par l’armée israélienne d’occupation -

Des avions de combat israéliens ont bombardé une zone du camp de réfugiés d’al-Bureij, provoquant la fin d’une trêve sous médiation égyptienne négociée mercredi.

Qassem Abdullah Ahmed, âgé de 24 ans, a été tué et deux personnes ont été blessées dans l’attaque, a déclaré Ashraf al-Qidra, le porte-parole du ministère de la santé de la bande de Gaza.

Les Comités Populaires de Résistance, ont déclaré de leur côté que l’homme assassiné dans l’attaque appartenait à leur organisation.

Plus tôt ce vendredi, les Brigades Abu Ali Mustafa, l’aile militaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont annoncé avoir tiré quatre roquettes sur des cibles israéliennes.

Un autre groupe identifié comme les Brigades du martyr Abdel Qader Al-Hussaini, a également revendiqué la responsabilité d’avoir tiré une roquette.

Israël a assassiné huit Palestiniens en l’espace de trois jours de bombardements intenses qui avaient pris fin mercredi soir après que l’aile militaire du Hamas ait accepté une trêve sous médiation de l’Egypte.

Les Brigades Al-Qassam ont revendiqué le tir de 120 roquettes sur des cibles militaires israéliennes du mardi au mercredi.

22 juin 2012 –

Ma’an News –

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net


IRIB :13 martyrs et 70 blessés sont le bilan sanglant de 6 jours de l'agression sur Gaza  

-Le Ministère de la Santé a confirmé que l'agression perpétré par les forces occupantes israéliennes sur la bande de la Gaza a fait un bilan sanglant, au cours des 6 derniers jours, augmentant à 13 martyrs et 70 blessés, dont 49 blessés et 21 patients ont souffert de suffocation.Dr.Achraf el-Koudra, le porte-parole du ministère a déclaré dans un communiqué, le samedi matin 23/6, a souligné que l'agression commis par l’occupant, depuis le lundi, sur la bande de Gaza pour le sixième jour d'affilée - a visé directement des civils non armés.
Il a souligné que tous les raids effectués par les forces armées o occupantes ont pris en cible des quartiers et des rues achalandées de la circulation des citoyens, tuant 13 citoyens, dont deux enfants et un infirmier, ainsi que 49 citoyens ont été blessés, dont 5 enfants et 3 femmes et un infirmier.
En attirant l’attention à l’utilisation des armes interdites au niveau international, Koudra a ainsi souligné que les éléments des équi

23/06

IRIB



Cisjordanie

Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte.

assawra : Cisjordanie : deux Palestiniens tués par un chauffeur de camion israélien
.Deux Palestiniens ont été tués dimanche par balles par un chauffeur de camion israélien après avoir tenté de voler son véhicule près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a annoncé la police israélienne.
La tentative de vol a cependant été démentie par une source au sein de la police palestinienne et la famille d’une des victimes.
Et le président palestinien, Mahmoud Abbas, a vivement réagi en condamnant la mort des deux hommes et en accusant "les colons israéliens de faire des ravages dans les Territoires palestiniens".
Les corps des deux Palestiniens ont été transportés à l’hôpital de Yatta, au sud de Hébron, selon des sources palestiniennes.
"Deux Palestiniens ont été touchés quand le chauffeur d’un camion de
dépannage israélien a ouvert le feu avec son revolver contre deux ou trois agresseurs qui tentaient de lui voler son véhicule", a affirmé à l’AFP le porte-parole de la police israélienne, MickyRosenfeld.
"Avant de tirer, le camionneur a été grièvement blessé par ses agresseurs, qui l’ont frappé à la tête. Nous avons ensuite été informés par l’hôpital que les deux Palestiniens étaient décédés", a ajouté M. Rosenfeld.
Le maire de la ville palestinienne de Yatta, Zahran Abou Qbeita, a confirmé que les deux hommes, Anouar Abed Rabbo, 35 ans, et Naïmal-Najjar, 29 ans, tous deux habitants de la région, étaient morts après avoir été atteints de plusieurs balles dans le cou.
Une source au sein de la police palestinienne a contesté que les deux hommes s’adonnaient à une activité délictueuse quand ils ont été tués.
Un membre de la famille de M. Rabbo, rencontré par l’AFP à l’hôpital, a également nié que que les deux hommes aient cherché à voler un véhicule. "Ils étaient seulement en route vers leur travail en Israël", a-t-il dit.
dimanche 17 juin 2012,

http://www.assawra.info/spip.php?article261


Orientlejour : Palestine occupée: Une mosquée de Cisjordanie mise à sac. Une mosquée de Djaba, village de Cisjordanie occupée, a été mise à sac et incendiée mardi matin, un acte que les habitants ont imputé à des colons israéliens.
Les mots "Guerre d'Ulpana", qui font référence à une colline de Cisjordanie où les autorités israéliennes s'apprêtent à démanteler une colonie sauvage, ont été tracés en hébreu sur les murs de l'édifice.
"A une heure du matin, des habitants se sont mis à crier et nous avons réalisé que la mosquée était en flammes. Plus de 300 personnes se sont levées et nous avons réussi à venir à bout de l'incendie", a déclaré le maire Abdoul Karim Charaf.
"Ensuite, nous avons vu les graffiti, des graffiti racistes. Il s'agit d'une grande injustice commise sous les yeux du monde entier", a-t-il ajouté.
La police israélienne a entamé une enquête et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé un acte "intolérant et irresponsable".

19/06/

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/764477/Une_mosquee_de_Cisjordanie_mise_a_sac.html


b) Politique Israélienne

2-1 Des Canons ... pas du beurre.

Israël accélère la colonisation et se moque du monde! 

Le régime sioniste accélère encore le tempo de la colonisation, dans les territoires palestiniens.

Il a lancé le projet de construction de nouvelles colonies, tout en élargissant les anciennes. Ce qui a suscité les réactions mondiales, parmi lesquelles, l'ONU, qui les a condamnées. Suite à l'annonce, par le gouvernement israélien, de la construction de 300 nouveaux logements, dans la colonie de Beit-El, en Cisjordanie, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a répété, jeudi, que l'ensemble des colonies israéliennes,dans les territoires palestiniens occupés, étaient illégales, au regard du droit international. «Toute construction de colonie, sur des terrains appartenant à des particuliers palestiniens ou ailleurs, dans les territoires palestiniens occupés, est contraire au droit international», a réaffirmé M. Serry, dans un communiqué de presse.  Le mouvement des Non-alignés, ainsi que l'Union européenne, ont  condamné, il y a quelque temps, la poursuite de la colonisation israélienne et des expropriations des Palestiniens, en Cisjordanie occupée, estimant qu'une telle politique éloigne la perspective de la création d'un Etat palestinien. Exaspérés par l'enlisement du processus de paix,  ils ont dénoncé, dans un rapport très détaillé, l'accélération de la colonisation et la main mise d'Israël sur Qods-Est.  D'après les résolutions onusiennes,  le régime de Tel-Aviv doit, non seulement, cesser la colonisation, dans les territoires palestiniens, mais aussi, il doit démanteler toutes les colonies construites, dans ces régions. La construction du mur de séparation est une autre mesure expansionniste du régime usurpateur. Une étude réalisée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), en collaboration avec l'Institut de recherches appliquées de la noble Qods démontre l'impact néfaste, aussi bien, pour les réfugiés palestiniens, que pour l'environnement, du mur de séparation construit par Israël, dans les territoires palestiniens occupés. L'étude s'appuie sur des données collectées, auprès de plus de 170 communautés touchées par le mur, ainsi que d'agriculteurs empêchés d'accéder à leurs terres. Le mur serait responsable de la dégradation des terres, d'inondations et de la destruction de ressources aquifères. Au nombre de ses conséquences dévastatrices, il prive les Palestiniens touchés de leurs moyens de subsistance, tels que les éleveurs de bétail, privés d'accès aux pâturages. Le Directeur général de l'Institut de recherches appliquées de Qods, Dr. Jad Isaac a souligné que «l'étude souligne, une fois de plus, la nécessité pour la communauté internationale d'intervenir de toute urgence, pour qu'Israël suive l'avis consultatif rendu par la Cour de justice internationale, en 2004, et qui demande la cessation immédiate du mur et le démantèlement des parties, déjà, construites». Dans une telle conjoncture, la communauté mondiale exige que l'ONU mène des démarches sérieuses, face au régime sioniste, et ne se contente pas des condamnations verbales.

09/06/2012

IRIB


2-2 Sur le terrain.

Almanar : Israël: « Nous les aurons tous », la déportation a commencé. 

Les noirs qui « encrassaient » leurs rues seront bientôt tous en prison ou dans l’avion. "Nous avons dit aux clandestins du Soudan du Sud de se présenter volontairement; quiconque ne le fait pas, avec l'aide de Dieu nous les aurons tous (...) ils seront mis dans un avion" .

Cette déclaration du ministre israélien de l’intérieur faîte sur une chaine indépendante signe le début de la campagne de déportation de masse des immigrés présent sur le territoire des sionistes.
Ainsi, trois jours après qu'un tribunal israélien ait autorisé l'expulsion d'environ 1.500 Sud-Soudanais en situation irrégulière, Yishai sur Channel 2 se félicite : "L'opération d'expulsion est en cours. Nous commençons le travail".Selon le Jerusalem Post qui cite l'autorité de l'Immigration, 22 personnes ont déjà été arrêtées dimanche: huit Sud-Soudanais, trois Nigerians, trois Ghanéens, deux Ivoiriens, troisSrilankais et trois Roumains.
Plusieurs centaines de migrants africains sont aussitôt descendus dans la rue dans le sud de Tel-Aviv pour protester, certains appelant l'ONU à intervenir, a indiqué la Chaîne 2. "Un Africain est un être humain", ont ils scandé selon des images de la manifestation.
Pour l’heure, seule l’organisation
HumanRights Watch a dénoncé cette situation au combien xénophobe.

Concernant cette loi votée en début d'année, qui autorise à détenir 3 ans durant sans qu’ils soient jugés, les immigrants clandestins en « Israël », l'organisation HumanRights Watch a appelé dimanche l’entité sioniste à l’amender.
Cette loi "punit ceux qui recherchent l'asile en pénétrant illégalement en "Israël", en contravention avec les droits fondamentaux" de l'Homme, affirme l'organisation basée à New York dans un communiqué. La loi, qui permet "l'arrestation d'immigrants clandestins et leur détention sans jugement ni la possibilité d'être représentés par un avocat pour une période indéfinie", doit "être immédiatement amendée", insiste HRW.

11/06/2012 

http://www3.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=67989


2-3 Les grandes manœuvres

Traqués par la police, les Sud-Soudanais ne savent plus où se cacher.

Abraham Alu n'ose plus quitter son logement dans le sud de Tel-Aviv. Pourtant ce Sud-Soudanais de 35 ans n'a plus d'argent et ne peut guère se nourrir. Mais la peur de la police empêche ce demandeur d'asile, entré clandestinement en Israël, de s'aventurer au dehors. | Jack Guez

Abraham Alu n'ose plus quitter son logement dans le sud de Tel-Aviv. Pourtant ce Sud-Soudanais de 35 ans n'a plus d'argent et ne peut guère se nourrir. Mais la peur de la police empêche ce demandeur d'asile, entré clandestinement en Israël, de s'aventurer au dehors.
Abraham avait l'habitude de vendre des bottes en plastique sur le trottoir dans le sud de Tel-Aviv. Il a préféré tout arrêter jeudi dernier lorsqu'un tribunal israélien a donné le feu vert à l'expulsion des clandestins sud-soudanais.

La police a lancé sa traque trois jours seulement après la décision du tribunal alors que les autorités avaient promis d'accorder un répit d'une semaine aux membres de cette communauté pour quitter Israël de leur plein gré.
Selon des ONG de défense des droits de l'Homme, les illégaux originaires du Soudan du Sud sont quelque 700, hommes, femmes et enfants. Le
gouvernement israélien parle de plus du double.
Abraham Alu partageait son studio avec 12 autres compatriotes. Mais comme beaucoup de Sud-Soudanais ils ont cessé de travailler de peur d'être pris par la police, leur nombre est passé à vingt dans l'unique pièce de l'appartement.
Des pigeons pour manger
"Parfois, on reste assis deux jours sans manger. On boit de l'eau et du thé, cela nous suffit", raconte-t-il. Certains de ses compagnons d'infortune attrapent des pigeons pour les cuisiner.
Abraham n'avait que sept ans lorsqu'il a vu ses parents tués par des miliciens. Il a fui ensuite son village avant de se retrouver au Caire en 2005.
Quand la police égyptienne a lancé un raid dans son camp de réfugiés, tuant 27 Africains dont un bébé, il a décidé, traumatisé, de prend de nouveau la fuite. Il parvient à s'infiltrer au début 2006 en Israël.
"Mais maintenant j'ai perdu tout espoir", soupire-t-il.
Un de ses camarades retourné au Soudan du Sud après l'indépendance de l'été dernier a été tué lors d'affrontements frontaliers.
Abraham ignore où sont les membres de sa famille ou même s'ils sont encore en vie. Rien ne l'attire plus dans son ancien pays et il dit craindre pour sa vie.
William Chol, 32 ans, père de quatre enfants, a lui aussi fui seul le Soudan du Sud enfant. Au nord, au Soudan, il a travaillé comme domestique. Mais son patron ne lui permettait pas de quitter la maison et refusait de le payer. "Comme de l'esclavage", raconte-t-il.
Il s'est enfui en Egypte en 2002. Sept ans plus tard, il est passé en Israël avec son épouse et leurs enfants.
"Je ne suis pas un criminel"
Malgré la crainte de la police de l'immigration, il a choisi de ne pas se cacher. "Je ne suis pas un criminel", explique-t-il.
A la suite d'une récente flambée de violences anti-africaines dans certains quartiers de Tel-Aviv et des menaces d'expulsion, il n'envoie plus ses enfants à l'école où, selon lui, ils ont été agressés par des enfants israéliens.
"J'ai l'impression que nous sommes en guerre avec Israël", dit-il
Tout comme Abraham, Emanuel Kel Bol Yok, 52 ans, ne travaille plus. "Je ne peux plus payer mon loyer et d'ici deux à trois jours je vais me retrouver à la rue", se plaint-il.
Surmontant son appréhension, il est allé supplier la police de permettre à ses cinq enfants, âges de 2 à 18 ans, de terminer l'année scolaire.
SigalRozen, de l'ONG "Hotline for Migrant Workers", explique que les arrestations n'ont fait que renforcer la peur au sein de la communauté sud-soudanaise déjà en butte à l'hostilité croissante des Israéliens.
Des familles sont brisées: la police arrête le père s'il est d'origine sud-soudanaise, mais elle laisse libre les épouses venues d'autres contrées.
Depuis dimanche, environ 300 clandestins ont été arrêtées, en majorité des Sud-Soudanais.
Le premier
avion qui doit les ramener dans leur pays est prévu dimanche.
Le ministre israélien de l'Intérieur Eli Yishai a prévenu que la vague d'arrestations actuelles n'était que le "début" d'une opération visant à se débarrasser de quelque 60.000 Africains installés illégalement en Israël.
14.06.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/israel-traques-par-la-police-les-sud-soudanais-ne-savent-plus-ou-se-cacher-14-06-2012-2048760.php


3 Politique Internationale des territoires occupés

Le Monde

3 Usa (le parrain)

1 Obama

Almanar : La médaille de la Liberté pour Shimon Peres  

 De nos jours plus rien ne nous surprend. A l’image de cette médaille de la Liberté américaine remise au président du Sionistan par son homologue américain Barack Obama nous pouvons dire : « Yes We Can ».
Lors d’un dîner organisé en grande pompe en l’honneur du président de l’occupation israélienne, Barack Obama lui-même primé au Nobel de la Paix, a loué "l'esprit indomptable" de Péres, incarnation de "l'essence même d'Israël".
"Personne n'a fait autant durant tant d'années pour bâtir notre alliance et rapprocher nos deux pays que le dirigeant que nous honorons ce soir, notre ami Shimon Peres".
Selon des extraits transmis à l'avance par la Maison Blanche, Barack Obama a salué son homologue israélien pour sa coopération avec tous les présidents américains depuis John F. Kennedy dans les années 1960 et rappelé que les "liens" entre les Etats-Unis et « Israël » étaient "indestructibles" et "non négociables".

14/06/2012

 http://www3.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=68419 



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

Echoroukonline : L’ONU exhorte Israël à lever le blocus de Gaza.  

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires de l’ONU, Valerie Amos, a appelé mercredi à la levée immédiate du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis plus de cinq ans.
Citant l’impact dévastateur de ce blocage sur les vies et les moyens de subsistance de 1,6 million de Palestiniens, Mme Amos a indiqué que plus de 80% des familles de Gaza dépendaient de l’aide humanitaire, qui reste soumise à des restrictions draconiennes sur les mouvements de marchandises et de personnes, que ce soit par voie terrestre, aérienne ou maritime.
’’Cette situation équivaut à une punition collective pour tous ceux qui vivent à Gaza et à un déni des droits humains fondamentaux, en violation du droit international’’, a affirmé Mme Amos, qui est également Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies. ’’Alors que certaines mesures ont été prises pour atténuer son impact, il est vital que le blocage soit levé dans les meilleurs délais afin d’y rétablir les services et infrastructures de base’’, a-t-elle plaidé.
La Secrétaire générale adjointe a fait observer que le développement d’une économie viable pourrait réduire la dépendance vis-à-vis de l’assistance humanitaire.
Les Nations Unies et le Quartette sur le Moyen-Orient ont appelé, à maintes reprises à la levée de ce blocage, insistant sur le fait que si les mesures prises jusqu’à présent pour l’alléger étaient bienvenues, une levée immédiate était nécessaire.

15/06/2012

 http://www.echoroukonline.com/ara/articles/132220.html


Assawra : Gaza : cinquante ONG et agences de l’ONU appellent Israël à lever le blocus.
Cinquante organisations internationales et agences de l’ONU ont appelé jeudi Israël à lever son blocus de la bande de Gaza, à l’occasion du 5ème anniversaire du renforcement de cette mesure.
"Depuis plus de cinq ans dans la bande de Gaza, plus d’1,6 million de personnes sont soumises à un blocus, en violation du droit international. Plus de la moitié sont des enfants", selon la déclaration commune, signée notamment par Oxfam, Amnesty International, Médecins du Monde, Save the Children, l’Unicef ou l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
"Le gouvernement d’Israël fait face à des critiques internationales croissantes concernant ce blocus", notent ces organisations qui entendent "faire peser une pression accrue pour la levée du blocus" à l’occasion du cinquième anniversaire du durcissement du blocus.
Dans une conférence de presse à Gaza, le coordinateur humanitaire de l’ONU dans les Territoires palestiniens Maxwell Gaylard a "réitéré cet appel à la levée du blocus et à la fin de la punition collective des habitants de Gaza".
"Ce dont Gaza a besoin, c’est d’un véritable développement, mais à cause du blocus, nous devons nous concentrer sur le travail humanitaire, c’est un gaspillage d’argent", a déploré pour sa part le commissaire général de l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA) Filippo Grandi, jugeant le blocus "illégal".
"Le blocus est également contre-productif parce qu’il n’apporte pas la sécurité qu’il est censé amener" à Israël, a-t-il estimé.
Dans des documents publiés à cette occasion, les ONG soulignent les difficultés que cette situation entraîne pour la population, comme la "fermeture depuis 2007 de 30% des entreprises de Gaza", où "80% des habitants dépendent de l’aide".

En outre, "90 à 95% de l’eau de la nappe phréatique de Gaza est impropre à la consommation" et les restrictions imposées par Israël à l’importation vers Gaza de nombreux matériaux de construction ont entraîné "un manque de plus de 71.000 unités de logement, soit environ 23% du logement total à Gaza", selon les mêmes études.
Israël impose un blocus à Gaza depuis la capture d’un de ses soldats en juin 2006, finalement libéré en octobre 2011 en échange d’un millier de prisonniers palestiniens. Ce blocus a été renforcé en juin 2007 à la suite de la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Il en a ensuite annoncé l’assouplissement le 20 juin 2010, sous intenses
pressions internationales, après l’assaut meurtrier de sa marine le 31 mai 2010 dans les eaux internationales contre une flottille humanitaire à destination de Gaza.
Mais il a maintenu de sévères restrictions à la circulation des personnes et des biens, en particulier pour les exportations, ainsi qu’un strict blocus maritime.

jeudi 14 juin 2012,

La Rédaction
http://www.assawra.info/spip.php?article230


4 Europe

1 Belgique

Le premier ministre belge assimile le mur de séparation aux ghettos juifs.

En visite en Palestine occupée côté israélien, cette semaine, le Premier ministre belge de Flandre, Kris Peeters s'est dit choqué par la barrière de sécurité construite par Israël et l'a comparée aux ghettos juifs pendant la seconde guerre mondiale.

"Je suis choqué par le mur de séparation qu'Israël construit. Il me fait penser aux ghettos de la seconde Guerre mondiale. C'est étrange, car à l'époque, ce sont les Juifs qui en furent victimes. D'un autre côté on ne peut s'imaginer ce que l'on ressent quand à tout moment une bombe peut exploser », a-t-il déclaré. Selon le site en ligne israélien Guysen, le Forum des organisations juives à Anvers a déploré ces propos.

09/06/2012

IRIB


France

Palestine : des ONG françaises demande au président Hollande de tenir ses engagements.  

La bande de Gaza vit depuis 1991 une politique d’enfermement qui s’est transformée en 2006 en un blocus, devenu presque total en 2007, affirme vendredi la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui appelle le président François Hollande à tenir ses engagements vis-à-vis de cette question.
"Depuis 5 ans, le territoire palestinien, qu’occupe toujours Israël, subit un isolement dramatique et ne survit que grâce à l’aide internationale et au système des tunnels", souligne la Plateforme dans un communiqué, relevant que la population palestinienne se voit ainsi infliger une "punition collective illégale selon le droit international". Elle rappelle que M. Hollande en tant que candidat s’était engagé à obtenir d’Israël "des mesures d’allégement" afin d’aboutir "à la levée du blocus".
"Le nombre de camions entrant dans la bande de Ghaza équivaut à seulement 35 % de ce qui rentrait début 2007 (avant le renforcement du blocus) et ne concerne en majorité que des biens de consommation. Presque aucune exportation n’est possible", témoigne la Plateforme.
Elle indique également que 35% des terres agricoles sont inaccessibles et qu’en mer, les pêcheurs ne peuvent aller au-delà d’une zone de 3 miles nautiques.
"Le chômage est l’un des plus élevés au monde et plus de 75% de la population reçoit de l’aide internationale. L’Onu affirme que la majorité de la population continue de souffrir d’insécurité alimentaire et reste gravement dépendante de l’assistance humanitaire", ajoute la Plateforme.
Elle note aussi que le seul lien régulier de Ghaza avec l’extérieur sont les tunnels qui, en 2012, ont fourni deux fois plus de matériel de construction que le point de passage de KeremShalom entre la bande de Ghaza et Israël et sont le premier facteur d’amélioration de l’économie gazaouite entre 2010 et 2011.
Le blocus de la bande de Ghaza, dans la mesure où il s’applique à l’ensemble des habitants pour des crimes qu’ils n’ont pas commis personnellement, constitue une "punition collective et une violation flagrante du droit international humanitaire dont le respect s’impose pourtant à Israël", dénonce la Plateforme.
Elle souligne en outre que la majorité des Etats membres de l’Onu ont condamné à maintes reprises le blocus de Ghaza. Elle rappelle par ailleurs que qu’en France, le ministère des Affaires étrangères a appelé à un "changement fondamental de politique des autorités israéliennes vis-à-vis de Ghaza", relevant que et l’ensemble des partis politiques est favorable à la levée de ce blocus.
La Plateforme des ONG pour la Palestine, indique également que dans sa réponse au questionnaire qu’elle lui a adressé, François Hollande a déclaré que "les autorités israéliennes doivent prendre des mesures d’allégement et aboutir à la levée du blocus qui pèse si lourdement sur les conditions de vie de la population, dans des conditions garantissant la sécurité d’Israël".
"La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine agira pour que cette intention devienne une politique", souligne-elle, ajoutant qu’"aujourd’hui la colonisation en Cisjordanie et le siège de la bande de Ghaza, outre qu’ils sont des violations du droit international, sont autant d’entraves au développement économique et social des territoires palestiniens et à la construction d’un véritable Etat indépendant".

16/06/2012

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/132462.html


Japon

IRIB : Le Japon réclame le retrait d'Israël des territoires occupés  

Le nouvel ambassadeur nippon, au Liban, s'est entretenu avec son homologue iranien, GhazanfarRoknAbadi, des dernières évolutions régionales et internationales.

Pour M SitchiOtsaka, la question palestinienne continue à être une priorité et la nécessité d'acheminer des aides humanitaires, à Gaza, est une nécessité. "La position officielle de Tokyo consiste à exiger le retrait de l'armée israélienne des territoires palestiniens", a dit l'ambassadeur. Il a émis l'espoir de voir le plan Annan être appliqué avec succès . "Nous souhaitons le retour de la paix au Liban", a-t-il poursuivi. "Les ennemis de la Résistance font tout pour sauver le régime occupant de Qods et leur première préoccupation consiste à assurer les intérêts d'Israël et non ceux des peuples de la région".

IRIB

09/06/2012


Norvege

IRIB :  Oslo condamne la colonisation des territoires palestiniens

- La Norvège a condamné la reprise de la colonisation des territoires palestiniens par Israël.

"Pour Oslo, la construction de nouveaux logements, en Cisjordanie, est un acte parfaitement illégal", a affirmé le ministre norvégien des A.E, en allusion à la décision de Netanyahu d'autoriser la construction de 851 nouveaux logements, en Cisjordanie. "C'est un acte unilatéral qui empêche l'aboutissement des efforts destinés à favoriser la création d'un Etat indépendant palestinien".

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/193606-oslo-condamne-la-colonisation-des-territoires-palestiniens

 



5 Médias/Vidéos 

Vidéo alterinfo:

Israël : les extrémistes attaquent une mosquée.

VISIONNER LA VIDEO SUR CE LIEN :

http://www.alterinfo.net/Israel-les-extremistes-sionistes-attaquent-une-mosquee-video_a78003.html



6 Dossier

6-1 Gilles Devers : Israël : Le tourisme « anti-terroriste »…
Jeudi 21 Juin 2012

Un truc de malades : la possibilité donnée aux vacanciers israéliens et aux touristes de prendre des cours de « lutte anti-terroriste ».

Voici les vacances armées… 

 Ces séjours récréatifs se tiennent à Caliber 3, un camp situé à GushEtzion, qui est une colonie en territoire occupé de Palestine, au sud de Jérusalem : « Le fait que l'attraction touristique soit située au delà de la Ligne verte ne fait qu’intensifier le plaisir pour les visiteurs, qui sont souvent déçus lorsqu'ils sont informés qu'ils ne sont pas en danger », explique le boss de Caliber 3 à la presse israélienne – YNet News et le Times d’Israël.

Caliber 3 se vante sur son site de travailler en coopération étroite avec le ministère de la défense pour tout ce qui concerne la lutte anti-terroriste. Ce sont des pros, qui dispensent des formations et entrainements de haut niveau contre de potentielles attaques terroristes dans des sites civils comme les lieux de prière, les écoles, les jardins d’enfants,  les centres commerciaux, les administrations publiques.

Caliber 3 a diversifié son offre, et arrondit ainsi ses fins de mois en dispensant des cours aux touristes et aux vacanciers, et ce depuis 2007. Il s’agit d’une série de formations de deux heures, assurées par d'anciens membres des unités d'élite de l’armée israélienne. Les enseignements sont diversifiés : apprendre à tirer avec une arme, construire un plan de défense contre l'ennemi terroriste, protéger un VIP, gérer une attaque terroriste et une prise d'otages. Mais çà, c’est compliqué, c’est pour cracks.

Vous avez un doute ? Je le comprends bien volontiers, aussi voici la fiche pour ces deux heures de cours destinées aux touristes.

 http://www.caliber3range.com/tourist2hour-en.php

Caliber 3 explique : « Nous combinons ainsi les valeurs du sionisme avec l'excitation et la jouissance du tir, qui rend l'activité plus significative.

Du fait de notre connaissance de ce programme de tir, les participants vivent un apprentissage différent et très original qui ne peut être expérimenté nulle part ailleurs, sauf sur le champ de bataille ».

Le site précise que les touristes pratiquent le tir sur des cibles en carton appelées « terroristes ». Shay, le guide du camp, fait la démonstration « de la meilleure façon d’attraper un assaillant et présente une grande variété de fusils et de ceintures d'explosifs ».

A la fin de la journée, chacun obtient un diplôme établissant qu’il a suivi « un cours de tir dans une base en Israël ».

Logique : le travail doit être reconnu, même pendant les vacances.
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/


7 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

7-1 Palestine-info & CPI : Le blé de Gaza face aux feux de l'occupation.
Les bombardements de l’occupation ont transformé sa belle terre en un champ délabré, détruit, ruiné. Ils ont transformé son blé couleur d’or en une cendre grise, sombre, noire. C’est le cas du fermier palestinien Youssef Chahin. Il les regardait les larmes aux yeux quand il est venu constater les dégâts causés par les occupants.

Chahin dit que sa terre se trouve à cinq cents mètres seulement de la clôture de sécurité imposée par les forces sionistes d'occupation à l’est du village d’AbsanAl-Jadida, à l’est de la ville Khan Younes. Il confirme que les avions militaires sionistes ont délibérément bombardé sa terre, le premier jour du mois de juin. Le feu est venu sur tout le champ, et les forces sionistes d'occupation ont empêché l’arrivée des aides, des secours, des pompiers pour éteindre le feu.

Le cas du Palestinien Youssef Chahin n’est qu’un seul parmi beaucoup d’autres. En fait, à plusieurs, reprises les occupants sionistes incendient les terres et les produits agricoles aux alentours de la « zone d’isolement » imposée par forces sionistes d'occupation sur toute la longueur de la clôture de sécurité séparant la bande de Gaza des territoires occupés en 1948.

De grandes pertes

En plus de ces bombardements aériens, les forces d'occupation se donnent la liberté d’envahir les terrains palestiniens en utilisant des balles réelles, dit Chahin, et sans aucun avertissement préalable, tuant et blessant ainsi beaucoup de civils.

Le fermier Chahin montre une grande amertume chaque fois qu’il voit sa terre brûlée, elle qui lui avait coûté plus de cinq mille dollars.

A noter que les terrains de blé atteignent 2550 hectares sur un total de 19500 hectares de terrains agricoles dans la bande de Gaza, avec un produit annuel de 10130 tonnes de blé.

Agressions à répétition

Cette attaque contre la terre de Chahin n’est pas la première. Elle a été attaquée à plusieurs reprises, bombardée et rasée.

« Cette terre est la mienne et ma source de revenus, depuis plus de vingt ans ; je ne l’abandonnerai jamais de la vie. Bien que les occupants sionistes l’aient rasée à quinze reprises, qu’au début de l’an 2009, un ouvrier y ait trouvé la mort, Anwar Abou Sammour, et qu’un autre y ait été blessé, ils ne réussiront jamais à me pousser à partir. »

« Si je pars, tout de suite ma terre deviendra une partie de la zone militaire fermée ; c’est ma présence et celle d’autres fermiers qui donne du fil à retordre aux forces sionistes d'occupation. Il est préférable que j’y reste », conclut l’agriculteur Chahin.

Mercredi 20 juin 2012


 

Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...



 Annexe

Pétition internationale : Non au terrorisme du régime sioniste qui se fait appeler « Etat d’Israël »

Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,

Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État. Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien.
Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en œuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple. A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.
Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.
Bien respectueusement.
Pour signer la pétition internationale :  www.assawra.info/spip.php?article10

Source: http://stcom.net (http://s.tt/1cDVd)

http://stcom.net/news/?p=9244



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


12/06/2012

n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?


n°32 - Dossier de la Côte d’Ivoire - 11-06 - Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Dossier de la Côte d’Ivoire  

n°32                              11-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Hassane Magued : Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA.

3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani : Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.



Tiré à part :

Hassane Magued :Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !  

Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2412-cote-divoire-france-ouattara-est-desormais-un-poulet-sans-proprietaire-.html



Dossier

1-1 ARSENE TOUHO: MES PROPOSITIONS POUR LA DEFENSE DE LAURENT GBAGBO.

«Le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.»

Le 18 juin 2012, c’est le jour où le monde entier va suivre la justice internationale à l’épreuve de sa crédibilité. Ce sera à l’occasion de l’audience de confirmation des charges retenues contre le Président de Laurent Gbagbo.

Les QG antagonistes sont à pied d’œuvre, les uns pour apporter la preuve de la culpabilité de Laurent Gbagbo, les autres pour apporter la preuve de son innocence.  Ce sera incontestablement l’une des batailles juridico politiques les plus « mortelles » du 21e siècle. Pour ma part, je m’étais déjà mêlé de la partie en publiant le 5 décembre dernier ‘‘mes propositions pour la défense de Laurent Gbagbo’’. Aujourd’hui encore, j’ai décidé de refaire la même chose en répondant à l’appel de ACC-COMMUNICATION, cette plateforme de communication bénévole mise en place par des internautes aux nationalités multiples au service du combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ma confiance dans la compétence de Me Altit et de ses collègues au sein du collège d’avocats de la défense reste inébranlable. Mais, le juriste que je suis ne pouvait pas s’empêcher de ressentir la nécessité d’apporter en contribution sa modeste expertise après étude du dossier. Ma contribution est d’autant plus précieuse pour les avocats de Laurent Gbagbo que la vigilance et le coup d’œil, à cause de la nature humaine, ne sont pas toujours garantis par la profession ou la responsabilité qui les suppose. Ma contribution vise aussi et surtout à aider le citoyen lambda à comprendre comment les choses fonctionnent dans cette procédure.

 

Avant d’aborder la stratégie de défense à proprement parler (II), il faut bien savoir ce que c’est qu’une « audience de confirmation de charges » et comment les choses se passeront (I).

I- SAVOIR COMMENT LES CHOSES SE PASSERONT A L’AUDIENCE DU 18 JUIN :

Le 18 juin prochain, il s’agira de l’audience de confirmation des charges. Aux termes de l’article 61 du statut de Rôme, la Chambre préliminaire devant laquelle se déroulera l’audience va confirmer ou infirmer les charges sur lesquelles le Procureur se fonde pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé. Cela signifie qu’à ce niveau, on n’est même pas encore au stade du jugement. Et c’est tout l’enjeu de cette audience. Le Procureur viendra pour demander que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI en apportant toutes les preuves qui doivent convaincre la chambre que celui-ci a commis les crimes qui lui sont imputés (article 61.5). Laurent Gbagbo et sa défense seront là pour démontrer avec preuves à l’appui que même si les crimes désignés ont existé (éventuellement), Laurent Gbagbo ne les a pas commis. A l’issue des débats aux cours desquels la défense a la possibilité de contester les charges et les preuves du Procureur, la Chambre préliminaire se prononcera pour dire si oui ou non « il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis chacun des crimes qui lui sont imputés » (article 61.7).  Notons qu’à ce niveau, il y a trois cas de figure : 1. La Chambre préliminaire confirme les charges et renvoie Laurent Gbagbo devant la Chambre de 1ère instance pour être jugé (c’est là que débute le procès) ; 2. La Chambre préliminaire ne confirme pas les charges pour défaut de preuves suffisantes et prononce la relaxation de Laurent GBAGBO ; 3. La Chambre préliminaire ajourne l’audience et demande au Procureur de procéder à d’autres enquêtes ou d’apporter d’autres éléments de preuves.

En définitive, il faut retenir que l’audience du 18 juin est une audience à triple issue alternative : ou bien Laurent Gbagbo sera purement et simplement relaxé pour défaut de preuves suffisantes contre lui, ou bien il sera traduit en jugement si les charges sont confirmées. Si la deuxième possibilité se produit (ce qui n’est pas souhaitable mais reste probable), alors il ne restera à la défense qu’à plaider pour l’exonération de la responsabilité pénale de Laurent Gbagbo et éventuellement pour l’atténuation de la peine. Pour ma part, vu la complexité du dossier, je crois que c’est plutôt la troisième possibilité qui se produira. La Chambre préliminaire, devant les arguments et preuves irrésistibles de la défense de Laurent Gbagbo ne voudra pas prononcer aussi facilement le non-lieu. Elle se réfugiera derrière l’ajournement de l’audience.

I-                   SUR LE FOND :

Selon l’acte d’accusation, la responsabilité individuelle pénale de Laurent Gbagbo serait engagée en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de viols, meurtres, actes inhumains et actes de persécutions. Car, soutient la Chambre, lui et « son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait, dans le cours normal des évènements, à la commission des crimes susmentionnés ». Etant admis que Laurent Gbagbo n’est pas lui-même auteur des crimes mentionnés, on devine bien que l’accusation n’a pas autre issue que d’établir un lien entre ces crimes et des ordres qu’il aurait donnés. Sur la base des éléments concrets de faits qu’il a à sa disposition, le conseil de défense réagira à ces accusations qui n’ont pour fondement que la supposition. La mention « dans le cours normal des événements » constitue l’épicentre des charges. Cette mention est en mission dans l’acte d’accusation et sa mission est d’établir que Laurent Gbagbo a donné des ordres avec l’intention délibérée de faire commettre les crimes susmentionnés. Car en effet, des ordres supposés ou réels donnés par un Président de la République pour la défense des institutions, des personnes et des biens ne signifient pas ordres de tuer des civils innocents ou de violer. A ce propos, je doute fort que l’accusation soit capable de produire des éléments sonores, écrits ou vidéo qui montrent bien Laurent Gbagbo en train de donner de tels ordres. A défaut de ce type de preuves intangibles, il ne reste que les témoignages. Et c’est justement ce qui explique la possibilité que Phillipe Mangou et Kassaraté, si l’on s’en tient à la rumeur, aillent témoigner contre Laurent Gbagbo en tant que personnes qui auraient directement reçu les ordres de lui. Si c’est le cas, c’est que l’on a du les rassurer qu’ils ne seront pas eux-mêmes épinglés par leurs propres témoignages en leur lisant l’article 33 du Statut de Rôme qui protège les auteurs de crimes qui ont agi sur ordre hiérarchique. L’article 33 prévoit que la personne qui a commis un crime sur ordre d’un gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique est exonérée de la responsabilité pénale si elle avait l’obligation légale d’obéir aux ordres du gouvernement ou du supérieur en question. Mais encore, faudrait-il que ces témoignages eux-mêmes soient soutenus par des preuves tangibles au risque d’être classés au rang des témoignages quelconques. En tout état de cause, l’issue de cette audience, comme tout débat juridique, est tributaire de la valeur des éléments de preuves et la pertinence des plaidoiries dans une ambiance contradictoire.

Si les charges sont confirmées, le combat aura été plombé mais ne sera pas pour autant irrésistiblement perdu. Il restera alors à Laurent Gbagbo d’invoquer les motifs d’exonération de la responsabilité pénale. Il s’agit d’abord de la légitime défense. Pour cela il faudra clairement établir la chronologie des évènements qui permettra d’identifier les actes d’agressions délibérées et les actes de légitime défense. Car si la loi n’encourage pas l’auto justice, elle ne condamne pas non plus les sujets de droit à la poltronnerie suicidaire face à une agression réelle et actuelle. Ensuite, il faut établir la légalité et la légitimité des ordres même supposés que l’accusation tente d’attribuer à Laurent Gbagbo en invoquant les devoirs de protection de l’Etat que la Constitution impose au Chef de l’Etat. Je n’en dirai pas plus au risque d’être accusé de basculer dans un pessimisme préventif. Nous y reviendrons si le cours des événements nous l’impose.

Avant même d’en arriver aux mobiles des ordres supposés ou réels ayant provoqué les crimes, il serait bien que le Conseil de défense rappelle le statut que Laurent GBAGBO avait durant la période de commission des crimes mentionnés, c’est-à-dire du 16 décembre 2010 au 12 avril 2010. Si la question est de savoir qui est responsable des violences postélectorales, cela ramène à trouver celui qui a perdu les élections et qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Sur cette question, l’accusation dit que Laurent Gbagbo est le coupable parce que c’est lui qui a refusé de reconnaitre sa défaite. Là dessus, au nom du principe de la présomption d’innocence que la CPI reconnait, la charge de la preuve pèse alors sur l’accusation. Cela signifie qu’il revient au Procureur de démontrer que Laurent Gbagbo a perdu les élections. Si la CPI veut vraiment convaincre et non assujettir les sujets de droit en conflit dans cette affaire, elle est obligée sur ce point, de rappeler le dispositif légal ivoirien en matière de proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Elle est obligée de lire la loi ivoirienne et de rappeler à Laurent GBAGBO que pour qu’un candidat se considère comme vainqueur d’une élection en CI, il faut que le Conseil Constitutionnel le déclare puis l’investisse comme tel. Après cela elle pourra alors tirer la conclusion qui s’impose.

CONCLUSION :

Bien malin qui pourra pronostiquer sur l’issue de cette affaire. A partir des signes que j’ai pu observer jusque là, ou par exemple, pour la première fois dans l’histoire de la CPI, un procureur écrit à un potentiel acteur d’une affaire pendante à la Cour pour saluer la promotion politique de celui-ci, il est fort probable que le 18 juin, la politique se présente là où on attendait le droit. Car faut-il le rappeler encore, la Cour Pénale Internationale est probablement le ring que les plus forts du monde ont inventé pour frapper les plus faibles en utilisant le droit comme gants !...

Fait à Paris le 24 Mai 2012

ARSENE TOUHO
Juriste, Politologue, Ecrivain
arsene_touho@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=5233


1-2 Marc Micael : Côte d’Ivoire: et maintenant on fait quoi ?

La situation de la Côte d’Ivoire, version post-électorale, continue de cristalliser l’attention des uns et des autres.

Pire, tel un navire qui tangue, l’on se demande si ce pays

Les raisons:

Malgré le changement de régime qui y a eu lieu depuis avril 2011, le pays peine à retrouver ses repères avec monsieur Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Ce dernier l’a lui-même reconnu au cours d’une récente interview dans laquelle il demande aux ivoiriens de rester encore patients. Dans cette Côte d’Ivoire, le constat des lieux montre qu’à ce jour, plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont toujours incarcérés dans de nombreuses prisons à travers le pays. Il y a en outre, la situation des milliers d’exilés ivoiriens, jugés proches de Laurent Gbagbo,  qui ne sont pas encore rassurés de rentrer chez eux. Certains se sont même vus fraîchement, lancer des mandats d’arrêts internationaux, quand d’autres doivent continuer de survivre avec leurs avoirs gelés. Le pays lui-même vit au rythme de  l’insécurité galopante, si bien que la mission des experts de l’Onu venue récemment en Côte d’Ivoire s’en est préoccupée, en tirant la sonnette d’alarme. Cette mission recommandait entre autres, au régime d’Alassane Ouattara : « la création d’une armée, d’une police et d’une gendarmerie démocratiques (…), et la démobilisation de tous les miliciens qui sont encore en armes ». Si à ce tableau déjà sombre, nous ajoutons l’état d’esprit des populations confrontées à la flambée des prix des aliments de premières nécessité et pratiquement désabusées par les promesses de milliers d’emplois non tenues ; une opposition qui n’en finit pas de crier son indignation grandissante devant l’inflexibilité du régime en place,…Bref, les choses ne s’annoncent pas telles que prévues, avec monsieur Ouattara. La Côte d’Ivoire va mal et cela ne fait que perdurer.

Au fil du temps, la Côte d’Ivoire est en train d’offrir  au monde, le spectacle peu reluisant d’un pays buté à une situation dans laquelle les nouvelles autorités semblent peu enclines à trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux qui mettent en cause la cohésion sociale donc le développement de la nation toute entière. Dès lors, on se retrouve en plein, dans un Etat où rien ne semble précisément évoluer dans le sens de l’apaisement social. C’est ainsi que le besoin d’action se fait sentir. Un besoin de faire bouger les choses, si tant il est vrai que ceux qui en ont naturellement la charge, rechignent à le faire. Ce qui pourrait, bien évidemment conduire à tous les schémas de résolutions possibles, voire les plus extrêmes et radicales.

A moins qu’il ne souhaite faire face à cette levée de boucliers qui mettrait en péril son régime,  plusieurs pistes de solutions se présentent à monsieur Ouattara. La plus plausible :
Décrisper l’atmosphère socio-politique

Au nom de la paix et de la cohésion nationale, on pourrait demander à monsieur Ouattara, de libérer sans condition tous les prisonniers politiques et militaires, d’annuler tous les mandats d’arrêts lancés contre les opposants, de favoriser avec des actes concrets à l’appui, le retour des exilés, d’initier un dialogue permanent et franc avec l’opposition, notamment celle proche de Laurent Gbagbo. On pourrait aussi lui demander d’amener ses militants et alliés, notamment les plus extrémistes, à abandonner toute velléité de vengeance. Et pourquoi ne pas finalement, lui demander d’abandonner au nom de l’Etat de Côte, toutes les charges contre son adversaire Laurent Gbagbo actuellement détenu à la Cpi. Le tout bien sûr dans un langage invitant à l’apaisement et à un jeu politico-démocratique sain. Serait-ce trop lui demander ? Et pourtant il le faut, s’il souhaite dès à présent sortir des pressions croissantes qui se resserrent autour de son pouvoir.

Le dilemme

En temps de crise, les politiques les plus flexibles sont les meilleurs, dit-on. Mais monsieur Ouattara a-t-il les coudées franches pour instaurer en Côte d’Ivoire une l’atmosphère socio-politique enfin décrispée? N’est-il pas pris à son propre-piège qui a consisté dès sa prise de pouvoir, à se prouver et à montrer, coûte que coûte, à ses partisans et alliés qu’il était capable « d’effacer » les traces de Laurent Gbagbo ?

D’autre part, lui demander ainsi de décrisper l’atmosphère socio-politique ivoirien, geste salutaire puisse cela paraitre, pourrait renforcer ses adversaires dans leur conviction qu’ils ont raison depuis le début, lorsqu’ils clament que monsieur Ouattara est dans le faux. Par conséquent, toutes ces mesures tantôt suggérées, si éventuellement elles étaient appliquées par lui, certes permettraient de relâcher la pression, mais ne sauraient suffire à le laisser continuer à diriger ce pays.

Ce qu’il nous faut alors comprendre ici c’est que, aux yeux de nombreux ivoiriens, c’est moins la politique d’Alassane Ouattara qui pose problème, mais bien plus ce qu’il représente et surtout les circonstances dans lesquelles il accède au pouvoir en Côte d’Ivoire. Monsieur Alassane Ouattara qui incarne cet économiste ultralibéral, en alliance depuis le début, avec les institutions occidentales ayant assis leur domination économique et financière sur les Etats africains pauvres, accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, précédé des bombes françaises et onusiennes. Or, une simple analyse historique montre bien que depuis plus de 20 ans, un grand vent de changement  démocratique est en train de souffler sur nombre de pays africains et singulièrement sur la Côte d’Ivoire. Une période particulière, décrite comme celle où les africains, les ivoiriens, réclament plus d’indépendance, souhaitent de plus en plus affirmer leur désir de liberté et de souveraineté à la face du monde. C’est alors que fait irruption sur la scène politique ivoirienne, Alassane Ouattara, le président « Reconnu » par la « Communauté internationale », terme sous lequel se cachent en réalité la France et ses alliés occidentaux, ennemis déclarés contre tout projet souverainiste et émancipatrice en Afrique, frustrant du coup cet idéal de liberté et d’émancipation entamé depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire.

Retenons donc que les difficultés auxquelles se trouvent aujourd’hui confrontée la Côte d’Ivoire, trouvent leurs origines bien plus en amont. C’est un désir général et profond de changements significatifs qui est exprimé. Une soif de libération des griffes de l’oppresseur quel qu’il soit.  Et la situation actuelle de la Côte d’Ivoire prouve bien que cet homme, Alassane Ouattara au pouvoir, n’est pas l’homme indiqué, encore moins  celui qui arrive au moment opportun. Pour ainsi dire, le changement brutal de régime opéré en Côte d’Ivoire depuis avril 2011, n’est pas celui qu’il fallait. Il est donc est inapproprié eu égard ce désir de liberté caressé par tant d’ivoiriens qui aujourd’hui s’interrogent certes, mais qui n’entendent pas se laisser distraire. Ainsi donc, tant que Ouattara demeure au pouvoir et qu’il persiste à laisser pourrir les choses ; tant que Laurent Gbagbo, président renversé et acteur-clé de la crise en Côte d’Ivoire demeure dans les geôles de la Cpi, tel un idéal de liberté inachevé, les tensions persisteront et nous devrions naturellement nous attendre à vivre des situations où les positions se radicalisent d’avantage et deviennent bien pire que celles que connait aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Si tel devra être le cas, que fait-on donc maintenant ?

Marc Micael

29 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2401-marc-micael.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

2-1 POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANCAIS MICHEL BAGBO.

« Fils de son père » ! Tel est de l'aveu même du gouvernement Ouattara, le motif informel de 13 mois de détention sans jugement, aggravée de conditions dégradantes et de mauvais traitements, du français Michel Gbagbo, jeune universitaire de 42 ans sans responsabilités politiques.

Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011,par les forces spéciales françaises, ainsi que sa famille et plusieurs centaines de civils, livré aux milices FRCI, après avoir subi un calvaire sanglant au Golf Hôtel, il est détenu sans jugement dans un des Goulags du nord ivoirien, dans la ville de Bouna, depuis 13 mois .
Après quatre mois de détention arbitraire, une inculpation pour des motifs fantaisistes et invraisemblables lui fut notifiée, dans le but évident de donner une apparence légale à cette situation de non-droit.

Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé à l'isolement dans une clinique d'Abidjan, son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011. C'est pourquoi les «organisations des droits de l' homme » et de défense des prisonniers d'opinion devraient faire de son cas une des priorités de leurs campagnes internationales.
Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes , nous demandons :
- la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d'Abidjan

- sa libération la plus rapide possible

- et son transfert médicalisé en France où l'attend sa famille
Cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien, préalable espérons le, à d'autres -tels la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
Paris, 16 Mai 2012
Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6891



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ça VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara.

Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.  

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO.  

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

 

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

 

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

 

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

 

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

 

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

 

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

 

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

A Très bientôt.

Hassane Magued

mercredi, 06 juin 2012

 afrik53.com

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


3-2 Le Porte-parole du Président de Laurent Gbagbo: Lazare KOFFI KOFFI

ENTRETIEN DE OUATTARA : UN TISSU DE MENSONGES 

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO:CLARIFICATIONS ALA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI.

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. 

C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

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3-3 Hermann Djea et Emmanuel Akani :Audience de confirmation de charges. La mobilisation s'intensifie pour Gbagbo.

Dans moins d’une quinzaine de jours, s’ouvrira l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo.

Un événement qu’attendent avec beaucoup d’impatience et d’espoir les démocrates du monde entier, particulièrement les Africains et Ivoiriens de la diaspora qui s’organisent pour marquer un grand coup à La Haye.

Le président Laurent Gbagbo reste pour la grande majorité des démocrates ivoiriens et africains une figure emblématique. Depuis son transfèrement à la prison de Scheveningen au mois de novembre dernier, les mouvements de soutien surabondent et ils sont nombreux ceux qui s’apprêtent à arpenter les rues de La Haye pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération au moment où il sera face aux juges le 18 juin prochain.

Loin d’entamer leur détermination, les manoeuvres du duo Alassane Ouattara - Luis Moreno Ocampo pour couler celui en qui le peuple ivoirien continue de se reconnaitre apparaissent aujourd’hui comme le ferment de l’engagement. C’est pourquoi, au lende main du séjour suspect du procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo à Abidjan, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour assurer une mobilisation exemplaire. Le mercure monte et à ce jour, tant en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Canada, l’engouement est total. Sur le Vieux continent, la mobilisation s’organise principalement à partir de la France où il y a une forte concentration d’Africains et Ivoiriens déterminés à se battre jusqu’au bout pour dénoncer l’imposture de Ouattara et l’injustice faite à Laurent Gbagbo.

Les différents mouvements de résistance engagés dans le combat pour la libération du président Gbagbo rivalisent d’ardeur et tout est prétexte actuellement pour mobiliser les troupes en direction de La Haye. Ainsi, en Grande Bretagne, Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, etc. Les patriotes ivoiriens et les démocrates européens qui ont compris que Laurent Gbagbo est victime d’un complot international préparent le déplacement au Pays- Bas. Sur place, des dispositions ont été déjà prises pour assurer gite et couvert à un grand nombre de personnes.

Des différents pays, des convois sont organisés à l’effet de soutenir celui qui fait de la défense des droits des africains et de l’Afrique son crédo. Pour ce procès que l’on pourrait qualifier d’historique au cours duquel aura lieu la confirmation ou non des charges contre Laurent Gbagbo, des T-shirts à son effigie ont été confectionnés que tous arboreront le jour de l’audience. Une idée bien originale pour envoyer un signal fort à la communauté internationale quant à la popularité de celui que Ouattara tente de présenter comme  un criminel.

Pour ses compatriotes et bon nombre d’Africains et Européens, Laurent Gbagbo est un grand défenseur de l’Afrique victime de l’impérialisme des Occidentaux. Contre toute attente, depuis son arrestation consécutive aux bombardements intensifs de l’armée française sur sa résidence, puis son transfèrement à La Haye, le «Woody de Mama» est resté digne et sa cote de popularité s’est accrue à un rythme exponentiel. Du côté des avocats chargés de sa défense, avec maitre Altit en première ligne, c’est la grande sérénité à quelques jours du 18 juin.

Hermann Djea et Emmanuel Akani

   

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=7104


3-4 Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?

Pour changer le cour de l’histoire africaine ,pour maintenir l’Afrique dans la dépendance ,pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter ,pour affaiblir les États ,les institutions et organismes africains ,et pour lutter contre la montée du nationalisme africain,…les puissances impérialistes comme la France ,les États-Unis ,la Grande Bretagne,…ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques sans doute .La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi et son fils Muatassim en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour défendre leur patrie. Comme bien d’autres cas, la commission des Nations Unies,la cour pénale internation(CPI),Human rigth Watch,la cour international de justice(CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide et don fils, aucune enquête, aucun jugement ,alors que les témoignages ,les images ,démontrent ,ces crimes sur le guide ,sa famille et les populations libyenne.

Avant ce épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA, ou les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendu pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique .On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965.Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples ,il a été sauvagement assassiner par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988.Amilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973.Patrice Lumumba quant à lui sera exécuter le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort, assassiné pour ses idées Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria,…Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.

Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et de journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires .Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes pour des intérêts égoïstes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée ce qui fait que l’affaire est étouffé et les assassins resterons toujours libre sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela .Hier c’était Kadhafi, demain c’est peut-être Vous ou moi ,car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=12



Annexe

Déclaration du ‘Front Populaire Ivoirien’ à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Abidjan 21 Mai 2012)

 Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.

Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.

De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.

Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.

Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :

1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;

2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;

3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;

4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;

5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire

Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3-1 La justice des vainqueurs

3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs  inculpation.

3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.

3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)

3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3-2 L’insécurité galopante et rapprochée

3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illettrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.

3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3-3 Le jeu démocratique dévoyé

Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.

Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.

Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.

De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3-4 La reconstruction de la paix : mesures générales

Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :

1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;

2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;

3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;

4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;

5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;

6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;

7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;

8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;

Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes. 

Conclusion

De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.

Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

Délégation du FPI :

1- NGUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41

2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

 http://regardscroises.ivoire-blog.com/


11/06/2012

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1 - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»

n°31 - Journal de Côte d’Ivoire - 10-05 au -10-06 - a1  - «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine»



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

    n°31                              10-05 au 10-06

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1

Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»:

2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

2-2 KOBAZEYRET Laurent : HOLLANDE COMME OBAMA?.

2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.

Les grandes manœuvres

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

3 Cour pénale internationale -

4 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 



Tiré à part :

Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry :

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT.

Mamadou Koulibaly, Président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) 

Après une analyse à froid et méthodique de son programme, de ses promesses, de ses annonces et de ses réalisations, LIDER affirme que le président de la République a fait ce qu’il n’a pas dit et dit ce qu’il n’a pas fait.

Il n’avait pas dit qu’il plomberait le budget de l’Etat pour s’acheter un avion pour ses nombreux déplacements, souvent d’ordre privé, à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait les fonds publics pour agrandir sa maison personnelle et la transformer en palais. Il n’avait pas dit qu’il triplerait le budget de souveraineté pour l’amener à 300 milliards de francs CFA, et qu’il en confierait la gestion, en toute opacité, à son petit frère. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait l’argent du contribuable ivoirien pour financer l’ONG de son épouse, ni qu’il lui confierait la gestion de la microfinance en Côte d’Ivoire. Il n’avait pas dit qu’il abandonnerait les Ivoiriens dans la mi-sère pendant qu’il passerait son temps à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il instituerait la doctrine du rattrapage ethnique comme politique de gouvernement. Il n’avait pas dit qu’il ferait exploser le coût de la vie de sorte que le panier de la ménagère en soit réduit à une peau de chagrin, pendant que lui, sa famille et son gouvernement se permettent des dépenses somptuaires.

Par contre, Alassane Ouattara avait promis la gratuité des soins, mais il ne l’a pas fait. Il avait promis un gouvernement de 25 membres; ce sont 40 ministres qui gloutonnent le budget de l’Etat. Il avait dit qu’il allait améliorer la qualité de vie des Ivoiriens; la condition de vie des ménages s’est détériorée de façon abrupte. Il avait promis 200.000 nouveaux emplois par an; il est l’homme par qui le chômage ethnique et technique est arrivé. Il avait promis l’ouverture d’universités dans chaque région; il a jeté 30.000 étudiants à la rue en fermant celles qui existaient. Il avait promis une justice impartiale; aucun des criminels de son camp n’a été incarcéré à ce jour.

La liste est infinie, mais LIDER ne se lassera pas de pencher son flambeau sur l’action d’Alassane Ouattara afin d’éclairer les Ivoiriens sur la vacuité de ses promesses et l’inefficacité de son programme.

Les conférenciers : Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry.

Source: Bulletin "LIDER NEWS 4", mi-mai 2012

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

 La présente Chronique est un droit de réponse à Alassane Ouattara, après son interview avant-hier sur RFI (Radio France Internationale).

Cette interview, qui doit être comprise comme une tentative désespérée de faire parler de lui en bien auprès du nouveau pouvoir français, nous aurait laissés indifférents, si les propos tenus par le sieur Alassane Ouattara s’étaient limités aux mensonges et aux promesses roublardes auxquelles nous sommes déjà habitués comme une marque déposée de son imposture en Côte d’Ivoire.

Mais au cours de cette interview, Alassane Ouattara a parlé de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, comme d’une personne qui mérite d’être enlevée et déportée à la Haye par les Colons au service desquels il conduit son projet d’imposture, alors que Président en exercice, Laurent GBAGBO a été agressé militairement et a survécu à une tentative d’assassinat conduite par Nicolas Sarkozy sur demande du même Dramane Ouattara en avril 2011, tout simplement parce qu’un contentieux électoral est né suite à une élection présidentielle à laquelle à participé Alassane Ouattara en qualité de candidat ne remplissant pas les conditions, c’est-à-dire,de candidat exceptionnel.

Le contraire de ces propos nous aurait étonnés si nous ne connaissions pas l’histoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Mais sans être étonnés, nous tenons à dire aux Résistants et Patriotes africains qui se sont sentis blessés par ces propos normaux venant de la bouche d’un homme anormal, qui n’est rien d’autre qu’un faussaire patenté, un fou de l’argent volé et un abonné notoire aux assassinats de civils, de femmes et d’enfants comme en témoignent tous les rapports produits par des ONG internationales dites de défense des droits de l’Homme, eh bien nous tenons à dire à toutes ces personnes choquées par les propos d’ Alassane Ouattara, que pour un psychopathe, la chose anormale, c’est d’être un citoyen normal.

Si donc Alassane Ouattara, du sommet de son imposture à la tête de la Côte d’Ivoire estime que le Président GBAGBO qui en 10 années à la tête de l’Etat cumule une maigre fortune de 700 millions de francs CFA, alors qu’après 19 voyages en France sur une période de 12 mois, les dépenses en kérosène d’Alassane Ouattara ont coûté mille cinq cents trente neuf (1 539) millions de francs CFA aux Ivoiriens soit la somme de 81 millions en aller et retour pour un avion qui consomme 6,7 millions de francs CFA (13 000 USD) par heure de vol, allez-y comprendre quelque-chose.

Si Alassane Ouattara, qui a appelé à une attaque armée de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent GBAGBO demandait un simple recomptage des voix suite à la fraude massive perpétrée par ce même Alassane Ouattara lors des élections présidentielles de novembre 2010, trouve qu’après avoir provoqué le massacre en moins de 7 jours, d’au moins 5 000 civils dans les régions jugées pro-GBAGBO, c’est Laurent GBAGBO qui mérite d’être la Haye et lui l’initiateur et l’instigateur des massacres de civils doit être dans un Palais Présidentiel, allez-y comprendre quelque chose.

Si Alassane Ouattara, pour continuer à mériter le soutien des occidentaux qui se sont servis de lui et se sont associés à son business de la mort, du pillage et de l’Immoral, fait l’apologie du terrorisme d’Etat à l’international auquel s’est adonné la France de Nicolas Sarkozy en 2011 et que François Hollande entend perpétuer en Côte d’Ivoire, pourquoi devons-nous trouver cela anormal et choquant?

Nous vous l’avons déjà dit. Aucun homme normal ne peut renoncer à son pays d’origine, renoncer à sa mère, se faire passer pour le fils d’une autre femme dans un pays qui n’est pas le sien, semer la mort et la désolation dans ce pays pendant plus de 10 ans, tout juste pour se faire appeler président de ce pays, alors qu’il n’en est ni un citoyen au sens du droit ni un élu au sens constitutionnel du terme.

Alors permettez-moi d’insister. Alassane Ouattara est un grand malade. Il a besoin d’être soigné et mis en quarantaine, pour son propre bien et pour celui des Ivoiriens. N’accordez donc aucune attention à ces propos. Concentrez-vous sur la mobilisation à l’International autour du Président GBAGBO.

Pour les grands maux dont souffre ce cynique et sinistre individu, il y aura des grands remèdes. Et croyez-moi, le léger retard n’empêchera pas votre bonheur d’être immense et votre soulagement d’être définitif.

Nous avons déjà fait l’essentiel. Mais celui qui tient la trompette insiste pour dire qu’il attend un Signe. Il nous rassure qu’il sait que le fruit n’est plus vert, qu’il a exagérément jauni parce que les bêtes l’ont perforé de toute part, mais il faut bien qu’il reçoive le Signe. Et il ajoute que si nous bâtissons sans le Signe venant du Bâtisseur, nous travaillerions en vain.

Alors, nous nous impatientons. Mais nous obéissons. C’est tout.

Sinon, Il N’Y A RIEN EN FACE !

A Très bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente N°00268/05/12

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7053



1 Politique  Côte d'Ivoire occupé :

Christian Vabé : LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»: .

Pour Jeune Afrique - sous la plume d’André Silver Konan - la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes.

Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le bien être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie, l’ont toujours guidé en politique. Pendant ses dix ans au pouvoir, cela s’est toujours vérifié. Même lors de son transfèrement à la CPI, cette dernière après plusieurs mois de recherche, ne lui a trouvé aucun compte bancaire dans aucune banque européenne ou américaine, et dans aucun paradis fiscal.

Et voilà que Jeune Afrique nous apprend dans sa parution d’hier que « L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo n’est pas aussi indigent que cela ». Et que « de source judiciaire, 741 071 364 francs CFA (soit environ 1,13 million d’euros) ont été découverts sur un compte bancaire ouvert à son nom à Abidjan ».
Pour des économistes au pouvoir, ayant fait leurs classes au FMI et à la BCEAO en tant que directeur général adjoint et gouverneur, cette révélation arrive bien tard. On aurait pu penser que le gouvernement Ouattara aurait pu le savoir dès les premiers jours de son installation. Mais arrivant un an plus tard, on se pose des questions, surtout que en plus d’être accusé d’être coauteur indirect de crimes de sang et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo est également accusé par Ouattara de crimes économiques. 

Selon Jeune afrique, « Le compte bancaire de Laurent Gbagbo sur lequel ont été découverts les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) est logé à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale en France) ».

Il aurait été ouvert fin octobre 2000 par les services de la direction administrative et financière de la présidence ivoirienne, juste après la prestation de serment de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.

Toujours selon notre confrère panafricain, « Ce compte a été régulièrement approvisionné à partir de juillet 2002, quand Gbagbo a signé un décret déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République. Ce décret, daté du 17 juillet, fixait le salaire du président de la République à 9 584 580 FCA (14 632 euros). Une somme qui a été dès lors régulièrement versée sur le compte de la SGBCI. Le compte devrait contenir plus d’un milliard de francs CFA si des transferts de fonds vers d’autres comptes n’ont pas été effectués entre-temps ».

Comme on le voit, c’est bien le salaire de Laurent Gbagbo, qu’il avait fixé publiquement à 9 584 580 FCA (14 632 euros), qui a transité sur ce compte. Et selon un proche de Laurent Gbagbo joint par IvoireBusiness sous couvert d’anonymat, le Président Gbagbo, via ses avocats, a tenu informé la CPI de l’existence d’un tel compte bancaire.

Mais ce compte bancaire est gelé par la justice ivoirienne qui le poursuit par ailleurs pour crimes économiques. Ce qui fait qu’il bénéficie de l'aide judiciaire de la CPI.

 

En effet, ses frais judiciaires s’élèvent à 900 millions de francs CFA (1,3 million d’euros, NDLR). C’est dire que même si les 741 071 364 francs CFA (1.13 million d’euros) logés à la Société générale lui étaient restitués, Laurent Gbagbo ne pourrait toujours pas faire face à ses frais de justice.

Le Scoop du « siècle » de Jeune afrique tendant à discréditer Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un détourneur de deniers publics, est donc un faux scoop. Il campe juste dans le sensationnel et dans l’émotionnel. Et rappelle étrangement les soit disant 50 millions de FCFA attribués à Thomas Sankara et découverts par Blaise Compaoré dans son palais, lors de son coup d’Etat.

Tout le monde avait compris que le beau Blaise voulait justifier l’assassinat de son ami en le faisant passer pour un vulgaire voleur. 

Il n’a jamais réussi à le faire car le prestige de Thomas Sankara est toujours aussi haut dans les esprits de millions d’africains.

Il en est de même pour le Président Laurent Gbagbo, dont l'intégrité et la probité morales sont restées intactes. 

Christian Vabé

Source: IVOIREBUSINESS.NET



2Des Canons ... pas du beurre

2-1 Odile Biyidi - Camus Ali Lynx : «François Hollande n'est pas le type de caractère à casser la baraque françafricaine».

 21 Mai

Lynx.info : Pour son investiture, François Hollande cite l’impérialiste Jules Ferry.

Comment avez-vous accueilli cette sortie, vous qui aviez écrit un livre  «  Du Racisme Français » ?

La revendication de ce patronage par François Hollande m'a consternée. Passer par pertes et profits le discours de Jules Ferry, fondateur d'un racisme d'Etat, en le minimisant, c'est vraiment faire injure aux membres de la communauté française qui ont eu à souffrir du colonialisme.

Lynx.info : Pour vous, Hollande « veut » ou ne « peut » pas se débarrasser de la françafrique ?

Il croit qu'il veut, mais comme il reste profondément paternaliste dans sa vision de l'Afrique, le résultat sera à la hauteur de cette vision. On baptisera "démocratie" les régimes dociles. On diabolisera toute tentative d'émancipation hors du patronage de ceux-qui-savent-ce-qu'il- faut-aux-Africains. La gauche au pouvoir a été plus françafricaine que personne. François Hollande n'est pas le type de caractère à casser cette baraque.

Lynx.info : Dans une de nos interviews vous dites : « Sarkozy n’a pas d’intérêt à voir l’Afrique se développer ». Quand l’Afrique se meurt la France se sent plus forte. C’est ça ?

La France en Europe doit son rang non à la supériorité industrielle, comme l'Allemagne, mais au fait qu'elle apporte le gâteau africain dans la corbeille. Ce n'est possible que par la tutelle exercée sur des régimes corrompus, ennemis de leurs peuples mais amis des multinationales.

Lynx.info : On a vu Laurent Fabius, actuel ministre des affaires étrangères faire le tour dans les dictatures  peut avant les élections. Un mauvais signe pour l’Afrique ?

Un très mauvais signe, celui que rien ne va changer, sauf l'habillage rhétorique. Finalement la gauche de gouvernement baigne dans les mêmes réseaux, boîtes de communications œcuméniques, lobbies francs-maçons et autres, qui tiennent les classes dirigeantes africaines. Michel Rocard est conseillé de Paul Biya au Cameroun, rémunéré par Euro-RSCG  de Stéphane Fouks. Il agit de concert avec Alain Juppé.

Lynx.info : Dans une interview que vous nous aviez accordée à Lynx info vous dites : « Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l'impérialisme français avant toute chose » Maintenez-vous encore ces propos ?

Bien sûr et l'intronisation du quinquennat sous le patronage du maître de l'impérialisme, de même que la dévotion de Hollande à Mitterrand français ont hélas confirmé toutes les craintes qu'on pouvait avoir.

Lynx.info : Jean Luc Mélenchon dit que. «  Les socialiste français ont été hypocrites vis à vis de Laurent Gbagbo ». Peuvent-ils se racheter maintenant qu’ils sont au pouvoir ?

Je ne pense pas qu'ils peuvent s'instruire en quoi que ce soit par l'expérience des faits. Il faudrait qu'ils reviennent sur tous les jugements sommaires et contre-vérités qu'ils ont répandus et c'est impossible. Ils ne sont pas près de renoncer à une vision manichéenne qui arrange les intérêts français.

Lynx.info : Comment expliquez-vous qu’un Français comme Michel Gbagbo soit en prison en Côte d’Ivoire et que cela n’émeuve pas le gouvernement français ?

Le gouvernement français est fait pour protéger les intérêts français et pas spécialement les droits de l'homme de tous les Français. Il faut qu'il soit interpellé sur le sujet et mis en demeure d'accorder sa protection à l'un de ses ressortissants persécuté.

Lynx.info : Ouattara avec le confrère RFI dit que : « La place de Laurent Gbagbo est à la CPI ». Beaucoup disent que c’est la France qui lui donne ce quitus de parler comme il veut. C’est ça ?
 
Que Laurent Gbagbo soit prisonnier aux Pays-Bas est certainement mieux pour lui que de l'être en Côte d'Ivoire, comme Simone Gbagbo et tant d'autres Ivoiriens dont on est sans nouvelles et qui sont à la merci de tortionnaires qui jouissent de l'impunité la plus totale. Le procès de Laurent Gbagbo à la CPI sera l'occasion de débats, qu'on a déjà voulu étouffer par la procédure, mais qui s'imposeront, à moins de voir la justice internationale sombrer dans le discrédit.

Lynx.info : Selon- vous Ouattara livrera ses seigneurs de guerre à la CPI un jour ?

Attendons. Je crains que les crimes des milices de la rébellion, pendant ces dix dernières années et lors de la guerre de conquête de l'Etat ivoirien, ne restent impunis du fait des protections et de la complicité dont leurs chefs jouissent de la part des puissances occidentales.

Lynx.info : Vous aviez une fois dit que les pays anglophones ne lésinent sur rien à se faire respecter. Comment expliquez-vous que ceci ne soit pas le même avec les pays francophones ?

Il est certain que les pays africains anglophones sont plus indépendants que les pays francophones, du fait des liens étroits que ces derniers entretiennent avec la puissance coloniale, monnaie, armée etc. On ne voit pas par exemple une multinationale anglaise régenter tous les ports des pays anglophones comme Bolloré le fait dans les pays francophones exerçant de fait son contrôle sur un domaine régalien des Etats dans leurs échanges. Le différend électoral au Kenya a été réglé par la classe politique kényane et pas par une intervention extérieure.

Lynx.info : Je vous remercie

Odile Biyidi

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/2375-odile-biyidi-francois-hollande-nest-pas-le-type-de-caractere-a-casser-la-baraque-francafricaine.html

 


2-2 KOBAZEYRET Laurent :HOLLANDE COMME OBAMA?

En 2007, à la faveur des élections primaires du parti démocrate aux USA, les africains découvraient, avec surprise et fierté, un américain d’origine africaine désigné par son parti pour être candidat à la présidentielle de 2008. Les africains, dans leur grande majorité, se souvinrent de leurs conditions de vie dramatiques depuis la traite des noirs jusqu’à la colonisation. Ils se rappelèrent aussi les échecs des noirs américains dans leur tentative de lutter contre la discrimination raciale.

Lorsque OBAMA fut coopté par son parti pour la présidentielle de 2008, il bénéficia de nombreux soutiens de la part des noirs, des blancs, des riches ou pauvres pour le financement de sa candidature. OBAMA constitua dès lors un espoir pour les noirs en général et pour les africains en particulier.

 

A l’occasion de son investiture suite à son élection, toute la planète Terre a suivi en direct la cérémonie grandiose au cours de laquelle, Jesse JACKSON l’un des leaders noirs américains, très ému, a coulé des larmes de joie, sans doute se souvenant des nombreuses souffrances endurées par les noirs aux USA et se rappelant aussi le rêve du célèbre Martin Luther KING « I have a dream ».

Les africains se réjouirent avec l’espoir que prendrait alors fin, le joug pesant des USA et des autres pays occidentaux sur les pays sous-développés, toujours honteusement exploités.

Cet espoir fut entretenu lorsqu’au pouvoir, OBAMA, pour sa première visite en Afrique, déclarait à Accra au Ghana (Afrique Occidentale) qu’il souhaitait pour les pays africains des institutions fortes, sans doute pour consolider la démocratie, lui le démocrate. Il a aussi, concernant la prison américaine de Guantanamo, déclaré son désir de la fermer.

 

Ces belles déclarations ont-elles été suivies d’effets ? Que nenni ! Les promesses d’OBAMA n’ont engagé, comme toujours, que ceux qui y ont cru.

En effet, s’agissant de sa déclaration d’Accra visant à promouvoir des institutions fortes dans les pays africains, comment cela serait-t-il possible quand OBAMA, qui a accompagné Sarkozy dans les guerres faites à la Côte d’Ivoire et à la Libye à cause de leurs richesses, a royalement bafoué les institutions de ces états pour finalement imposer à leurs peuples un dictateur et des renégats? De quelles institutions fortes a voulu parler OBAMA à Accra quand ses ambassadeurs sont des pièces maîtresses dans le renversement des régimes en place comme en Côte d’Ivoire et en Libye ? Comment les institutions peuvent-elles être fortes quand les coups d’état se succèdent dans des pays où sont implantées des ambassades américaines telles en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée Bissau sans que le pays d’Obama ne s’y oppose mais au contraire utilise les organisations sous-régionales et continentales pour accompagner les putschistes ?

De quelles institutions fortes a parlé OBAMA, quand il félicite celui qui a été imposé aux congolais à l’issue d’une parodie d’élections ?

En Syrie, quelles institutions fortes voudrait voir le Président américain, quand il est à la base de la déstabilisation du régime de Bachar El Assad en déclarant à qui veut l’entendre que la question qui se pose dans ce pays, « ce n’est pas si Assad partira du pouvoir, mais plutôt quand» ?

 

Au total, Obama l’afro-américain est un espoir déçu pour les africains. C’est sous son règne que le continent africain a le plus connu les pires atrocités des rebellions, des terroristes et surtout la mise à mal des démocraties naissantes comme en Côte d’Ivoire avec le Président renversé Laurent GBAGBO et avec l’assassinat du Guide libyen.

Obama l’africain a fait en Afrique pire que tous les Présidents blancs américains.


2-3 D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

En France, l’élection de Hollande pourrait aussi constituer un espoir déçu à l’analyse des faits.

Au soir du jour de l’élection de Hollande, de très nombreux africains ont manifesté leur joie aussi bien en France qu’en Afrique. Les français résidant en Afrique ont d’ailleurs voté dans leur grande majorité le candidat socialiste, eux qui sont imprégnés des aspirations légitimes des peuples africains. Hollande, pour ces africains ; constitue un espoir car il vient de chasser de l’Elysée, leur bourreau.

De plus, ses déclarations opposées à la pratique mafieuse de la Françafrique qui maintient les pays francophones dans le sous développement, son engagement pour la fermeture de la cellule africaine de l’Elysée et son refus de cautionner le semblant d’élection présidentielle en RDC, en décidant de ne pas se rendre au sommet de la francophonie prévu dans ce pays au dernier trimestre de cette année, sont des raisons et des signes du changement prôné par le Président Hollande, pour que les africains se réjouissent de son avènement à la tête de l’exécutif français.

Déjà lors de sa rencontre avec Merkel, la Chancelière allemande, Hollande a privilégié la croissance, respectant ainsi son programme de campagne. De plus, à la rencontre des dirigeants de l’OTAN ; il a su convaincre ses pairs du retaits des combattants français d’Afghanistan en fin 2012, en accord une fois de plus avec la promesse faite aux français pendant la campagne électorale. Ces signes augurent d’un respect des promesses faites aux africains.

 

Cependant, en se fondant sur la traite des noirs, sur l’expérience passée de l’ancien Président Mitterrand, le socialiste qui n’a pas apporté grand’ chose à l’Afrique et malheureusement, le fait que les blancs ont de tout temps considéré l’africain comme un sous-homme, des raisons d’inquiétude existent.

Hollande saura-t-il tenir ferme devant les pressions de ses multinationales et des réseaux mafieux afro-occidentaux ?

En 2004, à l’issue de la barbarie de l’armée française contre les ivoiriens, Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, prenant le parti de son compatriote Chirac, a jugé « infréquentable » son camarade socialiste, Laurent GBAGBO. Il a en outre pesé de tout son poids pour que le FPI, parti créé par GBAGBO, soit mis au banc des accusés de l’Internationale Socialiste. Il a dans cette affaire, privilégié, sans discerner ni rechercher la vérité, l’intérêt français faisant ainsi preuve d’un esprit manifestement partisan.

Ces indices amènent à s’interroger si Hollande ne sera pas, comme Obama, un espoir déçu.

 

En effet, l’on est en droit de se demander si le nouveau Président français voudra concilier les intérêts des multinationales de son pays et des pays occidentaux avec ceux des pays africains. Voudra-t-il au plus vite retirer l’armée d’occupation, la Licorne que ses prédécesseurs de la droite ont installée en Côte d’Ivoire et dont les soldats ont massacré des milliers d’ivoiriens ? Hollande sera-t-il capable de retirer tous les soldats français disséminés partout dans les pays africains ?

Voudra-t-il respecter l’indépendance économique et politique des états africains ? Quel sort réservera-t-il au Franc CFA, premier instrument d’asservissement des pays africains par la France ? Cet outil dangereux pour les pays africains que le premier Président socialiste Mitterrand, durant les quatorze ans de son règne, n’a pas daigné enrayer. Acceptera-t-il de payer au juste prix les matières premières des pays africains, toujours victimes de la détérioration des termes de l’échange ?

La France de Hollande continuera-t-elle à rédiger à l’ONU des résolutions fort humiliantes pour ses ex-colonies ? Pourra-t-il traiter d’égal à égal avec les Chefs d’Etat africains dans les relations diplomatiques ? Maintiendra-t-il dans certaines ambassades des loubards qui s’y sont installés par effraction en molestant d’honnêtes diplomates et leurs collaborateurs ? Continuera-t-il d’imposer aux Chefs d’Etat africains le défilé du 14 Juillet, comme signe de soumission au « trône de France » ? Au lieu de dialoguer avec les ex-colonies, le Président Hollande choisira-t-il comme son prédécesseur, de larguer des bombes et des missiles sur les populations des pays dont les Présidents sont réfractaires à une Afrique vassalisée?

Saura-t-il respecter la dignité des africains quand on sait que son camarade socialiste, le Président GBAGBO est aujourd’hui injustement déporté à la CPI par son prédécesseur, reconnu par la majorité des africains comme le déstabilisateur patenté de leurs pays ? La déportation de GBAGBO ayant été l’œuvre de son prédécesseur au vu et au su de tous, il appartient à Hollande, lui qui a dit « aimer les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », d’innocenter ce patriote africain et tous ces collaborateurs qui sont détenus injustement par Ouattara dans les goulags du nord, une région embastillée depuis dix années par ses criminels analphabètes.

Comme on l’aperçoit aisément, Hollande, comme OBAMA, pourrait être un espoir déçu s’il ne trouve pas les réponses adéquates aux questions ci-avant.

Mais tout dépendra de son engagement à respecter son programme de gouvernement basé sur « le changement, c’est maintenant ». Il est vrai que dès sa prise de fonction, cela s’est vérifié à l’occasion de son voyage en Allemagne où il a dû changer d’aéronef à cause de la foudre qui s’est abattu sur son avion de commandement. Il pourrait continuer sur cette lancée en changeant le mode et la pratique de la diplomatie, de la politique, de l’économie et de la coopération militaire à l’égard des pays africains.

Hollande peut montrer de meilleures dispositions en s’engageant à ouvrir des enquêtes sur les actions menées par son armée et la droite française en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il doit aussi porter une attention particulière sur l’accord de défense signé précipitamment entre Sarkozy et son filleul Ouattara. Les patriotes africains lui en sauront gré.

A l’instar d’OBAMA, il est reconnu que Hollande a été élu pour défendre les intérêts des français partout dans le monde. Mais comme tous les pays du monde, l’Afrique, appauvrie par les pays développés, aspire à plus de liberté, de dignité et de respect car les pays de ce continent peuvent se développer par leurs propres moyens si la France et les autres pays développés cessent de s’ingérer dans leurs affaires politiques, économiques et même militaires en fomentant des coups d’état à partir des rébellions, des mercenaires et autres engins de destruction massive de vies humaines.

Hollande va-t-il continuer de soutenir les régimes fantoches imposés et entretenus par Sarkozy en Afrique ? La France de Hollande continuera-t-elle de soutenir ces Chefs d’Etat corrompus, rebelles, imposés au pouvoir depuis des lustres, qui se sont enrichis frauduleusement et qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour se maintenir à la tête de leurs états à l’issue de parodies d’élections, mais qui sont contre toute attente adulés par les dirigeants français ? D’ailleurs, ces derniers les tiennent en laisse après avoir réussi à les corrompre et les utilisent pour déstabiliser les régimes dirigés par des africains dignes.

De même que OBAMA a été pour les africains un espoir déçu, Hollande, s’il n’applique pas dans les faits son slogan de campagne à l’endroit de l’Afrique, constituera une déception pour des millions d’africains qui ont jubilé trop tôt au soir du 6 mai 2012. Ils constateront alors amèrement que Hollande est comme OBAMA. Vivement que le Président français ne déçoive pas les minces espoirs placés en lui par les africains. Que le mauvais exemple d’OBAMA, l’afro-américain, ne fasse pas tache d’huile.

KOBAZEYRET Laurent
http://www.ivoirediaspo.net/?p=7063


2-4 Sur le terrain

Regards croisés:ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION.

Non, ce n’est pas de la blague…

Non, vous n’êtes pas dans l’Allemagne de Hitler, mais bien en Côte d’ivoire, plus précisément dans la commune de Yopougon supposée pro-Gbagbo.

Oui dans ce quartier le régime Ouattara a installé un camp de concentration.

Lorsque vous arrivez à Yopougon, dites au chauffeur de vous déposer au feu tricolore du complexe sportif. Vous prenez par la suite la direction du nouveau quartier, tous les chauffeurs de taxi connaissent. Vous dites à la place de la liberté (un site qui pourtant appartient au Fpi, le parti de Laurent Gbagbo), là où se trouve le camp des Frci qui regroupe à ce jour tous les miliciens qui ont combattu pour le régime en place, le régime Ouattara. C’est sur ce site, occupé illégalement par les forces pro-ouattara, que se trouve ce camp de concentration. Au moment où nous mettons sous presse (ce samedi 12 mai 2012), ce camp de torture est présentement fonctionnel avec des milliers prisonniers.

Ces jeunes que vous voyez dans l'image ci-dessus, dont on n’avait aucune nouvelle, sont actuellement dans ce camp selon de nombreuses indiscrétions. D’autres malheureusement ont succombé aux tortures atroces qui leur ont été infligées par ces miliciens pro-ouattara.

Dans ce camp de concentration, les pratiques qui ont cours sont véritablement inhumaines. Tortures, exactions, violations des droits de l’homme… Tout y passe à l’abri des regards, nous rapporte le quotidien ivoirien « notre voie ». Les témoignages des individus qui ont pu en sortir vivants, mais en loques humaines, donnent froid dans le dos.  Selon eux, il s’agit d’un véritable camp de concentration, un mouroir qui fait penser au camp Boiro de la Guinée-Conakry sous le dictateur Sékou Touré. « Quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on est restés aux mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’y ai vécu », confie une récente victime du camp. Témoignage rapporté par ce même quotidien.

Un autre jeune torturé par les Frci

C’est une victime totalement diminuée avec des pieds enflés et le corps plein de brûlures au fer qu’il nous est amené de voir. « On nous bat tout le temps avec du fil de fer, nous dormons sous une bâche au sol nus et nos portables et argent sont confisqués par nos bourreaux. Nous ne mangeons pratiquement pas et on nous interdit toutes les visites et communications téléphoniques. Je sors du camp avec tous mes pieds enflés du fait des tortures et je suis prêt à poser pour des photographies afin de porter à la connaissance de l’opinion internationale toutes les pratiques inhumaines que des personnes injustement détenus subissent aux mains des Frci (forces pro-ouattara). J’ai laissé derrière moi, dans ce camp, des centaines de personnes notamment des policiers, gendarmes, militaires et des civils qui côtoient quotidiennement la mort », explique la victime.

Selon de nombreux témoignages, les arrestations arbitraires dans la commune de Yopougon sont quotidiennes. Ces arrestations se font sur une base ethnique et sur une simple dénonciation sans preuve d’un partisan de Ouattara. Les détenus n’ont droit à aucun procès. C’est le règne de la justice des vainqueurs. « Des gens ont été pris au Kilomètre 17 où un élément des Frci, un Burkinabé appelé Chef Bamba sévit sans retenue. Il arrête des personnes et les conduits au camp Frci du nouveau quartier où ils sont torturés. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent faire quelque chose, sinon il sera trop tard pour les autres détenus que j’ai laissés là-bas », poursuit la victime. Avant de préciser : « suite à la torture, je suis tombé dans un coma. Les Frci m’ont envoyé à l’hôpital militaire d’Abidjan où ils m’ont abandonné. Ils sont revenus me reprendre avant de me libérer sans soins lorsque j’ai repris connaissance ».

Les riverains du camp Frci au nouveau-quartier de Youpogon vivent également un cauchemar. Selon eux, chaque nuit pratiquement ils sont victimes de vols. « Les Frci s’introduisent dans nos maisons quand ils veulent et surtout lorsqu’ils sont en manque d’argent pour nous voler sous la menace de leurs armes », soutiennent des riverains.

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



2-4 Les grandes manœuvres

Phillipe Brou : Liberté provisoire : Un pays Africain veut accueillir Gbagbo.  

Le changement de la majorité en France, les impasses du processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et la volte-face du régime Ouattara, qui ferme désormais la porte à la Cour pénale internationale (CPI) après l'avoir instrumentalisé pour éloigner du pays l'adversaire redouté, concourent-elles à faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne le cas Gbagbo? En tous cas, quelques mouvements tectoniques sont perceptibles.

Le Nouveau Courrier l’avait annoncé en exclusivité dans son édition du 27 avril dernier. «Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain. Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges.» A un peu plus d’un mois de la fameuse audience tant attendue, le dossier est désormais sur les rails, si l’on en croit Alain Cappeau, conseiller du plus célèbre prisonnier politique d’Afrique et auteur de l’ouvrage «Laurent Gbagbo, la conscience ivoirienne». Qui a fait cette confidence à l’occasion d’une réunion publique samedi dernier dans la librairie L’Harmattan de la Rue des Carmes, à Paris. Alain Cappeau a également annoncé à l’auditoire qu’un pays africain avait accepté d’accueillir le président Gbagbo dans le cadre de sa demande de mise en liberté provisoire et de le recevoir avec les honneurs dus à son rang. Un pays dont il a refusé de dire le nom, pour des raisons diplomatiques et de confidentialité évidentes.

Maintenant qu’elle est bien avancée et «dans les tuyaux» de la CPI, la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo – qui a pour lui de ne pas être un chef de guerre à l’instar de beaucoup de détenus qui se trouvent à La Haye – sera-t-elle activée dans un délai raisonnable par la Cour, dans un contexte où la collusion entre le procureur et un régime ivoirien qui tente d’instrumentaliser à son profit la justice internationale saute aux yeux ? Bien entendu, la question est hautement politique et tout dépendra des rapports de force qui s’établiront entre les différents lobbies qui influencent les juges. Ce serait en tout cas un bon signal pour une opinion africaine persuadée que les juridictions internationales servent à humilier les adversaires de l’Occident et à asseoir le pouvoir de leurs alliés quels que soient leurs crimes.

Banny veut aller voir Gbagbo à la Haye mais a peur de Ouattara

L’information circulait dans certains cercles fermés depuis la semaine dernière. Et Jeune Afrique a décidé de lever le lièvre. «Charles Konan Banny, président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR, ndlr), envisage de rendre visite à Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien, à la prison de la Cour pénale internationale près de La Haye. Ce qui permettrait d’engager des discussions sur le processus de réconciliation. La rencontre pourrait avoir lieu avant l’audience de confirmation des charges retenues, en principe le 18 juin.» Le Nouveau Courrier a enquêté sur ce projet de rencontre.

Et il ressort de nos investigations que Banny souhaitait plus que tout que ce projet de rencontre avec Gbagbo reste secret. Et pour cause : l’ancien Premier ministre et président de la CDVR redoute les faucons du régime, dont Alassane Ouattara est objectivement le plus extrémiste derrière ses dehors mielleux. Le président Gbagbo acceptera- t-il de recevoir Banny, son ancien Premier ministre ? Les proches de ce dernier semblent persuadés que oui, tandis qu’un observateur exprime son scepticisme. «Pour que Gbagbo le reçoive, il faut bien qu’il soit capable de lui donner quelque chose de son côté. Or sa marge de manoeuvre est bien mince…», constate-t-il. «Manoeuvré» par les faucons du RDR et de son propre parti, le PDCI, Banny pourrait bien être plus intéressé par son propre sauvetage que par celui de la Côte d’Ivoire.

Phillipe Brou

Le Nouveau Courrier

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2354-16052012-02164817liberte-provisoire-un-pays-africain-veut-acceuillir-gbagbo.html



Les grandes manœuvres

France

Macaire Dagry : L'Afrique ne doit rien attendre du nouveau pouvoir français.

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L’élection de François Hollande à la présidence de la République française a suscité beaucoup d’espoirs en Afrique. Gare à la déception. En France, ces espérances sont plus que justifiées dans un contexte économique et social très difficile et dont les issues restent pour l’instant complètement incertaines. Cette situation pourrait en partie expliquer la chute de Sarkozy qui a vite compris que ses chances d’effectuer un second mandat étaient limitées.

Rendez-vous avec la déception

Après les moments d’euphorie et d’exaltation, viendra très rapidement, celui des réalités avec son lot de déceptions et de désillusions. Elles risquent d’être très douloureuses, tant les attentes sont grandes et parfois même, décalées de la réalité. Les dossiers de suppression de milliers d’emplois, mis en stand-by pendant la période électorale sont déjà d’actualité et assombrissent l’horizon politique et social du président élu.

La victoire d’Hollande a été également fêtée en dehors de la France, notamment sur le continent africain, où le discours du président Sarkozy à Dakar, le 26 juillet 2007 avait été vécu comme une provocation inutile, et pour certains, comme une agression. Pour Sarkozy:

 «le drame de l’Afrique…, c’est qu’il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres etc.» Chacun appréciera.

L’«outrage» des drapeaux

Après cette victoire de François Hollande, plusieurs drapeaux étrangers, notamment algériens, tunisiens, marocains et bien sûr ivoiriens flottaient sur la place de la Bastille à Paris, créant de fait un malaise au sein du parti socialiste français, mais surtout dans une grande partie de la communauté française, choquée par cette intrusion au goût douteux.

Ces drapeaux hissés, sur cette place hautement symbolique de la révolution française de 1789 par des personnes d’origine africaine pour la plupart, étaient aussi agressifs aux regards que le discours de Sarkozy à Dakar. On imagine très mal des drapeaux français sur la place de la République à Abidjan, en pleine victoire du candidat PDCI (parti d’Henri Konan Bédié, ancien président), RDR (parti d’Alassane Ouattara, président ivoirien) ou encore moins FPI (formation politique de Laurent Gbagbo, président déchu). C’est une question de bon sens et d’éducation politique et démocratique.

En Côte d’Ivoire par exemple, la victoire du socialiste François Hollande a été célébrée dans l’allégresse et la joie, avec sans doute de très gros espoirs de voir la politique française s’infléchir en faveur de l’ancien pouvoir ivoirien. Certains rêvent même de voir le nouveau président faire libérer Laurent Gbagbo, qu’il a contribué à faire exclure de l’internationale socialiste et en affirmant publiquement que «Laurent Gbagbo était infréquentable».

Dans ces circonstances, on voit mal Hollande devenir soudainement amnésique alors qu’il a voté et soutenu la résolution de l’Assemblée Nationale française relative à l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire, sous mandat de l’Onu pour faire respecter la volonté du peuple ivoirien lors de la dernière l’élection présidentielle.

C’est aux français que Hollande doit rendre des comptes

Le réalisme politique nous oblige à constater que Hollande a été élu par le peuple français, dont il tient sa légitimité et face à qui il a des comptes à rendre. Il est également contraint par la constitution de s’inscrire dans la continuité de l’État dans l’intérêt de la France. Le général De Gaulle disait que, «la France n’a ni amis, ni ennemis, elle n’a que des intérêts à défendre».

Alors, compte tenu des difficultés actuelles de la France, de l’état de ses caisses qui sont de plus en plus vides, elle n’a plus les moyens d’aider l’Afrique à travers sa politique de coopération d’aide au développement. De fait, l’Afrique ne doit rien attendre de ce nouveau pouvoir français, elle doit compter sur elle-même pour exister. Avec les richesses que détiennent les Etats africains, c’est à eux d’établir un rapport de force intelligent et subtil afin d’obtenir les moyens de développement de leurs pays en instaurant la démocratie.

En politique, tout s’arrache avec force en s’imposant à l’autre comme l’ont si bien fait les pays émergeants du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Personne ne fait de cadeaux à qui que ce soit, seuls les intérêts priment. Avec le recul, on peut quand même se demander si le discours de Dakar de Sarkozy en dépit de la violence des propos, n’a pas un fond de vérité qui peut heurter les sensibilités et interpeler les consciences?

Macaire Dagry

http://www.lynxtogo.info/international/2359-lafrique-ne-doit-rien-attendre-du-nouveau-pouvoir-francais.html


Hollande - Ouattara : l’Appel téléphonique qui marque le début de la Fin !

La diplomatie française est l’une des plus vieilles et des plus hypocrites au monde. Elle est à l’œuvre contre Ouattara. Et il est bon que la Révolution Permanente vous en donne des indices pour comprendre la danse des sorciers qui a déjà commencé.
D’abord, la démarche.
> Depuis son élection le 6 mai suivie de sa prestation de serment en tant que Président de la République de France le 15 mai 2012, François Hollande n’a eu aucun contact physique ou téléphonique avec Alassane Ouattara qui a pourtant joué le rat de l’Élysée pendant des jours et des jours.
> Malgré les nombreux appels téléphoniques partis d’Abidjan, c’est un correspondant occupé que Ouattara a toujours trouvé à l’Élysée. « Monsieur le Président ne peut vous prendre maintenant. Il vous rappellera dès que possible.»
> Après cette phase qui mit à très rude preuve les nerfs d’Alassane Ouattara, Hollande a rencontré les Présidents Yayi Boni et Mahmadou Issoufou au sommet du G8. Puis il leur a adressé une invitation en France.
> Objet de la visite : la situation en Côte d’Ivoire et au Mali.
> Dans l’entre deux rencontres avec les deux Chefs d’Etat du Bénin et du Niger avec leur Homologue français, Hollande va ignorer avec soin, celui qui occupe les ruines du Palais Présidentiel d’Abidjan et qui gère le bourbier de la CEDEAO au Mali.
 Ce mardi 29 mai 2012, Hollande boucle son entretien avec le Président Yayi Boni puis les deux Chefs d’Etat s’adressent à la Presse. En substance, Hollande affirme qu’il n’y aura pas (et plus ?) d’ingérence française dans les affaires africaines.

> Répétant ce qu’il a retenu de son entretien avec le Chef de l’État de l’ancien colonisateur du Dahomey, Yayi Boni déclarent que désormais, l’Afrique doit compter sur elle-même.

 Mettons de bout en bout, ces deux déclarations et nous avons la nouvelle ligne diplomatique de Paris en direction de l’Afrique : il n’y aura pas d’ingérence directe de la France dans les affaires africaines parce qu’avec François Hollande, l’Afrique doit compter sur elle-même.
C’est donc après cette mise au point, que François Hollande, qui pense posséder la vérité sur le cas du Mali après avoir écouté une version diplomatique africaine de la crise en Côte d’Ivoire, va passer son premier appel téléphonique à Alassane Ouattara.
Mais l’homme ment de façon surnaturelle. Donc pour éviter qu’il mente au monde entier sur le contenu de l’entretien téléphonique, Hollande prend le soin de pondre un communiqué sur le site de l’Élysée dont voici la teneur :
 « Communiqué - Entretien téléphonique entre le président de la République et le président de la République de Côte d’Ivoire
 Le président de la République a eu ce matin un entretien téléphonique avec M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire et président en exercice de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
 Le chef de L’ État a exprimé la préoccupation de la France au sujet de la situation au Sahel et en particulier au Mali. Il a réaffirmé le soutien de la France aux actions de médiation de la CEDEAO et à ses efforts pour permettre le plein retour de la démocratie au Mali, garantir son unité et son intégrité territoriales et lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.
 Le Président de la République a évoqué avec le Président Ouattara les moyens qui pourraient être mis en œuvre pour mobiliser les États de la région, directement concernés par la situation, et plus largement la communauté internationale. Celle-ci ne peut être indifférente à la triple crise que traverse le Mali : politique, sécuritaire, et humanitaire.
Il a souligné que la France continuera à agir avec l'Union Africaine, ses partenaires européens et internationaux pour soutenir l'engagement de la CEDEAO au Mali et au Sahel.
 Les deux présidents sont convenus de se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien.»
Cela dit, venons en maintenant au sens de la démarche diplomatique française vis-à-vis d’Alassane Ouattara.
Ensuite, le sens de la démarche française.
Premièrement, le fait d’éviter tout contact avec Ouattara, le fait d’éviter même les appels téléphoniques, relève historiquement de la diplomatie de la rupture. Cela veut dire que la France de François Hollande prend ses distances vis-à-vis de Ouattara et n’entend ni de près ni de loin, lui donner le sentiment d’être son parrain, son complice ou son allié privilégié.
Deuxièmement, la France de François Hollande pense que trop de points d’ombres entourent le statut d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Elle ne veut ni les endosser ni s’en défaire sans avoir fait son opinion personnelles sur les tenants et les aboutissants de ces points d’ombre.
Troisièmement, François Hollande pense personnellement que Ouattara est plus qu’infréquentable et qu’il faut qu’il le lui fasse savoir qu’il ne fait pas partie de ses amis.
Enfin, la France de François Hollande a tenu à envoyer un message public et officiel à Alassane Ouattara qui insiste pour se comporter comme un valet des Chefs d’État français en Afrique. Et ce message est le suivant : désormais, chacun se débrouille pour gérer les affaires intérieures de son pays.
Mais Hollande n’entendait pas s’arrêter là. En si bon et début de chemin. Il a déjà exprimé sa volonté très claire de conduire, selon des sources diplomatiques, un Audit sur la gestion des avances de trésorerie dont Ouattara a bénéficié au lendemain de son installation en Côte d’Ivoire, par Nicolas Sarkozy.
A l’époque, Ouattara faisait croire que le Président GBAGBO cumulait 3 mois d’arriérés de salaires. Ce qui est archi faux. Il n’y avait aucun arriéré de salaire car même le salaire du mois de mars 2011 était déjà positionné dans les banques, quand les bombardements français ont commencé.
Alors, où est passé cet argent ? Ouattara répond qu’il a servi à payer 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires. C’est ce même mensonge qu’il s’est fait fort de répéter lors de sa dernière interview avec RFI et qui lui valut un démenti de la part du Porte-parole du Président GBAGBO, représenté à cet effet par le Ministre Koffi Koffi Lazare.
Voici donc tout le sens de cette expression utilisée dans le Communiqué de l’Élysée : « … se rencontrer dans les meilleurs délais afin d'examiner comment approfondir le partenariat franco-ivoirien. »
Cet approfondissement est lié à une condition préalable : l’Audit des comptes des avances de Trésorerie françaises pour payer soi-disant 3 mois d’arriérés de salaires des fonctionnaires ivoiriens.
 Voici donc tout le sens de la nouvelle démarche diplomatique française en direction d’Abidjan.
 Et sans en attendre grand-chose, nous restons tout de même convaincus qu’il n’y pas non plus grand-chose à espérer du côté de ceux qui hier se prenaient pour des employés français en mission de conquête coloniale en Côte d’Ivoire.
Hollande feignant d’avoir compris nos conseils quant à la nécessité pour lui de regarder la Côte d’Ivoire comme son totem en prenant ses distances vis-à-vis d’Alassane Ouattara, nous ne pouvons que prendre acte de cette volonté affichée de faire les choses autrement.
Dans tous les cas, nous avons déjà pris les dispositions utiles pour imposer le respect à la France une bonne fois pour toutes, si jamais elle ose s’inviter dans la gestion à guichet fermé de nos différends
Par  Hassane Magued

Source :afrik53.com


Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara.

Mercredi, 30 Mai

Les temps ont changé. Il y a un avant et un après 6 mai, et un nouveau Président français, une nouvelle gauche, qui ont d'autres interprétations, d'autres analyses de la politique étrangère, de l'Afrique, et de la Cote d'Ivoire. Et d'autres demandes. Et de cette gauche plurielle, de ce gouvernement d'union, certaines de ces demandes ne peuvent être présentées par le canal diplomatique classique, ni par des missi dominici- ces envoyés très spéciaux des Princes qui nous gouvernent. Ces analyses, ces demandes- en attendant plus- s'expriment pourtant «off», à Paris, dans divers lieux du nouveau pouvoir : Élysée, ministères, partis…mais aussi médias.

Et c'est aussi, avant le temps du pouvoir réel, le moment de « faire passer des messages» indirects, tant aux réseaux français qu'aux responsables étrangers -ivoiriens par exemple ! Dans la période de transition entre présidentielle et législatives, le pouvoir ouattariste n'a-t-il pas tout intérêt à présenter une meilleure image, en termes de droits de l'Homme, de gouvernance, et de dialogue avec l’opposition ? Les critères ont changé. La soumission, la reproduction, le mimétisme envers l'ordre sarkosyste ne sont plus estimés à Paris comme un gage de longévité, mais comme une cause de disgrâce.

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En finir avec les atteintes aux droits de l’homme

A quoi pourrait donc ressembler ces mesures franco- ivoiriennes d'un nouveau type, qui prendraient bien évidement le contre pied de la gouvernance du régime précédent ? Tout d'abord, il semble que les hiérarchies de valeur hollandaises n’apprécient guère les atteintes aux droits de l'homme, la maltraitance des opposants, ou la répression des médias, toutes exactions quotidiennes menées évidement hors de tout cadre juridique. A l'inverse, une libération rapide de tous les opposants politiques, incarcérés sans jugements ou sous les charges baroques d'une « victoire de vainqueurs » est bien un préalable à un nouveau dialogue, intérieur et extérieur. A plus forte raison pour le citoyen français Michel Gbagbo, incarcéré quoiqu'on en dise pour ses liens de parenté, et en faveur duquel une campagne d'opinion a déjà commencé ; si sa libération n'intervenait pas très rapidement, et si son maintien en détention, alors qu'il est hospitalisé à cause de ses déplorables conditions de détention et sa santé fragilisée, le nouveau pouvoir de Paris pourrait se sentir très concerné, et ses pressions se feraient très vives. Ensuite, tout le gouvernement précédant, à commencer par le Premier Ministre Aké N'Gbo Gilbert, et Affi N' Guessan, président du FPI ; mais aussi Simone Gbagbo et les dizaines de responsables qui ont été arrêtés, torturés ou maltraités, et incarcérés dans les Goulags du pays Dioula. Nul doute que leur libération serait un signe d'apaisement vivement apprécié à Paris. Par ailleurs, les mesures mesquines visant à bloquer en dehors de toute légalité les comptes bancaires et de suspendre les traitements devraient être abolis et les arrières versés pour mettre fin à la mort civile de centaines de familles. De même la liberté de manifester, de publier et de s’opposer au pouvoir sont des droits inaliénables en démocratie ; il est à penser que les critiques des ONG spécialisées telles Amnesty International ou la FIDH pour les droits de l'homme, Reporters sans frontières pour la presse (et les suspensions de journaux d'opposition!) vont s'accentuer et trouver un écho vigilant dans les ministères d'un gouvernement socialiste qui fera des libertés, la condition de toute aide. Bien évidement le retour d'une bonne centaine de milliers d'ivoiriens exilés au Liberia et au Ghana s'impose et l’amnistie des opposants politiques semble à Paris, une condition à une vraie réconciliation - à condition que comme un gage d’apaisement toute inculpation entre eux soient levée et que les destructions de leurs biens par les milices pro-Ouattara soient financièrement compensées.

L'armée française change de rôle : De la réserve au retrait ?

Au-delà de la langue de bois franco-onusienne et de l'habillage juridique de l'intervention d'avril, tous les observateurs savent que c'est bien le pouvoir sarkosyste qui a décidé, par la diplomatie et les sanctions économiques, puis par l'aide aux Frci et in fine par une action militaire directe, de la conclusion de la « crise postélectorale ». Mais inversement, des signes du pouvoir socialiste et des missions en cours de l'Onu-qui de la même manière que précédemment déterminent les relations internationales autour de la Côte d'ivoire, et en particulier le rôle de l'Onuci, ne trompent pas : l'heure est à une redéfinition du rôle de deux corps expéditionnaires, précédant leur retrait. Il s'agit d'un processus, présenté dans un premier temps comme technique, avec des considérations géopolitiques ; d'autres théâtres de conflits attendent les forces onusiennes, par nature transitoires : en particulier le Nord Mali et Bamako dans la sous région, mais aussi le Liberia ou la Guinée Bissau.

Une Justice à double tranchant ?

De même la langue diplomatique sert à l'habillage des décisions déjà prises à Paris pour faire passer le retrait à venir : le Président français a beau dire qu'il attendra en Côte d'Ivoire «la demande du gouvernement ivoirien» pour ce retrait alors qu' il a plus récemment précisé pour l'Afghanistan que le rapatriement des troupes françaises est «un acte de souveraineté non négociable»... Une mesure immédiate et un avertissement de l'évolution à venir est certainement la fin de coopérants français néocoloniaux, militaires ou civils trop compromis avec le régime Ouattara , trop visibles et politiquement très critiqués par l'opposition ivoirienne et les partis de gauche français ; de même la redéfinition discrète mais rapide de la mission de la Force Licorne devrait lui interdire une présence ostentatoire et une complicité dans la répression des opposants, comme aux pires jours d'avril 2011. Son renfermement, encasernement et neutralisation, sa mission réduite à la protection/exfiltration éventuelles de la communauté française préfigure, en effet, son retrait définitif. Considérant que les milices ethno-tribales, dites FRCI, sont les responsables, depuis 13 mois de nombreuses atteintes aux droits de l'homme (aussi graves que des meurtres répétés de civils, viols, rackets, violences continues) sur les populations du Sud et dans Abidjan, leur dissolution s'impose pour les responsables de la gauche française -ainsi que leur intégration, pour ceux qui n'ont pas commis de crimes de sang, dans une armée nationale réarmée- de même que la gendarmerie et la police. La purge, arrestation ou neutralisation des éléments FRCI et autres dozos, les plus compromis dans les exactions, pourrait être d'ailleurs la dernière « mission de paix » de la Licorne et Onuci, avant leur départ, faisant certainement l'unanimité à l'extérieur comme à l'intérieur du pays.

Quant à la justice, la pression va rapidement s'accentuer. Ne serait ce qu'avec l'échéance du 18 juin : la CPI déjà largement discréditée devant l'impression internationale et particulièrement africaine pour sa partialité ne peut donner cette image lors du procès de Laurent Gbagbo. Sous pression française (Christiane Taubira, la nouvelle Garde des Sceaux, pourrait défaire auprès de la Cour de La Haye, le travail du ministre sarkosyste Mercier), la CPI pourrait inculper d'importants représentants du camp Ouattara, responsables de crimes de guerre ou d'actes de génocide comme à Duekoué . D’après les rumeurs parisiennes, une version a minima concerneraient les fameux « com-zone », chefs dozos et « commandants » FRCI coupables de crimes de sang, en brousse comme à Abidjan, qui sont déjà identifiés ; des décisions a maxima concerneraient des politiques plus importants, responsables en amont, comme Guillaume Soro ; aller plus loin serait un des enjeux de la négociation franco-ivoirienne. En effet, s'appuyant sur le départ du procureur Ocampo particulièrement proche du régime Ouattara et remplacé par Fatima Bensouda, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi pourrait disqualifier des charges montées hâtivement et trouver des alternatives à l'incarcération et au procès, pour permettre à l'illustre détenu de la Haye de participer à une issue pacifique de la crise- sur l'exemple de la réintégration d’Henri Konan Bédié dans le jeu politique. A propos de ce dernier, le RHDP forgé de toute pièce par la diplomatie de la droite française pourrait alors se dissoudre et le PDCI incité à favoriser une issue consensuelle si ce n'est à renverser les alliances : du moins ces perspectives semblent vues de Paris comme un levier de négociations à venir.

Ce qui n'exclut pas des procédures ivoiriennes ou internationales contre les acteurs de génocide, crime exclu de toute amnistie, et imprescriptible ; ni la mise en cause des soldats des deux corps expéditionnaires, s'il s’avérait qu'ils ont participé à des massacres de civils dans Abidjan, ou les avoir laissé faire en obéissant à des ordres illégaux et contraires à l'honneur militaire. La justice internationale peut donc se retourner et devenir une épée de Damoclès brandie par le nouveau gouvernement français et la gauche française ; mais comme la dissuasion, cette voie n'est pas obligatoire : grâce à elle les demandes de changement radical ne se transforment pas toujours en exigences ou en conditions... Et que ceux qui se tranquilliseraient trop vite de la présence de Laurent Fabius et d'une certaine mafia françafricaine au Quai d'Orsay ou dans des médias comme RFI ne se réjouissent pas trop vite : là aussi des ajustements vont se produire, notamment après les législatives et la montée en puissance du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon. Et de toute manière, la politique étrangère française est bien le domaine réservé du Président Hollande : elle se décide à l’Élysée.

Michel Galy,

 Politologue, anthropologue, professeur de géopolitique à l'Ileri (Institut des relations internationales, Paris-France)

Mercredi, 30 Mai

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/2407-situation-sociopolitique-en-cote-divoire-ce-que-la-gauche-francaise-demande-a-ouattara-.html


b) Cour pénale internationale -

2 Processus de paix

CPI-GBAGBO: Requête en incompétence  : AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

Extrait - 79 pages riches et précises.

La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément.

Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

 

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture.

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

 

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.

Théophile Kouamouo 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

http://regardscroises.ivoire-blog.com/

09/06/2012

n° 613 - Journal Politique - 8-05 au 09-06 - Internationale de la palestine-

 



613 - Journal Politique - 8-05 au 09-06 - Internationale de la palestine-



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°613                           08-05  au  09-06

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

1 Politique Internationale

1-1 IRIB : Le MNA a dénoncé les politiques bellicistes d’israel.

2 Monde

Afrique du Sud2-1 L'Afrique du Sud envisage d'imposer la mention ‘Palestine’ sur les étiquettes d'origine.

Arabie Saoudite  2-2Une compagnie saoudienne achète un programme de gestion d'une entreprise.  (1)

2-3  Le Pétrole saoudien est désormais entre les mains des Israéliens...(2)

3 Brésil  3-1 Orientlejour :  Abdel Moneim Aboul Foutouh candidat à la présidence de l'Egypte qualifie Israël d'Etat "raciste".  

5 Iran  Ahmadinejad: pas besoin de faire la guerre pour la "destruction" d'Israël.

6 Tunisie

Rached al-Ghannouchi : "La libération de la Palestine est la question la plus juste".

3 Europe

1 Allemagne IRIB : L’Allemagne a remis le 4ème sous-marin «Dauphin» 

2Une majorité d'Allemands estiment qu'"Israël est un pays agressif". 

3 Belgique 3-1 Algerie1 : La ministre belge, Onkelinx, dénonce l’attitude intégriste del’ultra-orthodoxe ministre israélien Yaakov Litzman.

4 Grande Bretagne

Pour les médias britanniques, "Jérusalem" n’est pas la capitale d’Israël

4 Les brèves

4-1 GB: Le grand supermarché ‘Co-Op ‘étend son boycott des produits de colonies.

4-2 Israël a détruit des projets d'aide aux Palestiniens payés par l'UE… 

4-3Un ministre israélien suggère de couper la fourniture d’électricité à Gaza. 

4-4Gaza : la vie de plus de 400 malades rénaux est en danger. 

 5 Dossier

5-1 Jérusalem: La tension monte à Al-Qods.

5-2 Processus de paix: Israël remet sa réponse à la lettre d'Abbas . 

 6  Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

6-1 Manifestation anti-migrants à Tel-Aviv : «Les noirs dehors !»

7 Annexe

Samiha Nawati : Je  suis le prisonnier palestinien.



1 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Mouvement des non-aligné (MNA)

1-1 IRIB : Le MNA a dénoncé les politiques bellicistes d’israel. 

La 71ème session des ministres des Affaires étrangères du Mouvement des Non-alignés s'est terminée, hier, en Egypte, alors que le texte final a dénoncé les politiques bellicistes du régime sioniste. Jeudi, les ministres des Affaires étrangères du Mouvement des Non-alignés ont soutenu, lors d'une session, en Egypte, les droits des Palestiniens et condamné les politiques bellicistes du régime sioniste. Toujours, dans leur déclaration finale, les ministres des Affaires étrangères du Mouvement des Non-alignés ont souligné: "Le monde actuel est exposé à de grands défis, dans le domaine de la paix, de la sécurité, du développement économique et des progrès sociaux, c'est pourquoi il revient à ce mouvement de promouvoir le pluralisme et de renforcer son rôle, au sein de l'ONU". Hier, jeudi, la session des ministres des Affaires étrangères du Mouvement des Non-alignés s'est terminée, tout en appelant les pays membres à jouer un rôle plus important, sur l'échiquier politique international.

11/05/2012

IRIB



2 Monde

Afrique du Sud

2-1 L'Afrique du Sud envisage d'imposer la mention ‘Palestine’ sur les étiquettes d'origine.  

 L'Afrique du Sud envisage d'imposer l'étiquetage comme tels des produits venant des Territoires occupés palestiniens, au lieu de la mention d'origine Israël comme cela arrive parfois, a-t-on appris samedi au ministère du Commerce et de l'Industrie.
Pour le moment, il n'y a pas de décision mais les gens doivent savoir que l'Afrique du Sud reconnaît Israël dans les frontières admise par l'ONU en 1948, a expliqué à l'AFP Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce.
Un avis est paru le 10 mai au journal officiel ouvrant une période de consultation publique de deux mois. Ce n'est pas un appel au boycott des produits israéliens, a précisé M. Netshitenzhe.
En fait, la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c'est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne, a-t-il ajouté.
Si l'on vient à la question de la Palestine et d'Israël, un produit d'Israël doit être fabriqué ou produit dans les frontières de 1948. Donc pour les biens ou légumes venant de zones où Israël a envahi d'autres pays arabes, l'Afrique du Sud considère qu'il est mieux de les étiqueter comme produits en Palestine ou dans les Territoires occupés palestiniens, selon le haut responsable sud-africain.
Cité par l'agence de presse sud-africaine Sapa, le ministre du Commerce Rob Davies avait expliqué vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d'identifier ces produits.
Cela ne signifie, cependant, en aucun cas un boycott des produits d'Israël, avait-il ajouté, selon Sapa.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor, a qualifié ce projet d'initiative essentiellement raciste, en précisant que l'ambassadeur d'Afrique du Sud en Israël serait convoqué au ministère israélien des Affaires étrangères dans les prochains jours.
Il est choquant de penser que que soit l'Afrique du Sud, entre tous les pays, qui fasse preuve d'une telle insensibilité et emprunte aveuglement la pente glissante du racisme, s'est emporté M. Palmor.
Dans le cadre de leur campagne de résistance populaire, les Palestiniens ont appellé à boycotter les produits fabriqués dans les colonies juives implantées dans les Territoires occupés.
Depuis l'adoption d'une loi à l'initiative de l'extrême droite et du lobby des colons en juillet 2011, il est désormais interdit en Israël d'appeler au boycottage des colonies.
L'ensemble de la communauté internationale --y compris les Etats-Unis--, s'appuyant sur le droit international, considère toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée comme illégales.

19/05/2012

 http://www.romandie.com/news/n/_L_Afrique_du_Sud_envisage_d_imposer_la_Palestine_sur_les_etiquettes_d_origine28190520122229.asp?


Arabie Saoudite

2-2Une compagnie saoudienne achète un programme de gestion d'une entreprise.  (1)

Selon des sources de presse hébraïques, la plus grande compagnie pétrolière de l’Arabie Saoudite, appelée « Yaner » appartenant au Cheikh Abdelaziz Alfeid, a récemment acheté un programme de gestion informatisé.

Selon Al Manar, dans un rapport publié par le journal hébreu" Yediot Aharonot", intitulé « le pétrole saoudien dans nos propres mains », la compagnie saoudienne, qui était, dernièrement, à la recherche d’un moyen pour rationaliser son travail et son activité commerciale, a envoyé deux délégués pour participer à l’Exposition internationale de Melbourne, en Australie, où des sociétés mondiales de Hi-Tech ont exposé leurs produits et programmes de gestion informatisés.La compagnie a décidé, à la fin d’une série de consultations, d’acheter un programme de la compagnie sioniste de Daront dont ses bureaux se trouvent à Ramat Gan, et le centre de soutien, qui lui appartient, fonctionne à partir de la colonie d’Elad, habitée par des colons Haredim ou "Craignant-Dieu".Selon Yedioth Ahronoth, la compagnie saoudienne mentionnée avait acheté un programme appelé TMB qui est utilisé dans la gestion des grandes entreprises, d’une compagnie sioniste, à un prix de 700 mille shekels, tout en sachant qu’après avoir terminé la transaction, les travailleurs de la compagnie saoudienne ont été formés sur le programme, à la ville de Melbourne, en Australie, par une équipe sioniste de 18 personnes.D’autre part, le journal a révélé que l’ambiance de la formation était intime et favorable, toutefois les saoudiens ont exigé de former les équipes de travail de la compagnie pour qu’ils ne soient pas obligés, par la suite, de demander le recours du centre de soutien technique, situé à la colonie d’Elad.Le directeur de la police de l’occupation ; Evi Shpinterski a affirmé que les offres avec l’Arabie Saoudite ne seront pas limitées à cette affaire, car les saoudiens n’ont pas pu cacher, lors des négociations, la bonne impression sur Israël, par contre ils ont indiqué qu’ils seront très heureux de coopérer, dans le futur, avec une technologie sioniste.

IRIB


2-3  Le Pétrole saoudien est désormais entre les mains des Israéliens...(2)

Selon Yediot Ahronot, une société pétrolière saoudienne a acheté un programme informatique d’une société israélienne pour gérer ses activités: la formation a été assurée par les Israéliens!!

> "Le pétrole saoudien est entre nos mains".. Tel est le titre d’un article publié dans le quotidien israélien,  Yediot Aharonot,  ce Vendredi !

> Selon cet article, la plus grande compagnie pétrolière saoudienne Yaner, propriété du cheikh Abdul Aziz al-Fid, un des  quelques hommes modérés en Arabie saoudite, a récemment acheté le programme informatique d’une société israélienne.

> Le journal a précisé que la société saoudienne, qui était à la recherche de programmes informatique pour optimiser la gestion ses travaux et ses activités,  a envoyé ses délégués pour participer à l'Exposition internationale de Melbourne en Australie, où les sociétés mondiales de produits High-tech et de programmation s’étaient donné rendez-vous !

> Suite à  une série de consultations, la société saoudienne a décidé d’acheter un programme informatique, de la société israélienne Daront : une société  dont le siège est situé dans la ville  Ramat -Gan, près de Tel-Aviv, alors que son centre de révision technique fonctionne se trouve dans la colonie Ilaad !

> Selon Yediot Ahronot,  la société mentionnée a acheté un programme informatique israélien appelé TMB,  utilisé dans la gestion des grandes entreprises, d'un montant de 700 mille shekels (prés d’un demi-million de dollars).

> Après la signature du contrat,  les fonctionnaires saoudiens ont suivi un stage de formation sur ledit programme à Melbourne en Australie, assuré  par une équipe de 18 professionnels.

> Toujours selon le journal , une bonne et intime atmosphère régnait lors du stage de formation, sachant  que la société saoudienne avait insisté à ce que ses employés soit formée au préalable par des techniciens israéliens pour  éviter de recourir  au centre de révision technique située dans la colonie Ilaad.

> Selon les déclarations du chef de la police israélienne, Evie Shembreski, les accords avec l'Arabie saoudite ne seront pas limités à cette affaire, car les Saoudiens ont exprimé pendant les négociations leur bonne impression sur l’entité sioniste, ils ont indiqué qu'ils sont intéressés de coopérer avec les Israéliens dans le domaine technologique !!!

Source: Fars News

 



3 Brésil 

3-1 Orientlejour :  Abdel Moneim Aboul Foutouh candidat à la présidence de l'Egypte qualifie Israël d'Etat "raciste". 
L'un des principaux candidats à la présidentielle égyptienne, l'islamiste Abdel Moneim Aboul Foutouh, a qualifié Israël d'Etat "raciste", en estimant que le traité de paix de 1979 entre son pays et l'Etat hébreu devait être révisé. La présence de l'armée égyptienne n'est pas autorisée dans certaines parties du Sinaï depuis les accords de paix de 1979.
M. Aboul Foutouh a dit, lors d'une interview télévisée tard samedi, qu'Israël était "un Etat raciste avec 200 têtes nucléaires" constituant, selon lui, une menace pour l'Egypte.
M. Aboul Foutouh, l'un des favoris des sondages pour le scrutin des 23 et 24 mai, avait déjà décrit Israël comme un "ennemi" jeudi lors d'un débat télévisé avec son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Amr Moussa.
Lors de l'interview samedi soir avec la chaîne satellitaire privée CBC, il a précisé avoir été opposé au traité de paix dès son entrée en vigueur.
"Je considère toujours le traité de paix comme une menace à la sécurité nationale de l'Egypte, et il doit être révisé", a-t-il dit. "Il s'agit d'un traité qui interdit à l'Egypte d'exercer son entière souveraineté sur le Sinaï et permet aux Israéliens d'entrer dans le Sinaï sans visa, alors qu'ils ont besoin d'un visa pour Le Caire", a-t-il ajouté.
Islamiste modéré soutenu par des salafistes comme par certains libéraux, M. Aboul Foutouh a refusé de décrire Oussama Ben Laden comme un terroriste, estimant que le terme avait été utilisé par les Etats-Unis pour "frapper les intérêts musulmans". Il a affirmé que son assassinat en 2011 au Pakistan était un "acte de terrorisme d'Etat" et que le chef d'el-Qaëda aurait mérité un procès équitable, même s'il n'était pas d'accord avec son usage de la violence.
"Si une cour juste l'avait condamné, alors le verdict aurait dû être appliqué", a-t-il dit.
Amr Moussa a lui aussi plaidé pour une révision du traité avec Israël et décrit la politique de l'Etat hébreu envers les Palestiniens comme une "question de sécurité nationale" pour l'Egypte.

13/05/2012

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/758726/Un_candidat_a_la_presidence_de_lEgypte_qualifie_Israel_dEtat_%22raciste%22.html

Revue de presse : Aloufoq (13/5/12)

Source :

http://www.aloufok.net/spip.php?article7449

http://www.france-irak-actualite.com/



5 Iran

Ahmadinejad: pas besoin de faire la guerre pour la "destruction" d'Israël.

Si les dirigeants des pays du Golfe "avaient un peu de cervelle, ils ne vendraient pas leur pétrole pour acheter 60 milliards de dollars d'armes"...
Il n'est pas nécessaire de faire la guerre pour voir la "destruction" d'Israël, a déclaré samedi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un discours rapporté par l'agence officielle Irna.
"La destruction du régime sioniste ne nécessite pas de faire la guerre (...). Si les pays de la région coupent leurs relations avec les sionistes et froncent un peu les sourcils, c'en est fini pour ce régime fantoche", a lancé M. Ahmadinejad, un habitué des commentaires sulfureux à l'égard d'Israël.
Le président iranien, en tournée dans le nord-est du pays, a critiqué dans ce contexte les énormes contrats d'armes signés par l'Arabie saoudite et les autres riches monarchies arabes pétrolières du Golfe avec l'Occident, en particulier les Etats-Unis.
"Si les dirigeants de ces pays avaient un peu de cervelle, ils ne vendraient pas leur pétrole pour acheter 60 milliards de dollars d'armes", a affirmé le président iranien, dont le pays a vu ses relations se dégrader avec les monarchies du Golfe ces derniers mois.
Sa nouvelle diatribe a coïncidé avec la visite en Iran du ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas palestinien, Mohammed Ahmed Awad, qui a rencontré le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi et le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Saïd Jalili, selon Irna.
"La Palestine appartient au monde islamique et doit être libérée. Grâce à Dieu la victoire est proche", a déclaré M. Jalili à cette occasion.
"La libération de la Palestine est une promesse de Dieu et il faut déployer des efforts pour la réaliser", a estimé M. Awad, en remerciant l'Iran pour son "soutien concret" à la cause palestinienne.
Les responsables iraniens répètent régulièrement qu'Israël est voué à la disparition. Téhéran refuse toute idée de paix et de partage territorial israélo-palestinien, et soutient les groupes palestiniens islamistes luttant contre l'Etat hébreu, en particulier le Hamas.
13/05/2012

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/758686/Ahmadinejad%3A_pas_besoin_de_faire_la_guerre_pour_la_%22destruction%22_dIsrael.html



6 Tunisie

Rached al-Ghannouchi : "La libération de la Palestine est la question la plus juste". 

Le leader du mouvement tunisien Ennahda a souligné que la libération de la Palestine est la question la plus juste, pour l'Ummat islamique.

Selon Al-Manar, Rached al-Ghannouchi, qui parlait, à une conférence, sur le soutien à la résistance et contre la normalisation des relations avec le régime sioniste, a ajouté que la mort, sur le chemin de la Palestine, est la plus belle voie du martyre. Ghannouchi, qui parlait, à l'occasion de la journée de la Nakba, a poursuivi, en mettant l'accent sur le fait que la question de la Palestine est la question la plus sainte, pour l'Ummat islamique, "pour laquelle, nous devons mener le jihad". Pourtant, Ahmad al-Kahlavi, chef de la délégation nationale du soutien à la résistance et contre la normalisation des relations avec le régime  sioniste, en Tunisie, a déclaré, en marge de cette conférence : "De même que les Sionistes étaient actifs en Tunisie, avant la révolution, nous sommes toujours témoins de leurs activités".

IRIB

17/05/2012



3 Europe

1 Allemagne

IRIB : L’Allemagne a remis le 4ème sous-marin «Dauphin» 

Le régime sioniste a obtenu de l’Allemagne son  4ème sous-marin «Dauphin» qui est capable de transporter une ogive  nucléaire.

Selon le quotidien sioniste "Haaretz", jeudi, l’Allemagne a livré son  4ème sous-marin  de type «Dauphin» à Israël.  Ce sous-marin sera opérationnel,  à partir de 2013. «Il est complet et pourra rester sous l’eau, pour une durée prolongée», a déclaré une autorité de la marine du régime sioniste.  «Ce sous-marin est capable d’être invisible et visible et poursuivra ses activités, en mer Méditerranée», a-t-il ajouté. «Avant sa mise en opération,  ce sous-marin sera engagé dans des manœuvres, au milieu de 2013», a-t-il indiqué. Le régime sioniste attend ses 5ème et 6ème sous-marins,  de la part de l’Allemagne, dans un proche avenir. Selon ce rapport, ce sous-marin est équipé de missiles de croisière israéliens qui ont une portée de 1.500 km, capables de transporter des ogives nucléaires.

IRIB


2Une majorité d'Allemands estiment qu'"Israël est un pays agressif".  

Une majorité d'Allemands estiment qu'Israël est un pays agressif, selon un sondage à paraître jeudi dansL'hebdomadaire allemand Stern.

Actuellement, 59% des Allemands considèrent ce pays comme "agressif", soit dix points de pourcentage de plus qu'en janvier 2009 --où avait été réalisé un sondage similaire. Seulement 36% jugent ce pays "sympathique", soit 9 points de moins qu'en 2009. Et pour 70% des Allemands, Israël poursuit ses intérêts sans avoir d'égard vis-à-vis des autres peuples --soit 11 points de plus qu'il y a trois ans. Soixante-sept ans après la fin du régime nazi, les Allemands estiment de moins en moins avoir de responsabilité particulière vis-à-vis d'Israël: 60% d'entre eux jugent ne pas avoir d'obligations vis-à-vis de ce pays.Ce sondage, effectué entre les 15 et 16 mai auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 personnes par l'institut Forsa, est publié quelques jours avant la visite du président allemand Joachim Gauck en Israël et  dans les territoires palestiniens, entre le 28 et 31 mai. En avril dernier, le prix Nobel de littérature allemand Günter  Grass, 84 ans, avait déclenché un énorme scandale en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Iran où il accusait Israël et son arme atomique de menacer la paix mondiale.

IRIB



3 Belgique

3-1 Algerie1 : La ministre belge, Onkelinx, dénonce l’attitude intégriste del’ultra-orthodoxe ministre israélien Yaakov Litzman.  

La vice-Premier ministre et ministre belge de la Santé, Laurette Onkelinx, a dénoncé l’attitude intégriste d’un ministre israélien, l’ultra-orthodoxe Yaakov Litzman, qui a refusé de lui serrer la main mardi à Genève parce qu’elle est une femme.
J’ai les mains propres!, a lancé sur sa page Facebook la ministre socialiste francophone.
Pour la deuxième fois de ma vie, un ministre a refusé, parce que je suis une femme, de me serrer la main. La première fois, c’était un ministre iranien et (la seconde), c’était à Genève, le ministre de la Santé israélien, explique Mme Onkelinx.
Ce genre d’attitude intégriste liée à une certaine conception de la religion et de la femme me dérange profondément, poursuit Mme Onkelinx, qui participait à la l’Assemblée mondiale de la Santé qui réunit jusqu’à samedi dans la ville suisse les représentants des États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une institution spécialisée de l’ONU.
Le ministre israélien en question est le vice-ministre de la santé, Yaakov Litzman, leader du parti Yahadut Hatorah, une coalition de deux partis orthodoxes ashkénazes.
Un représentant de l’importante communauté ultra-orthodoxe d’Anvers (nord), Pinchas Kornfeld, a souligné jeudi que Laurette Onkelinx, ancienne ministre de la Justice chargée des cultes, est depuis des années au courant qu’il ne lui serrera jamais la main, pour des raisons religieuses, bien qu’il ait le plus grand respect pour elle et pour les femmes en général.

http://www.algerie1.com/flash-dactu/une-ministre-belge-denonce-lattitude-integriste-dun-ministre-israelien/


4 Grande Bretagne

Pour les médias britanniques, "Jérusalem" n’est pas la capitale d’Israël.  

La plainte, déposée par Honest Reporting auprès de la haute autorité des médias britanniques (British press complaints Commission) contre le quotidien britannique The Guardian qui précisait que tel Aviv est la capitale d'Israël et non pas Jérusalem, a été déboutée.
La Commission a statué que "s'il est correct qu'Israël qualifie Jérusalem de capitale d'Israël, le statut de capitale de cette ville n'est pas reconnu par de nombreux pays qui ont leurs ambassades à Tel Aviv, et par conséquent, les médias britanniques ont le droit de déterminer que Jérusalem n'est pas la capitale d'Israël"...

24/05/2012

 http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/190379-pour-les-m%C3%A9dias-britanniques,-j%C3%A9rusalem-n%E2%80%99est-pas-la-capitale-d%E2%80%99isra%C3%ABl


4 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 GB: Le grand supermarché ‘Co-Op ‘étend son boycott des produits de colonies.

Après le boycott des produits cosmétiques vendus par une colonie israélienne au Danemark, la décision d'un supermarché britannique de stopper la commercialisation de produits provenant eux aussi des terres palestiniennes occupées sème un vent de colère chez les sionistes.

En effet, le ministère israélien des Affaires étrangères a critiqué mardi la décision de Co-Op, un important supermarché de Grande-Bretagne de boycotter les distributeurs de produits se fournissant dans les colonies israéliennes, dénonçant « une mesure qui cible le pays tout entier ».

"Ils disent cibler les produits des colonies mais en fait ils ciblent tout ce qui est israélien", a estimé le porte-parole du ministère Yigal Palmor. "Le mouvement Boycott, désinvestissements et sanctions boycotte tout ce qui est israélien".

 A noter que la Co-Op, cinquième détaillant alimentaire de Grande-Bretagne qui n'a pas acheté de produits de colonies depuis 2009, a indiqué que sa récente décision affecterait ses liens avec quatre entreprises, représentant des ventes d'une valeur de 430.000 EUR.

La "Campagne internationale BDS" ("Boycott, désinvestissements, sanctions") a été lancée par la société civile palestinienne pour lutter contre "l'illégalité" de l'exploitation économique par l’entité sioniste des territoires occupés après 1967, selon ses promoteurs.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=19&frid=19&eid=62349


4-2 Israël a détruit des projets d'aide aux Palestiniens payés par l'UE…  

Israël a démoli en 2011 des dizaines de maisons palestiniennes, des citernes et des infrastructures agricoles financées par des fonds européens, a dénoncé un rapport publié lundi par des ONG d'aide humanitaire. Le document ajoute que 110 autres structures sont menacées.

Cette enquête a été réalisée par des ONG locales et internationales et supervisée par le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Selon le rapport de l'organisation Displacement Working Group (DWG), Israël a rasé en 2011 62 structures financées par l'UE (France, Pays-Bas, Grande Bretagne, Pologne, Irlande, Commission européenne).
En avril, la France a protesté auprès de l'ambassadeur d'Israël à Paris après la démolition de deux citernes près de Hébron (sud de la Cisjordanie), dont elle avait financé la construction

14/05/2012

IRIB


4-3Un ministre israélien suggère de couper la fourniture d’électricité à Gaza.  

Un ministre israélien a suggéré dimanche d’interrompre la fourniture d’électricité à la bande de Gaza dans l’hypothèse où Israël serait confronté à une pénurie, probable, d’électricité cet été. La production d’électricité sera plus faible que la demande cet été.
Nous envisageons d’utiliser des moyens de production plus polluants et des sources d’énergie alternatives, comme l’énergie solaire, mais nous devrons peut-être aussi procéder à des coupures d’électricité, a déclaré Gilad Erdan, ministre israélien de l’Environnement, à la radio militaire.
Si nous sommes dans cette situation, il serait absurde que les Israéliens soient les premiers touchés alors que dans le même temps nous continuons à fournir gratuitement de l’électricité à Gaza, a expliqué M. Erdan, membre du Likoud (droite) et considéré comme un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Il a fait part de cette proposition dans une lettre adressée aux ministres qui devaient discuter dimanche des moyens de résoudre une possible pénurie d’électricité pendant l’été lors du conseil des ministres. M. Erdan a précisé que l’arrêt de la fourniture d’électricité à Gaza pourrait permettre à Israël d’économiser 4% de sa production.
La bande de Gaza, territoire palestinien contrôlé par le Hamas, a subi récemment une très grave pénurie d’électricité à la suite de l’interruption de la contrebande de carburant en provenance d’Égypte qui alimentait sa centrale. L’enclave a été privée d’électricité jusqu’à 18 heures par jour. Selon l’ONU, la demande maximale du territoire est estimée à 360 mégawatts, dont 120 fournis par Israël et 22 par l’Égypte.
Les dirigeants israéliens ont à plusieurs reprises dans le passé brandi la menace d’une interruption de la fourniture d’électricité, prévue dans les accords d’Oslo, comme un moyen de rétorsion politique contre le mouvement islamiste au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne.
Le mois dernier, l’Égypte avait décidé d’annuler ses exportations de gaz vers Israël en invoquant le non-respect de certaines clauses du contrat. Elle fournissait jusqu’alors 43% du gaz naturel consommé en Israël, où 40% de l’électricité est produite à partir de cette source d’énergie.

13/05/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/un-ministre-israelien-suggere-de-couper-la-fourniture-delectricite-a-gaza/


4-4Gaza : la vie de plus de 400 malades rénaux est en danger.  

Le ministère de la Santé du gouvernement élu de la Palestine a mis en garde contre l'état de  santé de plus de 400 malades rénaux, à Gaza, en danger, en raison du manque de médicaments et d'équipements médicaux.

L'absence d'appareils de dialyse menace la vie des malades rénaux à Gaza. Le porte-parole du ministère de la Santé du gouvernement élu de la Palestine, a appelé le comité de la Croix Rouge, l'Organisation de la sante mondiale, les institutions se secours, sanitaires et juridiques, ainsi que les médias locaux et étrangers, à assumer leurs responsabilités et à entrer en action, pour secourir les malades, notamment, ceux atteints de maladie rénale, à Gaza.

19/05/2012

IRIB



5 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Jérusalem: La tension monte à Al-Qods. 
Un climat de tension régne dimanche autour de la ville palestinienne d’Al-Qods, où Israël a déployé son armée pour célébrer "l’occupation d’Al-Qods", alors que des dizaines de colons juifs envahissaient l’esplanade d’Al-Aqsa, un acte vivement condamné par les responsables palestiniens le qualifiant de "dangereux".
Ces comportements des autorités israéliennes surviennent après que les membres de la coalition gouvernementale eurent exprimé leur intention d’organiser une "grande marche" vers l’esplanade d’Al-Aqsa pour célébrer ce qu’ils appellent "la conquête et l’annexion de la partie Est d’Al-Qods".
Dans la matinée, des dizaines de colons juifs avaient envahi l’esplanade des mosquées d’Al-Aqsa à Al-Qods occupée sous la protection de la police d’occupation israélienne, soulevant de vives condamnations palestiniennes, ont rapporté les médias.
"Ces extrémistes ont pris d’assaut la Mosquée d’Al-Aqsa sous la protection de l’armée et de la police", a dénoncé la Fondation palestinienne d’Al-Aqsa pour les Waqfs et le Patrimoine.
L’armée d’occupation qui a renforcé sa présence dans la ville d’Al-Qods a transformé en caserne militaire ce lieu saint de l’Islam, pour protéger les colons et leur permettre de manifester à l’occasion de l’annexion de la partie est et ouest de la ville sainte.
Des éléments de la droite extrémiste israélienne et des colons ont scandé des "slogans racistes" incitant à la violence contre les Arabes, et appelant à expulser ces derniers de la ville, selon les médias.
Les autorités d’occupation israéliennes ont sommé les commerçants palestiniens de fermer leurs locaux dimanche pour organiser ces manifestations à Al-Qods-Est, où 78 % de Palestiniens vivent dans la pauvreté, une situation due à la fermeture des milliers de commerces par l’occupant israélien.

Depuis 1967, le tiers des terres palestiniennes à Al-Qods ont été expropriées par Israël pour construire des logements destinés aux colons juifs, alors que 35 % des territoires étaient classés par les autorités d’occupation sous le l’appellation d"Espaces naturels ouverts", selon le journal Haaretz.
Selon des chiffres officiels publiés dimanche, Al-Qods comptait fin 2011quelque 801.000 habitants, dont 407.000 juifs (62%) et 360.000 Palestiniens (35%). La ville sainte tient aussi le record de la pauvreté, seuls 45,7% de sa population active travaillant, contre 57,4% à l’échelon national.
Toutes les décisions prises par Israël depuis l’annexion d’Al-Qods en 1967 "sont injustes et constituent une violation de la loi internationale", a dénoncé le négociateur palestinien Saëb Arekat.
M. Arekat a qualifié de "crimes de guerre" les pratiques israéliennes qui violent la convention de Genève condamnant toute destruction de maisons ou expulsion de Palestiniens ainsi que l’expropriation de leurs propres terres".
"Israël est responsable de la gravité des conséquences de ses politiques extrémistes et racistes", a averti Saëb Arekat.
Les Palestiniens considèrent Al-Qods comme la capitale de leur futur Etat indépendant. Quant à l’occupant israélien, il use de tous les moyens pour la judaiser et la rendre "capitale éternelle et indivisible de l’Etat hébreu", ce que la communauté internationale n’a jamais reconnue.
En réaction aux maniefstations de colons juifs sur l’esplanade des mosquées à Al-Aqsa, le Mufti d’Al-Qods, Cheikh Mohamed Hussein, a dénoncé des "provocations israéliennes qui menacent la sécurité et la vie des citoyens et de leurs biens".
Cheikh Hussein a imputé à Israël la responsabilité de tous les évènements qui secouent la ville sainte. "Al-Qods a besoin d’une action arabo-musulmane et internationale unie face aux incessantes agressions israéliennes", a-t-il ajouté, dénonçant "les atrocités israéliennes".
Pour sa part, le mouvement Hamas a condamné l’incursion des colons juifs à l’intérieur de l’esplanade des Mosquées, dénonçant qu’"Al-Qods et Al-Aqsa subissent une guerre religieuse israélienne contre le peuple palestinien et sa terre".
"Cela nous incite à une troisième Intifadha qui sera une véritable révolution contre l’ennemi israélien pour libérer nos terres spoliées", a déclaré Fawzi Barhoum, porte parole du Hamas.
Quant au Front du combat pouplaire palestinien, il a mis en garde contre le pourrissement de "la situation extrêmment grave dans la ville d’Al-Qods, cible des plans de judaisation israélien".
"Israël poursuit sa politique de colonisation pour changer par tous les moyens l’histoire et la nature islamo-arabe" des lieux saints en Palestine", a-t-il averti, appelant de ce fait "à une action de solidarité populaire arabo-musulmane pour obliger l’occupant d’arrêter ses activités" de colonisation.
Dimanche, les autorités israéliennes ont fermé toutes les entrées menant vers la localité de Beït Amr au nord d’El-Khalil en Cisjordanie, ont rapporté les médias. "Les forces de l’occupation se sont précipitées à la fermeture des accès à Beit Amr pour permettre à des colons juifs d’organiser une marche vers la ville d’Al-Qods", a indiqué un responsable palestinien, Mohamed Awadh en charge de la question de la colonisation, cité par les médias.
D’après des médias, un militant palestinien des droits de l’homme, Bassem Tamimi a été arrêté pour avoir participé à une manifestation anti-colonisation, près d’Al-Qods-est.

20/05/2012

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/129709.html


5-2 Processus de paix: Israël remet sa réponse à la lettre d'Abbas . 
Israël a remis samedi soir sa réponse à une lettre de doléances du président palestinien Mahmoud Abbas, qui stipule à son tour les demandes israéliennes pour reprendre les négociations de paix bloquées depuis septembre 2010.
La lettre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été transmise peu après 21H00 locales (18H00 GMT) par son émissaire personnel Yitzhak Molcho à M. Abbas à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, a-t-on appris auprès du bureau de M. Abbas.
Le contenu de la lettre israélienne n'a pas été rendu public dans l'immédiat mais un porte-parole de M. Netanayahu a confirmé dans un communiqué la remise de la missive.
"Israël et l'Autorité palestinienne sont attachés à parvenir à la paix et les deux partis espèrent que cette échange de lettres entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Netanyahu y contribuera", ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l'issue de la rencontre entre MM. Molcho et Abbas.
Selon un responsable israélien cité sur le site internet du quotidien Haaretz, la lettre de M. Netanyahu à M. Abbas appelle à une reprise immédiate des négociations "sans pré-conditions", c'est-à-dire sans arrêt préalable de la colonisation comme l'exigent les Palestiniens, mais ne contient pas de nouvelle proposition.
De son côté, l'agence officielle palestinienne Wafa a rapporté que lors de sa rencontre avec M. Molcho, le président Abbas a appelé Israël à mettre fin à l'épreuve des quelque 1.600 prisonniers palestiniens en grève de la faim et à les libérer, spécialement ceux incarcérés avant les accords d'Oslo en 1993.
M. Abbas a réaffirmé que les négociations ne pourraient reprendre sans un arrêt total de la colonisation juive, y compris à Jérusalem-Est annexée, a précisé Wafa.
Le Premier ministre israélien avait promis de répondre "dans les deux semaines" à une lettre de doléances de M.Abbas, reçue le 17 avril, mais il avait été retardé par le décès de son père puis par l'annonce de la formation d'un gouvernement d'union nationale cette semaine en Israël.
Dans sa lettre, le président palestinien exhortait Israël à reprendre les négociations de paix sur la base des lignes d'avant juin 1967, avec des "échanges de territoire mineurs et mutuellement agréés" et un gel total de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est annexée.
Il demandait aussi la libération de "tous les prisonniers palestiniens", en particulier ceux incarcérés avant les accords d'Oslo (1993).
Le négociateur palestinien, Saëb Erakat, avait prévenu que, faute de réponse favorable de la part des Israéliens, M. Abbas relancerait ses démarches pour obtenir l'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine, "à l'Assemblée générale, au Conseil de sécurité et dans les autres instances de l'ONU".
Le fait que MM. Netanyahu et Abbas ne communiquent plus que par missives interposées marque une étape supplémentaire dans la dégradation progressive des relations entre les deux camps.
Les dernières négociations directes se sont tenues en septembre 2010 avant leur rupture à la suite du refus israélien de prolonger son moratoire sur la colonisation en Cisjordanie.
Elles ont ensuite été remplacées par des discussions indirectes via l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, qui se sont révélés infructueux.
Enfin, en janvier dernier, cinq "rencontres exploratoires" se sont tenues à Amman sous la houlette du Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) pour examiner la possibilité d'une relance du processus de paix, mais sans résultat tangible.

13/05/2012 
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/758692/Processus_de_paix%3A_Israel_remet_sa_reponse_a_la_lettre_dAbbas.html



6 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Manifestation anti-migrants à Tel-Aviv : «Les noirs dehors !»  

-Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce soir à Tel-Aviv en Israël contre la présence dans la ville d'une importante communauté de migrants africains, a annoncé la porte-parole de la police, Louba Samri.

Quelque 60.000 migrants africains, pour la plupart venus du Soudan et d'Erythrée et arrivés clandestinement en Israël via la frontière du Sinaï égyptien, vivent actuellement en Israel.
Selon les médias israéliens, les manifestants ont scandé des slogans xénophobes ou racistes -- "Les noirs dehors" -- et vilipendé "les belles âmes gauchistes" qui défendent ces étrangers. De même source, au moins deux manifestants ont frappé un travailleur étranger, et d'autres ont fait éclater les pare-brise de plusieurs véhicules à bord desquels circulaient des Africains."Le phénomène de l'infiltration illégale à partir de l'Afrique est extrêmement grave et menace les fondements de la société israélienne, la sécurité nationale et l'identité nationale", a estimé dimanche le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

24/05/2012

IRIB



7 Annexe

Samiha Nawati : Je  suis le prisonnier palestinien

Vendredi 25 mai 2012

 

J’ai faim
J'ai soif
Je souffre
Je suis isolé.


Mais , j’ai la patience
la volonté et la foi
Et j’ai un lueur d’espoir
Malgré la vie qui est noire
Ici dans la prison

Je ne suis pas coupable
Ou terroriste
Je suis accusé
De mon amour de la Palestine
De Jérusalem
Et du rameau d’olivier
Je suis accusé
de mon amour de la mosquée Al-Aqsa
Et des lieux saints.

Derrière les barreaux
Je suis menotté
Mon corps est brûlé
Je suis torturé
Personne n’est avec moi
Que Dieu et la foi

Je respire
Bien que je n’ai pas de vie
Parce qu’il n’ya pas de vie
Sans ma famille
Sans ma fille
Sans le soleil de mon pays
Sans son ciel bleu
Sans ma liberté
Il n’y a pas de vie

Je meurs de faim
Pour la liberté
Je lutte
Et je résiste.

C’est moi
Qui ne connait pas l'humiliation,
Le désespoir et la tristesse
qui m'entourent
C’est moi
Le prisonnier palestinien

 

Samiha Nawati
Etudiante-département de français
Université Al-Aqsa Gaza

 

 Source : Ziad Medoukh


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



15/05/2012

n°611 - Dossier ‘Les grévistes de la faim Palestiniens ’: François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

 

 


n°611 - Dossier ‘Les grévistes de la faim Palestiniens ’: François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                     



DossierLes grévistes de la faim  Palestiniens

n°345                                15-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

Tiré à part

Farid Merrad : Les détenus en grève depuis 25 jours, la mobilisation en Cisjordanie tend vers une intifada.

Al-Manar : Grèves de la faim : des Palestiniens en colère contre l’indifférence de l’ONU.

Les détenus en grève

Ziad Medoukh : Et les cris des prisonniers palestiniens ?

Politique Palestinienne

Afp : Palestiniens en grève de la faim: Abbas met en garde contre un "désastre national".

IRIB - Les palestiniens bloquent le siège des organisations internationales à Gaza.

Politique Israélienne

wikistrike : Israël met ses détenus palestiniens dans des conteneurs.

Politique Internationale 

a) Les organisations

IRIB - Le CICR inquiet de l'état de santé des prisonniers palestiniens.

b) Les Pays

Grève de la faim des détenus palestiniens: des pourparlers en cours via une médiation égyptienne.

Egypte

Tunis

IRIB -Les Tunisiens manifestent en soutien aux grévistes palestiniens.

Turquie

IRIB -Istanbul : sit-in des palestiniens.

Suisse

IRIB -La Suisse durcit le ton contre Israël.

France

François Hollande - le président élu.

CAPJPO-EuroPalestine : Monsieur Hollande, n'avez-vous rien à dire sur les prisonniers palestiniens ?

 
 

Almanar : le Hamas invite le président élu, François Hollande, à Gaza.

Citizen K : François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

 2 Dossier

 2-1 Alain Gresh : Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim.

2-2 Amnesty: action urgente pour les prisonniers palestiniens en grève de la faim.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-2 Soutien aux 2 000 prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim 

Communiqué du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien.

4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

4-1; Middle East Monitor : Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?

4-2 José Luis Moraguès : La dimension stratégique de la bataille des prisonniers politiques palestiniens et les tâches du mouvement de solidarité internationaliste.

5 Annexe

Poème dédié aux prisonniers palestiniens.

Rim al-Khatib : Excuse-moi, monsieur le prisonnier



Tiré a part

Farid Merrad : Les détenus en grève depuis 25 jours, la mobilisation en Cisjordanie tend vers une intifada.

  Pas moins de 3000 détenus palestiniens dans les prisons de l’occupation entrent ce vendredi dans leur 25e jour de grève de la faim illimitée, dans le but d’arracher leurs droits humains légitimes de l’administration pénitentiaire sioniste. Au même moment, un effet boule de neige s’amplifie en Cisjordanie où une mobilisation timide avait commencé jusqu’à devenir un troisième soulèvement populaire qui fait reconsidérer la cause palestinienne au niveau local et international.
L’état de santé de nombreux prisonniers grévistes se détériore, en raison de 74, 57 ou 50 de grève de la faim, où parce que certains ont arrêté de se soigner. Et en Cisjordanie occupée, région qui était absente dans l’action résistante depuis de nombreuses années, est désormais le lieu d’un mouvement populaire qui s’agrandit de jour en jour, et devient un espoir de retour de l’esprit de lutte et de résistance auprès des jeunes cisjordaniens traqués sans cesse par les soldats de l’occupation et leurs collègues des services de sécurité de l’Autorité.
De nombreuses activités, comités populaires et factions palestiniennes ont appelé à faire de ce vendredi un jour de colère pour soutenir les prisonniers grévistes de la faim, sous le nom du « vendredi des détenus ». Ceci après des appels adressés par l’un des responsables de la grève, le commandant des Brigades d’Ezzedin al-Qassam, Ibrahim Hamed, de sortir par millions vendredi pour soutenir les prisonniers et comme un don offert par la Cisjordanie.
Des sources au sein du Comité de direction de la grève ont annoncé l’échec de la réunion tenue jeudi soir dans la prison de Nafha, entre l’ensemble des membres du Comité et une importante délégation de l’administration pénitentiaire sioniste.
Le centre Ahrar spécialisé dans les affaires des prisonniers a indiqué que l’échec de cette rencontre s’est confirmé avec la poursuite des détenus dans leurs mesures de lutte, en se privant de vitamines et en boycottant la clinique de la prison. Le Comité de direction de la grève exhorte le peuple palestinien et l’ensemble des factions et activités à intensifier le mouvement de solidarité et le soutien à leur cause. De même qu’il demande à l’Egypte, la Tunisie, la Libye, la Jordanie et les autres pays à venir en aide aux détenus et de sortir dans de grandes marches de soutien.

Farid Merrad

 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7U8d65l%2bxt9hbjRdHX3exDIjRTVQDT11gXG%2f7FAIrQFZPnBHIAetzGVMBFiZOwwcQl64rG1zFbe4FxCKGJCpttuGZUW0Rj7UAF9vOLMu3ajs%3d


Al-Manar : Grèves de la faim : des Palestiniens en colère contre l’indifférence de l’ONU.

" Ceci contraste nettement avec vos déclarations fortes et constantes pour soutenir le soldat israélien incarcéré Gilad Shalit ", détenu par le Hamas à Gaza pendant cinq ans et libéré en octobre en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, soulignent-ils.

Plusieurs dizaines de Palestiniens bloquaient mercredi l’accès aux bureaux de l’organisation des Nations-Unies à Ramallah en Cisjordanie, pour exprimer leur colère contre son double poids et mesure et presser le secrétaire général Ban Ki-moon d’intervenir en faveur des détenus en grève de la faim en Israël. Les manifestants, qui empêchaient les employés de l’ONU d’entrer, brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais "UNfair" (injuste, jeu de mots sur le sigle de l’ONU en anglais : UN), laissant entendre que l’organisation onusienne est injuste.

"Nous remarquons avec déception votre silence depuis le début de ce mouvement de protestation en décembre 2011", affirment les organisateurs du rassemblement dans une lettre ouverte à M. Ban, citant le pionnier de cette mobilisation, Khader Adnane, membre du mouvement de résistance Jihad islamique, libéré le 17 avril sur décision de la justice israélienne après 66 jours de grève de la faim.

" Ceci contraste nettement avec vos déclarations fortes et constantes pour soutenir le soldat israélien incarcéré Gilad Shalit ", détenu par le Hamas à Gaza pendant cinq ans et libéré en octobre en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, soulignent-ils.

Au moins un tiers des quelque 4700 détenus palestiniens d’Israël (dont près de 310 en détention administrative) sont actuellement en grève de la faim, dont sept depuis plus d’un mois et demi, selon l’administration pénitentiaire israélienne, des sources officielles palestiniennes et des organisations humanitaires.

Ils réclament l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

"Nous vous exhortons à prendre une position ferme et forte contre la violation par Israël des droits des prisonniers", selon le texte, demandant au chef de l’ONU "d’encourager les Etats membres à s’opposer à ces violations flagrantes des droits de l’Homme".

Le bureau du coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, n’avait pas de commentaire dans l’immédiat sur cette protestation, mais M. Serry s’est dit le 3 mai "profondément troublé par les informations sur l’état critique d’au moins deux prisonniers palestiniens (...) en grève de la faim depuis plus de deux mois". Dans un communiqué, il "appelait toutes les parties à trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard".

Le 2 mai dernier, le rapporteur des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 Richard Falk s’est dit « écœuré par les violations des droits de l’homme dans les prisons israéliennes ».

Appelant la communauté internationale à veiller à ce qu’Israël respecte les lois et normes internationales en matière de droits de l’homme dans sa façon de traiter les prisonniers palestiniens, il a reppelé dans son communiqué que depuis 1967 « quelque 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit approximativement 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés ».

Al-Manar

jeudi 10 mai

Al-Manar


Les détenus en grève

Ziad Medoukh : Et les cris des prisonniers palestiniens ?
Depuis un mois, plus de 2000 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée. Leur mouvement, d'une ampleur nationale et politique sans pareille, n'aboutit à aucune réalisation de leurs revendications pourtant légitimes. Le gouvernement israélien refuse de répondre à leurs demandes : ils réclament l'amélioration de leurs conditions de détention, la fin de l'isolement, l'autorisation de visite pour leurs familles, la suppression des arrestations arbitraires et l'abolition de l'arrestation administrative sans aucun jugement

Ce mouvement est suivi en Cisjordanie et dans la bande de Gaza par des milliers de Palestiniens qui organisent partout des manifestations de soutien à ces prisonniers, dans leur combat pour la liberté et la vie. Et des centaines de personnes ont commencé une grève de la faim en solidarité avec eux.

Cette grève est historique, c’est la plus longue dans l’histoire des prisonniers politiques du monde. C’est une résistance remarquable que celle de ces hommes et de ces femmes de bonne volonté qui, par leur patience et leur persévérance, sont un exemple pour le monde entier

Malgré quelques initiatives prises par des associations de la société civile dans certains pays, en solidarité avec les prisonniers palestiniens grévistes de la faim, on observe le profond silence des médias, des intellectuels, des partis politiques et celui des gouvernements d'un monde qui se dit libre et démocrate.

Personne ne bouge pour réagir devant le sort réservé à ces prisonniers ? Pourquoi?

Vont-ils continuer longtemps à souffrir ?

Où sont donc les organisations des droits de l’homme ?

Où donc est le monde libre ?

Quand y aura-t-il une réelle pression sur les autorités israéliennes d’occupation ?

Les cris des estomacs vides de nos prisonniers vont-ils être entendus ?

En attendant, derrière les prisonniers palestiniens, tout notre peuple va poursuivre le combat, jusqu’à la conquête de ses droits légitimes et jusqu’à la sortie du dernier détenu des prisons et des ghettos israéliens.

Jeudi 10 mai 2012

Ziad Medoukh



Politique Palestinienne

Afp : Palestiniens en grève de la faim: Abbas met en garde contre un "désastre national".

RAMALLAH (Territoires palestiniens) — Le président palestinien Mahmoud Abbas a mis en garde dimanche contre un "désastre national" au cas où un des 1.550 prisonniers palestiniens en grève de la faim décéderait dans une prison israélienne.

Deux des détenus, Bilal Diab et Thaer Halahla, ont cessé de s'alimenter depuis 75 jours et la communauté internationale, comme les organisations de défense des droits de l'Homme, s'alarment de l'état de santé des grévistes de la faim.

"La situation des prisonniers est extrêmement dangereuse. Certains d'entre eux risquent des lésions très graves, ce qui serait un désastre national que personne ne saurait tolérer", a prévenu M. Abbas avant de présider une réunion du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"J'espère et je prie Dieu que personne ne souffre davantage car ce serait une énorme catastrophe", a-t-il insisté.

Le président palestinien a évoqué le sort des prisonniers lors de sa rencontre samedi soir avec l'envoyé spécial israélien, Yitzhak Molcho, porteur d'une lettre du Premier ministre Benjamin Netanyahu sur le processus de paix.

L'OLP a affirmé dimanche son soutien à la position de M. Abbas "sur l'impératif de relâcher les prisonniers et mettre fin à leurs souffrances". L'organisation a aussi appelé à un jeûne de 24 heures lundi en solidarité avec les détenus.

Selon la porte-parole de l'administration pénitentiaire, environ 1.550 détenus palestiniens sont actuellement en grève de la faim.

Des responsables palestiniens ont dit espérer prochainement une réponse positive des autorités israéliennes aux revendications des prisonniers. Mais ils ont prévenu que les détenus intensifieraient leur mouvement sans précédent, en cas d'échec des négociations en cours.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a fait état de contacts entre l'Egypte et l'Etat hébreu pour tenter de régler la crise, mais il a accusé Israël d'avoir "changé d'avis".

"La partie israélienne joue avec les mots. Après les efforts louables des Egyptiens (...) afin de répondre aux exigences israéliennes, et tenter de mettre fin à la grève de la faim et à la crise, les Israéliens ont changé d'avis il y a deux jours", a affirmé à l'AFP le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, dans une interview dimanche au Caire.

Selon lui, les autorités israéliennes sont revenues sur leurs promesses de lever les mesures d'isolement contre certains prisonniers et de faciliter les visites des familles.

Les détenus réclament l'abolition de l'isolement carcéral et de la détention administrative, qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, ainsi que l'autorisation des visites de proches pour les prisonniers originaires de Gaza.

L'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, s'est déclaré samedi "de plus en plus inquiet de la dégradation de l'état de santé des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim dans les prisons israéliennes".

Vendredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est dite "extrêmement préoccupée par l'état de santé de plus de 1.600 détenus" en grève de la faim en Israël et a appelé l'Etat hébreu à leur "assurer un accès immédiat et approprié aux soins".

Le règlement de la crise devient pressant à l'approche du 15 mai, le jour de la "Nakba" ("catastrophe"), l'exode des populations palestiniennes après la création de l'Etat d'Israël en 1948, anniversaire marqué chaque année par des manifestations et un regain de tensions dans les Territoires palestiniens.

afp

 

IRIB - Les palestiniens bloquent le siège des organisations internationales à Gaza.  

Des dizaines de jeunes palestiniens, ont organisé, aujourd'hui dimanche, des rassemblements protestataires, devant les sièges des organisations internationales, à Gaza, contre les conditions déplorables des palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste.

Ces organisations ont été fermées, pendant 2 heures, en raison de ces rassemblements. Les protestataires ont exigé de ces organisations d'assumer leurs responsabilités et de soutenir les revendications équitables des prisonniers palestiniens. Ils ont empêché pendant deux heures les employés du Croix Rouge Mondiale, de l'UNESCO et de l'organisation de l'UNDP de se rendre au travail. Les organisations internationales sont responsables de la vie des prisonniers palestiniens, tandis qu'elles ne font rien dans ce sens, a déclaré l'un des manifestants, Hani Abou Mostafa, lors d'une conférence de presse devant le siège du Croix Rouge Mondial. Les manifestations ont menacé de fermer tous ces sièges  à Gaza si leur mutisme immobilisme se poursuit.

IRIB



Politique Israélienne

wikistrike : Israël met ses détenus palestiniens dans des conteneurs.  
Un groupe de détenus palestiniens dit que les fonctionnaires des prisons israéliennes ont adopté une série de nouvelles mesures pour punir les prisonniers qui font une grève de la faim.
Les gardiens de prison ont confisqué leurs effets personnels, fouilles à nu effectuées, et les prisonniers ont été placés dans des petits conteneurs métalliques dans les prisons du Néguev dans le sud d'Israël, c’est ce que rapporte Ma'an samedi.
Les autorités ont également interdit les pauses pour les prisonniers et six détenus ont été placés à l'extérieur dans des conteneurs en guise de punition.
Le 17 avril, des centaines de prisonniers palestiniens ont commencé une grève de la faim pour protester contre l'emprisonnement sans accusation et l'isolement exercé par le régime de Tel-Aviv.
Il ya eu plusieurs manifestations à travers la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza pour exprimer la solidarité envers les prisonniers.
Selon le Bureau central palestinien de la statistique et des groupes de défense des prisonniers, il y a actuellement des milliers de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, dont beaucoup ont été enfermés sans inculpation ni jugement.

06/05/2012

http://www.wikistrike.com/article-exclu-wikistrike-israel-met-ses-detenus-palestiniens-dans-des-conteneurs-104681084.html



Politique Internationale 

a) Les organisations

IRIB - Le CICR inquiet de l'état de santé des prisonniers palestiniens.  

Le Comité international de la Croix rouge évoque la nécessité de l'examen de l'état de santé des prisonniers palestiniens, en grève de la faim dans les geôles du régime sioniste. Nadia Dibsy, porte-parole du CICR a dit, dimanche, au reporter de Press TV, que le CICR s'inquiète de l'état de santé de ces prisonniers en grève de la faim détenus dans les prisons israéliens et qu'il a demandé à maintes reprises aux responsables israéliens d'entreprendre les mesures nécessaires pour transférer à l'hôpital, les 6 prisonniers, en grève de la faim depuis 74 jours. Entre temps, l'Agence allemande a rapporté, citant un responsable palestinien qui a souhaité garder l'anonymat, que la récente lettre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu au président de l'Autorité autonome, Mahmoud Abbas, ne comprend pas d'importants points pour une nouvelle relance du processus des négociations de paix.

4/05/2012

IRIB



b) Les Pays

Grève de la faim des détenus palestiniens: des pourparlers en cours via une médiation égyptienne.

 Des pourparlers sont en cours, via des médiateurs égyptiens, pour tenter de trouver une issue à la grève de la faim de centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël, a-t-on appris samedi de sources officielles palestinienne et israélienne.

Selon des responsables pénitentiaires, au moins 1.600 des 4.600 prisonniers palestiniens détenus en Israël refusent de s'alimenter. Les Palestiniens estiment qu'environ 2.500 détenus suivent la grève de la faim. Les grévistes entendent dénoncer leurs conditions d'incarcération et réclamer la fin des "détentions administratives". Ce système, justifié par l'Etat hébreu au nom de la lutte contre le terrorisme, permet que des suspects palestiniens restent détenus pendant des mois, voire des années, sans que des charges aient été retenues contre eux.

C'est la première fois que l'on évoque des négociations importantes depuis le début du mouvement, il y a plusieurs semaines, ou même dans certains cas plusieurs mois. Selon des responsables palestiniens, des médiateurs égyptiens tentent de favoriser un accord entre les grévistes et les autorités israéliennes. Un responsable israélien a confirmé la tenue de pourparlers, sans autre précisions. Les autorités israéliennes sont réticentes à conclure un accord avec les prisonniers, craignant qu'il n'encourage d'autres grèves de la faim.

Deux prisonniers, Thaer Halahleh et Bilal Diab, sont en grève de la faim depuis plus de 70 jours. Tous deux sont membres du Djihad islamique, un groupe palestinien qui a perpétré de nombreux attentats-suicide, fusillades et autres opérations meurtrières contre les Israéliens. On ignore toutefois si les deux hommes ont été impliqués dans des activités terroristes, car ils sont incarcérés dans le cadre d'une détention administrative.

Par ailleurs, un émissaire du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Yitzhak Molcho, devait rencontrer plus tard dans la journée le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie, pour évoquer les pourparlers de paix dans l'impasse, selon une source palestinienne.

AP http://www.romandie.com/news/n/Greve_de_la_faim_des_detenus_palestiniens_des_pourparlers_en_cours_via_une_mediation_egyptienne120520121731.asp

 


Tunis

IRIB -Les Tunisiens manifestent en soutien aux grévistes palestiniens.  

L'association lycéenne pour le soutien à la cause palestinienne, en Tunisie, a entamé une série d'initiatives, en soutien aux Palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste. La grève de la faim  de deux jours à laquelle ont participé, symboliquement,  certains ministres et représentants de l'Assemblée constituante figure parmi ces initiatives. Simultanément à ces démarches, des manifestations de soutien à la revendication réclamant la libération des prisonniers, afin de mettre fin à leurs souffrances, ont eu lieu, dans différentes villes tunisiennes.  En signe de solidarité avec les Palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste, une grève de la faim de deux jours avec la devise «Nous resterons affamés, pour soutenir les épris de liberté», a été organisée.

06/05/2012

IRIB


Turquie

IRIB -Istanbul : sit-in des palestiniens.

En solidarité avec les palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste, les ressortissants palestiniens résidant en Turquie ont observé un sit-in.

La minorité palestinienne en Turquie a observé un sit-in, à Istanbul, et a exigé au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoghan,  et au minstre des AE Ahmed Davutoglu ainsi que aux instances de défebse des droits de l'homme de réagir et faire pression sur le régime sioniste. Le palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste ont entamé une grève de la faim depuis le 17 avril simultanément à la journée du prisonnier palestinien en protestation contre l'arrestation

4/05/2012

IRIB


Suisse

IRIB -La Suisse durcit le ton contre Israël.  

Le ministre suisse des Affaires étrangères a critiqué, dans un communiqué officiel, la situation des prisonniers palestiniens.

Cité par l'IRNA, la diplomatie suisse s'est dite inquiète de la situation des Palestiniens détenus par les militaires israéliens dans les geôles du régime sioniste, appelant les responsables israéliens à mettre des moyens médicaux à la disposition de ceux qui observent une grève de la faim. A noter qu'un grand nombre de Suisses ont manifesté, il y a deux semaines, en guise de protestation contre l'invitation faite au ministre israélien des Affaires étrangères de venir en Suisse. Plus d'une centaine de Suisses s'étaient réunis, devant le ministère de la diplomatie suisse et demandé à son ministre de revenir sur cette invitation. Les manifestants ont considéré Lieberman comme un raciste et un violateur des droits de l'Homme, insistant pour qu’il ne lui soit pas permis d’effectuer sa visite, à Bern. Ils ont, également, demandé le boycott de marchandises israéliennes.

4/05/2012

IRIB



François Hollande - le président élu.

CAPJPO-EuroPalestine : Monsieur Hollande, n'avez-vous rien à dire sur les prisonniers palestiniens ?
François Hollande a beaucoup parlé de justice et de dignité pendant sa campagne électorale. Serait-il néanmoins indifférent au sort des 2000 prisonniers palestiniens en grève de la faim, et pour certains en danger de mort, qui réclament un peu plus de justice et de dignité justement.

François Hollande est très occupé.

Mais tout de même, n’a-t-il rien a dire, concernant le respect du droit international, au partenaire privilégié de la France qu’est Israël ?

Ne pense-t-il pas que la France, pour laquelle il a déclaré avoir de grandes ambitions, s’est créé quelques obligations en signant les Conventions de Genève, en ratifiant la Convention sur la Torture, et en votant les résolutions de l’ONU ?

Des hommes sont en train de mourir pour protester contre le système israélien de "détention administrative", c’est à dire l’emprisonnement pour des durées illimitées, sans charge et sans procès.

Non seulement Israël maintient depuis 45 ans une occupation illégale (résolution 242 de l’ONU)

Non seulement Israël viole la 4ème convention de Genève qui interdit le transfert de population et de prisonniers des territoires occupés sur le territoire de la puissance occupante

Non seulement Israël ne reconnait pas le statut de prisonniers politiques à ces femmes et ces hommes qui luttent pour leur liberté, pour leur indépendance

Non seulement Israël a légalisé la torture contre les Palestiniens en autorisant les "pressions physiques modérées", qui couvrent un large éventail de tortures physiques et psychologiques, y compris à l’encontre des enfants

Non seulement Israël a emprisonné 800.000 femmes, hommes et enfants palestiniens depuis 1967

Mais en plus Israël inflige des châtiments (privations de visites, placement en cellule d’isolement...) aux prisonniers contraints de recourir à la grève de la faim pour faire valoir des droits fondamentaux

Monsieur Hollande, ne serait-il pas temps d’intervenir, de montrer que les mots "justice" et "dignité" ont véritablement un sens pour vous ?

Vous vous honorez d’être Français. Pouvez-vous faire en sorte que nous puissions en faire autant, et ne soyons pas submergés par la honte face au silence de cette "nation qui n’est pas une nation parmi les autres", comme vous l’avez affirmé ?

Nous vous rappelons au demeurant que votre co-équipière, Martine Aubry s’est beaucoup agitée pour non pas 2000, mais une seule prisonnière (dont les agissements restent assez obscurs), au Mexique, allant jusqu’à appeler au boycott du Mexique, et bien plus encore puisqu’elle s’est permis, en tant que maire de Lille, d’empêcher la tenue d’une exposition sur le Mexique dans sa ville !

CAPJPO-EuroPalestine

Vendredi 11 mai 2012

(cf : http://www.europalestine.com/spip.php?article5874 )


 
 

Almanar : le Hamas invite le président élu, François Hollande, à Gaza.

Le mouvement de résistance palestinien Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a invité le président français élu François Hollande à visiter le territoire sous blocus israélien et à «corriger» la politique française envers les Palestiniens.

«Nous appelons le président français élu François Hollande à mettre la question palestinienne en tête de ses priorités et à corriger l'approche française de la question palestinienne», affirme le Hamas dans un communiqué.

Le mouvement, victorieux aux dernières élections législatives palestiniennes en 2006, presse le nouveau président de «respecter les droits du peuple palestinien, d'agir pour leur recouvrement, de respecter le choix démocratique de notre peuple et mettre fin au boycott de notre direction élue et au siège de la bande de Gaza». «Nous l'appelons également à venir à Gaza pour y constater la situation et la souffrance tragique de sa population», poursuit-il.

«Malheureusement, jusqu'à présent les interventions internationales dans la situation intérieure palestinienne et les conditions injustes du Quartette sont le plus grand obstacle à la démocratie palestinienne et la cause principale de sa destruction», estime le Hamas.

La France n'entretient officiellement aucune relation avec le Hamas, considéré par l'Union européenne (UE) comme une «organisation terroriste». Elle exige pour cela que le mouvement accepte les trois principes du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU, Russie): reconnaissance d'  « Israël », renonciation à toute « violence » et respect des accords signés.

Le président français sortant, Nicolas Sarkozy, avait salué en octobre la libération du soldat israélien Gilad Shalit, lors d'un échange de prisonniers avec le Hamas, comme «un signal positif» mais pas suffisant pour que le mouvement devienne un interlocuteur de la France.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=63509

 


Citizen K : François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

Le changement, c’est pas maintenant.

Le nouveau président de la république va encore plus loin que son prédécesseur. Dans un article publié sur le site du CRIF, on apprend que François Hollande, lors d’une rencontre avec une “forte délégation” du Crif, a assuré “de son engagement de fermeté contre les actes antisémites et antisionistes”.

La première question qui devrait être débattue est la suivante : que signifient les mots “Sémite” et “Sioniste” ?

Pourquoi, M. Hollande, comme l’ensemble de la classe politique française et mondiale, utilise le mot “antisémite” pour qualifier le racisme envers les juifs ? C’est incorrect et trompeur. Selon la définition du Larousse, un sémite est une personne appartenant à un ensemble de peuples parlant ou ayant parlé dans l’Antiquité des langues sémitiques. Il ne s’agit donc pas du “peuple juif”. En effet, un polonais ou un américain, bien que juif, n’est pas et ne sera jamais un sémite.

En ce qui concerne la volonté du nouveau président de combattre les actes antisionnistes... Est ce que le sionisme est une religion Monsieur Hollande ? Non, absolument pas. Le sionisme est un courant idéologique. Il s’agirait donc, en France, pays des droits de l’homme et des libertés individuelles, d’interdire au peuple d’exprimer son mépris pour le sionisme ? Au nom de quoi ?

Critiquer l’état d’israel et sa politique entre dans le cadre de la libre expression. Même si cela est devenu quasiment impossible dans notre pays à cause des lois mémorielles et d’une sacrée dose de mauvaise foi et de mensonges à répétition.

S’agirait-il de faire un pas de plus dans le mensonge et la tromperie ? Ce qui, avant le 5 mai, consistait à inculper chaque personne osant critiquer l’état d’israël d’être antisémite, consisterait désormais, de faire également de l’antisionisme un crime passible de poursuites judiciaires ? S’agirait-il d’un ultime coup d’épée pour museler les dissidents de la pensée commune qui, au fil du temps, ont appris à se défendre et à éviter les inculpations d’antisémitisme ?

Les images de la Place de la Bastille, pleine de monde, célébrant l’avènement du Parti socialiste au pouvoir, ont dérangé un grand nombre de personnes. Parce que des drapeaux “maghrébins” (Algériens, Marocains et Tunisiens) flottaient pour célébrer le nouveau président de la République française. Ce raisonnement est aussi choquant que stupide. Tous ces drapeaux flottant au même endroit, au même moment et pour une même “cause” étaient un symbole d’unité et de fraternité qu’apparemment beaucoup n’ont pas su percevoir. Sans doute à cause d’oeillères inconscientes imposées insidieusement par une propagande médiatique massive et continuelle.

Ce qui m’a choqué devant ces images de la Bastille en liesse, c’est de voir ces mêmes drapeaux, ainsi que de voir le drapeau Palestinien, mais pour une toute autre raison : voir tout ce monde fêter l’arrivée au pouvoir d’un homme tel que M.Hollande, qui est en plusieurs points identique à Nicolas Sarkozy, et notamment sur la question Palestinienne. Comment est ce que les français peuvent penser un seul instant qu’il sera un bienfait pour la Palestine ? Ne sont-ils pas au courant de ses nombreuses déclarations pro-israélienne ? Ne l’ont-ils pas vu aller, comme une grande majorité de la classe politique française, prêter allégeance au diner du Crif en février dernier (le CRIF est un lobby sioniste ayant pour but principal la défense d’israël et de ses intérêts) ? Ne se demandent ils pas pourquoi les diners du CRIF sont devenus un passage obligatoire aux élus de la république ? Ne remarquent-ils pas que M.Hollande utilise les mêmes mots que son prédécesseur pour qualifier la Résistance de Terrorisme, et ainsi, en un tour de mots, légitimer les atrocités quotidiennes infligées aux palestiniens ?

Dans l’article auquel je fais référence un peu plus haut, nous apprenons également que François Hollande a déclaré lors de sa rencontre avec le CRIF, que si Israël est l’objet de tant de critiques c’est qu’il constitue une grande démocratie. Ces mots semblent tout droit sortis de la bouche de Bernard Henri Levy (que je n’ai plus besoin de présenter tant sa réputation de faussaire et d’agent israélien est connue). En effet, en faisant quelques recherches supplémentaires, on peut apprendre que ces deux hommes, Hollande et Levy, ont déjeuné ensemble peu de temps avant cette rencontre.

Les français n’ont pas remarqué tout cela. Très souvent parce que les médias complaisants traitaient ces informations de manière trop peu approfondie. Les discours de Monsieur Hollande lui ont valu à plusieurs reprises d’être qualifié par la droite et l’extrême droite de “candidat des musulmans”. Ce qui bien entendu est faux ! Mais qui a suffit, par une habileté médiatique déjà prouvée, à laisser penser aux musulmans de France et aux français sensibles à la question, que M.Hollande serait différent de son prédécesseur sur la question palestinienne.

L’histoire ne change pas. Le cirque des élections auquel les sujets sont invités à participer en votant, renforce l’illusion de la démocratie et permet de conserver un système corrompu et élitiste qui ne sert bien évidemment pas le peuple. 

mardi 8 mai 2012 - 07h:56

http://counterpsyops.com - Vous pouvez consulter cet article à :
http://counterpsyops.com/2012/05/07...



2 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

 2-1 Alain Gresh : Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim
.Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la fin depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.

Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.

Revenons d’abord sur les faits, rapportés par le correspondant du Monde (« Le mou­vement de grève de la faim des prisonniers palestiniens en Israël s’étendrait à 2 000 détenus », Lemonde.fr, 6 mai) :

« Israël éprouve des difficultés croissantes à contrôler le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens, qui ne cesse de s’étendre. Commencée le 17 avril pour protester contre la pratique de la détention administrative (qui permet de maintenir un suspect en prison sans jugement, pendant une période de six mois renouvelable), cette action regrouperait aujourd’hui quelque 2 000 détenus, selon Addameer, l’association palestinienne de défense des droits des prisonniers. » (...)

« Deux prisonniers au moins sont dans un état critique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron (tous deux membres du Djihad islamique), ont commencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-​​six jours sans alimentation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent “une phase aléatoire de survie”. Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise roulante, devant le Cour suprême d’Israël, mais celle-​​ci a renvoyé sa décision sur une éven­tuelle remise en liberté à une date ultérieure. »

« Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mouvement de grève s’est étendu aux principaux centres de détention en Israël, et plusieurs chefs de file de la résistance palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), l’ont rejoint. Alors que les manifestations de solidarité se multiplient dans plusieurs villes palestiniennes, le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, hésite sur la conduite à adopter. »

Cette grève pose d’abord la question des détentions administratives (c’est-à-dire sans preuve et sans jugement), une pratique héritée de l’époque du mandat britannique, quand Londres luttait (1944-1948) contre le « terrorisme sioniste ». Comme je le rappelle dans De quoi la Palestine est-elle le nom ?, ces lois d’exception avaient été dénoncées par nombre de juristes, dont le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait siéger plus tard à la Cour suprême d’Israël. Le 7 février 1946, il déclarait : « Ces ordonnances constituent une menace constante contre les citoyens. Nous, juristes, voyons en elles une violation flagrante des principes fondamentaux de la légalité, de la justice, de la discipline. Elles légalisent le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives. (…) Elles dépouillent les citoyens de leurs droits et confèrent aux autorités des pouvoirs illimités. » Mais, une fois arrivés au pouvoir, les sionistes oublièrent ces critiques et retournèrent ces lois contre les Arabes.

La Cour suprême d’Israël, que certains présentent comme le garant de la démocratie dans ce pays, a rejeté l’appel de deux prisonniers administratifs en grève de la faim depuis deux mois (« Court rejects petition by Palestinian hunger strikers against detention », Haaretz, 8 mai 2012). En toute hypocrisie, elle a noté que cette pratique de la détention administrative était « une aberration dans le domaine juridique » et devait donc être utilisée « aussi peu que possible », mais les prisonniers qui avaient fait appel étaient déboutés. Il fut un temps où Israël autorisait officiellement des « pressions physiques modérées » contre les détenus palestiniens : un peu de torture, pas trop... Une décision que cette Cour suprême « humaniste » a soutenue jusqu’en 1999 (on était, à l’époque, en pleines « négociations de paix » entre Israël et l’OLP !).

La grève des prisonniers palestiniens a été relayée par les déclarations de Richard Falk, le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, qui s’est déclaré « écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes. Depuis 1967, 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit près de 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés », a-​​t-​​il rappelé (cité dans Armin Arefi, « Israël : la dernière arme des prisonniers palestiniens », AFPS).

Conclusions : silence radio dans la plupart des médias ; aucune pression sur le gouvernement israélien ; aucune indignation morale de tous ces grands intellectuels... La terre continue de tourner et certains s’étonnent que les discours européens sur la démocratie et les droits humains suscitent surtout des ricanements dans le monde arabe.

Alain Gresh

Mardi 8 mai 2012

Source : Les blogs du Diplo
http://blog.mondediplo.net/...


2-2 Amnesty: action urgente pour les prisonniers palestiniens en grève de la faim.

Ils prennent les cas et pas tous les prisonniers bien sûr. Adresses et contact fournis au bas du document.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 8 JUIN 2012 .

Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Six détenus palestiniens observant une grève de la faim afin de protester contre leur maintien en détention sans inculpation ni jugement sont désormais si faibles qu’ils ont été transférés à l’hôpital de la prison de Ramleh. Aucun n'a été autorisé à être examiné par un médecin indépendant.

Thaer Halahleh et Bilal Diab ont entamé leur grève de la faim le 29 février 2012 environ afin de protester contre leur placement en détention administrative ; leur santé s’est beaucoup dégradée depuis lors. La Cour d'appel militaire les a déboutés de leurs appels le 23 avril 2012, et aucune date n’a encore été fixée pour l’examen de leur recours par la Cour suprême israélienne.

Thaer Halahleh a été appréhendé chez lui dans le village de Kharas (district d’Hébron) le 26 juin 2010, puis placé en détention administrative. Son ordre de détention, qui peut être renouvelé indéfiniment, l’a été le plus récemment le 5 mars 2012. Bilal Diab a été arrêté à son domicile de Kufr Rai, à Djénine, le 17 août 2011 ; le dernier renouvellement en date de l’ordre de détention administrative émis contre lui remonte au 14 février 2012. Compte tenu de la dégradation de leur santé, il a été décidé de transférer les deux hommes à l’hôpital de la prison de Ramleh le 21 mars. Bien que Médecins pour les droits humains-Israël (PHR) en ait plusieurs fois fait la demande auprès de la justice, les deux hommes n’ont pas été autorisés à être examinés par des médecins indépendants, exception faite de la visite d’un docteur de PHR le 9 avril. PHR a exhorté les autorités à les transférer dans un hôpital civil afin qu’ils puissent recevoir des soins médicaux spécialisés.

Hassan Safadi, Omar Abu Shalal et Jaafar Izz al Din, qui mènent eux aussi une grève de la faim pour protester contre leur placement en détention administrative, se trouvent également à l'hôpital pénitentiaire de Ramleh. Aucun n’a été autorisé à être examiné par un médecin indépendant. Mahmoud al Sarsak, lui aussi à l'hôpital de la prison de Ramleh, est le seul Palestinien de Gaza à être détenu sans avoir été jugé ni même inculpé par Israël au titre de la loi sur les combattants illégaux. Il a été arrêté le 22 juillet 2009 au poste de contrôle d’Erez. Il a commencé sa grève de la faim le 24 mars 2012 afin de protester contre son maintien en détention administrative sans inculpation ni jugement. La Cour suprême israélienne a rejeté à quatre reprises les recours qu’il a formés. L’ordre de détention émis à son encontre a été renouvelé le 1er mars 2012.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en hébreu ou dans votre propre langue :

- exhortez les autorités israéliennes à libérer immédiatement ces six détenus (en les nommant) ainsi que tous les autres Palestiniens se trouvant en détention administrative, à moins qu’ils ne soient inculpés d’une infraction reconnue par le droit international et jugés dans le respect des normes internationales d’équité des procès dans les meilleurs délais ;

- demandez-leur de veiller à ce que tous les détenus observant une grève de la faim puissent régulièrement s’entretenir en privé avec des médecins indépendants, leur famille et leur avocat, et ne soient pas sanctionnés d’une quelconque manière en raison de leur grève de la faim ;

- engagez-les à cesser de recourir à la détention administrative, y compris en vertu de la loi sur les combattants illégaux, car elle bafoue le droit à un procès équitable, prévu par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 8 JUIN 2012 À : Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Vice-Premier ministre et ministre de la Défense
Ehud Barak
Ministry of Defence
37 Kaplan Street, Hakirya
Tel Aviv 61909, Israël
Fax : +972 3 69 16940 / 62757
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Juge militaire et général de brigade
Brigadier General Danny Efroni
6 David Elazar Street
Hakirya, Tel Aviv, Israël
Fax : +972 3 569 4526
c.e.: 
avimn@idf.gov.il
Formule d’appel : Dear Judge Advocate General, / Monsieur le Juge,

Copies à :
Commandant des FDI pour la Cisjordanie
Major-General Nitzan Alon
GOC Central Command
Military Post 01149
Battalion 877, Israel Defence Forces, Israël
Fax : +972 2 530 5724
Formule d’appel : Dear Major-General, / Monsieur,

Veuillez également adresser des copies à :
Ambassade de l’Etat d’Israël
Avenue de l’Observatoire 40,
1180 Bruxelles
eMail: 
info@brussels.mfa.gov.il
Fax 02.373.56.17

INFORMATIONS GENERALES

Hassan Safadi, 34 ans, a été arrêté à son domicile, au camp de réfugiés de Beit Ain al Ma (Naplouse), le 29 juin 2011. L’ordre de détention le concernant a été renouvelé le 29 janvier. Il a entamé une grève de la faim le 2 mars ou aux alentours de cette date. Un recours déposé auprès de la Cour suprême israélienne contre son placement en détention administrative a été rejeté le 24 avril. Omar Abu Shalal, 54 ans, a été appréhendé alors qu’il franchissait la frontière jordanienne le 15 août 2011. Le dernier renouvellement en date de l’ordre de détention émis contre lui remonte au 15 février ; il a commencé sa grève de la faim vers le 4 mars 2012. Jaafar Izz al Din, 41 ans, a été arrêté chez lui à Arrabeh (Djénine) le 21 mars 2012, puis placé en détention administrative. Il a entamé sa grève de la faim afin de protester contre la détention administrative vers le 27 mars 2012. Un membre de l’équipe palestinienne de football, Mahmoud al Sarsak, a été appréhendé le 22 juillet 2009 ; il mène une grève de la faim depuis le 24 mars 2012.

Amnesty International a pu confirmer toutes les informations pertinentes relatives aux cas ci-dessus. Plusieurs autres prisonniers et détenus palestiniens ont entamé des grèves de la faim en mars pour différentes raisons ; tous n’ont pas été transférés à l'hôpital pénitentiaire de Ramleh et aucun n’a, à notre connaissance, pu recevoir la visite de médecins indépendants. Une grève de la faim collective a débuté le 17 avril : quelque 2 000 prisonniers et détenus palestiniens entendent ainsi protester contre leurs conditions de détention, leur isolement et le fait qu’ils ne puissent pas recevoir la visite de leur famille. Beaucoup sont sanctionnés de différentes manières, et aucun n’a semble-t-il pu voir de médecin indépendant.

Des Palestiniens de Cisjordanie sont placés en détention administrative au titre de l'Ordonnance militaire 1651, qui relève de la législation militaire appliquée à la Cisjordanie occupée. En vertu de cette ordonnance, les ordres de détention administrative émis par des responsables militaires pour une durée pouvant atteindre six mois sont renouvelables indéfiniment, s’il existe des « motifs raisonnables » de penser que la personne visée présente un risque pour la « sécurité de la zone » ou l’« ordre public ». Ces termes ne sont pas définis et leur interprétation est laissée à l’appréciation des chefs militaires.

Israël invoque la loi sur les combattants illégaux pour incarcérer des résidents palestiniens de la bande de Gaza sans inculpation ni jugement en vertu d'ordonnances militaires émises par le chef d’état-major de l’armée. Cette loi est entrée en vigueur en 2002, époque à laquelle elle était censée permettre le placement en détention de citoyens libanais. Elle réglemente la détention sans inculpation ni jugement – une forme de détention administrative – de civils commettant des actes hostiles à l’égard d’Israël et ne bénéficiant pas du statut de prisonnier de guerre aux termes du droit international humanitaire. En vertu de cette loi, un « combattant illégal » est une personne qui a pris part à des hostilités envers Israël, directement ou indirectement, ou qui est membre d’une force ayant ouvert les hostilités contre Israël.

La pratique de la détention administrative (y compris au titre de la loi sur les combattants illégaux) en Israël et dans les territoires palestiniens occupés porte atteinte au droit à un procès équitable, reconnu à l’échelon international, qui doit être respecté pour tous les prisonniers politiques, même ceux qui sont accusés de violences, y compris lorsque l’état d’urgence est proclamé. Les prisonniers ont droit à un procès équitable, comme le prévoit l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel Israël est partie, ce qui comprend le droit d'être pleinement informés sans délai des raisons de leur détention, d'être présumés innocents, d'être présents lors de la comparution des témoins et d'être jugés publiquement. La pratique de la détention administrative et l’application de la loi sur les combattants illégaux bafouent constamment ces droits.

Les éléments à charge sont présentés en secret, sans que l'accusé ou son avocat ne soit autorisé à en prendre connaissance et à les contester.

D’après les services carcéraux israéliens, 320 Palestiniens se trouvaient en détention administrative au 31 mars 2012.

Noms : Thaer Halahleh, Bilal Diab, Hassan Safadi, Omar Abu Shalal, Jaafar Izz al Din, Mahmoud al Sarsak
http://www.isavelives.be/fr/node/9146



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-2 Soutien aux 2 000 prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim 

Communiqué du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien

URGENCE !

Depuis le 17 avril, 2000 prisonnier(e)s palestinien(ne)s mènent une grève de la faim. Tout comme près de 800 000 palestiniens qui ont connu les prisons israéliennes depuis 1967 - soit un palestinien sur trois ! - le seul crime de ces prisonnier(e)s est d’avoir résisté à la colonisation pour l’application du droit : la fin de l’occupation et le droit au retour des réfugiés.

Cette grève est historique, c’est la plus longue dans l’histoire des prisonniers politiques du monde.

Nous avons reçu l'information de l’association Addamer de Ramallah qui craint pour la vie de Thaer Halahleh et Bilal Diab (73° jour) de Hassan Safadi (67° jour) de Omar Abu Shalal (65° jour), ainsi que de nombreux prisonniers palestiniens en grève de la faim. Cette association réitère sa demande de soutien au nom de tous les grévistes.

NOUS SOUTENONS LEURS EXIGENCES :

la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifiée la moindre charge

une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…).

Nous affirmons notre solidarité avec ces prisonniers en grève de la faim et exigeons que les autorités israéliennes abandonnent leurs pratiques qui violent les droits humains élémentaires.

( Une information sera faite aux lyonnais le Samedi 12 mai 2012 à 14 heures 30 Place de la République )

Vendredi 11 mai 2012

 Source : Collectif 69 



4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

4-1; Middle East Monitor : Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?
La question relative aux prisonniers Palestiniens est l’une des conséquences les plus fâcheuses de l’occupation israélienne. Depuis 1967, plus de 700.000 Palestiniens, soit 20% de la population de Ramallah et de la Bande de Gaza Occupées ont été emprisonnés. Ce taux représente 40% de l’ensemble de la population masculine dans les Territoires Occupés.

 

1.2. Il y a aujourd’hui environ 6000 prisonniers enfermés dans 17 prisons israéliennes et centres de détention. Ce nombre comprend 6 femmes et 200 mineurs.

1.3. Pas moins de 330 Palestiniens sont en détention administrative sans qu’ils ne soient officiellement inculpés devant le tribunal. Cette catégorie compte 28 parlementaires et 3 anciens ministres.

1.4. Ces prisonniers Palestiniens sont actuellement détenus dans des endroits très éloignés de leurs maisons et en dehors des Territoires Occupés. Ce point constitue une violation manifeste de la Quatrième Convention de Genève, relative à la Protection des Personnes Civiles en Temps de Guerre. L’Article 76 de la Convention stipule :

« Les personnes protégées inculpées seront détenues dans le pays occupé et si elles sont condamnées, elles devront y purger leur peine »

L’Article 49 stipule :

« Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre Etat, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif »

1.5. L’Article 32 interdit expressément « le meurtre, la torture, les peines corporelles, les mutilations et...toutes autres brutalités, qu’elles soient le fait d’agents civils ou d’agents militaires » Depuis 1967, 202 prisonniers Palestiniens sont décédés des suites des tortures subies dans les prisons israéliennes.

1.6. Israël traduit systématiquement les Palestiniens devant les tribunaux militaires qui, faut-il le signaler, ne répondent pas aux normes les plus fondamentales du droit international ; notamment les lois relatives au traitement des prisonniers de guerre et des personnes vivant sous occupation.

1.7. A la lumière de ce qui précède, des appels sont lancés pour la poursuite judiciaire des officiels israéliens devant un tribunal international.

 

Isolement cellulaire

2.0. L’isolement cellulaire reste la méthode préférée des autorités pénitentiaires israéliennes dans le but de punir les prisonniers Palestiniens. Plus de 1600 prisonniers se sont engagés, le 17 avril, dans une grève de la faim sous le slogan « Nous vivrons dans la dignité » Ils revendiquent la fin de la tourmente qui est devenue une partie intégrante du vocabulaire de l’existence Palestinienne.

2.1. La grève de la faim massive a commencé le 17 avril 2012 pour marquer la Journée des Prisonniers Palestiniens. Cependant, plusieurs prisonniers avaient auparavant entamé une grève de la faim ; certains ont même dépassé le cap des 50 jours.

2.2. Deux cas ont été largement médiatisés durant cette période de grève. Il s’agit de Khader Adnan et de Hanan Al Shalabi.

2.3. Certains prisonniers ont, vers la fin de l’année 2011, entamé une grève de la faim de 20 jours. Du fait de la médiation égyptienne, les prisonniers et les autorités israéliennes sont parvenus à un accord stipulant la suspension de l’isolement cellulaire.

2.4. Peu de temps après, Israël a rompu le contrat et a de nouveau eu recours à l’isolement cellulaire, en imposant cette fois-ci aux prisonniers des mesures encore plus strictes.

2.5. Les prisonniers sont enfermés dans des cellules minuscules de 1.8 m sur 2.7 m. Cet espace réduit ne permet pas aux prisonniers de bouger ni de ranger leurs effets personnels.

2.6. Les cellules d’isolement sont spécialement conçues pour resserrer l’étau sur les prisonniers en les soumettant à des pressions physiques et psychologiques. Les cellules sont constituées de murs en ciment, sans finitions, peints avec des couleurs ternes, et un faible éclairage. Dans un petit coin du mur, il y a souvent une petite ouverture qui permet à peine la pénétration de l’air à l’intérieur. De plus, les cellules sont très humides, ce qui favorise la transmission des maladies, notamment les problèmes respiratoires et les maladies de la peau.

2.7. Outre les coupures d’électricité, les prisonniers se voient souvent refuser le droit à la visite des proches et des avocats.

2.8. Israël se sert de l’isolement cellulaire comme mesure punitive contre les leaders de la résistance les plus influents et ce, dans le but d’anéantir leur détermination et d’affaiblir leur endurance physique et morale.

2.9. Le gouvernement actuel de Netanyahu a voté une loi dite « loi Shalit », suite à laquelle les conditions de détention se sont remarquablement détériorées. Cette loi est intervenue avant la libération du soldat israélien capturé, Gilad Shalit.

2.10. Les prisonniers qui ne sont pas en isolement cellulaire ouvrent généralement droit à une sortie en plein air, une heure par jour dans le but de bénéficier des rayons du soleil ; un moment de répit légal qui n’est pas accordé aux prisonniers en isolement. Toutefois, il leur arrive d’en bénéficier suivant l’humeur des geôliers qui peuvent décider à n’importe quel moment de faire sortir les prisonniers. Parfois, la sortie est programmée à 6h du matin, même s’il pleut ou s’il fait très froid. Bien entendu, le prisonnier n’a pas le droit de demander le report de la pause, et si tel est le cas, il risque de perdre l’occasion de sortir pendant toute la journée.

2.11. S’agissant de la nourriture, la règle fait qu’elle soit affreusement de qualité médiocre et immangeable. Par voie de conséquence, les prisonniers, lorsque l’occasion s’offre à eux, font souvent des achats de la cantine de la prison. Cette mesure pèse davantage sur la situation financière du prisonnier et de sa famille.

2.12. Quant aux prisonniers en isolement, les cantines leur sont interdites ainsi que l’argent ou les cadeaux reçus de leurs familles ou autres. Ils sont cependant obligés de consommer la nourriture qui leur est proposée, et souffrent constamment de malnutrition, de troubles de la vision et d’anémies. Les différentes carences sont le résultat des repas insuffisants en quantité et en qualité. En effet, les prisonniers ont seulement le droit de demander de l’eau à des moments précis, ce qui n’arrange pas trop les choses, notamment pendant l’été où ils ont le plus besoin de consommer de grandes quantités d’eau.

2.13. Les autorités israéliennes utilisent une forme de punition exceptionnellement rigoureuse. Il s’agit du principe du « sunduq » (boîte), une cellule de 180 cm de long sur 150 cm de large. Inutile de préciser que cet espace suffit à peine à dormir ou à faire la prière et contient deux récipients, le premier pour boire de l’eau et le second pour uriner. Ceux qui ont eu la malchance de se retrouver là ne sont autorisés à aller aux toilettes qu’une fois par jour. Pour surmonter cet obstacle, les prisonniers essaient de manger le minimum afin de réduire le besoin d’aller aux toilettes.

2.14. Les prisonniers du « sunduq » n’ont pas le droit d’avoir des montres, des horloges, des radios, des journaux ou des télévisions. Ils n’ont pas le droit d’acheter ce dont ils ont besoin et ne sont même pas autorisés à avoir des oreillers.

 

Revendications fondamentales - Vivre dans la dignité et :

Mettre un terme à la pratique arbitraire qu’est la détention administrative.

Mettre un terme à l’isolement cellulaire.

Alléger les cellules encombrées.

Lever les restrictions imposées aux visites des proches.

Améliorer les soins médicaux.

Mettre un terme à l’humiliation que subissent les proches des prisonniers au niveau des checkpoints, qu’ils soient sur le chemin de la prison ou sur celui du retour.

Source : Info Palestine

Dessin : Carlos Latuff

http://michelcollon.info/Pourquoi-les-Palestiniens-ont-ils.html


4-2 José Luis Moraguès : La dimension stratégique de la bataille des prisonniers politiques palestiniens et les tâches du mouvement de solidarité internationaliste.

Dans le dernier paragraphe (Notre combat) de son article  ”Pour quoi se battent les prisonniers politiques Palestiniens ?“, Ameer Makhoul qui est un dirigeant de la société civile palestinienne,  prisonnier politique  actuellement enfermé à la prison de Gilboa, énonce clairement les raisons du combat des prisonniers.

“ La véritable préoccupation pour le peuple sous occupation n’est pas de savoir si la détention de leurs fils ou de leurs filles relève d’un ordre administratif israélien ou d’un ordre de tribunal militaire ou civil. L’oppression, la répression et le pillage sont identiques, quel que soit l’outil que l’occupation utilise. La bataille d’Adnan est un combat contre le projet colonialiste dans son ensemble et pas seulement contre l’un de ses outils.

Mais quand des dirigeants palestiniens et des militants des droits de l’homme déclarent que la prochaine étape consiste à intensifier la campagne contre les ordres de détention administrative, cela montre une faiblesse et une vision erronée.

La bataille contre les lois d’urgence israéliennes est une bataille qui regarde les Israéliens, pas le peuple palestinien. La bataille pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux dans le monde qui s’opposent à l’occupation et au colonialisme, est contre l’occupation et l’État occupant, et pour la libération nationale, pour le rétablissement de la patrie et le retour de ses habitants aujourd’hui réfugiés et exilés.

Dans une interview récente, Khader Adnan , à qui on demandait les raisons de sa grève de la faim le jour de son arrestation,  réaffirmait  lui aussi les objectifs stratégiques du combat des prisonniers et de son action. En se mettant en grève de la faim le jour de son arrestation il affirmait ainsi ne pas se battre seulement contre les mauvaises conditions de détention,  et  contre la “détention administrative” mais contre l’injustice de l’arrestation elle -même :  “ Ma réjection de la détention administrative est le complément direct de ma réjection de l’occupation elle-même et de ma quête pour retrouver la dignité qui nous a été volée par les Israéliens.

La réaffirmation des revendications fondamentales :

L’un et l’autre affirment que l’objectif stratégique de la bataille engagée est la fin de l’occupation, de la colonisation, le retour des Réfugiés et la libération nationale. Qu’ils ne refusent pas seulement les mauvaises conditions, la torture, l’arbitraire illégal de la détention administrative mais le fait des arrestations elles-mêmes. Même si Israël cessait les détentions administratives et respectait les droits des prisonniers, il faudrait combattre les arrestations et exiger la libération de tous les prisonniers. Ce qui ne saurait advenir sans la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid.

Ce retour aux revendications fondamentales et cette volonté de lier les objectifs tactiques aux objectifs stratégiques est énoncé avec fermeté dans l’Appel BDS Palestinien de 2005 et réaffirmé sans cesse. Il semble que, au delà des partis impliqués, l’ esprit qui anime la bataille actuelle des prisonniers palestiniens est celui de  l’écrasante majorité de la société civile palestinienne aujourd’hui et que nous connaissons mieux depuis et à travers l’Appel BDS. Rien de surprenant à cela puisque la quasi totalité des associations de prisonniers et des familles sont signataires de l’Appel BDS. A l’occasion de la journée internationale des prisonniers 12 organisations palestiniennes de prisonniers et de familles des prisonniers ont signé aux côtés du BNC Palestinien (Comité National Palestinien pour le BDS) un appel adressé aux sociétés civiles et aux organisations des droits de l’Homme demandant de boycotter l’entreprise israélienne G4S qui exporte dans le monde son “savoir faire”(!) en matière de surveillance et de répression dans les prisons.

L’appel des organisations de prisonniers au mouvement de solidarité : Inclure la question des prisonniers dans le BDS.

Sans doute sur le plan tactique faut-il dénoncer les violations du droit international et des conventions qui régissent les droits des prisonniers, sans doute faut-il dénoncer la “détention administrative” parce qu’elle est illégale au regard du droit actuel et aussi parce qu’elle est une forme de torture psychologique. Mais rien ne serait plus dommageable que d’isoler la lutte tactique pour le respect des droits des prisonniers et contre la détention administrative de l’objectif stratégique qui est la libération nationale du peuple Palestinien et le retour des Réfugiés.

Que les ONG humanitaires et des droits humains s’en tiennent à réclamer l’application des conventions de Genève en matière du droit des prisonniers et exigent l’interdiction de la détention administrative, cela relève de leur registre d’intervention et c’est tout à leur honneur. Le mouvement de solidarité à la Palestine se tient et se tiendra sans conteste à leurs côtés dans ce travail incontournable et indispensable.

Il appartient au mouvement de solidarité, non seulement de faire connaître et de porter l’ensemble des objectifs (tactiques et stratégiques) de la bataille engagée par les prisonniers Palestiniens, mais aussi et surtout d’inventer les actions et les modalités d’un rapport de force qui fasse reculer Israël.

En liant la lutte actuelle des prisonniers à la campagne BDS internationale, les 12 organisations palestiniennes de défense des prisonniers ont clairement fait entendre leur choix et nous appellent explicitement à inclure la question des prisonniers politiques palestiniens dans la Campagne internationale BDS.

José Luis Moraguès

29 avril 2012

CCIPPP- BDS France.

http://generation-palestine.org/2012/05/04/la-dimension-stratgique-de-la-bataille-des-prisonniers-politiques-palestiniens-les-tches-du-mouvement-de-solidarit-internationaliste/#comment-203



5 Annexe

Poème dédié aux prisonniers palestiniens.

Rim al-Khatib : Excuse-moi, monsieur le prisonnier

Jeudi 10 mai 2012

Monsieur le prisonnier, excuse-moi, j'attends ta mort
quel que soit ton nom,
quelle que soit ton organisation,
que tu te trouves dans la prison de Ofer, de Haddarim, de Ascalan ou une de leurs prisons,
Peu m'importe si tu es condamné ou le nombre d'années que tu as passé dans leurs prisons,
que tu sois isolé ou non,
Peu m'importe la couleur de ta peau, combien tu mesures ou ton âge,
que tu sois en grève de la faim ou non,
peu m'importe tout cela,
J'attends ta mort
Depuis plusieurs jours, j'attends ta mort et je guette la nouvelle dans tous les médias
J'attends l'annonce de ton martyre pour annoncer ma révolte,
pour annoncer ma colère,
pour déclarer ma tristesse pour toi.
Mais à présent, excuse-moi, je suis occupé.
Peu m'importe ta faim... ta douleur... ta souffrance.
Ce qui m'importe, c'est l'annonce de ta mort et ma colère pour ta mort
Excuse-moi, monsieur le prisonnier
Je suis à présent occupé
Mais le jour de ta mort, je quitterai mon travail pour participer à ton cortège funèbre et à l'oraison funèbre à ton intention
Pour déclarer à tout speaker et tout journaliste que je suis très triste pour ta mort
Excuse-moi, monsieur le prisonnier

Thamer Saba'na Source : Rim al-Khatib



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


10/05/2012

n°30 : Journal de Côte d'Ivoire :- 21-04 au 10-05 - a1 - Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°30                              21-04 au 09-05

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Nos informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

2   Politique internationale

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA

4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

5-2 Alain Bouikalo : Quand la force Licorne tuait les ivoiriens.

5-3 Hassane Magued : Le 1er Mai en Côte d’Ivoire : bonne fête du chômage, du mensonge et du vent !

5-4 Camus Ali : Combien de Dominique Ouattara coûte aux Ivoiriens ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

6-1 KOBAZEYRET Laurent : AUX PEUPLES AFFAIBLIS ET HUMILIES PAR SARKOZY.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Théophile Kouamouo : Quand il pleut à Paris... Abidjan est mouillé.

 

 

 

 


Tiré à part :

ABIDJAN DIRECT : PRESIDENTIELES FRANCAISE:COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE.

La France a un nouveau président.

Son nom, c’est François Hollande.

Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012.

La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

 Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau. 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

Source:ABIDJAN DIRECT.NET

http://regardscroises.ivoire-blog.com/


Hassane Magued : Côte d’Ivoire : après la France, le changement, c’est maintenant !

Le message doit être clair et sans ambigüité pour tous. C’est pourquoi la présente Chronique s’est voulue précise et directe.
Après la France, le Changement en Côte d’Ivoire, c’est maintenant !
Parce qu’il doit en être ainsi. Le régime génocidaire installé dans l’Injustice et le mépris des valeurs républicaines ne doit pas survivre à la chute du régime fasciste français dont il n’est qu’un démembrement.
Ce régime a été jugé mauvais et il vient d’être censuré. Il vient d’être arrêté dans son élan barbare et ébranlé dans ses fondements démagogiques et mensongers par un peuple qui rêve la dignité et une France normale. 
Il doit en être de même en Côte d’Ivoire. Si les Ivoiriens aussi rêvent la Dignité et une Côte d’Ivoire normale.
Nous vous l’avons dit dans une récente chronique que « l’accessoire suivra le principal ». Eh bien, le principal commanditaire de la razzia de la Côte d’Ivoire a été terrassé. Le principal bourreau du peuple de Côte d’Ivoire été mis hors d’état de nuire.
 
Le bouclier anti-citoyen, le bouclier anti-constitution, le bouclier anti-vérité a été ôté par François Hollande et la Grande Gauche française.
L’ennemi, l’imposteur, le tueur, le menteur, le génocidaire est désormais face à son destin. L’heure de vérité qu’ils avaient eux-mêmes annoncée, en cas de défaite de Sarkozy, a sonné.
Alors, leur emboitant le pas, nous lançons un appel solennel à toute la Résistance Patriotique et Révolutionnaire de Côte d’Ivoire et d’Afrique. Nous lançons un appel à toute la Côte d’Ivoire éprise de Liberté, de Justice et de Vérité pour que le Changement intervienne maintenant.
Et à cette fin, notre message est très clair : le compte à rebours, c’est maintenant !
Vive la République de Côte d’Ivoire !
Vive la Côte d’Ivoire nouvelle, cette Côte d’Ivoire de Justice, de Liberté, de la Démocratie vraie.
A bas l’imposture ! A bas les hors-la-loi  
A Très bientôt.                                                      
Hassane Magued

http://www.lynxtogo.info/afrique/la-chronique-de-hassan/2309-sar.html


Cameroonvoice :Chute de Sarkozy. Ouattara, handicapé, cherche ses repères...

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui séjourne en France depuis le 29 avril dernier, a échangé hier en fin de matinée avec Nicolas Sarkozy, fraichement battu au second tour de la présidentielle française.
C’est un Ouattara au sourire presque forcé qui est apparu sur le perron de l’Elysée, symbole d’un choc encaissé personnellement, où était venu l’accueillir son ami et parrain, Nicolas Sarkozy. Qui, lui, semble avoir pris sa déconvenue avec beaucoup de philosophie. Les deux hommes ont échangé environ une demi-heure, au cours d’un tête-à-tête. On imagine aisément les sujets abordés au cours de cet entretien privé, puisque dans une semaine exactement le président-battu devrait passer la main au tout nouveau président français, François Hollande. Il apparaissait donc opportun voire primordial pour Alassane Ouattara d’échanger avec Nicolas Sarkozy sur plusieurs questions importantes des relations ivoiro-françaises et celles qui touchent aussi à la sous-région. Et surtout sur l’avenir des relations très privilégiées entre Paris et Abidjan, depuis la prise de pouvoir de Ouattara en avril 2011. Le chef de l’Etat ivoirien, on le devine est venu personnellement remercier une fois encore le président
français sortant pour son engagement dans sa prise de pouvoir le 11 avril 2011.
Mais en même temps s’assurer que son ami et «parrain» Nicolas Sarkozy, fera certainement figurer au nombre des dossiers importants à transmettre à son successeur, le dossier ivoirien. Un voeu que Ouattara luimême laisse transparaitre dans son télégramme de félicitation adressée à François Hollande, en souhaitant «une consolidation des liens privilégiés» entre les deux pays. Et sur le probable rapprochement ou maintien de liens très privilégiés, Ouattara espère compter sur ses «contacts» socialistes, avec notamment le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Qui, avait été contacté, pour favoriser un contact entre les deux hommes, lors d’un voyage parisien de Ouattara. Il y a quelques mois. Le chef de l’Etat qui doit son pouvoir à la France «sarkozyste», sait qu’il a encore besoin de l’appui et de la «protection» de Paris.

D’abord sur le maintien encore d’une base de l’armée française à Abidjan et surtout sur la «validation» par le parlement français des accords de défense, signés entre lui et Sarkozy. L’indifférence du pouvoir Sarkozy devant peu d’engouement à favoriser une décrispation politique et la réconciliation véritable en Côte d’Ivoire, a toujours encouragé le régime dans un entêtement euphorique. Paris version Hollande acceptera-t-il tous les caprices du régime Ouattara sans le rappeler à l’ordre comme sous Sarkozy ?

En tout cas, le changement radical en France aura à coup sûr des répercussions de quelque nature que ce soit sur la vie politique en Côte d’Ivoire, même si des miracles ne sont pas attendus.
http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6810


Mélanie Debrest : LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS.

Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

Mélanie Debrest

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

http://regardscroises.ivoire-blog.com/



1 Côte d'Ivoire occupé :

1-1 : Les grandes manœuvres

Joseph Marat : « Le Président Gbagbo devrait renaître de ses cendres. »

Quelqu’un a dit que le temps est un autre nom de Dieu.

Une façon de dire que la justice divine se révèle toujours dans le temps. Un autre dicton dit que le mensonge à beau courir, il se laisse toujours rattraper par la vérité. Le mensonge qui a été véhiculé dans l’opinion publique après le bombardement de la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, commence à fondre comme du beurre au soleil

 

Dès sa première comparution au tribunal de la Haye, le 05 décembre 2011 dernier, Laurent Gbagbo avait fait tomber le voile du mensonge sur son arrestation. Il avait clairement dit que c’est la France qui avait fait le boulot. Elle avait bombardé son palais, l’avait arrêté avant de le livrer, à l’« armée paysanne de Dramane Ouattara », pensant secrètement que celle-ci achèverait le boulot en mettant une balle dans la tête de l’illustre homme. Désiré Tagro n’a-t-il pas été victime de ce plan diabolique ? On continue encore de s’interroger. Le Ministre Tagro était-il vraiment celui qu’on voulait atteindre ? Le lendemain de cette déclaration du président Gbagbo à la barre de la CPI, leurs officines médiatiques se sont mises en branle pour traiter celui qui a échappé à leur assassinat de menteur. Le 11 avril dernier, sous la pression de l’évidence qui rend leur ligne de défense ridicule, l’ambassadeur Jean Marc Simon, en poste à Abidjan durant cette crise, a avoué sur la radio dite mondiale que devant les limites de la « paysannerie » de Dramane Ouattara, Sarkozy a été obligé de décider de faire le boulot. L’autre pan du mensonge sur cette affaire qu’il continue d’entretenir comme la savonnette de leur conscience de criminels, est qu’« ils n’avaient aucunement l’intention de tuer Laurent Gbagbo ». Mais comment le savoir puisque le type n’est pas mort. Et qui leur demande leur intention initiale. Finalement ne sommes-nous pas devant cet autre dicton qui dit : « qui s’excuse s’accuse » ? Au demeurant cette autre forteresse de mensonge peut-elle résister durablement à l’évidence des faits relatés par les images de ce qui reste de la résidence bombardée ? Quelle vie les bombardiers avaient-ils l’intention de préserver quand, après leur bombardement, il ne reste plus aucune pierre sur une autre sur le site de la présidence ? Ou bien le président Laurent Gbagbo était-il, pour eux, un phénix qui devrait renaître de ses cendres ? 

 

source : Joseph Marat

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=4835



1-2 Sur le terrain

Hassane Magued : Arrestations en Côte d’Ivoire : la thérapie du désespoir du régime Ouattara !

En Côte d’Ivoire, on a peur, donc on cherche désespérément à se rassurer. En Côte d’Ivoire, on souffre d’une très grande peur, donc on se soigne d’une façon excessivement stupide et nocive.
Et pourquoi a-t-on peur ?
On a peur, d’abord, parce qu’il y aurait des mercenaires ou miliciens pro-GBAGBO. Ils se promènent 18 par 18. Car chaque fois qu’on les arrête, ils sont au nombre de 18. Jamais armés, mais en train de tenir une réunion pour déstabiliser le régime, nos 18 mercenaires de tous les jours, sont partout. 18 à Taï ; 18 à Duekoué ; 18 à Abobo ; 18 dans la forêt du Banco ; 18 à Yopougon SIDECI ; etc. etc.
 
Ensuite, on a peur, parce qu’il y a le sentiment de culpabilité qui habite tout malfaiteur. Il voit l’ennemi partout, dans tous les regards, dans tous les gestes, dans toutes les paroles, parce qu’il est porteur d’un lourd fardeau de culpabilité. Car celui qui se reproche bien des choses, a toujours des raisons de soupçonner le mal, même de façon maladive.Et qui a peur ?
 
En principe, c’est celui qui est en danger et qui n’a pas les capacités de se défendre qui a peur.
 
Or, en Côte d’Ivoire, il y a d’un côté, ceux qui ont l’appareil d’Etat, un Etat certes avarié mais qui est considéré comme Etat ; il y a de ce même côté, ceux qui ont pour armée nationale la Force Licorne et pour police nationale, la branche armée de l’ONUCI forte de plus de 10 000 hommes ; il y a également de ce côté-là, les FRCI (la milice CEDEAO formée par Ouattara) qui volent et tuent, puis les Dozos, ces broussards et affabulateurs qui se font passer pour des seigneurs de la guerre dotés de pouvoirs mystiques, alors qu’ils ont été incapables d’approcher de 5 Km le quartier du Plateau ou le Camp d’Agban tenue par le Commandant Jean-Noël Abéhi.
 
Et de l’autre côté, il y a les civils appelés pro-GBAGBO par les propagandistes français, ces civils devenus des indésirables dans leur propre pays et alors, privés d’emplois, privés de liberté, privés de sécurité, car l’Armée régulière qui est censée les protéger est privée de moyens de travail. Ceux qui sont ce côté ci sont toujours dans la tourmente, pourchassés, arrêtés de façon arbitraire et torturés sans que cela n’émeuve ni la Justice ni les "protecteurs" des civils de l’Occident.
 
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont plutôt ceux qui sont protégés, qui sont encadrés, qui disposent de l’appui militaire de toutes les puissances du monde, qui paniquent, crient au danger, tirent prétexte de ces menaces imaginaires et violent sans être inquiétés, les droits les plus élémentaires de l’Homme.
 La peur du régime Ouattara est devenue une maladie incurable !
 
C’est de cela qu’il s’agit. Après le mensonge, c’est la peur qui devient un des plus gros problèmes de ce monsieur qui fait tuer en restant froid et sans remord. La peur. Il en a une paranoïa, un état de démence, un état de dépendance.
 
Mais quand on est malade, on se soigne. Donc à Abidjan, Ouattara se soigne avec les mises en scène grotesques d’arrestations d’étudiants ou de jeunes écoliers ivoiriens toujours présentés comme des mercenaires libériens.
Bien évidemment, ces arrestations finissent toujours avec la libération des prévenus, faute de charges sérieuses contre eux.
Mais le drame dans tout ça, c’est que les étudiants ou élèves interpellés ressortent chaque fois en nombre réduit parce que les mauvaises conditions de détention et la torture, font toujours au moins 2 ou 3 morts, une semaine après ces arrestations stupides et motivées par la paranoïa d’un homme perdu par ses ambitions folles.
 
Et pourtant, rien ne pourra sauver Ouattara !
C’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Cet homme est perdu. C’est pourquoi il est désespéré et tire dans tous les sens. Mais s’il en est arrivé là, ce n’est point parce que quelqu’un parmi la Résistance patriotique et révolutionnaire l’y aura conduit.
Non. Ouattara a atteint son propre point d’achèvement tout seul. Il en a été ainsi parce que cet homme a utilisé le mensonge comme un instrument d’ascension sociale et politique. Or le mensonge est gros arbres qui donne beaucoup de fleures mais jamais de fruits. Ensuite, cet homme a fait du crime en masse, un métier d’avenir pour lui-même et pour les jeunes du Nord de la Côte d’Ivoire. Résultat : la criminalité ambiante instaurée comme mode de vie a sapé les fondements et terni l’image d’une imposture pourtant dorée, parfumée et présentée à la face du monde comme une merveille nouvelle.
Du coup, pour son propre bien, pour celui des jeunes gens qui tuent en son nom et pour son compte, pour le salut du peuple de Côte d’Ivoire, Ouattara doit être admis en soins très intensifs afin que sa guérison rapide et urgente soit celle de toute une Nation, celle de tout un peuple qui se meurt.
 
A Très bientôt.
Hassane Magued



 2   Politique internationale

Les grandes manœuvres

2-1) France

Hassane Mague :Révolution Permanente :

Lettre de mise au point à François Hollande

La Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples

Excellence Monsieur le Président de la République, comme tous les observateurs de la vie politique française, nous avons appris votre élection à la Magistrature suprême en France le 6 mai 2012. Nous en prenons acte et vous adressons nos vives félicitations.
Tout comme vous, nous sommes porteurs des valeurs socialistes, je veux parler de la justice sociale, de l’égalité des hommes en droit et en dignité humaine, de la République comme cadre civilisé d’épanouissement du sujet social. 
Mais à la différence de vous, nous sommes issus de peuples et de pays qui ont une valeur marchande aux yeux de votre peuple. Nous appartenons à des peuples et nations qui ont été faits victimes d’un déni de leur humanité et de leur place dans l’histoire des Nations, ce qui leur a valu et leur vaut d’être traités par le peuple auquel vous appartenez, comme une marchandise ordinaire, un objet quelconque dans le commerce, comme la cravate ou la chaussette que vous portez.
De ce seul point de vue, vous n’êtes pas le socialiste que nous sommes et vous ne le serrez jamais.
Mais ce n’est pas là, l’objet de cette correspondance que nous avons voulu vous adresser pour mettre les points sur les "i" avant que vous ne cherchiez à vous prendre pour celui que vous n’êtes pas et que vous ne serez jamais à nos yeux.

 

Cela dit, la Révolution Permanente vous prie de retenir et de ne jamais oublier que personne en Afrique et tout particulièrement en Côte d’Ivoire, ne compte sur vous, pour restaurer la Dignité bafouée de nos peuples.


 

 


 

 


 

Ce préalable clarifié, je voudrais appeler votre attention sur deux faits.
 
Premièrement, votre arrogance fétide contre le Président GBAGBO alors qu’il était un Président en exercice et vous, n’étiez qu’un simple homme politique en France ; cette insulte à ce digne fils de l’Afrique que vous avez traité de tous les noms, reste un affront que nous entendons laver pour que plus jamais, le mépris du Chef Africain ne soit votre partage en France.
 
Deuxièmement, votre adhésion au projet de meurtre et d’assassinat de Chefs d’Etat africains initié par Nicolas Sarkozy en 2011 comme une réponse à la déconfiture économique en France, reste un lourd passif qui vous met exactement au même niveau que ce brigand que vous avez tout de même battu à la loyale.
 
Mais vous vous présentez depuis peu comme l’homme du changement en proclamant que ce changement se ferait maintenant.
Nous osons donc espérer que vous avez pu changer avec l’assassinat de Mouammar Kadhafi et le meurtre manqué suivi de la déportation de Laurent GBAGBO, et que ce qui vous a fait changer aujourd’hui, ne vous oblige pas à poursuivre dans la voie du mépris et surtout du banditisme international qui semble être devenu la valeur cardinale autour de laquelle la France politique promet pour demain, le salut à la France citoyenne.
Mais peu cela nous importe. Que vous ayez changé ou pas, vous ne serez traité par la Révolution Permanente que comme un ennemi repentant et à tout le moins, comme un homme de bonne foi qui a été trompé et qui demande pardon.
C’est pourquoi, la présente mise au point nous semble indispensable. D’abord, pour que vous n’ayez pas la tentation de vous prendre pour l’Administrateur de l’Afrique parlant français et le propriétaire de la Côte d’Ivoire défigurée et truandée par la France. Ensuite, pour vous dire que les temps ont changé et que la moindre erreur, le moindre écart diplomatique, la moindre posture agressive trouvera une riposte immédiate et à due concurrence de la part des dignes fils de l’Afrique que nous sommes.
 
Mieux, nous avons pris l’option ne pas nous contenter de riposter à vos ingérences agressives et à vos immixtions désobligeantes dans la vie de nos Nations. Nous insistons aussi pour dire que les coups d’Etat et les rébellions conduites par renégats interposés trouveront également leur lot de consolation français. Lisez bien cette phrase.

Excellence Monsieur le Président, étant des peuples souverains, évoluant dans le cadre de rapports diplomatiques avec votre pays, soyez convaincu que tout comportement français maladroit en Côte d’Ivoire ou ailleurs en Afrique sera sanctionné sans état d’âme, sur le fondement de la Réciprocité comme principe diplomatique.
 
Cela veut dire, que si vous nous respectez, nous vous accordons le même respect. Si vous nous agressez, nous vous agressons aussi. Peut-être, pas à arme égale, mais les résultats seront les mêmes.

Cela veut dire aussi, que ce que vous avez semé en Côte d’Ivoire, attendez-vous à le récolter.


Excellence Monsieur le Président de la République, vous êtes un Français et vous comprenez le français. Vous comprendrez donc aisément que la Révolution Permanente, consciente que vous ne pouvez pas renier la France en Côte d’Ivoire, vous propose trois petites choses :

1.    Mettez-vous à l’écart lorsque nous allons entamer la phase opérationnelle de la restauration de la République et de la Loi en Côte d’Ivoire. Ce problème va être réglé à guichet fermé entre Alassane Ouattara et nous. Ne vous y mêlez pas. Vous comprenez ce que cela veut dire ;

2.    Oubliez l’idée que la France doit nuire à l’Afrique pour rayonner à l’International. C’est un projet idiot qui va vous coûter excessivement cher. Ceux qui avant vous ont été porteurs d’un tel projet ont bénéficié de circonstances favorables. Aujourd’hui, poursuivre dans cette voie n’est que pure vanité. Aucun peuple au monde, fût-il petit, ne peut plus être vaincu et géré militairement. La défaite de la coalition occidentale en Afghanistan face aux Talibans devra achever de vous convaincre. Et ce sont ces projets idiots d’invasion contreproductive de peuples souverains qui sont en train de vous appauvrir tous. Si vous avez des besoins, posez-nous vos problèmes dans l’humilité et de façon civilisée, nous allons vous aider.

3.    Vous n’êtes que le Président de la France et vous connaissez les frontières de la France. Entre personnes cultivées, je pense que nous nous comprenons.
 
Pour le reste, je vous souhaite un quinquennat sous le sceau de la sagesse, du respect des autres, du respect des frontières de la France.

 
Je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président, Camarade socialiste, en l’Assurance de ma très distinguée considération. 
A Très bientôt.

Hassane Mague

A Très bientôt.

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6807



3 Europe

 France

Abidjandirect : Présidentielles françaises : Comment les ivoiriens ont accueilli la victoire de Hollande.

La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Sarkozy Nicolas, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour ont formé le ‘’Tous Sauf Sarkozy ‘’(TSS).

Pour ceux qui voulaient donner de consigne claire à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ca fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches survoler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel de Plateau.

ouatarabendjibril@abidjandirect.net

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5049


SARKOZY SUR LE DEPART, OUATTARA RECULE DEJA !

Il aura tenté de nous montrer l’image d’un homme téméraire, d’un homme tellement puissant qu’il ne saurait accepter qu’on lui tienne tête, toujours prêt à soumettre ceux qui se hasarderaient à se dresser sur son chemin.

Seulement, la chute prochaine de Nicolas Sarkozy, le véritable parrain et protecteur de Ouattara, fait déjà apparaitre que tout ce zèle affiché de ce dernier depuis son accession à la tête de la Côte d’Ivoire par coup d’Etat de la France, n’est que feu de paille. Ainsi, la cinglante défaite de Sarkozy qui se profile à l’horizon pousse déjà Ouattara à faire profil bas.  

Après la fermeté d’Abidjan, Ouattara et la Cedeao font volte-face sur le dossier Malien à Dakar

On se rappelle encore de la fermeté affichée par la Cedeao et son président Alassane Ouattara lors du sommet consacré aux crises que vivent la Mali et la Guinée-Bissau qui s’est tenu à Abidjan en fin avril dernier. A cette réunion, le club des sous-préfets de la sous-région s’était voulu ferme en fixant de manière unilatérale la transition au Mali à 12 mois et en confirmant le maintien du président de transition Dioncounda Traoré pour toute la durée de cette période. Ce qui violait de facto l’accord conclu entre la junte et les émissaires de la Cedeao qui prévoyait une période de 40 jours pendant laquelle se tiendraient des assises nationales qui elles détermineraient le contenu véritable d’une transition politique au Mali. Mais la Cedeao ne s’est arrêtée là. Elle décida même l’envoi d’une force internationale en vue de sécuriser la transition. Suite à ces décisions, la réaction de la junte ne se fit pas attendre. Le capitaine se voulant clair et ferme à son tour déclara qu’aucun militaire étranger ne foulera le sol Malien sans qu’ils en fait la demande. Il continua pour dire que Dioncounda Traoré ne fera pas un jour de plus après ses 40 jours tels que voulu par l’accord. La suite, on la connait. Des combats éclatent à Bamako entre bérets rouges aidés de mercenaires ivoiriens, Burkinabès, sénégalais et sierra-léonais infiltrés et armés par la Cedeao contre les troupes de la junte. Ces derniers inflige une cinglante défaite aux ébrets rouge et prenne même le contrôle de leur camp. Ainsi, Sanogo s’affiche comme le véritable maitre à Bamako.

Seulement, contre toute attente, au lieu d’une décision ferme comme on le lui connait, Ouattara et la Cedeao font volte face à Dakar ce jeudi 03 mai 2012. En effet, la Cedeao déclare qu’elle n’enverra des troupes au Mali que si les autorités sur place en font la demande. Cela sonne comme un cinglant camouflet. En fait, Ouattara de retour de Paris où il a fêté le 1er mai a eu le temps de prendre le pool de la situation. En effet, sentant la fin prochaine de son parrain et protecteur Nicolas Sarkozy, Ouattara sait à présent qu’il a tout intérêt à mettre de l’eau dans son vin et d’en mettre beaucoup même. Le temps de grâce semble terminé pour celui qui voulait se donner une stature d’invincible alors qu’il n’est en fait qu’un tigre en papier. Ce sont également les raisons profondes du fameux dialogue appelé ironiquement conclave organisé à Grand-Bassam avec des faire valoir ou pseudo opposant.

Le conclave de Grand-Bassam signe d’une véritable fébrilité

Ouattara et sa clique ne sont plus vraiment sereins. Les propos de Karamoko Yayoro en campagne honteuse pour Sarkozy à Paris en disent long sur la peur qui habite le clan Ouattara. « Si Sarkozy s’en va, notre pouvoir est en danger » déclarait de façon pathétique un Yayoro dépêché d’urgence et maladroitement par Ouattara à Paris pour soutenir le navire UMP en plein naufrage. En fait, Grand-Bassam n’était qu’un prétexte pour se donner une nouvelle image, celle d’un pouvoir soucieux du dialogue avec l’opposition et non d’un pouvoir dictatoriale et tribale dans l’âme. Ce qui est en vérité le cas. Un tel revirement dans la ligne de conduite de Ouattara et de ses Adorateurs n’est à mettre au compte que de la perspective de ne plus avoir en métropole les parrains, les réseaux et les protections nécessaires pour finir le travail d’exploitation sans vergogne et de destruction de la nation ivoirienne si bien commencé par Ouattara.

Quoiqu’il en soit, l’accession à la présidence française de François Hollande nous fera voir bien des surprises. Ce sont de véritables pirouettes politiques auxquelles nous assisterons sous peu de la part de Ouattara et de ses Adorateurs. Ce qui est sûr, c’est comme son maitre Sarkozy, la fin de Ouattara est proche et lui-même la sent déjà venir.

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5034



4 Médias

KOBAZEYRET : France-Afrique : Un crime en rappelle d’autres.

Aucun être humain ne peut rester insensible aux multiples meurtres d’enfants, de religieux et même de militaires. C’est tout naturellement qu’il faut exprimer sa compassion et sa solidarité aux parents de ces innocentes victimes.

Malheureusement, ce type de crime détestable et odieux, faisant des victimes innocentes, est monnaie courante beaucoup en Afrique qu’en France.

Nous avons été surpris, absolument surpris de voir un homme, fut-il Président de la République française, aller sur les lieux du crime, à Toulouse (France), verser des larmes de crocodile et exploiter ces circonstances douloureuses pour monopoliser les médias audiovisuels à des fins  bassement politiciennes et surtout électoralistes.

Cet homme, Sarkozy, qui a le sang de plusieurs milliers d’ivoiriens et de libyens sur les mains est également un criminel. Mais à la différence de l’auteur des récentes fusillades, Sarkozy, pour accomplir ces crimes, sollicite d’abord la caution de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN, de l’UA ou de la Ligue Arabe, pour avoir le droit de vie et de mort sur des peuples de Côte d’Ivoire, de Libye et bientôt de Syrie.

Les quatre victimes françaises de l’homme au scooter ont suscité à juste titre l’émoi dans le monde entier et particulièrement en France et ce, parce que les médias français ont su livrer en boucle l’information vraie.

Il est donc surprenant que ce même peuple reste indifférent devant la barbarie et les nombreuses tueries d’innocentes personnes perpétrées par l’armée française sous les ordres de Sarkozy, au domicile du Président GBAGBO, pour une simple restauration d’une soi-disant démocratie. Cette indifférence ne peut s’expliquer que par la falsification de l’information orchestrée volontairement par les médias français, aux ordres de Sarkozy.

Ce dernier déclarait avec une forte dose de cynisme, se prononçant sur les 10 000 morts de Côte d’Ivoire que, n’eut été l’action de l’armée française, il y aurait eu beaucoup plus de morts comme si 10 000 morts n’étaient pas déjà un nombre très élevé. Un homme qui lève une armée pour massacrer par milliers des jeunes ivoiriens peut-il être ému par la mort de quatre personnes ? A présent, des miliciens de Ouattara, armés par Sarkozy continuent de tuer des ivoiriens, chaque jour que Dieu fait.

Sarkozy, Président-candidat, fait donc une récupération politicienne de la fusillade de Toulouse; mais Sarkozy, Président, a-t-il mis les moyens nécessaires à la disposition des services français de sécurité ? Qui trop embrasse, mal étreint ; les français l’apprennent à leurs dépens. C’est en effet un non-sens que d’entretenir des bandes de tueurs pompeusement appelées Force Licorne hors de France alors qu’on n’a pas les moyens, pour assurer la sécurité des populations sur le territoire français. C’est parce que la police est mal outillée que des assassins peuvent circuler librement sans être inquiétés. Il faut souhaiter que l’assassin, le criminel de Toulouse soit arrêté dans les plus brefs délais et qu’il soit le véritable coupable afin de ne pas revivre à cette occasion les histoires de triste mémoire, des touristes anglais du Bois de Vincennes (banlieue Parisienne) arrêtés comme terroristes ou encore des soi-disant témoins oculaires qui auraient assisté à l’enterrement du journaliste franco-canadien André KIEFFER à Issia, au centre-Ouest de la Côte d’Ivoire.

Les milliers d’innocentes victimes de la guerre post-électorale de Sarkozy en Côte d’Ivoire et celles de Libye sont-elles moins importantes que ces quatre morts de Toulouse ?

Pourquoi les français si sensibles à la mort de ces enfants sont-ils si indifférents au massacre des milliers d’enfants ivoiriens et libyens ? Ces français n’ont-ils pas vu cette horrible image de cette adolescente ivoirienne dont la tête a été éclatée par un obus de l’armée française en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan ? Est-ce le résultat de la rétention volontaire de l’information juste par les médias français ou tout simplement un regrettable comportement raciste ? Les milliers de morts ivoiriens et libyens de Sarkozy sont-ils inférieurs aux quatre morts français ?

Que Sarkozy arrête donc de se moquer des parents des victimes parce qu’il est plutôt du côté des bourreaux de ceux qui pleurent ; blanche ou noire une victime est une victime.

KOBAZEYRET Laurent

http://www.ivoirediaspo.net/?p=7015



5 Dossier

5-1 Ghislaine Atta : CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER 

Des actes et scènes d’une extrême violence ont éclaté, dans plusieurs localités de la Côte d’ivoire, au lendemain de la crise post-électorale, débutée le 28 novembre 2010.

Les rescapés sont choqués, sans doute pour le restant de leur vie.

Ils porteront les traces de ces événements douloureux à plus ou moins long terme. Alors que l’on s’attendait à ce que les psychiatres soient prolixes sur la question, c’est à un mur que nous nous sommes plutôt heurtée dans nos tentatives d’en savoir plus sur la situation réelle en matière des désordres psychiatriques occasionnés par les récentes violences post-électorales, ainsi que les clés pour en sortir.

Un psychiatre rencontré au CHU de Treichville (Abidjan) refuse de répondre à la moindre question concernant les victimes de la récente crise. « La situation est encore sensible. Je ne veux pas voir mon nom dans un quelconque journal », avertit-il. Même son de cloche au service d’Hygiène mentale de l’Institut national de santé publique (INSP) dans la commune d’Adjamé. En revanche, le ton est plus modéré: « Je suis médecin psychiatre, certes, mais avant tout fonctionnaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, et à ce titre, je ne peux pas répondre à vos préoccupations (…) sans l’avis de ma hiérarchie ». Hiérarchie? Nous joignons un peu plus tard le directeur du programme de santé mentale… qui "botte" aussitôt en touche: « Je ne peux pas officiellement m’exprimer sur ce sujet ».

C’est que, expliquera plus tard notre contact à l’INSP qui insiste pour garder l’anonymat, il est impossible aujourd’hui pour un psychiatre de rendre publique sa lecture de la situation, sans que ses propos ne soient mal interprétés par les pouvoirs politiques. « Aucun camp n’est prêt actuellement à voir en face les dégâts considérables qu’il a créés, depuis plus d’une décennie, dans la tête de chaque ivoirien ou habitant de la Côte d’Ivoire. Car en réalité, tous les camps ont perpétré des horreurs », martèle-t-il. Avant de déplorer le fait qu’aucune prise en charge psychologique réelle n’est faite en direction des victimes des violences successives. « Ce que nous faisons, depuis tout ce temps, c’est de gérer l’immédiat », avoue le médecin. Car malheureusement, aucune structure, aucune volonté politique ne prend en compte « de façon sincère » les besoins en matière de gestion des traumatismes. En Côte d’ivoire, comme dans tous les pays ayant connu la guerre, la prise en charge psychologique est en elle-même tout un processus auquel doivent participer, non seulement le patient et son médecin, mais aussi toute la société dans toutes ses composantes, indique le spécialiste.

Il est vrai qu’après les dommages considérables occasionnés par la guerre, il importe absolument de reconstruire le pays. Mais la population est à un pays ce qu’est le sang au corps humain. Aussi, est-il plus que nécessaire d’œuvrer d’abord à la reconstruction des cœurs et des esprits. Et le gouvernement l’a bien compris, en créant une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Or, les psychiatres ivoiriens sont plus d’une fois montés au créneau pour dénoncer leur non-implication dans les différents forums et commissions dits de réconciliation qui